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Introduction aux thérapies TCC

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Université Abderrahmane Mira Bejaia

Faculté des sciences humaines et sociales


Département de psychologie et d’orthophonie

Réalisé par :
 Tensaouti Zahra
 Zeblah Lydia

2023/2024
Plan de travail

Introduction

I. Définition

II. Aperçu historique

III. Les théories de référence des TCC

IV. Comment soigne-t-elle

V. Les techniques utilisées

VI. Les pathologies traitées

Conclusion
Introduction :

Dans le champ des psychothérapies, les thérapies comportementales et cognitives (TCC)


connaissent un succès grandissant en France, tant auprès des patients que des professionnels,
des services hospitaliers, des universités de psychologie et des centres de formation qui les
enseignent. Mais que sont-elles ? D’où viennent-elles ? Quelles sont les stratégies et les
techniques utilisées ?

Ceci et bien d’autres détails seront expliquer dans ce modeste travail.

I. Définition :

Contrairement à une idée répandue, les TCC ne sont pas qu’un traitement des
symptômes des pathologies. Les TCC s’intéressent d’une part à soulager les manifestations
d’un problème psychique afin de passer l’épisode aigu. D’autre part, dès que le patient est dans
un état psychique permettant un travail cognitif, le travail de fond commence. En effet, ce travail
identifie les conflits et les schémas limitant pour la vie de la personne. Ce travail en profondeur
va permettre d’amener non seulement à la compréhension des problèmes et de ses racines, mais
aussi à modifier les schémas dysfonctionnels.

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont un éventail de différentes


approches thérapeutiques qui combinent l'exposition, la mise à distance des pensées par des
techniques de relaxation ou de pleine conscience, le travail sur les obsessions, l'affirmation de
soi, etc. "Elles sont basées sur la psychoéducation

Les TCC sont des thérapies comportementales et cognitives. "Elles sont issues de
l'association des thérapies comportementales et des thérapies cognitives, deux modèles distincts
jusqu'à ce qu'au XXe siècle, on prenne conscience de l'intérêt de les réunir"

La thérapie comportementale

Considéré comme le précurseur des approches comportementales, le médecin et


physiologiste russe Ivan Pavlov a réalisé des études dans les années 20 sur la notion de
conditionnement par le biais d'un mécanisme de répétition. L'un de ses illustres exemples est
celui de la cloche qui retentit chaque fois que le chien est nourri jusqu'à ce qu'en entendant la
cloche, l'animal intègre qu'on va lui servir de la nourriture. Dans les années 50, Joseph Wolpe,
psychiatre d'origine sud-africaine, s'est demandé si cette notion de répétition fonctionnait sur le
comportement humain avec la même efficacité.
Peut-on programmer, voire déprogrammer quelque chose ? Pour ce faire, il utilise
une technique d'exposition : exposer le patient à son angoisse en imagination (en la visualisant
les yeux fermés), ou en réalité par le biais d'une photo. Le tout, de manière très progressive. A
l'instar de Pavlov, il conclut que l'on peut diminuer, voire détruire les troubles anxieux, les
phobies, les attaques de panique du patient à force de l'exposer à ce qui lui fait peur (le vide, les
araignées, la prise de parole en public, les maladies, etc). Cette thérapie comportementale est
donc construite sur l'apprentissage et le désapprentissage par la répétition et le mécanisme
d'habituation. En pratique, à force de répéter, le cerveau s'habitue, enregistre l'information
jusqu'à l'extinction de la maladie et des symptômes.

La thérapie cognitive

Dans les années 70-80 apparaît un autre courant : la thérapie cognitive. L'approche est
inspirée des philosophes grecs, notamment les stoïciens (Platon, Épithète, Socrate), soit 400 ans
avant Jésus-Christ. Le principe : déconstruire et reconstruire les pensées du patient pour lui
donner une autre vision, une autre perception. La thérapie cognitive est utilisée particulièrement
pour traiter un trouble de la perception chez le patient comme la tendance au catastrophisme,
au tout ou rien, à la pensée dichotomique (voir tout en noir ou blanc). Par exemple, penser que
quelqu'un ne nous aime pas parce qu'il ne nous a pas dit bonjour alors qu'il était peut-être
simplement pressé ou ne nous a pas vus.

