VOIRIE ET RESEAUX DIVERS
Présenté par :
Ahmed BAKHRI
Ingénieur en Chef Principal
ahmedbakhri59@[Link]
00 21 26 7799692
PLAN DU COURS
• I) LES TERRASSEMENTS • II) VRD
• Reconnaissance des sols : • DEFINITION
• VOIRIE :
• DEFINITIONS DÉFINITION
• TERRASSEMENT, DEBLAI, CIRCULATION
REMBLAI, FOISONNEMENT • LES RÉSEAUX DIVERS :
• Le processus de EAU POTABLE
terrassement (les engins de ÉLECTRICITÉ
terrassement) :
ÉCLAIRAGE EXTÉRIEUR
• LES FOUILLES
GAZ
• TYPES DE FOUILLES
TÉLÉCOMMUNICATION
• BLINDAGE DES FOUILLES
III) ASSAINISSEMENT
• LES TERRASSEMENTS SUR
TERRAIN EN PENTE
Reconnaissance des sols :
• La force portante du terrain est le premier
élément à prendre en compte lors de l’exécution
des terrassements, et aussi l’importance de
l’ouvrage à édifier qui décide de l’ampleur des
moyens de reconnaissances à maître en œuvre.
• Les sondages : pour reconnaître les différentes
couches de terrain, les nappes d’eau et à
rechercher le bon sol.
I) LES TERRASSEMENTS
• Définitions :
• Le terrassement : d’une façon générale, tout
mouvement de terres (déblai, remblai) constitue
un terrassement. Creuser une fouille, une rigole
ou plus généralement modifier le relief du sol
représente en soi des terrassements.
• Modification artificielle de la configuration du
sol.
• Terme désignant les travaux qui consistent à
préparer le terrain avant d’entreprendre les
travaux de construction.
• Les terrassements généraux :
• ont pour but de créer les plates formes sur
lesquelles seront édifier les infrastructures
et de préparer les excavations de grandes
dimensions nécessaires pour les sols ; ils
ne comprennent pas les terrassements
propres aux bâtiments et à leurs
fondations.
• Le déblai : c’est l’opération qui
consiste à creuser dans le sol
pour dégager de la terre, il
peut se faire manuellement
(pelle, pioche,..) ou à l’aide
d’engin mécanique en cas de
terrain rocheux.
• Le remblai : il consiste à
transporter et déposer des
terres pour combler des
cavités, il prend en
considération le tassement et
le coefficient de foisonnement
du sol.
• Le tassement : affaissement
sous un poids ou une pression
physique. Il est différent
suivant la charge dont le sol
est soumis.
• Le foisonnement : c’est
l’augmentation de volume d'un
matériau.
• La terre extraite des fouilles
occupe toujours un volume
plus important que lorsque elle
est en place car elle n’est plus
comprimée. Le calcul du
facteur de foisonnement est
nécessaire pour savoir le
volume de la terre à
transporter.
Le processus de terrassement
(les engins de terrassement)
• L’excavation : c’est
l’opération de déblai et
de remblai, elle se fait à
l’aide de la chargeuse
• ou Le tracteur qui est
un engin servant à
pousser la terre pour
libérer le terrain à l’aide
d’une large lame fixée à
son avant.
• Le décapage :
• il consiste à enlever la
terre végétale sur une
profondeur d’au
moins 20 cm sur
l’emplacement du
terrassement. Cette
opération s’effectue à
l’aide de la niveleuse
ou le scraper.
• Pour évacuer et
transporter la terre
hors du chantier pour
éviter l’encombrement
du terrain on trouve
les engins de
transport (les
tombereaux) des
camions équipés
d’une benne.
• Le nivellement :
c’est la remise du
terrain à un seul
niveau égal sur
toute la surface de
la fouille. Il se fait
par la niveleuse.
• L’arrosage : rincer le
terrain avec de l’eau a
l’aide l’arroseuse
(camion équipé d’une
citerne d’eau).
• Le compactage :
c’est un passage sur
terrain qui sert à
réduire l’épaisseur de
la couche de remblai
avec le compacteur
(grand engin à poids
très important avec
des rouleaux vibrants
ou des pneus).
Les fouilles :
• La fouille est un
trou dans le sol.
• La rigole : est la fouille la
plus simple peu profonde H<
1m et de largeur <2m, destiné
à recevoir des fondation ou
certaine canalisations
• La tranchée : désigne une
fouille plus profonde, pas plus
de 2m de largeur, on la
réalise pour exécuter les
égouts ou asseoir de
fondations profondes.
L’excavation : une plus
grande surface et une plus
grande masse de terre elle
concerne le plus souvent
toute l’emprise de
l’ouvrage.
Le puit : est une fouille qui se
distingue par sa profondeur et
que les déblais sont monter en
moyen d’appareil de levage.
Fouille en trou : elle est isolée dont ces trois
dimensions sont < 2m.
Elle peut servir par exemple pour la réalisation d’un
puisard au pied d’une descente d’eaux pluviales.
Le blindage de la fouille :
• il consiste a maintenir
provisoirement les parois
d’un talus durant les
travaux pour éviter le
BLINDAGE PAR
risque d’éboulement. Il PLANCHE VERTICALE
est toujours déterminé
par la nature du terrain et
doit tenir en compte de la
profondeur de la fouille.
Le blindage est de types
variés selon le type de
fouilles
BLINDAGE PAR
PLANCHE HORIZONTALE
Les terrassements sur des
terrains en pente
• La réalisation de gros
terrassements provoque :
• Un blocage de l’aération
et de l’ensoleillement.
• Une déstabilisation du
terrain et un danger de
glissement.
VOIRIES ET RESEAUX DIVERS(
IVERS(VRD
VRD))
• On désigne par les VRD
l'ensemble des travaux qui
ont pour objet de mettre un
terrain en état de recevoir
une infrastructure, et de
raccorder celleci aux divers
réseaux de distributions et
d’évacuations collectifs et à
la voirie publique.
• Ceci concerne les amenés
d’eau, de gaz, d'électricité,
téléphone; évacuation des
eaux etc……...
1-Voirie :
• La voirie est à la fois le squelette et l'appareil
circulatoire qui joue un rôle important dans le
développement de la structure spatiale de la
ville.
• Les voiries et les cheminements doivent être
conçus de manière à :
• Diminuer le trafic automobile.
• Diminuer les nuisances; les dangers.
• Organiser le stationnement.
• Faciliter le repérage.
Circulation
• Les divers modalités de circulations,
simples ou complexes, déterminent
différents types d'aménagement de la
zones piétonne jusqu’au grand boulevard
1 La circulation mécanique
• . Classification fonctionnelle
• voie à haute circulation (autoroute, voie expresse route
principale, boulevard. . .)
