Tapure de trempe des alliages ferreux
Tapure de trempe des alliages ferreux
MODULE 6-1
Avril 2008
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A B B
1 2
1. Généralités ................................................................................................................... 5
1.1. Propriétés physiques .................................................................................................. 5
1.2. Propriétés chimiques .................................................................................................. 7
1.3. Propriétés mécaniques ............................................................................................... 8
1.4. Les procédés de fabrication ........................................................................................ 9
1.5. Facteurs de variations des caractéristiques mécaniques ......................................... 10
1.6. Désignation des principaux métaux et métalloïdes ................................................... 12
1. Généralités
Les métaux utilisés en aéronautique peuvent être distingués en deux catégories :
• Les métaux ferreux, à base de fer
• Les métaux non-ferreux, ne comportant pas de fer
Les métaux présentent différentes propriétés qui nous orientent dans leur choix pour la
construction aéronautique.
• masse volumique
Propriétés • coefficient de
Physiques dilatation
• ...
• composition
Propriétés chimique
chimiques • résistance à la
corrosion
• dureté
Propriétés • élasticité
mécaniques • résilience
• ...
1.1.1. La densité
La densité est un nombre sans dimension, égal au rapport d’une masse par rapport à la
masse du même volume d’eau à la température de +3,98°C.
Aux extrémités :
• Le lithium à une densité de 0.53, c’est l’élément solide le plus léger
• L’osmium avec une densité de 22.6 est considéré comme l’élément naturel le plus
lourd connu.
1.1.2. La ma
asse volum
mique
C'est la
a masse de e matière pa
ar unité de volume
v alement en kg / dm3
exprimé généra
3
(Unité légale : kg / m )
L’eau ayant
a une masse
m mique de 1 kg/dm3, on rapproche généralem
volum ment la dens
sité avec la
masse volumique.
Attentio
on aux unités :
Pour passser d’une maasse volumiqu e Kg/dm3 à une
ue exprimée en u masse vo olumique en KKg/m3, il faut multiplier
m par
3
1000. Exxemple : 1m d’aluminium
d a une masse de
d 2700 Kg po
our une masse e 2.7 Kg/dm3
e volumique de
1.1.3. La tem
mpérature de fusion
n
C'est la
a températu
ure à laquelle un corps passe de l'état solide à l'état liquide.
ne à 3430°C
Le titan C
L’acier à 1535°C
L’aluminium à 6588°C
(Symbo ole α)
C'est l''accroissem
ment de longgueur, de l''unité de longueur, d'uun corps so
oumis à unee élévation
de temmpérature ded un degré é. Cela connditionne laa stabilité dimensionne
d elle d'un matériau en
fonction des variattions de tem
mpérature.
La variation de lon
ngueur se calcule
c de la
a manière suivante :
est la varia
ation de long gueur
e le coefficcient de dila
est atation Application
A :
e la longu
est ueur initiale
est la différrence de tem mpérature
(T° finale
f – T° initiale)
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Module 6.1
Propriété que possèdent certains corps à laisser passer facilement le courant électrique.
Généralement, un matériau bon conducteur thermique est bon conducteur électrique.
1.1.7. Le Magnétisme
Le magnétisme est la propriété des métaux ferreux d'être attirés par les aimants. Seuls les
métaux ferromagnétiques sont sensibles aux aimants.
Les métaux ne contenant pas de fer, comme le cuivre, l'aluminium, et le laiton ne sont donc
pas soumis aux effets du magnétisme.
Lorsqu’il s’agit d’un métal pur, on défini son degré de pureté (en pourcentage), fonction de son
mode d’élaboration.
Lorsqu’il s’agit d’un alliage, on défini les éléments d’addition présents dans l’alliage et leur
teneur en pourcentage.
La structure des métaux évolue en fonction des traitements physiques et thermiques qu’ils
subissent.
Les propriétés mécaniques des matériaux nous orientent sur l’utilisation mécanique que l’on
peut en faire et les contraintes admissibles.
Attention toutefois, ces propriétés varient en fonction de l’état du matériau et des éventuels
traitements qu’il a subi.
1.3.1. La dureté
On utilise à tort le terme «dureté» pour exprimer la solidité d'un matériau. Dans le vocabulaire
technique de la mécanique, la dureté représente uniquement la résistance à la pénétration.
Il existe plusieurs unités de dureté applicables en fonctions des conditions d’essais et du type
de matériau.
