Systèmes d'instrumentation électronique
Systèmes d'instrumentation électronique
systèmes
d’instrumentation
électronique
Module 5
Licence B1 / B2
Avril 2009
1
Module 5
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d'autres fins que celles pour lesquelles il est fourni et les informations qu'il contient ne
peuvent être divulguées à des tiers non habilités.
Cette documentation est un document d’instruction, elle ne sera pas remise à jour, elle
ne doit pas être considérée comme une référence technique.
Niveau
B1.1 B1.2 B2
B1.3 B1.4
5.1 Systèmes d'instrumentation électronique 2 2 3
Agencements de systèmes caractéristiques et implantation en cockpit des
systèmes d'instrumentation électronique
5.2 Systèmes de numérotation 1 - 2
Systèmes de numérotation : binaire, octal et hexadécimal ;
Démonstration des conversions entre les systèmes décimal et binaire, octal et
hexadécimal et vice versa.
5.3 Conversion des données 1 - 2
Données analogiques, Données numériques ;
Fonctionnement et application des convertisseurs analogique vers numérique, et
numérique vers analogique, entrées et sorties, limitations des divers types.
5.4 Bus de données 2 - 2
Fonctionnement des bus de données dans les systèmes avion, y compris la
connaissance de l'ARINC et d'autres spécifications.
5.5 Circuits logiques
a) 2 - 2
Identification des symboles communs de porte logique, des tableaux et circuits
équivalents ;
Applications utilisées pour les systèmes avion, schémas de principe.
b) - - 2
Interprétation des diagrammes logiques.
5.6 Structure du calculateur basique
a) 1 - -
Terminologie des calculateurs (y compris bit, octet, logiciel, matériel, CPU, IC et
divers dispositifs de mémoire tels que RAM, ROM, PROM) ;
Technologie des calculateurs (telle que appliquée dans les systèmes avion).
b) - - 2
Terminologie relative au calculateur ;
Fonctionnement, disposition et interface des composants principaux dans un
micro-ordinateur y compris leurs systèmes de bus associés ;
Informations contenues dans des mots d'instructions à simple et multi-adressage
;
Termes associés à la mémoire ;
Fonctionnement des dispositifs typiques de mémoire ;
Fonctionnement, avantages et inconvénients des divers systèmes de stockage
des données.
Niveau
B1.1 B1.2 B2
B1.3 B1.4
5.7 Microprocesseurs - - 2
Fonctions réalisées et fonctionnement global d'un microprocesseur ;
Fonctionnement et utilisation des codeurs et décodeurs ;
Fonction des types de codeurs ;
Utilisations d'une intégration à moyenne, grande et très grande échelle.
5.9 Multiplexage - - 2
Fonctionnement, application et identification des multiplexeurs et des
démultiplexeurs dans les logigrammes.
5.10 Fibre Optique 1 1 2
Avantages et inconvénients de la transmission de données par fibre optique par
rapport à la propagation par fil électrique ;
Bus de données de fibre optique ;
Termes relatifs à la fibre optique ;
Terminaisons ;
Coupleurs, terminaux de commande, terminaux de commande à distance ;
Application des fibres optiques dans les systèmes avion.
5.11 Affichages électroniques 2 - 2
Principes de fonctionnement et types communs d'affichages utilisés dans un aéronef
moderne, y compris les tubes cathodiques, les diodes électroluminescentes et
l'affichage à cristaux liquides.
5.12 Dispositifs sensibles électrostatiques 2 2 2
Manipulation spéciale des composants sensibles aux décharges électrostatiques ;
Sensibilisation aux risques et détériorations possibles, dispositifs de protection
antistatique des personnels et des composants.
5.13 Contrôle de gestion par logiciel 2 1 2
Sensibilisation aux restrictions, exigences de navigabilité et effets catastrophiques
possibles des modifications non agréées des programmes logiciels.
5.14 Environnement électromagnétique 2 2 2
Influence des phénomènes suivants sur les techniques de maintenance pour les
systèmes électroniques :
EMC - Compatibilité électromagnétique
EMI - Interférence électromagnétique
HIRF - Champ rayonné à haute intensité
Foudre / protection contre le foudroiement
Niveau
B1.1 B1.2 B2
B1.3 B1.4
Avertissement
Le livret ; Module 5 Techniques Digitales Systèmes d’instrumentation électronique ; que vous avez
entre les mains, a été écrit sur la base du programme Licence 66 B2.
Nous avons décidé de le proposer tel quel aux futurs B1 pour plusieurs raisons :
• Les chapitres des programmes B1.1, B1.2, B1.3 et B1.4 correspondent à des chapitres B2
• Certaines notions abordées dans des chapitres dédiés B2 peuvent aider à comprendre des
notions abordées dans des chapitres communs B1 et B2.
• Une évolution de licence B1 vers B2 sera facilitée par cette disposition.
Nous sommes conscient que la charge de travail demandée aux futurs B1 sur ce module n’est pas
la même que pour les futurs B2.
Aussi, nous proposons aux futurs B1 d’aborder les chapitres B2 dans une optique de culture
générale et de concentrer leurs efforts sur les chapitres donnant lieu à des questions lors des
examens.
Pour cela, nous rappelons dans le tableau suivant les chapitres du livret correspondants au
programme de chacun.
Légende :
Au programme Ok
Non concerné NC
2. Systèmes de numération............................................................................................ 18
2.1 Définition............................................................................................................................................... 18
2.2 Système décimal .................................................................................................................................. 18
2.3 Système binaire.................................................................................................................................... 18
2.4 Système hexadécimal .......................................................................................................................... 19
2.5 Code BCD ou décimal codé binaire ..................................................................................................... 19
2.6 Code GRAY ou binaire réfléchi ............................................................................................................ 20
2.7 Tableau de comparaison des différents codages ................................................................................ 20
2.8 Changements de base ......................................................................................................................... 20
2.9 Représentation des nombres entiers naturels en machine : binaire naturel ........................................ 23
2.10 Représentation des nombres entiers relatifs : complément à 2. .......................................................... 23
2.11 Intérêt de cette représentation ............................................................................................................. 23
2.12 Définition............................................................................................................................................... 23
2.13 Obtention de l’opposé d’un nombre entier ........................................................................................... 24
2.14 Opérations logiques et arithmétiques sur les nombres entiers ............................................................ 24
2.15 Opérations logiques ............................................................................................................................. 24
2.16 Tables d’addition et de multiplication ................................................................................................... 24
2.17 Addition sur n bits ................................................................................................................................. 24
2.18 Non signés ........................................................................................................................................... 24
2.19 Signés................................................................................................................................................... 25
2.20 Dépassement de capacité pour les entiers non signés ....................................................................... 25
2.21 Dépassement de capacité pour les entiers signés .............................................................................. 25
2.22 Soustraction sur n bits .......................................................................................................................... 26
2.23 Multiplication de n bits .......................................................................................................................... 26
2.24 Codage de données ............................................................................................................................. 28
2.25 Codage de données ............................................................................................................................. 28
2.26 Données numériques: Fractions .......................................................................................................... 29
7. Microprocesseurs ....................................................................................................... 59
7.1 L’évolution des microprocesseurs ........................................................................................................ 60
7.2 Fonctionnement .................................................................................................................................... 61
7.3 Définition de la frontière entre le cœur du calculateur et les périphériques ......................................... 61
9. Multiplexage ................................................................................................................ 79
9.1 Le Multiplexage .................................................................................................................................... 79
9.2 Le démultiplexage ................................................................................................................................ 80
On remarque les
commandes de vol
électriques (stick), les
systèmes HUD (Head
Up Display) et les
instruments intégrés
dans des écrans
cathodiques, il s’agit du
concept glass Cockpit.
Sur les avions de nouvelle génération, la fiabilité de la chaîne de commande électrique est garantie
par :
L’utilisation de calculateurs montés en parallèle
Les fournisseurs (hardware et software) sont différents
Utilisation de chaîne de mesure multiple alimentant les calculateurs (Air Data Computer)
Utilisation de transmissions résistant au foudroiement et aux interférences
électromagnétiques
Les fonctions que doivent assurer les équipements et instruments dans le cockpit sont les suivantes :
• Définir une attitude à l’avion ; exemple cabrer, piquer, virer à droite, etc…
o C’est le rôle des commandes de vol (palonniers, manche, etc…)
• Contrôler l’attitude de l’avion et naviguer
o Le rôle des instruments de conduite du vol
• Commander le(s) moteur(s)
o Le rôle des manettes de gaz, manette de pas, etc…
• Contrôler le(s) moteur(s)
o Le rôle des instruments moteurs
• Contrôler les alarmes
o Le rôle des voyants d’alarme
Instruments de Contrôle
conduite du vol moteur
Systèmes
Commandes
moteur
On retiendra la disposition en T qui est le standard pour la disposition des instruments indispensables
à la conduite du vol :
Horizon artificiel
• Anémomètre
• Horizon artificiel
• Altimètre
• Conservateur de cap
Anémomètre Altimètre
Conservateur de cap
Notez également que la place pilote est à droite sur hélicoptère, d’où la position à gauche des
instruments de contrôle paramètres moteur.
Deux écrans EFIS (Electronic Flight Instrument System) par poste comprenant :
• Les écrans PFD (Primary Flight Display) : Instruments de conduite du vol
• Les écrans ND (Navigation Display) : Instruments de navigation
PFD ND EWD
SD
Flight Control
Commande Unit (FCU) Commande
ND1 ND2
ECAM
Ecran haut
Exemple
N1 vitesse de rotation pour l’étage basse pression du
compresseur Indique en % la valeur du régime de rotation
du Fan
N2 vitesse de rotation pour l’étage haute pression du
compresseur Indique en % la valeur du régime de rotation
du compresseur HP
2. Systèmes de numération
2.1 Définition
Un nombre entier N en base B, est conventionnellement noté :
N = [Link] + [Link]-1 +….+ a1.B1 + a0.B0
Avec:
• B : base de numération (base 2 ⇔ binaire ; base 10 ⇔ décimale ; base 16 ⇔
hexadécimale).
• n : rang (définit la position).
• an : coefficient
De manière générale, la valeur d'un nombre se résume à la somme des produits de chaque
coefficient par le poids de son rang dans le nombre.
Exemple :
Nombre décimal signé +4 3 2 6
rang 3 2 1 0
poids 1000 100 10 1
« 6 » : unités = 6 × 100 = 6 × 1 = 6
« 2 » : dizaines = 2 × 10 = 2 × 10
1
20
=
« 3 » : centaines = 3 × 102 = 3 × 300
100 =
« 4 » : milliers = 4 × 103 = 4 × 1000 4000
=
valeur représentée : 4326
Exemple :
Code binaire 0 0 1 0 0 1 0 1
Puissances de
7 6 5 4 3 2 1 0
2
7 6 5 4 3 2 1 0
Poids binaire 2 2 2 2 2 2 2 2
Poids binaire 128 64 32 16 8 4 2 1
0×128 + 0×64 + 1×32 + 0×16 + 0×8 + 1×4 + 0×2 + 1×1 = 37 en décimal
Exemple :
• Convertir (1010 0110 1110 0001)2 en hexadécimal
A 6 E 1 on voit la simplification de lecture
• Convertir (2 A 5)16 en décimal
2×162 + 10×161 + 5×160 =
2×256 + 10×16 + 5×1 = 677 en décimal
Exemple :
Nombre décimal 2 3 6 0
Poids binaire 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 21 20
3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2
BCD 0 0 1 0 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 0
0100
0110
Puissances de 2 7 6 5 4 3 2 1 0
Poids binaire 27 26 25 24 23 22 21 20
Poids binaire 128 64 32 16 8 4 2 1
Puissances de 16 1 0
Poids hexa. 16 1
2n/16n 8 4 2 1 8 4 2 1
Base 2 1 0 1 1 0 1 0 0
Base 16 B 4
Avec :
B = 1×8 + 0×4 +1×2 + 1×1
4 = 0×8 + 1×4 + 0×2 + 0×1
2.12 Définition
Un nombre entier relatif N est défini en complément à 2 par :
N = −[Link] + [Link]-1 +….+ a1.B1 + a0.B 0
Avec:
an (bit de poids le plus fort) : renseigne sur le signe du nombre.
0 ⇔ positif
1 ⇔ négatif
0 0 0 0 1 1 1 0 = (14)10
↓ Complément à 1
1 1 1 1 0 0 0 1
↓ +1
1 1 1 1 0 0 1 0 = (-14)10
Détail du calcul : -1×128 + 1×64 + 1×32 + 1×16 + 0×8 + 0×4 + 1×2 + 0×1 = (-14)10
OU logique ET logique
1 1 0 0 1 1 0 0
1 0 1 0 1 0 1 0
1 1 1 0 1 0 0 0
2.19 Signés
-128 64 32 16 8 4 2 1 ⇐Poids
1 0 0 0 1 0 0 0 ⇔ -120
+ 0 0 0 1 1 1 0 0 ⇔ +28
1 0 1 0 0 1 0 0 ⇔ -92
L’opération d’addition s’effectue de façon identique pour les nombres non signés représentés par
le code binaire naturel, que pour les nombres signés représentés par le code binaire en
complément à 2.
C’est l’utilisateur qui décide si le code désigne un nombre signé ou non.
Exemple : 9 + 8
0 1001
+0 1000
1 0001
Ce résultat est erroné. Il y a dépassement. Dans ce cas, il faut plus de bits pour
exprimer ce code.
Exemples :
7–8= (-4)+(-2)=
0111 (7) 1100 (-4)
+1000 (-8) +1110 (-2)
0 1111 (-1) 1 1010 (-6)
c=0 et Cs=Cp=0⇒V=0 c=1 et Cs=Cp=1⇒V=0
résultat juste résultat juste
7+1=
0111 (7)
+0001 (1)
0 1000 (-8)
c=0 et Cs=1 ;Cp=0⇒V=1
résultat faux
Les bits de dépassement de capacité indiquent pour la soustraction comme pour l’addition si le
résultat est correctement représenté pour les nombres signés et non signés.
Application du cours
• Convertir (1011011011)2 en hexadécimal
0010 1101 1011
2 D B
• Convertir (10011111)2 en hexadécimal
1001 1111
9 F
• Convertir (366)16 en binaire
3 6 6
0011 0110 0110
• Convertir (2AEF)16 en binaire
2 A E F
0010 1010 1110 1111
• Convertir (AC5)16 en décimal
10×162 + 12×161 + 5×160 = (2757)10
• Convertir (356)16 en décimal
3×162 + 5×161 + 6×160 = (854)10
Les informations traitées par l’ordinateur sont de différents types mais elles sont toujours
représentées sous forme binaire. Une information élémentaire correspond donc à un chiffre binaire
(0 ou 1) appelé bit .Une information plus complexe, telle qu’un caractère ou un nombre se ramène
à un ensemble de bits.
Le codage consiste à établir une correspondance entre la représentation externe de l’information et
sa représentation interne qui est une suite de bits.
Codage d’instructions et de données.
Codage des instructions: Les instructions sont écrites en langage machine et représentent les
opérations effectuées par un ordinateur.
Le code de l’opération doit subir un décodage pour que l’opération puisse être effectivement être
exécutée.
