CHAPITRE I : PROCEDURES ADMINISTRATIVES
1.1. DEFINITION
Les procédures sont définies comme une voie formelle qui devrait être accomplie pour
pouvoir atteindre un résultat ou un but souhaité.
Ainsi, on appelle donc procédure administrative, tout ce qui englobe les formes et les règles à
suivre pour avoir une bonne gestion des affaires de l’Etat. Toute action qui se déroule dans
l’administration doit suivre cette procédure administrative en se basant sur des textes
administratifs.
1.2. PRINCIPE
La procédure administrative se repose sur quatre grands principes tels que : le principe
d’unité, le principe d’impartialité, le principe d’officialité et le principe de contradiction.
Principe d’unité :
Selon ce principe, la procédure sera un processus unique qui aura un début et une fin ;
Principe d’impartialité :
Il ne devrait pas y avoir de favoritismes ni d’intimités lors du déroulement de l’action. Au cas
où il y aura un intérêt personnel dans l’affaire, un lien de parent ou une certaine amitié ; les
fonctionnaires doivent s’abstenir.
Principe d’officialité :
Dans ce cas, la procédure est obligatoirement développée d’office au cours de toutes les
démarches.
Principe de contradiction :
Ce principe confirme que la résolution de la procédure est basée sur les faits et les fondements
de droit, suite à la vérification des faits et des preuves.
1.3. STRUCTURE DE L’ETAT MALAGASY
Actuellement sous le système démocratique, la République Malagasy obéit à des principes
stricts comme celui de l’unité de la République ou de la séparation de pouvoir. Ainsi, la
démocratie consiste à éviter de tous abus de pouvoir des gouvernements en confiant le
pouvoir par plusieurs organes de la République tels que : le pouvoir exécutif ayant pour rôle
de gouverner ; le pouvoir législatif qui a pour mission de voter les lois et le pouvoir judiciaire
qui va rendre la justice.
ORGANIGRAMME
ETAT
Pouvoir Pouvoir Pouvoir
législatif exécutif judiciaire
Sénat AN Pdce Gvt Tribunaux HCJ CS HCC
AN : Assemblée Nationale
Pdce : Présidence
Gvt : Gouvernement
HCJ : Haute Cour de Justice
CS : Cour Suprême
HCC : Haute Cour Constitutionnelle
DEFINITIONS ET ROLES DES TROIS POUVOIRS
Les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, dans un Etat de droit, doivent être
indépendants les uns des autres. Selon le principe de la séparation des pouvoirs, chacun de ces
pouvoirs doit constituer un contrepoids par rapport aux autres pouvoirs.
Pouvoir exécutif :
Le pouvoir exécutif est chargé de gérer la politique courante de l’Etat et de contrôler
l’application de la loi élaborée par le pouvoir législatif. Il aura donc le pouvoir d’édicter des
règlementations, par exemple, par le biais de décrets.
Le pouvoir exécutif est bicéphale dans un régime parlementaire, il est composé du chef de
l’Etat et du Gouvernement. Il a pour rôle d’exécuter les lois et les décisions de justice :
En dirigeant le service publique (l’administration) ;
En dirigeant la force militaire et la force publique (la police);
En représentant l’Etat auprès des juridictions à travers le parquet ;
En nommant les fonctionnaires ;
En dirigeant la diplomatie.
Pouvoir législatif
Ayant un pouvoir de censure, le pouvoir législatif est le pouvoir qui vote et édicte les lois sur
une proposition émanent du gouvernement ou des parlements (projet de loi et proposition de
loi). Il a pour rôle de contrôler le pouvoir exécutif et est composé de deux chambres :
l’Assemblée National et le Sénat.
En outre, le pouvoir législatif vote aussi le budget de l’Etat et assure l’intérim du chef de
l’Etat en cas de vacance de pouvoir jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
Pouvoir judiciaire
Assurée par les tribunaux, la fonction du pouvoir judiciaire, c’est le pouvoir de rendre la
justice. Il applique les normes produites par les 2 autres pouvoirs sans y faire une obstruction.
Le rôle du pouvoir judiciaire est donc de contrôler l’application de la loi et sanctionner son
non-respect. Il est composé de :
La HCC ou la Haute Cour Constitutionnelle ;
La HCJ ou la Haute Cour de Justice ;
La CS ou la Cour Suprême ;
Les tribunaux.