Des tables de conversion permettent de faire des comparaisons entre essais.
1.3.2. L’élasticité
C'est la propriété que possède un corps à se déformer sous l'action d'un effort et de revenir
exactement à sa forme initiale après cessation de l'effort.
1.3.3. La plasticité
Soumis à un effort le corps se déforme mais ne reprend pas sa forme initiale après cessation
de l'effort.
1.3.4. La ténacité
1.3.5. La résilience
C'est la résistance qu'oppose un corps à la cassure par chocs ou par effort brusque. C'est
l'inverse de la fragilité (résistance aux chocs).
rupture est bien nette, on parle de rupture par clivage. Le matériau rompt avant d'avoir quitté
le régime élastique. La rupture fragile peut intervenir pour des conditions anormales :
• basse température
• grandes vitesses d'application de la charge
• défauts préexistants ou créés en service
La rupture ductile est liée essentiellement à la présence d'inclusions (défauts de matière dans
le métal) ou de précipités (particules de matières obtenues suites à traitement chimico-
thermique).
1.3.6. La fluidité
C'est la propriété que possède un matériau à l'état liquide, d'épouser plus ou moins les formes
du moule dans lequel il est coulé (pièces de fonderie).
1.3.7. La ductilité
C'est la qualité que possèdent les matériaux qui supportent d'être allongés, étendus, étirés
sans se rompre.
Ex : la ductilité de l'or permet de l'étirer en fils très fins ou de le transformer en feuilles (dorure
de cadres de tableaux, de monuments).
1.3.8. La malléabilité
La malléabilité est la facilité avec laquelle un matériau se laisse façonner, étendre et aplatir en
feuille mince sous un effort de compression. Les procédés de compression sont le forgeage
(martèlement) et le laminage (rouleau compresseur). L'or, l'argent, le fer blanc et le plomb
sont très malléables.
La malléabilité croît avec l'augmentation de la température.
1.4.1. Le laminage
1.4.2. Le forgeage
C'est un procédé de mise en forme à chaud d'une ébauche, à l'aide d'outils simples, par chocs
(marteau, marteau pilon) ou par pression (presse à forger).
Cette technique ne permet pas d’obtenir les mêmes marges de précisions que l’usinage mais
rend les pièces plus résistantes aux contraintes mécaniques, notamment par le fibrage du
métal.
1.4.3. L’usinage
Technique de fabrication par enlèvement de matière sur une pièce brute à l’aide d’une
machine-outil. Cette technique permet d’obtenir des pièces d’une grande précision.
1.4.4. L’étirage
C'est la transformation permettant l'obtention de divers profilés en les obligeant à passer dans
une filière (en traction).
1.4.5. Le tréfilage
C'est un traitement semblable à l'étirage et qui consiste à transformer en fils un métal ductile
déjà réduit en baguettes. Exemple : fils électriques, corde à piano.
1.4.6. L’emboutissage
C'est un procédé qui permet d'obtenir des pièces creuses à partir de surfaces planes (flans)
en refoulant le métal entre une matrice et un poinçon.
C'est le formage par chocs ou par pression d'une pièce intercalée entre les gravures de blocs
d'aciers durs appelés matrices ou estampes.
1.4.8. Le filage
C'est un procédé qui consiste à comprimer à chaud un métal malléable, à l'intérieur d'un
cylindre. Un orifice ayant la forme du profil désiré est pratiqué au fond de ce cylindre.
1.4.9. Le corroyage
Avec le mode d'élaboration : obtention d'une structure cristalline différente. Ex : une pièce
forgée ou fibrée a des caractéristiques supérieures à une pièce de fonderie (FIBRAGE)
L'écrouissage dû à une opération de laminage ou de déformation à froid entraîne une
augmentation de la résistance à la rupture et de la dureté.
Avec le degré de finition des surfaces : l'augmentation du fini d'une surface augmente la
résistance à la fatigue, la résistance à l'usure et les qualités de frottement.
Remarque : Les métaux purs sont surtout utilisés pour leurs propriétés physiques
ex : conductibilité électrique, magnétisme, dilatation, etc..
En construction mécanique on préfère utiliser les alliages (mélange de métaux différents) de
par leurs caractéristiques mécaniques très supérieures.
Ces caractéristiques mécaniques peuvent encore être augmentées par une succession de
traitements mécaniques ou thermiques.