La fusion des thérapies comportementales et cognitives

Le psychiatre américain Aaron Beck (auquel on doit concept des schémas cognitifs) et
le psychologue américain Albert Ellis vont fusionner les deux mouvements, en une thérapie
cognitivo-comportementale à savoir la partie comportementale de répétition jusqu'à habituation
et la modification des pensées tirée de la philosophie grecque. C'est ainsi qu'est apparue la TCC
(thérapie cognitivo-comportementale) ou CBT chez les anglosaxons (cognitive behavioral
therapy). "Aujourd'hui, il est difficile de soigner un trouble sans mêler les deux approches car
de manière générale, une pathologie engendre des pensées nuisibles, des comportements et
situations qui vous font souffrir et des émotions difficiles à gérer", rapporte le thérapeute.

II. Aperçu historique :

Pour bien comprendre et utiliser les thérapies comportementales et cognitives, il


convient avant tout d’en connaître l’histoire.
Les TCC se développèrent au cours des années 50 et 60 dans les pays anglo-saxons, en
particulier aux Etats-Unis. Ainsi, les psychiatres et psychologues à l’origine des thérapies
cognitives et comportementales avaient reçu une formation en psychanalyse, seule forme de
thérapie existant jusqu’alors. Toutefois, ils se sont aperçus que dans certains types de troubles,
la psychanalyse ne montrait pas d’efficacité.

Par la suite, différentes influences ont joué sur les TCC. Pour autant, la notion
d‘apprentissage occupe le coeur de la théorie des thérapies cognitivo-comportementales.

Les grandes figures du développement des TCC sont Pavlov, Skinner, Ellis, Bandura, Beck,
Seligman, McCullough.

Au XIXème siècle :

 La France a été pionnière au 19ᵉ dans traitement des patients psychotiques, notamment
avec François Leuret à l’hôpital Bicêtre à Paris qui développe le “traitement moral de
la folie”.

 Jean Itard qui a travaillé avec Victor, "le sauvage de l’Aveyron" en utilisant une thérapie
comportementale qui cependant échoue.

 En 1873, Perroud a traité des cas d’agoraphobie par exposition graduée au stimulus
anxiogène.

 Sigmund Freud et Sandor Ferenczi se basaient sur les injonctions, les renforcements.
Freud préconise l’exposition.

 Pierre Janet (1847-1959) qui est le plus proche des méthodes actuelles, il développe des
techniques d’exposition aux stimuli anxiogènes. Sur le plan cognitif il propose des
méthodes de « désaccrochage » des pensées répétitives (raisonnements circulaires).
Testé sur des patients dépressifs.

Les TCC de la 1ère vague : de Pavlov à Skinner (les béhavioristes)

Les travaux de la première vague ont permis de définir de nombreux concepts et


mécanismes clés qui servent de fondement théoriques et pratiques aux TCC.

 Pavlov et Skinner, mais pas utilisés dans le cadre de la clinique. Pavlov a été le 1ᵉʳ
béhavioriste avant l’heure. Watson est à l’origine du terme béhavioriste (comportement
humain à partir de l’apprentissage), il va critiquer le spiritualisme et pratiquer les
premières expériences de conditionnement avec RAYNER.

 Dans les années 50 : le béhaviorisme se développe en laboratoire, pas en cabinet. La


clinique était dominée par le mentalisme.

 Skinner introduit le conditionnement opérant (vs conditionnement classique de Pavlov).

 1952 Joseph WOLPE, travaille sur le chat. Par conditionnement classique : produit des
névroses chez les chats. Bruit + choc électrique ⇒ développement des réactions
anxieuses. Refus de s’alimenter. Et même lorsque les sons et chocs s’arrêtent,
l’extinction de l’anxiété ne survient pas. Leur soumet de la nourriture excellente ⇒ va
réapparaitre un comportement d’approche très progressivement. ⇒ c’est un contre-
conditionnement = 1ère preuve clinique.

