Programmation des Investissements Publics
Programmation des Investissements Publics
D’INVESTISSEMENTS PUBLICS
PERFODEV -
AVRIL 2023
SOMMAIRE
Au total, la capacité du PIP à remplir ces fonctions est déterminée par la qualité du
portefeuille de projet constituant son contenu. Cette qualité du portefeuille se mesure au
regard de la nature de la problématique de développement à résoudre en rapport avec la
pertinence et l’opportunité des actions envisagées. Ces deux critères nécessitent en tout
premier lieu la clarification du champ des projets couverts par le PIP, à travers notamment
une délimitation du champ des statistiques de finances publiques.
La notion d’investissement désigne une avance en capital fixe c.à.d. l’acquisition à des fins
productives d’un bien durable ou immobilisé. (Elie Cohen).
L’investissement est l’acquisition de moyens de production ou de commercialisation dont la
durée est supérieure au cycle d’exploitation (F.X Simon).
De manière générale, l’investissement public consiste en un engagement de capitaux publics
durables pour la production de biens et/ou services dans l’optique d’atteindre un objectif de
politique publique.
Du point de vue de la comptabilité nationale, la notion d’investissement est plus précise et
opérationnelle.
On utilise davantage le concept de Formation brute du capital (FBC), qui comprend :
A. la Formation brute de capital fixe (FBCF),
B. la variation de stock,
C. les acquisitions des objets de valeurs,
D. les acquisitions nettes d’actifs non produits
La FBCF est constituée d’actifs fixes qui sont des Biens et Services utilisés de façon
répétée ou continue dans le processus de production pendant plus d’un an.
NB1 : Les transactions portant sur les actifs fixes peuvent concerner :
• l’acquisition de nouveaux actifs (scanner médical),
• la construction de nouveaux actifs pour compte propre (construction de centre
de santé),
• l’acquisition ou la cession d’actifs existants (Achat d’actions d’une entreprise)
• et les améliorations majeures apportées aux actifs fixes (Réfection de
bâtiments) ou aux actifs non produits (clôture d’un espace vert).
NB 2: Les actifs peuvent être acquis ou cédés par voie d’achat, de vente, de troc ou de
transfert.
Les stocks correspondent aux stocks de biens détenus par les administrations
publiques dans l’intention de les vendre ou de les utiliser à une date ultérieure pour la
production ou un autre emploi.
Les objets de valeur sont des actifs produits qui ne sont pas principalement utilisés à
des fins de production ou de consommation, mais détenus pour servir de réserve de
valeur pendant une période donnée (Exemple: détention de lingots d’or, de tableaux de
valeur, etc.)
Les actifs non produits sont des actifs nécessaires à la production, mais qui ne sont pas
eux mêmes produits, tels que les terrains et gisements ou certains actifs incorporels.
NB 1: Les dépenses consacrées à des biens durables bon marché, tels que le petit outillage,
sont considérées comme une utilisation de Biens et Services lorsqu’elles sont effectuées de
façon régulière et peu onéreuse par comparaison avec les dépenses consacrées à l’acquisition
de machines et équipement.
NB 2: Dans le manuel 2001 du FMI, les dépenses affectées à la recherche et au
développement, à la formation du personnel, aux études de marché et à des activités similaires
ne sont pas traitées comme des actifs fixes incorporels même s’ils peuvent être à l’origine de
profits futurs. Ils sont à classer parmi les charges (fonctionnement).
NB 3: Un seul critère ne permet pas de définir la notion d’investissement public.
• Contrôle du donateur
• Ciblage sur ses propres ressources par le donateur
• Influence limitée du PTF sur la politique
• Coûts de transaction élevée
b. Programme d’appui à la politique sectorielle
• Procédure spécifique
• Fonds commun
• Appui au budget d’un secteur
c. Appui budgétaire macroéconomique
• Contrôle des ressources par le Gouvernement
• Ciblage par le PTF par l’intermédiaire du Budget national
• Influence du donateur sur la politique du pays
• Faible coût de transaction
1.3.3. Catégorie fonctionnelle
Fonction Fonction
Secteur
principale secondaire
4.1.1 Affaires
communes aux
différents niveaux
4.1 Administration d'enseignement
générale de
l'enseignement
Appuis aux
4. Enseignement, établissements
Formation et Recherche privés
4.2 Enseignement 4.2.5 Appuis aux
primaire et écoles maternelles
préscolaire et primaires privées
Définition de projet: Un projet est un ensemble d'activités visant à atteindre, dans des délais
fixés et avec un budget donné, des objectifs clairement définis.
Dans le Cadre Logique, un projet se définit en termes de hiérarchie des objectifs (moyens,
activités, résultats, objectif spécifique et objectifs globaux) avec une série d'hypothèses et un
cadre pour le suivi et l'évaluation des réalisations (indicateurs et sources de vérification).
