MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DU MALI
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI
FACULTE DE PHARMACIE
FAPH
Année Universitaire 2020 –2021 Thèse N°……/
SEROPREVALENCE DES MARQUEURS VIRAUX CHEZ
LES DONNEURS DE SANGAU CENTRE DE SANTE DE
REFERENCE DE KORO DU 2016 A 2019 (A PROPOS DE
1359 CAS).
Présentée et soutenue publiquement le 18/12 / 2021
Devant la Faculté de Pharmacie.
Par :
Monsieur YACOUBA NIANGALY
Pour obtenir le grade de Docteur en Pharmacie (Diplôme d’Etat)
PRESIDENT : Pr Mahamadou S SISSOKO
MEMBRES : Dr Djibril Mamadou COULIBALY
Dr Yehia dit Sadio SARRO
CO DIRECTEUR: Dr MODIBO COULIBALY
DIRECTEUR : Pr BOUBACAR MAIGA
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
DEDICACES
Au nom d’Allah le miséricordieux, le très miséricordieux « Gloire à toi. Nous
n’avons de savoir que ce que tu nous as appris. Certes, toi l’omniscient, le sage
». Louange et gloire à Allah le tout puissant qui m’a permis de mener à bien ce
travail et voir ce jour que j’attendais tant.
A notre prophète Mohamed, paix et salut sur lui, à toute sa famille, tous ses
compagnons et tous ceux qui le suivent jusqu’au jour du jugement dernier.
A mon beau pays le Mali, Terre d’hospitalité, ensemble unis dans la foi nous
ferons de toi et de l’Afrique comme le disait l’autre : « la plus belle, la plus
enviée, une terre d’accueil, une terre de rencontre, une terre de fraternité… ».
Merci pour tout ce que tu nous as donné.
Mon père : Akène NIANGALY, Cher père tu as été pour nous un exemple de
courage, de persévérance et de franchise dans l’accomplissement du travail bien
fait. Tu nous as appris le sens de l’honneur, de la dignité, de la justice et le
respect de soi. Que ce travail puisse te donner une légitime fierté. Que le Tout
Puissant t’accorde une longue vie pour que tu puisses enfin bénéficier des fruits
des arbres que tu as plantés. Dieu seul pourra te récompenser. Je t’aime Papa.
A ma très chère mère : Fatoumata DAMA, Chère mère, ces mots n’expriment
pas assez tout ce que j’éprouve ce jour. Patiente, tolérante et optimiste ; ce
travail est le couronnement de ta souffrance. Tu m’as toujours dit que chaque
chose à son temps, merci maman car tu es le pilier de notre réussite. Accepte ce
modeste travail en reconnaissance de tes soutiens permanents et de ton amour
qui ne m’ont jamais manqué. Que le Tout Puissant t’accorde une longue vie
pour que tu puisses enfin bénéficier des fruits des arbres que tu as plantés. Dieu
seul pourra te récompenser. Je t’aime maman.
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REMERCIEMENTS
A la FAPH : Plus qu’une faculté d’études médicales, tu as été pour nous une
école de formation pour la vie. Nous ferons partout ta fierté. Remerciements
infinis.
A tout le corps professoral à la FAPH, ce travail est avant tout le vôtre pour la
qualité de l’enseignement prodigué.
A mes frères et sœurs : Madou, Drissa, Dramane, Modibo, Oumou,
Mariam et Aminata. J’espère que la fraternité n’ayant pas de prix, restera
toujours un lien sacré pour nous. L’amour et la paix dans lesquels nous avons
été éduqués doivent être notre force indestructible. Restons toujours unis et
soyons à la hauteur de nos parents. Que Dieu consolide les liens du sang et
fasse de nous des hommes utiles à nous-mêmes, à notre famille et à la nation.
A mon Cher aimable grand frère Dr Sékou NIANGALY. Retrouvez ici toute
ma reconnaissance à travers ces quelques lignes. Tu as été plus qu’un père pour
moi. Ce travail, qui couronne un parcours scolaire au cours duquel tu m’as tant
soutenu, est le fruit de ton labeur. Puisses Allah nous accorder davantage une
très belle vie riche en merveilles. Très cher grand frère, je vous resterai
infiniment reconnaissant.
Toutes mes Tontons et mes Tantes ; Ce travail est également le vôtre, rendu
possible par vos soutiens moraux, vos présences continues. Permettez-moi de
vous exprimer ma profonde gratitude.
A ma très chère épouse Mariam DAMA, Ton soutien et tes bénédictions ont
éclairé ma vie, trouves ici toute ma gratitude.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 2
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A la famille NIANGALY à KATI, Merci pour votre fraternité et votre
disponibilité. Vous qui m’avez accueilli à Bamako comme votre enfant, trouvez
ici ma reconnaissance et ma profonde gratitude.
A mes amis, Mamoudou DAMA, Djibril DAMA, Boukar GUINDO, Moussa
NIANGALY, Souleymane NIANGALY, Oumar GORO, vous avez été comme
des frères pour moi, merci pour votre fidélité, votre confiance et surtout votre
disponibilité pendant les moments difficiles. Jamais je ne trouverai les mots
exacts pour vous exprimer tout mon amour, mon admiration et ma fierté. Vous
m’avez entouré d’une amitié sincère. Merci !
A mes cadets et cadettes de la faculté FAPH et FMOS, « La nuit est longue
mais le jour viendra ». Bon courage et bonne abnégation. Merci pour votre
disponibilité et votre respect.
Mes vifs remerciements Aux Docteurs Sékouba TOUNKARA et Adama
SANOGO. Chers maîtres, vous êtes d’une rigueur, d’un courage, d’un sens
social élevé si peu communs. Passionnés du travail bien fait, vous êtes pour
nous un modèle. Nous avons appris à vos côtés et nous voudrions bien pouvoir
vous imiter. Plus qu’un maître vous avez étés pour nous des frères. Votre
culture scientifique et l’abord facile font de vous des maîtres appréciés. Soyez
rassurés chers maîtres, que vos enseignements nous serviront de modèle dans la
carrière que nous allions embrasser.
A tout le personnel du Centre de Santé de Référence de Koro. Ce fut un
réel plaisir pour moi d’avoir effectué cette thèse dans votre centre.
Au personnel du laboratoire M. Fousseyni N’Golo COULIBALY et M.
Seydou DEMBELE : Les mots me manquent pour qualifier la disponibilité
dont vous aviez fait preuve durant l’étude. Merci infiniment pour la qualité de la
formation reçue.
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A tous ceux ou celles qui ont apporté leur soutien moral et matériel pour la
réalisation de ce travail et dont les noms n’ont pas été cité, Trouvez ici
l’expression de mes sincères remerciements.
Au Médecin chef du centre de santé de référence de Koro Dr Ibrahima
COULIBALY ; cher maitre en nous aidant dans la réalisation de cette thèse
vous m’avez profondément marqué par votre personnalité. Vous m’avez guidé
tout au long de ce travail. Votre disponibilité pour la réponse à mes multiples
sollicitations malgré vos occupations m’a émerveillé. Soyez assuré de ma
profonde gratitude.
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A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY
Pr Mahamadou Soumana SISSOKO
Titulaire d’un PhD en Recherche clinique-Santé Publique
Maitre de recherche à la faculté de Pharmacie ;
Master 2 en MSPH Biostastiques ;
Directeur adjoint du MRTC Parasitologie/DEAP/FMOS-FAPH ;
Coordinateur Pédagogique du cours supérieur d’épidémiologie pour
cadre supérieurs de la sante en Afrique
Cher maître ;
Honorable Maître, vous nous faites un réel plaisir en acceptant de présider ce
travail malgré vos multiples occupations. L’étendue de votre savoir, votre
rigueur scientifique, vos qualités professionnelles, humaines et sociales font de
vous un maître accompli, respectez et respectable, trouvez ici cher Maître,
l’expression de notre gratitude et notre profonde reconnaissance. Qu’ALLAH
vous donne longue vie. Amen !
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A NOTRE MAITRE ET CO-DIRECTEUR DE THESE
Dr MODIBO COULIBALY
Pharmacien biologiste
Chef de service du laboratoire de biologie médicale de l’Hôpital
Sominé DOLO de Mopti (HSD-M).
Chargé de recherche au CNRST
Chevalier de l’ordre de mérite de la santé
Cher maître,
C’est un grand honneur et un réel plaisir pour nous de vous compter parmi les
membres du jury. Votre simplicité, vos connaissances scientifiques et vos
qualités humaines font de vous un maître inoubliable et hautement respecté.
Veuillez accepter cher maître l’expression de notre respect et toute notre
reconnaissance.
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A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DU JURY DOCTEUR
Dr DJIBRIL MAMADOU COULIBALY
Pharmacien Biologiste ;
Maitre-Assistant en Biochimie Clinique à la Faculté de Pharmacie ;
Praticien Hospitalier au CHU Point G
Cher Maitre ;
Nous avons pu apprécier vos qualités humaines qui nous ont permis de travailler
à vos côtés. Vos connaissances immenses et surtout votre maitrise parfaite en la
matière font de vous un formateur apprécié. Qu’Allah le tout puissant, vous
accorde santé et longévité afin que plusieurs générations d’apprenant puissent
bénéficier de votre expérience. Amen !!!