- voie de distribution
voie de desserte
Le stationnement :
• Arrêt momentané le long de la voie publique ou
dans un lieu public d'un véhicule
• 1Problèmes de stationnement :
• Ils sont dues au :
• manque d'espaces surtout au centre ville
• comportement des usagers
3 Types de stationnement :
• Stationnement le long de la voie
publique.
• Stationnement public hors voirie.
• Parking au niveau du sol.
• Parking en sous sol et élévation.
Le stationnement longitudinal
• Longueur : 5.00 m Largeur : 1.80 m
• Largeur latérale : 2.50 m
Le stationnement oblique.
• Longueur de la bande : 5.50 m
• Largeur : 2.50 m
• Largeur latérale : 3.80 m
Le stationnement perpendiculaire à
la voie.
• Longueur : 5.80 m
• Largeur : 2.50 à 3 m
• Largeur latérale : 5.00 m
2 Circulation
piétonne
3 La
circulation
cyclable :
2 Circulation piétonne
3 La circulation cyclable
1 personne
90 à 120
2 personnes
3 personnes 220 à 260
320 à 400
80% max.
2-Eau potable
• Pose des conduites d'eau potable :
• le plan topographique indique l'emplacement
de la conduite
• la conduite doit être posé selon un tracé
rectiligne
• la canalisation doit être enterrée à 0.80 m
surmonté d'un grillage avertisseur de couleur
bleu
3-Electricité
• 1- les réseaux aériens sur poteau:HT
• Déconseillé dans une ville; ils sont
économique mais dangereux, inesthétique,
soumis au intempérie.
• Centrale électrique => Réseau HT =>
Distribution
• 2- les réseaux souterrains :
• C’est la distribution de l'électricité à MT
dans la ville
La pose des câbles électriques :
• Exécuté soit :
• en tranchée
individuelle
• en tranchée
commune.
Les câbles sont posés sur un fond recouvert
d'une couche de terre fine/sable de 10 cm
d'épaisseur ; un grillage avertisseur est posé
à 30 cm au dessus du câble de couleur
rouge..
rouge
Eclairage extérieur
• L’éclairage extérieur assure
6 fonctions principales :
• . La sécurité des
déplacements.
• . La sécurité des
personnes.
• . La sécurité des biens.
• . L’éclairage d'activités
nocturnes.
• repérage de certains lieux
importants.
• . L’ambiance: mettre en
valeur la nuit.
1- éclairage routier :
• Prendre en considération plusieurs
paramètres:
• Le type de la voie.
• La largeur de la chaussée.
• disposition des candélabres
• . Disposition axiale.
• . Disposition unilatérale.
• . Disposition en opposition / en quinconce
4-Gaz
• . La distribution par réseaux différentes
pression
• Le transport longue distance se fait en HP.
• La distribution d'une zone industrielle se fait
en MP.
• La distribution d'une zone d'habitation se fait
en BP
5-Télécommunications
• Les différents systèmes de réseaux
• Le réseau aérien sur poteau ou sur façade.
• Le réseau souterrain
• Emplacement du réseau souterrain :
• sous espaces verts
• sous aire de jeux
• sous chemin piéton
• Pose du réseau téléphonique :
• La profondeur minimale est de 0,8 m ; le
grillage est de couleur verte,
verte posé à 20 cm au
dessus
III) ASSAINISSEMENT
• 1: Problématiques de l’Assainissement
• 2: Les contraintes de l’Assainissement
• 3: Les aspects conceptuels
• 4: Les Bassins Versants
• 5: Les Eaux de ruissèlement en milieu urbain
• 6: Evaluation des débits des eaux usées
• 7: Evaluation des débits des eaux pluviales
• 8: Dimensionnement des conduites
d’assainissement
• 9: Ouvrages spéciaux
10: Problèmes d’exploitation
11: Le contrôle et le diagnostic
12: Entretien courant du réseau
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
PROBLEMATIQUE DE L’ASSAINISSEMENT
• L’objectif de l’assainissement est double :
– assurer l’hygiène publique par la collecte et
l’évacuation des eaux usées,
– protéger l’environnement en épurant les eaux
usées avant leur rejet dans le milieu naturel.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
• Les ouvrages d'assainissement ont donc pour
objet la collecte, le transport, le traitement
éventuel puis la restitution au milieu naturel
dans un état satisfaisant des eaux urbaines
(eaux pluviales ; eaux usées et les déchets
solides).
• Le milieu naturel: Servant d'exutoire final peut
être :
• Le réseau hydrographique.
• Le sol et les nappes souterraines
PROBLEMATIQUE DE
L’ASSAINISSEMENT
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
PROBLEMATIQUE DE
L’ASSAINISSEMENT
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PROBLEMATIQUE DE
L’ASSAINISSEMENT
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PROBLEMATIQUE DE
L’ASSAINISSEMENT
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PROBLEMATIQUE DE
L’ASSAINISSEMENT
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• tenir compte :
– des techniques disponibles sur le marché,
– de la nature d’aménagement proposé, des
équipements déjà réalisés,
– des caractéristiques du milieu naturel,
– des impératifs économiques au niveau de
l’investissement et de l’entretien, etc.
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chef principal 2015/ 2016
• toutes ces données créent une situation
dans laquelle apparaîtrons des contraintes
diverses.
• C’est à partir de l’analyse de cellesci que
sera choisie la solution technique
convenant le mieux aux caractéristiques
propres du projet.
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LES CONTRAINTES DE L’ASSAINISSEMENT
• Les réseaux d’assainissement collectif sont en général
gravitaire. L’écoulement se fait donc naturellement. Les
principales contraintes techniques sont :
– contrainte de pente pour assurer l’écoulement
gravitaire,
– contrainte de niveau des réseaux par rapport aux
habitations pour pouvoir collecter toutes les
habitations,
– contrainte d’accessibilité pour permettre un entretien,
– contrainte de qualité de réalisation des ouvrages pour
assurer la pérennité du réseau.
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chef principal 2015/ 2016
Les contraintes urbanistiques.
• Les caractéristiques géologiques et
topographiques des zones à urbaniser peuvent
poser des problèmes techniques difficiles à
résoudre ou coûteux en investissement.
• La répartition de la population, la nature des
habitations et la structure du tissu urbain
contribuent à la complexité du problème
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Les contraintes du milieu
naturel.
• Ce sont l’écoulement des eaux
superficielles, l’étendue des bassins
versants pour prévenir les risques
d’inondation, et les caractéristiques du
milieu récepteur qui déterminent le niveau
d’épuration à atteindre
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Les contraintes des
infrastructures existantes
• En cas de raccordement d’une zone
d’urbanisation nouvelle sur des ouvrages
existants, il faut vérifier que les
caractéristiques de ces ouvrages
permettent de recevoir et de traiter le flux
nouveau d’eaux usées.