Les nombres binaires obtenus sont souvent composés d’un grand nombre de bits. On préfère
généralement les exprimer dans les systèmes octal et hexadécimal car la conversion avec le
système binaire est simple.
Exemple:
(0.2 x 10 -3) x (0.3 x 10 7) = 0.06 x 10 4 = 0.6 x 10 3
Addition des exposants: -3+7= 4
Multiplication des mantisses: 0.2 x 0.3 = 0.06
Résultat avant normalisation: 0.06 x 104
Pour la division, il faut soustraire les exposants et diviser les mantisses, puis normaliser si
nécessaire.
L’addition exige que les exposants aient la même valeur. On est donc obligé de dénormaliser la
plus petite valeur pour amener son exposant à la même valeur que celui du plus grand nombre.
Après avoir additionné les mantisses, une renormalisation peut s’avérer nécessaire.
Exemple: (0.300 x 10 4) + (0.998 x 10 6) = 0.003 106 + 0.998 106 = 1.001 106 =0.1001 107
La soustraction s’effectue comme l’addition, sauf que l’on doit soustraire les mantisses.
3. Conversion de données
3.1 Données analogiques et digitales
Les signaux numériques, ou digitaux, qui sont matérialisés par des impulsions :
Discrètes
Quantifiées
Codées
facilitent le traitement et le stockage des informations
Grandeur Convertisseur
Physique avec un Signal analogique Analogique
capteur Numérique
Exploitation Exploitation
Analogique Numérique
Entrée Sortie
Comparateur
E
R ∞ & Compteur
E (V)
Tension analogique
à convertir E
Générateur R
de rampe t
1
Comparateur
t
0
Durée de comptage
1
Compteur
t
0
N impulsions
MOT BINAIRE
Ensuite la logique de commande commute l’entrée du générateur de rampe sur une tension de
référence Eref de polarité opposée à la tension E.
La tension de sortie décroît linéairement jusqu’à s’annuler. Un compteur mesure la durée de cette
décroissance soit N2 impulsions.
E = Eref x N1/N2
Ce convertisseur est simple, précis, économique mais lent.
Entrée Sortie
Comparateur
E
R ∞ & Compteur
E (V)
Tension analogique
à convertir E
Générateur R
de rampe t
1
Comparateur
t
0
Durée de comptage
1
Compteur
t
0
N impulsions
MOT BINAIRE
Comparateur
Tension Entrée
analogique
Logique de
commande
Exemple :
La tension d’entrée est de 7 volts.
La tension de référence appliquée au convertisseur numérique analogique qui génère les valeurs
de tension de comparaison est 10V. Le premier poids appliqué au comparateur qui reçoit sur sa
deuxième entrée la tension de 7V, est 5V, soit Vref/2. Le second poids est le ¼ (2.5V), le troisième
le 1/8 (1.25V) … jusqu’au poids du bit le plus faible soit bo qui a pour valeur 10/ 28 = 0.039V.
Ce principe de conversion est rapide et précis.
Courbe
U (V)
7,5
7,187
7,031 6,992
7
6,875 6,953
5 6,25
5
Pour: tension à convertir : 7V
Tension de référence 10 V
Mot de 8 bits
0
5 2,5 1,25 0,625 0,312 0,156 0,078 0,039 (V)
b7 b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0
1 0 1 1 0 0 1 1
• Brochage
IN3 1 28 IN2
IN4 2 27 IN1
IN5 3 26 IN0
IN6 4 25 ADD A
IN7 5 24 ADD B
STAR
T 6 23 ADD C
EOC 7 22 ALE
2 -5 8 21 2 -1 (MSB)
OUTPUT 9 20 2 -2
ENABLE
CLOCK 10 19 2 -3
Vcc 11 18 2 -4
2 -7 14 15 2 -6
Boitier DIL 28
• Synoptique
START CLOCK
Fin de conversion
Séquencement EOC
Entrées Analogiques
et contrôle
Amplificateur de sortie
MUX
ANALOG.
Conversion
Sorties 8 bits
comparateur
Commande
3 états
Adresses
A
B
C Décodeur
d’adresses Réseau R/2R
ALE
OUTPUT
V cc GND Ref (+) Ref (-) Enable
Le CNA transforme une valeur numérique exprimée par un mot de n bits, en un signal analogique.
La résolution d’un CNA est la plus petite variation qui se répercute sur la sortie analogique à la
suite d’un changement de l’entrée numérique. La résolution est toujours égale au poids du bit le
plus faible;
on l’appelle pas de progression.
Tension Pleine échelle : 15 V
14
13
12
11
Information analogique
Si le pas de progression , ou 10
résolution, est de 1V, à la valeur
9
numérique 1111 correspond la valeur
analogique 15V. De même à 1010 8
correspond 10V 7
bit 0 : 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1 0 1
bit 1 : 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1
bit 2 : 0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 1 1
bit 3 : 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1
Information numérique (Mot de 4 bits)
Exemple :
Dans un CNA de 4 bits, la tension de sortie Vs=0.3V quand l’entrée numérique est 0001.
Quelle est la valeur de Vs si l’entrée est 1111.
Le poids le plus faible est 0.3V
Les autres poids sont respectivement:
• 0.6V
• 1.2V
• 2.4V
Pour l’entrée 1111, la valeur de Vs est: 0.3 +0.6 +1.2 + 2.4 = 4.5V
Pour un CNA donné, cette relation entre valeurs numériques d’entrée et valeurs analogiques de
sortie se traduit par une fonction de transfert.
1 1 0 0 Entrée
Valeur numérique
Interrupteurs à semi-
conducteur:
bit à 0 : bloqué
bit à 1 : passant
R
2 4 8 R1
R R R
b3 b2 b1 b0
∑
Tension de Sortie
référence
Tension Analogique
D C B A
R R R R
2
R
2 2 2 2
R R R R
I0 R1
∑
Tension de Sortie
référence
Tension Analogique
1 1 0 0 Entrée
Valeur numérique
Exemple DAC 0808
Convertisseur 8 bits dont la conversion est du type R/2R fournissant un courant pleine échelle en 150
ns et en ne dissipant que 33 mW avec une alimentation Vcc = 5V.
Un amplificateur dont l’entrée inverseuse est reliée à la broche 4 (IO) permet d’obtenir la tension
analogique de sortie.
• Brochage • Application
+ 15V + Vcc
Non
1 16 Compensation
connectée MSB
A1 5 13
GND 2 15 VREF (-)
+ V ref
VEE 3 14 VREF (+) A2 6 14
IO 4 13 Vcc A3 7 - V ref
15 R2
(MSB) A1 5 12 A8 (LSB) A4 8 2
GND
A2 6 11 A7
A5 9 R1
A3 7 10 A6
A6 10
A4 8 9 A5
A7 11 4 E–
16 E+
Boitier DIL 16 A8 12 3
LSB VS
C
Exemples : VEE
- 15V
Vcc : +5 V
VEE : -15V
R2 : 5 kΩ A1 à A8 : entrées numériques
R1 : 5 MΩ + Vcc : tension d’alimentation de la
C : 0.1 µF partie numérique (+5V à +15V)
AOP : LM361 LSB : le moins significatif des bits
VS : 10V MSB : le plus significatif des bits
Exercice :
CAN à rampe
Un compteur génère, à partir d’impulsions d’horloge, un mot binaire qui est converti en une tension
analogique V’a par le CNA. V’a est une rampe pas à pas est comparée à la tension Va à convertir Dès
que V’a >= Va le comparateur passe au niveau bas, la porte ET est bloquée, le compteur conserve le
nombre d’impulsions reçues (c’est l’image numérique de la tension analogique Va).
1. Etablir les chronogrammes de l’impulsion de début, de V’a, de l’état de sortie du comparateur qui
délivre l’information de fin de conversion pour
Une fréquence d’horloge de 1Mz
Un changement d’état de la sortie du comparateur pour un écart minimal de 0.1 mV entre ses
2 tensions d’entrée ∆E = 0.1 mV
Une tension de pleine échelle du CNA de 10.23V
Une entrée numérique sur 10 bits
2. Déterminer
L’équivalent numérique de Va= 3.452 V
La durée de conversion
La résolution de ce convertisseur
Signal
d’horloge
VA
E+
Entrée
E-
&
Convertisseur
Numérique -
analogique
Compteur
V’A
Remise à zéro
Impulsion
de début
4. Bus de données
Architecture intégrée : L’électronique numérique permet une séparation des fonctions de calcul et
de visualisation; les grandeurs physiques sont captées à l’aide de senseurs qui transmettent une
image électrique de cette grandeur aux calculateurs; ces signaux électriques sont désormais
numériques.
Les calculs peuvent intéresser un grand nombre d’équipements (bouclages E/S) Ces bouclages
justifient le terme « intégrée »
L’échange de données entre 2 éléments nécessite de les relier par un nombre convenable de
conducteurs et de respecter des préalables tels que :
• L’adaptation des différentes formes de représentation de l’information par des
convertisseurs de signaux ou des circuits d’interface.
• La standardisation des procédures d’échange de l’information: format et traitement des
données.
Les bus avioniques se différencient par leur nature physique (nature du support), l’architecture du
réseau et le débit (exprimé en Kbps: kilo bits par seconde).
Un des plus anciens est le bus ARINC 429 développé par l’Aeronautical Radio INCorporation à
partir de 1977; il équipe les avions Airbus A310, A320, A330 et A340, les Boeing 727 à 767 et les
hélicoptères Bell.
D’autres bus se sont développés tels le bus ARINC 629 (Boeing 777), le bus MIL-STD- 1553
(Military Standard) et le bus AFDX (Avionics full Duplex Switched Ethernet) qui est utilisé dans
l’A380 et qui est adapté au réseau internet; le bus ARINC 636 adapté à la fibre optique est en
phase de test.
Des bus sont utilisés dans les avions privés et sont développés par les équipementiers (bus ASCB
par Honeywell et CSDB par Collins).
Note: les architectures « avion militaire » sont beaucoup plus évoluées que les architectures civiles.
BUS BIDIRECTIONNEL: circulation dans les 2 sens et sur le même « fil », chaque équipement
connecté étant à la fois récepteur et émetteur BUS MULTIPLEXE : circulation de plusieurs
informations différentes sur un même fil, chacune étant retrouvée au niveau de son destinataire
désigné
• Liaison série
Les bits sont envoyés les uns après les autres sur une ligne unique
• Liaison synchrone :
L’émetteur et le récepteur sont cadencés à la même vitesse (horloge); des informations
supplémentaires sont insérées afin de garantir l’absence d’erreurs.
• Les mots de 32 bits identifient le type d’information fournie à partir des 8 premiers bits qui
sont le LABEL (numération octale).
Ici 8 bits représentent les nombres de 0 à 377
Ex : TAS (True Air Speed) aura, quelque soit la source d’information – ADC, enregistreurs-
un OCTAL LABEL de 210 soit: 000 001 10 pour 210.
• Le 32ème bit est un bit de parité relatif à la surveillance de l’erreur de transmission :
nombre pair de bit 1, bit de parité à 1,
nombre impair de bit 1, bit de parité à 0.
– 5 parties :
• 8 bits pour le numéro de label
• un Source/Destination Identifier (SDI)
• des bits de données
• un Sign/Status Matrix (SSM)
• un bit de parité
4.3.4 SDI
Sert à identifier un LRU émetteur ou à diriger un mot ARINC vers le LRU désiré.
4.3.5 SSM
– 2 utilisations :
• fournit une information sur l ’état du mots au récepteur relatif à l équipement, au
mode opérationnel et à la validité des données. Varie en fonction du type de
label (BNR, BCD,…)
• peut aussi donner une indication de signe ou de direction à la data d’un mot
(avec le bit 29, + a 1 et - a 0)
Cas de connexion entre un transmetteur TXDigital Air Data Computer et des Récepteurs RX
Le FMC
le M/ASI Air speed Indicator
L’altimètre à travers un bus ARINC429.
Un diagramme de transmission
En HI le mot de 32 bits occupe 360µs
En LO le mot de 32 bits occupe 2.88ms
ATR 42
L’élément principal d’un système de navigation de surface est un ordinateur qui devra fournir en
continu :
La position géographique et la vitesse,
Les informations de pilotage nécessaires au directeur de vol et au PA, donc les écarts par
rapport à la route R-NAV programmée dans la mémoire de l’ordinateur
La trajectoire prédéfinie ou ROUTE R-NAV est rentrée en mémoire sur le clavier de l’ordinateur en
donnant les coordonnées géographiques d’un certain nombre de « points de passage » appelés
Way-points. Ces points, reliés entre eux par des segments de droite (route orthodromique ou à cap
constant) jalonnent la route R-NAV et servent de référence pour certains calculs (distance au
prochain point de passage, temps estimé pour l’atteindre)
WA a 2 sens :
Direction du vent (haut de la figure)
Angle au vent
Quelques définitions
WPT Way Point: la route de l’aéronef est une succession d’orthodromies (ligne de plus
courte distance entre 2 points de la surface de la terre, arc de grand cercle qui les
joint) entre 2 WPT. Le WPT d’où vient l’avion s’appelle FROM, le point où il va est le
TO
TAS (voir cours Module 11) True Air Speed
GS Vitesse sol ; ground speed
POS Présent position
WS Vitesse du vent. Le calculateur R-NAV calcule WS à partir du triangle des vitesses
WS = GS – TAS
5. Circuits logiques
5.1 Introduction
5.3 Le comparateur
But : comparer deux grandeurs présentées sous la forme de deux tensions V1 et V2 de même
signe sur un amplificateur à deux entrées E+ et E E-.. Ce dispositif fait la différence des deux
grandeurs car, l'entrée E- (entrée inverseuse), change le signe de la tension qui lui est appliquée.
Le système a un très grand gain (il est très sensible), et l'égalité mathématique de V1 et V2 ne
peut exister en pratique, donc :
Comparateur
Table de vérité
a b S
0 0 0
0 1 0
1 0 0 Porte ET
1 1 1
Table de vérité
a b S
0 0 0
0 1 1
1 0 1
OU exclusif
1 1 0
Table de vérité
a S
0 1
1 0
Complémentation ou négation
Table de vérité
a b S’
0 0 1
0 1 0
1 0 0
Porte NOR
1 1 0
Table de vérité
a b S’
0 0 1
0 1 1
1 0 1
Porte NAND
1 1 0
Circuit de démarrage
6.2 Définition
Un calculateur peut être défini comme étant un dispositif électronique programmable de traitement
de données, et qui possède tous les organes nécessaires à son fonctionnement autonome. De
manière plus générale, tout système capable de manipuler et de traiter des informations binaires
peut être qualifié d'ordinateur.
Un ordinateur est un ensemble d'éléments qui s'articulent autour d'une unité centrale : la tour.
Les éléments extérieurs à cette tour sont les périphériques, qui servent :
soit à introduire des données dans l'ordinateur (clavier, souris, scanner... : ce sont les
périphériques d'entrée),
soit à présenter les résultats sous la forme de caractères, de sons, d'images (par
l'intermédiaire de l'écran, de l'imprimante, des enceintes acoustiques... : ce sont les
périphériques de sortie),
soit à échanger des données dans un sens comme dans l'autre à des fins de stockage par
exemple (disque dur, lecteur de disquette, modem... : ce sont les périphériques
d'entrée/sortie).