 D’autres ont travaillé sur des traitements d’exposition : Hans EYSENCK, MARKS.

Les TCC de la 2ème vague : Bandura, Ellis, Beck (les cognitivistes)

Les cognitivistes : Albert BANDURA, Albert ELLIS, Aaron BECK.

L'intérêt pour l'approche cognitiviste se développe dans les années 1970 notamment grâce aux
travaux d'Ellis et de Beck. Jusque dans les années 1990 on trouve une opposition parfois
marquée entre les comportementalistes qui pensent que la cognition peut évoluer simplement
suite à la mise en place de comportements adaptés et des cognitivistes qui sont persuadés que
changer la cognition suffit à changer le comportement. Ces 2 approches complémentaires vont
être réunies dans une apporche globale à partir des années 1990. De nombreuses études vont
ensuite démontrer l'efficacité des TCC, à commencer par les domaines liés à l'anxiété.

Les TCC s'insérant dans l'approche de la médecine basée sur les preuves (Evidence Based
Medecine ), elles vont devenir l'approche thérapeutique dominante aux Etats-Unis
d'Amérique.

Les TCC de la 3ème vague : Hayes ou la vague émotionnelle

Steven HAYES est le pionnier de cette 3ème vague, la vague dite émotionnelle.
Enfin, se développe un modèle qui tient compte de l’implication de l’émotion dans les
méthodes de la démarche TCC. Le principe du renforcement se situe à l’interface de l’action et
de son contexte. Pour modifier un comportement, il faut manipuler des variables contextuelles.
Il développe différents axes.
Plusieurs sous-théories :

 ACT : Acceptation and Commitment Therapy : accepter un état de fait (douleur,


souffrance…), s’engager à le concevoir comme faisant partie de nous.

 Théorie de la pleine conscience (Jon KABAT-ZIN, a suivi les enseignements


bouddhistes). Dans les années 60 : Mindfulness Based Stress Reduction (MBSR,
appliqué aux TCC donne MBCT : Mindfulness Based Cognitive Therapy).

 Le Biofeedback : George Armitage MILLER en 69 publie les expériences sur l’animal


montrant qu’on peut conditionner le système nerveux autonome. ⇒ Le Biofeedback.
C’est la 1ère esquisse de l’investissement du champ psychosomatique par l’approche
TCC.

III. Les théories de référence des TCC :

a/ Les premiers modèles sont ceux du conditionnement pavlovien (courant


comportementaliste)

Pour rappel, voici cette célèbre expérience de Pavlov :

 étape 1 : on présente de la nourriture à un chien : le chien salive.


 étape 2 : on présente de la nourriture à un chien et en même temps un signal sonore se
fait entendre : le chien salive. On répète plusieurs fois cette étape.

 étape 3 : on émet un signal sonore, sans qu’aucune nourriture ne soit présentée : le chien
salive quand même.

Le chien a été conditionné par le stimulus externe : c’est le conditionnement répondant. Il


faut noter que ce conditionnement est automatique : la volonté de l’individu, son
autodétermination n’interviennent pas.

b/ Le conditionnement opérant ou skinnérien ou répondant (courant comportementaliste)

Dans cette situation, le sujet sélectionne la réponse qu’il va donner en fonction de


l’expérience passée. Ainsi, une conséquence vécue comme positive suite à un comportement
sera renforçant pour le comportement. On parle donc de renforcement positif si ajout d’un
élément apprécié et de renforcement négatif en cas de retrait d’un élément aversif. A l’inverse,
une conséquence négative sera dissuasive (on parle de punition).

Skinner a identifié ces concepts, qui théorisent assez bien la populaire notion de
« carotte et de bâton ».

C’est la « 1ere vague des TCC ».

c/ Théories du traitement de l’information et des schémas (courant cognitiviste)


Le comportementalisme pur montre ses limites. Dans les années 60, le Dr Aaron Beck,
développe une théorie cognitiviste, basé sur le traitement de l’information. Il postule qu’un
certain nombre de pathologies sont déterminées par des problèmes cognitifs :

 Filtre Biaisé dans la perception des stimulus extérieurs.