Un projet d’investissement est une immobilisation financière permettant de mettre en œuvre
un ensemble cohérent d’activités en vue d’un bénéfice (socioéconomique) futur.
Les projets de développement représentent un moyen de définir et de gérer avec précision des
investissements et des processus de changement.
Du point de vue économique, par dépense d’investissement public on, entend les acquisitions
de biens et services destinées à être consommées dans un processus de production par
l’Administration sur une durée de plus d’une année (d’usage pluriannuel)
L’investissement ne se définit pas par rapport à la nature économique de la dépense, mais en
termes de finalité de la dépense : le carburant peut être aussi bien une dépense de
fonctionnement que d’investissement. C’est ainsi que même les fournitures de bureau,
lorsqu’elles sont acquises pour le fonctionnement, le stock restant en fin d’exercice est
enregistré dans l’investissement (Cf. Comptabilité nationale et patrimoniale).
Lorsqu’un investissement n’est pas une simple acquisition, mais comporte un processus
élaboré de mise en œuvre, on parle de projet d’investissement.
Par définition, un projet d’investissement est un ensemble coordonné d’activités concourant à
la réalisation d’un objectif autonome dans le cadre d’un objectif de programme.
1.4.2. Caractéristiques de projet d’investissement public
La programmation des investissements publics est une technique budgétaire appartenant aux
larges gammes des outils de gestion des finances publiques.
Elle fait partie des outils de gestion macroéconomique s’inspirant fortement des techniques de
programmation financière du FMI et des techniques de la planification classique selon
l’approche « Plan quinquennal ». Elle est fondée sur la planification stratégique.
La programmation des investissements consiste à fractionner voire décomposer et ordonner
les projets d’investissement selon le chronogramme de leurs mises en œuvre.
Ce chronogramme est établi en fonction de disponibilité des ressources financières et de la
durée de réalisation des activités du projet.
1.5.2. Caractéristiques des plans quinquennaux
Elle consiste à étaler dans le temps le décaissement des ressources financières nécessaires à la
réalisation d’un projet d’investissement. A ce titre, elle nécessite:
L’identification des sources de financement (plan de financement)
L’estimation des délais pour l’acquisition des biens et services
Le rapprochement entre les délais d’acquisition et les délais de paiement
1.6. Les autres notions clefs du PIP
Les termes plan, programme et projet font souvent objet d’une confusion dans leurs
interprétations, c’est pour cela que nous allons donner une définition sommaire, tirée
principalement de la documentation courante pour faciliter leurs compréhensions et mise en
œuvre dans la démarche d’élaboration du PIP.
1.6.1. La notion de plan
Le plan représente un document qui définit pour une période donnée le schéma de
développement économique et social d’un pays, d’une région ou d’un secteur.
Le plan est une projection à long terme des objectifs et besoins à satisfaire.
Il est opérationnalisé à travers un ensemble de programmes que le gouvernement doit réaliser
dans un pays sur une période de moyen ou long terme.(5 ans, 10 ans).
1.6.2. La notion de programme
Ils visent la production d'un bien- ou d'un service spécifique en vue de la satisfaction d'un
besoin spécifique. Plus généralement ils visent à satisfaire les besoins de services publics
1.6.4. Les programmes de soutien /Support
Ils visent la mise en place de pré-requis sans lesquels, la mise en œuvre des programmes
opérationnels pourrait être compromise. Il s'agit notamment des programmes d'appui
institutionnel au bénéfice des structures chargées de la définition et du pilotage de la politique
de I’ Etat et de la gestion de l’information, des ressources humaines, matérielles et financières
etc.
1.6.5. La politique publique
[Link]. Définition de la politique publique:
La politique publique est définie comme l’Intervention d’une autorité investie de puissance
publique et de légitimité gouvernementale sur un domaine spécifique de la société ou du
territoire (Grawitz, Leca et Thoenig, 1985).
[Link]. Caractéristiques de la politique publique
Un problème sociétal spécifique ou plus global est identifié
La résolution du problème est reconnu comme faisant partie du domaine de
compétence de l’Etat dans le modèle économique en vigueur;
L’Etat développe un contenu à l’intervention publique avec une stratégie, des actions
et des résultats sur la base d’un objectif de politique publique;
L’Etat met en place une stratégie de financement de ladite politique;
Avant sa mise en œuvre l’action de l’Etat doit au préalable être approuvée par la
représentation nationale qui lui donne mandat pour agir (i.e. Parlement);
La politique publique est mise en œuvre sous le contrôle de l’Etat avec l’appui
éventuel d’autres acteurs i.e. sociaux collectifs, individuels, privés, extérieurs, etc..
Pour impulser le développement du pays et le progrès social, il est important d’avoir des
objectifs clairs de développement. Pour ce faire, des mécanismes doivent être mis en place
pour traduire ces objectifs en mesures et programmes d’investissement.