Pour prendre les décisions, le pouvoir judiciaire est confié aux juges et aux magistrats qui se
fondent sur les textes de la loi.
DENOMINATION DES INTERVENANTS DANS LE SERVICE DE L’ETAT
MALAGASY
ETAT
« L’Etat » est identifié comme « pays », qui est un territoire habité et constitue une entité
géographique et humaine. Mais la différence entre les deux, c’est qu’un pays désigne une
situation géographique tandis qu’un Etat désigne les institutions fonctionnant sur un territoire.
L’Etat est donc caractérisé par l’existence d’un pouvoir de contrainte qui permet d’assurer la
pérennité de l’organisation politique et juridique d’un pays.
SENAT
Le Sénat est défini par la Chambre haute. Le principal rôle su Sénat est d’intervenir lorsque le
Gouvernement demande un avis concernant l’économie, la sociale ou l’organisation
territoriale. Pour cela, une réunion de la Chambre haute aura lieu après une convocation de
Gouvernement.
Les membres du Sénat sont appelés par : Sénateurs de Madagascar. Il comprend 33 Sénateurs
qui ont un mandat de cinq ans et sont élus et nommés comme ci-après :
11 Sénateurs, c’est-à-dire, 1/3 des membres sont nommés par le président de la
République avec une nomination qui peut étre invalidée pour des causes
déterminantes.
22 Sénateurs soi-disant 2/3 des membres qui sont élus par un collège électoral.
ASSEMBLEE NATIONALE
Elle est considérée comme la Chambre basse et les membres portent le titre de : Député de
Madagascar. Il y a 127 membres qui sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct et au
scrutin majoritaire. De son plein droit, l’Assemblée Nationale se réunit en deux sessions
ordinaires par an, avec une durée de soixante jours pour chaque session.
L’ordre de jour de la réunion est déterminé par le décret du Président de la République pris en
conseil des Ministres, qui peut être :
- A l’initiation du Premier Ministre ;
- A la demande de la majorité absolue des membres composant l’Assemblée
Nationale.
En général, la fonction de Député et de Parlement est incompatible avec l’exercice de tout
autre mandat électif et de tout emploi public excepté l’enseignement.
LA PRESIDENCE
La Présidence joue le rôle de diriger le pays. Elle est constituée par une personne physique qui
est élue au suffrage universel à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable pour
deux fois.
GOUVERNEMENT
Nommé comme instance dirigeante d’un Etat, le Gouvernement est un ensemble de personnes
qui administre l’Etat. Sa fonction est incompatible avec tout mandat électif de route fonction
de représentation professionnelle, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle
rémunérée.
Le gouvernement est constitué d’un Premier Ministre et des Ministres proposés par le Premier
Ministre et il est le Responsable devant le Parlement.
Le Premier Ministre ou Chef de Gouvernement peut être destitué par le Président de la
République, il a pour fonction de mettre en œuvre la politique général de l’Etat, l’initiative
des lois, l’exécution des lois et les décisions de justice.
La réunion des ministres font pour objet d’un conseil des Ministres, conseil de cabinet,
comités interministériels ou de conseils restreints.
HAUTE COUR DE JUSTICE « HCJ »
La HCJ constitue le principal organe de juridiction des Hautes personnalités de l’Etat comme
le Président de la République ; le Président des assemblées parlementaires, le Premier
Ministre et les autres membres du gouvernement, les parlementaires et les membres de la
HCC. Le Président de la République est justiciable devant la HCJ s’il y a de violation répétée
de la constitution, de manquement à des devoirs manifestement incompatible avec l’exercice
du mandat.
Avec un mandat de sept ans, la HCJ comprend neuf membres :
Le Premier Président de la Conseil Suprême ;
Deux Présidents de Chambre de la Cour de Cassation
Deux premiers Présidents de la Cour d’Appel
Deux Députés titulaires
Deux Sénateurs titulaires
COUR SUPREME « CS »
La Cour Suprême est composée d’un premier Président assisté par trois vice-Présidents et
d’un Procureur Général. Elle a pour rôle de régler les conflits de compétences entre deux
juridictions d’ordre différent et de veiller au fonctionnement des juridictions de l’ordre
judiciaire, administratif et financier.