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A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DU JURY
Dr YEYIA DIT SADIO SARRO
Maitre-Assistant en épidémiologie à la FMOS ;
Epidémiologiste au CRLD ;
Chercheur senior au Centre universitaire de Recherche Clinique
(UCRC).
Cher maître,
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de siéger dans ce jury. Votre
contribution a permis d'améliorer la qualité de ce travail. Votre disponibilité,
votre faculté d'écoute, votre abord facile et votre rigueur pour le travail bien fait,
font de vous un encadreur particulier. Veuillez accepter cher maître, le
témoignage de notre profonde reconnaissance et notre sincère gratitude.
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A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE
Pr BOUBACAR MAIGA
PhD en Immunologie ;
Maître de conférences en Immunologie ;
Médecin chercheur au Centre de Recherche et de Formation du
Paludisme (MRTC) ;
Chef du département Recherche et Formation au Centre National de
Transfusion Sanguine (CNTS) ;
Modérateur de PROMED – Francophone pour les maladies
infectieuses
Cher maître ;
Nous vous remercions de votre participation à l’encadrement de ce travail et à
nos enseignements. Veuillez accepter cher maître, dans ce travail nos sincères
remerciements et toute la reconnaissance que nous vous témoignions.
Que Dieu vous accorde une longue vie.
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ABREVIATION
Ag HBs : Antigène de surface du virus de l’hépatite.
ADN : Acide désoxyribonucléique.
ARN : Acide ribonucléique.
CMV : Cytomégalovirus.
CGR : Concentré de Globule Rouge.
CNTS : Centre National de Transfusion Sanguine.
CD4: Cluster of Differentiation 4.
DGV: Dépistage du Genome Viral
ECP : Effet Cyto Pathique
EBV : Virus d’Epstein Barr.
ELISA : Enzyme linked Immune Sorbent Assay.
EDS : Enquête Démographique et de Santé.
GT : Glutamate Transférase.
HBs : Hémoglobine de surface du virus de l’hépatite B.
HTLV: Human T cell Lymphome Virus
IV : Intra Veineuse.
IST : Infection Sexuellement Transmissible.
ITT : Infection Transmise par la Transfusion.
LTR : Long Terminal Repeat.
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MST : Maladie Sexuellement Transmissible.
MUI : Million Unité Internationale.
NANB : Non A Non B.
OMS : Organisation Mondiale de la Santé.
ONU/SIDA : Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA.
PBH : Ponction Biopsie Hépatique.
PCR : Polymérases Chain Reaction.
PHA : Phytohemaglutine.
RT : Rétrotranscriptase.
SIDA : Syndrome de l’Immunodéficience Acquise.
TA : Tension Artérielle.
TP : Taux de Prothrombine.
VHC : Virus de l’Hépatite C.
VHA : Virus de l’Hépatite A.
VHE : Virus de l’Hépatite E.
VHG : Virus de l’Hépatite G.
VHD : Virus de l’Hépatite D ou delta.
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
CSRéf : Centre de Sante de Référence
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SOMMAIRE
INTRODUCTION…………………………………………………
I. GENERALITE…………………………………………………..
II. OBJECTIFS……………………………………………………….
a. Objectif General…………………………………………………..
b. Objectif spécifique…………………………………………………..
III. METHODOLOGIE…………………………………………………..
IV. RESULTAT…………………………………………………..
V. DISCUSION ET COMMENTAIRE……………………………………
VI. CONCLUSION…………………………………………………..
VII. REFERENCE……………………………………………………..…..
VIII. Annexe……………………………………………………………………
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 12
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
I. INTRODUCTION
La transfusion sanguine est un acte thérapeutique médical, mais elle expose
également à un risque de transmission des agents infectieux transmissibles par
voie sanguine pour les receveurs malgré les progrès réalisés dans la sécurité
transfusionnelle [1].
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu’entre 5 à 10% de
transmission du VIH dans le monde surviennent au cours des transfusions
sanguines. Un nombre encore plus grand de receveurs de produits sanguins sont
contaminés par le virus de l’hépatite B et C et d’autres agents infectieux [2].
Plusieurs études en Afrique révèlent la fréquence élevée des agents infectieux
chez les donneurs de sang. Une étude réalisée en République Démocratique du
Congo en 2013, révélait une prévalence de l'infection à VIH de 2,8% chez les
donneurs de sang ; celles des hépatites virales B et C étaient respectivement de
4,5% et 0,7% [3].
Dans une autre étude réalisée chez des donneurs de sang en RDC en 2016, la
séroprévalence des agents infectieux était de 8,01% pour le VHB ; 2,67% pour
le VIH et 2,67% pour le VHC [4].
La prévalence des agents infectieux chez les donneurs de sang à Bangui en
République centrafricaine en 2016 était de 23,95% avec des proportions de
5,98% ; 8,89% et 4,72% respectivement pour le VIH, le VHB et VHC [5].
Au Niger la séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs de sang à
Niamey était respectivement de 1,62% pour le HIV, 15,4% pour le VHB et
1,18% pour VHC [6].
Au Gabon une analyse rétrospective réalisée sur des donneurs de sang en 2015 a
mis en évidence une séroprévalence générale du VIH, de l’AgHBs, VHC et de
la syphilis qui était respectivement de 1,3% ; 3,3% ; 4,9% et 1,6% chez les
donneurs de sang familiaux.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Au Mali dans une étude réalisée à l’Hôpital régional de Sikasso en 2020, la
séroprévalence de VHB, VHC et VIH chez les donneurs de sang était
respectivement de 08,20%, 3,00% et 1,90% [7].
Dans une étude réalisée à l’Hôpital régional de Ségou la séroprévalence du VIH
du VHB et VHC chez les donneurs de sang était respectivement était de 0,88 %,
5,30 % et 0,53 % [8].
Au Centre de santé de référence de Koro, où la transfusion sanguine est
fréquemment pratiquée, nous disposons très peu de données sur la prévalence
des marqueurs des hépatites virales B et C, et du VIH chez les donneurs de
sang.
Ce travail a pour but d’évaluer la séroprévalence des marqueurs viraux chez les
donneurs de sang au Centre de Santé de Référence de Koro.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 14
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
II. OBJECTIFS
2.1. Objectif général :
Evaluer la séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs de sang au
Centre de Santé de Référence de Koro du 2016 à 2019.
2.2. Objectifs spécifiques :
a) Déterminer la séroprévalence des marqueurs VIH, VHB, VHC chez les
donneurs de sang ;
b) Déterminer la séroprévalence des marqueurs VIH, VHB et VHC selon le type
de don chez les donneurs de sang ;
c) Déterminer la prévalence des coïnfections VIH, VHB et VHC chez les
donneurs de sang ;
d) Etudier l’évolution des marqueurs viraux chez les donneurs de sang dans le
au Centre de Santé de Référence de Koro de 2016 à 2019,
e) Décrire le profil épidémiologique des donneurs de sang au Centre de Santé
de Référence de Koro de 2016 à 2019.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
III. GENERALITES
3.1. Epidémiologie
3.1.1. Répartition géographique :
a. VIH : [16 ,20 ,21]
Aucune région du monde n’est épargnée par l’épidémie VIH/SIDA mais la
prévalence de l’infection par le VIH ainsi que l’incidence des nouvelles
infections sont particulièrement élevées dans les pays à ressources limitées
(PRL) des zones tropicales [21,16].
Environ 35 millions de personnes infectées par le VIH vivent dans le monde et
plus de 70% de ces personnes vivent en Afrique Sub-saharienne [9].
On estime que 2,3 millions de personnes ont été infectées en 2013. Selon les
estimations cela représente une diminution de 33% par rapport au nombre de
personnes nouvellement infectées en 2001 qui s’élevait à 3,4 millions [9].
La prévalence au Mali était de 1,1% de la population totale en 2013 (EDSV)
[24].
Les prévalences des coinfections VIH-VHB et VIH-VHC sont estimées
respectivement à 2-4 millions et 4-5 millions dans le monde [9, 18].
Modes de transmission :
Si le VIH a été isolé dans la plupart des liquides sécrétés par l’Homme, seul le
sang, les produits sanguins, le sperme, les sécrétions cervico-vaginales et lait
maternel ont été incriminés dans sa transmission.
Transmission sexuelle :
Elle constitue le principal mode de transmission de la pandémie. Le VIH se
transmet par relations homo et hétérosexuelles. La transmission hétérosexuelle
est celle qui domine dans les pays en développement [16, 19].
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Elle se fait par l’intermédiaire des muqueuses buccales, vaginales, ou rectales
lorsqu’elles entrent en contact avec des sécrétions sexuelles ou du sang
contenant du virus. Lors d’une pénétration vaginale, le risque de transmission
d’un homme séropositif à une femme séronégative est supérieur à celui qui
existe d’une femme séropositive à un homme séronégatif [21,9]. La pénétration
anale multiplie le risque par trois [16].
Transmission sanguine :
C’est la voie la plus directe de transmission. La contamination se fait par
transfusion sanguine ou par injection de dérivés sanguins, non contrôlés (sang
total, plasma frais, concentré globulaire).