[Link]. Stratégie
Concept militaire décrivant l’organisation du mouvement des troupes avant le combat. Elle
présente la conduite générale de la guerre et défense du territoire. Exemple: Stratégie navale,
aérienne, atomique, nucléaire. Stratégie défensive, offensive.
La stratégie est définit comme « l’art d’exploiter au mieux, dans l’espace et le temps, les
moyens disponibles pour réaliser un projet, compte tenu de la position favorable ou
défavorable de l’environnement » (Hamon 1966).
Une stratégie est une étape préalable à la définition des objectifs et indicateurs du plan.
En l’absence de réflexion stratégique, il est difficile de définir des priorités, et donc de
proposer un nombre limité d’objectifs pertinents.
La présentation de la stratégie permet d’expliquer la cohérence globale des objectifs retenus et
de justifier leur choix. La réflexion stratégique est donc la base pour la définition et la mise en
œuvre de la politique de développement.
[Link]. Planification
La planification est un outil de gestion consistant à définir des projets d’action (plan),
coordonnées et programmées.
La planification est une démarche permettant d’organiser des actions à mettre en œuvre dans
le cadre de la poursuite d’un objectif commun.
[Link]. Planification stratégique
Appréhension générale : Décision et Organisation des actions à prendre pour atteindre un but.
C’est une posture consistant à identifier et inscrire chaque action pertinente de politique
publique dans une perspective de court, moyen et long en vue d’atteindre un objectif fixé sur
la base des menaces et opportunités de l’environnement et des forces et faiblesses de
l’organisation.
La planification stratégique met l’accent sur l’analyse des stratégies (options) possibles à
soumettre à la décision des autorités compétentes. Elle aide ainsi les autorités à choisir la
« bonne » stratégie.
L’adjectif « bonne » renvoie aux questions d’équilibre entre les ressources disponibles et la
stratégie à réaliser, à l’adéquation entre les objectifs poursuivis et les besoins changeant de
l’environnement.
1.6.7. Définitions du suivi et de l’évaluation
Le suivi est un processus continu de collecte et de traitement des renseignements qui
permet de repérer des anomalies en cours d’exécution, d’apporter des corrections à la
gestion de l’action et la réorientation technique nécessaire à la réalisation de cette
action. Cette activité faite pendant l’exécution du projet ou du programme
conformément à un calendrier préétabli sur la base de données quantitatives
(indicateurs) et/ou des données qualitatives aboutissant à des ajustements oui/non en
ce qui concerne le plan de projet, l’exécution du projet et le système de suivi lui-
même.
L’évaluation est un processus d’analyse d’une action dans les limites des TDR définis
par rapport au plan, à la mission et à l’organisation de l’institution concernée et qui
sert à apprécier les résultats par rapport aux objectifs fixés (par rapport à un plan), aux
stratégies arrêtées et aux moyens mis en œuvre pour réaliser un projet. L’évaluation
est faite sur le projet après, pendant ou avant l’exécution du projet, conformément aux
critères préétablis (traduits en termes de référence), sur la base de données
quantitatives et/ou des données qualitatives aboutissant aux conclusions et
recommandations.
Contenu Par rapport au planning Dans les limites des TDR mais en rapport
avec le planning, la mission, les
structures de l’organisation, etc.
Finalités - Outil de gestion courante - Contrôle
permettant la prise de décision - La mesure des résultats par
- Contrôle des moyens, du rapport au planning
processus, etc.. sur base des - La mesure de l’impact (financier,
IOV économique, social, technique,
- Collecte des informations organisationnel)
- Réajustement de l’action
- Communication
Un projet d’investissement public est un ensemble d’activités à mettre en œuvre dans un délai
prédéfini pour atteindre un objectif précis.
Les projets publics passent par plusieurs étapes allant de l’identification au suivi évaluation
Ces différentes étapes constituent le cycle du projet.
Problème lié à la
production de
service public
Evaluation:
Identification projet
Evaluation ex post
Financement
La sélection consiste à passer en revue les idée projets, afin de retenir celles qui sont les plus
pertinentes par rapport aux objectifs nationaux et sectoriels. Les critères de sélection utilisés
sont spécifiques à chaque secteur.
Les projets rejetés doivent néanmoins être maintenus dans la base de données pour être de
nouveau examinés au moment opportun.
Les projets sélectionnés dans l’étape précédente doivent faire l’objet d’une analyse plus fine
afin d’apprécier leurs degrés de faisabilité. Cela implique donc la collecte d’une masse
critique d’information afin de se forger une idée sur les possibilités de réalisation de
l’investissement.
La collecte d’une masse critique d’information comporte des enquêtes, des études
documentaires, des inventaires, une analyse de différentes stratégies et politiques.
Il s’agit d’une phase très importante de la planification des projets. Malheureusement, cet
aspect de la planification est soit ignoré, soit que l’on n’y consacre que des ressources très
insuffisantes.