A l'intérieur de l'unité centrale, on trouve tout d'abord un circuit imprimé principal nommé carte
mère.
Supports d'enfichage
(nommés"slots") pour connecter d'autres cartes
(carte graphique, son, réseau ou modem interne
par exemple)
Connecteurs
périphériques
Emplacement
Connecteurs Microprocesseur
pour les
nappes de fils
vers les
disques durs,
lecteurs de
CD-ROM et
DVD,
graveurs... Emplacements
pour les
barrettes de
mémoire RAM
Carte mère
Sur ce circuit sont soudés divers composants électroniques, ainsi que différents connecteurs qui
permettront d'enficher :
les barrettes de mémoire,
le microprocesseur,
d'autres circuits imprimés (cartes graphique, son ou réseau par exemple),
l'alimentation électrique,
les « nappes » de fils pour la connexion des disques dur, lecteur de disquettes, CD et
DVD-ROM, graveur, etc…
A titre d'exemple, voici l'algorithme que peut utiliser un ordinateur numérique pour simplement
compter de 1 à 100 en affichant sa progression:
Il est à noter que le terme ordinateur est bien souvent employé pour désigner exclusivement le
type numérique. C'est ce dernier qui nous concerne plus particulièrement en aéronautique.
Certains systèmes qui mêlent les deux types d'ordinateurs sont appelés « calculateurs hybrides ».
Les capteurs transmettent notamment des pressions, vitesses, angles et accélérations qui sont
représentées par des tensions dont l'amplitude ou la fréquence est fonction de la grandeur
physique :
(1) une pression sera représentée par une tension électrique,
(2) une vitesse par une fréquence,
(3) un angle par une variation de phase.
Après conversion et présentation sur les instruments concernés, ces informations sont traitées par
l'ordinateur, qui transmettra éventuellement un ordre à l'aéronef par le biais d'un actionneur
analogique.
En plus d'informations analogiques ou numériques, un ordinateur peut recevoir des données dites
"discrètes". Une donnée est discrète si elle ne peut prendre qu'un nombre fixe de valeurs
distinctes:
une variable représentant les lettres de l'alphabet sera discrète puisqu'elle ne pourra
prendre que 26 valeurs.
sur un aéronef, les informations discrètes pourront être la position ON ou OFF d'un
interrupteur de commande,
la position de fin de course d'une vanne par exemple.
Sur un aéronef, la chaîne de traitement des informations prendra souvent la forme suivante :
Capteurs
Disques
Multiplexeur Convertisseur
analogique Ampli Analogique
n voies Numérique
Microprocesseur Clavier
Interfaces d’entrée/sortie
Mémoire
Calculateur
Convertisseur Affichage
Numérique
Analogique
Commandes
Actionneur analogique
Toutes ces données introduites dans l'ordinateur sont généralement converties en tensions, sur
lesquelles l'ordinateur peut alors utiliser les opérations arithmétiques de base (l'addition
notamment). Les résultats sortent en continu (c'est à dire sous la forme d'un signal analogique,
sans discontinuité, comme sur l'écran d'un oscilloscope), et sont affichés directement sur un écran,
imprimés ou encore convertis dans un autre format (une tension de sortie par exemple).
Les ordinateurs analogiques sont désormais
désormais réservés à des applications spécifiques, tant il semble
plus simple désormais d'utiliser un ordinateur numérique, généralement plus puissant et moins
encombrant, couplé à un ou plusieurs convertisseurs analogique/numérique.
(6) Citons néanmoins à titre d'exemple
d'exemple le cas des missiles Exocet et Pluton (le missile nucléaire
longue portée français), dont le guidage est assuré par des centrales inertielles reliées à des
calculateurs analogiques. On tire toujours des Pluton avec ce type de calculateur, qui a en
outre
tre fort bien vieilli malgré plus de 15 ans de vie, avec une efficacité prouvée.
(7) Citons également certains moteurs d'avions, comme le puissant réacteur J-58 J de Pratt et
Whitney, qui équipe le SR-71
SR 71 Blackbird, et qui fut parmi les tous premiers à être régulé
régul par
calculateur analogique.
7. Microprocesseurs
Un microprocesseur (microprocessor en anglais) (µP) est un processeur dont les composants ont
été suffisamment miniaturisés pour que l’ensemble du processeur puisse tenir sur un seul circuit
intégré.
Fonctionnellement, le processeur est la partie d’un ordinateur qui exécute les opérations
arithmétiques et logiques contenues dans les programmes, ces derniers composent la partie
logicielle de cet ordinateur.
Jusqu’au début des années 1970, les différents composants électroniques formant un processeur
ne pouvaient tenir sur un seul circuit intégré. On devait donc les placer sur plusieurs circuits
intégrés. En 1971, la compagnie Intel a réussi, pour la première fois, à placer tous les transistors
qui constituent un processeur sur un seul circuit intégré donnant ainsi naissance au
microprocesseur.
Tout ceci est théorique, dans la pratique, selon l'architecture du processeur, le nombre de cycles
d'horloge pour compléter une opération élémentaire peut varier d'un cycle à plusieurs dizaines par
unité d'exécution (typiquement une sur un processeur classique).
Par exemple, un processeur A à 400Mhz peut être plus rapide qu'un autre B tournant lui à 1Ghz,
tout dépend de leurs architectures respectives.
La combinaison des caractéristiques précédentes détermine la puissance du microprocesseur. La
puissance d'un microprocesseur s’exprime en MIPS. Dans les années 1970, les microprocesseurs
complétaient moins d’un million d’instructions par seconde, les processeurs actuels (en 2007)
peuvent compléter plus de 10 milliards d’instructions par seconde.
7.2 Fonctionnement
Les microprocesseurs sont cadencés par une horloge (signal régulier rapide, imposant un rythme
au circuit et, assurant éventuellement une synchronisation avec les autres composants, tel que la
mémoire). Au milieu des années 1980, les microprocesseurs fonctionnaient de 4 à 8 MHz. Courant
2004, cette vitesse d'horloge atteint 4 GHz sur des modèles commerciaux (5 GHz en laboratoire).
Plus la vitesse de l'horloge est élevée, plus le microprocesseur sera capable d'exécuter à un
rythme élevé les instructions de base des programmes. Mais l'augmentation de la vitesse d'horloge
présente des inconvénients : plus le microprocesseur tourne vite, plus il consomme d'électricité, et
plus il chauffe.
Les microprocesseurs actuels sont optimisés pour exécuter plus d'une instruction par cycle
d'horloge, ce sont des microprocesseurs avec des unités d'exécution parallélisées. De plus ils sont
dotés de procédures qui « anticipent » les instructions suivantes avec l'aide de la statistique.
Nous terminerons par le déroulement d'une instruction très simple, pour illustrer le fonctionnement
du processeur et la notion de micro-commande.
7.3.1 Le Microprocesseur
Appelé également Unité Centrale (UC), c'est un circuit à très haut degré d'intégration, de quelques
centimètres de côté et muni de broches (les "pattes", d'où le nom familier de "puce"), dont le
nombre est lié à la largeur du bus.
Son rôle :
Il effectue tous les calculs arithmétiques et logiques. C'est l'Unité Arithmétique et Logique qui est
en charge de ce travail.
Il gère les transferts d'information grâce à l'Unité de Commande.
Son Architecture :
• Une unité arithmétique
rithmétique et logique (UAL) qui effectue les opérations ;
• des registres qui permettent au microprocesseur de stocker temporairement des données ;
• une unité de contrôle qui commande l'ensemble du microprocesseur en fonction des
instructions du programme.
2/ Les Registres
Ce sont des mémoires très rapides et de la taille de la donnée élémentaire manipulée par l'UAL.
C'est cette taille qui fixe celle des mots.
Avec le temps le microprocesseur a évolué grâce en particulier aux techniques d'intégration avec
comme objectif l'augmentation des performances.
Par Opposition, la mémoire centrale est de taille modeste mais plus rapide zone de travail pour
l'ordinateur.
Caractéristiques
Le type d’accès désigne la façon dont on accède à l'information soit directement soit
séquentiellement. Le CD audio est, sur le plan fonctionnel, à accès direct, alors que la cassette
audio est à accès séquentiel il faut lire toute la cassette pour écouter le dernier morceau.
Le temps d’accès désigne le temps nécessaire pour aller lire l'information en mémoire.
Il est directement fonction du type d'accès.
Pour les mémoires de masse s'ajoute la notion de taux de transfert, c'est-à-dire la quantité
d'information transférée du support de masse vers la mémoire centrale par unité de temps. Il
s'exprime donc en Ko/s ou Mo/s.
Par exemple pour un fichier d'images vidéo le taux de transfert sera primordial pour assurer la
fluidité du film.
L'Adressage :
Cette notion peut être définie comme la façon de localiser une information en tant qu'élément
mémoire dans un système informatique, qu'il s'agisse de RAM, de ROM ou de mémoire de masse.
Par extension, on parlera également de l'adresse d'un périphérique pour désigner la zone mémoire
permettant le dialogue avec le microprocesseur.
La zone mémoire la plus petite adressable est l'octet (et non pas le bit).
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas accéder à l'information élémentaire qu'est le bit:
simplement, il faut transférer au minimum un octet à l'UAL qui se chargera grâce à des instructions
de masquage d'aller lire le bit qui nous intéresse.
• L'adressage direct désigne le cas où l'information est repérée par son adresse physique
Ex : c'est le cas lorsqu'on utilise une fonction câblée en ROM.
• L'adressage relatif désigne le cas où l'information est repérée par un déplacement (offset)
par rapport à une adresse de référence généralement stockée dans un registre. Si
l'information est une instruction, ce sera le compteur ordinal.
Ex : l'instruction JZ R, 0B8 impose, Si R=O, un saut à l'instruction située à l'adresse du
compteur ordinal augmentée de 0B816 = 184io octets.
Gérer cette mémoire, cela consiste à organiser l'espace pour charger à la fois le programme qui doit être
exécuté et les données dont il a besoin de façon optimale.
Concrètement, pour accéder à une donnée il faut pointer sur le premier octet de la zone mémoire qui la
contient : c'est-à-dire construire l'adresse en juxtaposant le numéro de page et le numéro de l'octet dans la
page.
Le premier octet de la mémoire utilisateur a comme adresse directe 00000, et le dernier 09 FFFF.
Supposons que nous souhaitions travailler avec la donnée située à la 270610ème place sur la 3ème page :
son adresse directe sera 02 0A9B16.
L'accès aux données suivantes pourra se faire, par exemple, par déplacement par rapport à cette adresse
pris comme référence : utilisation du mode d’adressage relatif.
En effet, la mémoire centrale de l'ordinateur possède une vitesse bien moins importante que le
processeur. Il existe néanmoins des mémoires beaucoup plus rapides, mais dont le coût est très
élevé. La solution consiste donc à inclure ce type de mémoire rapide à proximité du processeur et
d'y stocker temporairement les principales données devant être traitées par le processeur.
Les caches du premier niveau sont très rapides d'accès. Leur délai d'accès tend à s'approcher
de celui des registres internes aux processeurs.
• La mémoire cache de second niveau (appelée L2 Cache, pour Level 2 Cache) est située au
niveau du boîtier contenant le processeur (dans la puce). Le cache de second niveau vient
s'intercaler entre le processeur avec son cache interne et la mémoire vive. Il est plus rapide
d'accès que cette dernière mais moins rapide que le cache de premier niveau.
• La mémoire cache de troisième niveau (appelée L3 Cache, pour Level 3 Cache) est située
au niveau de la carte mère.
Tous ces niveaux de cache permettent de réduire les temps de latence des différentes mémoires
lors du traitement et du transfert des informations. Pendant que le processeur travaille, le
contrôleur de cache de premier niveau peut s'interfacer avec celui de second niveau pour faire des
transferts d'informations sans bloquer le processeur. De même, le cache de second niveau est
interfacé avec celui de la mémoire vive (cache de troisième niveau), pour permettre des transferts
sans bloquer le fonctionnement normal du processeur.
L'importance relative des événements possibles à l'origine d'une interruption nécessite leur
hiérarchisation.
La Procédure d 'Interruption :
arrivée d'une demande d'interruption interne ou externe
acceptation de la demande (ou son report: fin provisoire de la procédure)
fin d'exécution de l'instruction en cours
sauvegarde de l'environnement (registres...) permettant de reprendre le travail exactement
au point où il a été laissé
transfert dans le registre "compteur ordinal" de la première instruction du sous-programme
de traitement de l'interruption
traitement de l'interruption: par exemple s'il s'agit d'un manque de papier dans l'imprimante
un message sera généré à l'écran avec attente d'un signal de l'utilisateur
la fin du sous-programme d'interruption amène la restauration de l'environnement
Remarque : lorsqu'il s'agit d'événements internes, c'est le processeur lui-même qui gère
l'interruption alors que dans le cas d’événements externes c'est le contrôleur d'entrées/sorties qui
s'en charge.
Les instructions :
Une instruction est une opération élémentaire compréhensible par le µP, qui lui indique ce qu'il faut
faire (opération au sens large) et avec quoi le faire (les données).
On peut les classer en deux types différents :
• celles qui sont séquentielles après leur exécution, le µP passe systématiquement à celle
qui la suit immédiatement.
• celles qui permettent des sauts ou branchements : le µP exécute ensuite une instruction
qui peut être n’importe où dans le programme, et même parfois dans un autre
programme.
L'étiquette est facultative : elle repère l'instruction pour permettre de s'y "brancher".
Le code opératoire fait partie du jeu d'instruction du µP défini dans le décodeur, lui indique
l'opération qu'il doit effectuer, et donc les composants à mettre en œuvre.
Les données : ce champ contient les opérandes nécessaires, ou le plus souvent l'endroit où ils se
trouvent, qui peut être un registre, une zone mémoire... Les registres ont un nom imposé par le
langage, par contre les zones mémoires sont nommées par le programmeur, généralement de
façon évocatrice, tout en respectant néanmoins certaines règles.
Les commentaires sont facultatifs, et ne sont absolument pas utilisés par le µP le programmeur
s'en sert pour donner des informations permettant de suivre sa démarche pour la mise au point et
la maintenance.
Recherche :
• Le µP lit le compteur ordinal qui lui donne l'adresse de l'instruction cherchée.
o Adresse qu’il émet sur le bus concerné.
• Sur réception du bus d'adresses, le contrôleur de DRAM positionne sur le bus de données
l'instruction figurant à l'adresse indiquée.
• L'instruction est envoyée dans le registre instruction.
Traitement :
1. Le Décodeur lit le registre instruction.
2. Le code opératoire lui indique la nature de l'instruction, en particulier s'il s'agit d'une
instruction de saut ou séquentielle.
Dans les deux cas, il sait calculer l'adresse de la prochaine instruction à exécuter,
adresse qu'il va charger dans le compteur ordinal pour préparer la prochaine recherche.