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chef principal 2015/ 2016
ASPECTS CONCEPTUELS
Les eaux d’assainissement sont
de trois types :
•Eaux de ruissellement
•Eaux usées, d’origine domestique
•Eaux industrielles
ASPECTS CONCEPTUELS
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chef principal 2015/ 2016
Les déférents systèmes de collecte :
• 1- le système séparatif :
• EU et EP collectées
séparément.
• 2- le système unitaire
• réseau unique EU + EP
• 3- le système pseudo
séparatif : EU+ep
(terrasse,etc..)
Les collecteurs :
• Sont constitués par des tuyaux circulaires
de 1 à 3 m enterrés d’au moins 80 cm
alignés, allant de regard à regard, avec un
diamètre et une pente constante.
Les ovoïdes :
• Lorsque les débits sont
importants et entraînent
de gros diamètres, la
canalisation est
remplacées par un
ovoïde .les dimensions
permettent la visite et les
regards sont alors
supprimés sauf ceux
nécessaires à l’accès.
Les regards :
• Sont des ouvrages maçonnés destinés à
récolter l’eau munie d’un dispositif d’entrée à la
partie supérieur et d’un système empêchant les
gros objets d’y pénétrer.
• On distingue:
Les regards de
chute :
Eaux
pluviales
eaux usées
• Les regards de
façade :
Drainage
• Le drainage consiste
à collecter les eaux
qui circulent dans le
sol à faible
profondeur et à les
évacuer dans un
réseau
d’assainissement.
L’emploi des drainages:
• Le drainage est utilisé pour:
• Les terrains en pente
• Les sols sableux mélangés d’argile.
• Les terrains en cuvette où l’eau
s’accumule.
• Les grandes surfaces planes non
cultivées.
• Le calcul proprement dit des réseaux est basé
sur :
– Le meilleur choix du couple PenteDiamètre
– Condition d’autocurage (vitesse minimale de
0.3 m/s).
• Condition d’abrasion (vitesse maximale de 5
m/s).
• Le choix est tributaire des éléments suivants :
– Importance du réseau ;
– Caractéristiques des rejets liquides ;
– Nature du sous sol ;
– Type de charge (statique ou dynamique) ;
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BASSINS VERSANTS
• Bassin versant :
a/Définition: Le bassin versant (BV)est une surface drainée par le
cours d’eau et ses affluents en amont de l’exutoire. Le BV sera
limité par des lignes de partage des eaux. Le BV hydrologique
est alors confondu avec le BV topographique que l’on peut
déterminer à partir d’une carte topographique.
b/Exemple:
800
600 Ligne de crête
400
1268
200
185
S
Ligne de partage des eaux
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• 185: c’est la côte de l’exutoire;
• 1268: c’est la pus haute du BV;
• 200,400,600…….,[Link] des courbes de niveau.
c/ Indice de compacité:
L’indice de compacité KC nous permet de déterminer la forme du BV à
étudier. Si KC = (0,28 P/√S)≥ 1.128 le bassin versant est dit
rectangulaire.
avec: P:périmètre du BV en Km et S: surface du BV en Km2
d/ Rectangle équivalent:
[Link] du rectangle équivalent: L=[KC√S/1.12][1+√(1(1.12/KC)2]
[Link] du rectangle équivalent : l=[KC√S/1.12][1 √(1(1.12/KC)2]
avec S Superficie en Km2; et KC Indice de compacité
d/ La hauteur moyenne:
H moyenne = ∑Si (Hi+Hi+1)/2 avec i variant de 1 à n
ST
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f/ Indice de pente globale:
Ig = ∆H/L ∆H = H5% H95%;
L : Longueur du rectangle équivalent;
H5% : La côte correspondant à 5% de la surface totale du BV;
H95% : La côte correspondant à 95% de la surface totale du BV.
g/ Le temps de concentration:
Le temps de concentration c’est le temps qui met une goûte d’eau pour
parcourir de la plus haute point du BV pour atteindre l’exutoire.
TC = (4 √S + 1.5L)/[0.8 √(Hm Hex)]
Avec S: Surface du BV en Km2 ; L : Longueur du BV en Km
Hm : hauteur moyenne en m et Hex : côte de l’exutoire en m
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f/ Courbe hypsométrique:
Côte
H 5%
H95%
Surface en Km2
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Bilan hydrique
D’après le cycle hydrologique de l’eau, le bilan hydrique s’écrit:
p=i+e+r
p= infiltration + Évaporation + ruissellement
L’Infiltration est la quantité d’eau qui s’infiltre et atteint les nappes;
• L’Évaporation est la lame qui s’évapore;
• Le ruissellement est la lame d’eau qui s’écoule pour joindre soit un lac,
soit un barrage, soit une rivière, soit la mer.
1 Précipitation:
Il existe trois (3) méthodes pour le calcul de la précipitation moyenne
annuelle au niveau d’un BV à savoir:
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chef principal 2015/ 2016
Méthode arithmétique:
P moyenne= ∑Pi avec i variant de 1 à N
N
Exemple:
On a 3 postes pluviométrique P1= 380 mm, P2=450 mm et
P3=410 mm
=====> P moyenne = 413 mm
Méthode de theissen:
P moyenne= ∑Pi Si avec i variant de 1 à N
ST
Exercice d’application:
La repartition de la pluie moyenne au niveau des postes pluviomtrique
proches d’un BV étudié est comme suit:
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
Méthode arithmétique:
P moyenne= ∑Pi avec i variant de 1 à N
N
Exemple:
On a 3 postes pluviométrique P1= 380 mm, P2=450 mm et P3=410
mm
=====> P moyenne = 413 mm
Méthode de theissen:
P moyenne= ∑Pi Si avec i variant de 1 à N
ST
Exercice d’application:
La repartition de la pluie moyenne au niveau des postes
pluviometrique proches d’un BV étudié est comme suit:
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chef principal 2015/ 2016
Schéma
P1=860 mm
P3= 780 mm P2=960 mm
Calculer la pluie moyenne au niveau du bassin sachant que les
superficies dominées par chaque poste pluviométrique sont comme suit :
S1= 250 Km2 ; S2= 120 Km2 ; S3= 98 Km2 .
Méthode des isohyètes:
P moyenne= ∑Si(Pi + Pi+1)/2i avec i variant de 1 à N
ST
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Exercice:
Calculer la pluie moyenne au niveau du BV à étudier tel que:
S5
S3 S4
S1 S2
700 mm
600 mm
300 mm 400 mm 500 mm
Avec S1= 15 km2 ; S2= 18 km2 ; S3= 25 km2 ; S4= 21km2 ; S5= 10 km2 .
