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Introduction à la Géodésie

Le document présente un cours de géodésie, abordant sa définition, ses objectifs et son historique. La géodésie est définie comme la science de la mesure de la Terre, essentielle pour les topographes, et elle englobe des techniques de positionnement et de modélisation. L'historique retrace l'évolution de la géodésie depuis l'Antiquité, en passant par des figures comme Eratosthène, jusqu'à la Renaissance où les connaissances géographiques ont été redécouvertes.

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Introduction à la Géodésie

Le document présente un cours de géodésie, abordant sa définition, ses objectifs et son historique. La géodésie est définie comme la science de la mesure de la Terre, essentielle pour les topographes, et elle englobe des techniques de positionnement et de modélisation. L'historique retrace l'évolution de la géodésie depuis l'Antiquité, en passant par des figures comme Eratosthène, jusqu'à la Renaissance où les connaissances géographiques ont été redécouvertes.

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Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

 Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique…………………….…./………………..…….
COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

CHAPITRE 1 : DEFINITION, BUT, HISTORIQUE DE LA GEODESIE

Table des matières


Table des matières .......................................................................................................................... 1
INTRODUCTION ........................................................................................................................ 2
[Link] DE LA GEODESIE ....................................................................................... 2
2. BUTS OU OBJECTIFS ........................................................................................................ 3
3 DOMAINES D'ACTIVITES ................................................................................................. 3
[Link] .......................................................................................................................... 4
Exercice 1 ..................................................................................................................................... 8

Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 1


COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

INTRODUCTION
La géodésie est une des sciences de base nécessaires au topographe.
Sa maîtrise n’est pas indispensable : elle relève du domaine du spécialiste mais
un aperçu centré sur les incidences de la forme et des caractéristiques de la
terre. Ceci permet d’introduire et de justifier les problèmes de projection
plane et leurs incidences sur la carte de base, les choix des points et de
surfaces de référence pour un système de coordonnées général, etc. Mais,
définissons dans un premier temps, le vocabulaire de base.

[Link] DE LA GEODESIE
Le mot géodésie vient du mot grec « geodaisia » qui veut dire partage de la Terre. Ce
sens remonte à l'antiquité, en ancienne Egypte en particulier, et s'applique aux travaux
d'arpentage correspondant à la délimitation de parcelles cadastrales. Aujourd'hui le
sens a évolué et la géodésie est la science de la mesure de la Terre. En fait le terme de
géométrie serait plus adapté mais les mathématiciens se sont emparés de ce terme
pour un domaine des mathématiques qui n'est plus lié a la Terre. Il faut dire que les
premiers géodésiens étaient aussi de grands mathématiciens (Pythagore, Thalès…).
La géodésie s'intéresse à la forme et aux dimensions de la Terre, à l'étude du champ
de pesanteur terrestre et aux déformations de la croûte terrestre (tectonique des
plaques, géodynamique).
Géodésie : c’est donc la science qui étudie la forme de la terre. Par extension,
elle regroupe l’ensemble des techniques ayant pour but de déterminer les
positions planimétriques et altimétriques d’un certain nombre de points
géodésiques et repères de nivellement.

Topométrie : du grec’’ topo ‘’signifiant le lieu et ‘’métrie ‘’signifiant l’opération


de mesurer. C’est donc l’ensemble des techniques permettant d’obtenir les
éléments métriques indispensables à la réalisation d'un plan à grande ou très
grande échelle.

Topographie : association de ‘’topos’’’ ’signifiant le lieu et de « graphein » qui,


en grec signifie décrire. C’est donc la science qui donne les moyens de
représentation graphique ou numérique d’une surface terrestre avec tous les
Détails naturels et artificiels qu’elle comporte.

« La nuance entre ces deux techniques réside dans le fait qu’en topographie
le terrain est représenté IN-SITU (environnement naturel) alors qu’en
topométrie les calculs et reports sont des phases ultérieures au travail sur le
site ».
Topologie : c’est la science qui analyse les lois générales de la formation du

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

relief par les déformations lentes des aires continentales appelées


mouvements épirogéniques atténués ultérieurement par les actions externes
: érosion due à la mer, au vent, à la glace, à l’eau et à la neige.
C’est aussi la science qui étudie les formes de la terre.

Cartographie : c’est l’ensemble des études et opérations scientifiques,


artistiques et techniques intervenant à partir d’observations directes ou de
l’exploitation d’un document en vue d’élaborer des cartes, plans et autres
moyens d’expression et leurs utilisations.

Canevas : c’est l’ensemble des points connus en planimétrie et/ou en altimétrie


avec une précision absolue homogène.

Géoïde : surface du niveau moyen des mers et les océans supposés prolongé
sous les continents : il sert de base à l’altimétrie.

2. BUTS OU OBJECTIFS
L'étude géométrique de la Terre amène la géodésie à établir des systèmes de
références dans lesquels on positionne des points matérialisés de la surface en
attribuant des coordonnées et éventuellement des vitesses. Comme on le verra dans la
suite de ce cours les référentiels et les systèmes de coordonnées sont multiples
(coordonnées tridimensionnelles, coordonnées sur l'ellipsodïe, coordonnées planes,
etc…). Les utilisateurs ont accès au référentiel en rattachant leurs travaux aux points
géodésiques qui sont à présent diffusés sous forme télématique et pour lesquels on
obtient les renseignements pour les situer géographiquement et les retrouver sur le
terrain, ainsi que les coordonnées dans les systèmes légaux.
Un autre objectif de la géodésie est de fournir des techniques ou systèmes de
positionnement comme par exemple la mise en place de satellites de telle sorte qu'un
utilisateur puisse se positionner à tout instant et quel que soit le lieu.

3 DOMAINES D'ACTIVITES
Comme pour de nombreuses sciences faire de la géodésie veut dire intervenir à
différents niveaux correspondant à des compétences différentes allant de l'homme de
science au technicien supérieur. Parmi les activités des géodésiens, on peut citer :
 La modélisation qui correspond à l'élaboration de théories décrivant les objets
de la géodésie (mesures, inconnues, paramètres…), et leur interdépendance.
 L'étude et le développement des techniques de mesures (l'appareillage et leur
technique d'utilisation). Les mesures sont réalisées entre des points de la
surface de la Terre ou vers des satellites ou vers des étoiles. Exemples de
types de mesures : angles, distances, pesanteurs, temps, phase, Doppler…
Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 3
COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

 L'étude et le développement des techniques de traitement qui consistent en


une mise en œuvre informatique des résultats de la modélisation et à la mise à
disposition d'outils de production.
 L'exécution des mesures et traitements à l'aide des appareils et logiciels développés
comme vu précédemment.
 La documentation et diffusion qui constitue la phase ultime du travail sont essentielles
car si ces phases sont négligées cela remet en cause l'utilité des étapes précédentes.

[Link]
L'étude de la forme de la Terre remonte à l'antiquité, mais notre connaissance
historique est très partielle car peu de documents nous sont parvenus de cette époque.
En occident on fait remonter cet intérêt de la forme de la Terre à l'antiquité grecque
vers 600 ans avant Jésus-Christ. A cette époque plusieurs modèles de Terre sont
proposés. Thalès qui est reconnu comme le découvreur de la trigonométrie propose une
Terre en forme de disque flottant sur un océan infini. En fait son modèle est basé sur
l'2cumène, ensemble des terres connues des navigateurs et conquérants. Ses
contemporains Anaximandre et Anaximène proposent un modèle, proche du sien, celui
d'une Terre cylindrique ou parallépipédique flottant sur un océan fini, le tout en
suspension dans l'espace.

Pythagore (570 à 480 avant J-C) est le


premier à proposer une Terre sphérique qui
permet enfin d'expliquer la disparition
visuelle des bateaux à l'horizon. L'école de
Pythagore (500 à 200 avant J.C.) qui
regroupe mathématiciens, philosophes,
politiques et religieux propose un système
de l'univers dont le centre est une Terre
sphérique qui tourne sur elle-même, les
planètes (Mercure, Venus, Mars, Jupiter,
Saturne), le Soleil et la Lune tournant
autour de la terre. Plus loin les étoiles sont reparties sur la sphère des Fixes.
On prête à Aristote (384 à 322 avant J-C) et à Archimède (287 à 212 avant J.C) des
estimations de la circonférence terrestre entre 400000 et 300000 stades mais aucun
récit de techniques de mesures n'est parvenu jusqu'à nous. Eratosthène (284 à 192
avant J.C) donne une valeur relativement précise de la circonférence terrestre
(250000 stades valeur estimée entre 40000km et 50000 km selon les estimations de
l'unité stade). Une description presque complète de la méthode utilisée est parvenue
jusqu'à nous.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

Le principe de la détermination d'Eratosthène est la mesure d'un arc de méridien entre


Alexandrie et Syène, deux villes situées à peu près sur le même méridien. Depuis
longtemps les astronomes avaient remarqué que le jour du solstice d'été (le jour le plus
long de l'année) et au milieu de la journée (midi) le fond des puits de Syène étaient
entièrement éclairé par le Soleil. Syène est à peu près situé sur le tropique et donc à
l'instant considéré le soleil est à la verticale du lieu. Au même instant Eratosthène
observe à Alexandrie l'ombre d'un bâton (gnomon). Ceci lui permet de déterminer la
portion de la circonférence de la Terre correspondant à l'arc Alexandrie -Syène. Il
trouve 1/50ème. La distance entre Alexandrie et Syène est mesurée, mais on ne connaît
pas vraiment la méthode de la mesure et plusieurs hypothèses sont proposées : des
marcheurs officiels auraient parcouru la distance (environ 800km) d'un pas régulier, ou
alors ce sont des chameaux qui auraient été utilisés, enfin on pense à des bateaux qui
auraient suivi le Nil. En tout cas la distance est estimée à 5000 stades et donc la
circonférence de la Terre à 250000 stades.

Alexandrie D
α
Syène A
D AB: bâton
R R =
α BC l'ombre
BC
tan α =
AB α

C B

Il faut signaler ici qu'Eratosthène fut un grand cartographe et que parallèlement à ses
travaux sur la Terre sphérique il s'employa à représenter cette Terre sous forme de
carte. Apparaissaient alors la notion de coordonnées (qu'on appelle maintenant
longitude et latitude) ainsi que des techniques pour positionner des lieux à partir de
l'astronomie. La mesure en latitude était assez bonne alors qu'en longitude les erreurs
étaient fréquentes, la mesure étant liée à la détermination de temps qu'on ne savait
pas encore faire précisément. On voit donc que dès l'antiquité la géodésie est aussi la
technique qui propose des repères et des techniques pour positionner des points sur la
Terre.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

Carte d'Eratosthène
Un siècle plus tard Poséidonius trouvait
une valeur similaire à celle
d'Eratosthène pour la circonférence
terrestre (240000 stades) avec une
méthode proche mais en utilisant une
étoile à l'horizon à Alexandrie et en
mesurant sa hauteur à Rhodes.
Ptolémée au deuxième siècle améliore
les processus de positionnement
astronomique (réfraction) et de
cartographie.
La mesure de Poséidonius est la
dernière mesure connue en occident avant le 16ème siècle. On connaît cependant une
mesure en Chine au 8ème siècle (I-HSING) et au 9ème siècle en Arabie(AL-MAMUM).
Leurs résultats ne furent pas meilleurs.
En occident, pendant le Moyen-âge, tombé dans l'obscurantisme religieux, on oublia les
résultats de l'antiquité et la Terre redevint plate, immobile au centre de l'univers.
Heureusement à cette période les Arabes qui étaient des grands admirateurs de la
science grecque, retranscrirent les textes (l'Almageste, la Géographie de Ptolémée) et
développèrent les instruments de mesures astronomiques (astrolabes).
C'est à la renaissance en occident que l'étude de la Terre reprend vie. Tout d'abord ce
sont les grands navigateurs qui, à la fin du 15ème siècle et début du 16ème, au fil de leurs
voyages commerciaux tracent des cartes des pays visités. Entre autres, Christophe
Colomb qui s'appuyant sur une Terre sphérique pense rejoindre l'Inde en partant du
Portugal vers l'ouest et en estimant la distance à parcourir à 6400 km, ce qui est erroné
et on connaît mal l'origine de cette estimation. Cependant il découvre le nouveau monde.
Americo Vespucci, Vasco de Gama, Magellan feront évoluer les connaissances
géographiques (Afrique, Amérique) et cartographiques.
En 1525 le Français Fernel mesure un arc de méridien de 1° entre Paris et Amiens. La
distance est mesurée par le nombre de tours d'une roue de charrette et l'angle en
observant la hauteur du soleil au passage au méridien du point de départ et en fixant
la fin de l'arc lorsque la hauteur du soleil a augmenté de 1° par rapport au départ. La
longueur de l'arc mesuré serait 56746 toises
Durant la même période des scientifiques comme Képler et Copernic proposent à
nouveau des modèles d'univers indépendants des croyances religieuses. L'univers est
centré sur le Soleil, la Terre et les planètes tournent autour du soleil. En 1600,
Giordano Bruno, philosophe italien, est brûlé pour hérésie pour avoir repris la théorie
de Copernic. Galilée qui eut l'idée d'observer le ciel avec une lunette qu'il
perfectionna pour en faire une lunette astronomique et qui découvrira les satellites
Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 6
COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

de Jupiter confirmant ainsi la théorie de Copernic, dû renoncer toute sa vie à ses


découvertes à cause de l'inquisition. Tycho Brahe, profitant des découvertes de
Galilée, améliore les techniques d'observations et fournit par ses nombreuses
observations les données qui permettent à Képler d'établir la théorie des
mouvements des planètes.
Nord Frisius (1533) et Snellius (1620) mettent au
distance mesurée(base) point une nouvelle méthode de mesure
Az d'un arc de méridien. Au lieu de faire une mesure directe pour
la longueur de l'arc on établit de part et d'autre du méridien
une triangulation. Tous les angles des triangles sont mesurés.
On fait une mesure de distance directe du 1er coté et on
mesure, par astronomie, sa direction par rapport au méridien.
Les calculs sont effectués par résolution de triangles et de
proche en proche on déduit la longueur de petits morceaux de
méridien pour finalement obtenir la longueur de l'arc. La
méthode a été expérimentée
par Snellius en Hollande entre
Alkmaar et Berg op Zoom.
Le Français Picard mesure en
1669 la méridienne Paris-
Amiens par la méthode de
triangulation et pour cela
fabrique ses instruments de mesure d'angles pour la
hauteur des étoiles et pour les angles des triangles. Il
utilise une lunette munie d'un réticule, et la mesure
des angles se fait sur un quart de cercle gradué qui
peut être incliné. Pour un arc de 1° il trouve une
distance de 57060 toises.
quart de cercle de Picard
En même temps que l'on perfectionnait les mesures d'arcs de méridien commençait une
polémique sur la forme de la Terre. Des théoriciens dont Newton et Huygens prédirent
que la Terre étaient probablement aplatie aux pôles par théorie de la rotation, mais
aussi par l'étude du comportement du pendule en des lieux de latitudes différentes,
tandis que les Cassini, dynastie de cartographes, qui avaient prolongé la méridienne de
France, pensaient en s'appuyant sur leurs mesures qu'elle était allongée aux pôles.
En 1730 deux expéditions sont organisées pour mesurer deux arcs de méridien, l'un
près de l'équateur, l'autre près du pôle. La mission qui part en Laponie comporte entre
autres Maupertuis et Clairaut, la mission du Pérou Bouguer et Lacondamine. Les mesures
donnent pour 1° une longueur de 57438 toises au nord et 56748 toises à l’équateur
confirmant que la Terre était un sphérodïe aplati aux pôles. La méridienne de France
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COURS DE GÉODÉSIE, Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

est refaite par Cassini de Thury et La Caille, 1° correspond en France à 57074 toises.
Poursuivant l'œ uvre de Newton, Clairaut (1713-1765) en s'appuyant sur des mesures
de gravité montre que la Terre est un sphérodïe de révolution aplati aux pôles.
En exploitant les différentes mesures un doute apparaît sur la valeur de la toise utilisée
dans les différentes missions et le besoin d'unifier les unités de longueur se fit de plus
en plus sentir. Delambre et Méchain exécutent la mesure d'arc de méridien entre
Dunkerque et Barcelone en Espagne (1000 kilomètres). De leurs travaux est déduite la
nouvelle unité de longueur , le mètre, comme étant la 10 millionième partie du quart de
méridien.
La méthode de triangulation sera employée pendant trois siècles pour établir des
réseaux de points géodésiques sur lesquels s'appuieront les cartographies nationales.
Les améliorations et innovations portent sur les instruments (théodolites,
distancemètres) et dans la deuxième partie du 20ème siècle sur les méthodes de calculs
principalement par l'apparition des ordinateurs.
Vers le milieu du 20ème siècle les lancements
dans l'espace de satellites artificiels font
passer la géodésie dans l'ère spatiale. Les
mesures ne se font plus directement d'un
point de la terre à un autre mais passe par
l'intermédiaire d'un objet dans l'espace. Ces
techniques spatiales permettent enfin de
joindre les continents les uns aux autres et
d'établir des réseaux géodésiques mondiaux.
Elles permettent des positionnements très
précis (quelques millimètres) qui font de la
géodésie une science très utile pour
l'ensemble des sciences de la Terre.

Exercice 1
1. Définir : Géodésie ; Topométrie ; Topographie ; Topologie ; Cartographie ;
Canevas ; Géoïde :
2. Donner deux objectifs de la géodésie
3. Décrivez brièvement l’historique de la géodésie .

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Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


 Module 2 : Généralités de la Géodésie
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique…………………….…./………………..…….
COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

Table des matières


INTRODUCTION ...................................................................................................................................... 2
1. LES SURFACES DE REFERENCES EN GEODESIE....................................................................... 2
1.1. LA SURFACE TOPOGRAPHIQUE : ............................................................................................ 2
1.2. LE GEOÏDE....................................................................................................................................... 2
1.3 Ellipsoïde de révolution .................................................................................................................. 3
2. TECHNIQUES SPECIFIQUES ....................................................................................................... 4
3. RELATIONS AVEC LES DISCIPLINES VOISINES ............................................................... 5
4. LE PLAN, LA CARTE: ....................................................................................................................... 6
Exercice 1 ................................................................................................................................................. 7

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

INTRODUCTION
En apparence la Terre a la forme d’une sphère. La terre est légèrement déformée
par la force centrifuge induite par sa rotation autour de l’axe des pôles : la Terre
n’est pas un corps rigide. Cette déformation est relativement faible : « tassement »
de 11 km au niveau des pôles par rapport à un rayon moyen de 6 367 km et «
renflement » de 11km au niveau de l’équateur. Elle a donc l’aspect d’un ellipsoïde de
révolution dont le petit axe est l’axe de rotation : l’axe des pôles.

1. LES SURFACES DE REFERENCES EN GEODESIE


La Terre est une surface en
équilibre. La surface du niveau moyen
des mers et océans au repos n’a
pourtant pas une forme régulière et
ne coïncide ainsi pas avec un ellipsoïde
de révolution : elle n’est pas régulière
Fig. 1 ellipsoïde et géoïde
mais ondulée, présente des creux et
des bosses (fig.1.). Par exemple, la
surface de la mer se bombe au-dessus d’un volcan et se creuse au-dessus des grandes
fosses océaniques parce que les reliefs créent des excès ou des déficits de matière
produisant ainsi des variations locales du champ de pesanteur. Or la surface d’un fluide
en équilibre est en tout point normal aux forces de pesanteur : on dit qu’elle est
équipotentielle du champ de pesanteur. La Terre, non rigide, peut être considérée
comme un fluide ; la direction des forces de pesanteur varie d’un endroit à un autre en
raison de la répartition hétérogène de la matière composant la Terre ; sa surface n’est
donc pas régulière.

1.1. LA SURFACE TOPOGRAPHIQUE :


C'est la surface physique de séparation de l'atmosphère ou de la mer avec la Terre
solide . Cette surface est très irrégulière, elle varie de -11000m à + 8800m par rapport
au niveau de la mer. C'est sur cette surface que sont situées les stations d'observation.

1.2. LE GEOÏDE
C'est une équipotentielle du champ de pesanteur correspondant au niveau moyen des
mers. Cette surface est irrégulière mais à courbure très
lentement variable, elle comporte des trous et des bosses
de quelques centaines de mètres. Il est la surface de
référence pour la détermination des altitudes, autrement
dit la surface de niveau zéro. En réalité, la référence en
altitude dépend du choix du repère fondamental et du
système d’altitude. Il s’ensuit que la surface de niveau
zéro est légèrement différente du géoïde ; l’écart est

Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 2


COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

constant et représente l’altitude du point fondamental au-dessus du géoïde. L'écart


entre la surface topographique et le géodïe s'appelle le relief. On peut dire de manière
simple que le géodïe représente la Terre débarrassée de son relief.

Remarque : Lorsque le topographe cale la bulle de son niveau, il matérialise un plan


tangent au géoïde qui correspond à la surface d’équilibre des eaux On obtient ainsi
partout l’orientation de la verticale physique d’un lieu. Il est intéressant de noter
qu’aucune autre référence n’offre de telles facilité[Link].