3. Le code opératoire lui indique également la nature des opérandes :
Supposons qu'il s'agisse d'une instruction de chargement dans l'Accumulateur d'une
zone mémoire appelée Mach (mode d'adressage symbolique).
4. Émission sur le bus de l'adresse correspondant à Mach.
5. Positionnement par le contrôleur DRAM de la donnée figurant à cette adresse.
6. Chargement par le µP sur l'Accumulateur de la donnée reçue.
Pour exécuter une simple addition de deux nombres, on peut imaginer un traitement analogue pour
positionner le second opérande dans le Tampon. Ensuite l'opération est effectuée par l'UAL qui
met le résultat dans l'Accumulateur, etc.
On constate donc que l'exécution d'une instruction élémentaire nécessite un nombre déjà
conséquent de micro-commandes. C'est le Séquenceur qui rythme l'exécution de ces micro-
commandes en activant les circuits adéquats au moment adéquat.
Pour finir, se pose le problème de l'initialisation .il est résolu, à la mise sous tension, par le
chargement automatique du compteur ordinal avec l'adresse de la première instruction d'un
programme dît d'amorçage câblé en ROM.
8. Circuits intégrés
8.1 L’encodeur ou le codeur
L'encodeur est un système combinatoire ayant pour fonction de retourner l'index d'activation d'une
parmi 2~ entrées. L'index d'activation est donné sur n lignes d'adresse. Lorsque plusieurs entrées
sont activées, l'encodeur accorde la priorité â l'entrée dont l'index est supérieur. La notation usuelle
de l'encodeur est: encodeur 2~ à n. Par exemple, un encodeur 8 à 3 aura 8 entrées et 3 lignes
d'adresse en sortie.
E0
E1 A0
E2
A1
Encodeur
. .
. .
. .
An-1
E2n -1
GS
E0 E7 E6 E5 E4 E3 E2 E1 E0 GS A2 A1 A0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E1 A0
0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0
E2 0 0 0 0 0 0 1 X 1 0 0 1
A1
Encodeur 0 0 0 0 0 1 X X 1 0 1 0
E3
A2 0 0 0 0 1 X X X 1 0 1 1
E4 0 0 0 1 X X X X 1 1 0 0
0 0 1 X X X X X 1 1 0 1
E5
0 1 X X X X X X 1 1 1 0
E8 1 X X X X X X X 1 1 1 1
GS
E7
La figure précédente montre une simplification du composant 74148 qui contient un encodeur 8 à
3. Le signal supplémentaire GS (Got Something) est un signal qui indique qu'une des entrées est
active dans le but de faire la différence entre l'entrée 0 active et lorsqu'aucune entrée n'est activée.
Y0
Y1
Décodeur Y2
…
…
Y2n -1
…
An-1 A2 A1 A0
Par exemple, on parle plutôt de transcodeur Gray/binaire mais on utilise un décodeur pour un
système d'affichage sept segments.
Un décodeur « 7 segments » permet, à partir d'une combinaison sur 4 bits, de piloter un afficheur
sept segments en décimal (digits de 0 à 9) ou en hexadécimal (digits de 0 à F).
Exemples :
Pratiquement, on distingue les décodeurs binaires qui n'activent qu’une sortie à la fois et les
décodeurs d'affichages qui en activent plusieurs simultanément.
Les décodeurs binaires sont fréquemment utilisés dans les ordinateurs pour la sélection des
circuits mémoire.
Les décodeurs d'affichage sont utilisés pour commander les afficheurs dits "à segments".
1)) Le circuit suivant est un décodeur binaire à 4 sorties: il a donc 2 entrées, A et B, et une entrée
de validation G. Particularité : ses sorties actives sont à 0.
si G = 0, on
n peut facilement établir la table de vérité :
A B Y0 Y1 Y2 Y3
0 0 0 1 1 1
0 1 1 0 1 1
1 0 1 1 0 1
1 1 1 1 1 0
Il apparaît clairement que le numéro de la sortie active (ici à 0) est donné par le couple A, B.
Il s'agit donc d'un décodeur de type 4 vers 7, permettant d'afficher 16 signes différents.
Utiliser des éléments indépendants «discrets» aurait pour résultat de créer un ensemble dont le
volume serait supérieur à la plupart des aéronefs. Leur miniaturisation et leur intégration dans les
«circuits intégrés» permettent de produire des micro
micro-ordinateurs
ordinateurs que l'on peut facilement installer
dans les avions.
Le niveau d'intégration
tion des éléments sur une microplaquette réfère au nombre qui y sont
fonctionnels. Ce niveau diffère grandement selon leur utilisation. il peut varier sur une échelle allant
d'une faible à une très grande intégration. Le tableau ci après vous présente ces différents niveaux.
Les données inscrites dans les colonnes «Nombre d'éléments» et «Superficie de la puce» ne représentent
que des moyennes.
Un circuit intégré prend habituellement la forme d'un rectangle comptant des rangées de broches
sur chacun des côtés allongés et parfois la forme d'un carré tel qu'illustré à la figure 3.3 le terme
DIP, de l’anglais « Dual In line Pattern » ou « Dual In line Package », désigne ces CI ou les
autres composants à deux rangées de broches. Les modèles les plus utilisés comptent 8,14 ou 16
broches. Toutefois, il en existe qui en possèdent 20, 24 ou encore 60 et même plus pour des
applications plus particulières.
Détermine le
sens de
montage
Un repère imprimé sur le boîtier et localisé à l’une des extrémités identifie les broches. Celles-ci
sont numérotées selon des normes industrielles qui définissent le modèle et ses caractéristiques.
Les fabricants de circuits intégrés fournissent des feuilles de spécifications où se trouvent toutes
les caractéristiques électriques du circuit ainsi qu'un schéma symbolique et l'identification des
broches.
. 74 pour les grades commerciaux .vide : TTL Standards Ce suffixe indique la fonction réalisée. La
. 54 pour les grades militaires . LS : low –power schottky liste complète des fonctions se trouve
Famille LS :
La famille LS utilise l'architecture TFL et est basée sur la famille TTL standard. Les différences
portent sur deux points importants: la vitesse et la consommation énergétique. En augmentant les
résistances internes, la consommation énergétique est réduite puisque les courants sont moins
importants. Cependant, la vitesse est aussi réduite. En ajoutant une diode entre la base et le
collecteur des transistors, un délai important est éliminé dans les changements d'états logiques et
le composant devient plus rapide. L'effet combiné de ces deux modifications donne un module
logique qui est plus rapide et consomme moins que ceux de la famille ITL standard, c'est donc un
excellent compromis
Famille HC :
La famille HC différente des deux familles précédentes. Elle n'est pas basée sur l'architecture TTL
puisqu'elle utilise des transistors MOSEET (Metal Oxyde Semiconductor Field Effect Transistor).
Ces transistors n'utilisent des courants que lors des transitions d'état logique. La consommation
énergétique statique est donc pratiquement nulle. Au niveau de la vitesse, les modules HC sont
typiquement plus rapides que les modules TTL à la même alimentation. Si la tension d'alimentation
des modules HC augmente, la vitesse et la consommation augmenteront elles aussi.
Parallèlement, Si ta tension d'alimentation est réduite, la vitesse et la consommation seront
réduites. De nos jours, la forte majorité des circuits logiques toutes catégories confondues sont
fabriqués en CMOS (Complementary MOS) qui est très similaire à la technologie HC.
Certaines caractéristiques sont contraintes et d'autres sont des propriétés. Par exemple, Vi et Ii
sont des contraintes puisque, pour foncti
fonctionner
onner correctement, ces valeurs doivent être respectées.
Io et Vo représentent ce que l'élément a la capacité de fournir. Toutes ces caractéristiques sont
fournies avec détail dans le TTL Databook. L'exemple suivant est tiré du 7400.
Puisque ces valeurs doivent être interprétées correctement, voici leurs explications :
• Sortie haute: l'élément peut produire un courant maximal de 400µA. Si ce courant limite est
respecté, la tension de sortie sera toujours supérieure à 2.4V.
• Sortie basse: l'élémentent peut recevoir un courant maximal de l6mA. Si ce courant limite est
respecté, la tension de sortie sera toujours inférieure à 0.4V.
• Entrée haute: l'élément peut demander un courant maximal de 40µA. La tension d'entrée
doit toujours ètre supérieure à 2.0V.
2.0
• Entrée basse: l'élément peut demander un courant maximal de 1.6mA. La tension d'entrée
doit toujours être inférieure à 0.8V.
Pour une sortie baute branchée sur des entrées, on voit que toutes les règles sont respectées tant
que le nombre d'entrées ne dépasse
épasse pas 10. À ce moment, il y a 10 entrées pouvant nécessiter un
maximum de 40µA chacune. La sortie peut donner un maximum de 400µA tout en conservant sa
sortie supérieure à 2.4V pour les entrées, qui elles, nécessitent plus de 2.0V. le nombre d'entrées
que le 7400 est capable d'alimenter, nommé 'fanout", est donc de 10.
Une autre caractéristique importante à noter est que le courant lol est beaucoup plus grand que Ioh
ce qui signifie que les modules logiques ont la capacité de recevoir beaucoup plus de courant qu'ils
ne peuvent en donner. Cela implique que Si le composant doit alimenter un composant
électronique de moyenne puissance, il sera beaucoup plus facile de le faire en utilisant le module
logique comme interrupteur de masse. L'exemple suivant montre montre comment on peut utiliser un
module logique pour commander une ampoule de basse puissance.
Principales
caractéristiques des
familles logiques :
9. Multiplexage
9.1 Le Multiplexage
Un multiplexeur est un circuit logique à N entrées dites de données (ou d'informations) et une sortie
qui transmet les informations parvenant à l'entrée sélectionnée.
Pour sélectionner une entrée, le multiplexeur doit recevoir un ordre qui provient de n entrées
complémentaires appelées entrée d'adresse: ces entrées aiguillent les données d'entrée choisies vers
la sortie. Les nombres n et N sont liés par la relation : N = 2n.
Intérêt
Un multiplexeur joue le rôle d'un commutateur à plusieurs positions qui aiguillerait vers la sortie
les informations de n'importe quelle entrée,
- Les entrées d'adressage permettent de connaître à chaque instant l'état d'une entrée de
données,
- Par une utilisation cyclique des entrées d'adressage, les données des entrées, qui sont en
parallèle à l'entrée du multiplexeur, se retrouvent en série à la sortie.
La figure suivante montre le composant 74153 qui contient deux MUX 4 à 1. Le signal supplémentaire
G (strobe) est un signal d’activation du composant. Si G est inactif, la sortie du MUX sera
obligatoirement inactive.
G A1 A0 Y
G 0 0 0 0
E0 0 0 1 0
0 1 0 0
E1 MUX Y 0 1 1 0
E2 1 0 0 E0
E3 1 0 1 E1
1 1 0 E2
1 1 1 E3
A1 A0
9.2 Le démultiplexage
Un démultiplexeur est un circuit logique à une entrée de données ou d'informations et N sorties qui
reçoivent les informations d'entrée. Pour sélectionner la sortie qui doit être active, le démultiplexeur
reçoit un ordre de n entrées d'adresse, comme dans le cas du multiplexeur. Ces sorties orientent les
données d'entrée vers la sortie sélectionnée. Les nombres n et N sont liés par la relation : N 2~.
Intérêt
Un démultiplexeur joue le rôle d'un commutateur à plusieurs positions qui oriente les informations
d'entrée vers la sortie choisie, Les entrées d'adressage permettent de connaître à chaque instant
l'état d'une sortie, Par une utilisation cyclique des entrées d'adressage, les données des entrées,
qui sont en série à l'entrée du démultiplexeur, se retrouvent en parallèle à la sortie.
G A1 A0 Y
Y0 0 0 0 Yn inactifs
G
Y1 0 0 1 Yn inactifs
DEMUX Y2
E 0 1 0 Yn inactifs
Y3
0 1 1 Yn inactifs
1 0 0 Y0 = E
1 0 1 Y1 = E
A1 A0 1 1 0 Y2 = E
1 1 1 Y3 = E
Avantage :
Elles ont une plus grande bande passante que toute autre ligne de transmissions.
Assez bonne qualité d’atténuation (moins de pertes de transmissions) (constitue un
inconvénient)
Lorsqu'un faisceau lumineux heurte obliquement la surface qui sépare deux milieux plus ou moins
transparents, il se divise en deux : une partie est réfléchie tandis que l'autre est réfractée, c'est à dire
transmise dans le second milieu en changeant de direction. L'indice de réfraction est une grandeur
caractéristique des propriétés optiques d'un matériau. Il est obtenu en divisant la vitesse de la lumière
dans le vide (Cv=299 792 Km/s) par la vitesse de cette même onde dans le matériau. Plus l'indice est
grand, et plus la lumière est lente. Ainsi, dans l'air, la vitesse de la lumière est à peu près égale à Cv ;
dans l'eau, elle est égale à 75% de Cv; dans le verre, elle est égale à environ 55% ou 60% de Cv
selon le type de verre.
C'est ce principe qui est utilisé pour guider la lumière dans la fibre. La fibre optique comprend ainsi
deux milieux : le cœur, dans lequel l'énergie lumineuse se trouve confinée, grâce à un second milieu,
la gaine, dont l'indice de réfraction est plus faible. Les recherches menées dans les années 1970 ont
conclu que la silice était un bon support pour des longueurs d'onde prises dans le proche infrarouge
(850 nm - 1300 nm - 1500 nm).
La fabrication en série de lasers à semi-conducteurs dans ces longueurs d'onde est venue par la suite
confirmer ce choix. Rappelons qu'un laser (light amplification by stimulated emission of radiation) ou
amplification de la lumière par émission de radiation stimulée, est un dispositif qui amplifie la lumière
et la rassemble en un étroit faisceau, dit cohérent, où ondes et photons associés se propagent en
phase, au lieu d'être arbitrairement distribués. Cette propriété rend la lumière laser extrêmement
directionnelle. Techniquement le laser combine trois phénomènes d'optique fondamentale : le
pompage optique, l'émission stimulée de lumière et la résonance optique.
La fabrication d'une fibre optique passe par la réalisation d'une préforme cylindrique en barreau de
silice. La silice est un composé oxygéné du silicium, de formule SiO2, présent dans un grand nombre
de minéraux, tels que le quartz, la calcédoine et l'opale.
La fibre est ensuite étirée à partir de ce barreau. Son centre, qui constitue le cœur de la fibre,
nécessite une silice très pure avec un minimum d'ions hydroxyles OH- .
Le cœur est entouré d'une silice de moindre qualité qui forme la gaine optique. On réalise un écart
d'indice entre le cœur et la gaine en incorporant des dopants, tels que :
• le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le cœur,
• le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine.
Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km.
Matériau utilisé :
Cœur :
Verre de silice: a les plus petites pertes de transmission (5% par Km)
Formule chimique SiO2
Gaine :
Silice dopée au Bore ou au Fluor
Les fibres optiques tirent un meilleur parti des avantages
de la transmission de la lumière que tout autre système de
guides d’ondes optiques; elles ont les propriétés suivantes :
1. Faibles pertes dans une gamme étendue de
longueur d’ondes
2. Grande bande passante (1 à 100 GHz)
3. Souplesse
4. Faible dimension
5. Faible poids
6. Pas d’interférence électromagnétique
7. Grande sécurité
8. Abondance naturelle de matériaux pour verre (silice)
9. Grande résistance aux attaques chimiques
Types de couplage
Il est important de perdre le moins possible de lumière lors du couplage d’une source lumineuse à
Pour coupler la radiation de sortie dans une fibre optique, Il faut produire un effet de focalisation.