Masse Température
Symbole Symbole
Désignation Volumique de fusion
Chimique Technologique
en kg/dm³ en °C
Les indispensables
2. Les essais
Le choix d’un métal ou d’un alliage plutôt qu’un autre dans la réalisation d’une pièce est
déterminé entres autres par ses caractéristiques mécaniques. Aussi, le but des essais est de
valider au moyen de mesures les propriétés du métal ou de l’alliage.
• Le contrôle au microscope.
• le contrôle à l'œil nu ou la loupe.
2.1.2. La Micrographie
Limites de la micrographie : L'étude au microscope ne s'effectue que sur une très petite
surface, ce qui ne reflète pas toujours la qualité d'ensemble.
2.1.3. La Macrographie
Elle permet de rendre visible les lignes de ségrégation des constituants d'une pièce forgée.
Cette observation à l’œil nu ou à partir d’une photo à faible agrandissement permet de rendre
visible la constitution d’une pièce sur son ensemble (du cœur de la pièce vers la périphérie) et
de vérifier les défauts, impuretés ou les
hétérogénéités dues à la fabrication de la
pièce ; vitesse de refroidissement, corroyage,
etc…
Dans tous les essais ordinaires de traction, de compression, de dureté, la charge sollicitant
l'éprouvette croît très lentement, d'une manière progressive, et la déformation qui résulte des
contraintes internes dans l'éprouvette, varie elle-même d'une manière continue en croissant
lentement à partir de zéro jusqu'à un maximum correspondant à la rupture.
C'est un des essais les plus importants pour !es métaux. Il permet de déterminer les
caractéristiques mécaniques suivantes :
• La résistance élastique, valeur pour laquelle la limite d'élasticité ou limite de
proportionnalité du matériau est atteinte
• La résistance à la rupture, valeur pour laquelle la résistance maximale du matériau est
atteinte
• L'allongement
• La striction
• Le module d'élasticité longitudinal appelé aussi module de YOUNG
On choisit un échantillon, aussi homogène que possible, du matériau à essayer dans lequel
on découpe une éprouvette cylindrique ou prismatique.
Le soin apporté à la réalisation de l'éprouvette a une influence sur les résultats de l'essai,
aussi doit-on veiller lors de l'usinage à la précision des cotes et à la qualité du fini de surface
(rugosité très faible).
Caractéristiques obtenues :
∆
% 100 · 100 ·
∆
Le module de Young
correspond à la
σ est la contrainte contrainte mécanique
∆ théorique qui
est la déformation
engendrerait un
E est le module de Young en Mpa allongement de
100% de la longueur
Un matériau dont le module de YOUNG est élevé est dit rigide initiale d’un
Ex : l’acier, le diamant, l’iridium. matériau, dans le
Le plomb, l’or et l’aluminium le sont moins domaine élastique.
II permet de déterminer :
• la limite d'élasticité à la compression,
• la limite de résistance.
La machine utilisée est généralement la même que pour l'essai de traction. Les éprouvettes
sont prismatiques ou cylindriques, voisines de la section carrée. Au début de l'essai, les
raccourcissements sont élastiques et directement proportionnels aux charges appliquées. Au-
delà d'une certaine charge qui correspond à la limite d'élasticité à la compression. Des
déformations subsistent. Lorsque la limite de résistance à la compression est atteinte,
l'éprouvette se rompt.
Ces caractéristiques sont difficiles à déterminer car les modes de déformations et de rupture
sont variables suivant les matériaux.
C'est ainsi que l'on observe ;
• une dilatation pour le fer, l'acier, le cuivre, le bronze avec apparition de criques à la
surface extérieure,
• un glissement suivant des surfaces de séparation obliques pour la fonte, les alliages
légers et le béton,
• un plissement pour les substances fibreuses comme le bois.
Seuls les matériaux durs et fragiles donnent des ruptures nettes. Un grand nombre de métaux
dont l'acier et le cuivre, ont une résistance à la rupture par compression sensiblement égale à
la résistance à la rupture par traction. La fonte, par contre, résiste mieux à la compression qu'à
la traction (600 à 800 N/mm² à la compression et 140 à 300 N/mm² à la traction).
Toutefois, la charge pratique aura une valeur bien inférieure pour garantir une sécurité totale
(notion de coefficient de sécurité).
On peut également mesurer sur le même principe la dureté de billes de roulements à billes.