La CS doit publier le rapport annuel de ses activités dans un Journal officiel et adresse ce
dernier au Président de la République, au Premier Ministre, aux Présidents des deux
Assemblées et au Ministre chargé de la Justice. Cette cour comprend :
Le Conseil d’Etat :
Qui veille l’application de la loi par les juridictions de l’ordre administratif ;
La Cour des comptes :
Qui contrôle les budgets des organismes publics et l’exécution des lois de finance ;
La Cour de cassation :
Qui se situe au sommet de la pyramide des juridictions. Elle prend le rôle de dire si
l’application de la loi est exacte ou erronée. La cour de cassation veille donc à l’application de
la loi par les juridictions de l’ordre judiciaire et en réalité, elle juge les décisions des juges.
HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE « HCC »
C’est la principale balise contre les actes inconstitutionnels du pouvoir exécutif en statuant sur
la conformité à la constitution, les lois, les traités, les règlements.
La HCC est constituée de neuf membres avec 7 ans de mandat :
-Trois des membres sont élus par le Président de la République
- Deux par l’Assemblée Nationale
- Deux par le Sénat
- Deux par le Conseil Suprême Magistrature
1.4. RELATION ENTRE MAPU ET ADMINISTRATION
Définition du marché public
D’après l’article 2 du loi n°2016-055 portant code des marchés publics, les marchés publics
sont des contrats administratifs écrits conclus à titre onéreux avec des personnes publiques ou
privées par les Autorités Contractantes pour répondre à leurs besoins en matière de travaux,
de fournitures, de services ou de prestation intellectuelles.
Définition des différents types de marché
Par nature, on a quatre type de marché, qui sont :
Marché de travaux ;
Marché de fourniture ;
Marché de prestation,
Contrat de Maitre d’œuvre Délégué (CMOD)
Les trois premiers marchés sont des contrats administratifs, par lequel une personne
physique ou moral s’engage, moyennant paiement d’un prix dont les éléments sont définis
dans le contrat, à assurer successivement :
L’exécution des travaux publics, de bâtiment ou de génie civil déterminés (objet
fixés au sol) ;
La livraison des objets déplaçables ou mobiliers ;
Les services déterminés qui pourront être répétés ou échelonnés dans le temps ou
prête son concours en personnel ou en matériel pour l’exécution de taches
nettement définies.
Ainsi que le CMOD est un contrat administratif, par lequel l’Etat ou une autre
Collectivité/Etablissement public, moyennant d’un prix dont les éléments sont définis dans le
contrat de procéder en son nom et pour son compte.
Définition de la passation du marché
La passation du marché est une procédure à effectuer pour désigner le titulaire du marché,
ayant respecter les règles exigées dans le document d’appel d’offre et qui a eu la première
place attribuée par la Commission d’Appel d’Offre et a eu l’approbation du Comité National
du Marché Public. Tous ceci requière l’application des principes des Autorités de
Régularisation des Marchés Publics, qui sont :
Liberté d’accès à la commande publique ;
Egalité de traitement des candidats ;
Transparence des procédures
Les administrations qui interviennent sur les marchés publics et leur rôle
o L’administration ou le maitre d’ouvrage : signe le contrat et paie les Titulaires en
fonction des prestations exécutées ;
o Le Bureau d’études : établis les APS et APD pour le lancement d’appel d’offre ;
o Autorité de Régulation des Marchés Publics(ARMP) : choisi le mode de passation du
marché, prépare le Dossier d’Appel d’Offre s ’occupe du lancement de l’appel d’offre,
o Le Commission d’Appel d’offre (CAO) : dépouille, analyse, classe les offres et
procèdes au rédaction des procès-verbal ;
o Le Commission National des Marché (CNM) : examine et donne son avis sur le projet
du marché (donné son approbation, refusé) ;
o Le Contrôle Financier (CF) : vise le projet du marché ou le contrat ;
o Le service « Enregistrement et Timbre » enregistre le contrat (droit de timbre gratis) ;
o La commission de réception (provisoire et définitive) : procède à la réception des
prestations sur demande du titulaire.