Sur les 164 pays ayant fourni des données sur le dépistage des infections à
transmission transfusionnelle, notamment les marqueurs du VIH, l’hépatite B, et
de l’hépatite C, 5 pays à revenu élevé, 21 pays à revenu moyen et 13 pays à
revenu faible ont signalé être dans l’incapacité de réaliser le dépistage d’une ou
plusieurs de ces infections pour l’ensemble de leurs dons de sang [20]. Ceci est
particulièrement préoccupant, étant donné la persistance de taux de prévalence
élevé du marqueur du VIH dans les dons de sang de nombreux pays à revenu
faible ou moyen [20]. (Figure 1)
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Figure 1 : Prévalence de l’infection par le VIH dans les dons de sang par
pays (% où le test est positif ou réactif au VIH) [20].
Transmission verticale : [16]
La contamination de l’enfant se fait essentiellement par la transmission mère-
enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou en post natal.
La gravité de la maladie et la charge virale élevée chez la mère augmentent le
risque de transmission qui est de 30 à 40 % en l’absence de mesures
prophylactiques [16].
L’administration bien conduite d’ARV à la mère pendant la grossesse réduit
considérablement ce taux de transmission. La quasi-totalité des cas d’infection
pourrait être évitée si l’on pratiquait à temps des interventions pour prévenir la
transmission de la mère à l’enfant. Les autres modes de transmission (sexuelle,
post-transfusionnel ou par usage de matériels souillés) sont rares chez l’enfant.
Autres modes de contamination : La place relative des autres modes de
transmission (injections thérapeutiques, scarifications et autres pratiques
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
traditionnelles) est peu documentée mais généralement estimée de l’ordre de
10 % des infections en Afrique [16].
Le partage de seringue entre les toxicomanes est l’un des facteurs essentiels de
l’extension de l’épidémie du VIH dans plusieurs régions du monde : Russie et
Europe orientale, Inde et Indonésie, Chine, les Etats -Unis, le Proche et le
Moyen Orient. Elle représente, aux Etats Unis, la deuxième voie de
contamination après celle des relations sexuelles entre homosexuels [20].
Même s’il a été retrouvé dans la salive, les urines, les larmes le liquide céphalo-
rachidien (LCR) et le liquide broncho-pulmonaire, la transmission du VIH n’est
cependant pas automatique à cause de la faible concentration de virus présent
dans ces liquides et de la présence éventuelle de composants inactivant les virus.
Pour ces liquides le risque de transmission est théorique et les cas anecdotiques
publiés ne permettent jamais d’écarter la possibilité de souillure du liquide
impliqué par le sang [13].
b. VHB :
Rappel : [28, 41]
En 1885, les travaux de LURMAN identifient une épidémie comme étant due au
virus de l’hépatite B. En 1963 le médecin et chercheur américain Baruch
BLUMBERG découvre dans le sérum d’un aborigène d’Australie un antigène
qu’il identifiera quatre ans plus tard comme appartenant à un virus responsable
de l’hépatite B, appelé dans un premier temps antigène Australia puis antigène
HBs.
Le séquençage du génome viral de l’hépatite B fait par les équipes françaises de
Pierre TIOLLAIS et Francis GALIBERT en 1979, a permis de fabriquer des
tests de détection et de quantification du génome viral dans le sérum et le
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 19
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
plasma. Un dépistage systématique chez les donneurs de sang a pu être mis en
place grâce à la découverte de l’antigène pour prévenir la transmission de
l’hépatite B par transfusion. La production d’anticorps par l’organisme pour
lutter contre l’antigène a ensuite été mise en évidence et cela a permis la mise au
point d’un vaccin, commercialisé dès 1981.
L’infection par le VHB est cosmopolite. Environ deux milliards de personnes
dans le monde sont contaminées par le virus de l’hépatite B, dont plus de 350
millions de porteurs chroniques. Le VHB est responsable de 1,2 million de décès
par an dans le monde [16].
Il existe schématiquement trois (3) zones de prévalence dans le monde (figure
2) [41] :
Une zone de très forte prévalence représentée par la Chine, l’Asie du sud-est
et l’Afrique sub-saharienne où la prévalence est supérieure à 8% ;
Une zone de moyenne prévalence composée par l’Europe de l’Est, le Moyen-
Orient, l’Amérique du Sud avec une prévalence comprise entre 2-7% ;
Une zone de basse prévalence : Europe de l’Ouest, Australie et l’Amérique
du Nord où la prévalence est inférieure à 2%.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
La prévalence au Mali est de 14,8% [26].
Figure 2 : Prévalence de l’infection par le VHB dans le monde [41].
Modes de transmission :
Les principaux modes de transmission du virus de l’hépatite B sont : la voie
parentérale, la voie sexuelle et la transmission verticale [16, 26].
En Afrique, la transmission se fait essentiellement par voie horizontale dans la
petite enfance. Si de nombreux mécanismes sont potentiellement envisageables,
cette transmission est principalement due soit à l’allaitement, soit au passage
transcutané du virus par des égratignures de certains liquides biologiques (LCR,
le liquide pleural, les secrétions sexuelles…) [32].
La transmission parentérale :
L’exposition à du sang contaminé lors d’injections pratiquées avec du matériel
non stérile ou la transfusion de produits sanguins contaminés sont des causes
courantes et évitables d’infection par les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C
[18]. La transfusion de produits sanguins est un important facteur de
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
contamination. Sont largement concernés les personnes polytransfusées, les
hémophiles, mais aussi les hémodialysés et les transplantés d’organe. On estime
que les injections à risque sont chaque année à l’origine de 21 millions
d’infections à virus de l’hépatite B. Une part importante des dons de sang n’est
pas soumise au dépistage du virus de l’hépatite B ou ne fait pas l’objet d’un
dépistage correct. Le risque de transmission du virus de l’hépatite B par
transfusion sanguine non sécurisée peut atteindre 70 % environ, selon le volume
de sang transfusé et la charge virale [18].
Certaines pratiques pourraient être à l’origine de contamination : utilisation de
matériels tranchants non stériles, les tatouages, percés d’oreille, acupuncture,
scarifications rituelles, excision, circoncision, le partage d’objets tranchants,
vaccination de masse [16].
La transmission sexuelle :
Tout comme le VIH, l’hépatite virale B est une infection sexuellement
transmissible. Il existe des comportements sexuels à risque tels que les rapports
sexuels non protégés, la multiplicité des partenaires, l’homosexualité….
La transmission sexuelle explique la prévalence élevée des marqueurs du virus
de l’hépatite B dans le sérum des sujets ayant des partenaires sexuels multiples
chez les homosexuels mâles (prévalence cependant moindre depuis les années
1980 en raison de l’usage plus important des préservatifs, à cause de la
pandémie VIH sida [26, 28].
La transmission verticale :
La transmission verticale du virus de l’hépatite B de la mère à l’enfant est due à
l’exposition du nouveau-né aux secrétions maternelles lors du passage dans la
filière génitale ou pendant la période néonatale [30]. Elle peut être secondaire
soit à une hépatite aiguë (dernier trimestre de la grossesse), soit à une hépatite
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 22
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
chronique de la mère. Le risque de portage chronique du virus est en effet
particulièrement élevé chez le nouveau-né infecté à la naissance (30 à 90 % des
cas) [32].
Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux et plus résistant que le
VIH et représente un important risque professionnel pour les agents de santé des
pays en développement (P.E.D). La contamination périnatale est fréquente
notamment dans les pays de forte endémicité comme l’Asie du Sud-est et
l’Afrique [16].
c. VHC :
Le virus est ubiquitaire, présent sur tous les continents avec, cependant une
prédominance dans les pays occidentaux et d’autres pays industrialisés [23,
16,18].
Environ 130 à 170 millions de personnes souffrent d’une infection chronique par
le VHC et plus de 350 000 d’entre eux meurent chaque année de maladies du
foie liées à l’hépatite C. La prévalence du VHC est surtout élevée en Afrique où
le rôle de la transmission parentérale dans les centres de santé est évoqué [16].
La très haute prévalence du VHC en Egypte (22 %) est attribuée à une
transmission parentérale massive lors de traitements de masse par un anti-
bilharzien injectable durant les années 1970 [16]. En Afrique centrale, les études
ont rapporté une séroprévalence de l’ordre de 10 à 20% au Gabon oriental et au
sud du Cameroun [21, 33]. Au Mali, une prévalence de 3,3% a été rapportée par
Diarra et coll. en 2009 chez les donneurs de sang [10].
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Figure 3 : prévalence de l’infection par le VHC [16].
Modes de contamination :
Le virus de l’hépatite C se transmet essentiellement par voie parentérale. Les
deux modes de contamination les plus fréquentes sont la toxicomanie
intraveineuse et les antécédents de transfusion.
La transfusion de produits sanguins (sang total, albumine plasma, Globules
rouges, globulines…) qui a été la première cause de transmission a presque
complètement disparu depuis 1991 dans les pays développés du fait du dépistage
systématique et des mesures d’inactivation virale dans la préparation des
produits dérivés du sang [18].