2.1.4. Formulation
[Link]. Études de faisabilité
Une idée de projet n’établit pas toujours avec rigueur les relations logiques entre les inputs,
les activités et les résultats attendus. Elle peut être aussi une simple transcription des
aspirations des groupes de pression ou des populations bénéficiaires, sans commune mesure
avec les moyens mobilisables et les capacités existantes. Il est important de procéder à un
premier test de l’opportunité et de la viabilité du projet par rapport à un certain nombre de
critères.
Au terme de l’étude les initiateurs du projet consignent dans un document les éléments
attestant l’opportunité et la faisabilité du projet. Les études de faisabilité portent sur les avant-
projets qui ont été retenus dans l’étape d’identification. Les contenus des études varient selon
la nature du projet et éventuellement le partenaire cible de financement du projet.
Néanmoins, quelle que soit la nature du projet, l’étude de faisabilité doit nécessairement
comporter les objectifs et résultats attendus, les inputs et outputs, ainsi qu’une planification
physique et financière des réalisations.
Pour permettre une analyse standardisée des dossiers par les techniciens du ministère du plan,
un contenu typique du dossier de projet doit être mis en place au niveau national.
L’étude devra définir les objectifs que l’on souhaite atteindre et identifier les obstacles qui s’y
opposent. Les objectifs (ou les buts) doivent être précis (Cadre logique).
Il ne suffit pas de déclarer qu’un projet est conforme aux objectifs du plan de développement,
ou qu’il permettra d’atténuer la pauvreté rurale ou urbaine, pour qu’il soit déclaré recevable.
L’étude doit par exemple identifier les « groupes –cibles » ou les bénéficiaires, et déterminer
le revenu actuel, le niveau de revenu que ce groupe pourrait atteindre grâce au projet (effets
directs du projet).
[Link]. Les obstacles ou constraintes
Les éléments relevés plus haut permettent de circonscrire les différents aspects de ce que l’on
appelle « analyse de factibilité ». Cette analyse de factibilité détaillée ainsi que la préparation
du projet devraient aboutir à un rapport que l’on appelle généralement un rapport d’évaluation
ex-anté du projet qui intègre l’analyse technique, institutionnelle, financière, économique et
sociale, ainsi qu’une évaluation d’ensemble des coûts et des bénéfices du projet.
Ce rapport propose également une répartition et un calendrier des tâches pour l’exécution du
projet.
Les objectifs du rapport d’évaluation sont les suivants :
Requérir l’accord de financement du projet ;
Servir de directives aux responsables de l’exécution des projets ;
Servir de base à l’examen du projet par le « management » (évaluation) et à
l’approbation finale ;
Fournir les données de base nécessaires pour le suivi et l’évaluation de l’impact du
projet.
2.1.5. Financement
La mise en œuvre du projet se rapporte à la réalisation de toutes les activités prévues pour
atteindre les résultats escomptés dans un délai déterminé. Cette mise en œuvre requiert une
programmation physique et financière des opérations à réaliser.
La programmation physique précise le chronogramme de déroulement des activités (début et
fin), et La programmation financière met en parallèle le déroulement des activités et les
paiements s’y rapportant.
La mise en œuvre du projet nécessite la mise en place d’un système de suivi des activités. Le
système de suivi a pour finalité d’assurer un bon pilotage du projet dans l’optique d’atteinte
des résultats.
Le tableau de bord est l’outil généralement utilisé pour suivre les opérations clefs d’un projet
pour faciliter les prises de décisions opérationnelles. Il n’existe pas de format et contenu type
d’un tableau de bord d’un projet. Mais il doit nécessairement comporter les informations
pertinentes sur la mise en œuvre physique et financière.
En plus du tableau de bord qui est un outil interne de suivi d’un projet, l’unité d’exécution a
généralement l’obligation de produire des rapports périodiques de suivi. Les rapports de suivi
sont systématiques dans le cas des projets financés sur les ressources extérieures,
malheureusement ce n’est pas généralement le cas pour les projets nationaux.
2.1.7. Evaluation
Au terme de l’évaluation des leçons sont tirées de la mise en œuvre du projet. Sur la base de
cette évaluation la décision peut être pour la poursuite ou l’arrêt définitif des activités du
projet. La poursuite des activités s’effectue soit dans le cadre d’un nouveau projet ou plus
généralement dans le cadre des activités courantes d’une administration.
Le transfert d’activités d’un projet à une structure administrative de l’Etat induit simplement
la budgétisation des charges récurrentes dans le Budget de fonctionnement.
Problème lié à la
production de
service public
Identification projet
Evaluation Ex post Activités
courantes à
intégrer
dans le
Financement
Schéma 4 Cycle des Projets financés par l’UE
La programmation des investissements publics est faite sur la base du cycle du projet ; elle se
porte sur les phases suivantes:
Formulation
Financement
La mise en œuvre
La phase d’identification n’est pas prise en compte dans la programmation.