1.3 Ellipsoïde de révolution


C'est une surface géométrique
simple donnant une approximation du
géodïe. Cette surface est un ellipsodïe
de révolution engendré par une ellipse
tournant autour du petit axe. Le petit
axe est proche de l’axe de rotation de
la Terre et le centre proche du centre
de gravité. (de demi-longueur b,fig. 2),
Fig. 2 : Ellipsoïde de révolution cette rotation engendre un cercle
équatorial de rayon a.

*** Les dimensions de l’ellipsoïde sont déterminées en comparant la distance par


mesures géodésiques et les mesures astronomiques entre deux points d’un même
méridien.

Un méridien est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan contenant l’axe


des pôles : c’est donc une ellipse.

Une parallèle est l’intersection de la surface de l’ellipsoïde avec un plan perpendiculaire


à l’axe des pôles : c’est donc un cercle

NB : Il n’existe pas un ellipsoïde global unique mais plusieurs ellipsoïdes locaux définis
pour chaque pays, chacun adoptant un ellipsoïde le plus proche possible du géoïde local.
Ceci explique que les ellipsoïdes diffèrent d’un pays à l’autre. Pour la géodésie française,
on utilise l’ellipsoïde défini en 1880 par Clarke et dont les caractéristiques, très
légèrement modifiées par l’IGN par rapport à l’ellipsoïde initial, sont les suivantes :

(𝑎 + 𝑏)
• 𝑅𝑎𝑦𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑅 = = 6367.38210.10 𝐾𝑚
2
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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

Clarcke 1880 est l’ellipsoïde de référence actuellement utilisé comme surface de


projection pour l’établissement des cartes et plans assez étendus. Il a été choisi le
plus proche possible du géoïde, ces écarts entre géoïde et ellipsoïde ne dépassent pas
14 m.

𝑎2 −𝑏2
N.B il existe une excentricité seconde défini par la formule suivate :𝑒 ′′ = √ 𝑏2

***Autres ellipsoïdes***

2. TECHNIQUES SPECIFIQUES
L'astro-géodésie comme son nom l'indique fait intervenir des mesures sur des astres à partir
de points sur la Terre pour déterminer des positions et des directions sur Terre. Un chapitre
spécial est consacré à cette technique dans ce cours.
La géodésie terrestre et la topométrie: on appelle ainsi les techniques de mesures qui se font
d'un point à un autre point sur la Terre. Ces techniques utilisent des mesures d'angles
horizontaux et verticaux, et de distance. On peut dire qu'entre la géodésie et la topométrie la
différence joue sur la distance entre les points mesurés et donc on fera des approximations en
topométrie qui ne sont pas applicables en géodésie. Dans ce cours on suppose que la topométrie
est enseignée en parallèle et donc on s'intéresse aux particularités de la géodésie.
Les techniques spatiales de positionnement : les mesures se font entre des points de la Terre
et des objets extra terrestres. Ces objets sont souvent proches de la Terre (satellites) mais
peuvent aussi être très loin (radio sources extragalactiques). Les mesures se font sur des ondes
électromagnétiques qui sont émises soit par l'objet soit par une balise au sol et qui sont reçues
par un récepteur soit au sol soit embarqué dans un satellite. En simplifiant on peut dire que le
principe consiste en des mesures de distances et à un positionnement dans l'espace. Un chapitre
est consacré à ces techniques dans ce cours.
Le nivellement et la gravimétrie :

Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 4


COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

Ces deux techniques servent à la détermination de l'altitude. Le nivellement est une technique
de mesure d'une différence géométrique de hauteur et la gravimétrie permet de mesurer
l'intensité de l'accélération de la pesanteur (g). Dans ce cours un chapitre est consacré à la
notion d'altitude et de mesures de gravité mais les techniques de mesures de nivellement sont
supposées traitées dans un cours de topométrie.
Les techniques inertielles : il s'agit de mesurer l'accélération et la direction d'un véhicule et
d'en déduire sa position instantanée et sa vitesse. Les instruments utilisés sont des gyroscopes
et accéléromètres. Ces techniques ne sont pas étudiées dans ce cours.

3. RELATIONS AVEC LES DISCIPLINES VOISINES


Les relations avec les disciplines voisines peuvent être selon le cas qualifiées par le fait que la
discipline va être une discipline de base, connexe ou utilisatrice.
Les mathématiques, la physique et l'informatique sont les disciplines de base car ce sont les
outils de la géodésie. La géodésie utilise dans les mathématiques particulièrement l'algèbre,
l'analyse, la géométrie, les statistiques, le traitement du signal. Dans la physique c'est
particulièrement la mécanique, la gravitation, l'optique, la propagation des ondes qui intéressent
la géodésie. Enfin l'informatique est utilisée majoritairement pour des traitements numériques
mais aussi un peu pour la gestion de données.
Les sciences connexes sont les sciences qui font des échanges dans les deux sens avec la
géodésie: elles ont besoin de la géodésie et la géodésie a besoin d'elles. On citera en particulier
:
L'Astronomie: on a vu dans la partie historique que l'on ne peut pas vraiment dissocier la
géodésie et l'astronomie dans sa composante astrométrie optique. En particulier l'astronomie
fournira jusqu'au milieu du 20ème siècle le seul moyen de faire un positionnement absolu sur
Terre. Ce lien reste très fort au niveau scientifique car la géodésie spatiale et particulièrement
les réseaux géodésiques mondiaux permettent de déterminer la position instantanée du pôle et
la variabilité de la rotation terrestre. Une des techniques de géodésie spatiale, le VLBI, est
aussi une technique de radio-astronomie . Enfin le référentiel céleste et le référentiel
terrestre sont définis conjointement à partir des mesures spatiales sur le réseau mondial
(ITRF).
La Géophysique :
La géodésie est pour les géophysiciens un outil de mesure de déformation de l'écorce
terrestre. L'apparition de géodésie spatiale a été un événement essentiel pour les
géophysiciens car elle a permis enfin de faire des mesures intercontinentales, mesures
impossibles par les techniques de mesures angulaires. En particulier la grande précision des
mesures spatiales (quelques millimètres à des milliers de kilomètres de distances) permet de
vérifier et d'améliorer les modèles de mouvements des plaques tectoniques, modèles bâtis au
départ sur des observations géologiques qui permettent en remontant très loin dans le temps
et en constatant de grand déplacement d'appréhender des déplacements de quelques
centimètres par an. La géodésie spatiale permet de mesurer ces déplacements sur de très
courtes périodes (annuelles par exemple).
Les techniques de géodésie sont utilisées aussi pour des déformations plus locales comme les
tremblements de Terre ou des déformations de Volcans.

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

La géodésie fournit les données de déplacements qui permettent ensuite aux géophysiciens de
faire des modèles de la dynamique de la Terre.
L'océanographie : la surface des océans joue un très grand rôle en géodésie puisqu'elle visualise
la surface de référence des altitudes (géodïe). La géodésie contribue à la détermination de
cette surface en particulier en faisant des mesures altimétriques à partir de satellites (mesure
de la hauteur du satellite au-dessus du niveau de la mer). La géodésie permet de positionner
très précisément le satellite dans un référentiel mondial et on peut ainsi vérifier les variations
du niveau de la mer comme par exemple le phénomène du El Nino ou la montée globale du niveau
des mers due à l'effet de serre.
La météorologie: très tôt la géodésie s'est inquiétée de la correction des observations d'angles
et de distances due à la traversée de l'atmosphère. La géodésie spatiale est-elle aussi très
sensible à ce phénomène et selon les techniques de calculs elle a besoin de modèles
atmosphérique (ionosphère, troposphère) ou bien contribue à l'aide de ses propres
observations à la détermination de ces modèles.
Les techniques spatiales : il s'agit ici des techniques liées à la fabrication et aux lancements de
satellites dans l'espace. Ces techniques fournissent évidemment à la géodésie les outils mais la
géodésie permet aussi de contribuer à l'orbitographie des satellites par mesures entre des
stations géodésiques au sol et les satellites.
Enfin on trouvera les utilisateurs de la géodésie dont la liste est difficile à établir et dont on
donne quelques exemples dans ce qui suit :
L'utilisateur historique et privilégié est la cartographie. Pour établir une carte il faut d'abord
avoir des points géodésiques qui permettent d'appuyer les levés topographiques ou
photogrammétries. La géodésie fournit ainsi le référentiel et la représentation plane dans
lesquels sera représentée la carte. La version moderne est la carte numérisée gérée par des
SIG (Système d'Information Géographiques). Les utilisateurs de SIG (géographes, écologistes,
forestiers, aménageurs, etc…) sont donc aussi des utilisateurs de géodésie. En effet leur but
est de reporter sur la carte numérique des données thématiques qui correspondent à leur
application. Le positionnement de ces données peut se faire en repérant des détails sur la carte
mais peut aussi être déduit d'un positionnement sur le terrain par exemple par la technique
spatiale GPS (mobilier urbain, suivi d'animaux, …). On trouve d'autres utilisateurs dans
l'aménagement du territoire qui tracent leur projet sur un plan, une carte et qui ont besoin
ensuite d'un positionnement sur le terrain (implantation). Enfin, avec les techniques de
positionnement en temps réel apparaissent de nouveaux utilisateurs pour le guidage d'engins
(travaux publics, bâtiments, agriculture, …).

4. LE PLAN, LA CARTE:
Pour représenter la Terre on transforme l'ellipsodïe en un plan par une transformation
mathématique dite représentation plane. Il existe de nombreuses représentations planes,
quelques unes seront étudiées dans ce cours.
Cette transformation permet entre autre de simplifier les calculs topométriques.

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 2 : GENERALITES SUR LA GEODESIE

Exercice 1
1) Définir les termes suivants : topographie, géodésie, topologie, cartographie,
géoïde, canevas, méridien, parallèle, ellipsoïde de révolution mouvements épirogénique.

2) Quelles sont les caractéristiques d’un ellipsoïde ?

3) Calculer l’excentricité e2 d’un ellipsoïde tel que a=6 378 888.000m

Et b=6 356 911,946m

Calcule son rayon moyen R (km)

4) Comment sont déterminés les dimensions d’un ellipsoïde ?

5) si a=6378137.000 et f=1/298.257025 calculer son demi-petit axe(b)

6) quelle différence faite-vous entre géoïde et ellipsoïde ?

7) citer deux disciplines étant en relation avec la géodésie.

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Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie

Module 2 : Généralités de la Géodésie

 Module 3 : Les projections

Module 4 : Les systèmes de référence

Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

Module 6 : Le canevas géodésique classique

Module 7 : Les observations et les calculs

Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique…………………….…./………………..…….
COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

TABLE DE MATIERE

TABLE DE MATIERE ............................... ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

1. INTRODUCTION.................................................................................................................2

2. LES DIFFERENTS TYPES DE PROJECTION ..................................... 3

2.1. PROJECTIONS CONIQUES..............................................................................................3

2.2. PROJECTIONS CYLINDRIQUES....................................................................................4

2.4. AUTRES PROJECTIONS ...................................................................................................5

3. REPRESENTATIONS PLANES DE L'ELLIPSOÏDE................................ 5

3.1 DEFINITIONS ......................................................................................................................5

3.2. CALCUL DU MODULE LINEAIRE .................................................................................6

3.3 INDICATRICE DE TISSOT.............................................................................................6

3.4. ALTERATIONS LINEAIRE ET ANGULAIRE ............................................................6

3.4.1. TRIANGLE SPHERIQUE............................................................................................6

3.4.2.L’EXCES SPHERIQUE................................................................................................7

[Link] DE LEGENDRE.........................................................................................7

3.4.4 CLASSIFICATION PAR LA FORME DU CANEVAS DES

REPRESENTATION ................................................................................................................8

Exercices ..................................................................................................................................9

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

1. INTRODUCTION
Les Anciens pensaient que la Terre était une sphère ou un plan. Les travaux
théoriques de Huyghens et Newton, puis les mesures du rayon de courbure de la
méridienne ont fait préférer, dès le 17 e siècle, une image ellipsoïdale de notre planète.
La géodésie contemporaine a montré que ce modèle était lui-même insuffisant : par
rapport à un ellipsoïde de révolution, même convenablement choisi, le géoïde présente
des irrégularités atteignant une centaine de mètres. Néanmoins, le modèle ellipsoïdal
reste largement suffisant, du moins tant qu'on dissocie la recherche des coordonnées
géographiques de celle de l'altitude.

L’objectif des projections est d’obtenir une représentation plane du modèl e


ellipsoïdal de la surface de la Terre. L’intérêt majeur réside alors dans les valeurs
métriques, beaucoup plus facilement exploitables, en particulier pour les mesures de
distance. Mais une projection ne peut jamais se faire sans qu’il y ait de déformations.
Pour s’en convaincre, il suffit d’essayer d’aplatir la peau d’une orange ! Néanmoins, par
calcul, il est possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans le but
de minimiser certaines déformations. On choisit alors :

• soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)

• soit de conserver localement les angles (projections conformes)

• soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections


équidistantes)

• soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les


surfaces (projections dites aphylactiques).

Dans tous les cas, aucune projection ne peut conserver toutes les distances.
On introduit alors les notions de module linéaire et d’altération linéaire. Aujourd’hui, la
plupart des projections utilisées en géodésie et topographie sont conformes. La
cartographie à petite échelle utilise souvent des projections équivalentes.

Une autre façon de classer les projections planes est de s’intéresser à leur
canevas, c’est-à-dire l’image des méridiens et des parallèles. C’est selon cette approche
que nous allons aborder les grandes familles de projection.

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

2. LES DIFFERENTS TYPES DE PROJECTION


2.1. PROJECTIONS CONIQUES
Dans ce type de représentation, les images
des méridiens sont des demi-droites qui
concourent en un point image du pôle et les
parallèles des arcs de cercles concentriques
autour de ce point. Elles peuvent être réalisées de
deux façons : Tangente Sécante

Fig. 1 et 2. Les projections coniques

Fig. 3. Projection conique conforme de Lambert

Fig. 4. Projection conique équidistante Fig. 5. Projection conique équivalente d’Albers

Fig. 6. Comparaison des


projections coniques conforme
de Lambert et équivalente
d’Albers

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

2.2. PROJECTIONS CYLINDRIQUES


Dans ce type de représentation, l’image des méridiens est un faisceau de droites
parallèles, et l’image des parallèles, un faisceau de droite parallèles, orthogonales à
l’image des méridiens. Elles peuvent réalisées de trois façons :

Directe Oblique Transverse

Figure 7. Les projections cylindriques

Fig. 8. Projection conforme cylindrique Fig. 9. Projection conforme cylindrique


directe de Mercator
transverse de Mercator (UTM)

Fig. 10. Projection cylindrique


transverse équidistante

2.3. Projections azimutales

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

Dans ce type de représentation, les images des méridiens sont des demi-droites
qui concourent en un point image du pôle. Les parallèles sont des cercles entiers
concentriques autour de ce point.

Fig. 11. Projection azimutale équivalente Fig. 12. Projection azimutale


de Lambert équidistante

2.4. AUTRES PROJECTIONS


Il existe encore d’autres types de projection mais leurs utilisations en
cartographie sont beaucoup plus spécifiques, voire difficiles, que celles des trois
grandes familles qui viennent d’être exposées. C’est pourquoi nous ne nous attarderons
pas dessus. Avant de projeter des données géolocalisées, il importe de connaître les
paramètres du datum dans lequel elles sont exprimées, pour éventuellement procéder
à un changement de système.

3. REPRESENTATIONS PLANES DE L'ELLIPSOÏDE


3.1 DEFINITIONS
Tous les systèmes de projection de la surface d’un ellipsoïde sur un plan
déforment les longueurs. Par suite, la représentation plane de l’ellipsoïde n’est qu’une
correspondance ponctuelle et biunivoque entre points de l’ellipsoïde M (λ, φ et points
du plan m (E, N), E pour coordonner Est (ou x) et N pour Nord (ou y) (fig.13.).

Les figures tracées sur l’ellipsoïde seront donc déformées quelle que soit la
représentation adoptée.

Fig.13 : Représentation plane

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3.2. CALCUL DU MODULE LINEAIRE


Soit un arc de courbe sur l’ellipsoïde auquel correspond un arc de courbe sur le
plan (fig.13). On appelle modulelinéaire m le rapport :

Fig. 14 Déformation d’un arc

3.3 INDICATRICE DE TISSOT


m est aussi appelé module de réduction à la projection : c’est le rapport de la
longueur de l’image sur un plan de projection d’une courbe à la longueur de la courbe sur
l’ellipsoïde.
En un point I, l’élément d’arc IJ de longueur dS a pour image de longueur m .
dS= ds. Lorsque J décrit le cercle de centre I de rayon dS, j décrit autour de i une
ellipse de rayon vecteur ds = m . dS. L’image du cercle de rayon dS = 1 est une ellipse
de demi-axes a et b, appelée indicatrice de Tissot

L’indicatrice de
Tissot représente
localement les
variations de m ; elle
change de
dimensions en tout
point.
Fig.15 : Indicatrice de Tissot
3.4. ALTERATIONS LINEAIRE ET ANGULAIRE
Le coefficient d’altération linéaire est défini par :

L’altération angulaire est la différence des angles entre les arcs élémentaires
correspondants, soit

3.4.1. TRIANGLE SPHERIQUE


un triangle geodesique est untriangle defini sur l’ellipsoîde par 3 points (ABC) et limité
par 3 lignes géodesiques. Puisque la géodesique joyant deux point est unique, le
triangle est definie sans embigüté.

Fig. 16 triangle sphérique


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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

3.4.2.L’EXCES SPHERIQUE
Soit un triangle ABC(triangle limités par les grands arcs cercles).

En geometrie, on demontre que la somme des angles (Â+B+C)=200gr, la somme


des angles du triangle spherique est égale à A+B+C=200gr+ε , la quantite(ε ) est appelé
exces spherique et est donnée par : ε(rad)=T/R 2 avec T(Km2)=la suface du triangle, et R
le rayon de l’asphere

Si T=64KM 2, et R=6400Km ε(rad)= T/R 2=64/64002=1/640.000 rad(1dmgr. Il es


annoté que la valeur vraie de 1dmgr =1/636.620

εdmgr=T/64

on poura alors calculer T a l’aide de la formule suivante,

𝑇 = √𝑝(𝑝 − 𝑎)(𝑝 − 𝑏)(𝑝 − 𝑐 )

Or p =P/2 =demi périmetre =(a+b+c)/2


A’’
D’après le théorème de
sinus, T

T=1/2absinC

T= 1/2bcsinA

A+B+C=∏+ε A+B+C=∏ T= 1/2acsin B


B’’ C’’
0
Fig. 17 Triangle plan correspondant

[Link] DE LEGENDRE
Legendre nous enseignes que l’on peut remplacer un triangle sphérique dont les côtés
sont plus petits par rapport au rayon de la sphère, par un triangle plan ayant memes
longueurs des cotés et donc les angles sont ceux du triangle spherique diminué des
ε/3 .

N.B la condition est que les côtés doivent etre inferieur à 200Km.

SI A, B, C, sont les angles du triangle spherique, et A ‘’, B’’,C’’ les angles du triangle
plan correspondant,

 A+B+C=∏+ε=200+ε =180+ε A’’=A-ε/3

B’’=B-ε/
 A’’+B’’+C’’=A+B+C-ε=∏=200gr=180

C’’=C-ε/3

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

3.4.4 CLASSIFICATION PAR LA FORME DU CANEVAS DES REPRESENTATION


Le canevas d'une représentation de l'ellipsoïde de révolution sur un plan est l'image
plane d'un ensemble de méridiens dont les longitudes sont en progression
arithmétique et de parallèles équidistants en latitude. Le tableau 1 et la figure 15
donnent quelques types de représentations classées suivant leurs canevas.

Tableau 1. Classification des représentations planes par la forme du canevas.

Type Images des méridiens Images des parallèles Figure


Polyconique méridien central : droite images des autres cercles centrés sur l'image du 15 a
méridiens quelconques méridien central
Mériconique méridien central : droite images des autres cercles concentriques, centrés 15 b
méridiens quelconques sur l'image du méridien central
Circulaire cercles centrés sur l'image de l'équateur équateur : droite 15 c
images des autres parallèles
quelconques
Conique droites concourant à l'image d'un pôle, arcs de cercles centrés sur 15 d
formant des angles proportionnels à l'image du pôle
l'accroissement des longitudes
Méricylindrique méridien central : droite images des autres droites parallèles 15 e
méridiens quelconques (perpendiculaires à l'image du
méridien central)
Azimutale droites concourant à l'image d'un pôle, angles cercles centrés sur l'image du 15 f
égaux à l'accroissement des longitudes pôle
Cylindrique droites parallèles équidistantes droites perpendiculaires aux 15 g
images des méridiens

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COURS DE GÉODÉSIE : CHAPITRE 3 : Les projections

Exercices
1) Définir : Indicatrice de Tissot, triangles sphérique.
2) Quelles différences faites-vous entre triangles géodésique et triangles
sphérique ?
3) énoncez le théorème de LEGENDRE
4) Calculez les angles du triangle plan correspondant au triangle géodésique A, B, C
donc AB=70Km, BC=80Km, AC=90Km
5) Un triangle sur la sphère terrestre a pour mesures des cotés suivants.
AB=40Km, BC=60Km, CA= 70Km
a) Calculez sa superficie
b) Calculez l’excès sphérique en radians, en déci-milligrades puis en degré
c) Calculez les angles du triangle sphérique en degré.