On estime, tout comme l’hépatite B, que les injections à risque sont chaque
année à l’origine de 2 millions d’infections à virus de l’hépatite C ; et une part
importante des dons de sang n’est pas soumise au dépistage du virus de
l’hépatite C ou ne fait pas l’objet d’un dépistage correct. Le risque de
transmission du virus de l’hépatite C par transfusion sanguine non sécurisée peut
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 24
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
atteindre 92 % environ, selon le volume de sang transfusé et la charge virale [18,
20].
La toxicomanie intraveineuse est actuellement la principale voie de transmission
de marqueur du VHC dans les pays développés. La toxicomanie est responsable
des 2/3 de nouvelles contaminations par le VHC. Il est établi tout récemment
que la prévalence du marqueur du VHC en Afrique de l’Ouest croit suite à
l’usage des drogues injectables [16, 12].
Dans près de 35 % des cas aucun facteur de risque de contamination connu n’est
retrouvé. La transmission materno-fœtale, comme sexuelle, est faible mais non
nulle et considérablement accrue en cas de coinfection par le VIH [16].
3.2. Caractéristiques virologiques
3.2.1. VIH :
a. Taxonomie :
Les VIH, appartiennent à la famille des Retroviridae et sont caractérisés par un
génome ARN. Cette famille comprend trois genres : les Spumavirus, les
Oncovirus et les Lentivirus. Le genre Lentivirus comprend le VIH-2 et le VIH-1
avec chacun 4 groupes : M (Major), O (Outlier), N (non M, non O) et P. Le
groupe M comprend 10 sous-types pour le VIH-1, 7 sous types A, B, C, D, E, F,
G pour le VIH-2 et les CRF (CRF 02_AG est le plus fréquent au Mali).
b. Structure :
Le VIH est une particule sphérique de 90 à 120 nm de diamètre, constitué, de
l'extérieur vers l'intérieur, d'une enveloppe issue de la membrane de la dernière
cellule qu'il a infectée, d'une capside, et d'un matériel génétique sous forme de
deux brins d'ARN séparés, associés notamment à des molécules d'une enzyme
appelée transcriptase inverse (figure 4).
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 25
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Envelope Proteins
Figure 4 : Structure VIH-1 [14]
L'enveloppe du VIH porte des glycoprotéines 120 et 41 (gp 120 et gp 41) qui
sont des molécules de surface.
Les gp 120 permettent la reconnaissance et la fixation du virus à ses cellules
cibles (lymphocytes TCD4 et macrophages), par l'intermédiaire des récepteurs
CD4 de celles-ci.
Les glycoprotéines 41 (gp 41) traversant l'enveloppe de part en part permettent,
quant à elles après la fixation à l'enveloppe du VIH, de fusionner avec la
membrane de la cellule cible.
La capside virale partie englobant et protégeant le matériel génétique, s'ouvre
lors de la fusion du virus avec sa cellule cible, pour libérer le génome viral dans
le cytoplasme de cette dernière.
Les deux brins d'ARN qui constituent le matériel génétique du virus sont
associés à une enzyme : la transcriptase inverse (P66/P51). Cette enzyme a pour
fonction la transcription de l'ARN viral en ADN après pénétration
intracellulaire. Les autres protéines du virus (P24 CA, P7 NC, P17 MA) sont
dites de structure.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Le VIH 1 et VIH 2 ont une structure similaire mais diffèrent par le poids
moléculaire des glycoprotéines.
3.2.2 VHB : [32, 14, 37, 19]
a. Taxonomie :
Le VHB est un virus à acide désoxyribonucléique (ADN) appartenant au groupe
des Hepadnavirus. L’ADN du VHB est partiellement bi-caténaire et mesure 3,2
kb. Il comporte quatre phases de lecture ouvertes, qui se chevauchent dans la
même organisation transcriptionnnelle.
b. Structure :
Les particules virales identifiées dans le sérum d’un sujet infecté sont
schématiquement de deux types : particules infectieuses sphériques (particules
de Dane) qui constituent le virion complet (plus de 10 9 particules/ml) et des
enveloppes vides non infectieuses, en excès par rapport aux particules de Dane
(plus de 1013 particules/ml) (figure 5).
Figure 5 : Morphologie du VHB [19, 37, 14].
A- Photographie en microscopie électronique des formes de particules
virales présentes dans le sérum.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 27
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
B- Modélisation informatique des particules de Dane et des formes non
infectieuses
Particules de Dane : ils représentent le virus complet, infectieux. Elles
mesurent 42-43 nm de diamètre. Elles sont constituées d'une enveloppe
lipoprotéique et d’une nucléocapside.
L’enveloppe virale est une bicouche lipoprotéique de 7 nm de profondeur
provenant de la membrane des cellules de l'hôte. Dans cette enveloppe sont
fourrées des protéines de surface virales. Elle contient une nucléocapside
icosaédrique de 27 nm de diamètre.
La capside protéique protège la polymérase virale et le génome viral, composée
d’ADN circulaire partiellement bi-caténaire un brin (-) et d'un brin (+) d'ADN).
Des formes tubulaires :
Correspondent aussi à un excès d’enveloppes virales de 20-22 nm de diamètre et
long de plusieurs centaines de nanomètres [19, 37].
3.2.3 VHC [32, 19] :
Le VHC est un virus enveloppé et très résistant à la chaleur ayant un génome de
type ARN de polarité positive de 9,5 kb. Il appartient à la famille des
Flaviviridae. Le génome code pour une poly-protéine d’environ 3 000
aminoacides, secondairement clivée en protéines matures structurales (capside et
enveloppe E1 et E2 / NS1) et non structurales (NS2, NS3, NS4 et NS5). Cette
variabilité génomique a permis de distinguer différents types, sous-types et
isolats du VHC.
La variabilité génomique a des implications cliniques directes : certains
génotypes seraient plus fréquemment associés à des hépatopathies sévères
incluant cirrhoses, carcinomes hépatocellulaires avec ou sans cirrhose, récidives
de la maladie virale après transplantation hépatique et à une moins bonne
réponse thérapeutique.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 28
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
3.3 DIAGNOSTIC :
3.3.1 Diagnostic clinique :
[Link] Cas du VIH :
La primo-infection est la phase initiale et aiguë de la maladie. Elle survient 2 à 3
semaines après le contact infectant. Elle est symptomatique dans 60% des cas.
Bien que des symptômes (fièvre, poly adénopathie, angine, éruption fruste de
quelques jours) puissent être observés lors de la primo infection, il est
exceptionnel que le diagnostic soit évoqué à ce stade précoce en régions
tropicales [14 ; 16].
La banalité de ces symptômes spontanément régressifs en 1 à 2 semaines,
rarement au complet et les causes multiples pouvant leur être attribuées font
qu’ils sont le plus souvent ignorés par le patient et les soignants ou mis sur le
compte d’une infection endémique telle qu’une arbovirose ou un accès palustre
[16]. Une polyadénopathie généralisée (ganglions de petites tailles et mobiles)
persiste le plus souvent pendant plusieurs années avant que ne surviennent des
infections dites mineures dont seule la récurrence et parfois la persistance
pourraient suggérer une infection sous-jacente par le VIH [16].
Le diagnostic clinique se fait sur la base des différentes classifications citées ci-
dessous [13] :
Classification de Bangui ;
Classification des CDC en 4 groupes cliniques I, II, III et IV ;
Classification européenne en 3 catégories clinique A, B et C ;
Classification de l’OMS en 4 stades cliniques 1, 2, 3 et 4.
La classification OMS des stades de du marqueur du VIH indique les
manifestations les plus souvent observées et les regroupe selon 4 stades de
sévérité croissante. La survenue de ces manifestations permet conjointement à la
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
numération des lymphocytes CD4 (quand elle est disponible), de définir le stade
évolutif du déficit immunitaire et d’orienter la prise en charge thérapeutique [16
; 21]. Ainsi cette classification se compose comme suit :
Stade clinique1 : Patient asymptomatique, adénopathies persistantes
généralisées. Degré d’activité : activité normale
Stade clinique 2 : perte de poids < 10 % du poids corporel, Zona (au cours
des 5 dernières années), manifestations cutanéo-muqueuses mineures
(dermite séborrhéique, prurigo, ulcérations buccales, chéilite angulaire),
infections récidivantes des voies aériennes supérieures. Degré d’activité :
patient symptomatique, activité normale
Stade clinique 3 : Perte de poids supérieure à 10 % du poids corporel,
diarrhée inexpliquée > 1 mois, fièvre prolongée > 1 mois, candidose buccale,
leucoplasie orale chevelue, tuberculose pulmonaire au cours de l’année
précédente, Infection bactérienne sévère. Degré d’activité : patient alité
moins de 50 % du temps ;
Stade clinique 4 : Syndrome cachexisant du au VIH, pneumocystose,
toxoplasmose cérébrale, Cryptosporidiose avec diarrhée > 1 mois,
cryptococcose extra-pulmonaire, Cytomégalovirus, Herpes virose cutanéo-
muqueuse > 1 mois ou viscérale, leuco-encéphalite multifocale progressive,
trachéale, bronchique ou pulmonaire, mycobacteriose atypique disséminée,
tuberculose extra pulmonaire, lymphome malin, sarcome de Kaposi,
encéphalopathie à VIH. Degré d’activité : patient alité plus de 50 % du
temps.