Exemple : SELFOC - Coefficient de couplage 60%.
Inconvénients
• Sensible aux effets mécaniques (courber la fibre)
• Influence du vieillissement inconnu
• Problèmes techniques de câblage et de connexions
Atténuation des fibres optiques
Revêtement CABLAGE
Une fibre de verre est très résistante.
Les manipulations, les expositions à l’air peuvent causer des rayures, les fibres deviennent
cassantes.
En pratique, elles sont revêtues d’une couche de protection dès leur
sortie du four de fibrage, afin de préserver la qualité de la surface des
fibres ainsi que leur résistance.
Comme il est très risqué d’employer des instruments ou des circuits électriques dans des
réservoirs carburant à cause du danger potentiel dû aux étincelles, on pourrait utiliser les fibres
optiques dans les réservoirs voilure
Les fibres monomodes ont un diamètre de cœur (10 microns), faible par rapport au diamètre de la
gaine (125 microns) et proche de l'ordre de grandeur de la longueur d'onde de la lumière injectée.
L'onde se propage alors sans réflexion et il n'y a pas de dispersion nodale.
Le petit diamètre du cœur des fibres monomodes nécessite une grande puissance d'émission qui
est délivrée par des diodes-laser.
Les caractéristiques essentielles d'une fibre optique monomode pour la transmission d'un signal
sont :
• l'affaiblissement (dB) par unité de longueur (Km), qui est fonction de la longueur
longue d'onde, soit
0,36 dB/Km à 1300 nm et 0,2 dB/Km à 1550 nm
• la dispersion chromatique, qui conduit à un élargissement d'une impulsion lumineuse du fait
de la variation des vitesses de propagation, ce qui est pénalisant dans le cas d'une
modulation directe (1 ou 0) du signal optique,
• la dispersion des modes de polarisation (PMD), qui se caractérise par un étalement spectral
en ligne,
• la longueur d'onde de coupure.
N1.sinL1 = N2.sini2
10.5.1 Avantages
La fibre optique présente, en thermes de transmission, une faible atténuation, une très grande
bande passante, multiplexage de plusieurs signaux (Fibre multimodes); Un faible poids, une très
petite taille, une grande souplesse (attention tout de même au rayon de courbure de la fibre).
Au niveau électromagnétique la fibre n'est pas sensible aux parasites et n'en crée pas elle-même.
En plus, contrairement aux idées répandues, le coût global de la mise en œuvre d'un système sur
fibre optique, en général, est inférieur a celui d'un système sur cuivre.
10.5.2 Inconvénients
Les problèmes de connexion entre circuits ou entre fibre et certains circuits ne sont pas résolus de
façon satisfaisante.
La concentration d'énergie s'accompagne de risque de destruction (puissance d’émission délivrée
par une diode laser).
La puissance transportée reste faible (10 watts max).
Les performances des dispositifs de modulation reposent fréquemment sur l'obtention de cristaux
de bonne qualité.
• Atténuation ou affaiblissement :
Ce terme est donné en dB par unité de longueur (Km). L’affaiblissement est fonction de la
longueur d’onde, exemple : 0.36 dB/Km à 1300 nm.
L’atténuation ou affaiblissement provient principalement de deux phénomènes : l’absorption et
la diffusion de la lumière.
• La dispersion :
e phénomène désigne un élargissement, un étalement des impulsions mais aussi l’étalement
global d’un message (étalement spectral en ligne).
Ce phénomène est préjudiciable à fort débit.
L’étalement d’une impulsion est du au fait qu’il n’y a pas qu’une seule longueur d’onde à
transmettre, il y en a plusieurs immédiatement autour. Comme la fibre ne transmet pas à la
même vitesse deux longueurs d’ondes différentes, il y a donc étalement à l’arrivée. Cette
dispersion dépend de la longueur d’onde utilisée.
L’étalement spectral en ligne est lui du à la fibre elle-même. Les trajets effectués par l’onde de
sol (le moins de réflexion possible) et l’onde d’espace (celle qui a fait le plus de réflexion) sont
différents. Il y a donc étalement du message.
Le premier montage permet à partir d’un point central, de distribuer des informations (souvent
avec un retour sur une deuxième ligne parallèle), à un nombre important de périphériques.
L’échange d’informations est rapide car directe mais une détérioration d’un câble vous prive du
périphérique concerné.
Le deuxième montage, dit en anneau, permet une redondance dans le cheminement des
informations car une rupture d’un câble n’empêche pas les informations d’arriver au périphérique.
Vu les vitesses d’échange des signaux, ce système est très employé.
coup
• Abrasion / collage
Cette technologie est destinée à la réalisation de coupleurs sur fibres multimodes, et permet
d'obtenir une insensibilité modale. Le composant conserve donc ses caractéristiques quelles que
soient les conditions d'injection (à l'état d'équilibre ou non, avec laser ou diode
électroluminescente).
Ces coupleurs pourront être utilisés à toutes les longueurs d'ondes guidées par la fibre sans
modification du ratio de couplage.
Cette technologie est optimisée pour la fabrication de coupleurs sur fibres multimodes à gradient
d'indice. Mais elle est également particulièrement adaptée à la réalisation de coupleurs sur grosses
fibres à saut d'indice.
PRINCIPE: Des fibres biseautées sont obtenues par polissage. L'angle de polissage est très faible
et l'extrémité de chaque fibre est réduite de moitié pour les coupleurs équilibrés, ou
proportionnellement à leur ratio pour les coupleurs déséquilibrés. L'alignement de ces "sifflets" face
à une troisième fibre, préparée traditionnellement (face optique), est obtenu dans la rainure
déformable d'un centreur en élastomère (principe du Placoptic).
Cet ensemble constitue le coupleur élémentaire. Les coupleurs 1 vers N sont obtenus par cascade.
• Fusion / étirage
Cette technologie est destinée à la réalisation de coupleurs sur fibres monomodes standard, ou
monomodes à maintien de polarisation. Elle permet l'obtention de composants à très faibles pertes
d'insertion et à large bande
PRINCIPE: Deux fibres sont placées jointives sous un chalumeau. La flamme fusionne la silice des
fibres pendant que l'on effectue une traction sur celles-ci. Le ratio de couplage est contrôlé
dynamiquement. Les fibres sont immobilisées sur un substrat en silice, puis protégées par un tube
métallique.
Les coupleurs 1 vers N sont obtenus par cascade de coupleurs 1 vers 2.
Le coupleur 2x2 est lui aussi fait par fusion et étirage à chaud de deux fibres optiques identiques.
Schéma d'un multiplexeur à insertion/extraction formé d'un coupleur 100 % symétrique à fibre
fusionnées et d'un réseau de Bragg photo inscrit à partir du centre du coupleur.
• Optique intégrée
L'optique intégrée est un procédé adapté à la fabrication en grand nombre d'un même composant
monomode. Contrairement aux autres technologies, on ne se sert pas d'un module de base 1 vers
2 que l'on cascade. Avec un seul masque on obtiendra directement des coupleurs 1 vers 2, 1 vers
4 ou 1 vers N.
PRINCIPE: photolithographie. Un masque de titane est appliqué sur un substrat de verre qui
prédétermine les fonctions X vers N. Un échange ionique va doper le verre là où il n'y a pas de
titane, ce qui modifie localement l'indice. Puis on "enterre" cette zone dopée au milieu du substrat
par application d'un champ électrique. On obtient alors un guide d'onde 1 vers X
• But : transporter des informations digitales entre les différents équipements échangeables
en ligne : LRU (line Replaceable Unit).
Les LRUs sont connectés à l’ensemble des anneaux du réseau local à travers un BSU.
Les réseaux locaux avioniques (avionics LAN) connectent les LRUs aux :
• systèmes de gestion des informations avion (AIMS : airplane information management
system) droit et gauche
• terminal de maintenance (MAT : maintenance access terminal)
• routeur (brouter)
Par le routeur (brouter), les réseaux locaux avioniques connectent les terminaux de maintenance
portables (PMATs : portable maintenance access terminals) à l’AIMS.
10.8.2 Localisation
Le brouter et les BSUs sont situés dans la soute avionique centrale.
10.8.3 Alimentation
L’alimentation pour le brouter est assuré par le panneau de gestion des alimentations gauche
P110 (115V / 400Hz)
10.8.4 Interfaces
Les réseaux locaux avioniques connectent ces LRUs :
• systèmes de gestion des informations avion (AIMS : airplane information management
system) droit et gauche
• terminal de maintenance (MAT : maintenance access terminal)
• routeur (brouter)
Les BSUs sont les interfaces entre les anneaux du réseau et les LRUs. Chaque LRU permet la
connexion à un réseau d’un LRU ou il shunt (by-pass) ce LRU. Dans le même temps, chaque LRU
contrôle les interrupteurs primaire et secondaire des BSUs.
10.8.5 Le routeur :
Le brouter (routeur) est un appareil de communication du réseau local. Il permet aussi le routage
des informations entre les équipements des réseaux locaux avioniques.
Chaque BSU à un interrupteur pour chaque LRU. Chaque interrupteur connecte un LRU à
l’ensemble des anneaux de fibre optique.
• 5 fibres optiques
• 2 fibres de remplissage
• 1 ruban séparateur
• 1 gaine en aramide
• 1 gaine extérieure
La seconde protection permet aussi une reconnaissance visuelle de chacune des 5 fibres car elles
sont teintes suivant ces cinq couleurs : bleu, rouge, vert, jaune ou blanc. Ces couleurs permettent
de repérer chaque fibre aux extrémités du câble.
Le ruban séparateur est en polyester et couvre le groupe des 7 fibres. Il rend le câble plus flexible.
Une gaine en aramide tissé (kevlar) protège les fibres des dommages. La gaine extérieure est en
thermoplastique pourpre.
Le point critique : les fibres optiques casseront si le rayon de courbure du câble dépasse 38 mm.
Détrompeurs et cannelures : chaque connecteur a des détrompeurs sur la plug et des cannelures
sur le réceptacle. Ce système permet l’alignement des fibres optiques.
Broches de guidage et cavités : les broches de guidage sur la plug rentrent au fond des cavités du
réceptacle lors de la connexion empêchant un serrage excessif de la prise (écrasement des têtes
de fibre).
Bandes de couleur : la prise mâle (plug) a une bande jaune alors que la prise femelle (réceptacle) a
une bande jaune et une bande rouge. Quand la bande rouge est recouverte d’au moins 50% par la
prise mâle, la connexion est correcte.
Connecteur de type A :
Ils ne sont pas fait pour être connecté et déconnecté régulièrement. Ce sont des connecteurs multi-
canal, à connexion en ligne (bout à bout). Ce type de connecteur permet une très faible perte de
lumière.
Un type A contient 3 ou 5 câbles de fibres optiques.
Les prises mâle et femelle possèdent des contacts céramiques qui se touchent lors de la
connexion. La lumière des fibres traverse alors cette céramique.
Connecteur de type B :
Ce type de connecteur permet de relier des câbles optiques à un LRU (line replaceable unit). Il est
plus souvent connecté et déconnecté qu’un type A.
Ce connecteur est multi-canal, à connexion par expansion du rayon (bille de verre). Les pertes de
lumière sont faibles, mais moins cependant qu’avec un type A.
Le connecteur a de minuscules billes de verre derrière une vitre de protection. Chaque bille est au
bout d’une fibre. Les billes de verre dilatent et concentrent le signal lumineux de la fibre. La lumière
passe alors à travers les vitres protectrices des prises mâle et femelle vers une autre bille de verre.
Cette bille transmet enfin le signal lumineux à sa fibre.
ATTENTION :
Avant d’examiner un connecteur, débrancher le câble à ses deux extrémités et isoler
électriquement l’équipement concerné. La lumière dans la fibre optique est invisible et peu causer
de graves dommages aux yeux.
Avant d’installer un connecteur, assurez-vous qu’il est propre.
Utilisez seulement les procédures approuvées pour nettoyer les connecteurs et les billes de fibre
optique.
Ne pas débrancher un connecteur si ce n’est pas nécessaire.
10.8.9 Le routeur
Le routeur reçoit et émet des signaux optiques aux LRUs, via les réseaux locaux avioniques.
Un état logique haut sur PRI HI ou SEC HI connecte le BSU à l’anneau du réseau.
Un état logique bas sur PRI HI ou SEC HI déconnecte le BSU de l’anneau du réseau.
Les signaux de contrôle PRI RTN et SEC RTN sont à la masse sur les interrupteurs du BSU.
• Le processeur de routage :
Il utilise des bus de routage internes pour contrôler toutes les opérations du routeur.
• Discrète vol/sol :
Le relais de sécurité sol dans le panneau alimentation gauche P110 envoie une discrète au
routeur. En vol, ce relais envoie un circuit ouvert au routeur. Il y a alors lancement des tests des
LRUs.
Chaque LRU contrôle un interrupteur dans un BSU. L’interrupteur connecte le LRU aux anneaux
primaire et secondaire. La logique HI et RTN (high and return) pour chaque interrupteur vient d’un
LRU.
Chaque interrupteur de BSU contient 2 miroirs et 2 solénoïdes. Un état haut depuis un LRU va
alimenter l’ensemble des solénoïdes. Les miroirs bougeront vers la position connexion anneau. Ils
bougent vers la position by-pass quand le LRU n’alimente plus les solénoïdes.
• Position by-pass :
Dans cette position, les miroirs réfléchissent la lumière provenant du LRU vers lui-même. La
lumière provenant des anneaux passe à travers l’interrupteur et va vers le prochain interrupteur
ou vers le prochain BSU.
• caractéristiques:
a) propriétés: Durée de vie 25 000 heures.
b) avantages: Qualité de l’image.
Fiabilité.
Champ visuel important.
c) inconvénients: Consommation électrique.
Echauffement.
Sensibilité aux champs magnétiques.
• caractéristiques:
a) propriétés: . Durée de vie 60 000 heures.
Ecran plat et léger.
b) avantages: . Consommation électrique (60% plus faible que les CRT).
Insensibilité aux interférences.
Echauffement réduit..
c) inconvénients: . Luminosité et contraste limités.
Temps de réponse.
Angle de vision réduit
• caractéristiques:
a) propriétés: . Durée de vie 60 000 heures.
Ecran extra plat, légers et souple.
b) avantages: . Consommation électrique très faible
Insensibilité aux interférences.
Echauffement réduit.
Champ de vision 160°.
Grande tenue à la température.
Basé sur l’excitation d’un gaz (mélange néon-xénon) dit à l’état de plasma qui émet de la lumière;
cette technologie ne paraît pas être adaptée aux systèmes embarqués.
11.2 HSI
Aussi appelé « Plateau de Route »
11.3 L’ADI
L’ADI est un instrument d’aide au pilotage.