Essai Brinell
Une bille d'acier trempé et d'un diamètre déterminé est appliquée sous une pression connue
sur la surface du métal à essayer. La bille laisse une empreinte qui est une calotte sphérique.
On mesure l’empreinte laissée par la bille.
Détermination de la dureté
Détermination de la dureté
L'avantage du procédé Rockwell est de permettre une lecture directe du nombre de dureté.
Nota : il existe des tableaux de correspondance entre les nombres de dureté BRINELL,
V1CKERS, ROCKWELL ; Ils permettent de juger deux matériaux dont la dureté serait
exprimée de façon différente.
Le principe de l’essai de résilience est de mesurer l’énergie résultante après un choc brisant une
éprouvette. Cette mesure s’effectue sur un cadran gradué ou par lecture d’une hauteur et calcul.
L'éprouvette en essai est soumise à un choc correspondant à une énergie connue Wi, puis la
pièce étant brisée, on mesure l'énergie restante du système ayant provoqué le choc soit Wr
Principe : Masse pendulaire tombant d'une hauteur (H) (Wi = énergie initiale) et, après
rupture, remontant d'une hauteur (h) sous l'effet de l'énergie résiduelle (Wr).
S étant la section de l’éprouvette.
· ·
m = masse du mouton-pendule
-2
g = 9.81 m.s
La machine permet de lire la position de départ et la position la plus haute atteinte après
rupture de l’éprouvette.
Généralement, elle permet de lire directement une valeur en Joule.
L’essai consiste à appliquer sur une pièce une charge alternée ou répétée en essayant de
reproduire au mieux les conditions d’exploitation de la pièce.
La rupture du matériau peut se produire sous des contraintes inférieures à la résistance du
matériau en statique
3.1. Généralités
Classification des alliages FER + CARBONE. On Un peu d’histoire
La fabrication du fer remonte à 1700 avant
distingue :
JC par les Hittites.
• Le FER industriel, pourcentage de carbone De cette époque jusqu’à la fin du moyen-
< 0,05 %. On ne parle plus de fer mais d’acier ‘à âge, son élaboration consistait à chauffer
très bas carbone’. ensemble des couches alternées de minerai
et de bois jusqu’à obtenir une masse de
• Les ACIERS d'usage courant, pourcentage de métal pâteuse qu’il fallait marteler à chaud
carbone allant de 0,05 % à 2 % pour débarrasser de ses impuretés et obtenir
du fer brut.
• Les FONTES, pourcentage de carbone allant de Au XVe siècle découverte de la fonte avec
l’apparition des premiers ‘ hauts
2,5 % à 5 %
fourneaux’ : un métal ferreux à l’état liquide
permettant de créer des boulets de canon,
L'augmentation du pourcentage carbone dans les des marmites, … La fonte permet également
aciers, augmente : de produire du fer en abondance grâce à un
• la DURETÉ (H) procédé d’affinage qui brule le carbone
• la résistance à la RUPTURE (Rr) contenu dans la fonte.
• la LIMITE ÉLASTIQUE (Re)
• la résistance à la CORROSION
• la résistance à l'USURE
• la TREMPABILITÉ (mise en solution du carbone,
formation de CARBURES)
En 1786, trois savants français , Berthollet,
Mais diminue : Monge et Vandermonde établissent la
• la MALLÉABILITÉ (PLASTICITÉ - DUCTILITÉ) définition exacte du trio Fer-Fonte-Acier et
• la résistance aux chocs (RÉSILIENCE) le rôle du carbone dans leur caractéristiques.
• la soudabilité
A la fin du XIXe siècle, la production
d’acier se développe avec la révolution
D'où la nécessité de choisir un acier plus ou moins industrielle, notamment grace aux
carburé selon que l'on désire réaliser : convertisseur Bessemer et au procédé
• Résistance à l'usure : acier DUR (fort % carbone) Thomas-Gilchrist.
• Chaudronnerie ou emboutissage : acier DOUX
(faible % carbone)
L’association de plusieurs éléments d’addition entre eux permet de pondérer les effets de
chacun.
Par exemple, dans l’alliage d’acier nickel chrome, le nickel rend l’acier inoxydable mais trop
mou et le chrome rend l’acier inoxydable mais trop dur. Une proportion convenable de chacun
des deux composants permet d’allier de bonnes caractéristiques mécaniques à des conditions
de travail et d’usinage correctes.