[Link] Cas du VHB et du VHC [32 ; 14 ; 16] :
a. Hépatite aigue :
Les signes cliniques du VHB et VHC sont les mêmes. L’hépatite virale aiguë est
peu fréquente. Elle se caractérise par un syndrome pré-ictérique. Elle survient
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 30
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
après une période d'incubation de 2 à 3 mois et se présente sous différentes
formes :
Une forme asymptomatique ou anictérique : 70% des cas environ pour le VHB
et 90% pour le VHC (figures 8 et 9).
Figure 7 : Résumé de l’histoire naturelle du VHB [32].
Une forme symptomatique : 30% des cas environ (VHB) et 10% des cas (VHC).
Les sujets sont atteints d'ictère. Ils ont les urines foncées. La maladie commence
par une altération de l’état général, une légère fièvre, des douleurs, un syndrome
pseudo grippal, des troubles digestifs, une anorexie, des nausées, des
vomissements, parfois un prurit. La maladie dure quelques semaines et guérit
d’elle dans 95% des cas pour le VHB et 30% pour le VHC. Une forme
fulminante (1% des cas symptomatiques) : Cette forme est létale dans 90% des
cas. Les patients présentent des signes neurologiques, d'insuffisance hépatique et
des taux de prothrombine <45%.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Figure 8 : Histoire naturelle du VHC [32].
b. Hépatites chroniques :
Elle est le plus souvent asymptomatique et n’est souvent découverte qu’au cours
d’un don de sang ou souvent tardivement au stade de cirrhose (10 à 20% des cas
de VHB et VHC) voire de carcinome hépatocellulaire (3 à 5%). Le diagnostic
est souvent porté à posteriori devant un profil sérologique témoignant d’un
comptage viral passé inaperçu [32 ; 16 ; 23].
3.3.2 Diagnostic biologique :
Les méthodes utilisées pour la détection de l’infection par les virus des hépatites
B et C et du VIH comprennent des tests plasmatiques ou sériques qui détectent
soit :
Le virus entier ou une particule virale : méthodes directes (VHB et VIH),
Des Anticorps produits par l’hôte : méthodes indirectes (VHB, VHC, VIH).
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 32
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
[Link] Méthode indirecte :
Le diagnostic indirect ou sérologique, fondé sur la détection des anticorps reste,
dans la majorité des cas, l’approche diagnostic la plus accessible.
Les méthodes de référence pour la visualisation de la réaction Ag-Ac sont
actuellement :
Les méthodes immuno-enzymatiques de type ELISA. La méthode ELISA
dure seulement quelques heures et donne des résultats reproductibles, elle est
automatisable [39] ;
Tests rapides, facilement réalisables et qui ne demandent pas de moyens
sophistiqués : les résultats sont obtenus plus rapidement que l’ELISA par
simple lecture à l’œil nu. Cependant, aussi performants qu’ils sont pour les
anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 au cours de la phase chronique de
l’infection, ils n’offrent pas d’une manière générale le même niveau de
sensibilité et de spécificité que les tests ELISA de troisième et quatrième
génération au cours de la primo-infection. Leur avantage est leur usage dans
les situations d’urgences et, du fait qu’ils différencient généralement les
VIH-1 et VIH-2.
Le VHB peut être mise en évidence au moyen de 6 marqueurs immunologiques
dont 5 sériques. Il s’agit de l’:
Antigène de surface de l'hépatite B (Ag HBs)
Anticorps dirigé contre l'antigène de surface (Ac anti-HBs)
Anticorps dirigé contre les composants du core viral totaux, IgM ou
IgG (Ac anti-HBc totaux, Ac anti-HBc IgM et Ac anti-HBc IgG)
Antigène HBe (Ag HBe)
Anticorps dirigé contre l'antigène e (Ac anti-HBe).
Antigène de core HBc : Ag HBc
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 33
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Quant à l’infection par le VIH, le diagnostic indirect permet de mettre en
évidence les anticorps produits par un sujet, à savoir : les anticorps anti-gp 120
et anti-gp 41 pour le VIH-1 et les anticorps anti-gp140 et anti-gp 36 pour le
VIH-2.
ELISA [38] :
Principe : Les tests ELISA sont des réactions immuno-enzymatique en phase
solide utilisant des antigènes sélectionnés capable de se fixer aux anticorps
spécifiques. L’interaction Ag-Ac est révélée par une coloration résultant de
l’action d’un substrat sur une enzyme.
La méthode ELISA permet d’utiliser différents types d’antigènes ou anticorps :
lysats de virus, protéines virales natives, protéines de recombinaison génétique
ou peptides de synthèse.
Ceci permet des sérologies analytiques selon les marqueurs utilisés.
Classification : Les tests ELISA peuvent être classés en fonction de
plusieurs critères :
En fonction du support antigénique :
Les tests ELISA de 1ère génération : utilisant des lysats viraux.
Les tests ELISA de 2ème génération : utilisant des protéines recombinantes
ou des peptides synthétiques et ne détectent que les Ac de type IgG.
Les tests ELISA de 3ème génération : utilisent les mêmes antigènes que les
tests de 2ème génération mais ils permettent de détecter les anticorps de
type IgG et IgM
Les tests de 4ème génération : détectent simultanément les AC anti-VIH
(IgG et IgM) et l’antigène p24. Cette double détection permet de réduire
la fenêtre sérologique et permet un dépistage précoce de l’infection.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 34
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
En fonction de principe de la réaction :
ELISA indirect,
ELISA par compétition,
ELISA par sandwich,
Tests rapides [39 ; 40] :
Le principe est aussi basé sur la réaction antigène-anticorps. Les Ag ou Ac sont
fixés au préalable sur le support de réaction. Au cours de la réaction, les Ag ou
Ac spécifiques présents dans le sérum ou plasma à tester se lient respectivement
aux Ac ou Ag correspondants. La révélation se fait soit par :
Agglutination : les Ac spécifiques se fixent aux Ag formant des ponts entre
eux permettant leur union en amas que l’on voit à l’œil nu.
Immuno-marquage : dans cette réaction les complexes Ag-Ac sont révélés
par un chromogène permettant de les voir à l’œil nu.
Les tests de confirmation VIH :
La radio – immuno-précipitation (RIPA) [39] :
Principe : Utilise un virus marqué par un isotope radioactif (en général la
cystéine 35). Le lysat viral contenant les antigènes à l’état natif est incubé avec
le sérum à tester. Les complexes immuns formés sont alors captés sur un support
d’affinité tel que des billes de protéine A-sepharose. Les antigènes viraux
retenus par les anticorps spécifiques sont ensuite élus et séparés en fonction de
leur poids moléculaire sur le gel de polyacrylamide. La révélation est effectuée
par autoradiographie. Cette technique met en évidence préférentiellement des
anticorps dirigés contre les protéines d’enveloppe et de ce fait elle constitue un
apport complémentaire d’informations pour les échantillons sériques
d’interprétation délicate en Western Blot. La RIPA est un test de confirmation
très sensible, réservé à des laboratoires agréés.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Le Western Blot [40] :
C’est la technique la plus utilisée. Cette technique consiste à faire migrer les
protéines virales dénaturées sur un gel de polyacrylamide. Ces protéines sont
séparées selon leur poids, puis transférés sur une feuille de nitrocellulose qui
sera découpée en bandelettes. Chaque bandelette est incubée avec le sérum à
étudier. La fixation des anticorps sur les protéines spécifiques sera mise en
évidence par une anti globuline conjuguée à une enzyme, révélée par un substrat
chromo-génique. Une bande colorée sera présente au niveau de chaque protéine
spécifique du virus contre laquelle le sérum possède des anticorps.
Le western Blot doit toujours être effectué sur un sérum différent de celui qui a
permis le dépistage des anticorps en vue d’éliminer toute erreur possible. Le test
est dit positif, lorsque le sujet présente des anticorps dirigés contre deux
protéines d’enveloppe GP 160, GP 120 ou GP 41 et une protéine gag (P 24 ou P
55) ou une protéine Pol (P 64, P 53, P 31) (Figure 11).
L’interprétation du résultat est résumée dans le tableau I. Lorsque les anticorps
détectés au Western Blot sont seulement des anticorps de core il est bon de
réaliser un Western Blot antiVIH 2.
Figure 6 : Schématisation des différents types de résultats positifs
du Western Blot [39].
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Tableau I : Critères d’interprétation du WESTERN BLOT selon L’OMS.
Interprétation Profil
Négatif Absence de bandes
Positif 2 ENV +/- GAG +/- POL
Indéterminé 1 ENV +/- GAG +/- POL
GAG + POL
POL
GAG
ENV : enveloppe, GAG : groupe d’antigènes, POL : polymérase
Chez les sujets infectés depuis longtemps, les anticorps dirigés contre les
protéines des gènes gag ont tendance à disparaître.
[Link] Méthode directe :
Il est surtout indiqué dans les cas d’échec du diagnostic indirect en particulier
pendant la fenêtre sérologique de la primo-infection [14]. Les techniques de
biologie moléculaire (PCR) mettent en évidence l’ARN viral circulant pour le
VHC ainsi que l’ADN pro-viral pour le VIH et l’ADN pour le VHB.