Les phases de formulation de financement et de mise en œuvre sont prises en compte dans le
rapport de programmation du PIP. Les informations recueillies dans la phase de mise en
œuvre sont utilisées dans le cadre des différents rapports sur le PIP
En procédant à une programmation réaliste des investissements publics, le PIP sera constitué
des catégories de projets suivants :
Les projets en cours d’exécution
Les projets en instance de démarrage (financement acquis) ;
Les projets ayant un financement partiellement acquis ;
Les projets dont les financements sont à rechercher.
Dans le principe général, compte tenu du champ des projets couverts par le PIP qui intègre les
projets des collectivités locales, la dimension régionale est de facto prise en compte.
Les projets de l’administration centrale étant prédominants dans le PIP, on veillera de ce fait
que les projets issus de cette dernière soient répartis de façon optimale sur l’ensemble du
territoire en conformité avec la stratégie de développement. Ce critère est vérifié à travers
l’analyse de la répartition spatiale du PIP.
Le calendrier de mise en œuvre du PIP est calé sur celui de la préparation du Budget de l’Etat.
Ce calendrier est porté à la connaissance de tous les acteurs (Administration, Gouvernement,
Parlement) dès le début du processus.
2.3.6. L’actualisation du PIP : Revue à mi-parcours du programme
L’actualisation consiste à mettre à jour le PIP au regard des informations sur la mise en œuvre
des projets et l’indentification de nouveau projet. Cette actualisation intervient au cours de la
conférence budgétaire où chaque Ministère est appelé à faire le bilan à mi-parcours de ses
investissements avant la formulation de nouvelles propositions. C’est également le lieu
d’intégrer les nouveaux projets dans le PIP qui ont été financés au cours l’exercice.
Par ailleurs, l’actualisation est systématique lorsque qu’une Loi de finances rectificative
affectant le budget d’investissement est prise en cours d’année.
L’existence d’une base de données : gage du succès de la mise en place d’un PIP.
Echanges : ce sont les échanges entre participants sur le calendrier de préparation du PIP.
MODULE III : LES PRINCIPALES ETAPES DE
CONSTITUTION DU PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT
ET DES OUTILS
Les principales phases de constitution du portefeuille d’investissement sont :
Phase I : La planification
Phase II: La constitution du portefeuille d’investissement public
Les outils de préparation : la mise en place d’une base de données
La phase de planification aboutie à la production d’un document de politique qui est de portée
générale. Le document de politique est un référentiel fixé par le Gouvernement en vue
d’expliciter ses objectifs, stratégies et priorités d’actions sur le court, moyen et long termes.
Il contient généralement les éléments ci-après:
une analyse de la situation sur laquelle porte la politique ;
les principes directeurs de la politique ;
les objectifs de la politique ;
les stratégies à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs (DAS) ;
le cadre institutionnel de conduite de la politique.
Généralement, un document de politique ne décrit pas les actions à réaliser pour atteindre les
objectifs, ni les moyens financiers chiffrés nécessaires à la réalisation de ces actions. C’est un
document qui définit les domaines d’activités stratégiques (DAS). C’est pourquoi son
opérationnalisation passe par la mise en place d’un plan d’action.
Le plan d’actions se présente comme un instrument de mise en œuvre de la politique.
Actions Actions
Mesures Mesures
PIP
Schéma 7 Séquence des documents PPBS
Stratégie
ministérielle CDMT Ministériel Budget Ministériel
MINADER
Stratégie
sectorielle
Développement rural Stratégie
CDMT Ministériel Budget Ministériel
ministérielle
MINEPIA
Stratégie
CDMT Ministériel Budget Ministériel
ministérielle
Stratégie MINEDUP
Stratégie nationale
sectorielle
DSRP
Education
Stratégie
CDMT Ministériel Budget Ministériel
ministérielle
MINESUP
CBMT+CDMT central
Stratégie
CDMT Ministériel Budget Ministériel
ministérielle
MINIMIDT
Stratégie
sectorielle
Industrie et service
Stratégie
CDMT Ministériel Budget Ministériel
ministérielle
MINPMESA
Diagnostic stratégique
Analyse externe –opportunité et
menaces-
(Besoin/Bénéficiaires/Services
demandés) Rapport Diagnostic stratégique
Analyse interne : Atouts et Faiblesses
Options stratégiques
PR Stratégies nationale et Sectorielle
OC
Identification des axes stratégiques
Evaluation et comparaison des axes ESS Vision et
US Objectifs MLT
DE Axes prioritaires
PR d’intervention
OG Programmes
Décision stratégique RA prioritaires
Planification M Rôles et responsabilité
stratégique MA des acteurs
TIO
Plan d’actions prioritaires
N
Planification opérationnelle
(Programmation) Objectif triennal
Identification des actions et Programmes prioritaires
mesures Mesures et Actions
Evaluation et comparaison des mesures prioritaires
et actions Programmation triennale
Programmation des mesures et actions glissante
Disposition de mise en
œuvre
Indicateurs de suivi et
Budgétisation
Phase de programmation
Étape III : Étude de préfaisabilité des idée projets (Elaboration des Avant projets) ;
Étape IV : Sélection des avant-projets ;
Étape V : Études de faisabilité ;
Etape VI: Formulation des projets (rapport d’évaluation) ;
Etape VII: Programmation dans le PIP
Phase de budgétisation
Projet en cours d’exécution ;
Projet en cours de démarrage ;
Projets en c ours
Projets à financ ement ac quis
Projets à financ ement partiellement
ac quis
Fonc tionnement
Investissement
Ces critères sont utilisés au niveau de la coordination du PIP par la commission d’arbitrage en
vue de la sélection des projets du PIP. Elle synthétise les renseignements sur le projet
notamment :
le caractère nouveau ou ancien du projet,
l’existence d’études de faisabilité,
la rentabilité financière et économique,
les charges récurrentes et leurs couvertures,
l’impact du projet sur les principaux agrégats macroéconomiques (croissance
économique, la balance des paiements, le service de la dette, la contribution à la
création d’emplois et la création des infrastructures productives).