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Eaux de ruissellement en milieu urbain
Bassin versant urbain
Toute conduite d’égout pluviale dessert un territoire duquel on
évacue l’eau de la pluie. Pour que la conduite ait une capacité
hydraulique satisfaisante et pour qu’elle ne soit pas trop grande ,en
même temps, il faut connaître avec le maximum de précision
possible tous les éléments susceptibles d’influencer le débit à
évacuer[ Pour chacun des bassins versants, ou même pour chacun
des sous bassins versants (si le bassin est étendu)] à savoir:
1. L’aménagement actuel et futur du territoire (Afin de cerner les
coefficients de ruissellement);
2. La perméabilité actuelle et à venir du sol;
3. Les pentes des surfaces du bassin versant et de ses sous bassins;
4. Les chemins qu’empruntent les eaux de ruissellement..
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Exemple de Bassin versant urbain
Égout pluvial Regard d’égout
rue
Bouche d’égout
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chef principal 2015/ 2016
Temps de concentration
Le temps de concentration relatif à un bassin versant est le temps
le plus long que peut mettre l’eau qui ruisselle sur ce BV pour
atteindre l’exutoire.
En milieu urbain, le plus petit BV le sous bassin a une faible
surface (Il regroupe par exemple, quelques terrains avec un
bâtiment sur les deux rives et un tronçon de rue) et son exutoire est
une bouche d’égout.
On appelle temps d’entré « te »,le temps de concentration relatif à
un seul sous bassin.
Un bassin versant urbain plus grand est formé de plusieurs sous
bassins versants urbain,son temps de concentration est alors
normalement égal à la somme du temps d’entrée te, du premier
sous bassin versant (= Celui qui est le plus en amont
hydrauliquement parlant) et d’écoulement tF, de l’eau dans les
conduites d’égout depuis ce sous BV urbain jusqu’à l’exutoire du
BV.
Le temps de concentration, tc , d’un BV urbain est tc=te+tF
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a/Temps d’entré « te »
Le temps d’entré d’un sous bassin urbain, est le temps le plus
long que peut mettre l’eau qui ruisselle sur ce bassin versant pour
atteindre la bouche d’égout. La valeur du temps d’entré est fonction
de:
1. La pente moyenne de la surface du terrain en direction de la
bouche d’égout;
2. La distance que l’eau doit parcourir en surface pour atteindre la
bouche d’égout;
3. La nature de la surface sur laquelle l’eau doit ruisseler.
5’≤ te ≤ 30’ selon la grandeur des sous bassins versants
Modèle de Kerby
Te = ( 2.187 n L / I0.5 )0.467
L: distance maximale parcourue par l’eau sur la surface en (m);
L ≤ 365 m sinon l’eau s’écoule plus rapidement que le prédit le modèle;
n: coefficient de rugosité de Manning de la surface d’écoulement;
I: pente moyenne du chemin parcouru(m/m).
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chef principal 2015/ 2016
Coefficient de rugosité de Manning
Nature de la surface n
Surface dite perméable plane 0.02
Surface gazonnée plane 0.10
Sol compacté dont la surface est plane 0.10
Surface gazonnée mal entretenue, champs en culture 0.20
Pâturage 0.40
Forêt de feuillus 0.60
Forêt de conifères 0.80
Forêt de feuillus et herbes hautes 0.80
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Modèle de Kirpich
Kirpich,, il a quant à lui, proposé l’équation suivante,
valable surtout pour les zones rurales( ou t, est exprimé en min)
Te = 0.0195 L0.77 *F
I0.385
L = distance maximale parcourue par l’eau sur la surface en (m) (cette distance
doit normalement se situer entre 30 et 3050 m);
I = pente moyenne du chemin parcouru par l’eau (m/m);
F = Facteur relatif à la surface; il permet d’utiliser l’équation pour des régions
autres que rurales ( au tableau N° 2, figure diverses valeurs de F).
Tableau N°2: Divers valeurs du facteur F(équation de Kiprich)
Surface F
Sol décapé dont la surface est plane (bassin rural) 1.0
Surface gazonnée 2.0
Surface du béton ou asphaltée 0.4
Bas côtés gazonnés et béton entretenus 1.0
Ruissellement dans un canal de béton 0.2
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On peut résoudre rapidement l’équation de Kirpich en utilisant l’abaque présenté à la
figure sur cette abaque, ∆h est le dénivellement totale entre, le début et la fin du
chemin parcouru par l’eau. Il faut multiplier par F la valeur du temps d’entrée, te lue
sur l’abaque pour obtenir le temps d’entrée d’un bassin qui n’est pas de type rural.
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Modèle de schaake:
Schaake a développé l’équation suivante pour les sous
bassins versants urbains comportant des rues et des
bouches d’égouts situées des bordures ou des trottoirs
(où te est exprimé en min):
Te = 1.8 L0.24
I0.15 Aimp0.26
Où L = distance maximale parcourue par l’eau, le long de la
bordure jusqu’à la bouche d’égout (m);
I = pente moyenne du chemin parcouru par l’eau (m/m);
Aimp = Fraction de la surface totale du sous bassin qui est
formée de surfaces dites imperméables ( toitures, rues
pavées, trottoirs, etc.…)
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chef principal 2015/ 2016
Coefficient de ruissellement
Le coefficient de ruissellement, à l’aide duquel on exprime la fraction de pluie
qui ruisselle sur une surface donnée, est un paramètre dont la valeur dépend de
:
1. La nature de la surface du terrain;
2. La pente moyenne de la surface de ce terrain en direction de la décharge;
3. L’intensité de la pluie;
4. Du pourcentage d’emmagasinage de l’eau dans les affaissements du terrain;
5. Des conditions atmosphériques antérieures à la pluie ( [Link]. période de sécheresse où période
d’humidité ).
On peut considérer que le coefficient de ruissellement est une caractéristique
constante d’une surface de terrain ou, au contraire, que sa valeur varie selon
diverses situations.
Coefficient de ruissellement constant:
On considère le plus souvent que le coefficient de ruissellement ne varie pas
au cours d’une pluie et que sa valeur demeure la même quelles que soient les
caractéristiques de cette pluie. C’est pourquoi on dit qu’il est constant. Aux
tableaux 3 et 4 nous présentons les valeurs des coefficients de ruissellement
relatifs à diverses surfaces et à divers quartiers.