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Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités
Module 3 : Les projections
 Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence

Table des matières


Table des matières .......................................................................................................................... 1
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 2
2 DÉFINITION DES SYSTÈMES DE RÉFÉRENCES ET DE
COORDONNÉES .......................................................................................................................... 2
2.1 SYSTEME DE REFERENCE GEODESIQUE (DEFINITION)...................................... 2
2.2 COORDONNEES ASSOCIEES AU SYSTEME DE REFERENCE
GEODESIQUE .............................................................................................................................. 3
2.2.1 COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES CARTESIENNES
GEOCENTRIQUES .................................................................................................................. 3
2.2.2 COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES
GEOGRAPHIQUES .................................................................................................................. 3
2.2.3 COORDONNEES PLANES ................................................................................... 4
2.2.4 ELEMENTS DE DEFINITIONS DE CHAQUE TYPE DE
COORDONNEES ...................................................................................................................... 4
3 TRANSFORMATIONS DE COORDONNEES ........................................................................ 7
3.1 CHANGEMENT DE SYSTEME DE REFERENCE ............................................................. 7
3.1.1 EN COORDONNEES CARTESIENNES: ......................................................... 7
3.1.3 EN COORDONNEES GEOGRAPHIQUES : FORMULES DE
MOLODENSKI SIMPLIFIEES. ........................................................................................... 7
3.2 TRANSFORMATION DE COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES
CARTESIENNES EN GEOGRAPHIQUES .......................................................................... 8
3.4 TRANSFORMATION DE HAUTEUR AU-DESSUS DE L'ELLIPSOÏDE
EN ALTITUDE .............................................................................................................................. 9
4 EXEMPLES DE SYSTEMES DE REFERENCES .................................................................... 10
4.1 LE SYSTEME GEODESIQUE FRANÇAIS : LA NTF .................................................. 10
4.2 LE RESEAU GEODESIQUE FRANÇAIS (LE RGF)...................................................... 11
4.2.1 DESCRIPTION GENERALE .............................................................................. 11
Exercices 4.1 ......................................................................................................................... 14
Exercice 4.2 ........................................................................................................................... 14

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
INTRODUCTION
Avant le développement des techniques spatiales de positionnement, les
géomètres n'utilisaient généralement qu'un seul système de référence géodésique , une
projection associée (Lambert conforme), un système de référence altimétrique (NGF-
IGN69). L'essor rapide du système GPS a profondément modifié la situation. Le GPS
s'appuie sur un réseau de poursuite dont les coordonnées sont exprimées en WGS84.
Les orbites radiodiffusées utilisent implicitement ce système. Cependant le système
de référence dans lequel on obtient les coordonnées finales des points d'un réseau ou
d'un chantier dépend :
• Du type de positionnement (absolu, différentiel)
• Du type d'orbites utilisées
• Du rattachement éventuel à une référence géodésique existante, mondiale ou
nationale. Du choix de la référence dans laquelle on veut exprimer les coordonnées
finales et du niveau d'exactitude du rattachement à cette référence découleront, dans
une large mesure, les spécifications d'observations et de traitement. On rappelle dans
ce chapitre les notions fondamentales sur les systèmes de référence et de
coordonnées, avant d'aborder quelques cas classiques liés à GPS. Il est fait appel à
l'ensemble des notions de géodésie exposées dans les chapitres précédents. On suppose
en outre connues les applications géométriques du calcul matriciel (changements de
repères 3D).
2 DÉFINITION DES SYSTÈMES DE RÉFÉRENCES ET DE COORDONNÉES
2.1 SYSTEME DE REFERENCE GEODESIQUE (DEFINITION)
Z


k


j
O
 Y
i

X
Figure1 : Système de référence géodésique.
Un système de référence géodésique est un repère orthogonal affine (O,i,j,k) tel que :
• O est proche du centre des masses de la Terre (à quelques centaines de mètres
pour les systèmes réalisés par géodésie terrestre, à moins de 10 m pour ceux réalisés
par géodésie spatiale)
• OZ est proche de l'axe de rotation terrestre
• OXZ est proche du plan méridien origine
• ⃗⃗ ‖ = 1
‖𝑖‖ = ‖𝑗⃗‖ = ‖𝑘
Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 2
COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
Dans un système de référence géodésique un point de la croûte terrestre est quasiment
fixe bien qu'il soit soumis à de faibles mouvements dus aux marées terrestres
(amplitude inférieure à 30 cm), à la surcharge océanique et aux mouvements tectoniques
globaux ou locaux (vitesse inférieure à 10 cm/an).
2.2 COORDONNEES ASSOCIEES AU SYSTEME DE REFERENCE GEODESIQUE
2.2.1 COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES CARTESIENNES GEOCENTRIQUES
Z

Ces coordonnées sont les coordonnées


orthonormées traditionnelles (figure 2).
On les appelle souvent "géocentriques", 
M(X,Y,Z)
k
puisque le point O est voisin du centre des
masses de la Terre. Pour tenir compte des 
j
mouvements des points de la croûte O
Y

terrestre on complète les coordonnées
i

(X,Y,Z) par leurs variations temporelles


(composantes de la vitesse) X Y Z . X
Figure :2 : Coordonnées tridimensionnelles
cartésiennes (géocentriques)
2.2.2 COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES GEOGRAPHIQUES
Z

M(,λϕ ,)h

h
M0

méridien O ϕ
origine Y
λ
méridien
X
Figure 3 : Coordonnées tridimensionnelles géographiques.
On associe au repère un ellipsoïde, centré en O, et dont deux constantes ( a, e ou a, b
ou a, f ou a, J2 ) sont fixées conventionnellement. Le plan méridien de M contient l'axe
OZ et la normale à l'ellipsoïde passant par M. La longitude λ est l'angle entre le plan
méridien origine et le méridien de M (figure 3). La latitude ϕ est l'angle entre la normale
à l'ellipsoïde passant par M et le plan équatorial. La hauteur h au dessus de l'ellipsoïde
est la distance comptée le long de la normale entre l'ellipsoïde et M, positivement vers
l'extérieur de l'ellipsoïde.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
2.2.3 COORDONNEES PLANES
Une représentation plane (on dit aussi
Z
projection) transforme l'ellipsoïde en un plan
M(,λϕ ,)h
(figure 4). A tout point de l'ellipsoïde de
M0
h coordonnées ( λ, ϕ) correspond un point sur le
plan de coordonnées cartésiennes (E, N ou x, y).
ϕ On remarque que dans cette transformation la
O
connaissance de h n'est pas nécessaire (ou est
Y
λ
perdue). Une représentation plane est définie
X pertede par des fonctions, des paramètres de définition
l'information h
(méridien ou parallèle central, échelle sur
N l'isomètre centrale,...)
M (E,N )
E=E(λ, ϕ)
E N=N(λ, ϕ)
Figure 4 : Coordonnées géographiques et planes
cartésiennes.

2.2.4 ELEMENTS DE DEFINITIONS DE CHAQUE TYPE DE COORDONNEES


Tableau 1 : Éléments de définition des types de coordonnées.
X,Y,Z λ,ϕ,h. E ,N, h
système géodésique
ellipsoïde
méridien origine
projection
unité linéaire
unité angulaire
Chaque type de coordonnées est défini à partir d'éléments nécessaires et suffisants qui
figurent dans le tableau 1. Par exemple pour définir des coordonnées planes il faut préciser
la projection, l'ellipsoïde, le méridien origine, le système géodésique ainsi que l'unité linéaire
utilisée. On notera que dans ce tableau et dans la suite du chapitre, les coordonnées en
projection sont notées E et N, pour éviter la confusion avec les coordonnées géocentriques X,
Y, Z.
Système de référence altimétrique et altitude (définition)
L'altitude d'un point de la surface topographique est de manière très approchée la distance
entre le point et une surface de référence appelée géoïde (figure 5). Le géoïde est une
équipotentielle du champ de pesanteur (W=Wo) qui correspond approximativement au niveau
moyen des mers.
M

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
Figure 5 : Altitude.
Plus rigoureusement l'altitude est définie par:
1
𝐻𝑀= 𝛾 × ∮ × 𝑑𝑊
H Avec :
• dW = g dh⋅ quantité de travail à fournir
géoïde
dans le champ de pesanteur pour déplacer une
masse unité du géoïde au point M.
• γ une valeur moyenne conventionnelle de la
pesanteur. L'expression conventionnelle prise
pour γ ( pesanteur normale sur l'ellipsoïde pour une latitude de 45°, valeur moyenne de
la pesanteur réelle, valeur moyenne de la pesanteur normale) définit le type d'altitude
(dynamique, orthométrique, normale)
Un système de référence altimétrique est défini par :
• un point fondamental: point pour lequel on fixe arbitrairement l'altitude. Ce point
est généralement proche d'un marégraphe et rattaché au "niveau moyen des mers"
• un type d'altitude : dynamique, orthométrique, normal.
2.3 Réalisation d'un système de référence
Un système de référence n'est pas directement accessible à l'expérience. La
réalisation se fait implicitement en exprimant la position de points dans le système de
référence par des coordonnées (et éventuellement des vitesses). Le système de
référence est donc rendu accessible à l'utilisateur par un réseau qui est un ensemble
de points matérialisés physiquement, avec leurs coordonnées estimées et
éventuellement leurs variations temporelles. Les coordonnées estimées dépendent des
observations utilisées ainsi que des processus d'estimations (ensemble des algorithmes
et constantes).
On distingue deux types de réalisations:
• les réalisations cinématiques dans lesquelles on donne les coordonnées et vitesses
des points (réseau géodésique, ensemble des stations de poursuite de satellites, réseau
de nivellement).
• les réalisations dynamiques dans lesquelles on donne les trajectoires ou
éphémérides des satellites appartenant à un système de positionnement (exemple : la
constellation des satellites GPS qui réalise le système de référence WGS84, dans le
cas d'un positionnement en point isolé basé sur les éphémérides radiodiffusées).
Pourquoi de nombreux systèmes ?
Un système dépend de la technique d'observation utilisée pour le réaliser et l'exploiter:
géodésie terrestre, géodésie spatiale. L'amélioration des techniques d'observations
rend d'autre part la réalisation de plus en plus précise et augmente les exigences des
utilisateurs en matière de précision. L'étendue des systèmes géodésiques s'est élargie
progressivement: limitée à un pays ou à un continent en géodésie terrestre (à cause des
océans), elle est devenue mondiale avec la géodésie spatiale. Une unification en est la
conséquence.
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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
En général, dans un pays, plusieurs systèmes coexistent pour des raisons pratiques et
historiques (on ne peut pas refaire instantanément toute une cartographie) mais aussi
pour des raisons légales ou réglementaires.
Les méthodes de réalisations
En géodésie terrestre on réalise deux réseaux distincts:
• un réseau planimétrique qui est défini par:
- un point fondamental (point pour lequel on prend comme coordonnées
géographiques des coordonnées issues d'observations astronomiques: en ce point la
normale à l'ellipsoïde et la normale au géoïde (verticale) sont confondues (figure 6).
- les observations sont des mesures d'angles et de distances entre points proches
de la surface terrestre, des mesures d'angles et de temps sur les étoiles en astronomie.
- un réseau altimétrique qui est défini par:
- un point fondamental proche d'un marégraphe
- les observations qui sont des mesures de nivellement géométrique et de
gravimétrie Les coordonnées obtenues sont bidimensionnelles + unidimensionnelles (
2D+1) : λ, ϕ, H ou E, N, H.
Les systèmes géodésiques issus de la géodésie terrestre sont donc locaux (nationaux,
continentaux), le sommet du repère O peut être à quelques centaines de mètres du
centre des masses de la Terre.
En géodésie spatiale :
Les observations sont des mesures radioélectriques (Doppler, phase, temps de
propagation) sur des satellites ou des objets extragalactiques: Transit, GPS, Doris,
VLBI, Laser. Les coordonnées obtenues sont tridimensionnelles (3D) : X, Y, Z ou λ ,ϕ,
h.
Les systèmes géodésiques issus de la géodésie spatiale sont globaux, le sommet O est
à quelques mètres du centre des masses de la Terre, et même quelques centimètres
pour les meilleures réalisations.
(pointfondamental ) Les ellipsoïdes associés ont des
dimensions qui peuvent différer de
quelques centaines de mètres d'un
ellipsoïdelocal système à l'autre. Il n'y a en effet pas
de solution unique au problème de la
modélisation de la Terre par un
géoïde ellipsoïde. Les paramètres ont été
ellipsoïdeglobal
déterminés de différentes manières

Figure 6 : Ellipsoïde global, ellipsoïde local.


(mesure d'arc de méridien, mesures de pesanteur reparties sur toute la Terre,
exploitation de mesures géodésiques sur satellites) et les mesures se sont accumulées
et affinées progressivement.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
3 TRANSFORMATIONS DE COORDONNEES
3.1 CHANGEMENT DE SYSTEME DE REFERENCE
3.1.1 EN COORDONNEES CARTESIENNES:

Z1 Pour passer du système géodésique SG1


(O,1 i1 j k1, 1) au système géodésique SG2 (O
εZ 
k2 i2, 2, j2,k2 ) on effectue une similitude
 O2
j spatiale (figure 7) qui est le produit de
k1 2

trois transformations :
i2
O1
• translation de composantes TX , TY ,
i1
j
εY Y1
TZ (en raison de la non-coïncidence de O1
1

εX et O2 )
X1 • rotation dans l'espace R (à cause du
Figure7 : Changement de système de référence. non-parallélisme des axes)
  • homothétie K (changement
d'échelle : ‖𝑖⃗⃗⃗‖
1 ≠ ‖𝑖⃗2 ‖)

3.1.3 EN COORDONNEES GEOGRAPHIQUES : FORMULES DE


MOLODENSKI SIMPLIFIEES.
Pour changer de système de référence en coordonnées géographiques, il est en principe
nécessaire de passer des géographiques aux cartésiennes, d'effectuer le changement
de système ;puis de repasser aux coordonnées géographiques dans le nouveau système.
Du fait que les systèmes d'axes sont proches l'un de l'autre, on a pu mettre au point
des formules évitant l'intermédiaire des cartésiennes.
206265
∆𝜆′′ = (−𝑇𝑠𝑖𝑛 𝜆 + 𝑇𝑦 cos 𝜆)
𝑣𝑐𝑜𝑠𝜑

206265
𝛥𝜑′′ = ( −𝑇𝑥 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝜆𝑐𝑜𝑠 − 𝑇𝑌 𝑠𝑖𝑛𝜑𝜆𝑠𝑖𝑛 + 𝑇𝑍 𝑐𝑜𝑠𝜑 + (𝑎𝛥𝑓 + 𝑓𝛥𝑎)𝒈𝑠𝑖𝑛2𝜑
𝜌
𝛥ℎ = 𝑇 𝑥 cos 𝜑 𝑐𝑜𝑠𝜆 + 𝑇 𝑌 𝑐𝑜𝑠𝜑 𝑠𝑖𝑛𝜆 + 𝑇𝑍 𝑠𝑖𝑛𝜑 + (𝑎 𝛥𝑓
+ 𝑓𝛥𝑎)𝑠𝑖𝑛2 𝜑 − 𝛥𝑎
On rappelle les expressions du rayon de courbure de l'ellipse méridienne et de la
𝑎(1−𝑒 2 ) 𝑎
grande normale : 𝜌= 𝑁=
√1−𝑠𝑖𝑛2 𝜑 √1−𝑠𝑖𝑛2 𝜑
On peut indifféremment calculer ρ et N avec l'un ou l'autre des ellipsoïdes. Il existe
des formules plus complètes, tenant compte des rotations et du facteur d'échelle.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
3.2 TRANSFORMATION DE COORDONNEES TRIDIMENSIONNELLES
CARTESIENNES EN GEOGRAPHIQUES
Les formules de passage des coordonnées géographiques (λ,ϕ, h ) aux coordonnées
cartésiennes, sans changement de système de
référence, découlent des propriétés de
l'ellipsoïde de révolution. Les coordonnées
géographiques du point M0 , projection de M sur
l'ellipsoïde (figure 8), sont (λ,ϕ, 0). Ses
coordonnées cartésiennes sont :

Figure 8 : Transformation de coordonnées géographiques en cartésiennes.

𝑐𝑜𝑠𝜆𝑐𝑜𝑠𝜑
𝑋=𝑎 = 𝑁 cos 𝜆 𝑐𝑜𝑠𝜑
𝑤
𝑎(𝑠𝑖𝑛𝜆𝑐𝑜𝑠𝜑)
𝑌= = 𝑁 𝑠𝑖𝑛 𝜆𝑐𝑜𝑠𝜑
𝑤
sin 𝜑
𝑍 = 𝑎(1 − 𝑒 2 ) 𝑤 = N(1 − 𝑒 2 ) sin 𝜑 avec 𝑤 = √1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜑
On en déduit facilement celles de M, qui sont données ci-dessous (partie gauche du
tableau).
Le passage inverse fait appel à un algorithme itératif (partie droite).

Tableau 2 : Conversion de géographiques en cartésiennes géocentriques, et


réciproquement.
λ, ϕ, h ⇒X, Y, Z X, Y, Z⇒λ, ϕ, h
𝑋𝑀 = (𝑁 + ℎ)𝐶𝑜𝑠𝜙𝐶𝑜𝑠𝜆 𝑃 = √(𝑋 2 + 𝑌 2 )
𝑌𝑀 = (𝑁 + ℎ)𝐶𝑜𝑠𝜙𝑆𝑖𝑛𝜆 𝑌 𝑌
𝑍𝑀 = 𝑁(1 − 𝑒 2 + ℎ)𝑆𝑖𝑛𝜙 𝜆 = arctan ( ) = 2 arctan ( )
𝑋 𝑌+𝑃
𝑎 𝑍
𝑁= 𝜑0 = arctan ( )
√1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜑 𝑃
𝑊 = √(1 − 𝑠𝑖𝑛2 𝜑)
𝐴
𝑁=
𝑊
ℎ = 𝑝 𝑐𝑜𝑠 𝜑0 + 𝑍 sin 𝜑0 − 𝑎𝑤
−1
𝑍 𝑁𝑒 2
𝜑 = arctan ( (1 − ) )
𝑃 𝑁+ℎ
1
𝑆𝑖 |𝜑 − 𝜑0 | > 𝜀 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝜑0 = 𝜑 𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟 𝐻𝑀 = ∮ 𝑑𝑤
𝛾

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
3.3 TRANSFORMATION DES COORDONNEES GEOGRAPHIQUES EN
COORDONNEES PLANES
Les représentations planes d'un ellipsoïde sont étudiées dans le chapitre consacré à la
géodésie géométrique. En géodésie et en topographie, on utilise exclusivement des
représentations conformes. Les représentations coniques conformes directes
(Lambert) et cylindrique conforme transverse (Mercator transverse) sont parmi les
plus utilisées, les formules correspondantes se trouvent dans le chapitre cité. En
France, on peut être amené à se servir de :
• La représentation conique conforme directe de Lambert en quatre
zones, associée au système de référence géodésique de la Nouvelle
Triangulation Française (NTF). Ce sont le système et la représentation
légaux.

• La représentation Lambert 93 avec le système géodésique du Réseau


Géodésique Français (RGF), destiné à remplacer la NTF.

• La représentation Universal Transverse Mercator (UTM), avec le


système de référence Europe 50 (ED50) ou WGS84, pour les usages
militaires.

Il est important de remarquer qu'un changement de projection s'accompagne


généralement d'un changement de référence géodésique. Par exemple, pour
passer de Lambert zone I (NTF) en UTM fuseau 31 (ED50), on transforme les
coordonnées planes en géographiques NTF (ellipsoïde Clarke 1880, méridien
origine Paris), puis en géographiques ED50 (ellipsoïde International, dit aussi
Hayford 1924, méridien origine Greenwich), enfin en UTM fuseau 31.

3.4 TRANSFORMATION DE HAUTEUR AU-DESSUS DE L'ELLIPSOÏDE EN


ALTITUDE
Suivant que le type d'altitude est orthométrique ou normal, la relation entre
la hauteur ellipsoïdale h et l'altitude H est théoriquement (figure 9) :

h = N + H (O) (11) h =ζ+ H (N ) (12)

N est la hauteur du géoïde, ζ l'anomalie d'altitude. L'origine théorique des


altitudes orthométriques est le géoïde. Pour les altitudes normales, c'est le
quasi-géoïde.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
M surface M W=W(M)
équipotentielle
ζ
U=W(M)
surface Q
()O
H()M sphéropotentielle
h ()N
H()M
A
géoïde M0 géoïde M0
N
ellipsoïde
M' 0 Q0 ellipsoïde
Q0

Figure 9 : Relation entre altitude orthométrique (à gauche) ou normale (à


droite) et hauteur ellipsoïdale.

Cependant, la surface d'altitude nulle ( H = 0) réalisée par le réseau de


nivellement n'est pas confondue avec le géoïde ou le quasi-géoïde idéal, et
encore moins avec un modèle imparfait de géoïde ou quasi-géoïde. L'écart
dépend de la définition du système altimétrique (choix du point fondamental)
et de sa réalisation (erreurs systématiques du réseau), de la définition du
géoïde (constante W0 ) et de sa réalisation (erreurs dans les données). Enfin,
les équations (11) et (12) supposent implicitement que la hauteur du géoïde (ou
du quasi-géoïde) soient exprimée dans le même système de référence
géodésique que la hauteur ellipsoïdale h. En pratique, la hauteur du géoïde ou
l'anomalie d'altitude sont obtenues par rapport à un ellipsoïde et dans un
système géodésique particulier, qui n'est pas nécessairement celui dans lequel
on connaît h. On résout ce problème en adaptant le modèle de géoïde ou de
quasigéoïde au référentiel géodésique, au moyen de points géodésiques
nivelés.