Dans le processus de programmation, il est courant que plusieurs ministères ne disposent pas
de document de politique sectorielle. Quelques fois, bien qu’un ministère en dispose, il n’est
pas toujours établi, que ces documents servent ou cadrent effectivement avec les
investissements proposés. Pour pallier à ces lacunes récurrentes, il est proposé une matrice de
planification qui positionne les investissements préconisés dans le cadre global des
orientations et priorités du Ministère.
La MPP décrit :
Les problèmes, leurs causes et les conséquences ;
Les objectifs fixés pour résoudre le problème, la stratégie à prendre,
Les activités à réaliser pour atteindre les objectifs ;
Les investissements,
Les indicateurs de performance ;
Les facteurs de blocage probable.
Tableau 2 Exemple de MPP
L’économie est une science sociale dont l’objet est d’assurer une allocation optimale des
ressources rares:
la rareté impose des choix
la rareté implique des coûts
outil d’analyse : microéconomie et macroéconomie
Nécessité d’établir le cadrage budgétaire
L’analyse microéconomique porte sur le comportement des agents économiques au sein de
la société
La plupart des problèmes économiques ne sont appréhendés que si ils sont analysés au niveau
national ou mondial: objet de la macroéconomie
Le cadrage macroéconomique est basé sur le principe de l’agrégation des données
microéconomiques en vue:
D’une bonne perception du cadre global de l’économie;
De s’assurer de la cohérence des politiques entre les différents secteurs de l’économie
Problématique: Comment assurer en retour, l’incidence des politiques publiques sur les
conditions de vie des ménages????
De la microéconomie au Cadrage macroéconomique
Données
microéconomiques
Identification et mise
en relations entre les
données agrégées
Créer les conditions pour restaurer l’équilibre entre l’offre et la demande intérieure globale
maintenir les conditions pour une croissance durable
Établir un programme de financement global de l’économie
Comptes de production
=> Secteur réel
Compte Compte
monétaires extérieur
=> => Balance
Situation des
monétaire paiements
Bloc 3 : le Financement,
Extérieur (+/-)
Encaissements (Emprunts, Allègement, etc.) =>+
Décaissement (Amortissement) => -
Intérieur (+/-)
Encaissements (Emprunts, Allègement, etc.) =>+
Décaissement (Amortissement) => -
Le Manuel de statistiques des finances publics du FMI délimite le champ des opérations
financières de l’Etat
Au regard des normes internationales, les projets d’investissement public recouvrent
l’ensemble des investissements des administrations publiques à savoir l’Administration
centrale, les Collectivités territoriales et les Etablissements publics à caractère
administratif
Selon ce principe, sont exclus du champ du PIP, les investissements des administrations et
entreprises privées, ainsi que les investissements sur fonds propres des entreprises publiques
dont l’activité principale est industrielle ou commerciale.
Définition du CDMT
Le CDMT est un outil de gestion des finances publiques pour une visibilité des recettes et des
dépenses sur une période de trois ans. A cet effet:
1. Il constitue un cadre cohérent de planification stratégique des objectifs.
2. Il assure une meilleure allocation des ressources financières entre les secteurs
publics.
3. Il est un outil budgétaire pour soutenir la croissance
Étape 1: Projections des ressources mobilisables sur la base des prévisions de croissance
économique, du revenu intérieur et de la disponibilité de financements extérieurs
Étape 2: Fixation des plafonds préliminaires :
Exemple :
60% des dépenses allouées aux secteurs sociaux ;
20% alloués aux secteurs de souveraineté ;
20% autres secteurs.
Étape 3: Projections des dépenses sectorielles requises pour le moyen terme (scénario
tendanciel)
La détermination des priorités sectorielles:
• Passage en revue des missions, buts, objectifs, outputs et activités des
sectoriels,
• Inventaire des engagements importants en cours et à venir
• Identification de quelques activités prioritaires à la réalisation des
objectifs stratégiques.