Les aciers ont d’abord été désignés selon leur ductilité : extra doux, doux, demi-doux,
dur,…
Puis par leur résistance à la rupture Rr exprimée en hb (hectobar), les aciers de classe A
Ensuite selon la limite élastique Re, les aciers de classe E
Conversion
Ainsi, un acier A37 est équivalent à un E24 1 hectobar = 10 Mpa
Pour les aciers non alliés : la teneur en carbone en pourcentage multiplié par 100
Deux séries en fonction de la pureté de l’acier :
Série CC :
• CC 10 : teneur en carbone de 0.10%
• CC 20 : teneur en carbone de 0.20%
• CC 35 : teneur en carbone de 0.35%
Pour les aciers faiblement alliés : la teneur en carbone en pourcentage multiplié par
100, puis les éléments d’alliage avec leur teneur multipliée par 4 ou 10 en fonction de
l’élément.
Pour les aciers fortement alliés : la désignation commence par Z, puis la teneur en
carbone comme précédemment et les éléments d’alliage sans facteur multiplicatif.
Les normes actuelles de désignation des aciers définissent les familles suivantes :
Exemple :
S185 (anciennement A33), Re = 185 Mpa
E295 (anciennement A50), Re = 295 Mpa
GE295, acier moulé, Re = 295 Mpa
De type C
Leur désignation comprend la lettre C suivie de la teneur en carbone multipliée par 100.
S’il s’agit d’un acier moulé, on précède la désignation de la lettre G
Exemple ;
C45, acier non allié comportant un taux de 0.45% de carbone
GC22, acier moulé non allié comportant un taux de 0.22% de carbone
La désignation reprend la teneur en carbone multipliée par 100, suivie des éléments
d’addition et leur pourcentage respectifs multiplié par un facteur spécifique.
Elément Symbole Facteur
Chrome Cr
Cobalt Co
Manganèse Mn
Nickel Ni 4
Silicium Si
Tungstène W
Aluminium Al
Bérylium Be
Cuivre Cu
Molybdène Mo
Niobium Nb
Plomb Pb 10
Tantale Ta
Titane Ti
Vanadium V
Zirconium Zr
Soufre S
Cérium Ce
Azote N 100
Phosphore P
Bore B 1000
Exemple ; l’acier 35NiCrMo16 contient 0.35% de carbone, 4% de nickel, du Chrome et du
Molybdène en plus faible teneur.
Ils sont désignés par la lettre X, suivie du pourcentage de carbone multiplié par 100, puis
de la désignation des éléments d’addition et leur pourcentage respectif sans facteur
multiplicateur.
Exemple ; l’acier X2CrNi 18-9 contient 0.02% de carbone, 18% de chrome et 9% de nickel
3.2
2.3. Ce qu’il faut retenir sur la
a désignattion des aciers
a
A
Aciers non alliés d'usaage généraal
••S + valeur Re
e; exxemple S185
• + valeur Re
•E e; exxemple E295
Acierrs fortemen
nt alliés
•X + %tage
% carbone
e x 100 + élém
ments d'additiion + %tage
exemple X5 5CrNi17‐12
Elémen
nt Symb
bole F
Facteur
Chrome Cr
Cobalt Co
Manganè èse Mn
Nickel Ni 4
Silicium Si
Tungstèn ne W
Aluminium Al
Bérylium Be
Cuivre Cu
Molybdèn ne Mo
Niobium Nb
Plomb Pb 10
Tantale Ta
Titane Ti
Vanadium m V
Zirconiumm Zr
Soufre S
Cérium Ce
Azote N 100
Phospho ore P
Bore B 1000
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Module 6.1
[Link]. Points de
e transformation des
d acierrs selon le diagramme de
ROOOZEBOO OM
Le diagramme de e Roozeboom permett de conna aitre les phases prése entes dans l’acier en
fonction de la température et du pourcen ntage de ca arbone.
Ce diaggramme ne e représente
e que les tra
ansformatio ons des acie ers qui interrviennent uniquement
dans l'é
état solide (en
( dessouss de 1145°))
En desssous des points A1 (720°) : On obtientt une soluttion stable à froid (s solution α)
"MALLÉABLE" do ont la connstitution dépend
d du % carbon ne FERRIT TE ou PERLITE ou
(FERR RITE + PERLITE) ou (P PERLITE + CÉMENTIT
C TE)
Au-desssus des po oints A3 (72
20 °C à 1145 °C) : On obtient
o une solution staable ou le carbone
c se
trouve dissout dans le fer (ssolution γ ou
o carbure de d fer). On obtient un nouveau constituant
c
l’AUSTTENITE.