 Les Erreurs Cognitives : problème dans la façon de traiter les informations.

 Schémas ou Postulats : systèmes d’organisation de la pensée qui peuvent poser


problème.

Ceci débouche sur la notion thérapeutique de travail sur les schémas psychiques.

d/ Théories de l’apprentissage

Les grandes étapes

 1898-1901 : Thorndike et Watson

 1910-1940 : Hull, Tolman

 1941 : Dollard et Miller

 Années 1960 : Bandura

Nous parlerons uniquement de Bandura parce que ce dernier s’est inspiré des travaux des
précédents pour aboutir à une théorie plébiscitée de nos jours, et en dépassant les erreurs des
précédents.

Apports essentiels de Bandura

– Distinction entre performance et apprentissage (Bandura, Ross, & Ross,


1963 ; Bandura, 1965)

– Théorie de l’apprentissage social

– La notion d’auto-efficacité personnelle et de l’auto-efficacité collective

Bandura se démarque des précédents en démontrant que l’apprentissage social, par


observation, est très efficace dans l’apprentissage, et ce, même en l’absence de renforcement
de l’observation. Ce concept est nouveau à l’époque et avait été écarté auparavant.

La théorie de l’apprentissage social théorise trois procédures d’acquisition nécessitant une


observation sociale
 l’apprentissage vicariant découle de l’observation d’un pair qui exécute le
comportement à acquérir (il peut s’agir d’un formateur – leader – du groupe, d’une
observation fortuite d’un pair,…). Cela débouche sur le plan thérapeutique sur la notion
de modeling.

 la facilitation sociale se rapporte à l’amélioration de la performance du sujet sous l’effet


de la présence d’observateurs. Ce point est un peu contre-intuitif, si on se rappelle que
certaines personnes ont plus de mal à être efficaces sous le regard d’autrui, mais c’est
un fonctionnement qui existe, simplement il faut l’utiliser à bon escient, dans un
contexte qui s’y prête. Cela débouche sur le plan thérapeutique à privilégier les
formations en groupe

 l’anticipation cognitive est l’assimilation d’une réponse comportementale par


raisonnement analogiques à partir de situations similaires. Cela débouche sur
l’éducabilité cognitive.

Ceci débouche sur la notion psychothérapique qu’un changement de comportement peut


survenir dans la mesure où un apprentissage orienté vers le changement est accompli. C’est lui,
entre autres, qui permet la fusion des courants cognitivistes et comportementalistes.

Tous ces apports conduisent à l’apparition de la « 2e vague des TCC » cognitiviste.

e/ Thérapie Cognitive et Comportementale : développement récent

Actuellement les TCC ont connu plusieurs approches nouvelles, qui définissent la « 3e
vague des TCC », émotionnelle.

Cette 3e vague se distingue des précédentes par plusieurs caractéristiques :

 la contextualisation du symptôme est plus importante que le symptôme lui-même

 le psychiatre ou le psychologue TCC cherche à modifier la relation du patient à son


symptôme plus que le symptôme lui-même

 le thérapeute TCC aide le patient à accepter les symptômes à savoir les émotions, les
pensées automatiques et les ressentis physiques, au lieu de les fuir

 l’accueil du symptôme sans jugement prend une part importante dans le travail
psychothérapique
 la mise à distance des pensées est privilégier, et non pas leur restructuration rationnelle.
A ce titre, la pleine conscience est un outil parmi d’autres permettant de travailler cet
aspect.

Les principales approches constituant la 3ème vague regroupent

 MIndfullness (thérapie de pleine conscience) , MBCT, MBSR

 thérapie dialectique comportementale de Linehan

 ACT (d’acceptation et d’engagement)

 thérapie des schémas de Young

A titre liminaire, on rappellera que seule la thérapie ACT a prouvé son efficacité
scientifiquement dans la dépression.

Ensuite, le débat est vif pour établir si certaines de ces approches sont bien de la TCC… ou
non !