Étape 4: Évaluation du coût des engagements et des activités prioritaires sur la période
triennale. (scénario volontariste)
• l’estimation des coûts réels des activités (dépenses de fonctionnement
et en capital),
• la hiérarchisation des activités afin que leurs coûts tiennent dans les
limites des ressources sectorielles allouées.
But : le Gouvernement pourra décider du niveau de tous les services ce qu’il est en mesure de
financer.
Étape 5: Arbitrage des politiques et révision des enveloppes sectorielles
Étape 6: Fixation définitive des enveloppes triennales
Étape 7: Adoption par le gouvernement du rapport CDMT
E
n
50 m illiards
c
o
u
30 m illiards
r
Contrep
s
artie
10 m illiards
Nouveau
Précau 10 m illiards
tion
GAR et PIP
La gestion publique telle qu’elle apparait de nos jours est la résultante d’une longue évolution historique.
Cette évolution a abouti à une formalisation sous forme de principes juridiques et de modes de gestion
administrative (unicité, l’annualité, budget de moyen, etc.)
Chaque pays a fait l’effort d’adapter ces principes et modes de gestion administrative à son contexte historique,
économique et culturel
Depuis la fin des années 80, on observe une tendance à la remise en cause des modes de gestion publique à
cause des mutations socio-économique et technique au niveau national et international
Cette remise en cause a pour finalité de recentrer la gestion publique sur les résultats à travers la GAR
La GAR vise à mettre en place les meilleures pratiques susceptibles d’accroitre sensiblement l’efficacité et
l’efficience dans la gestion publique
Question: Comment introduire concomitamment des changements multidimensionnels dans des
administrations séculaires en vue d’améliorer leur performance globale
La réforme budgétaire
Le Budget constitue l’outil privilégié de mise en œuvre de la politique financière, économique et sociale d’un
Etat.
Ce positionnement stratégique fait du budget le levier le plus puissant de la mise en place de la GAR.
Le Budget programme, bien qu’étant largement antérieur à la GAR, demeure l’outil par excellence pour
recentrer l’action publique sur les résultats
Le Budget programme permet de bâtir le budget sur la base de programmes, c'est-à-dire un objectif de politique
publique auquel est associé des moyens et des résultats
Une révolution
copernicienne :
Déconcentration
Une évolution :
Contractualisation
accélération et généralisation de
mouvements engagés depuis
plusieurs années
Démarche qualité
Contrôle de gestion
Pilotage de la performance
Conclusion partielle
Le Budget programme, en tant qu’outil de mis en œuvre de la GAR, ne saurait à lui seul répondre aux attentes
d’une administration performante orientée vers les résultats
Le Budget programme doit être mis en œuvre concomitamment et en cohérence avec la réforme administrative
et celle de la gestion des ressources humaines
Les nouvelles technologies de l’information (NTIC) doivent également être prise en compte comme une
dimension transversale de toutes les réformes de la GAR
Réforme des
finances
publiques
GAR
Réforme de la
Réforme gestion des
Administrative ressources
humaines
Conclusion générale
Définition de la programmation :
La programmation des investissements publics consiste à fractionner voire décomposer et
ordonner les projets d’investissement selon le chronogramme de leurs mises en œuvre.
Ce chronogramme est établi en fonction de disponibilité des ressources financières et de la durée de réalisation
des activités du projet.
CATÉGORIES DE PROGRAMMATION
Les deux catégories sont indissociables car elles doivent être en cohérence
NIVEAU DE PROGRAMMATION
Les critères spécifiques se rapportent en principe à la nature du projet. Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure le
projet répond aux critères de faisabilité technique, socioéconomique et financière.
A cet effet, les questionnements suivants seront formulés :
La démarche de programmation
La programmation permet d’intégrer l’ensemble des investissements dans un cadre global de projets à réaliser
sur une période de trois ans selon l’horizon de la planification.
La programmation du PIP est une formalisation des intensions du gouvernement pour mettre en œuvre un
ensemble d’actions pour concrétiser sa vision du développement futur.
La programmation des investissements consiste à fractionner voire décomposer et ordonner les projets selon le
chronogramme de leurs mises en œuvre.
Ce chronogramme est établi en fonction de disponibilité des ressources financières et de la durée de réalisation
des activités du projet.
Avant de procéder à la programmation des projets, il faut s’assurer que tous les projets figurent dans la Base de
données des projets.