3.5 Organigramme des transformations

4 EXEMPLES DE SYSTEMES DE REFERENCES


4.1 LE SYSTEME GEODESIQUE FRANÇAIS : LA NTF
La Nouvelle Triangulation Française (NTF) est le système légal français
réalisé par géodésie classique (triangulation) de 1898 à 1991. Le point
fondamental est la croix du Panthéon à Paris. Les observations sont
principalement des angles horizontaux, avec un point Laplace (astronomique)
et une mesure de base tous les 300 km.

L'ellipsoïde associé est Clarke 1880 IGN, la représentation plane est celle de
Lambert avec quatre zones : I, II, III, IV.
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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
Le réseau est hiérarchisé (cf. tableau 3), les calculs ont été menés par blocs,
le second ordre s'appuyant sur le premier ordre, le détail sur les 2èmes et
1ers ordres.

Tableau 3 : Structure du réseau NTF.

STRUCTURE ESPACEMENT NOMBRE PRECISION


1er ordre 30 km 800 10-5
2ème ordre 10 km 3 km 5 000 10-5
Réseau Principal 3ème et 60 000 10-5
4ème
ordres
réseau 5ème ordre 20 000 diverse
complémentaire
La comparaison du système NTF avec un système spatial met en évidence des
défauts de la NTF d'amplitude atteignant plusieurs mètres (figure 11). Ces
défauts sont principalement dus au mode de traitement par blocs du 1er
ordre, ainsi qu'à la pauvreté en mesures d'orientation et de distance. Ce
système devient insuffisant pour des utilisateurs de techniques spatiales,
particulièrement GPS, et la réalisation d'un système de qualité spatiale a été
recommandée par le Conseil National de l'Information Géographique (CNIG).

Le géoïde astrogéodésique de Levallois (1970) et le nivellement IGN69 ont


permis d'attribuer une hauteur ellipsoïdale aux points de la NTF. La précision
sur cette hauteur est limitée par celle du géoïde : quelques décimètres en
plaine, jusqu'à 3 mètres en montagne.

4.2 LE RESEAU GEODESIQUE FRANÇAIS (LE RGF)


4.2.1 DESCRIPTION GENERALE
Le but est d'obtenir un réseau, dont on connaît les coordonnées
tridimensionnelles dans un système de référence mondial avec une exactitude
de qualité compatible avec les techniques modernes de positionnement. Le
système de référence géodésique est RGF93, l'ellipsoïde associé GRS80.

Le RGF est composé de trois réseaux:

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
le RRF: le Réseau de Référence Français (figure 12): 23 points déterminés par
géodésie spatiale de grande précision (VLBI, LASER, GPS ultra précis). Tous
les points du RRF sont intégrés dans le réseau européen ETRF89.

Le RBF : le Réseau de Base Français


est constitué d'environ 1000 points
observés en GPS. Presque tous les
points du RBF sont rattachés à des
points proches de la NTF et, en
nivellement, au réseau NGF-IGN69.

Figure 11 : Les déformations de la NTF par rapport à un système spatial


(document IGN).

Le RDF : le Réseau de Détail Français : environ 80000 points de la NTF dont


les coordonnées RGF sont obtenues par des
transformations estimées à ne partir de points
RBF connus à la fois dans le RGF et la NTF.

Les étapes de la réalisation:

Le RRF a été observé entre 1989 et 1993:

mai 1989 : observations GPS pour le réseau


européen: 93 points en Europe, 8 en France

juin 1989: observations VLBI pour le réseau


européen: 6 points dont deux en France

1992: observations VLBI: un point en France

1993: observations GPS des 23 points du RRF

Figure 12 : Le Réseau de Référence Français (document IGN).

Le RBF est réalisé initialement par:

- l'observation de 1100 points (RBF) en GPS en 1994, 1995, 1996

Tableau 4 : Le réseau RGF.

Structure Espacement Nombre Exactitude


RRF: Réseau de Spatial 200 km 23 10-7
Référence

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
RBF: Réseau de RBF: GPS 25 km 1 000 10-6
Base
RDF: Réseau de adaptation des 3 km 80 000 quelques 10-6
Détail coordonnées des
points de la NTF
4.3 Le nouveau réseau géodésique national du Cameroun

Le réseau géodésique national du Cameroun


effectués par la société FUGRO GEOID
pendant l’année 2011. Ce système géodésique
est établi par techniques géodésiques
terrestres à partir des observations du calcul
des 25 points du réseau de premier ordre par
rapport au Core Network de l’International
GNSS Service (IGS), le calcul et l’ajustement par blocs des 510 points du
réseau de second ordre, et enfin la détermination d’une nouvelle surface de
correction altimétrique (CGM11:Cameroon Geoid Model 2011) par adaptation
du modèle global EGM2008 sur un réseau de 130 points GPS nivelés répartis
sur l’ensemble du territoire. La grille CGM11 permet de calculer les altitudes
au-dessus du niveau moyen de la mer dans le référentiel NGAC (Nivellement
Général de l’Afrique Centrale, utilisé au Cameroun) de points mesurés par GPS
sur le territoire. La
représentation plane associée est
UTM (Universal Transverse
Mercator).

Le calcul du réseau géodésique


national du Cameroun a été
effectué dans le référentiel
géodésique ITRF 2008 Epoque
2011.5, correspondant presque
exactement au milieu de la période
d’observation (2011.503).

L’ITRF 2008 correspond à la


dernière réalisation de l’ITRS et,
par conséquent, s’est imposé
comme le référentiel le plus
Figure 10. Schéma du réseau
approprié. Le choix de l’Epoque
: 27 triangles principaux
reliant les 25 points de 1er
2011.5 permet de s’affranchir des
systématismes
ordre liés à une modélisation imparfaite des vitesses des points du
réseau géodésique du Cameroun.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 4 : Les systèmes de référence
Exercices 4.1
1) Définir les termes suivants : Hauteur ellipsoïdale, ellipse méridiennes,
orthodromie, loxodromie,
2) Calculez le rayon de courbure pour un angle φ=90000’00’’ en utilisant les
caractéristiques de l’ellipsoïde de Clarke 1880.
3) En un point M situé à 150 22’33’’Est et à 18016’11’’ Nord sur l’ellipsoïde de Clarke
1880 :
a) Placez ce point M sur l’ellipsoïde
b) Sa grande normale,
c) Calculez le rayon de courbure de son ellipse méridienne,
d) Le rayon de sa parallèle.

Exercice 4.2
1) Définir : système de coordonnée
2) Soit deux points A et B sur l’ellipsoïde, de Herford 1909 (a= 6 378 388.000m
et b =6 356 911.946m) ayant les caractéristiques suivantes : e=0.08199189022

points latitude longitude Altitude(m) Normales (m)

A 08°25’59’’ 3°25’45’’ 7945.175 6378849.165

B 12°30’00’’ 2°15’37’’ 7939.478 6379392.613

Calculez les coordonnées cartésiennes(x, y, z) es point A et B si la normale de


Na Et Nb

3) Si les point 8001 et 8002 sont sur la sphère et ayant pour coordonnées
géodésiques comme indique le tableau suivant : R=6400km

points λ ϕ

8001 45°11’11’’ 09°55’28’’

8002 35°59 ‘31’’ 07°21’33’’

Calculez les coordonnées cartésiennes (x,y, z)des points 8001 et 8002

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Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités de la Géodésie
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
 Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique…………………….…./………………..…….
COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

TABLE DE MATIERE
TABLE DE MATIERE---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 1

1. INTRODUCTION ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 2

[Link] D'UN SATELLITE ARTIFICIEL ------------------------------------------------------------------------------- 2

2.1 OBJECTIFS : -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 2


2.2 PRINCIPES DU MOUVEMENT DU SATELLITE -------------------------------------------------------------------------------------- 3
2.3 LE MOUVEMENT KEPLERIEN : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 3
2.3.1 Le principe -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3

[Link] MESURES ET LES TRAITEMEN TS------------------------------------------------------------------------------------------ 4

3.1 LES TYPES DE MESURES -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 4


3.2. MESURE D'UN TEMPS DE PROPAGATION ALLER ET RETOUR :------------------------------------------------------------------ 5
3.3 LES TRAITEMENTS ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 5

[Link] SYSTEMES DE POSITIONNEMENT---------------------------------------------------------------------------------------- 6

4.1 LE SYSTEME TRANSIT ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 6


4.1.1 le secteur spatial : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 6
4.1.2 le secteur de contrôle : ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 7
4.1.3 Le secteur utilisateur : ------------------------------------------------------------------------------------------------------ 7
4.1.4 les applications et leur précision ---------------------------------------------------------------------------------------- 7
4.2 LE SYSTEME DORIS ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 8
4.2.1 Description du système ------------------------------------------------------------------------------------------------------ 8
4.2.2 Le secteur spati al --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 8
4.2.3 le secteur de contrôle : ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 9
4.2.4 Le secteur utilisateur --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 9
4.2.5 Les applications------------------------------------------------------------------------------------------------------------------10
4.3 LE SYSTEME GPS---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------10
4.3.1 Description du système -----------------------------------------------------------------------------------------------------10
a- Le secteur spatial -------------------------------------------------------------------------------------------------------------10
b- Les différents types de satellites : ------------------------------------------------------------------------------------11
c- Identification des satellites : ---------------------------------------------------------------------------------------------12
d- Le signal satellite : -------------------------------------------------------------------------------------------------------------12
4.3.3 Les principales utilisations du système GPS pour la localisation --------------------------------------13

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

1. INTRODUCTION
Les techniques terrestres de la géodésie montrent certaines limites:

- l'inter-visibilité entre stations impose de placer les stations en hauteur, voir


même de monter des signaux pour que les visées passent

- Les observations sont fortement tributaires des conditions météorologiques

- Les observations ne pouvant se faire en traversant les océans, les réseaux


géodésiques sont établis au niveau national ou continental.

- Les réseaux sont bidimensionnels (planimétrie) et unidimensionnels (altimétrie),


mais ne donnent pas une position tridimensionnelle.

La géodésie tridimensionnelle par satellite est une réponse à ces limites. Elle
regroupe des techniques utilisant des objets n'appartenant pas au voisinage immédiat
de la Terre. Ces objets peuvent être des étoiles, des objets du système solaire
(Lune), des radiosources extragalactiques, des satellites artificiels. On peut dire que
l'astronomie est la plus ancienne technique de la géodésie tridimensionnelle par
satellite (spatiale). La technique de photographie sur fond d'étoiles, qui consiste à
prendre des photos simultanées en des lieux différents d'un pot lumineux (puis de
satellites) en repérant les positions sur le cliché par rapport aux étoiles est une
transition entre les techniques astronomiques et les techniques spatiales qui elles
sont basées sur des mesures sur des ondes électromagnétiques se propageant entre
l'objet de l'espace et des points de la Terre.

L'objet le plus souvent utilisé étant le satellite artificiel, un paragraphe de ce


cours sera particulièrement dédié à son mouvement autour de la Terre. Les principaux
systèmes de positionnement seront décrits, tout particulièrement le système GPS. On
évoquera aussi des techniques très scientifiques comme le Laser et le VLBI (Very
Long Base Inter-ferometry) car elles interviennent dans la réalisation du système de
référence géodésique mondial.

[Link] D'UN SATELLITE ARTIFICIEL


2.1 Objectifs :
Le but de ce paragraphe est de décrire comment on peut exprimer la position
et la vitesse d'un satellite artificiel, à tout instant, dans un repère lié à la Terre. En
effet pour exprimer les relations d'observations en géodésie spatiale (souvent des
distances) il faudra exprimer les coordonnées instantanées du satellite dans le même
repère que la position de la station d'observation sur la Terre.

En sens inverse on verra comment à partir de la position et la vitesse du


satellite dans un repère Terrestre, on peut déduire les caractéristiques de la
trajectoire du satellite. C'est sur ces bases que s'appuie la trajectographie.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

2.2 Principes du mouvement du satellite


Le mouvement du satellite est principalement
régi par l'attraction de la Terre. Cependant d'autres
forces interviennent et l'on peut écrire que la
résultante des forces appliquées au satellite s’écrit
en appliquant la loi fondamentale de la dynamique.

 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗𝒓 = 𝑮𝑺
 M: masse de la Terre m : masse du satellite
 V: potentiel résultant de l'attraction de la
Terre, de la Lune et du Soleil sur le satellite Le potentiel résultant de
l'attraction de la Terre se développe en harmoniques sphériques:

2.3 Le mouvement Képlérien :


2.3.1 Le principe
Rappel des hypothèses :

 Le système Terre satellite est un système isolé


 La Terre est un solide indéformable, constitué de couches sphériques homogènes
 Le centre de gravité de la Terre est en translation par rapport aux étoiles, et peut
être considéré comme le sommet d'un repère inertiel (ou galiléen)
 La masse du satellite est négligeable par rapport à celle de la Terre (M=5,9.10 24 kg)

1ère loi de Képler: la trajectoire d'un satellite est une ellipse dont le centre de
𝑎( 1−𝑒) 2
gravité de la Terre occupe un des foyers 𝒓 = 1+𝑒 cos 𝑣

r: distance satellite, centre de gravité e: excentricité de l'ellipse


a: demi-grand-axe de l'ellipse v : anomalie vraie

2ème loi de Képler: Le rayon vecteur balaie des aires égales pendant des intervalles
𝑟2
de temps égaux :dA = 𝑑𝑣 = 2 𝑑𝑡 avec C constante des aires
𝐶
2

3ème loi de Képler: Les carrés des périodes de révolutions des satellites de la Terre
𝑇2 4𝜋 2
sont proportionnels aux cubes des demi-grands-axes des orbites : =
𝑎3 𝜇

avec la constante géocentrique de gravitation: μ = GM = 3,986005.10 14 m3.s−2 y

2.3.2 Les coordonnées orbitales:

Le repère orbital est défini par :

 origine : G centre de gravité de la Terre


 Gx: dirigé vers le périgée

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

 Gy ⊥ Gx, dans le plan de la trajectoire, orienté dans le sens de parcours de la


trajectoire
 Gz : complète le trièdre.

On suppose connus: a,e,t p (ou M o à to ),μ= GM . On cherche les coordonnées


orbitales (x,y,z), les coordonnées polaires (r,v)

On calcule :

- La période du mouvement et le moyen mouvement à l'aide de la 3ème loi:


1
𝑎3
𝑇 = 2𝜋( 𝜇 )2

- L’anomalie moyenne :M = n(t −t p)

- L’anomalie excentrique par la résolution de l'équation de képler :

𝐸 = 𝑀 + 𝑒𝑠𝑖𝑛 𝐸 ; calcul itératif avec Eo=M

- Les coordonnées orbitales :


𝑥 = 𝑟𝑐𝑜𝑠𝑣 = 𝑎𝑐𝑜𝑠𝐸 − 𝑎𝑒
1
𝑦 = 𝑟𝑠𝑖𝑛 𝑣 = 𝑏𝑠𝑖𝑛 𝐸 = 𝑎(1 − 𝑒2 )2 sin 𝐸

1
𝑟 = (𝑥 2 + 𝑦 2 )2 = 𝑎(1 − 𝑒 𝑐𝑜𝑠𝐸 )

𝑥 cos 𝐸 − 𝑒
cos 𝑣 = =
𝑟 1 − 𝑒 cos 𝐸
1
𝑦 (1 − 𝑒 2 )2 sin 𝐸)
sin 𝑣 = =
𝑟 (1 − 𝑒 cos 𝐸)

𝑣 1 + 𝑒 1/2 𝐸
tan =( ) tan
2 1− 𝑒 2

[Link] MESURES ET LES TRAITEMENTS


3.1 Les types de mesures
Dans les types de mesures on peut citer pour mémoire les mesures de direction en
astronomie tout d'abord par détermination d'angles et de temps, puis en
photogrammétrie sur fond d'étoiles par détermination sur des clichés de
coordonnées par rapport au étoiles à un instant donné. Les mesures actuelles
consistent à déterminer des distances ou des différences de distances, en utilisant
une onde électromagnétique qui est émise soit par le satellite ou l'objet céleste
(satellite actif) soit par un émetteur au sol. Selon le cas on aura un récepteur au sol
ou embarqué dans un satellite on utilisera aussi les termes de systèmes descendants
ou ascendants. Les mesures sur les ondes électromagnétiques sont soit des temps

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

ou des différences de temps de propagation, du Doppler ou des différences de


phases.

3.2. Mesure d'un temps de propagation aller et retour :


L'exemple pour ce type de mesure est
le tir au laser sur satellites ou sur la Lune.
Télescope
Du sol on envoie une impulsion laser qui émetteur
déclenche un chronomètre et va se
réfléchir sur un réflecteur dans l'espace.
A son retour elle est reçue, amplifiée et
provoque l'arrêt du chronomètre. Télescope
récepteur

La mesure est donc l'écart de temps entre


l'émission et la réception et on obtient la distance à l'instant t par : 𝑝 ′ = 2 (𝑡𝑟 − 𝑡𝑒 )
𝐶

C: vitesse de la lumière dans l'atmosphère

ρij √= (𝑋𝑖 − 𝑋 𝑗)2 + (𝑌𝑖 − 𝑌 𝑗)2 + (𝑍𝑖 − 𝑍 𝑗)2 est la distance géométrique entre la
station i et le satellite j

t e et tr sont respectivement les instants d’émission et de réception.

3.3 Les traitements


Les premières méthodes de calculs étaient purement géométriques : le satellite
était considéré comme une mire dans l’espace et les calculs étaient proches des
méthodes terrestres comme la généralisation de la triangulation dans l’espace par des
polyèdres. Cela suppose qu’un ensemble de stations au sol observent simultanément
des arcs de trajectoires de satellites.

Les méthodes de calculs dites orbitales considèrent le satellite en mouvement


dans le champ de gravité et soumis à différentes forces (voir §2). Le problème
devient alors nettement plus complexe puisque de nombreux paramètres
interviennent.

Les différents paramètres que l’on cherche à évaluer en géodésie spatiale sont
résumés dans le tableau ci-dessous :

Paramètres produits

Coordonnées de stations (X,Y,Z) ou (ΔX, ΔY, ΔZ) Positionnement (absolu ou relatif)

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Coordonnées du pôle (xp,yp), UT1, précession, nutation Rotation terrestre


𝑑𝑋 𝑑𝑌 𝑑𝑍
𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑋𝑠, 𝑌𝑠, 𝑍𝑠, 𝑑𝑡 , 𝑑𝑡 , 𝑑𝑡 Orbitographie

Coefficients du potentiel terrestre ( J n,m ,Kn,m ) Champ de gravitation

Paramètres troposphériques, ionosphériques Météorologie

Position de quasars (α, δ) Catalogue de radiosoources

Dans les méthodes orbitales on distingue :

- les méthodes dynamiques qui permettent de calculer en plus du positionnement


les autres autres paramètres en particulier les coefficient du champs et l’orbite
des satellites

- Les méthodes semi-dynamiques utilise une orbite préléminaire avec deux


variantes :

* L’orbite est considérée comme définitive : par exemple c’est ce qui


permet de faire du temps réel avec les orbites diffusées par les satellites ou
de faire du positionnement très précis avec des éphémérides précises et les
logiciels diffusés par les constructeurs avec leur matériel (GPS)

* On améliore l’orbite pour une durée limitée, en même temps que l’on
calcule les positions des stations : méthode par arcs courts.

[Link] SYSTEMES DE POSITIONNEMENT


4.1 Le système TRANSIT

C’est le premier système satellitaire qui est conçu à des fins de positionnement
(navigation). Sa conception remonte dans les années 60. Depuis déjà quelques années
le Doppler est utilisé pour suivre la position des satellites envoyés autour de la Terre.
Ce système est développé par l’armée américaine (DoD), le prototype est lancé en
1961 et le système est mis à disposition des utilisateurs en 1967.

4.1.1 le secteur spatial :


Le système a contenu entre 4 et 7 satellites. Les orbites sont polaires (i=90°),
quasi-circulaires (e≅0), de demi-grand axe a=7500km (altitude =1100 km) et de
période T=107mn.

Le satellite émet deux ondes stables de fréquences : f1 = 400 MHz et f2 =150 MHz.
Les ondes portent des signaux horaires toute les minutes paires. Elles sont aussi

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modulé par un message, qui contient les éléments d’orbites (éphémérides


opérationnelles) qui permettent de faire du positionnement en temps réel.

4.1.2 le secteur de contrôle :


La NAG (Navy Astronautics Group) a mis en place quatre stations de poursuite
à Hawaï, en Californie, dans le Minésota et dans le Maine (USA). Ces stations
observent en continue les satellites en visibilité. Les observations sont envoyées au
centre de Californie qui calcule les orbites sur 12h. Les éphémérides sont réinjectées
pour chaque satellite par les stations de Californie et du Minésota.

4.1.3 Le secteur utilisateur :


Il regroupe tous les utilisateurs possédant au moins un récepteur.