Ces techniques permettent le diagnostic précoce de l’infection, la mesure de la
charge virale des patients infectés, l’étude de la résistance aux ARV, d’évaluer
le risque évolutif de la maladie.
La diminution de la virémie au cours d’un traitement prouve son efficacité. Les
techniques d’amplification par PCR sont actuellement les plus sensibles [38].
Le diagnostic d’une infection active par le VHC repose donc sur la seule
identification de l’ARN viral par PCR (Polymérase Chain Reaction), qui n’est
pas indispensable si les Ac antiVHC et une hypertransaminasémie sont présents
[32].
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
IV. METHODOLOGIE
4.1. TYPE D’ETUDE
Il s’agit d’une étude rétrospective effectuée dans le laboratoire du Centre de
Santé de Référence de Koro.
4.2. PERIODE D’ETUDE
Notre étude concernait la période du 1er janvier 2016 au 31 Septembre 2019 soit
une période de quatre (4) ans.
4.3. Cadre de l’étude
Notre étude s’est déroulée au Centre de Santé de Référence de Koro, région de
Mopti au Mali. Le CSRéf de Koro est une structure de première référence selon
la pyramide sanitaire et la seule dans le cercle de Koro.
4.4. PRESENTATION DU LABORATOIRE DU CSRéf DE Koro
Le bloc du laboratoire : Il comprend une salle de prélèvement, un bureau pour le
responsable du laboratoire, une salle d’analyse et un magasin.
4.5. POPULATION D’ETUDE
La population d’étude était constituée de l’ensemble des donneurs de sang du
CSRéf de Koro qu’ils soient bénévoles ou par remplacement familiale.
4.6. ECHANTILLONNAGE
L’échantillon était constitué de tous les donneurs de sang volontaires ou
familiaux enregistrés dans le registre du laboratoire du CSRéf de Koro du 1er
Janvier 2016 au 31 Décembre 2019.
Donneur familial / de compensation : donneur qui donne son sang à la demande
d’un membre de la famille ou de la communauté du patient.
Donneur volontaire : c’est un donneur volontaire non rémunéré.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 38
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
4.7. CRITERES D’INCLUSION
L’étude a concerné les donneurs volontaires et familiaux âgés de 18 à 60 ans
dont le poids ≥ 55 kg en bonne santé physique, aptes pour le don de sang.
4.8. CRITERES DE NON INCLUSION
Les donneurs qui ne satisfaisaient pas les critères d’inclusion n’ont pas été
exclus dans cette étude.
Techniques de laboratoire
Prélèvement et phase pré-analytique
Les prélèvements ont été effectués par ponction veineuse au niveau du pli du
coude avec le système vaccutainer. Environ 2 ml de sang total ont été prélevés
pour chaque donneur sur tube sec avec activateur de coagulation. Les
prélèvements ont été gardés pendant 5 minutes à la température du laboratoire
avant d’être centrifugés à 1500 G pendant 5 minutes.
Analyse des échantillons :
Dépistage du VIH
Nous avons utilisé l’algorithme national de dépistage du VIH en série adaptée
aux structures de référence niveau 1. Cet algorithme utilise 2 tests rapides
sensibles et un test de typage et de confirmation qui est spécifique.
Le principe des tests N°1, 2 est basé sur l’immunochromatographie alors que le
test de confirmation utilise un principe immunoenzymatique indirect en phase
solide.
- Test N° 1: Aler Combo™
- Test N° 2: SD Bioline™
- Test de typage et de confirmation : First Response™
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
SCHEMA DE L’ALGORITHME DE DEPISTAGE EN SERIE DU VIH
Echantillon
de sang
Test N° 1
Test N° 1 négatif Test N° 1 positif
Résultat négatif
Test N° 2
Test N° 2 Test N° 2 Négatif
positif
Demande du Test Nº3
Confirmation avec
First Response™
Si Test N°3 Positif Si Test N°3 Négatif
Résultat négatif
Confirmation avec
le First
Dépistage de l’hépatite B
Nous avons utilisé le « Aler Combo™ Ag HBs » qui est un test
immunochromatographie qualitatif in vitro à lecture visuelle pour la détection de
l’antigène de surface de l’hépatite B (Ag HBs) dans le sérum, le plasma ou le
sang total humain.
Principes
L’Aler Combo™ Ag HBs est un test immunochromatographie pour la détection
qualitative de l’antigène de surface de l’hépatite B (Ag HBs).
L’échantillon est déposé sur la zone de dépôt de l’échantillon. Comme
l’échantillon migre jusqu’à la zone de dépôt du conjugué, il se reconstitue et se
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
mélange avec le conjugué colloïde de sélénium-anticorps. Ce mélange continue
a migré sur la phase solide jusqu’aux anticorps immobilisés au niveau de la
fenêtre-patient.
Si l’Ag HBs est présent dans l’échantillon, l’antigène se lie à l’anticorps
du conjugué anticorps-colloïde de sélénium et à l’anticorps de la fenêtre-
patient en formant une ligne rouge.
Si l’Ag HBs est absent, le conjugué anticorps-colloïde de sélénium
traverse la fenêtre-patient sans former de ligne rouge.
Une barre de contrôle de la procédure est incluse dans ce système de dosage afin
d’assurer la validité du test.
Procédure
Enlever la protection plastique de chaque test.
Pour les échantillons de sérum ou de plasma :
Distribuer 50μl d’échantillon (à l’aide d’une pipette de précision) sur la
zone de dépôt de l’échantillon (indiquée par une flèche).
Attendre au moins 15 minutes (maximum : 24 heures) et lire le résultat.
Contrôle de qualité
Un contrôle de la procédure annoté “Control” est inclus dans ce système afin
d’assurer la validité du test. Si la barre de contrôle ne vire pas au rouge à la fin
du dosage, le résultat du test n’est pas valide et l’échantillon doit être ré analysé.
Interprétation Des Résultats
Positif (deux barres)
Les barres rouges apparaissent dans la fenêtre-contrôle (annotée “Control”) et la
fenêtre-patient (annotée “Patient”) sur la bandelette. Toute couleur rouge visible
dans la fenêtre-patient doit être interprétée comme un résultat positif.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 41
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Négatif (une barre)
Une barre rouge apparait dans la fenêtre-contrôle (annotée “Control”), la barre
rouge de la fenêtre-patient (annotée “Patient”) n’apparaissant pas sur la
bandelette.
Non valide (pas de barre)
Si la barre rouge n’apparait pas dans la fenêtre-contrôle de la bandelette et
même si une barre rouge apparait dans la fenêtre-patient de la bandelette, le
résultat n’est pas valide et le test doit être recommencé.
Attendre au moins 15 minutes (maximum : 24 heures) et lire le résultat.
Dépistage de l’hépatite C
Principe du test
L’Anti-HCV dipstick de Cypress Diagnostics™ est un immunodosage qualitatif,
d'or colloïdal type sandwich en phase solide, pour la détection des anticorps
anti-HCV dans le sérum ou dans le plasma par l'interprétation visuelle de
développement de couleur dans la bande de test. Le dipstick contient une
membrane en forme de bandelette recouverte d'antigène recombinant HCV dans
la région test (T) et d’anticorps polyclonal de chèvre-anti-lapin dans la région de
contrôle (C). Le tampon de conjugué des anticorps d’HCV et d'or colloïdal est
placé à la fin de la membrane. Au cours du test, les anticorps de l'échantillon de
sérum ou de plasma réagissent avec le conjugué à l’or colloïdal. Ce mélange se
déplace ensuite chromatographiquement sur la membrane par action capillaire
vers la région de test (T) et forme une ligne visible lorsque le complexe
anticorps-antigène-anticorps se constitue. En conséquence, la formation d'une
précipitation visible dans la région de test se produit lorsque l'échantillon a des
chances de contenir des anticorps anti-HCV spécifiques. En l'absence
d'anticorps HCV spécifiques dans l'échantillon, il ne se forme aucune bande de
couleur visible dans la région de test (T). Par conséquent, la présence d’une
bande de couleur dans la région du test (T) indique un résultat positif.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 42
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
Une bande de couleur va toujours apparaître dans la région de contrôle (C) pour
servir d’indicateur de procédure pour l’exécution appropriée du test et du
dipstick.
Procédure
Amener à température ambiante (10-30°C) les dipstick, les échantillons des
patients et les témoins.
Amener le dipstick à la température ambiante avant d’ouvrir le récipient
desséché de manière à éviter la condensation d’humidité sur la membrane.
Enlever le dipstick de son récipient desséché lorsque l’on est prêt à exécuter
le test.
Etiqueter l’unité de test avec le nom du patient ou le numéro d’identification.
Immerger la bandelette dans l’échantillon avec la pointe de la flèche dirigée
vers la solution d’échantillon. Ne pas immerger la bandelette au-delà de la
ligne MAX (maximum). Vous pouvez laisser le dipstick dans la solution
d'échantillon, ou la retirer après un minimum de 15 secondes et la poser à
plat sur une surface non absorbante sèche (par ex. le goulot du récipient
d'échantillon).
Attendre 15 minutes pour lire les résultats.
Ne pas interpréter les résultats après 20 minutes.
Interprétation
Négatif : L’apparition d’une seule ligne témoin colorée dans la zone
CONTROL en l’absence d’une ligne colorée dans la zone TEST indique un
résultat négatif.