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Tableau N°
N°3 :coefficient de ruissellement relatifs à diverses surfaces
Surface Coefficient de ruissellement, C
Chaussée en béton, asphaltée 0.70 - 0.95
Chaussée en brique 0.70 - 0.85
Toiture 0.75 - 0.95
Terrain gazonné, sol sablonneux:
- Plat (pente < 2%) 0.05 - 0.10
- Pente moyenne(2 à < 7%) 0.10 - 0.15
- Pente abrupte (> 7%) 0.15 - 0.20
- Plat (pente < 2%)
Terrain gazonné, dense:
- Plat (pente < 2%) 0.13 - 0.17
- Pente moyenne(2 à < 7%) 0.18 - 0.22
- Pente abrupte (> 7%) 0.25 - 0.30
Entrée de garage en gravier 0.15 - 0.30
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Tableau N°
N°4 :coefficient de ruissellement relatifs à divers quartiers
Surface Coefficient de ruissellement, C
Commerciale
-Centre – ville 0.70 - 0.95
-Banlieue 0.50 - 0.70
Résidentielle
- Maisons unifamiliales 0.30 - 0.50
- Maisons multifamiliales,détachées 0.40 - 0.60
- Maisons multifamiliales, en rangées 0.60 - 0.75
- Maisons de banlieue peu développée 0.10 - 0.25
- Maison de banlieue 0.25 - 0.40
- Maison à usage locatif 0.50 - 0.70
Industrielle:
- densité moyenne 0.50 - 0.80
-densité élevée 0.60 - 0.90
Parcs, cimentière, prairies 0.10 - 0.25
Terrains de jeux 0.25 - 0.35
Terrains en friche 0.10 - 0.30
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ON général, on recommande de déterminer la valeur du coefficient de
ruissellement d’un BV où d’une région donnée en évaluant les fractions
occupées par divers types de surfaces dans une zone représentative de
ce BV ou de cette région. On calcule alors le coefficient de ruissellement
à ,l’aide de l’équation suivante:
C= ∑ AiCi
∑ Ai
Où Ai = surface de caractéristiques i
Ci = coefficient de ruissellement relatif à la surface Ai
∑ Ai= A
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Évaluation des débits des eaux usées
Évaluation des débits des eaux usées
Généralité:
Les calculs des débits d’eaux usées portent essentiellement sur l’estimation
des quantités et de la qualité de rejets liquides provenant des habitations et
lieux d’activité.
Après les différents usages, les principes d’assainissement sont l’évacuation
rapide, sans stagnation des eaux usées pour éviter les fermentations
et les rejets qui pourraient provoquer la contamination du milieu récepteur,
tout en tenant compte des contraintes économiques d’équipement.
Les eaux spécifiquement industrielles : eaux de refroidissement, de lavages
des produits ou résultant de certains processus, doivent théoriquement être
traitées, ou détoxiquées avant rejet dans le réseau.
D’une manière générale, les eaux usées sont d’origine :
• Domestique :
• Industrielle
• Equipements publics
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Évaluation des débits des eaux usées
Eaux usées domestiques
Qualité des Eaux domestiques
Les eaux usées contiennent, en général, les matières polluantes que nous
pouvons classer comme suit :
• Des matières solides
• Des nutriments,
• Des métaux lourds et
• Des organismes pathogènes.
Matières solides:
C’est l’ensemble des matières en suspension et des sels dissous généralement
exprimés en masse après évaporation de l’eau. Ces matières sont divisées en
deux parties :
– Les matières en suspension qui flottent à la surface ou qui sont en
suspension dans la masse d’un liquide et que l’on peut enlever par
filtration.
– Les matières dissoutes et colloïdales contenues dans l’eau et obtenues
par différence entre les matières solides et les matières en suspension.
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Evaluation des débits des eaux usées
Nutriments :
Ce sont des éléments essentiels à la croissance des plantes. Leur déversement
dans un cours d’eau favorise la croissance des plantes aquatiques indésirables.
Les deux nutriments les plus importants sont l’azote (N) et le phosphore (P).
Les eaux usées en contiennent de façon significative.
Organismes pathogènes :
Les organismes pathogènes proviennent d’êtres humains infectés. Ils peuvent
causer des maladies telles que la diarrhée, le choléra, etc… Ils sont présents en
grand nombre dans les eaux usées.
Métaux lourds :
Les métaux lourds (Pb, Cd, Cr, etc) sont toxiques lorsqu’ils sont présents en
quantités appréciables. Ils peuvent nuire à la vie aquatique dans les cours
d’eau ou empêcher le fonctionnement normal des traitements biologiques. Ils
proviennent généralement des rejets industriels.
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Evaluation des débits des eaux usées
Calcul des débits des eaux usées
La production des eaux usées dépend de la consommation d’eau potable, du
taux de retour à l’égout « Tres » ainsi que du taux de branchement au réseau
d’égout « Trac ». Elle est calculée comme suit :
Qm,EU = Tres x Trac x Qm,AEP
Avec
- Qm,AEP : consommation moyenne d’eau potable.
Le calcul des besoins de consommation d’eau potable se fait sur la base de la
formule suivante :
Qm,AEP = qpb x Ppb + qAdm x Ptot + qInd x Ptot + ...
où
Ppb : population branchée au réseau d’ eau potable
Ptot population totale de la ville.
qpb : dotation en eau de la population branchée
qAdm dotation des administrations
qInd dotation des industries
Ppb = TB x Ptot
TB taux de branchement au réseau d’eau potable
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Evaluation des débits des eaux usées
Débit de pointe journalière :
Le calcul du débit de pointe lors du jour de production maximale Qmax,j est fait en se
basant sur la pointe journalière relative à la consommation en eau potable. Le
débit maximal journalier se calcule de la manière suivante :
Qmax,j = Cpj x Qm,EU
Le coefficient de la pointe journalière, Cpj, est le rapport du volume moyen
d’eau potable des trois journées successives les plus chargées de l’année sur
le volume moyen annuel.
Débit de pointe horaire :
Le débit de pointe horaire tient compte de la variation de la production en
eaux usées lors d’une journée. Le débit maximal horaire de temps sec se
calcule de la manière suivante :
Qmax,h = Cpj x Cph x Qm,EU
24
Le coefficient de pointe horaire Cph se définit comme le rapport du débit
maximum dans l’heure la plus chargée QmaxEU sur le débit moyen journalier
Qm,EU.
Le coefficient de pointe horaire est déterminé par la formule ci-dessous, en cas
d’absence de statistiques : b
Cph a p 3 ; a 1,5 ; b 2
QM (l / s)
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Evaluation des débits des eaux usées
Le débit maximal de temps sec exprimé en l/s se calcule de la manière
suivante :
Qmax,EU = Cpj x Cph x Qm,EU (m3/j)x1000
24x3600
Expression générale du Débit de pointe horaire :
L’expression générale de ce débit de pointe en tenant compte de la répartition
spatiale des usagers de l’eau est :
Qmax,EU = Cpj x Cph x (Si x di x dNG) x Tres x Trac x 1 (l/s)
24 x 3600
Cpj : coefficient de pointe journalière
Cph : coefficient de pointe horaire
Si : superficie (ha) du sous-bassin correspondant à la zone homogène i
di : densité brute en hab/ha de la zone homogène i
Trac : taux de branchement à l’égout
Tres : coefficient de retour à l’égout
dNG : dotation en eau (l/j/hab.)
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Evaluation des débits des eaux usées
Les eaux industrielles:
Les eaux industrielles sont celles en provenance des diverses usines de
fabrication ou de transformation.