IV. Comment soigne-t-elle :

a/ Thérapie Cognitive et Comportementale : la base

Le principe qui est au centre des TCC est la notion d’apprentissage. L’idée sous-jacente
est que bon nombre des situations qui nous posent problème viennent du fait que nous n’avons
pas appris à gérer certaines situations, ou que la réaction que nous avons apprise est utilisée de
façon inadaptée ou avec une fréquence exagérée.

Le travail en thérapie cognitive comportementale consiste donc à apprendre de


nouvelles façons de faire face à ces situations qui posent problème.

Pour ce faire, la démarche suit un plan très rigoureux

1. Identification des réactions apprises et des pensées automatiques qui les déterminent
(cognitivisme). C’est l’analyse fonctionnelle. A ce stade on ne rediscute pas encore les
choses, le psy TCC essaie de comprendre les émotions et les craintes du patient, étape
obligée afin de pouvoir travailler.

2. Discussion des schémas qui vont être mis en exergue, restructuration cognitive, cherchant à
rediscuter les erreurs cognitives et les biais dysfonctionnels (cognitivisme)

3. Recherche de solutions alternatives et de réactions plus adaptées (cognitivisme)


4. Mise en pratique concrète de ces solutions (comportementalisme)

Exemple du TOC

Voici un exemple de travail cognitif, appelé restructuration cognitive, que l’on fait dans
le cas d’un Tocs : (exemple non exhaustif et bien sûr insuffisant, isolément, pour guérir le
patient !). Le thérapeute s’efforce de faire comprendre au patient qu’il est enfermé dans un
scénario catastrophe.

Exemple du trouble panique

Voici un autre exemple de prise en charge cognitive et comportementale sur un trouble


panique, avec restructuration cognitive pour aider le patient à prendre de la distance par rapport
à ses idées angoissantes.

Les thérapies cognitives et comportementales se distinguent de la psychanalyse par le


fait qu’elles ne considèrent pas que tout est inné ou fixé dans la petite enfance, mais proposent
qu’une grande partie des problèmes est due à des acquis que l’on peut aider à faire changer. Il
est important de noter que les deux théories ne sont pas antinomiques, loin de là, les problèmes
psychiques étant probablement le résultat d’une conjugaison d’un terrain favorable (la
structure) et d’un acquis inadapté (le mauvais apprentissage).

Une grande partie du travail consistera à identifier les pensées automatiques et les
schémas de pensée qui sont potentiellement limitants.

Les techniques les plus centrales sont la restructuration cognitive et le questionnement


socratique. Dans un deuxième temps, le travail porte sur le développement de schémas
alternatifs, plus souples et plus adaptés. Le psy TCC aide le patient à identifier les conséquences
réelles des situations craintes, en contestant la tendance à catastropher les choses.

b/ Thérapie Cognitive et Comportementale : en pratique

L’indication d’une thérapie cognitive comportementale sera posée par


un psychiatre dans le cadre d’une prise en charge globale.

Le nombre de séances est limité dans le temps pour un problème donné. Toutefois,
même si ce n’est pas une affaire d’années, il est faux d’imaginer que ce sera réglé en 2 séances.
Le temps psychique est lent, et n’est pas le même que le rythme trépidant de la vie quotidienne.
Le fonctionnement des TCC est réglé sur des bases scientifiques rigoureuses. Votre psy
doit pouvoir vous expliquer pourquoi il vous propose telle ou telle tâche.

Par contre, l’existence d’exercices, et le caractère confrontant de la TCC nécessite une


motivation et un investissement personnels importants. La TCC n’est pas quelque chose que
l’on fait en dilettante. L’efficacité est à ce prix.

La durée dépend de chaque patient mais en général la TCC est une thérapie brève qui
s'échelonne entre 8 et 12 semaines. Les séances durent de 30 à 60 minutes en thérapie
individuelle.

V. Les techniques utilisées :

La thérapie cognitivo-comportementale ne se limite pas à s’asseoir et à parler de ce qui vous


vient à l’esprit. Cette approche structurée permet au thérapeute et à la personne en traitement
de se concentrer sur les objectifs de chaque séance. Cette approche permet de s’assurer que le
temps passé en thérapie est productif. Pendant la séance, la personne peut révéler ses problèmes
personnels sans craindre d’être jugée. Le thérapeute l’aide à comprendre les problèmes en
question. Toutefois, il ne dit pas à la personne en thérapie quels choix elle doit faire.

