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Résistances africaines aux invasions européennes

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LECON N°7: LES REACTIONS AFRICAINES FACE AUX AGRESSIONS EUROPEENNES : RESISTANCES ET

COLLABORATIONS

justification : Cette leçon te permet de défendre ton pays contre toute forme d’invasion extérieure

Introduction

Les résistances sont la réponse face à l’invasion, l’occupation, l’exploitation et l’aliénation par des puissances
étrangères. L’ampleur et les formes de ces résistances ont été variables d’une zone à l’autre, en fonction des
structures politiques en place et des caractéristiques des populations.

I- résistances en Afrique du Nord, Occidentale et Centrale


1- Les résistances en Afrique septentrionale

les résistances d’Abdel Kader et du colonel Arabie Pacha.

En Algérie, après la capitulation du Dey Hussein le 05 juillet 1830, Abdel Kader appelle le peuple à mener le Jihad
contre les envahisseurs français. Malheureusement, après la défaite de ses alliés marocains en 1844, il se rend à
l’occupation après 17 ans de résistance (1830-1847). Il en est de même du colonel Arabie Pacha qui oppose une vive
résistance aux anglais en Egypte avant d’être vaincu après 9 ans de combat (1882-1901).

2- Les résistances en Afrique Occidentale

a- La résistance des royaumes traditionnels : le cas du royaume du Dahomey et de la


Confédération Ashanti.

Dans le royaume du Dahomey, après la mort de son père le roi Glé Glé, Béhanzin décide de s’opposer aux français
grâce à son régiment d’élite composé de jeunes filles appelées « Amazones ». Malheureusement, après 2 ans de
combats (1892-1894), Béhanzin est capturé par le colonel Dodds.

Par contre, en ce qui concerne la Confédération Ashanti, les anglais s’intéressent à cet empire pour des raisons
commerciales ; face aux protestations du roi Prempeh, le colonel anglais Baden Powell s’empare en 1896 de la
capitale Koumassi. Devant la puissance de son adversaire, Prempeh préféra se soumettre et accepta le protectorat
britannique.

b- La résistance des peuples islamisés : les cas de Samori Touré et Ahmadou

L’empire de Samori Touré était situé entre les fleuves Sénégal et Niger, grâce à son armée équipée de fusils et à la «
tactique de la terre brûlée », il résiste aux français pendant 17 ans avant d’être capturé en 1898 puis exilé au Gabon
où il mourra 2 ans plus tard.

Par contre, en ce qui concerne Ahmadou Cheikou de l’empire toucouleur, après une brève entente avec les français
qui lui permirent de ramener de l’ordre dans son empire, Ahmadou tenta de s’opposer aux soldats du général
Gallieni grâce au djihad ; mais à cause de la supériorité militaire française, il fut obligé de se réfugier en territoire
haoussa.

3- Les résistances en Afrique centrale : le cas de Rabah

Général de l’armée égyptienne entré en rébellion en 1879, l’empire de Rabah était situé au sud du lac Tchad et Dikoa
était sa capitale. Sous prétexte de lutter contre l’esclavage, les Français lui déclarent la guerre. Encerclé par trois
colonnes militaires françaises et malgré une vive résistance, Rabah fut vaincu et tué en 1900 à Kousseri. Toutefois,
on note la collaboration de certains chefs locaux de cette région de l’Afrique avec les puissances étrangères. Tel fut
par exemple le cas des chefs douala qui signèrent le traité germano-doula ainsi que Charles Atangana qui facilita
m’implantation des allemands dans le centre Cameroun.
II- Les résistances en Afrique Orientale et Méridionale
1- Les résistances en Afrique Orientale

a- La résistance de Muhammad Ahmad ou Mahdi

Encore appelé le Mahdi, Muhammad Ahmad résista contre l’Egypte soutenue par l’Angleterre au Soudan. En moins
de cinq ans, il chassa l’administration égyptienne du Soudan et organisa ses territoires en un Etat théocratique.
Malheureusement, après sa mort en 1885, son successeur le khalife Abdallah fut vaincu par Lord Kitchener en 1898.

b- La résistance victorieuse de Ménélik II

En 1889, Ménélik II devint Négus ; il développa des relations diplomatiques avec la France, l’Angleterre et l’Italie.
Suite à une mauvaise interprétation d’un traité signé entre l’Italie et l’Ethiopie (Traité d’Uccilia), les soldats italiens
attaquèrent l’armée de Ménélik II à Adoua le 1er Mars 1896. Cette dernière leur infligea alors une sévère défaite qui
permit à l’Ethiopie de conserver son indépendance.

2- Les résistances en Afrique méridionale


a- La tentative de résistance des Shona et des Ndebele

En 1896, les Shona et les Ndebele exaspérés par les expropriations et l’oppression dont ils étaient victimes de la part
des anglais déclenchèrent une guerre de libération appelée « le Chimurenga ». Mais à cause d’une armée mal
équipée et mal formée, le roi Lobengula fut vaincu et la nation tomba sous la tutelle britannique.

b- Les révoltes des Herero et des Maji Maji

Entre 1904 et 197, les Herero se révoltèrent dans le Sud-Ouest africain contre l’administration allemande.
Malheureusement, les allemands réprimèrent le mouvement de manière impitoyable et massacrèrent 80.000
Herero.

Par contre, au début du 20ème siècle, les allemands obligèrent les populations du Tanganyika à cultiver le coton,
moyennant un salaire dérisoire. Une insurrection, la révolte Maji Maji (1905-1907) embrasa le sud de la colonie.
Malheureusement, les allemands réussirent à mater la rébellion et tuèrent plus de 100.000 personnes.

c- La résistance des Boers

Les Boers sont des descendants français et hollandais installés en Afrique du Sud depuis le 17ème siècle. En 1815,
l’Angleterre s’empare de la colonie du Cap ; se sentant menacés, les Boers entreprennent alors une grande migration
vers l’intérieur du pays (Grand Trek) de 1836 à 1846 et fondent les républiques du Transvaal et d’Orange. Toutefois,
la découverte de l’or dans la région du Transvaal attire encore les anglais ; avec l’appui de l’Allemagne, les boers
résistent aux anglais mais ils seront finalement battus.

CONCLUSION

A la veille de 1914, toute l’Afrique est presque conquise à l’exception de deux territoires : l’Ethiopie et le Libéria. Les
résistances pourtant nombreuses ont échoué à cause : du faiblement armement des africains, des mésententes et
trahisons, des guerres tribales, de la faible organisation des Etats et l’absence de tactique de guerre efficace.

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