Il fournit les informations suivantes :
• L’assiette longitudinale
• L’angle de roulis
• La bille indicatrice de dérapage
• L’aiguille indicatrice de vitesse de lacet ou « taux de virage »
• L’écart de vitesse par rapport à une Vref pré affichée sur le boîtier de commande de l’auto
manette
• Les barres de tendance du directeur de vol
• Les différentes alarmes de défaut de fonctionnement
• Une piste mobile pour les atterrissages de précision
• L’écart GLIDE de l’ILS
Le maintien de vitesse (ou l’écart) par l’auto manette (commande automatique de la manette des
gaz pour réguler la poussée des moteurs) est indispensable dans la phase d’approche car la
trajectoire d’approche est imposée par l’ILS et la vitesse de l’avion doit être Stable.
La piste mobile pour les atterrissages de précision est pilotée à la fois par le LOC de l’ILS et le
Radio-altimètre. Elle monte vers la barre d’horizon dans les 200 derniers pieds de la descente,
indiquant au pilote sa hauteur. Sa position latérale visualise la position de la véritable piste par
rapport à l’avion.
Remarque : les informations d’écart LOC et GLIDE sont déjà présentes sue le HSI et elles se
retrouvent aussi sur l’ADI pour diminuer la charge du pilote. L’approche finale sans visibilité
extérieure peut ainsi être contrôlée sans quitter des yeux l’ADI.
Définition : On appelle Directeur de Vol un système capable d’indiquer au pilote ce qu’il doit faire
pour exécuter un programme de navigation ou de pilotage défini à l’avance.
Les ordres de pilotage sont calculés par le PA et signifiés au pilote par le déplacement des barres
de tendance de l’ADI. La barre horizontale est relative à la commande de profondeur, la barre
verticale à la commande de gauchissement.
BARRE HORIZONTALE
• Barre centrée: maintien de la position du manche, ou plus exactement de l’effort exercé sur
le manche
• Barre en dessous du centre de l’instrument: Ordre donné au pilote de pousser sur le
manche jusqu’à ce que la barre de tendance se recentre (ordre à piquer)
• Barre au dessus Tirer sur le manche (ordre à cabrer)
BARRE VERTICALE
• Barre à droite: manche ou volant à droite (vers la barre)
• Barre à gauche: manche ou volant à gauche
12.2 Conséquences
On peut considérer que l’avion, au cours de son vol, est caractérisé par une charge auto –induite et
le voisinage de masses électriques (nuages électrisés) peut amener en des points particuliers, une
accumulation d’électricité avec risque de décharges (pouvoir des pointes) Ailes, Hélices, Mâts
d’antenne.
On peut ainsi abaisser le potentiel électrostatique de l’avion à une valeur ne dépassant pas 10 000
V, pratiquement sans danger pour les passagers.
Lorsque deux matériaux entrent en contact, il y a transfert d'électrons. Lorsqu'on sépare les deux
surfaces en contact, chacune d'elles se charge. Le matériau perdant des électrons se charge
positivement alors que le matériau captant des électrons se charge négativement. La tendance à
se charger positivement ou négativement est fonction de la propriété intrinsèque du matériau. La
propriété des différents matériaux est résumée dans la série triboélectrique.
Si un objet chargé positivement s'approche d'un objet ayant un potentiel électrostatique différent,
une décharge électrostatique se produira.
12.4.1 Triboélectricité
il s’agit du terme scientifique pour désigner le phénomène électrostatique de transfert des électrons
de surface de deux matériaux de nature différente lors de contact. Lorsque ce transfert s’effectue
de façon brutale, on parle de décharge électrostatique (ESD).
• génération par influence : Un corps placé à proximité d’un autre corps qui n’est pas au
même potentiel peut se charger par induction, sans qu’il n’y ait contact. . les circuits
imprimés peuvent de la sorte être soumis à des décharges électrostatiques produites dans
leur environnement.
On retiendra que :
• Les impédances des circuits électroniques sont très élevées (ce qui n’est pas le cas en
analogique)
• Les dimensions des « puces » sont extrêmement faibles.
Conséquence : les limites absolues de fonctionnement de ces circuits seront plus basses et donc
atteintes plus rapidement avec le risque de destruction de circuits dues à de simples DES lors
d’une manipulation (équivalent d’un coup de foudre sur un arbre).
Lorsque le taux d’humidité est très bas (<20%) notre corps peut se charger très fortement en
électricité statique et atteindre des DDP voisines de 30 000 V par rapport à d’autres masses
environnantes. En pareil cas, si nous manipulons un composant qui ne peut accepter que 1 000 V
et qui peut se trouver à un potentiel négligeable, la destruction devient inévitable.
Dans les circuits intégrés, il existe des protections internes (système BY-PASS) qui permettent
l’écoulement des charges électrostatiques et autorisent une bonne maniabilité des circuits: ces
protections ont aussi des limites, à ne pas atteindre, sous peine de destruction de la protection.
Le risque majeur étant représenté par les personnes, ces dernières doivent impérativement être
reliées à la terre. En travail posté, cela se fait par l’usage d’un bracelet anti-statique. En poste
mobile, celui-ci ne pouvant être utilisé, on peut porter des chaussures ou des talonnettes
dissipatrices; on peut également installer un sol dissipateur correctement relié à la terre. De cette
manière, la personne, à chaque fois qu’elle se déplace, est maintenue en liaison intime avec la
terre et reste électriquement équilibrée (cas des ateliers de dépannage).
Le revêtement de sol joue un rôle essentiel. Non seulement il est imposé par les différentes
normes, mais il sert de liaison des personnes à la terre. Il constitue la base d’une bonne protection;
il permet de la globaliser et de la fiabiliser en passant d’une protection partielle de poste à poste à
une protection globale de zone.
Gain en simplicité
En réalisant une zone de protection globale, on évite l’obligation d’utiliser des cages de Faraday
pour les transports et stockages internes gain de productivité.
Gain en fiabilité
Comme on diminue les contraintes humaines lors des manipulations et des transports Internes, on
en diminue aussi les dérives facteurs humains.
Avant de déconnecter un bus ou un équipement, il faut s’assurer que Le LRU n’est plus sous
tension.
Attention à ne pas brancher d’appareils de mesure non prévus au CMM.
Attention à ne pas changer de type de câbles lors d’un remplacement.
Lors d’un branchement, s’assurer de la propreté des contacts et de la bonne métallisation de ceux-
ci. Ne jamais nettoyer les contacts ou le câble entier à l’aide de trichloréthylène; utiliser les solvants
prévus.
Les longueurs des câbles doivent être respectées ainsi que leur mise à la masse qui doit
s’effectuer en des points précis et avec soin.
On peut être amené à manipuler directement des circuits imprimés(en soute ou dans le cockpit); en
pareil cas, le technicien devra porter à son poignet le bracelet conducteur déjà évoqué qu’il devra
relier au châssis (borne de masse prévue) avant tout travaux: ainsi toute accumulation possible
d’électricité par le technicien sera éliminée. Il pourra alors monter/démonter une carte dans le rack
sans risquer de détruire les circuits.
13.3 Criticité
Face à une défaillance d’équipements on considère les 3 niveaux de criticité suivants :
1. Fonctions critiques défauts potentiels catastrophiques
Perte du contrôle du vol
2. Fonctions essentielles défauts potentiels majeures
Reprise en main en mode dégradé
3. Fonctions non essentielles défauts potentiels mineurs
Reprises en main avec capacités préservées
En tenant compte de la capacité d’intervention de l’équipage
13.4 LEAFLET 10
Exemple : Il existe un document au sein des Joint Aviation Authorities Administrative Guidance
Material Sect ion 1 Part 3 appelé
LEAFLET 10 qui traite de l’approbation en Opérations et en Navigabilité de l’Area Navigation (P-
RNAV) P pour Précision (navigation de précision là où elle est demandée dans l’espace européen)
Au niveau de la visite Pré-vol, il faudra vérifier :
La disponibilité des équipements de navigation nécessaires pour assurer le vol
Que la DataBase de navigation a été installée et qu’elle est bien celle qui correspond aux
régions où les opérations aériennes vont s’effectuer.
A l’initialisation du système, l’équipage doit confirmer que la DataBase est conforme et il doit
vérifier que la position avion a été entrée correctement dans le système.
13.5 DO-178B
La norme DO-178B Software considerations in airborne systems and equipment certification,
éditée par RTCA Inc., fixe les conditions de sécurité applicables aux logiciels critiques de
l'avionique dans l'aviation commerciale ou l'aviation générale. Elle précise notamment les
contraintes de développement liées à l'obtention de la certification d'un logiciel d'avionique.
Les Niveaux sont établis par les études de sécurité. Ces études fixent alors le niveau DAL pour le
matériel et le logiciel conformément aux normes de sécurité (ARP4754) ou directives de l'avionneur
(ABD100, ABD200,...). Le niveau DAL d'un sous-système peut être différent du niveau système à
la condition que le niveau DAL du système soit atteint par une architecture matérielle/logicielle
adéquate.
• Niveau E :
Le développement logiciel n'est soumis à aucune contrainte particulière.
• Niveau D :
Le logiciel doit être documenté ; la liste de documents à fournir est fixée par la norme (voir
plus bas).
Préalablement au développement, des plans doivent être établis pour fixer les méthodes de
développement, de vérification, de gestion de configuration, d'assurance qualité.
Il faut assurer et vérifier la traçabilité entre les spécifications du système, les spécifications
de haut niveau du logiciel, et les vérifications.
Tout ce qui est spécifié doit être formellement vérifié : la couverture fonctionnelle doit être
assurée. Les documents doivent aussi être formellement vérifiés.
Le logiciel doit être géré en configuration, par exemple toutes les évolutions du code source
doivent être justifiées
Un service Qualité indépendant doit assurer le respect de la norme en inspectant les sorties
du cycle de vie du logiciel.
• Niveau C : en plus des contraintes du niveau D :
Des règles de développement doivent être fixées au préalable (sur les phases de
spécification, conception et codage)
Les contraintes de traçabilité et de vérification s'appliquent également aux phases de
conception et de codage du logiciel.
Les exigences de bas niveau (ou exigences de conception) doivent être formellement
vérifiées.
La couverture structurelle, ou couverture de code, doit être vérifiée et analysée : toutes les
instructions du code doivent avoir été exécutées et testées, tous les écarts doivent être
justifiés. Ces contraintes amènent souvent à devoir passer des tests unitaires.
• Niveau B : en plus des contraintes du niveau C :
La couverture de code au niveau "décision" est requise.
Les activités de développement et de vérification doivent être confiées à des équipes
indépendantes.
• Niveau A : en plus des contraintes du niveau B :
La couverture de code au niveau "condition"/"décision" est requise.
Cette norme possède son équivalent dans le domaine du développement électronique, connue
sous l'identifiant : DO-254.
La norme parente à ces deux normes est une recommandation relative au traitement des analyses
de sécurité en aéronautique : ARP4754
Amplitude : écart max entre la crête d’une oscillation et sa position d’équilibre, c’est l’intensité
de l’oscillation
Les Ondes Hertziennes sont utilisées par les systèmes de radionavigation et de radiocommunication. Les
5
ondes hertziennes vont de 3KHZ à 3.10 MHZ et sont subdivisées en gammes de fréquences.
La modification (modulation) d’une onde haute fréquence par un signal utile permet la
transmission d’informations depuis un émetteur jusqu’au récepteur.
Utiles
Produites par émetteurs radio ou autres, qui engendrent les ondes HF nécessaires à la
transmission des informations
•Néfastes
Produites par des interrupteurs électriques par exemple, qui sont source de parasites
14.6 Propagation
14.6.1 Par câble
Couplage conductif
Les parasites émis par la source perturbatrice sont transmis au
récepteur en se propageant directement dans les câbles.
Couplage capacitif
Les parasites sont transmis par capacité, c’est-à-dire en
traversant un champ électrique, aux câbles voisins, puis
acheminés vers le récepteur
Couplage inductif
Les parasites sont transmis par induction, c’est-à-dire en
traversant un champ magnétique, aux câbles voisins, puis
acheminés vers le récepteur
Couplage capacitif
La disposition parallèle et sans contact d’une part des éléments conducteurs (câbles de connexion)
en liaison avec la source de parasites et d’autre part, des pièces conductrices d’un récepteur voisin
constitue un condensateur avec l’air comme diélectrique.
Ce montage couple par capacité l’émetteur de parasites et le récepteur.
Comme un condensateur n’absorbe pas les courants alternatifs HF, des parasites HF peuvent ainsi
être transmis par couplage capacitif. Plus la distance séparant la source de parasites du récepteur
est petite et plus la fréquence des courants perturbateurs est élevée, plus les parasites émis sont
intenses.
Couplage Inductifs
Les couplages inductifs existent entre une source de parasites et un récepteur situé dans son
champ d’induction. Un conducteur relié à la source de parasites, et donc parcouru par un courant
perturbateur, donne naissance à un champ magnétique alternatif qui, en vertu de la loi d’induction,
engendre à son tour des tensions et des courants parasites dans les conducteurs d’un récepteur
voisin.
L’intensité des parasites transmis par couplage inductif est inversement proportionnel à la distance
séparant le récepteur du brouilleur et proportionnelle à l’intensité et à la fréquence du courant
perturbateur.
Exemple: On évite de poser un câble perturbateur du circuit de bord (entre une génératrice et un
régulateur) en parallèle avec les câbles d’alimentation du système de radionavigation et on les
espace le plus possible l’un de l’autre.
Autres sources :
Circuit de charge (génératrice)
Accessoires (petits moteurs et interrupteurs)
Pompe électrique à carburant
Equipements électriques
Fusibles
Charges électrostatiques dues à de mauvaises liaisons à la masse
1. Les divers systèmes électriques à bord sont appelés à fonctionner dans un environnement
restreint sans se perturber les uns les autres.
2. L’avion considéré dans son ensemble doit avoir un comportement neutre dans son
environnement: il doit ni perturber les systèmes électriques des autres avions, ni brouiller la
transmissions d’émissions radio ou télé ou autre.
A l’inverse, l’avion ne doit pas être affecté par la présence de champs puissants qui pourraient
perturber son fonctionnement.
Outre les impulsions, les oscillations à haute fréquence ont des effets indésirables sur le circuit de
bord. Elles sont provoquées par des cycles de connexion se succédant à un rythme très rapide.
Les systèmes électriques et électroniques ont rapidement remplacés les systèmes mécaniques
dans de nombreux domaines (commandes de vol, commande moteur).
Y a-t-il un risque au niveau de la sécurité de l’avion en présence de toutes ces radiations e.m ?
Des recherches semblaient indiquer que les systèmes électriques et électroniques auraient pu ne
pas supporter l’influence de ces HIRF, devenant ainsi INOP.
Bien qu’aucun accident n’ait été imputé aux HIRF, il importait d’effectuer un certain nombre de
mesures et d’essais afin de confirmer ce fait.