Entre le
es points A1
A et les points A3 : C'e
est l'intervallle de tempéérature (pluus ou moins s important
en foncction du % carbone)
c né
écessaire à la transform mation de la a mise en ssolution.
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Module 6.1
Le maintien en solution du carbone dans la structure métallique du fer permet d’augmenter les
caractéristiques mécaniques de l’acier.
Les aciers trempant sont ceux qui possèdent une faible température de traitement et un faible
intervalle de transformation (0,5 % à 1 % de carbone).
Il est possible d’effectuer indéfiniment des cycles ‘chauffage refroidissement’ pour obtenir les
phases de l’acier désirées.
Pour revenir à l’état initial, on procèdera à une opération de chauffage jusqu’à l’austénitisation
puis un refroidissement très lent, appelée recuit. Cette opération est intéressante pour
homogénéiser une pièce après un traitement mécanique (supprimer l’écrouissage) ou pour
supprimer les effets d’une trempe.
Ils consistent à modifier superficiellement la structure cristalline d'une pièce par chauffage à
température déterminée en présence d'éléments chimiques capables de phénomènes de mise
en solution, on obtient ainsi :
• soit des pièces à âme douce et périphérie dure
• soit des pièces à âme dure et périphérie douce
• soit des pièces présentant des bonnes qualités de frottement.
Pour cela, on monte la pièce à une température comprise entre 900°C et 950°C
(selon l’acier) et on la met en présence d’un milieu riche en carbone (cément), la
couche superficielle absorbe le carbone.
On effectue ensuite une trempe suivie d’un revenu.
Principe : Les pièces sont chauffées à 570°C pendant trois heures dans un
creuset de cyanure et de sels dérivés du soufre, le refroidissement se fait dans
l’eau à 80°C.
Les aciers et alliages d’aciers utilisés dans l’aéronautique font l’objet d’un choix et d’un
développement spécifique pour répondre parfaitement au besoin des concepteurs.
Nous décrivons ci-après les grandes familles d’aciers utilisés dans l’aéronautique.
30NiCr11
Grande résistance aux contraintes statiques ou dynamiques
Mais difficiles à souder
Utilisation dans la boulonnerie aéronautique
25CrMo4S
Bonne soudabilité avec facilités de forgeage
Bonne résistance au fluage jusqu’à 550°C
Utilisation sous forme de tôles ou de tubes ; pour les caissons moteurs, guignols, chapes
soudées, berceaux moteurs…
35NiCrMo16
Aciers autotrempants à très haute résistance.
Utilisation pour les pièces de trains d’atterrissage
30CrAlMo6-12
Aciers de nitruration résistant à l’usure.
Utilisation pour les pièces d’engrenage ou lors de frottements intenses.
3.4
4.2. Les Ac
ciers Mara
aging
X3NiCoMo o18-8-5
X2NiCoMo o18-9-5
X2NiCoMo oTi18-9-5
Aciers forteme
ent alliés sur
s la base e de 18% de Nickel, 9% de Co obalt et 4 à 5 % de
Molybdène. On peut incluure à cet alliiage de l’Alu
uminium, du
u Cuivre et du Titane
Les acciers Maraging ou acie ers à durcisssement strructuraux soont les prin
ncipaux représentants
des acciers à hau utes caracttéristiques mécanique es. D’une robustesse
r supérieure
e à l’acier
inoxydaable, ils so
ont 85% plu us durs qu ue le Titanee pur. Ils sont
s surtoutt reconnus pour une
résistance supérieeure sans perte de mallléabilité.
Leurs caractéristiq
c ques sont :
• Haute résisstance et dureté
• Usinage fa acile, avec un
u minimum m de déformmations
• Traitementt thermique uniforme et e régulier
• Nitruration possible
• Resistance e à la corrossion et aux propagations de fissurres
• Peut être poli
p finemen nt
3.4
4.3. Les ac
ciers inoxy
ydables au CHROM
ME NICKEL
L.
La gran
nde propriété des aciers inoxydab
bles est leurr résistance
e à la corrossion.
Leur ré
ésistance mécanique
m m
moyenne pe
eut être accrrue considéérablement par laminag
ge.