Un récepteur reçoit les deux fréquences émises par le satellite, génère à partir de sa
propre horloge un signal qu’il mélange à celui reçu, et fait les mesures Doppler. Celles-
ci sont enregistrées ainsi que le message transmis par le satellite. Chaque satellite
est observé pendant tout son passage entre 16 et 20 minutes selon son élévation
maximale. Comme il y a peu de satellite les observations sont planifiées à l’aide de
prédiction de passage et il faut donc attendre les satellites.

L’utilisateur peut calculer sa position en temps réel avec les éphémérides


opérationnelles s’il est équipé d’un processeur couplé au récepteur, ou bien faire des
calculs plus précis en temps différé en utilisant les éphémérides précises ou en
faisant des calculs par la méthode par arcs courts.

4.1.4 les applications et leur précision


La première application est la navigation en temps réel pour les bateaux mais aussi
des véhicules terrestres avec une précision de positionnement d’environ 100m en
observant un seul satellite.

Très vite le système permet de faire du positionnement de qualité géodésique


moyennant des observations plus nombreuses et des traitements plus sophistiqués.
Ceci permet enfin de rattacher des réseaux géodésiques continentaux séparés par la
mer. On crée aussi de nouveau géodésique dans des pays qui n’en n’ont pas. Le
positionnent relatif est utilisé pour obtenir la meilleure précision (0,50 m avec
éphémérides précises ou par arcs courts).

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4.2 Le système DORIS


4.2.1 Description du système
Le sigle DORIS signifie en français Détermination d’Orbite et Radio-
positionnement Intégrés sur Satellite et peut aussi se lire en Anglais Doppler
Orbitography and Radiopositioning Integrated on Satellite.

Ce système est conçu dès 1982 par les organismes Français suivant : le CNES, l’IGN,
le GRGS.

Il s’agit d’un système Doppler


ascendant, c’est à dire qu’il y a au sol
des balises émettrice et qu’un
récepteur est embarqué à bord de
certains satellites.

Le but est de déterminer des orbites


avec des précisions centimétriques et
de localiser des balises au sol à
quelques centimètres près.

4.2.2 Le secteur spatial


Les satellites sont porteurs d’un récepteur. Il s’agit tout d’abord de la série de
satellites Spot : SPOT2 (1990), SPOT3(1993) hors service depuis 1998, SPOT4 (
1998) et SPOT5 (?). Ces satellites d’observations de la Terre ont des
caractéristiques communes : orbite héliosynchrone, quasi-polaire (i=98°), circulaire
(e=0), période 101 minutes, cycle (temps mis à repasser au même endroit) 26 jours.

Un récepteur DORIS est aussi embarqué dans les satellites TOPEX POSEÏDON
(1992), JASON (2001), ENVISAT
(2002) qui sont des satellites
d’observation des océans. Ces
satellites munis d’un altimètre ont
pour mission d’estimer la hauteur
des océans avec une exactitude de 2
cm pour en déterminer les
variations. La mesure altimétrique
donne la distance entre le satellite
et l’océan et si on veut connaître
précisemment la hauteur de l’océan
dans un système de référence
terrestre il faut déterminer avec

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

précision la position du satellite dans ce repère. Pour cela les satellites ont trois
systèmes pour l'orbitographie : un récepteur DORIS, un réflecteur LASER, et un
récepteur GPS. La cohérence de ces trois systèmes est de quelque centimètres sur
l’orbite.

4.2.3 le secteur de contrôle :


Il est composé d'un réseau d'une
cinquantaine de balises émettrices qui
sont réparties uniformément sur le
Globe. Ces balises d'orbitographie
émettent deux signaux de fréquences f1
≈ 2 GHz et f2 ≈ 400 MHz. Des capteurs
permettent d'acquérir les données
météorologiques qui sont envoyées en
même temps que le signal. Le récepteur
embarqué dans un satellite ne peut pas
recevoir plusieurs balises à la fois et
procède par séquencement, c'est à dire
que le temps de réception est partagé
entre les balises. Le centre de contrôle
vérifie le bon fonctionnement de toutes
les balises et envoie aux satellites par la
balise maîtresse leur programme de
travail. CLS filiale du CNES calcule les
orbites qui sont disponibles au bout de
quelques jours.

Balise d'orbitographie de Terre-Adélie (Antarctique) (DORIS Newletter)

4.2.4 Le secteur utilisateur


Les balises de positionnement ont un
fonctionnement similaire aus balises
d'orbitographhie mais elle sont plus petites pour

pouvoir être transportées faciliment. Elles sont en


général autonomes électriquement (panneau
solaire) pour pouvoir être installées et rester sans
surveillance à n'importe quel endroit pendant des
durées très variables.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

4.2.5 Les applications


L'intérêt du système est de pouvoir surveiller à distance des positions mouvantes. Il
est donc utilisé en géophysique pour la dérive des continents, la déformation des
volcans avant éruption, des mouvements de terrain locaux (glissement de terrain).

Le système participe à l'élaboration d'un modèle global du champ de pesanteur, à la


détermination du mouvement du pôle, à la réalisation du système de référence
mondial (voir carte ITRF paragraphe 4.4). La précision est de quelques centimètres
aussi bien en orbitographie qu’en positionnement.

4.3 Le système GPS


4.3.1 Description du système
Le système NAVSTAR (NAVigation System by Timing And Ranging) GPS
(Global Positioning System ) est un système de positionnement par satellite conçu et
mis en service par le [Link] ( département de la défense des USA). Il a été
développé en vue du remplacement du système de positionnement TRANSIT qui
présentait deux défauts importants: le premier étant une couverture satellitaire
insuffisante, le deuxième étant une faible précision en navigation.

Le système GPS répond donc aux questions: "Quelle est l'heure, quelle est la
position, quelle est la vitesse ?" et ce rapidement, avec précision, à peu de frais,
n'importe où et n'importe quand sur ou au voisinage de la Terre.

Les spécifications initiales sont d'avoir accès à une position absolue dans un
système de référence mondial avec une précision de 20m et au temps avec la
précision de la microseconde.

Le développement du système GPS a commencé dans les années 70 , la mise en


place démarrant en 1978 par le lancement du premier satellite. Le système a été
déclaré pleinement opérationnel par le DoD fin 1993.

Le système GPS a été conçu au départ pour des applications militaires, mais
sous les directives du Congrès américain le DoD a promu son utilisation pour des
applications civiles en particulier pour la géodésie.

a- Le secteur spatial
Le système complet comporte 24 satellites répartis de façon à assurer en tout lieu
une visibilité simultanée de 4 à 8 satellites avec une élévation d'au moins 15°.

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Les satellites sont répartis


sur 6 plans orbitaux, ayant
tous une inclinaison d'environ
55° sur l'équateur. L'orbite
des satellites est quasi-
circulaire, leur altitude est
environ 20200km et leur
période d'environ12h

Chaque satellite est muni


d'un émetteur-récepteur,
d'horloges atomiques,
d'ordinateurs et
d'équipements auxiliaires destinés au fonctionnement du système.

L'énergie utile à l'équipement est fournie par 7 m² de capteurs solaires tandis qu'un
système de fusées d'appoint permet de réajuster la position du satellite sur son
orbite et de contrôler sa stabilité.

b- Les différents types de satellites :

On distingue trois classes de satellites qui correspondent chacune à une étape dans
la constitution du système. Ce sont :

- le Bloc I : 11 satellites lancés entre 1978 et 1985. Ce bloc a constitué la phase


initiale de test du système. Seuls 3 satellites de ce bloc peuvent encore être utilisés.

- le Bloc II : 28 satellites ont été construits pour ce bloc; lancés à partir de


1989, ils constituent à partir de fin 1993 la phase opérationnelle du système ( 21
satellites, plus 3 satellites de secours en orbite, 4 en réserve pour remplacement). La
durée nominale d'activité des satellites est de 7,5 ans, mais la durée individuelle
pourrait atteindre 10 ans. Contrairement au bloc I, le bloc II possède un système lui
permettant d'activer des dégradations volontaires, restreignant ainsi les possibilités
d'utilisation civile .

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- le Bloc IIR : ces satellites sont actuellement en développement; la livraison des


premiers exemplaires est prévue en 1995 et ils sont destinés à remplacer les
satellites du bloc II. La durée de vie nominale des satellites est de 10 ans. Des
horloges atomiques de type maser à hydrogène seront embarquées ce qui représente
une amélioration de la précision d'un facteur 10 par rapport aux horloges au césium et
rubidium du bloc II. D'autre part ces satellites posséderont un système de
communication inter satellite, ce qui permettra d'intervenir sur un satellite qui n'est
pas en visibilité d'une station de contrôle, via un autre satellite. Ces satellites seront
lancés par la navette spatiale qui pourra en transporter 3 à la fois.

c- Identification des satellites :


Plusieurs systèmes de numérotation des satellites coexistent : numérotation
séquentielle dans l'ordre de lancement(SV), numéro lié à l'orbite et à la position sur
l'orbite, numérotation PRN(Pseudo Random Noise) donnée pour les codes, numéro
dans le catalogue de la NASA et numérotation internationale. Le numéro PRN est celui
qui est généralement utilisé, il est fourni aux utilisateurs dans le message de
navigation .

d- Le signal satellite :
Chaque satellite génère un signal dont la stabilité en fréquence est assurée avec une
très grande fiabilité grâce aux horloges atomiques embarquées ( 10 -13 à 10-14 sur un
jour pour les 2 horloges césium et 2 horloges rubidium des satellites du bloc II)

A partir de la fréquence fondamentale à 10,23 MHz l'émetteur génère deux ondes


(L1 et L2) de fréquence respective 1575,42 MHz et 1227,60 MHz qui sont modulées
par des codes pseudo-aléatoires avant d'être envoyées en direction de la Terre .

Les ondes porteuses L1 et L2 sont modulées par la phase (cf. figure 3), ce qui permet
au satellite d'envoyer :

- un message qui comporte en particulier les éphémérides du satellite (les


éléments képlériens de l'orbite et leurs variations en fonction du temps), des
coefficients de modèle ionosphérique, l'état de santé du satellite, les paramètres
d'horloges, l'écart entre le temps GPS et le UTC USNO ( temps universel
coordonné de l'US Naval Observatory)

- des codes pseudo-aléatoires (Pseudo Random Noise (PRN)): C/A code-

Coarse/Acquisition code (sur L1), P code-Precision code (sur L1 et L2)) qui


permettent de faire les mesures et protéger l'utilisation du système d'un point de
vue militaire.

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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

Le code C/A est accessible à tout utilisateur, qui a ainsi accès au SPS ( Standard
Positioning Service).

Le code P est réservé à l'armée américaine et à des utilisateurs autorisés. Le code P


de longueur d'onde d'environ 30 m module les deux ondes porteuses L1 et L2. L'accès
au code P et aux clés des protections SA et AS correspond au PPS (Precise
Positioning Service).

4.3.3 Les principales utilisations du système GPS pour la localisation


Le principe est de mesurer
S2
des distances d'une (ou plusieurs) S3
S1
station(s) au sol à plusieurs
ρ S4
satellites simultanément et d'en 2
i ρ 3i
déduire, à partir des coordonnées ρ 1i ρ 4i
satellites soit la position des
stations, soit la différence de
coordonnées entre les stations.
Stationi
Positionnement absolu par mesure
de pseudodistances

Positionnement absolu

On mesure 4 pseudo-distances simultanément sur 4 satellites, on obtient un


positionnement absolu instantané.

Notes :………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………..……………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………..…………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………..………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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COURS DE GÉODÉSIE, Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite

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Module 6 : le canevas géodésique classique

Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
 Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique………………………./…………………….

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Module 6 : le canevas géodésique classique

TABLE DE MATIERE
TABLE DE MATIERE ......................................................................................................................................................................1

1 INTRODUCTION ..........................................................................................................................................................................2

2 SYSTÈMES DE RÉFÉRENCES .............................................................................................................................................2


2.1 SYSTEMES DE REFERENCES ET RESEAUX GEODESIQUES.............................................................................................2
2.2 SYSTEMES DE REFERENCES ET RESEAUX ALTIMETRIQUES ........................................................................................3

3 REPÈRES LOCAU X ET DÉVIATION DE LA VERTICALE .......................................................................................4

3.1 REPERE LOCAL GEODESIQUE ................................................................................................................................................4


3.2 REPERE LOCAL ASTRONOMIQUE..........................................................................................................................................4
3.3 DEVIATION DE LA VERTICALE.............................................................................................................................................5

4 TYPES DE MESU RES EN GEODESIE TERRESTRE ...................................................................................................6

4.1 A NGLES HORIZONTAUX ........................................................................................................................................................6


4.2 A NGLES VERTICAUX ...............................................................................................................................................................6
4.3 INFLUENCE DE LA DEVIATION DE LA VERTICALE SUR LES MESURES D'ANGLES .................................................7
4.4 DISTANCES ...............................................................................................................................................................................8
4.5 DIFFERENCES D'ALTITUDES ............................................................................................................................................. 10

5 STRUCTU RE DES RESEAU X GEODESIQUES TRADITIONNELS.................................................................. 10

5.1 POINT FONDAMENTAL, ORIENTATION......................................................................................................................... 10


5.2 POINT DE LAPLACE.............................................................................................................................................................. 11
5.3 TRIANGULATION.................................................................................................................................................................. 11
5.4 CHEM INEMENT, POLYGONATION .................................................................................................................................... 11
5.5 MULTILATERATION ............................................................................................................................................................. 12
5.6 RESEAUX MIXTES................................................................................................................................................................. 12
5.7 PROPAGATION DES ERREURS............................................................................................................................................. 12

6 TRAITEMENTS .......................................................................................................................................................................... 13

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Module 6 : le canevas géodésique classique
Module 6 : Le canevas géodésique classique

1 INTRODUCTION
Cette partie du cours est consacré aux réseaux géodésiques classique
traditionnels, par opposition aux réseaux établis par techniques spatiales. Après avoir
donné une définition des systèmes de références, on étudie la déviation de la verticale,
phénomène qui, avec la réfraction, limite la précision géométrique des réseaux anciens.
On inventorie les différents types d'observations, et on étudie l'influence de la
déviation de la verticale sur les observations angulaires. Les différents types de
réseaux sont ensuite passés en revue. La méthode générale de traitement des
observations, basée sur la méthode des moindres carrés, est exposée. Pour finir, on
décrit les principales étapes de l'établissement d'un réseau. Bien que les techniques
spatiales et particulièrement le GPS concurrencent les méthodes traditionnelles de la
géodésie, il est indispensable de continuer l'étude de ces dernières. D'une part, il faut
savoir gérer au mieux le patrimoine géodésique existant et l'intégrer aux réseaux
modernes, en tenant compte des défauts de modélisation de la géodésie classique.
D'autre part, dans certaines circonstances, le GPS est inefficace ou moins efficace que
la géodésie traditionnelle.
Ce module est conçu comme un cours de perfectionnement. Pour l'aborder avec le
meilleur profit, le lecteur doit posséder les connaissances suivantes :
• Repères cartésiens, changement de repères
• Notions sur l'ellipsoïde de révolution et les représentations planes
• Notions de géodésie physique (pesanteur, déviation de la verticale, altitude)
• Vecteurs et matrices
• Méthodes de mesure en topométrie et géodésie (angles, distances)

2 SYSTÈMES DE RÉFÉRENCES
2.1 Systèmes de références et réseaux
géodésiques
En géodésie classique, un système de référence
géodésique se compose (figure 1) :
• D’un repère terrestre géocentrique (RTG)
de trièdre OXYZ
• D’un ellipsoïde géodésique
Le repère est orthonormé, son sommet O est
proche du centre des masses de la Terre (le repère
est quasi géocentrique), l'axe OZ est proche de
l'axe de rotation moyen de la Terre, le plan OXZ Fig. 1. Repère terrestre géocentrique
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Module 6 : le canevas géodésique classique
coïncide en général avec le plan méridien international (méridien de Greenwich).
L'ellipsoïde de référence est un ellipsoïde de révolution de centre 0 et d'axe OZ. Une
représentation plane de l'ellipsoïde (ou projection) est associée au système de
référence géodésique (fig. 2).
Le système de référence est matérialisé par un réseau géodésique, ensemble de points
auxquels on a associé des coordonnées géographiques ellipsoïdales (ou géodésiques :
longitude l g , latitude j g ) ou en projection. En général, les hauteurs ellipsoïdales des
points géodésiques des réseaux traditionnels ne sont pas connues, les techniques
d'observation et de traitement ne permettant pas de déterminer cette coordonnée. On
dit que ces réseaux sont bidimensionnels, car la troisième dimension est donnée par
l'altitude, une coordonnée qui n'a pas un caractère purement géométrique et qui ne se
réfère pas à l'ellipsoïde.

Ellipsoïde Plan

l g, j g  E, N

Fig. 2. Ellipsoïde, coordonnées géographiques et projection.

2.2 Systèmes de références et réseaux altimétriques


Un système de référence altimétrique est défini par :
• un type d'altitude (orthométrique, normale, dynamique…)
• un point fondamental, le plus souvent rattaché à un marégraphe dont les
observations durant une période de temps limitée servent à fixer l'altitude du point
fondamental. Le système de référence est matérialisé par un réseau de nivellement,
ensemble de points auxquels on a attribué une altitude grâce à des observations et un
processus de calcul. Idéalement, c'est à dire en l'absence d'erreurs systématiques
dans le réseau de nivellement, la surface de référence altimétrique (surface d'altitude
nulle) est un géoïde si les altitudes sont dynamiques, et un quasi-géoïde si les altitudes

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Module 6 : le canevas géodésique classique
sont normales. En général, on ne sait pas exprimer la position du géoïde ou du quasi -
géoïde dans un système de référence géodésique traditionnel. L'intégrale de Stokes
donne en effet la hauteur du géoïde au-dessus d'un ellipsoïde différent de l'ellipsoïde
associé au système de référence géodésique, et, dans le cadre de la géodésie
traditionnelle, on ne connaît pas le décalage entre les centres des deux ellipsoïdes. Une
conséquence importante est qu'on ne sait pas relier l'altitude et la hauteur ellipsoïdale,
et que la géodésie traditionnelle ne permet pas une véritable représentation
tridimensionnelle de l'espace.

3 REPÈRES LOCAUX ET DÉVIATION DE LA VERTICALE


3.1 Repère local géodésique
En tout point M, on définit le repère local
géodésique RLg (fig. 3) de la manière suivante :
• Le repère est orthonormé
• Le trièdre est Mx g y g zg

• L’axe Mzg est normal à l'ellipsoïde, dirigé
vers l'extérieur
• Le plan My gzg est le plan méridien
géodésique, il contient donc l'axe de révolution

del'ellipsoïde OZ.

• L’axe My g est dirigé vers le nord

• l'axe Mx g est dirigé vers l'est, de telle
sorte que le trièdre soit direct. Fig. 3. Repère local géodésique.


Dans le cas particulier ou M est sur l'ellipsoïde, Mx g est tangent au cercle parallèle
et My g est tangent à l'ellipse méridienne, et le plan Mx g y g est tangent à l'ellipsoïde.

On note que, en raison de la symétrie de révolution de l'ellipsoïde, Mz g coupe l'axe OZ.

3.2 Repère local astronomique


La définition du repère local astronomique (RLa) d'un point M est calquée sur celle du
repère local géodésique, en remplaçant la normale à l'ellipsoïde par la verticale (fig. 4):
• le repère local astronomique est orthonormé

• l'axe Mza est vertical ascendant, donc opposé au vecteur pesanteur →
g
• le plan My a za est le plan méridien astronomique : il contient le vecteur g du point
00 →
M, et il est parallèle
0 à l'axe OZ
0
0
0
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0
0
Module 6 : le canevas géodésique classique

• l'axe My a est dirigé vers le nord

• l'axe Mx a est dirigé vers l'est,
de telle sorte que le trièdre soit
direct.
Le plan Mx a y a est le plan horizontal.
La répartition des masses à l'intérieur
de la Terre et le vecteur pesanteur ne
présentent pas la symétrie de
révolution, de sorte que Mz a ne coupe
pas
OZ.
Fig. 4. Repères locaux géodésiques et astronomiques.

3.3 Déviation de la verticale →


Soit n le vecteur unitaire de Mz g,

et v le vecteur
unitaire vertical

ascendant porté par Mz a (fig. 5). On
appelle déviation de la verticale, et on
→ →
note q, l'angle (n, v). Cet angle dépend
de M, mais aussi du système et de
l'ellipsoïde choisis comme références.
La déviation de là de la verticale dans
est un angle petit. En France par
exemple, dans le système de la
Nouvelle Triangulation Française, la
déviation de la verticale est
conventionnellement nulle à Paris
Figure 5. Composantes de la déviation
(Croix du Panthéon) et atteint 2
verticale le repère RLg
milligrades dans les Alpes. La déviation
de la verticale peut atteindre 3 centigrades dans certaines îles volcaniques. On appelle

composantes de la déviation de la verticale les composantes (h, x, z ) du vecteur v dans
le trièdre local géodésique Mx g y g zg . h est la composante vers l'est, x est la composante
vers le nord. Si on désigne par →
vx et →
v y , respectivement, les projections du
→ →
vecteur v sur les plans Mx g zg et My gzg , les angles de vx et v y avec la normale à
l'ellipsoïde, exprimés en radian, sont égaux aux composantes de la déviation de la
verticale :
→ →
(n, v x ) =h
→→ (1)

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Module 6 : le canevas géodésique classique
( n, v y )= x
En conséquence, et par abus de langage, on exprime souvent les composantes de
la déviation de la verticale dans une unité angulaire (radian, seconde sexagésimal e,
grade ou ses sous multiples).