Qualité des eaux industrielles
*Les eaux industrielles sont extrêmement variées selon le genre de l’industrie
dont elles proviennent. Elles contiennent les substances les plus diverses,
pouvant être acides ou alcalines, corrosives ou entartrantes à température
élevée, souvent odorantes et colorées.
*Ces eaux peuvent nécessiter un prétraitement en usine car il faut éviter
d’accueillir dans le réseau général, des eaux dont le traitement se révélerait
difficilement compatible avec celui des effluents urbains.
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Evaluation des débits des eaux usées
Quantités à évacuer
Les quantités d’eau évacuées par les industries dépendent de plusieurs
facteurs :
Nature de l’industrie
Procédure de fabrication utilisée
Taux de recyclage effectivement réalisé
Il ne peut donc être indiqué que des fourchettes de quantités évacuées,
une étude étant à entreprendre dans chaque cas particulier.
En ce qui concerne le rapport du débit de pointe horaire au débit moyen horaire
calculé sur le nombre d’heures de travail, celui-ci, se situe généralement,
entre les valeurs 2 et 3.
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Evaluation des débits des eaux usées
Exercice:
• On désire calculer le besoin en eau ainsi que la
production en eau usée d’une municipalité qui
comptait 15 000 habitants en 1988.
• Grâce aux études statistiques relatives à la
démographie, l’alimentation en eau potable
ainsi qu’à l’assainissement, certain paramètres
on pu être calculés et sont représenté sur le
tableau cidessous :
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Détermination des débits des eaux pluviales
Détermination des débits des eaux pluviales
Introduction
On distingue deux principales méthodes de calcul des débits pluviaux :
• La méthode la plus ancienne et la plus utilisée en dehors du Maroc et de la
France (essentiellement dans les pays anglophones) est la méthode dite
« rationnelle » dont la formule de base est très simple, mais elle devient
beaucoup plus complexe à utiliser manuellement si on intègre tous les
correctifs et si on procède à une décomposition analytique fine.
• La plus utilisée en France et au Maroc et nommée « méthode superficielle de
Caquot ». Elle permet de calculer en un certain nombre de points du système
l’écoulement des débits maxima pour un orage donné.
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Détermination des débits des eaux pluviales
Paramètres utilisés
Un certain nombre de paramètres interviennent dans l’établissement des
formules précitées parmi lesquels on distingue :
• L’intensité et la durée de l’averse
• La durée de stockage sur le sol et dans les canalisations au moment de
l’averse
• Le temps de concentration du bassin versant
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Détermination des débits des eaux pluviales
Intensité
L’intensité moyenne I se définit par le rapport de la hauteur d’eau tombée
Δh pendant une durée donnée Δt, soit :
I = Δh/ Δt
L’intensité de précipitation I (en mm/mn ou en mm/h) est déterminée à partir des
courbes intensité - durée – fréquence (IDF) pour une durée égale au temps
de concentration.
L’intensité s’exprime en fonction des paramètres a et b par la formule de
Montana :
I (mm/mn)= [Link]; t en mn obtenus à partir des courbes IDF
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Les valeurs de C qui sont couramment utilisées sont :
Zone C
Habitat continu à RDC 0.50
Immeuble 0.60
Villas 0.30
Industrielle 0.40
Voirie 0.80
Ecoles 0.50
Administrative 0.50
Commerce 0.60
Souk 0.25
Sport 0.15
Jardin 0.05
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Détermination des débits des eaux pluviales
Méthode rationnelle
La méthode rationnelle consiste à estimer les débits à partir d’un découpage
du bassin versant en secteurs A1, A2, ….., Aj,…..An limités par des lignes
isochrones telles que l’eau tombant sur le secteur A1 (respectivement A2,
…..Aj, ……, An) arrive à l’exutoire au bout d’un temps Δt (respectivement 2Δt,
….., nΔt).
Le pas de temps Δt qui sépare deux isochrones consécutives dépend de la
précision voulue (isochrones : lignes situées à la même distance hydraulique
c’est à dire au même temps de parcours jusqu’à l’exutoire)
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Détermination des débits des eaux pluviales
Méthode rationnelle
Supposons que l’averse dure 1 mn, que son intensité soit I et que dans chaque
zone de superficie Aj délimitée par deux isochrones voisines, le coefficient de
ruissellement Cj reste constant.
• Le débit q1 au bout d’1 mn est C1.I.A1
• Le débit q2 au bout de 1 à 2 mn est C2.I.A2
• Le débit qn de n-1 à n mn est [Link]
Si l’averse dure 2 mn avec la même intensité I, on ajoute à l’hydrogramme
élémentaire un hydrogramme identique décalé de 1mn.
Le débit maximal cherché s’obtient pour une averse de durée, n minutes,
égale au temps de concentration
n
Q C
j 1
j .I . A j
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Méthode rationnelle
Pour un bassin de superficie A et de coefficient de ruissellement C et recevant
une pluie d’intensité I, le débit Q est : Q C . I . A
L’intensité de précipitation I (en mm/h) est déterminée à partir des courbes
intensité - durée - fréquence pour une durée égale au temps de concentration.
I = H / tc
avec
H: hauteur totale maximum de précipitation relevée pendant une durée égale
au temps de concentration.
tc : temps de concentration.
Le temps de concentration peut être calculé par la formule de Ventura
tc = m x A
I
où
I : pente moyenne du Thalweg principal (m/m)
m : coefficient qui varie suivant les caractéristiques physiques du bassin, on prend m = 0,1272
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Détermination des débits des eaux pluviales
Méthode rationnelle
Cette méthode soulève des critiques dont les principales sont les suivantes :
La décomposition du bassin en aires isochrones ne peut se faire de façon
précise.
On suppose Cj constant, ce qui est peu vraisemblable
On ne tient pas compte du stockage de ruissellement sur le bassin, qui a pour
effet d’étendre la durée de base de l’hydrogramme élémentaire et
corrélativement, de réduire le débit de pointe : tout se passe dans l’application
de la méthode, comme si l’apport de ruissellement provenant d’un point
donné s’écoulait à l’exutoire en un temps égal à la durée de l’averse qui le
produit, ce qui n’est pas exact.
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Détermination des débits des eaux pluviales
Méthode rationnelle
Par ailleurs, pour tenir compte de la distribution de la pluie dans l’espace, il y a
lieu de lui appliquer un coefficient de répartition K de la pluie qui diminue
lorsque l’on s’éloigne de l’épicentre.
Le coefficient correctif K est donné d’après la loi de Fruhling par :
- Pour des bassins longs (rectangle étroit, Largeur ≤ 0,5 longueur, largeur =A/L)
K 1 0,006 d
- Pour des bassins ramassés (Largeur > 0,5 longueur ) K 1 0,005 2.d
- La forme générale qui est indépendante de la forme est : K 1 0,0046 2.d
d : distance entre le point considéré et le centre du bassin.