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Module 6.1
Le Chrrome est méétal très oxyydable, maiis son oxyde forme une e couche prrotectrice sur le métal
qui stoppe totalem
ment la corroosion. Si la couche se détériore, elle
e se régénère en con ntinu.
Les élé
éments d’adddition tels que le Nickel, le Moly ybdène, le Titane,
T Niobium, … apportent
le N
aux aciers inoxyda
ables les ca aractéristiqu
ues suivantees :
• Résistance e à la corrossion dans lees milieux trrès agressiffs
• Résistance e à l’oxydation et au fluuage à temp pératures élevées
• Résistance e et ductilité
é aux très basses temp pératures
• Caractéristtiques méca aniques éle evées
• Aptitude à la mise en œuvre (em mboutissage e, pliage, soudage, brassage,…)
• Type austénitiqu
a e ; la majorrité des cas
s. Le traitem
ment therm mique d’hyp pertrempe
a la propriété de e les adou ucir, et non de les durcir. Résisstance chim mique très
élevée et bonne propriétés
p m
mécaniques. .
• Type martensitiq
m que ; utiliséss lorsque le
es caractérisstiques de rrésistance mécanique
m
sont im
mportantes.
• Type ferritique ; ne prenn nent pas la a trempe, dans la ccatégorie des d aciers
réfracta
aires à haute teneur en chrome (jjusqu’à 30% %), particuliièrement intéressants
en préssence de sooufre.
• Type austéno-fer
a rritique ; dees propriétéés interméddiaires entre
e les ferritiq
ques et les
austéniques, partticulièremen nt aptes à la soudu ure et résisstant à la corrosion
intergra
anulaire.
ues remarq
Quelqu ques sur le
es aciers in
noxydables
s:
Consé
équences :
• Grande diffficulté lors de l'usinag
ge (la pièce
e est plus dure
d que l’outil). La dureté croit
sans cesse
e avec la fo
ormation de carbure dee chrome soous l'outil.
• Perte de l'iinoxydabilité
é.
L'écrou
uissage entraîne égale
ement la forrmation de grains de carbure
c de cchrome en très grand
nombree mais de petites
p dime
ensions.
Consé
équences :
• Augmentattion de la dureté superrficielle.
• Pas de dim
minution sennsible de la résistance à la corrosion.
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duction interdite x [Link]
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Module 6.1
Si un acier inoxydable a subi une précipitation de grains de carbure de chrome, il doit être régénéré (ou
adouci) par HYPERTREMPE : chauffage à une température d’environ 1100 °C suivi d'un
refroidissement rapide (dureté Hb 250) afin de restituer le carbone dans le fer (fonction de la
température de mise en solution).
Les conditions de mise en œuvre sont liées avec la formation de carbure de chrome par
élévation de température et écrouissage. Il faut donc éviter de chauffer, ou de durcir
superficiellement le métal.
En fin d'opération, il est nécessaire d'effectuer un recuit d'adoucissement et de
normalisation suivi d'un décapage final à l'acide nitrique.
• Forgeage : à faible température < 400°, pour éviter la formation de carbure de
chrome.
• Usinage : surveiller l'affûtage et la rigidité des outils de coupe, afin d'éviter
l'écrouissage.
• Perçage : prendre des forets en acier rapide et de longueur réduite (rigidité -
vibrations). La vitesse de coupe et l'avance doivent être deux fois plus faibles que
pour les aciers mi-durs et la lubrification doit être abondante, afin d'éviter
l'échauffement et la détérioration de la coupe du foret.
• Taraudage et filetage : effectuer le travail en une seule passe afin d'éviter un
écrouissage trop important.
• Alésage : veillez à ce que l'alésoir ne broute pas car il s'ébrécherait par
l'augmentation de la dureté superficielle.
Lorsque les aciers sont maintenus sous charge pendant des temps assez longs, on
constate une déformation progressive du métal. Ce phénomène appelé fluage est nul ou
négligeable à température ambiante mais peut croitre sous haute température jusqu’à
aboutir à la rupture de la pièce.
Pour des utilisations à des températures élevées, on a cherché à développer des aciers
dont le fluage soit le plus faible possible : les aciers réfractaires.
Pro
opriétés de es alliages réfractaires
Cess alliages étant
é sollicittés mécaniq quement à des températures trèss variables ils doivent
possséder les propriétés
p suivantes :
• Coefficientt de dilatatio on faible : stabilité dimeensionnellee.