4 TYPES DE MESURES EN GEODESIE TERRESTRE


4.1 Angles horizontaux
Dans les réseaux géodésiques traditionnels, les mesures d'angles horizontaux
participent à la détermination des coordonnées géographiques géodésiques (ou en
projection) des points. Elles sont effectuées à l'aide de tachéomètre. Suivant la
longueur des visées et la présence éventuelle de masques (relief, végétation, etc.), les
points sont équipés de mires, projecteurs, signaux élevés. En utilisant un mode
opératoire tendant à éliminer les erreurs systématiques, et en répétant les mesures
pour diminuer les erreurs accidentelles, on atteint facilement une précision de l'ordre
de 0,1 milligrades. Lors des déterminations d'azimuts astronomiques, on vise des étoiles
mobiles en plus des mires terrestres, et les observations doivent être datées au moyen
d'une horloge.
Les observations devraient être réduites de l'influence de la déviation de la
verticale car, lors de la mise en station d'un théodolite, l'axe principal de l'instrument
est rendu vertical, et non normal à l'ellipsoïde. Cependant, la déviation de la verticale
est faible, le plus souvent inconnue, et elle n'influence les angles horizontaux qu'au
deuxième ordre. Seuls les azimuts astronomiques doivent effectivement subir cette
correction (voir ci-dessous).
Si les calculs sont effectués en projection, les réductions de gisement du
méridien et de courbure d'image de géodésique (dite "de dV") doivent être appliquées.

4.2 Angles verticaux


Les mesures d'angles verticaux (distances zénithales) viennent en complément
du nivellement de précision pour déterminer les altitudes. Elles sont également utilisées
pour réduire les mesures de distances. Enfin, les mesures datées de distances
zénithales d'étoiles permettent les déterminations de coordonnées géographiques
astronomiques. Les angles verticaux sont mesurés au théodolite avec une précision
instrumentale de l'ordre de 0,1 milligrades. Cependant, ces mesures sont très sensibles
à la réfraction atmosphérique et, pour les visées longues, seules les mesures
réciproques et simultanées s'avèrent précises. Si on corrige les distances zénithal es
de la déviation de la verticale, on peut théoriquement déterminer des différences de
hauteurs ellipsoïdales. La précision est là aussi tributaire de la réfraction
atmosphérique, et le procédé n'a pas été généralisé.

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Module 6 : le canevas géodésique classique

4.3 Influence de la déviation de la verticale sur les mesures d'angles


Pour toutes les mesures d'angles réalisées en géodésie, la verticale sert de
référence instrumentale. Lorsqu'on mesure un angle ou un azimut astronomique, l'axe
principal du théodolite est vertical. Lorsqu'on mesure une distance zénithale, le plan du
limbe est vertical, ainsi que la direction du zéro du limbe. Avant d'introduire ces
différents types de mesures dans les calculs sur l'ellipsoïde ou en projection, elles
devraient être corrigées des effets de la déviation de la verticale. La formules de
corrections est la suivante :

Azg − Aza = −h tanj+ (h cos Az −x sin Az)cot Dz (2)

Dans le second membre, Az peut être remplacé au second ordre près par Aza ou
Azg , Dz par Dza ou Dzg , et j par j a ou j g . Cette équation est connue sous le nom
d'équation de Laplace. Elle montre que, pour transformer un azimut astronomique en
azimut géodésique, il faut appliquer deux corrections. La première, −h tanj , dépend de
la composante vers l'est de la déviation de la verticale, et augmente lorsqu'on s'éloigne
de l'équateur. Elle provient de la non-coïncidence des plans méridiens astronomiques et
géodésiques. Elle ne dépend pas de la direction de la visée. Elle ne peut pas être négligée
dans les réseaux géodésiques de premier ordre. Cela explique pourquoi on détermine la
déviation de la verticale et donc les coordonnées géographiques astronomiques des
stations où on mesure un azimut astronomique (points de Laplace, voir ci-dessous). La
seconde correction, (h cos Az −x sin Az)cotDz , dépend des composantes de la déviation
de la verticale mais aussi de la distance zénithale et de l'azimut de la visée. Cependant,
elle est souvent négligeable car en géodésie de premier ordre, les visées sont presque
horizontales et cotDz est très petit. On peut être amené à en tenir compte en région
montagneuse.
L'influence de la déviation de la verticale sur une mesure d'angle horizontal peut
se déduire de la formule (2), puisqu'un angle horizontal peut être considéré comme une
différence d'azimut. Soit donc M 0 une station géodésique, M 1 et M 2 deux mires. On
→ →
mesure l’angle, horizontal aa des directions M 0M 1 et M 0M 2, c'est à dire l'angle dièdre
des plans verticaux M 0M → →
1v et M 0M 2v . L'angle à entrer dans les calculs sur l'ellipsoïde
→ →
est ag, angle dièdre des plans normaux M 0M 1n et M 0M 2n. On a, avec des notations
évidentes pour les azimuts :
aa = Az2,a − Az1,a (3)

ag = Az2,g − Az1,g (4)


soit, en retranchant membre à membre et en utilisant (2) :

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Module 6 : le canevas géodésique classique
a g −a a = (h cos Az2 −x sin Az2 )cot Dz2 −(h cos Az1 −x sin Az1)cot Dz1 (5)
On remarque que, par différence, le terme −h tanj a disparu. La correction de
déviation de la verticale à apporter aux angles horizontaux est généralement faible
puisque les visées sont presque horizontales, sauf en montagne. D'autre part, pour la
calculer, il faut déterminer les composantes de la déviation de la verticale, donc les
coordonnées astronomiques. C'est la raison pour laquelle elle a rarement été appliquée
dans les réseaux géodésiques anciens.
On peut théoriquement calculer des différences de hauteur ellipsoïdales en
combinant des mesures de distances zénithales et de distances. Dans ce cas, il faut
corriger les distances zénithales de l'effet de la réfraction atmosphérique en plus de
celui de la déviation de la verticale par la formule (5).
cosDzg − cosDza ≈ −(Dzg − Dza )sin Dz (5)

4.4 Distances
Les distances étaient autrefois mesurées
au moyen de fil en invar. On mesurait des bases
d'une dizaine de kilomètres de long au moyen de
fils de 24 mètres. Chaque base était mesurée
plusieurs fois afin d'éliminer les fautes et
d'améliorer la précision. La base devait être
amplifiée par triangulation pour obtenir la
longueur d'un côté de premier ordre. La mesure
complète d'une base pouvait durer plusieurs mois.
Cela explique que, dans les réseaux géodésiques
anciens, les mesures de longueurs de côtés
géodésiques étaient rares. Cette technique est
remplacée depuis 1956 par les distancemètres
électroniques. D'une portée de quelques
kilomètres à quelques dizaines de
Fig. 8. Réduction d'une distance à l'ellipsoïde
kilomètres, ils permettent d'atteindre
une précision relative de 10 −6 (soit 1 mm/km) à 10 −5. La distance mesurée doit être
corrigée des effets de l’atmosphère sur la vitesse des ondes électromagnétiqu es,
effets qu'on déduit de mesures météorologiques (température, pression). Il faut de
plus réduire les distances à l'ellipsoïde et, le cas échéant, à la projection.
Sur la fig. 8, O est le centre de l'ellipsoïde assimilé à une sphère de rayon R. M1
et M 2 sont deux stations géodésiques entre lesquelles on a mesuré la distance Dp . Les
projections des stations sur l'ellipsoïde sont M 1,0 et M 2,0 Les altitudes des stations

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Module 6 : le canevas géodésique classique
sont respectivement : H1 et H 2 , leurs hauteurs ellipsoïdales sont h1 et h2 . La hauteur
du géoïde au-dessus de l'ellipsoïde vaut N1 en M 1 , et N2 en M 2 . w désigne l'angle au
centre M 1Oˆ M 2 . On a :
h1 = H1 + N1 (a)

h2 = H 2 + N2 (b)

Dp2 = (R + h1 )2 + (R + h2 )2 − 2(R + h1 )(R + h2 )cosw (c)


On appelle d0 la longueur de la corde M 1,0 M 2,0 . Dans le triangle OM 1,0 M 2,0 , on
peut écrire :
d02 = 2R2 − 2Rcosw (e)
En éliminant cos w des deux dernières équations, on trouve la longueur de la corde
2
ℎ2 −ℎ1
1− ( )
𝐷𝑝
𝑑0 = 𝐷𝑃 √ ℎ ℎ : (6)
(1+ 1 )(1+ 2 )
𝑅 𝑅
La longueur de l'arc M 1,0M 2,0, qui approche très bien la distance réduite à
l'ellipsoïde, vaut :
𝑑02
𝑑 = 𝐷0 (1 + 24𝑅 2) (7

Si la pente est faible, la formule (6) peut être remplacée par la réduction
traditionnelle en deux étapes (réduction à l'horizontale puis au niveau 0). La correction
qu'implique la formule (7) est totalement négligeable pour les distances inférieures à
20 km.
La réduction à l'ellipsoïde pose problème puisque, en général, on ne connaît pas la
hauteur ellipsoïdale des points mais seulement leur altitude. On confond donc ces deux
quantités, et on commet une erreur relative lors de la réduction à l'ellipsoïde, égale à :
∆D N
= (8)
D R
Formule dans laquelle D est la distance à réduire, N la hauteur du géoïde au-
dessus de l'ellipsoïde et R le rayon de la Terre. En France par exemple, dans le système
de référence de la Nouvelle Triangulation Française, la hauteur du géoïde, supposée
nulle à Paris, peut atteindre 20 mètres dans les Alpes, et l'erreur relative vaut alors
3×10−6 . Avec le système de référence RGF93 et l'ellipsoïde GRS80, l'erreur peut
atteindre 8,5×10−6 , mais peut être évitée puisqu'il existe un modèle de géoïde référé
à RGF93.

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Module 6 : le canevas géodésique classique
4.5 Différences d'altitudes
Les différences d'altitudes sont déterminées précisément par nivellement
géométrique, appelé aussi nivellement de précision. Les réseaux de nivellement de
précision sont hiérarchisés en ordres observés et calculés successivement.
L'instrumentation se compose de niveaux et de mires. On procède par cheminements
formés de courtes portées (100 m par nivelée), suivant en général les voies de
communication. Pour le réseau de premier ordre et pour les ordres suivant en montagne,
les dénivelées observées sont transformées en différences d'altitudes en utilisant des
valeurs de pesanteur. La précision des réseaux nationaux varie entre 1 et 2 mm/ km .
Le réseau de nivellement est distinct du réseau géodésique.
Les altitudes des points du réseau géodésique sont souvent, pour des raisons
économiques, déterminées par mesures d'angles verticaux. Les distances nécessaires
au calcul des dénivelées sont déduites des coordonnées planimétriques, ou mesurées au
distancemètre. La précision des altitudes ainsi obtenues est de l'ordre de 5 à 10 cm.

5 STRUCTURE DES RESEAUX GEODESIQUES TRADITIONNELS


5.1 Point fondamental, orientation
Les techniques de la géodésie traditionnelle basées sur les mesures d'angles et
de distances entre points géodésiques ne permettent pas de déterminer des positions
absolues, mais seulement des différences de coordonnées. Lors de l'élaboration d'un
réseau géodésique, il est donc nécessaire de fixer les coordonnées d'un point de départ
et l'azimut d'une direction issue de ce point. On procède de manière que le repère
géodésique associé au réseau réponde aussi précisément que possible à la définition
d'un repère terrestre géodésique, tel qu'il a été défini ci-dessus (paragraphe 2.1). On
procède généralement par la technique du point fondamental. Au point fondamental F
d'un réseau, on détermine par les méthodes de l'astronomie géodésique les
coordonnées géographiques astronomiques (l a (F),j a (F)) et l'azimut astronomique Aza
(FA) de la direction FA (figure 9). On convient que les coordonnées géographiques
géodésiques de F sont égales à ses coordonnées astronomiques. Cela revient à dire que
la verticale et la normale à l'ellipsoïde du point fondamental sont confondues et que, en
ce point, l'ellipsoïde est parallèle au géoïde. De même, l'azimut géodésique de FA est
pris égal à l'azimut astronomique. Les plans méridiens astronomique et géodésique de F
sont donc identiques.

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Module 6 : le canevas géodésique classique
5.2 Point de Laplace

Figure 9. Point de Laplace dans un réseau géodésique.


Soit (figure 9) un réseau dont le point fondamental est F. L'azimut du côté FA a
été déterminé par des mesures astronomiques et constitue l'azimut de départ. En
utilisant les mesures d'angle et de distance, on calcule les coordonnées géographiques
géodésiques de chaque point. On déduit également des observations les azimuts
géodésiques de chaque côté. L'azimut géodésique de LB est affecté par l'accumulation
des erreurs d'observation depuis F. On peut contrôler cet azimut en mesurant l'azimut
astronomique de LB et en le corrigeant de l'effet de la déviation de la verticale en L.
Il est donc nécessaire de déterminer les coordonnées astronomiques de L (au moins la
longitude) pour appliquer l'équation de Laplace, et transformer l'azimut astronomique
en azimut géodésique. Un point tel que L, où on contrôle l'orientation d'un côté du
réseau, est appelé point de Laplace.

5.3 Triangulation
Un réseau de triangulation est constitué de triangles accolés, dont on observe
tous les angles.
Le réseau est hiérarchisé et peut comporter jusqu'à 4 ou 5 ordres. En plus du
point fondamental, le réseau de premier ordre comprend des mesures de bases et des
points de Laplace tous les 300 km environ. En raison de l'indispensable intervisibilité
entre les points, la technique de triangulation nécessite des travaux importants de
construction de signaux, particulièrement en pays plat ou en région boisée. De plus, les
points, situés sur des sommets, sont souvent peu accessibles et difficiles à exploiter,
leur intérêt économique est incertain.

5.4 Cheminement, polygonation


Un cheminement géodésique (ou traverse) est une ligne brisée joignant les points
du réseau. La longueur de chaque côté est mesurée, ainsi que l'angle à chaque sommet.
Les coordonnées d'une extrémité au moins d'un cheminement doivent être connues.
Lorsque le cheminement est fermé, il prend le nom de polygone. Les techniques de
cheminement et polygonation sont plus rapides et moins onéreuses que la triangulation.
Cependant, les observations sont peu redondantes et les réseaux moins fiables. Etant

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Module 6 : le canevas géodésique classique
donnée leur structure linéaire, les cheminement et polygones ne sont pas aptes à couvrir
de grandes surfaces.

5.5 Multilatération
La multilatération consiste à mesurer presque exclusivement des distances entre
les points géodésiques. Des mesures d'angles sont cependant nécessaires : distances
zénithales pour réduire les distances, mesures astronomiques au point fondamental et
aux points de Laplace. Par rapport à la triangulation, la multilatération présente
l'avantage de fournir, comme sous-produit, un nivellement d'assez bonne qualité.
5.6 Réseaux mixtes
Dans les réseaux mixtes, on réalise les mesures d'angles horizontaux comme en
triangulation, mais on ajoute un nombre significatif de mesures de distances. Cela
confère au réseau une fiabilité, une homogénéité et une précision qui étaient inégalées
avant le développement du GPS.
5.7 Propagation des erreurs
Les figures suivantes représentent des simulations de réseaux géodésiques de
différentes structures. Dans chaque cas, les précisions des observations sont
constantes : 0,1 milligrade pour les angles, 1,5×10 −6 D pour les distances. La longueur
des côtés est environ 10 km. Les ellipses d'erreurs des points ont été dessinées à
grande échelle, mettant en évidence la propagation des erreurs suivant la structure des
réseaux. La supériorité des techniques associant angles et distances apparaît
nettement. Ces exemples font d'autre part ressortir l'intérêt des programmes de
simulation, qui permettent d'optimiser les réseaux en fonction d'objectifs de précision
avant d'entreprendre les observations.

Fig. 10. Cheminement orienté à ses extrémités Fig. 11. Chaîne de triangles fixée et orientée à ses
deux extrémités.

Fig. 12. Chaîne de trilatération fixée à ses Fig. 13. Réseau mixte : tous les angles et 50%
deux extrémités (aucun angle mesuré). des distances mesurées.

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Module 6 : le canevas géodésique classique
6 TRAITEMENTS
Dans le cas des réseaux classique, les traitements géodésiques consistent à
calculer les coordonnées des points géodésiques à partir de certaines constantes et
des observations. Pour un réseau de premier ordre, on calcule généralement sur
l'ellipsoï de, en coordonnées géographiques. Les quantités fixées sont : les constantes
de l'ellipsoï de géodésique, les coordonnées du point fondamental et l'azimut de départ.
Les observations sont réduites à l'ellipsoï de. Les réseaux d'ordres 2 ou supérieurs
peuvent être calculés en projection. Les quantités fixées sont dans ce cas les
coordonnées des points des réseaux d'ordre antérieur. Les observations doivent être
réduites à la projection. Les points sont d'abord calculés de proche en proche de
manière approximative. On ajuste ensuite le réseau par la méthode des moindres
carrés. On suppose que les observations sont affectées d'erreurs aléatoires
approximativement normales, mais sans systématismes. Pour chaque observation, on
écrit une équation d'observation qui relie l'observation, les coordonnées de points
géodésiques, certains paramètres auxiliaires et le résidu estimant l'erreur
d'observation.

Notes :……………………………………………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…………
……………………………………………………………………………………………………………………………………..……………………
…………………………………………………………………………………………………………………………..………………………………
………………………………………………………………………………………………………………..…………………………………………
……………………………………………………………………………………………………..……………………………………………………
…………………………………………………………………………………………..………………………………………………………………
………………………………………………………………………………..…………………………………………………………………………
……………………………………………………………………..……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………..………………………………………………………………………………………………
………………………………………………..…………………………………………………………………………………………………………
……………………………………..……………………………………………………………………………………………………………………
…………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………
………………..…………………………………………………………………………………………………………………………………………
……..………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…
……………………………………………………………………………………………………………………………………………..……………
…………………………………………………………………………………………………………………………………..………………………
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Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (…………..…Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
 Module 7 : Les observations et les calculs
Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique………………………./…………………….
Module 7 : Les observations et les calculs

LISTE DE FIGU RE ...........................................................................................................................................................................1

1. INTRODUCTION ........................................................................................................................................................................2

2. CALCULS SUR L'ELLIPSOÏDE DE REVOLUTION ....................................................................................................3

2.1 DEFINITION ET PROPRIETES DE L'ELLIPSOÏDE..........................................................................................3


2.2.1. NORMALE, PLAN TANGENT ET COURBURE ...............................................................................................4
2.2.2. SECTION NORMALE................................................................................................................................................5
2.2.3. APPLICATIONS DE CES PROPRIETE A L’ELLIPSOÏDE DE REVOLUTION ...................................5
2.3. COURBE QUELCONQUE SUR U NE SU RFACE ........................................................................................................6
2.3.1GRANDE NORMALE ..................................................................................................................................................6
2.3.2 GEODESIQUES ...........................................................................................................................................................7
[Link]. GEODESIQUES DE LA SPHERE ......................................................................................................................7
[Link]. GEODESIQUES DE L’ELLIPSOÏDE ...............................................................................................................7

3. L’ AZIMUTH D’UNE DIRECTION .....................................................................................................................................8

3.1 DE FINITION :............................................................................................................................................................................8


3.2 DETERMINATION DE LA FORME DE LA TERRE PAR LA METHODE DES ARCS .................................................................9
3.2 FORMULE DE CALCUL DES AZIM UTS .................................................................................................................................9
3.3 CONVERGENCE DES MERIDIENS SUR L’ELLIPSOÏDE..................................................................................................... 10
3.4 CONVERGENCE DES MERIDIENS SUR LA CARTE............................................................................................................ 10

4 . LONGUEUR D’A RC CARACTERISTIQUES SUR L’ELLIPSODE ET SUR L’ASPHERE ........................ 10

4.1 LONGUEUR D’ARC DE PARALLELE SUR L’ELLIPSOIDE..................................................................................................... 10


4.2 LONGUEUR D’ARC PARALLELE SUR LA SPHERE................................................................................................................ 11
4.3 LONGUEUR D’ARC MERIDIEN SUR L’ELLIPSOÏDE.......................................................................................................... 11
4.4 LONGEUR D‘ARC MERIDIEN SUR LA SPHERE................................................................................................................... 11