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Détermination des débits des eaux pluviales
Exemple 1
Soit un bassin versant de superficie
10 ha et de coefficient de ruissellement
de 0.35 et de longueur 60m.
• Quel est le débit de ruissellement sachant
que l’intensité de la pluie est donnée par :
5230
i(mm/ h)
t(mn) 30
La pente Ip = 0,05 et K =1
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Détermination des débits des eaux pluviales
Exemple 2
Le débit de l’exemple1 est transité par une
conduite de longueur 200m. Quel est le débit
à la fin de la conduite ?
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Détermination des débits des eaux pluviales
Exemple 3
Bassin urbanisé (k =1)
4
• Au point 1
11
tc t 2 I p
4
• Au points 2, 3, 4
11
L
tc t2 t1 I
p
V
Calculer les débits d’eaux pluviales aux points 1, 2, 3, 4.
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Détermination des débits des eaux pluviales
Formule générale du modèle Caquot (ajusté
par DESBORDES)
La formule générale de Caquot s’énonce comme suit :
Q(T) = K(T) . I U(T) . C V(T) . AW(T) . m(T)
avec
Q : débit en m3/s
T : période de retour (années)
I : pente moyenne du bassin versant (m/m)
C : coefficient d’imperméabilité du BV (ou coefficient de
ruissellement)
A : superficie du BV en hectares
m : coefficient correcteur d’allongement du BV
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Détermination des débits des eaux pluviales
Formule générale du modèle Caquot (ajusté
par DESBORDES)
1/(1b(T).f)
b(T)
a(T) . µ
K (T) =
6 (+)
b(T) . c
U (T) =
1b(T).f
1
V (T) =
1b(T).f
[b (T). d] + [1]
W (T) =
1b(T).f
[ 0,48b (T) ] / [ 1b (T) . f ]
L
m (T) =
Avec :
2 A L : longueur du BV (hm)
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Détermination des débits des eaux pluviales
Formule générale du modèle Caquot (ajusté
par DESBORDES)
La formule de Caquot pour la ville de Beni Mellal s’énonce
comme suit :
Q(10ans) = 0,749 . I 0,3432 . C 1,2403 . A0,7538 . [L/2A0,5]-0,7032
Intensité de pluie : i(10ans)= 3,275 t-0,675
I : pente moyenne du bassin versant (m/m)
C : coefficient d’imperméabilité du BV (ou coefficient de
ruissellement)
A : superficie du BV en hectares
L : allongement du BV
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Détermination des débits des eaux pluviales
Evaluation de la pente
Pour un bassin urbanisé dont le plus long cheminement hydraulique “ L ” est
constitué de tronçons successifs “ LK ” de pentes IK, l’expression de la pente
moyenne est la suivante :
2
L
I=
LK / IK
Evaluation du coefficient de ruissellement
Si “ A ” est la surface totale du bassin versant, “ A’ ” la superficie revêtue :
C = A’ / A
Avec C 0,2 car, en zone urbanisée, la surface de la voirie et des aires de
service représente à elle seule environ 20% de la superficie de cette zone.
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Détermination des débits des eaux pluviales
Allongement d’un bassin et coefficient correcteur
L’allongement “ M ” est défini comme étant le rapport du plus long
cheminement hydraulique “ L ” à la racine carrée de la superficie du bassin
considéré. Son expression est la suivante:
M = L / A0,5 0,8
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Détermination des débits des eaux pluviales
ASSEMBLAGE DES BASSINS ELEMENTAIRES :
•Après avoir esquissé l’ossature du réseau,
•Subdiviser le BV en bassins élémentaires:
B1,B2,B3,……………………………………………………
•L’assemblage consiste à évaluer le débit effectif de chaque bassin élémentaire
,en tenant compte des débits dus aux autres BV qui lui sont contigus ou situés à
l’amont de lui. On opère à partir des bassins de tête et en descendant de l’aval.
•Calculer les débits élémentaires pour chaque bassin élémentaire
•Assemblage des BE, en opérant à partir des basins de tête
•Assemblage est de type « série »: B1+B2
•Assemblage est de type « Parallèle »: (B1+B2)//B3
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Détermination des débits des eaux pluviales
Paramètres équivalents d’un groupement de bassins
La formule superficielle développée ci-avant est valable pour un bassin de
caractéristiques physiques homogènes. L’application du modèle à un
groupement de sous-bassins hétérogènes de paramètres individuels Aj, Cj, Lj
(longueur du drain principal), Qpj (débit de pointe du bassin considéré seul),
nécessite l’emploi de formules d’équivalence pour les paramètres « A, C, I et
M » du groupement.
Ces formules, qui différent selon que les bassins constituant le groupement
soit en “ série ” ou en “ parallèle ” sont exprimées ci-après :
Paramètres équivalents Aeq Ceq Ieq Meq
2
C .A
j j
L
Lj j
Bassin en série Aj A
j
Lj
A j
Ij
C .A
j j I .Q
j pj
L . Q pjmax
Bassin en parallèle Aj
A j Q pj Aj
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Détermination des débits des eaux pluviales
Paramètres équivalents d’un groupement de
bassins
Les formules d’expression du débit du modèle de Caquot, quelle que
soit la période de retour choisie, sont valables dans les conditions
suivantes :
• en ce qui concerne la surface du bassin ou du groupement de
bassins, la limite supérieure “ Aj ” est fixée impérativement à 200
hectares;
• en ce qui concerne la pente, la valeur “ I ” doit rester comprise entre
0,2% et 5%. Dans le cas de groupement des bassins, le rapport entre
les pentes extrêmes déterminées pour chaque bassin doit rester
inférieur à 20;
• en ce qui concerne le coefficient de ruissellement, la valeur de “ C ”
doit rester comprise entre 0,2 et 1.
• L’allongement du bassin L / A 0,8
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Détermination des débits des eaux pluviales
Récurrence adoptée
On appelle période de retour ou intervalle de récurrence d’une averse,
l’inverse de sa fréquence.
T = 1/F = N/n
F : fréquence de l’averse
N : nombre d’années de la période pendant laquelle on a enregistré n fois une
averse de durée t et d’intensité I.
Les périodes de retour qui sont couramment retenues sont :
- Collecteurs principaux et secondaires : 10 ans
- Collecteurs tertiaires : 5 ans
La méthode de Caquot utilise les coefficients a et b de la formule de Montana
(i (mm/mn)=[Link]; t en mn) obtenus à partir des relations IDF . Ils sont
injectés dans la formule générale de Caquot pour obtenir la forme du modèle
applicable..