Positif : L’apparition de deux lignes colorées, une dans la zone TEST et une
dans la zone CONTROL indique un résultat positif.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 43
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
4.9. Considération éthique
Nous avons administré et obtenu un consentement verbal chez tous les donneurs
en ce qui concerne l’existence d’examens biologiques, du caractère anonyme de
l’étude et du fait que leurs résultats personnels leurs seront communiqués pour la
prise en charge médicale si nécessaire.
4.10. Analyse des données
Les données ont été saisies sur Microsoft Excel 2016 ensuite le fichier a été
importé et analysé sur le logiciel SPSS version 22.0 et EPI Info 3.5.1.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 44
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
V. RESULTATS
5.1 Fréquence :
Cette étude a été menée au laboratoire de biologie médicale du CSRéf de Koro.
C’est une étude transversale rétrospective qui s’est portée sur l’ensemble des
dossiers des donneurs de sang au CSRéf du 1er Janvier 2016 au 31 Décembre
2019. Cet ensemble nous a permis d’avoir un échantillon de 1359 donneurs.
Les tests ont mis en évidences les résultats suivants :
La séroprévalence des marqueurs VIH, VHB, VHC étaient respectivement
0,7%, 11,2%, 0,4%.
5.2. Répartition des donneurs selon le sexe
Répartition sexe Ratio :
Répartition des donneurs selon le sexe
120
pourcentage des donneurs
100
80
60
masculin
40
feminin
20
0
masculin feminin
sexe
Figure 7 : Représentation des donneurs selon le sexe.
Les donneurs hommes étaient plus nombreux avec 98.8%. Le sexe ratio était de
83.9
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 45
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.3. Répartition des donneurs selon les tranches d’âge.
Tableau II : Répartition des donneurs selon les tranches d’âge.
Tranche d’âge Effectif Pourcentage
[18-25] 306 22,5
[26-35] 523 38,5
[36-45] 410 30.1
[46-55] 105 7.8
[56-60] 15 1,1
TOTAL 1359 100
La tranche d’âge [26-35] est la plus représentée avec 38,5%.
5.4. Répartition des donneurs selon le type de don
Tableau III : Répartition des donneurs selon le type de don.
Types de dons Effectif Pourcentage%
Familiaux 1301 95.7
Volontaires 58 4.3
Total 1359 100
Les donneurs de sang venus au CSRéf de Koro étaient majoritairement les
donneurs occasionnels ou de remplacement familial avec (95.7%).
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 46
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.5. Représentation des donneurs selon leurs provenances
Fréquence
47,2
50,0
45,0
40,0
35,0
30,0
25,0
20,0
15,0 9,6
10,0 4,7 4,4 5,9 4,2 6,2 5,9
3,3 3,3 2,7 2,5
5,0
0,0
Figure 8 : Représentation graphique des donneurs selon leurs provenances.
La commune de Koro a enregistré plus de donneurs du sang avec 47,2%. Par
contre celle de Kassa est la plus faible avec 0,14%.
5.6. Séroprévalence de l’infection par le VIH chez les donneurs du sang.
Tableau IV : Séroprévalence de l’infection par le VIH chez les donneurs du
sang.
VIH Effectif Pourcentage %
Positif 10 0.7
Négatif 1349 99.3
Total 1359 100
La séroprévalence de l’infection par le VIH chez les donneurs de sang au CSRéf
était de 0.7%.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 47
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.7. Séroprévalence de l’infection par le VHB chez les donneurs de sang.
Tableau V : Séroprévalence de l’infection par le VHB chez les donneurs du
sang.
VHB Effectifs Pourcentage%
Positif 152 11.2
Négatif 1207 88.8
Total 1359 100
La séroprévalence de l’infection par le VHB chez les donneurs de sang au
CSRéf de Koro était de 11.2%.
5.8. Séroprévalence de l’infection par le VHC chez les donneurs de sang.
Tableau VI : Séroprévalence de l’infection par le VHC chez les donneurs de
sang.
VHC Effectifs Pourcentage%
Positif 5 0.4
Négatif 1354 99.6
Total 1359 100
La séroprévalence de l’infection par le VHC chez les donneurs de sang au
CSRéf de Koro était de 0.4%.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 48
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.9. Répartition des donneurs selon le type de don.
Tableau VII : répartition des donneurs selon le type de don.
Types de dons Effectifs Pourcentage
Familiaux 1301 95.7
Volontaires 58 4.3
Total 1359 100
Les donneurs de sang étaient majoritairement constitués des donneurs familiaux
avec 95.7%.
5.10. Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VIH.
Tableau VIII : Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VIH.
Types de dons VIH Total
Positifs Négatifs
Donneurs familiaux 9(0.7%) 1292(99.3%) 1301
Donneurs volontaires 1(1.7%) 57(98.3%) 58
Total 10 11349 1359
La prévalence du VIH était de 0.7% chez les donneurs familiaux et 1.7% chez
les donneurs volontaires. Cette différence n’était pas significative avec un odd
ratio 0,4 IC à 95% [0,05-17,7] ; p = 0,4 (Test Exact de Fisher).
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 49
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.11. Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VHB.
Tableau IX : Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VHB.
Types de dons VHB Total
Positifs Négatifs
Donneurs familiaux 150 (11.5%) 1151 (88.5) 1301
Donneurs volontaires 2 (3.4%) 56 (96.6%) 52
Total 152 1207 1359
La prévalence du VHB était de 11.5% chez les donneurs familiaux et 3.4% chez
les donneurs volontaires. Cette différence était significative avec un odd ratio de
3,6 IC à 95% [0,9-31,2], p = 0,05 (Test Exact de Fisher).
5.12. Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VHC.
Tableau X : Répartition des donneurs de sang selon le type du donneur et la
prévalence du marqueur du VHC.
Types de dons VHC Total
Positifs Négatifs
Donneurs familiaux 5 (0.4%) 1296 (99.6%) 1301
Donneurs volontaires 0 (0%) 58 (100%) 58
Total 5 1354 1359
La prévalence du VHC était de 0.4% chez les donneurs familiaux et 0,0% chez
les donneurs volontaires.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 50
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.13. Répartition des donneurs séropositifs pour le VIH au cours des
années.
4,5
4
4
3,5
3
Donneurs séropositifs
2,5
2
2
1,6
Repartition des donneurs
1,5 seropositifs pour le VIH au
1 cours des années
1 0,7
0,4 0,4 prevalence
0,5
0
2016 2017 2018 2019
Année
Figure 9 : Représentation graphique des donneurs séropositifs pour le VIH au
cours des années.
La prévalence du VIH a suivi une diminution progressive de 2016 à 2017, était
restée stationnaire entre 2017 et 2018 et à partir de 2018 elle a suivi une légère
augmentation jusqu’en 2019.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 51
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.14. Repartions des donneurs séropositifs pour le VHB au cours des
années.
70
60
60
50
Donneurs séropositifs
50
40 Repartition des donneurs
seropositifs pour le VHB au
30 27 cours des années
prevalence
20 15 14,81
11,06 10,46
10 6,52
0
2016 2017 2018 2019
Année
Figure 10 : Représentation graphique des donneurs séropositifs pour le VHB au
cours des années.
On a observé une diminution de la prévalence du VHB de 2016 à 2017 et une
augmentation à partir de l’année 2017.
5.15. Répartition des donneurs séropositifs pour le VHC au cours des
années.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 52
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
2,5
2 2
2
sf
it
is
o1,5
p Repartition des donneurs
o
r
é
s seropositifs pour le VHC au cours
sr 1 des années
u 1
e 0,81
n prevalence
n
o
D
0,5 0,41
0,26
0 0
0
2016 2017 2018 2019
Année
Figure 11 : Représentation graphique des donneurs séropositifs pour le VHC au
cours des années.
Le graphique nous montre une diminution progressive de la prévalence du VHC
de l’année 2016 à 2019.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 53
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
5.16. Représentation de la séropositivité des marqueurs viraux de 2016 à
2019.
60
51
50
Donneurs séropositifs
40
40
30
30 27 VIH+
20 VHB+
20 VHC+
15
10
10 7
2 2 1
0
0
2016 2017 2018 2019
Année
Figure 12 : Représentation graphique de la séropositivité des marqueurs viraux
de 2016 à 2019.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 54
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
VI. COMMENTAIRES ET DISCUSSION
6.1. Aspects méthodologiques :
La problématique de la disponibilité du sang reste un défi pour toutes les
structures sanitaires. La sécurisation de cette transfusion passe par le dépistage
de certains marqueurs viraux notamment les Ac VIH, Ag HBs, et AcVHC. Il est
donc nécessaire de connaitre la distribution de ces marqueurs viraux dans la
population de donneurs.
Nous avons réalisé une étude rétrospective transversale qui a concerné les
donneurs volontaires et familiaux du 1er Janvier 2016 au 31 Décembre 2019. Au
total, 1359 donneurs ont été enregistrés au cours de cette période. Nous avons
utilisé les tests rapides sensibles en série et un test de confirmation
conformément à l’algorithme national pour les structures de 1ère référence
comme le Centre de Santé de Référence du district sanitaire de Koro, région de
BANDIAGARA pour déterminer la présence ou l’absence des marqueurs viraux
(Ag HBs, AC VHC, AC VIH) chez les donneurs.