Liste de figure
FIG. 1:ELLIPSOÏDE DE REVOLUTION ...............................................................................................................................................................3
FIG. 2: VECTEURS TANGENTS ET NORMAUX A L 'ELLIPSOÏDE.............................................................................................................................4
FIG. 3: NORMALE A UNE SURFACE.................................................................................................................................................................4
FIG. 4:SECTION NORMALE ............................................................................................................................................................................5
FIG . 5:(P) PLAN ET GEODESIQUE......................................................................................................................................................6
FIG . 6: ORTHODROMIE ET LOXODROMIE.......................................................................................................................................7
FIG . 7: GEODESIQUE DE L'ELLIPSOÏDE ...........................................................................................................................................8
FIG . 8:AZIMUT D’ UNE DIRECTION....................................................................................................................................................8
FIG . 9:AZIMUT ASTRONOMIQUE .....................................................................................................................................................9
FIG . 10:FORME DE LA TERRE................................................................................................................................................................9
FIG . 11:AZIMUT D’UNE DIRECTION ...................................................................................................................................................9
FIG . 12:FIG . CONVERGENCE SUR ELLIPSOÏDE.............................................................................................................................. 10
FIG . 13: CONVERGENCE SUR LA CARTE........................................................................................................................................... 10
FIG . 14:LONGUEUR D’ ARC PARALLELE ............................................................................................................................................. 10
FIG . 15:LONGUEUR D’ ARC PARALLELE ............................................................................................................................................. 11
FIG . 16:LONGUEUR D’ ARC MERIDIEN.............................................................................................................................................. 11
FIG . 17:LONGUEUR D’ ARC MERIDIEN.............................................................................................................................................. 11

Cours de Géodésie…………………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 1


Module 7 : Les observations et les calculs

1. INTRODUCTION
Les observations est la planification des sessions d’observation. Elle doit tenir

compte de plusieurs éléments comme de récepteurs, les obstacles à chaque point et le

niveau du réseau. L'étude de l'ellipsoïde est donc, à l'heure actuelle, encore une

nécessité. Les calculs géodésiques sur l'ellipsoïde sont cependant complexes, et les

navigateurs et géodésiens ont depuis fort longtemps utilisé des représentations planes

de la sphère et de l'ellipsoïde. La seconde partie de ce chapitre leur est consacrée. Une

place particulière est réservée à l’Azimut dont l'usage est courant en géodésie. L'étude

de ce module ne nécessite pas de connaissances particulières en géodésie, mais suppose

la maîtrise de certains éléments de mathématiques

Ce module cours vas donc s’étendre sur :

 Les calculs géométriques sur l’ellipsoïde

 Les calculs géométriques sur la sphère

 Les calculs d’azimut

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Module 7 : Les observations et les calculs

2. CALCULS SUR L'ELLIPSOÏDE DE REVOLUTION


2.1 DEFINITION ET PROPRIETES DE L'ELLIPSOÏDE
Soit un repère orthonormé (OXYZ), de dimension 3, et un réel k. On appelle affinité
d'axe OZ et de rapport k la transformation qui, au point m(X m , Ym , Zm ), associe le
point M(X M , YM , ZM = kZm ) . Si le point m appartient à la sphère de centre O, de rayon
a, alors le point M appartient à l'ellipsoïde de révolution autour de OZ, de demi axes a
et b = k a (fig. 13).
Le plan OXY est le plan équatorial, le plan OXZ
est le plan méridien origine, le plan OMZ est le
plan méridien ellipsoïdal (ou géodésique) du
point M. P, intersection de l'axe OZ avec
l'ellipsoïde, est le pôle nord. La courbe OMP,
affine du cercle de centre O, de rayon OM = a
, est l'ellipse méridienne. L'angle dièdre λ du
plan méridien avec le plan méridien origine,
compté dans le sens direct, est la longitude
géographique ellipsoïdale (ou géodésique) du
point M. L'angle u entre le plan de l'équateur
Fig. 1:Ellipsoïde de révolution

et le rayon Om est la µ latitude sphérique de


m, et la latitude paramétrique de M. Il a le même signe que z et Z.

Les équations paramétriques de la sphère sont :


𝑋𝑚 = 𝑎𝐶𝑜𝑠𝜙𝐶𝑜𝑠𝜆
𝑌𝑚 = 𝑎𝐶𝑜𝑠𝜙𝑆𝑖𝑛𝜆 (1)
𝑍𝑚 = 𝑎𝑆𝑖𝑛𝜙
Celles de l'ellipsoïde s'en déduisent par l’affinité :
𝑋𝑀 = 𝑎𝐶𝑜𝑠𝜙𝐶𝑜𝑠𝜆
𝑌𝑀 = 𝑎𝐶𝑜𝑠𝜙𝑆𝑖𝑛𝜆 (2)
𝑍𝑀 = 𝑎𝑆𝑖𝑛𝜙..

L'ensemble des points de l'ellipsoïde pour lesquels λ est constant est une
ellipse méridienne. Pour 𝜙 constant, on obtient un cercle centré sur OZ, situé
dans un plan parallèle à l'équateur, de rayon [Link]. 𝜙 . Ce cercle est appelé
parallèle. On retrouve facilement les équations cartésiennes de l'ellipsoïde en
combinant quadratiquement les équations (2). Dans la suite, on omet l'indice
M pour désigner les coordonnées de M :

𝑋2 + 𝑌 2 𝑍2
+ 2 ( 3)
𝑎2 𝑏
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Module 7 : Les observations et les calculs

On définit les paramètres :


( 𝑎− 𝑏 )
 d′ aplatissement 𝑓 = ( 4)
𝑎
2 2
L’𝑒𝑥𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑖𝑐𝑖𝑡é 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖è𝑟𝑒 𝑒 = √ 𝑎2
𝑎 −𝑏
 (5)
2 2
𝑎 −𝑏
 𝑙 ′ 𝑒𝑥𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑖𝑐𝑖𝑡é 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑒′ = √ 𝑏2 (6)
Entre ces quantités, on démontre les relations suivantes :
𝑓 = 1 − √1 − 𝑒 2 = 1 − √1 − 𝑒 ′ 2 (7)
2
𝑒′
𝑒2 = 2 = 2𝑓 − 2𝑓 2 (8)
1+𝑒′

𝑒2 2𝑓 −𝑓 2
𝑒′2 = = (1−𝑓)2 ( 9)
1−𝑒2

2.2. NORMALE A L'ELLIPSOÏDE, LATITUDES

Sur la figure 2, on distingue les vecteurs ⃗⃗⃗⃗ 𝑡𝜑 , respectivement tangents à


𝑡𝜆 𝑒𝑡 ⃗⃗⃗⃗
l'ellipse méridienne et au parallèle. Les
composantes de chacun de ces
vecteurs peuvent être obtenues en
dérivant les équations paramétriques
de
l'ellipsoïde
par
rapport à u
et λ Fig. 2: Vecteurs tangents et normaux à l'ellipsoïde

2.2.1. NORMALE, PLAN TANGENT ET COURBURE


Toutes les tangentes (Mt, Mt′)
aux courbes tracées au point M
sur une surface (Σ) sont dans un
même plan appelé plan tangent
au point. La perpendiculaire au
point M au plan tangent est
appelée normale n à la surface.
M à (Σ). La courbure est
l’inverse du rayon r=1/R
Fig. 3: Normale à une surface

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Module 7 : Les observations et les calculs

2.2.2. SECTION NORMALE


Un plan contenant la normale(n) coupe
la surface (Σ) selon une courbe plane
appelée section normale. Quand le plan
normal (P) pivote autour de la normale
(n), la courbure de la section varie entre
deux valeurs extrêmes t et t’ ( (fig. 16). Fig. 4:Section normale

Ces deux valeurs correspondent à deux


sections normales perpendiculaires (S) et (S′) appelées sections normales
principales.

La courbure totale de la surface en M est le produit t.t’ O n note que cette


courbure totale, produit de deux courbures, n’est pas homogène à une
courbure.

2.2.3. APPLICATIONS DE CES PROPRIETE A L’ELLIPSOÏDE DE


REVOLUTION
Les sections normales principales en sont les suivantes :

l’ellipse méridienne, qui est la trace de l’ellipsoïde de révolution autour de l’axe


des pôles sur le plan de cet axe ; son rayon de courbure est CM ; on le note

la section normale perpendiculaire de rayon de courbure JM noté ce rayon


est appelé grande normale et parfois noté (N). J est l’intersection de la
normale et du petit axe.

Sa courbure totale est :

Si le point M est sur l’équateur, la section normale à l’ellipse méridienne est


l’équateur et le rayon de courbure est : JM = a ; J est situé au point O.

Si le point M est aux pôles, la section perpendiculaire à l’ellipse méridienne


est aussi une ellipse méridienne alors :

En définissant l’excentricité e telle que e2 :

On démontre que : d’une part, avec

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Module 7 : Les observations et les calculs

D’autre part:/ (e2=0.006803487646 ellipsoide de Clarke)

2.3. COURBE QUELCONQUE SUR UNE SURFACE


Considérons une courbe gauche sur laquelle est définie en M une tangente Mt.
Le plan limite P de deux tangentes infiniment voisines est appelé plan
osculateur et la perpendiculaire à la courbe située dans ce plan est la normale
principale

En général, la normale principale est différente de la normale à la surface

Fig. 5:(P) plan et géodésique

Les courbes telles que ( N ) confondue avec ( n ) sont appelées géodésiques ;


elles ont des propriétés intéressantes puisque :

 entre deux points, la géodésique est la ligne de longueur minimale ;

 la courbure d’une géodésique est la courbure de la section normale qui


lui est tangente.

2.3.1GRANDE NORMALE
En un point donné, il existe une infinité de section normale parmi lequels une
section meridienne , celle donc le plan est perperdiculaire a la section
meridienne est appelé grande normale.

Formule de calcul du rayon de courbure de l’ellipse


méridienne (Q ou ῤ)

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Module 7 : Les observations et les calculs

2.3.2 GEODESIQUES
[Link]. GEODESIQUES DE LA SPHERE
Les géodésiques de la sphère sont des grands cercles. En tous points de ces
cercles, la normale principale passe par le centre de la sphère ; elle est donc
confondue avec la normale à la sphère. Les angles compris entre une
géodésique et les méridiens sont tous différents.

Pour aller du point M au point M′, le plus court chemin est la géodésique ; ces
grands cercles de trajectoires de longueur minimale, sont appelés
orthodromie (fig. 9).

Fig. 6: Orthodromie et Loxodromie

On définit la loxodromie comme une courbe qui coupe tous les méridiens sous
un azimut constant Z; entre les deux points A et B, le chemin le plus court est
la géodésique ; la loxodromie, plus facile à suivre, oblige à parcourir un trajet
plus long (fig.10.).

[Link]. GEODESIQUES DE L’ELLIPSOÏDE


Entre deux points A et B de l’ellipsoïde passe une géodésique (G) qui
représente la trajectoire la plus courte de A à B. (G) est une courbe gauche,
très voisine des sections normales (naB) et (nbA).

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Module 7 : Les observations et les calculs

Les angles mesurés depuis les points A et B sont


les angles dièdres entre les plans verticaux
contenant chacun des points visés A et B,
l’arête étant la verticale de chaque station ; on
assimile les verticales de chaque station aux
normales à la surface et les traces des plans
verticaux aux géodésiques joignant les points.

Fig. 7: Géodésique de l'ellipsoïde


Les équations paramétriques de l'ellipsoïde en
fonction des coordonnées géographiques et le rayon du parallèle r, se
déduisent aisément:

𝑋𝑀 = (𝑁)𝐶𝑜𝑠𝜙𝐶𝑜𝑠𝜆

𝑌𝑀 = (𝑁)𝐶𝑜𝑠𝜙𝑆𝑖𝑛𝜆 (2)

𝑍𝑀 = 𝑁(1 − 𝑒 2 )𝑆𝑖𝑛𝜙

Les équations paramétriques de l'ellipsoïde en fonction des coordonnées


géographiques ,la normale et l’altitude z

𝑋𝑀 = (𝑁 + 𝑍)𝐶𝑜𝑠𝜙𝐶𝑜𝑠𝜆

𝑌𝑀 = (𝑁 + 𝑍)𝐶𝑜𝑠𝜙𝑆𝑖𝑛𝜆 (2)
𝑍𝑀 = 𝑁(1 − 𝑒 2 + 𝑍)𝑆𝑖𝑛𝜙

3. l’ AZIMUTH D’UNE DIRECTION


3.1 Définition :
L’azimuth géographique d’une direction AB est l’angle dièdre que fait le plan
contenant la verticale de ‘’A’’ et le point ‘’B’’ , avec le plan méridien , à partir de la
direction du nord ,compte le sens des aiguilles d’une montre.

Pour déterminé une direction à la P


surface de la terre, on utilise l’azimut
λ B
géographique, on le mesure de 0 à
z
400gr dans le sens des aiguille d’une
O
montre, à partir du nord A
géographique.
(Voir Fig. 8) Fig. 8:Azimut d’une
P direction

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Module 7 : Les observations et les calculs

On constate que l’arc P


AB≠BA car les verticales de A et
B ne convergent pas, il faut
A B
remarquer que l’azimut
astronomique est mesuré à partir E E

de la direction du sud de la b
a
méridienne (voir fig. 18)
P
Fig. 9:Azimut Astronomique

3.2 Détermination de la forme de la terre par la méthode des arcs

On n’a d’abord calculé le P


A
rayon de courbure (Q) par les
l
mesures d’arc de direction et par
α
la détermination d’un angle au ’ B
centre .la direction où (l ) est la
longueur et α est l’angle au centre.
(α (rad)) P’
Fig. 10:forme de la terre
l =α.Q Q=l /α

3.2 Formule de calcul des Azimuts. P


sin(𝜆 𝐵 − 𝜆𝐴 )
𝐴𝑍𝐴 = sin( )
sin 𝑆𝐴𝐵 SA
AA B A B
Ch Z: des Z
SAB étant la distance angulaire entre A et
apit conver meridi
B I-
A
I- B
I

O
Fig. 11:azimut d’une direction

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Module 7 : Les observations et les calculs

3.3 Convergence des méridiens sur


l’ellipsoïde
Δλ l’angle entre λA et λB

𝛥𝜆 = 𝜆 𝐵 − 𝜆𝐴

𝐴𝑍𝐴 = 𝐴𝑍𝐵 − 𝛥𝜆

3.4 Convergence des méridiens sur


la carte Fig. 12:Fig. convergence sur ellipsoïde
On peut dire que la convergence
de méridien est l’angle formé entre le
méridien d’origine avec un méridien
quelconque. Elle se calcul par la formule
suivante : 𝛼 = (𝐴𝑍𝐵 − 𝐴𝑍𝐴 ) sin (
𝜑𝐴 +𝜑𝐵
)
2
Fig. 13: convergence sur la carte

4 . LONGUEUR D’ARC CARACTERISTIQUES SUR L’ELLIPSODE ET SUR


L’ASPHERE
4.1 Longueur d’arc de parallele sur l’ellipsoide
En géodésie, on démontre que pour calculer la
longueur d’arc parallèle sur l’ellipsoïde, on
tient compte de la normale, de la longitude et
la latitude géodésiques.

𝑳𝒑 = 𝑵 𝒄𝒐𝒔 𝝋𝒎 ( 𝝀𝑷𝟐 − 𝝀𝑷𝟏 )𝑹𝒂𝒅


𝟏𝑷 𝟐

𝑎
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑁 =
𝝋𝑝2 + 𝝋𝑝1
√ 1 − 𝑒 2 𝑠𝑖𝑛2
2 Fig. 14:longueur d’arc parallèle

𝝋𝑝2 + 𝝋𝑝1
𝜑𝑚 =
2

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Module 7 : Les observations et les calculs

4.2 longueur d’arc parallèle sur la sphère


De même sur la sphère, pour calculer la
longueur d’arc on tient plutôt compte de
son rayon, la latitude et la longitude
géodésiques.

On na : 𝑳 = 𝑹 𝒄𝒐𝒔𝝋𝒎 (𝝀𝑷𝟐 − 𝝀𝑷𝟏 )𝒓𝒂𝒅

Avec R=6400 km
Fig. 15:longueur d’arc parallèle

4.3 Longueur d’arc méridien sur l’ellipsoïde


Soit S l’arc meridien entre deux points p1 et
p2

Le calcul de la longueur d’arc sur l’ellipsoide se


calcule par la formule suivante :

𝑺 = 𝑴( 𝝋𝑝2 − 𝝋𝑝1)𝑟𝑎𝑑
Fig. 16:longueur d’arc méridien
𝑏2 𝑎
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑀 = 𝑒𝑡 𝑊 = 𝝋𝑝2 +𝝋𝑝1 3
𝑎𝑊
( 1−𝑒2 𝑠𝑖𝑛2 )2
2

4.4 Longeur d‘arc meridien sur


la sphere
Si nous avons deux points p1 et p2
sur la sphère, la longueur d’arc
mesuré est égale a :

𝑺 = 𝑹(𝝀𝒑𝟐 − 𝝀𝒑)𝒓𝒂𝒅
Avec R=rayon de la sphère

sin( 𝜆𝐵 −𝜆𝐴 )
𝐴𝑍𝐴 = sin( )
sin 𝑆𝐴𝐵

SAB étant la distance angulaire


entre A et B .
Fig. 17:longueur d’arc méridien

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

Filière : Génie Civil Spécialité : Géomètre Topographe

Noms de l’étudiant ………………………………………………………………………………………………………..

Niveau ………………………………………………………………………………………………………………………….…

SYSTEME GEOMATIQUE : Géodésie I : 3 crédits (……………Heures)

Module 1 : Définition, but, historique de la géodésie


Module 2 : Généralités
Module 3 : Les projections
Module 4 : Les systèmes de référence
Module 5 : La géodésie tridimensionnelle par satellite
Module 6 : Le canevas géodésique classique
Module 7 : Les observations et les calculs
 Module 8 : Notion d’astronomie

RESPONSABLE DE COURS :

Hyacinthe NYA NGUEMI

Enseignant en Topographie

Email : hyacinthelenguems@[Link]

Année académique…………………….…./………………..…….

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

TABLE DE MATIERE

TABLE DE MATIERE ......................................................................................................................................................................2

[Link] .........................................................................................................................................................................3

2. LES MOUVEMENTS DE LA TERRE..................................................................................................................................4

2.1 LE MOUVEMENT DU SYSTEME SOLAIRE DANS LA GALAXIE :.....................................................................................4


2.2 LE M OUVEMENT ANNUEL.................................................................................................................................................4
2.3 LE MOUVEMENT DIURNE........................................................................................................................................................6

[Link] REPERES ET COORDONNEES EN ASTRON OMIE..........................................................................................7

3.1 LA SPHERE CELESTE...................................................................................................................................................................7


3.1.1 Définition : ...................................................................................................................................................................7
3.1.2 La parallaxe annuelle : ...........................................................................................................................................7
3.1.3 La parallaxe de hauteur : ....................................................................................................................................8
3.2 LE REPERE CELESTE EQUATORIAL. LES COORDONNEES CELESTES EQUATORIALES............................................8
3.3 LE REPERE TERRESTRE GENERAL. LES COORDONNEES GEOGRAPHIQUES ASTRONOM IQUES ............................9
3.4 LE REPERE TERRESTRE LOCAL ASTRONOMIQUE .......................................................................................................... 10
3.5 RELATIONS ENTRE LES REPERES ET COORDONNEES ................................................................................................. 11
3.5.1 Relation entre le repère équatori al céleste et le repère horizontal local : .......................... 11
3.5.2 Relation entre le repère équatori al céleste et le repère terrestre général : ..................... 11
3.5.3 Relation entre le repère horizontal local et le repère terrestre général : ....................... 11
3.5.4 Le triangle de position........................................................................................................................................ 11

[Link] TEMPS ..................................................................................................................................................................................... 12

4.1 INTRODUCTION :.................................................................................................................................................................... 12


4.1.1 Unité de temps : .................................................................................................................................................... 12
4.1.2 Qualités d’une échelle de temps .................................................................................................................... 13
4.1.3 Les principales échelles de temps et les horloges associées......................................................... 13
4.2 LE TEM PS SIDERAL :........................................................................................................................................................... 13
4.2.1 Définition .................................................................................................................................................................... 13
4.2.2 Chronologie sidérale .............................................................................................................................................. 14
4.3 LES TEMPS SOLAIRES........................................................................................................................................................... 14
4 . 3 .1 Le temps solaire vrai...................................................................................................................................... 14
4.3.2 Le temps solai re moyen ...................................................................................................................................... 15
4.3.3 L’équation du temps .............................................................................................................................................. 15

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

[Link]
L’astronomie géodésique (dite aussi de position) a pour but de déterminer des
positions ou des directions à la surface de la Terre à partir d’observations d’objets
célestes (étoiles, planètes, etc.…). Maintenant dépassée par les techniques spatiales (en
particulier sur satellites) cette technique a longtemps été utilisée pour se positionner
de manière absolue sur la Terre comme par exemple pour la navigation en plein océan,
ou dans les déserts. Elle a été la technique fondamentale pour la construction des
premiers réseaux géodésiques fournissant les coordonnées de départ des réseaux
(point fondamental) ainsi que l’orientation et la réorientation des triangulations (points
de Laplace).

nord géographique
Azimut

Si le positionnement astronomique est dépassé au niveau précision par les techniques


spatiales il n’en est pas de même pour l’orientation. En particulier, en géodésie ou
topographie, on peut utiliser des méthodes de détermination d’azimut (le pl us souvent
sur le soleil ou sur l’étoile polaire) pour orienter une polygonale ou implanter des repères
auxiliaires dans des milieux difficiles comme les forêts, lorsque aucun point géodésique
connu n’est visible.
nord géographique
nord géographique

Orientation d’un rattachement,


Orientation d’une polygonale aucun point connu visible

Enfin, comme on le verra par la suite, l’objet de l’astronomie est d’orienter la


verticale du lieu d’observation dans l’espace. Dans ce sens Verticale
elle contribue à la connaissance du champ de pesanteur
puisque la verticale est la tangente à la ligne de force du g
champ de pesanteur au lieu de mesure. Elle contribue en
particulier à la détermination du géoïde qui est une
équipotentielle particulière du champ de pesanteur.