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Détermination des débits des eaux pluviales
Exemple bassins en série :
- Au point 1 :
Aeq = A1 , Ceq = C1 , Ieq = I1 , Eeq = E1
- Au point 2 :
Aeq = A1 + A2 2
L1 L2
L1 L 2
M eq
C1. A1 C 2 . A2 I
A1 A2
C eq eq L1 L2
A1 A2
I1 I2
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Détermination des débits des eaux pluviales
Exemple bassins en parallèle :
Aeq = A1 + A2
C1 . A1 C 2 . A2
C eq
A1 A2
I 1 .Q1 I 2 .Q 2
I eq
Q1 Q 2
M
L Q max
j
eq
A1 A 2
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Dimensionnement des conduites d’assainissement
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Base de calcul: Q ( m 3 / s ) V ( m / s ). S ( m 2 )
S : Section de l’ouvrage
V : Vitesse de l’écoulement
Pour le calcul de la vitesse V, l’instruction technique française a retenu la formule
de Chezy :
C : Coefficient de Chezy
V C . R H .I RH : Rayon Hydraulique
I : Pente de l’ouvrage (m/m)
Le coefficient de chezy C est d’après Bazin :
87
C
1 : Coefficient de rugosité des parois
R H
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Dimensionnement des conduites d’assainissement
Calcul des réseaux unitaires
Les ouvrages sont calculés pour pouvoir transiter les débits pluviaux en fonction
de la région d’implantation des ouvrages et la période de retour d’insuffisance
retenue ; il ne sera pas tenu compte des débits d’eaux usée qui sont
négligeables par rapport aux débits d’eaux pluviales.
Calcul des sections
Le diamètre minimal des canalisations est fixé à 300mm. En égard aux dépôts
qui peuvent se former, le coefficient de la formule de Bazin est pris égal à
0,46 d’où :
3 1 3 1
1
4 2
C 60 . R 4 V 60 . R . I4
H
2 Q 60 . S . R H .I
H
Au delà de 0,60 m de diamètre, l’utilisation des tuyaux ovoïdes est parfois
jugée préférable car leur section inférieure permet un meilleur écoulement du
flot de temps sec.
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Dimensionnement des conduites d’assainissement
La variation du débit transité est fonction de la hauteur de charge
dans les ouvrages d’assainissement.
Pour le cas d’une conduite circulaire ou ovoïde, on a :
Pour un remplissage de l’ouvrage à 90% , on a Qh/QH = 1,06 d’où :
Qh = 1,06 QH
Soit Qh le débit (calculé) des eaux à faire évacuer par l’ouvrage. On doit
dimensionner par QH =Qh/1,06.
On peut utiliser les abaques ou faire un calcul direct
.D 2
P .D S D
S RH
4 P 4
4
3 1 11 1
11
4 2 4
Q 60.S .R .I 16,661.D .I 2 Q H
H d’où D 2
4
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16 , 661 2015/. 2016
11 I11
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Conditions d’écoulement
Un réseau d’assainissement du type unitaire doit, dans la mesure du possible,
être autocureur c’est à dire qu’il doit être conçu de telle manière que :
• Les sables soient automatiquement entraînés pour des débits pluviaux atteints
assez fréquemment.
• Les vases fermentescibles soient également entraînées pour le débit des EU
Ces conditions sont à peu près satisfaites dans les ouvrages calculés pour
l’évacuation du ruissellement de fréquence décennale en y réalisant des
vitesses de 0,60 m/s pour 1/10 du débit à plein section et de 0,30 m/s pour
1/100 de ce même débit. Ces vitesses sont toutes deux obtenues avec des
vitesses à pleine section de l’ordre de 1 m/s sur les canalisations circulaires et
de 0,90 m/s sur les tuyaux ovoïdes.
Si les conditions d’autocurage ne sont pas réalisées, il faut prévoir soit la mise
en place de chasses automatiques soit l’utilisation périodique d’engins de curage.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Conditions d’implantation et de fonctionnement des
réseaux
• L’implantation des réseaux est étudiée en donnant aux canalisations amont
des pentes permettant l’autocurage. La pente minimale souhaitable est de 5
pour mille.
• La profondeur des ouvrages doit permettre le raccordement des immeubles
riverains au moyen de branchements, dans la mesure du possible, un peu au
dessus du plan d’eau de temps sec.
• Dans le souci de prévenir la dégradation des joints des ouvrages non
visitables ou d’assurer la sécurité du personnel des ouvrages visitables, la
vitesse de l’eau ne devra pas dépasser 4m/s à 5 m/s.
• Si la pente du terrain est trop forte, il y aura lieu de ménager des
accrochements dans le profil en long des ouvrages par l’introduction de
cheminées déversantes.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Calcul des réseaux séparatifs
Ouvrages pluvieux
Ces ouvrages sont, d’une manière générale, calculés comme les ouvrages
unitaires et ce pour un débit correspondant à l’averse dont la fréquence a été
adoptée.
Les conditions de l’autocurage seront moins impérieuses que sur les réseaux
unitaires du point de vue hygiène ; les pentes limites pourront, de ce fait, être
un peu plus faibles.
Les canalisations doivent être groupées par réseaux partiels, orientés selon les
plus grandes pentes et se dirigeant, au plus près, vers le milieu récepteur.
La profondeur des ouvrages peut être réduite, du fait qu’ils n’ont à évacuer
que les eaux superficielles mais ce, tout en respectant la question relative à
leur résistance mécanique.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Conditions d’écoulement
Les conditions d’autocurage sont les suivantes :
• A pleine ou à demi-section, la vitesse d’écoulement doit être supérieure à 0,70
m/s, cette limite pouvant, à l’extrême rigueur être abaissée à 0,50 m/s.
• Le remplissage de la conduite doit être assuré au 2/10 du diamètre pour le
débit moyen, la vitesse d’écoulement étant alors au minimum de 0,30m/s.
Les conditions d’autocurage sont souvent délicates à réaliser dans les parties
amont des réseaux où les débits sont faibles ; on est alors conduit à
rechercher des pentes de 4 à 5 pour mille afin d’améliorer le régime des
vitesses, tout en ne perdant pas de vue la nécessité du remplissage au 2/10
du diamètre.
A l’aval, il pourra être admis des pentes de 3 pour mille, le minimum 2 pour
mille étant même admis moyennant une pose particulièrement soignée des
canalisations.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016
Dimensionnement des conduites d’assainissement
Conditions d’implantation des réseaux
Ces réseaux doivent être établis de manière à satisfaire aux conditions
d’autocurage et ce en évitant au maximum les stations de relèvement ; dans
le cas contraire, et à défaut de curages réguliers des canalisation, il faudra
avoir recours aux chasses automatiques.
S’il faut tenir compte des débits d’avenir, il faudra cependant, être prudent en
la matière car le surdimensionnement des canalisations crée des sujétions
pour l’autocurage. Le raccordement des immeubles riverains doit s’effectuer
comme pour les réseaux unitaires.
Bakhri Ahmed ingénieur en
chef principal 2015/ 2016