Une étude des risques a été menée aux USA (Denver et Seattle) basée sur :
l’identification des éléments participant à l’interaction HIRF
une estimation quantitative des probabilités associées à ces éléments
l’évaluation des conséquences et le chiffrage d’une probabilité de l’évènement
Les conditions pour qu’une interaction Avion HIRF se créé et provoque une catastrophe sont:
Route suivie par l’avion intercepte un domaine d’activité d’un émetteur puissant
Emetteur soit en train de transmettre au moment où l’avion entre dans la zone
Emetteur configuré de telle manière que sa puissance est émise dans la direction de l’avion
Avionique de l’avion est « critique » (dans le calcul, on a pris P=1)
Que les fréquences émettrices coïncident avec les fréquences de travail de l’avion
Que l’intensité du champ émetteur soit suffisante pour avoir un quelconque effet sur
l’avionique de bord
En dernier lieu, la probabilité pour que l’influence déclarée de l’HIRF soit catastrophique a été fixée à
0.1
Conclusions de l’étude
5913 Vols analysés (décollage et atterrissage) près de 2 grandes villes
Considération de 893 émetteurs émettant dans la bande de fréquence 500 kHz 40GHz
Les résultats de l’étude sont conformes à l’exigence réglementaire de certification relative à l’influence
des champs e.m. sur l’avionique des avions.
La probabilité d’apparition d’un évènement catastrophique dû à l’influence HIRF est de 2x 10-6 (avec
des hypothèses très conservatives).
En cas d’impact de la foudre sur un avion, il est nécessaire de dissiper rapidement des courants très
importants de l’ordre de 200 kA en moins de 1 seconde.
Cette dissipation s’effectuera par les métallisations primaires de l’avion.
Les conséquences d’un foudroiement mal évacué sont l’éclatement des matériaux composites et la
destruction des systèmes touchés.
En 1976, un Boeing 747-100 des forces aériennes Iraniennes explosera en approche en Espagne
suite à un foudroiement sur une aile dont les réservoirs de carburant étaient vides.
Destruction du radôme
suite à un foudroiement
en vol et un défaut de
métallisation.
Lors de la construction des avions, on effectue des mesures de continuité électrique de la structure
principale pour vérifier la bonne métallisation de l’appareil lors de son assemblage.
Si la charge générée par la foudre se déplacera dans l’avion via les tresses de métallisation ; le point
d’impact sur des partie en matériaux non métallique est plus problématique. Aussi, la certification
CS25 demande la mise en place de bande para foudre pour assurer cette continuité électrique.
Il faut bien avoir en tête que le foudroiement est imprévisible et inévitable tout comme ses effets sur
l’avion
Moyen de communication air/sol permettant, entre autre, de récupérer pour analyses les
paramètres techniques de l'avion même lorsque celui-ci est en vol.
L’échange d’information se fait sous forme de données numériques codées, par l’intermédiaire
d’une liaison radio (VHF3).
Cet échange peut se faire automatiquement (c'est à dire sans intervention de l'équipage) ou sur
demande de l'équipage.
15.1.1 Architecture :
Le système ACARS est constitué d’une unité de gestion « MU » (Management Unit) connecté aux
différents systèmes de l’avion.
Le MU-ACARS
ACARS formate les données reçues des périphériques en messages ACARS et les dirige
soit automatiquement, soit après confirmation ou demande équipage via le MCDU, vers la VHF 3. Il
décode les messages ACARS reçus et les dirige vers les systèmes appropriés. Il écoute le trafic
ACARS et sélectionne la meilleure station sol utilisable
utilisable en fonction des messages reçus ou du
trafic entendu. Il assure la fiabilité de la transmission des messages par un processus d'accusé
réception (WILCO – ROGER) et d'adressage aux stations sol.
Il comprend un MODEM (modulateur/démodulateur) qui transforme
transforme les signaux digitaux en signaux
analogiques transmis par la VHF.
Dès que l'avion est en portée VHF d'une station sol, le MU commande la VHF 3 qui transmet le
message. Seule, cette VHF est utilisée pour les liaisons ACARS ; elle peut également être utilisée
pour les communications en phonie.
Le MU prend place en soute avionique et est connecté aux systèmes via une liaison ARINC 429.
Les données sont transmises sur des fréquences VHF modulées en amplitude à 1200Hz.
L’alternance positive du signal BF représente le bit : 1, l’alternance négative le bit : 0, le non
changement de bit est signalé par une fréquence double, à 2400Hz.
L’instruction est donnée par le système centralisé de maintenance de l’avion (CMS ou CFDS) par
l’intermédiaire du MCDU.
Ce mode permet une communication entre le CMS et le BITE de l’ACARS afin de connaître le type
de panne.
15.2 SATCOM
15.2.1 Généralités
SATCOM : Transmission par satellite.
Nouveau système de transmission de données, plus fiable et plus performant que la transmission
VHF (limitée par la portée de transmission).
Il permet la transmission de données numérique et vocales depuis le cockpit ou la cabine
passager.
15.3 FMS
15.3.1 Généralités :
FMS : Flight Management System
Le « Flight Management System » apporte diverses fonctions pour aider l’équipage au cours du
vol. Il permet de commander la trajectoire "avion" dans les plans vertical et horizontal de façon
optimal, en temps ou en consommation ou en coût d'exploitation par l'entremise d'un système de
contrôle automatique de vol.
Ses principales fonctions sont:
La construction du plan de vol.
Le séquencement du plan de vol.
L’élaboration de prévisions et l’optimisation des performances.
L’initialisation (alignement initial au sol) des centrales inertielles.
La sélection autour des moyens de radionavigation.
L’émission d’informations pour l’équipage.
L’émission d’ordres de pilotage et guidage vers le pilote automatique, directeur de vol et
l’automanette constituant, elle, la partie guidage.
Le système dialogue avec la plupart des autres systèmes avions tels les systèmes de
radionavigation, radiocommunication...).
MCDU 1 MCDU 2
Flight Control Unit
Navigation information
Performance information
Autothrust
OUTPUT DEVICES
Autopilot
Navigation radios
Data base : Performances avion & moteurs, Navaids, waypoints, airports, airways
Calcul de position : INS, GPS, VOR/DME
MCDU : Multipurpose Control and Display Unit
Informations fournies :
Visualisables sur l'écran du CDU ou MCDU sous forme de pages :
- La gestion verticale : points fin de montée, début de descente, distance, consommation.
- La gestion horizontale : position instantanée, temps, distance, écart de route, utilisation
d'hippodromes d'attente...
- Les paramètres de décollage, de vol et d'atterrissage : vitesses économiques, niveaux de
vol préférentiels, vitesses caractéristiques..)
- Le calcul de position utilise les informations des IRS, des GPS, des VOR/DME, des
LOC/DME et donne une position moyenne pondérée.
15.3.7
Des BITE (Built-in test équipement) intégrés au système, transmettent les messages d’erreurs et
les données de maintenance qui sont accessibles via le MCDU.
Les BITE sont des équipements électroniques (cartes + Logiciels) « HARDWARE + SOFTWARE »
intégrés dans chaque calculateurs.
15.4 TCAS
15.4.1 Généralités :
TCAS : Traffic Alert and Collision Avoidance System
Le TCAS est un système autonome d’anticollision développé par la FAA (Federal Aviation
Administration) avec la société BENDIX/KING et HONEYWELL.
On distingue plusieurs types de TCAS :
TCAS 1 : Le moins complexe, il fournit une alarme de proximité pour aider le pilote à visualiser
un « intrus » pouvant constituer un danger.
TCAS 2 : Présente au pilote la position relative des intrus et définit, si nécessaire une
manœuvre d’évitement dans le se seul plan vertical.
TCAS 3 : Encore en développement, il permettra de définir des manœuvres d’évitement dans
les plans verticaux et horizontaux.
Le TACS ne peut détecter un intrus que s’il est équipé d’un transpondeur.
Le TCAS est un mini radar secondaire embarqué,
embarqué, son efficacité dépendra du type de transpondeur
équipant l’intrus. Ce dernier répondra aux interrogations TCAS en donnant son altitude, son code à 4
chiffres…
Composition :
- Une antenne directionnelle située sur le dessus de l’appareil
émet des impulsions d’interrogation (fréquence de 1030 MHz) à
des niveaux de puissance différents et sur quatre quadrants
successifs de 90°.
Les réponses des intrus sont reçues sur une fréquence de 1090
MHzz et transmises au calculateur TCAS.
- Une seconde Antenne omnidirectionnelle située sous l’appareil
permet la détection des intrus sous l’avion.
- Un calculateur TCAS (en en liaison avec le transpondeur), permet
de répondre aux interrogations des radars de circulation aérienne
au sol.
Il traite les informations, et dialogue avec les intrus équipés de
TCAS et signale visuellement ou vocalement les informations à
l’équipage.
- Un Transpondeur qui émet spontanément, sans être interrogé,
un signal dit « squitter » qui contient le code unique
d’identification de l’appareil.
- Un sélecteur de contrôle, permettant de choisir le mode de
fonctionnement.
Les informations sont affichées sur les écrans (EFIS) pour les pilotes, et un signal sonore retenti
lorsqu’un avion est détecté dans la zone de surveillance du TCAS.
1:
2:
A la fin du test le système génère un message vocal annonçant soit que le système est opérationnel
(TCAS SYSTEM TEST OK), ou qu’il y a une défaillance système (TCAS SYSTEM TEST FAULT)
dans ce cas le ND, PFD et l’ECAM affichent le message d’erreur.
Sur la face avant du calculateur est aussi affiché un message identifiant le composant en défaut.
Le système centralisé de maintenance permet d’afficher les pannes du TCAS via le MCDU et
d’imprimer le rapport de panne sur l’imprimante de bord.
=> On notera que le système TCAS est un système de type 1 (voir livret Maintenance
embarquée).
Ces deux systèmes utilisent une connexion ARINC 429 pour communiquer ensemble.
Les menus accessibles via le MCDU sont :
o LAST LEG REPORT
o PREVIOUS LEGS REPORT
o LRU IDENTIFICATION
o GROUND SCANNING
SCANNI
o TROUBLE SHOOTING DATA
o CLASS 3 FAULTS
o GROUND REPORT
o TEST.
15.5 EFIS
Le système EFlS (Electronic Flight Instrument System) rassemble l'instrumentation à tubes
cathodiques ou LCD de la planche de bord nécessaire au pilotage.
Deux écrans disposés horizontalement (Un PFD et un ND) en face de chaque pilote présentent les
informations de pilotage et de navigation.
Ecrans d’affichage :
Chaque écran possède son propre générateur graphique avec ses mémoires associées.
Chaque écran peut recevoir n'importe quelle image EFIS ou ECAN
Ils sont tous interchangeables.
Architecture du système
de test EFIS
15.6 ECAM
Note importante : Le terme ECAM est utilisé par le constructeur Airbus
Le terme EICAS est utilisé par le constructeur Boeing
Ces deux systèmes sont similaires
L’ECAM est un système de surveillance centralisé de l'avion. Il fournit une assistance opérationnelle pour les
situations normales et anormales.
Le système ECAM (Electronic Centralized Aircraft Monitoring) présente par le biais d’afficheur à tube
cathodique ou LCD les alarmes et les procédures associées ainsi que la page système correspondant à une
panne détectée en faisant ressortir l'élément en défaut (par une couleur différente ou par un clignotement du
paramètre).
Il présente également les paramètres primaires de conduite moteur.
La présentation sur écran permet de déterminer l'état du système et d'alerter l'équipage en cas de
configuration anormale.
L'ECAM attire l'attention sur la gravité de la panne, aide au diagnostic et oriente l'action corrective.
Il est généralement composé de deux afficheurs (écrans), 1 afficheur paramètres moteurs (EWD) et 1
afficheur systèmes (SD).
- Capteurs Calculateur
- Moteurs - Paramètres (BITE) des Numérique Générateur de
- Systèmes systèmes symboles
Ecrans
de visualisation
Panneau de commande
Position au poste :
SYS : System or
status Display
- Aircraft system
diagram
- Status messages
- Flight data
• Le calculateur élabore des signaux alphanumériques à partir des valeurs des paramètres
fournis par les capteurs et les équipements de surveillance intégrés (BITE : Built-in
equipement Test).
• Ces signaux sont visualisés sur les
les écrans grâce au générateur de symbole.
Afin d’assurer la sécurité, les générateurs de symboles et les calculateurs sont doublés.
Le panneau de commande (ECAM CP pour Control Panel sur le schéma ci-dessus) permet de
basculer les affichages des différents systèmes sur l’écran.
Le mode statuts :
Ce mode fournit l’état opérationnel de l’avion en fonction des pannes présentes, des systèmes ou
circuits de l’avion.
Cette page s’affiche automatiquement après le traitement d’une défaillance relevée par une alarme,
ou lorsque le pilote appui sur la touche STS (STATUS) du panneau de commande ECAM.
Après détection d’une défaillance, la page STATUS comporte deux zones d’affichages :
- Partie gauche :
o Informations opérationnelles pour la poursuite du vol
o Procédures éventuelles à respecter
o Limitations de l’avion
- Partie droite :
o Liste de tous les équipements et systèmes fonctionnellement perdus à la suite de la
défaillance.
Pannes et reconfigurations :
L’image de l’écran supérieur (EWD) a un caractère prioritaire sur l’écran inférieur car il permet la
conduite et la surveillance des moteurs.
Par conséquent, cette image sera transférée automatiquement vers l’écran inférieur.
Par contre en cas de panne de l’écran inférieur, l’image pourra être transfères manuellement vers
les écrans EFIS en utilisant le SWITCHING (sélecteur manuel)
15.7 EICAS
Le système EICAS, comme pour le système ECAM vu précédemment, présente aux pilotes par le
biais de deux écrans (cathodique ou LCD) :
• Les valeurs de paramètres de conduite et de contrôle des moteurs et des différents
systèmes avion (hydraulique, électrique…)
• L’affichage des alarmes résultant d’une défaillance.
Ce système apporte un moyen efficace pour :
• La gestion centralisée de l’état fonctionnel de l’avion.
• L’enregistrement des défaillances constatées en vol pour faciliter la maintenance.
Le premier écran (principal) présente les paramètres moteurs et les messages d’alertes à
l’équipage.
On retrouve sur cet écran
• Les vitesses de rotations moteurs, les
consommations de carburant, la
quantité de carburant et les vibrations
moteurs.
• Les annonciateurs de positions
atterrisseurs et positions volets.
• Une zone réservée aux messages
d’alertes ou d’information. (ces
messages apparaissent en couleur
codée pour indiquer le degré
d’importance.)
Le second écran affiche un grand nombre d’information concernant les autres paramètres avion
(état des systèmes, paramètres moteurs secondaires…), et sert de secours en cas de panne de
l’écran principal.
Les pages sont sélectionnées à l’aide du panneau de contrôle EICAS situé généralement sous
l’écran secondaire.
Les écrans reçoivent en entrée les données venant du DCU (concentrateur de données) et du
panneau de commande (ECP) par le biais de BUS ARINC 429.
Ils émettent en sortie un signal au système de surveillance (maintenance), afin de connaître leur
intégrité.
1 : Sélecteurs éclairage
2 : Sélecteur écrans
3 : Sélecteur multifonction
4 : Sélecteur systèmes
5 : cancel ou rappel
15.8 GPS
15.8.1 Introduction : quelques notions à connaître
LA CONSTELLATION GPS
1°) ORIGINE :
Le système de localisation GPS, de portée mondiale, repose sur une constellation de 24 satellites
en orbite circulaire. Le système et opérationnel depuis 1994.