• Conductibiilité thermiq que élevée e : limitatio on des éccarts de te empérature entre les
différentess parties de la pièce.
• Résistance e aux variattions de tem mpérature et aux chocss thermiques.
• Limite élasstique élevé ée à chaud : résistance e à la déform
mation, résistance au FLUAGE.
F
• Résistance e aux solliciitations chim miques.
Au delà
d de 950°C
•CER
RMETS
950°C à 1000°C
•sup
peralliages Fer‐cchrome‐Cobalt + molybdène, titane,
t niobium
m, aluminium
jusqu
u'à 900°C
•supeeralliages Fer‐chrome‐Nickel + molybdène, tiitane, niobium, aluminium
De 60
00°C à 700°C
•aciers Austénitiquees de type 18‐100 (18% Cr + 10%
%Ni) dont la ten
neur en Ni est
augmmentée à 15% + Molybdène, titane,
t niobium
ex. X6CrNiMoTi17‐
X ‐12‐2
De 550
0°C à 600°C
•aciers fortements alliés: 5% de chrome + Molybdèène et Vanadiu
um
ex. X38CrMoV5
X
hrome + tungstèène, molybdène, vanadium ett
•aciers fortements alliés: 12% de ch
niobiium
Jusqu'àà 550°C
•acierss faiblement alliés au chrome, molybdène et vanadium
ex. 155CrMoV6 ‐ Gro osses pièces de forge, rotors dee turbines, bou
ulonnerie à chau
ud
Jusqu'àà 400°C
•acierss au carbone no
on alliés: Attenttion réduction de
d la limite élasstique avec la
tempéérature
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Le
es alliages
s réfracta
aires à ba
ase de nic
ckel
Ils con
nviennent pour
p les tro
ois types de
d sollicitations : MÉ ÉCANIQUES S, THERM MIQUES et
CHIMIQQUES (trèss grande réssistance à la fatigue, au a fluage et à la corrosion à chaudd). Il existe
plusieu
urs familles d'alliages de
d NICKEL :
• Les alliages NICKEL L + CUIVR RE : alliag ges "MONE EL" qui pré
ésentent une
u bonne
résistance à la corrosion chimiqu ue, utilisable
es jusqu'à 500°
5 C.
• Les alliage es NICKEL + CHROME E + FER : alliages
a "INC
CONEL" quui sont très tenaces et
utilisables jusqu'à 7000 à 800° C.
• Les alliage es NICKEL + CHROME E + COBAL LT : alliagess "NIMONIC
C" et alliage
es "RENE".
Ils sont trrès tenacess et présen ntent une bonne résistance au FLUAGE, utilisables
jusqu'à 950 0° C.
Le
es alliages
s réfracta
aires à ba
ase de cobalt
Ils permettent de supporter des tempé ératures allant jusqu'àà 1000° C avec une endurance
e
supérie eure aux alliages de NICKEL.
Compo osition chim
mique COBA ALT + CHROME + NICKEL N aveec, par exeemple, le HS188X40
H
utilisé comme
c tubee à flamme et aubagess turbine de
es turboréaccteurs CF6--50.
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Principales propriétés :
• Grande dureté avec une grande difficulté d'usinage
• Grande résistance à l'oxydation
• Grande résistance au fluage au-dessus de 1000°C - ductilité nulle
• Mauvaise conductibilité thermique
• Mauvaise résistance aux chocs thermiques - fragilité excessive à l'entaille
Préparations :
Elles sont réalisées suivant les techniques de la MÉTALLURGIE des POUDRES (FRITTAGE
par COMPRESSION et CUISSON), mais de par les propriétés particulières des CERMETS
utilisés : mauvaise résistance aux chocs thermiques et grande fragilité, il est nécessaire de les
FRITTER avec un liant métallique qui améliorera leur résistance aux chocs thermiques et
diminuera leur fragilité excessive. Les principaux liants utilisés sont : le CHROME, le NICKEL,
le COBALT et leurs alliages.
Applications
Ces alliages sont très solides et résistent à la chaleur. On les utilise également pour les
tuyères des réacteurs de fusées.
L’Invar
FeNi36
Composé de 64% de fer et 36% de nickel, l’Invar possède la propriété d’avoir un coefficient de
dilatation quasiment nul dans une plage de températures allant de la cryogénie à l’ambiante.