6.2. Caractéristiques des donneurs de sang :
6.2.1. Sexe :
Les donneurs étaient majoritairement constitués d’hommes soit 98.8% avec une
sex-ratio de 83,9. Ce résultat est prédominant dans notre série à ceux observés
par Nambei et coll à Bangui en Centre Afrique [5] et Nonon k Mulubwa et
coll [46] en RDC qui avaient trouvé respectivement un sex-ratio de 21,04 et
16,8. Le fait qu’il y ait moins de donneurs du sexe féminin pourrait s’expliquer
par la présence de certaines contre-indications au don de sang spécifiques à la
femme qui sont entre autres : la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et la
période menstruelle.
6.2.2. Age :
L’âge moyen était de 33,24 ans avec des extrêmes de 18 et 60 ans.
La tranche d’âge [26-35ans] était la plus représentée avec 38,5%. Ce résultat
est comparable à celui de Katile D et coll à Kayes [45] (36%) pour la même
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 55
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
tranche d’âge ; par contre différent de celui de Nkrumah B et coll au Ghana
qui avaient trouvé une prédominance de la tranche [26-36ans] [47].
Les donneurs familiaux ou de compensation étaient majoritaires (95,7%)
contre 4,3%. Notre résultat est supérieur à celui de Traore H à Bamako au
Mali qui avait observé un taux de 38,5% pour les donneurs de compensation
contre 17,6% pour les donneurs volontaires réguliers [48]. Par contre il rejoint
ceux de Katile D et coll à Kayes au Mali [45] et de Carole Else Eboumbou et
coll qui avaient trouvé respectivement 95,6% et 89,5% pour les donneurs
familiaux ou de compensation [49]. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que, la
majorité des personnes qui viennent pour le don font un don de sang dans un
cadre familial. Les donneurs volontaires sont moins nombreux alors que ce
groupe doit être augmenté si le CSRéf veut renforcer et pérenniser la sécurité
transfusionnelle dans le district sanitaire de Koro.
6.3. Séroprévalences des marqueurs infectieux :
6.3.1. Séroprévalence du VIH
Au cours de notre étude, la séroprévalence du marqueur du virus de
l’immunodéficience humaine était de 0.7% pour l’ensemble de nos donneurs.
Ce résultat est supérieur à celui de Jean U Wingabiye et coll au Maroc
(0,15%) [50] et inférieur à celui de Traore H au Mali avec 2% [48].
Ce taux de prévalence est en baisse comparativement aux résultats de
Kabamba M et coll (2,9%) [51] et Traore H et coll (2%) [48].
Cette baisse pourrait être expliquée par l’impact des campagnes de
sensibilisation de la population sur la prévention du marqueur du VIH. Au cours
de notre étude, le sexe masculin était le plus touché, ce résultat est corroboré à
celui de Kabamba M et coll en RDC chez qui une séroprévalence plus élevée a
été observée chez le sexe masculin [51].
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 56
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
6.3.2. Séroprévalence du VHB
Concernant le virus de l’hépatite B, la prévalence était de 11,2% pour
l’ensemble des donneurs. Des prévalences similaires ont été rapportées par
Kakisingi CN en RDC (8,01%) [4] ; Mohamed Y et coll en Ethiopie (10,9%)
[52].
Ces résultats sont nettement inférieurs à ceux de notre série mais les données
restent comparables.
6.3.3. Séroprévalence du VHC
La séroprévalence du VHC était de 0,4% chez l’ensemble des donneurs de sang.
Les donneurs familiaux et volontaires avaient pour prévalence respectives 0,4%,
0,0%. Cette différence peut s’expliquer au fait que les donneurs familiaux
étaient les plus représentés dans notre étude. Balkissa en 2003 [53] dans son
étude au CNTS de Bamako a trouvé 5,4% de sujet séropositifs du VHC parmi
les donneurs de sang. En 2015 avec DIALLO A. à l’Hôpital de Sominé DOLO
de Mopti avait trouvé une séroprévalence de 1,8%. Ces prévalences sont toutes
supérieures aux nôtres.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 57
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
VII. CONCLUSION
Au terme de notre étude effectuée au laboratoire du Centre de Santé de
Référence de Koro, nous avons observé des faibles prévalences des marqueurs
viraux dans la population des donneurs du sang. Ceux-ci indiquent qu’il existe
un faible risque de transmission par transfusion des agents infectieux
virologiques. C’est pourquoi le dépistage systématique de ces virus doit
continuer pour assurer une sécurité transfusionnelle dans ladite structure.
La séroprévalence globale de ces marqueurs était de 0,7% ; 11,2% ; 0,4%
respectivement pour le VIH, VHB, VHC.
La campagne de sensibilisation des donneurs volontaires dans la population et
leur encouragement pour le respect des différentes méthodes préventives restent
l’une des meilleures solutions pour la prévention des marqueurs viraux.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 58
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
VIII. RECOMMANDATION
A la cellule sectorielle de lutte contre le SIDA, la Tuberculose
et les Hépatites virales du Ministère de la Santé et du
développement Social :
Accentuer les campagnes de sensibilisation sur la prévention du VIH et des
autres pathologies virales (VHA, VHB, VHC) ;
Aux associations de lutte contre les hépatites et à la direction
régionale de la santé :
Multiplier les campagnes de sensibilisation, de dépistage et si possible de
vaccination de la population afin de réduire la prévalence de plus en plus
élevée du VHB ;
Au Laboratoire du district sanitaire de Koro :
Sensibiliser et encourager la population au don volontaire de sang,
Assurer la fidélisation des donneurs volontaires,
Encourager les donneurs volontaires à faire le vaccin contre l’hépatite si
nécessaire.
A la direction du Centre de Santé de Référence de Koro :
Doter le service de laboratoire en banque de sang
Faire le recrutement de personnels qualifiés pour le laboratoire ;
Doter le laboratoire du CSRéf de Koro en réactifs pour la mise en œuvre des
examens complémentaires des malades vus pour le don de sang.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 59
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
IX. REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
X. ANNEXES
A. Fiche d’enquête
Numéros de fiche :
Année :
Nom :
Prénom :
Age :
Sexe :
Profession :
Adresse :
Type de don :
Séroprévalence du VIH : positif négatif
Séroprévalence du VHC : positif négatif
Séroprévalence du VHB : positif négatif
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
B. FICHE SIGNALETIQUE :
NOM : NIANGALY
PRENOM : YACOUBA
TELEPHONE : (00223) 69 88 02 97 / (00223) 70 34 97 50
E-mail : yacoubaniangaly94@[Link]
TITRE DE LA THESE : Séroprévalence des marqueurs viraux chez les
donneurs du sang au Centre de Santé de Référence de Koro de 2016 à 2019.
ANNEE : 2020-2021
VILLE DE SOUTENANCE : BAMAKO
PAYS D’ORIGINE : Mali.
LIEU DE DEPOT : Bibliothèque de la Faculté de Médecine de Pharmacie et
d’Odontostomatologie.
SECTEUR D’INTERET : Laboratoire d’analyse médicale, transfusion
sanguine.
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Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
RESUME :
Nous avons effectué cette étude transversale rétrospective au Centre de Santé de
Référence de Koro, sur un échantillon de 1359 donneurs de sang enregistrés au
cours des quatre dernières années (2016 à 2019). L’étude avait pour but
d’évaluer la séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs de sang.
La recherche de l’Anti-VIH, de l’AgHBs, de l’Anti-VHC a été faite par des
méthodes immunochromatographique. Sur les1359 dossiers de donneurs de sang
colligés, la sex-ratio était de 83,9. Les donneurs avaient un âge moyen de 33,24
ans. La séroprévalence des marqueurs viraux était de 0,7% ; 11,2% et 0,4%,
respectivement pour le VIH, le VHB et le VHC. Nous avons observé une
diminution de la prévalence du VHB de 2016 à 2017 et une augmentation à
partir de l’année 2017. La prévalence du VIH a suivi une diminution progressive
de 2016 à 2017, était restée stationnaire entre 2017 et 2018 et à partir de 2018
elle a suivi une légère augmentation jusqu’en 2019. En ce qui concerne la
prévalence du VHC nous avons observés une diminution progressive de la
prévalence du VHC de l’année 2016 à 2019. Le risque de portage de l’antigène
de surface du virus de l’hépatite B était significativement plus élevé chez les
donneurs familiaux soit 3,6 fois, IC à 95% [0,9-31,2], p = 0,05 (Test Exact de
Fisher).
Mots clés : Donneurs de sang. Prévalence des marqueurs viraux, CSRéf de
Koro.
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 68
Séroprévalence des marqueurs viraux chez les donneurs du sang CSRéf de Koro de 2016 à 2019
SERMENT DE GALIEN
Je jure, en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de l’ordre des
pharmaciens et de mes condisciples :
D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
D’exercer, dans l’intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et
de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de
l’honneur, de la probité et du désintéressement.
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa
dignité humaine.
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour
corrompre les mœurs et favoriser les actes criminels.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
JE LE JURE…
Thèse de Pharmacie YACOUBA NIANGALY Page 69