Le Navstar/G.P.S. (Navigation System with Time and Ranging/Global Positionning System) est
créé en 1973 par l’U.S. Navyet l’U.S. Air Force. Il offre à tous les utilisateurs un service homogène
et continu en trois dimensions.
Le contrôle au sol du système est assuré par des stations de surveillance, dépendant
exclusivement des USA. La station de contrôle maîtresse (M.C.S., Master Control Station),
implantée à Colorado Springs, calcule en permanence les temps de propagation ionosphérique.
(La ionosphère est une couche haute de l'atmosphère où les ondes électromagnétiques sont
fortement ralenties en fonction de l'activité solaire), les effets mécaniques relativistes, la dérive des
horloges, et établit les éphémérides des satellites (capital, puisque les systèmes récepteurs
utilisent ce positionnement précis pour leurs calculs), ces informations sont ensuite retransmises
aux satellites de la constellation.
Chaque satellite possède une horloge atomique maintenue à 7ms du temps UTC et émet à 2
fréquences élevées en bande L :
L1=1575.42 MHz et L2=1227.6 MHz avec une stabilité de 10..23 MHz.
Cette fréquence ne traverse ni le béton ni un feuillage dense. Il est donc nécessaire que le
récepteur soit dans une zone dégagée.
Un message dee navigation avec l’almanach du système (état, identification, positions, temps),
sur L1. Message de 1500 bits, à 50 Hz durant donc 30 s.
Un code dit P (Precision) à intervalles longs et réservé uniquement aux utilisateurs privilégiés
du GPS. Ce code est émis sur L1 et L2 à une fréquence 10 fois plus grande de 10.23 Mbits/s.
Sa durée est de 7 jours. Les clients utilisent des clés de décryptage.
Le point M est donc sur une sphère de rayon D1 et de centre le satellite S1, l'intersection avec
le globe donne un premier cercle C1.
Le point M est aussi sur une sphère de rayon D2 et de centre le satellite S2, l'intersection avec
le globe donne un deuxième cercle C2. Les cercles C1 et C2 se coupent donc en 2 points.
Le point M est enfin sur une sphère de rayon D3 et de centre le satellite S3, l'intersection avec
le globe donne un troisième cercle C3. C'est le troisième satellite "qui lève l'indétermination" et
précise de manière unique le point M cherché.
POSITIONNEMENT EN ALTITUDE :
Lorsque l'on veut en plus de la latitude et longitude, l'altitude, on utilise un quatrième satellite.
sat Plus
ce dernier sera proche de la verticale de M, plus l'altitude sera fiable. En pratique il arrive que M
puisse "voir" 12 satellites. Un algorithme de calcul affine donc la position 3D en utilisant un
maximum de satellites. D'ailleurs le récepteu
récepteurr GPS indique de lui même, le nombre de satellites en
vue, c'est à dire utilisables.
Par exemple un satellite visible au ras de l'horizon sera inopérant pour calculer l'altitude.
Réciproquement un satellite à la verticale de M donnera un mauvais positionnement
positionne horizontal.
Pour des appareils évolués, le récepteur affiche le positionnement des satellites utilisés, ce qui
permet d'apprécier la qualité de l'information calculée. Certains appareils indiquent même la
précision de la localisation.
En fonction de la géométrie des satellites par rapport au récepteur GPS, l'erreur sur la position
mesurée est plus ou moins importante. Si les satellites utilisés pour calculer la position sont
"ramassés" dans une même zone du ciel, la GDOP est grande, la précision donc est mauvaise. Au
contraire, si les satellites sont éloignés les uns des autres, la GDOP est faible, la précision est donc
meilleure.
L'UERE (User Equivalent Range Error) ou EPE (erreur estimée de position) de standardisation
GPS est de l'ordre de 16 à 23 m pouvant aller jusqu'à 400 m après 14 jours sans transfert de
données.
Dans tousus les cas, il faut prendre quelques précautions pour faire des mesures, le tout
soigneusement :
• Configurer correctement le GPS.
• Vérifier la GDOP. Elle doit être correcte. Si le récepteur ne capte pas assez de satellites, il
faut attendre un moment plus favorable ou se déplacer si certains satellites sont masqués par
des obstacles (falaises, bâtiments...).
Ne pas faire une mesure dès la mise sous tension du GPS, mais attendre un peu. En effet celui-ci celui
doit capter les signaux des satellites et se synchroniser
synchroniser avec chacun d'eux. Dès que le récepteur
capte 3 satellites, il peut afficher une position en 2 dimensions, à partir de 4, une position en 3D.
Au-delà,
delà, il peut choisir les 4 satellites qu'il utilise dans son calcul de position afin d'obtenir la GDOP
la plus faible.
Système de positionnement par satellites de précision métrique, compatibles avec ceux existants,
mis en place entre 2004 et 2008.
Le système est dans la plupart du temps composé d’un calculateur et d’une antenne placée sur le
dessus de l’aéronef.
Sur les appareils déjà équipé d’afficheurs EFIS, le système GPS utilisera les écrans déjà montés,
ou alors le système GPS peut venir en complément des instruments déjà existant.
Physiquement les systèmes GPS sont nombreux, on retrouvera des systèmes de base avec
affichage noir et blanc, jusqu'à des systèmes évolués avec écrans LCD couleurs…
Exemple d’intégration de système GPS sur avion de ligne type Airbus, Boeing.
Le système est composé d’un boîtier calculateur GPS et d’une antenne. L’affichage se fait
directement sur les EFIS.
Traitement du
signal d’un boîtier
GPS
15.9.2 Rôle :
Avertir l'équipage par une alarme sonore et visuelle lorsque la trajectoire, la configuration "avion" et
certains des paramètres de vol se conjuguent de manière à mettre en cause la sécurité des vols.*
Le GPWS est obligatoire pour les avions à turbine de plus de 9 Pax ou de masse supérieure à 5,7
t. (depuis 1999)
Ce dispositif doit être capable de générer des alarmes prévenant l'équipage :
• d'un rapprochement excessif du sol
• d'un taux de descente anormalement élevé
• d'une perte d'altitude parés décollage ou remise des gaz
• d'un écart anormal sous un faisceau de radioalignement de descente
Ce système analyse les informations de la centrale à inertie, les données barométriques, la
radiosonde, le FMS, des récepteurs ILS et des capteurs de position du train et des volets.
NOTA : Le GPWS dispose d'une base de données sur les aéroports pour lesquels son enveloppe
de détection a été aménagée pour éviter les alarmes injustifiées. (Chambéry,....)
Ce système fonctionne en utilisant les paramètres envoyés par :
• Le Radio Altimètre
• Le système de référence inertielle et données air. (ADIRS, IRS…)
• Les systèmes de données barométriques, vitesse avion…
• Les données système ILS
• Les données du FMS (latitude, longitude, cap…)
Semblable au système GPWS, ce système évolué permet en plus un affichage du terrain sur les
écrans de navigation, permettant aux pilotes d’avoir rapidement un aperçu du relief survolé.
L’affichage du relief suit un code de couleurs précis et normalisé pour tous les systèmes.
Le boîtier possède généralement une fonction Test automatique au sol afin de vérifier l’intégrité de
ses fonctions. Le protocole de communication avec les autres systèmes est souvent la norme
ARINC 426 pour les avions civils.
• Au sol, dans la cabine de pilotage
pilotage le MCDU permet de lancer un test d’intégrité du système.
• Un appui sur la touche relative au GPWS permet aussi de réaliser un test du système. Les
annonces audio sont alors émises.
Pour les calculs de la centrale, un alignement précis à vitesse nulle et position précise est
obligatoire. (Temps de 3 à 30 mn)
La température ambiante et les mouvements de l'avion (vent fort, pleins, chargement...) influent sur
la durée de l'alignement
Insertion des coordonnées de longitude et de latitude. Calcul de la position du Nord géographique
pour le direction de l'avion au sol.
Informations complémentaires :
• L'écart latéral XTK entre la RV et la route désirée
• Le temps estimé au prochain point (en fonction de la GS)
• L'intensité et la direction du vent (Wind) élaborée à partir de l'information de TAS fournie par
une centrale aérodynamique.
Avantages :
• Allégement de la tache du calculateur
• Fourniture directe des angles d'attitude de l'avion
Inconvénients :
• L'asservissement de la stabilisation de la plate forme est complexe de part l'inertie des
pièces mobiles.
• Fonctionnement à température élevée (70 à 80°C)
• Durée d'alignement importante
• Coût de maintenance élevé car de nombreuses pièces mécaniques.
Inconvénients :
• Volume de calculs très important
• Performances légèrement inférieures à l'INS
L'installation des centrales INS sur avions "longs courriers" a permis de supprimer les navigateurs
sur les parcours transocéaniques. Ces avions sont équipés de 2 ou 3 centrales pour assurer la
redondance et le "lever de doute" en cas de divergence d'informations.
Une centrale a une dérive (nombre de Nm/h) due :
A la précession apparente d'un gyromètre directionnel
• 15 x sin L en °/heure vers l'Est dans l'hémisphère nord
• Vs x sin Rv x tg L/60 en °/heure
(L : latitude du lieu survolé)
Fonctions :
La centrale peut être couplée au PA et peut donner des informations directement sur les EFIS
(sélecteur sur IRS). Elle fournie aussi les informations au FMS.
Un recalage de la centrale est possible grâce à un gel de position et recalage par rapport à un point
carte connu, un moyen radionavigation.
L'IRS est recalée et hybridée systématiquement par les informations VOR/DME et GPS au travers
du FMS. L'IRS en mode dégradé fournit en plus de l'INS :
• Le dernier cap vrai
• Les vitesses verticales inertielles
• L'altitude inertielle
• Le cap magnétique élaboré à partir d'une banque de données de valeurs de déclinaisons
magnétiques.
Une fonction "Test" est activable au niveau de la boite de commande. (CDU) En cas de panne un
voyant rouge Warn s'allume. Le type de panne peut être identifié par les BITE (code) en fonction
STATUS.
En cas de défaillance du calculateur en mode normal (Mode NAV), le pilote positionne le sélecteur
du CDU sur ATT REF pour conserver les angles d'attitude et le cap de l'avion.
Un voyant BATT ambre s'allume lorsque la centrale est alimentée par sa batterie de secours.
Précision :
Position instantanée à ± 5Nm
Vitesse sol à ± 1%
Cap vrai à ± 1°
Tolérances :
Vitesse résiduelle : Avion immobile GS = 0 (en toute rigueur)
Ecarts de valeurs entre les centrales d'un avion
L'erreur radiale : exemple 1,2 Nm/h pour un vol de 8 heures
Lorsque les valeurs des tolérances sont dépassées, il faut procéder :
• Soit à un recalage rapide
• Soit à un recalage complet
• Soit à la dépose de la centrale
ADIR
15.11.1 Principe
Sur les avions modernes, le pilotage peut être ef effectué
fectué de façon automatique pendant
pratiquement tout le vol (excepté le décollage, et l’atterrissage).
Les commandes mécaniques sont donc très peu sollicitées, et il est apparu opportun de remplacer
cette mécanique par un signal électrique.
Les ordres que donne le pilote aux commandes, sont répercutés tels quels via des liaison rigides
utilisant des câbles et/ou des biellettes, des renvois, des poulies etc…jusqu'à la gouverne elle
même.
Le système de commande de vol électrique est radicalement différent en ce sens qu'il n'existe plus
de liaison mécanique entre la commande (manche à balais) et les gouvernes. Le déplacement du
manche est capté et quantifié par des capteurs électriques (potentiomètres) et envoyé vers un
calculateur qui répercute cet ordre à des vérins hydrauliques commandés électriquement qui eux
actionnent la gouverne.
PRINCIPE DE BASE
Les gouvernes sont toutes :
• commandées électriquement
quement,
• actionnées hydrauliquement.
Outre un gain de poids, les commandes de vol électriques permettent d'assurer un pilotage
beaucoup plus précis, avec à la clé des économies en consommation de carburant et de moindres
efforts sur la structure de l'avio
l'avion.
AVANTAGES
• Gain de poids
• Précision de pilotage
• Domaine de vol sécurisé
• Limitations avion assurées
• Risque de panne faible
• Taux de panne < 10-9/hdv
9/hdv
• Automatisme du vol
• Maintenance facile
NOTA : 1 seul calculateur est capable d'assurer en toute sécurité le contrôle de l'avion en vol et à
l'atterrissage.
Mode Direct :
• La commande de roulis
est assurée par deux ailerons et cinq spoilers sur chaque aile.
Le débattement maximal des ailerons est de 25°.
Les ailerons sont braqués vers le bas quand les volets sont sortis (effet Droop). Le débattement
maximal des spoilers est de 35°.
• La commande en LACET
est assurée par la gouverne de Direction (avec un débattement de ± 31.6° ).
o Protection d’assiette
L’assiette longitudinale est limitée à
- 30° à cabrer (progressivement réduite à 25° à basse vitesse),
- 15° à piquer.
o Contrôle latéral
En mode Sol, le manche commande le braquage des ailerons et des spoilers de
gauchissement. La valeur du braquage dépend de la vitesse avion.
Les palonniers commandent le braquage de la gouverne de direction au travers d’une
cinématique mécanique
En mode Vol, la loi normale assure le contrôle simultané des ailerons, des spoilers 2 à 6, et
de la direction (pour la coordination en virage) en fonction de la position du manche.
Tout en fournissant au pilote le contrôle du roulis et du cap elle limite aussi le taux de roulis,
l'inclinaison, fournit la coordination en virage et amortit le roulis hollandais.
Le taux de roulis demandé en vol par le pilote est proportionnel à l'inclinaison du manche et
est limité à 15° /s manche en butée latérale.
Lorsque l’avion est en mode Flare, le contrôle latéral est le même qu’en mode Vol.
o Protection en inclinaison
Dans l’enveloppe normale de vol, une stabilité positive en spirale est introduite pour une
inclinaison supérieure à 33°.
Si le manche est relâché avec une inclinaison supérieure à 33°, celle-ci revient
automatiquement à 33°.
Lorsque l’inclinaison est inférieure à 33°, celle-c i est maintenue constante lorsque le
manche est relâché.
Si le manche est maintenu en butée, l’inclinaison est limitée à 67°
Dans ce cas :
o les ailerons sont braqués symétriquement vers le haut : 11 ° maximum ajoutés à la
demande en inclinaison, s'il y a lieu.
o les spoilers 4, 5, 6 sont braqués symétriquement : 9° maximum ajoutés à la demande
en inclinaison s'il y a lieu.
o le braquage est proportionnel à l'excès de facteur de charge (dépassant 2 g).
o un ordre est envoyé simultanément à la profondeur pour compenser le moment cabreur
induit par les spoilers et les ailerons.
La limitation d'effort voilure est active seulement lorsque :
- l'IAS est supérieure à 250 kt.
- la manette des volets est en position 0.
- les lois normales ou alternate sont actives.
La limitation d'effort voilure a priorité sur les aérofreins