Déterminer des positions sur Terre en observant des objets célestes présentent
la difficulté d’avoir des cibles en mouvement par rapport au lieu d’observation. En fait,
bien sûr se sont les différents mouvements de la Terre par rapport aux étoiles qui

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

rendent les calculs un peu compliqués. Pour résoudre un problème d’astronomie il faut
donc définir :

 Un repère dans lequel on pourra positionner les objets célestes par des
coordonnées
 Un repère dans lequel on pourra positionner des objets sur la Terre
 Un repère dans lequel on pourra exprimer les observations faites à partir de la
Terre sur des objets célestes
 Les processus de passage d’un repère à l’autre

Ces repères sont définis à partir de l’étude des différents mouvements de la


Terre qui permettent de mettre en évidence des plans et directions particuliers.

2. LES MOUVEMENTS DE LA TERRE


La Terre, comme tout objet de l’espace, est en mouvement sous l’effet de l’attraction
universelle :
Le corps A de masse m est attiré par le corps B de masse
M sous l’effet de la force d’attraction qui est
proportionnelle à la masse d’A, à la masse de B, à la A(m) B(M)
constante G de gravitation universelle et inversement
proportionnelle au carré de la distance entre A et B.

Le mouvement de la Terre est composé de plusieurs mouvements :

 Elle participe au mouvement de notre galaxie par rapport aux autres galaxies
 Elle participe au mouvement du système solaire dans notre galaxie
 Elle tourne autour du soleil- elle tourne sur elle-même

On peut remarquer que le premier mouvement ne peut être visible que si on observe
des objets extragalactiques (récupération d’une fonction perdue grâce à une seconde
mutation localisée sur un autre gène que la mutation initiale).

2.1 Le mouvement du système solaire dans la Galaxie :


La Galaxie dans laquelle se trouve le système
solaire est une galaxie spirale dont le centre (le bulbe)
est occupé par une forte concentration d’étoiles et les
autres étoiles étant principalement réparties dans un
plan que l’on appelle le plan galactique. Le soleil se trouve
à la périphérie de ce disque et tourne autour du centre
dans un mouvement quasicirculaire, de rayon environ
3,5.107 km avec une période de 220 millions d’années.

2.2 Le mouvement annuel

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

Comme toutes les planètes du système solaire la Terre est en mouvement autour du
Soleil et répond en première approximation aux trois lois de Képler :

 Les planètes décrivent des ellipses dont le centre du soleil occupe un des foyers

 Au cours du mouvement le rayon vecteur joignant le centre du soleil à la planète


balaie des aires égales en des temps égaux

 Le rapport des cubes des demi grand axes des orbites au carré des périodes est
le même pour toutes les planètes

Ces lois sont déduites :

o Du principe fondamental de la dynamique :


o De la loi d’attraction universelle :

o Particularités du mouvement de la Terre autour du Soleil :


γ
t+dt

t' t
t'+dt
Aphélie Périhélie
(3 juillet ) (3 janvier )
r

sens du mouvement

Le plan de la trajectoire de la Terre s’appelle l’écliptique, la distance de la Terre au


Soleil est d’environ 150 millions de kilomètres, la période du mouvement est l’année
sidérale.
Le système Terre-Soleil n’étant pas isolé le mouvement n’est pas tout à fait képlérien
mais il est perturbé en particulier par les planètes Jupiter, Saturne et Vénus. L’effet
est que les éléments de la trajectoire varient et particulièrement l’écliptique bascule
d’environ 0′′47 par an. Cette perturbation est appelée précession planétaire.

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

2.3 le mouvement diurne


La Terre est en rotation autour d’un axe
Axe des pôles
appelé axe des pôles. Le plan perpendiculaire g'
à l’axe des pôles passant par le centre de la équateur
w
Terre s’appelle l’équateur et fait un angle ε
appelé obliquité d’environ 23°26’ avec le plan
de l’écliptique. L’intersection des deux plans
est la ligne des équinoxes γγ’. Le point γ qui e
correspond à l’équinoxe de printemps s’appelle g
le point vernal. La période de la rotation est
un jour et le mouvement est le mouvement diurne. La vitesse de rotation angulaire
est en moyenne : w = 7292115×10−11rad.s−1 . La Terre est un solide déformable, non
sphérique, non homogène et sa rotation est perturbée . L’axe de rotation n’est pas
fixe par rapport à la Terre car n’étant ni sphérique ni homogène ses moments
d’inertie ne sont pas égaux. Le pôle se déplace sur la Terre dans un mouvement
quasicirculaire de diamètre environ 20 mètres en 435 jours (période de Chandler).
Il existe aussi une petite dérive de la position moyenne. On définit un pôle
conventionnel ( CIO : Conventional International Origin) qui correspond à la position
moyenne entre 1900 et 1905. La trajectoire du pôle instantané à la surface de la
Terre est la polhodie.

La polhodie
L’axe de rotation n’est pas fixe dans l’espace à cause de l’attraction différentielle de
la Lune et du Soleil sur le renflement équatorial. Il est habituel de décomposer ce
mouvement de l’axe de rotation en deux, la précession et la nutation luni-solaire :

La précession correspond à un mouvement de longue période (26 000 ans), où l’axe des
pôles décrit un cône de demi-angle au sommet 23°26’ autour de l’axe de l’écliptique.

La nutation correspond à des mouvements de courtes périodes liés aux positions


relatives de la Terre, de la Lune et du Soleil. Le terme principal a une période de 18,6
ans correspondant au SAROS période correspondant à la reproduction à l’identique

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

d’une éclipse. Cette période correspond au temps qu’il faut pour que la Terre, le Soleil
et la Lune se retrouvent exactement dans la même position.

[Link] REPERES ET COORDONNEES EN ASTRONOMIE


3.1 La sphère céleste
3.1.1 Définition :
Les étoiles sont réparties dans l’univers à des distances qui sont très grandes et aussi
très variées. Pour l’astro-géodésie seules les directions importent puisque les
observations sont des mesures d’angles.

De là l’idée d’utiliser comme outil de


représentation mathématique une sphère de
rayon l’unité, appelée sphère céleste, sur M'
(P )
laquelle les étoiles seront repérées par
(C )
l’intersection de la direction avec la sphère.
Dans cette représentation, l’image d’une droite M

est constituée des deux points (D )


intersection avec la sphère, l’image d’un plan sera un cercle

Le centre de la sphère pourra être suivant les besoins :

 La Terre réduite à un point (sphère géocentrique)

 Le Soleil réduit à un point (sphère héliocentrique)

 Le point de la station où sont effectuées les mesures (sphère topo-centrique)

Passer d’une sphère à une autre consiste en une translation du centre qui se traduit
par une correction d’angle appelée parallaxe.

3.1.2 La parallaxe annuelle :


Elle correspond au passage sphère héliocentrique ↔ sphère géocentrique. La parallaxe
annuelle est l’angle sous lequel on verrait le rayon de l’orbite terrestre à partir d’une
étoile (ou un astre) E. Il peut se calculer en fonction de r la distance Terre Soleil et
𝒓
D la distance Terre étoile : 𝐬𝐢𝐧 𝝅 =
𝑫 E

Pour l’étoile la plus proche (environ 4 années π


lumières), la parallaxe vaut environ 1”. Cette T1
correction est prise en compte dans les
tables (ou programmes de calculs) qui S

donnent la position d’étoiles à l’instant de


l’observation T2

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

3.1.3 La parallaxe de hauteur :


Elle correspond au passage sphère topocentrique ↔sphère géocentrique .

La parallaxe de hauteur est l’angle sous lequel S


serait vu le rayon terrestre à partir d’un astre. On verticale P
voit sur la figure que la parallaxe de hauteur dépend Dz
M
comme son nom l’indique de la hauteur de l’astre Po S

dans le ciel, la valeur étant maximale lorsque l’astre R Dzc

est à l’horizon. On appelle Po la parallaxe horizontale


𝑹 C
: 𝐬𝐢𝐧 𝑷𝒐 =
𝑫

3.2 Le repère céleste équatorial. Les coordonnées célestes équatoriales


C’est le repère dans lequel on exprime les coordonnées des astres. Il est défini par :

- l’axe de rotation de la Terre

- l’équateur

- le point vernal g
Z (axe des pôles)
P

A
A

δ
E T E'
T δ γ α
Y
α

P'
X( γ )

Repère équatorial céleste coordonnées équatoriales

Un astre A sera représenté par ses coordonnées équatoriales :

L’ascension droite a : angle dièdre entre le cercle horaire du point γ et le cercle


horaire de l’étoile, compté de 0 à 24 heures dans le sens direct.

La déclinaison d : angle entre la direction de l’étoile et l’équateur, compté de –90°


(au pôle sud) à +90° au pôle nord. Sur l’équateur δ =0°. Dans le repère équatorial, les
coordonnées cartésiennes d'astre sont:

X = Dcosδcosα

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

Y = Dcosδsin α

Z = Dsin δ

Les coordonnées équatoriales des étoiles varient lentement avec le temps du fait :

- De leur mouvement propre (composition du mouvement de l’étoile et du


mouvement dusystème solaire dans la Galaxie)

- Du mouvement de l’équateur (nutation luni-solaire)

- Du déplacement du point vernal γ sur l’équateur (nutation et précession


luni-solaire)

Les coordonnées
équatoriales du Soleil
varient beaucoup plus
que les coordonnées des
étoiles car le Soleil
décrit sur la sphère
céleste un tour en un
jour dans le sens
rétrograde (comme les
étoiles) mais il fait
aussi un tour en un an
dans le sens direct
(mouvement annuel).

Extrait des éphémérides 1997 de la polaire ( SAF-AFT)

3.3 Le repère terrestre général. Les coordonnées géographiques astronomiques


C’est le repère dans lequel on exprime la position de points sur la Terre. Il est défini
par :

 L’axe instantané de rotation de la Terre


 L’équateur
 Le méridien origine (méridien de Greenwich, maintenant méridien international).
Z(axe des pôles) P (φ = +90 0 )
méridien
verticale de M Z du lieu
G
φa
φ E T E'
T a
Y λa
N
λa méridien
origine
P’ (φ = -90 0 )
Cours de Géodésie……………………………………. Mr Nguemi Enseignant de topographie 9
Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

Un lieu de la Terre sera représenté par ses coordonnées géographiques astronomiques

La longitude astronomique λa : c’est l’angle dièdre entre le méridien origine et le


méridien du lieu, compté entre 0 et 24 heures dans le sens direct à partir du méridien
origine.

La latitude astronomique φ a : c’est l’angle entre la verticale du lieu et l’équateur,


compté de 0 à 90° et de 0 à –90° à partir de l’équateur respectivement dans les
hémisphères nord et sud. Dans le repère terrestre, les composantes du vecteur unitaire
vertical d'un lieu sont :

X = cosφa cosλa Y = cosφa sin λa Z = sin φa

3.4 Le repère terrestre local astronomique.


Les coordonnées horizontales locales

C’est le repère dans lequel on exprime les observations sur les objets célestes faites à
partir d’un point de la Terre . Il est défini par :

- la verticale du lieu

- le plan horizontal- le plan méridien du lieu méridien

Z (verticale du lieu) du lieu


Z
P
A vertical de
méridien
Dz A
du lieu
l'étoile

Dz
H(s) T H'(n)
horizon
T Az
Y(nord)
Az

horizon
P'
N
X(est)

Une étoile est représentée dans ce repère par ses coordonnées horizontales locales :

l’azimut Az est l’angle dièdre entre le méridien du lieu et le vertical de l’étoile , compté
de 0 à 400 grades dans le sens rétrograde à partir du nord (n).

la distance zénithale Dz : angle entre la verticale et la direction de l’étoile, compté


de 0 à 200 grades à partir du zénith. On définit aussi la hauteur h, quantité
complémentaire : Dz + h = 100 grades

Dans le repère local, les composantes du vecteur unitaire de la direction d'une étoil e
sont:

X = sin Dzsin Az Y = sin Dzcos Az Z = cosDz

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Cours de géodésie module 8 : Notion d’astronomie

3.5 Relations entre les repères et coordonnées


3.5.1 Relation entre le repère équatorial céleste et le repère horizontal local :
On appelle angle horaire AH , l’angle dièdre P

d’arête PP’ entre le méridien du lieu et le cercle


A Z
horaire de l’étoile. Cet angle est compté de 0 à méridien
du lieu
24 heures dans le sens rétrograde à partir du
E T E'
méridien du lieu. L’angle horaire du point vernal α AH
γ
γ s’appelle l’heure sidérale locale (HSL). HSL
N
AHγ = HSL
P'
On peut écrire la relation :HSL = α + AH

3.5.2 Relation entre le repère équatorial céleste et le repère terrestre général :


On appelle HSG (Heure Sidérale Greenwich) P
l’heure sidérale du méridien origine. Pour un lieu
Z
de longitude λ on a la relation : G méridien
du lieu
HSL = HSG + λ T λ E'
E
γ
HSG
HSL
N

P'
3.5.3 Relation entre le repère horizontal
local et le repère terrestre général :
P
n
Z
La latitude d’un lieu est égale à la hauteur du pôle ϕ
G méridien
𝝅 du lieu
sur l’horizon de ce lieu :𝝋 = 𝒉𝒑ô𝒍𝒆 = − 𝑫𝒁𝒑ô𝒍𝒆 ϕ
𝟐 E E'
T
λ

N
s
P'
3.5.4 Le triangle de position.
Le triangle PZA s’appelle le triangle de position : c’est P
un triangle sphérique auquel on peut appliquer les Z
formules de trigonométrie sphérique.

Un triangle sphérique est un triangle tracé sur une E T A E'


sphère de rayon unité et dont les côtés sont des arcs
de grands cercles.
N
P'

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Les côtés a, b, c du triangle sont des arcs égaux aux angles aux A centres qu’ils sous-
tendent . Les angles sont des angles dièdres :

L’angle Aˆ est l’angle entre les plans AOC et AOB. La somme des A
c
angles d’un triangle est supérieur à π radians:
B
où S représente la surface du triangle sur la sphère.
𝝅𝑺
 +𝑩+ 𝑪 = b
𝑹𝟐
C
Pour la sphère céleste on a : R=1. a
O
Les formules de trigonométrie sphérique :

Ces formules lient au moins 4 éléments du triangle sphérique et selon la nature de ces
éléments portent un nom différent :
Nom de la formules Formules

Formule fondamentale (un angle, 3côtés) cosa = cosbcosc + sin bsin ccos A

Formule des sinus (2angles, 2 côtés opposés) sin a = sin b = sin c

sin A sin B sin C

Formule des sinus et cosinus(2 angles, 3 côtés ) sin acosB = cosbsin c −sin bcosccos A

Formule des cotangentes(2 angles, 2 côtés adjacents) sin AcotB = cotbsin c −cosccos A

Formule corrélative(3angles, 1 côté) cos A = −cosBcosC + sin Bsin Ccosa

[Link] TEMPS
4.1 Introduction :
La notion de temps est intuitive dès qu’il y a changement d’état ou mouvemen t.
Le paramètre temps s’impose pour la description de tels phénomènes. Réciproquement,
la définition et la mesure du temps se déduisent de l’étude d’un mouvement ou d’un
changement d’état.

4.1.1 Unité de temps :


On appelle durée l’écart (tB −t A ) correspondant, pour le phénomène considéré, au
changement de l’état A en l’état B. En astronomie, les phénomènes sont en général des
mouvements d’astres dans l’espace et le paramètre t résulte de mesures géométriques
(par exemple des angles) qui permettent de définir une unité de durée (ou unité de
temps). Le phénomène choisi s’appelle horloge et la table qui permet de décrire le
phénomène en fonction des valeurs du temps s’appelle éphéméride. La qualité essentiel l e
d’une unité de temps est la reproductibilité en tout lieu et à tout instant (problème de
la relativité). En choisissant une origine des temps (origine d’une chronologie) et en
exprimant les durées par des nombres d’unités de temps comptés depuis l’origine, on

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obtient une échelle de temps . La chronologie est communément exprimée par la date
et l' heure.

4.1.2 Qualités d’une échelle de temps


Pour constituer une bonne échelle de temps il faut qu’elle respecte les critères de
qualité suivants :

- L’universalité : on doit pouvoir l’utiliser quel que soit le lieu

- La pérennité : il ne doit pas y avoir d’interruptions.

- L’accessibilité et précision de lecture : en tout lieu et à tout moment on doit


pouvoir y accéder précisément.

- l’uniformité : un système physique (l’horloge) est observé dans l’état A à la


date tA , et dans l’état B la date tB . Si on 1’observe à nouveau dans l’état A à la date
t'A et dans l’état B à la date t'B , on dit que l’échelle de temps est uniforme si : t'B −t'A
= tB −tA

4.1.3 Les principales échelles de temps et les horloges associées.


Nom Désignation Horloge ou étalon
Temps sidéral TS Rotation de la Terre sur elle-même
Temps universel UT1 Rotation de la Terre sur elle-même
Temps des éphémérides TE Translation de la Terre autour du Soleil
Temps atomique TAI Etalon atomique de fréquences
Temps universel coordonné TUC Déduit de TAI

4.2 Le temps sidéral :


4.2.1 Définition
Horloge : le mouvement de référence est la rotation de la Terre P
sur elle-même. Ce mouvement est, en première approximation, A(t1)
Z
A(t2)
uniforme, c’est à dire qu’on a : θ = ωt AH1

Durée: un intervalle de temps est mesuré par la différence d’angle N AH2


horaire en un même lieu d’une même étoile à deux instants
P'
différents:
AH 2 − AH1 = ω(t2 −t1)
Unité: l’unité de temps est la période du mouvement, appelée
jour sidéral. Elle est divisée en 24 heures, elles-mêmes divisées en 3600 secondes
sidérales.

Remarque: ainsi se trouve justifié le choix, comme unités d’angle horaire, des heures,
minutes et secondes. On a en effet: ω = 2π rd / jour = 1 heure / heure AH 2 − AH1(h
mn s) = t2 −t1 (h mn s)

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4.2.2 Chronologie sidérale


Il n’y a pas à proprement parler, d’instant origine pour le temps sidéral et d’échelle de
temps sidéral. Il y a cependant une chronologie interne, l’instant origine étant l’instant
du passage de l’astre de référence au méridien du lieu. L’astre choisi est le point γ, qui
est un astre fictif. On définit l’heure sidérale locale par:

HSL = AH γ

On a bien HSL = 0 quand le point γ passe au méridien du lieu.

Du fait de la précession et de la nutation, le point n’est pas fixe sur la sphère céleste
et on définit donc:

- le temps sidéral moyen dont l’astre de référence est le point γ moyen.

- le temps sidéral vrai dont l’astre de référence est le point γ vrai.

Temps sidéral de Greenwich :

L’heure sidérale locale dépend du lieu. Par souci d’universalité, on prend le temps sidéral
de Greenwich comme temps sidéral de référence. On le note HSG. On a :

HSL = HSG + λ

4.3 Les temps solaires


Le temps sidéral présente l’inconvénient de ne pas tenir compte de la position du Soleil
par rapport au méridien local et ne convient donc pas pour régler la vie quotidienne. Les
étoiles passent toujours à peu près à la même heure sidérale au méridien ; mais le Soleil,
qui n’est pas fixe sur la sphère céleste (un tour en une année), passe au méridien à une
heure sidérale variable suivant 1’époque de 1’année. L’idée est donc de définir une
échelle de temps basée aussi sur la rotation de la Terre, mais définie à partir du Soleil.

4 . 3 .1 Le temps solaire vrai


L’horloge est le mouvement apparent du Soleil, donc une composition des deux
mouvements de la Terre :

- rotation diurne

- mouvement annuel

Le jour solaire vrai est la durée entre deux passages successifs du Soleil au méridien.
Ce n’est pas une unité de temps car il n'est pas constant.

L’heure solaire vraie est l’angle horaire du Soleil vrai ( AHo )

Le temps solaire vrai n’est pas uniforme pour deux raisons :

- le mouvement du Soleil sur l’écliptique n’est pas uniforme (loi des aires pour
une trajectoireelliptique).

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- le plan de la trajectoire est incliné par rapport à l’équateur : même si le Soleil


parcouraitl’écliptique d’un mouvement uniforme, son angle horaire ne varierait pas
uniformément.

Le temps solaire vrai n’étant pas uniforme, on construit un temps uniforme proche du
temps solaire vrai.

4.3.2 Le temps solaire moyen


Horloge: cette échelle de temps est bâtie à partir d’un soleil « moyen », tel que son
angle horaire ( AHom ) varie linéairement avec le temps, tout en restant proche de l’angle
horaire du soleil vrai.

Unité: on appelle jour solaire moyen la durée entre deux passages successifs du soleil
moyen au méridien. La seconde de temps moyen est 1a partie 1/86400 du jour solaire
moyen.

Chronologie: on appelle heure solaire moyenne l’angle horaire du soleil moyen.

4.3.3 L’équation du temps


On appelle équation du temps l’écart entre l’heure solaire vraie et l’heure solaire
moyenne

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