Les techniques de TCC intègrent de nombreux outils thérapeutiques différents. Ces outils
aident les personnes à évaluer leurs schémas et états émotionnels. Les thérapeutes TCC peuvent
utiliser des techniques courantes telles que :

 Journalisation ;

 Remise en cause des croyances ;

 Relaxation ;

 Exercices sociaux, physiques et de réflexion. Ceux-ci peuvent aider une personne à


prendre conscience de ses schémas émotionnels et comportementaux.

Les exercices sont effectués par la personne en traitement. Il peut s’agir d’exercices
pratiques, de lectures ou de travaux d’écriture. Ces exercices sont faits en dehors des heures
prévues pour la thérapie. Ces devoirs sont un aspect crucial de nombreuses prises en charge
TCC. Ils incitent la personne à continuer à travailler par elle-même, même après la fin de la
thérapie.
La plupart des personnes qui suivent une thérapie cognitivo-comportementale le font
pendant 16 séances en moyenne. Chacune d’entre elles dure environ une heure. Les personnes
en traitement acquièrent de nouvelles capacités d’adaptation pour faire face à leurs problèmes.
Ils développent des croyances et des comportements plus positifs. Certains résolvent même des
problèmes de longue date.

VI. Les pathologies traitées :

Certains facteurs rendent des personnes plus susceptibles de bénéficier de cette thérapie.
Les personnes ayant des préoccupations comportementales et émotionnelles clairement définies
peuvent trouver la thérapie comportementale et cognitive utile. Les personnes ayant des
problèmes spécifiques qui affectent leur qualité de vie peuvent également bénéficier de la
thérapie cognitivo-comportementale. Dans ces conditions, le thérapeute et la personne en
traitement savent quel est le problème à cibler. L’approche de la TCC axée sur la résolution de
problèmes et l’atteinte d’objectifs est donc parfaitement adaptée. La TCC est utilisée pour traiter
efficacement de nombreuses affections, notamment :

 La dépression ;

 L’anxiété ;

 Les problèmes d’humeur ;

 Le stress post-traumatique

 Les obsessions et compulsions ;

 Le syndrome de fatigue chronique (SFC) ;

 Le syndrome du côlon irritable (SCI) ;

 Les dépendances à une substance ;

 Les phobies ;

 Une mauvaise alimentation ;

 Les douleurs persistantes ;

 Les troubles du sommeil ;

 Les problèmes sexuels ;


 Les problèmes liés à la gestion de la colère.

La TCC est utilisée pour traiter de nombreux problèmes de santé mentale. Mais comme
pour tout type de thérapie, les avantages sont plus grands lorsque les gens s’engagent
pleinement dans le processus.

Conclusion :

Ayant donné lieu à de nombreux travaux de recherche expérimentaux et


cliniques, les TCC offrent aux professionnels de la santé mentale des outils efficaces
et validés pour le traitement d’un grand nombre d’affections.
Basées sur une démarche scientifique, elles s’attachent à une évaluation rigoureuse
des méthodes usitées et des résultats obtenus. Leurs indications sont très vastes et
recouvrent pratiquement tout le champ de la psychopathologie.
Liste bibliographique :

 Stacey Callahan, Frédéric Chapelle, Les thérapies comportementales et


cognitives, (2016), Dunod, 11 rue Paul Bert – 92240 Malakoff - France.

 Cyrille Bouvet, Introduction aux thérapies comportementales et cognitives (TCC),


2014, Dunod, 11 rue Paul Bert – 92240 Malakoff - France.

 Frédéric Chapelle, Benoît Monié, Stéphane Rusinek, Rollon Poinsot, Marc Willard,
Aide-mémoire - Thérapies comportementales et cognitives en 37 notions- 3e édition,
2018, Dunod, 11 rue Paul Bert – 92240 Malakoff - France.

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