Le projet sont identifiées dans la base de données lorsqu’il dispose d’un numéro d’identification
A partir de la base de données, on établit le listing des projets comprenant les principales rubriques suivantes :
1. Intitulé
2. Coût total du projet
3. Etat d’avancement:
• Projet en cours d’exécution
• Projet mature en phase de démarrage
4. Etat de financement:
• Financement acquis
• Financement partiellement acquis
• Financement non acquis
5. Montant décaissé
6. Durée d’exécution.
Après l’établissement du listing des projets, il faut également déterminer les enveloppes financières allouées
aux investissements au cours de chaque année d’exécution du PIP (Cf. CDMT central)
Enfin, sur la base des enveloppes indicatives, on procède à l’affectation des ressources allouées à chaque projet
du listing en fonction de l’état d’avancement du projet et de sa situation de financement
Les catégories de projet programmés sont les suivantes: les projets en cours d’exécution, les projets à
financement acquis, et les projets à financement partiel et les projets à financement non acquis.
Si pour les années n+2 et n+3, le coût du projet est indicatif, pour l’année n+1 qui est l’objet de la Loi de
finances, les prévisions devront être plus précises en termes de natures et coûts des activités prévues.
Ce niveau de détail est une condition sine qua non pour l’intégration du projet dans la Loi de finances
Etat d’avancement
Etat de financement
En résumé, la mise en œuvre de cette technique de programmation et budgétisation des investissements publics
se décline en 8 étapes clefs qui sont les suivantes :
Le rapport de programmation
Le rapport de programmation entérine la programmation des investissements public. Ce rapport est établi en
tenant compte de deux destinations finales :
D’une part accompagner le projet de Loi de finances soumis au parlement pour une meilleure visibilité
de l’action gouvernementale ;
D’autre part faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour le financement du
développement.
La Budgétisation
Le processus de budgétisation
Au regard des données préalables à la programmation, chaque ministère doit déposer au Ministère en charge du
Plan, des informations pour la programmation et budgétisation des investissements publics
Les informations requises sont de deux catégories:
I. Les fiches consolidées des projets par Ministère
II. Les fiches des acquisitions et des projets du Ministère
Les fiches des acquisitions et des projets du Ministère sont constituées comme suit:
Les fiches des acquisitions prévues pour l’année
Pour chaque projet à inscrire au PIP
1. Une fiche d’identification actualisée
2. une fiche de programmation technique et financière;
3. Une fiche de budgétisation ou de budgétisation en AE-CP
le cas échéant (AE pluriannuelle);
4. Les fiches des marchés en cours et des marchés à passer;
Pour faciliter le suivi de l’exécution des projets, chaque projet doit être codifié
La codification permet de préciser la nature des opérations qui seront réalisées au cours de l’exercice budgétaire
Les natures des opérations représente soit les activités du projet (activités projet) ou les catégories de dépenses
(formation, assistance technique, acquisition, etc.)
La codification est faite sur la base de la nomenclature budgétaire
Dans la loi de finances, toutes les dépenses d’investissement sont imputées au titre 5
L’imputation des dépenses d’investissement au titre 5 permet d’assurer une cohérence avec le plan comptable
L’imputation des dépenses d’investissement au titre 5 permet de présenter le détail des dépenses
d’investissement sur la base du plan comptable
La fiche de bilan reprend tous les projets en cours de chaque institution en fournissant des données sur le coût
global de chaque projet, l’année de son démarrage et de sa fin, les différents montants décaissés, la différence à
décaisser ainsi que les observations.
Cette fiche ne peut être renseignée que si un dispositif minimum opérationnel de suivi des projets en mis en
place au sein de chaque ministère
SECTEUR :
_____________________________________________________________________________________
_________________________________
MINISTERE/INSTITUTION :
_____________________________________________________________________________________
___________________
Plusieurs techniques de budgétisation peuvent être utilisées pour l’élaboration de la loi de finances.
Parmi ces techniques, celle du Budget de moyen encore appelée Budget par objet est la plus usitée.
Elle permet de présenter et d’exécuter la loi de finances sur la base de la nature économique de la dépense et de
sa destination administrative.
Cette technique précise comment seront utilisés les crédits.
Le Budget programme vise à répondre à la question pourquoi le crédit?
Le Budget programme est un budget préparé, élaboré, adopté et exécuté sur la base de programmes.
« Un programme regroupe les crédits destinés à mettre en œuvre une action ou un ensemble cohérent d'actions
relevant d'un même ministère et auquel sont associés des objectifs précis, définis en fonction de finalités
d'intérêt général, ainsi que des résultats attendus. Les objectifs de chaque programme sont assortis
d'indicateurs de résultats ».
La méthodologie du Budget programme systématise le rapprochement entre les coûts et résultats des
programmes.
Les choix budgétaires doivent être basés sur une connaissance précise du niveau de résultat à atteindre en
fonction du crédit budgétaire alloué.
Par exemple, si l’on accorde un milliard de Francs au budget de l’éducation, le taux de scolarisation au
primaire doit augmenter en passant de 70% à 72%.
La clé de cette technique de budgétisation est le « programme », c’est-à-dire un objectif stratégique de politique
publique pour lequel des moyens financiers sont alloués pour l’accomplir.
Par conséquent, la classification budgétaire n’est plus basée sur la structure administrative comme dans le cas
du budget de moyen, mais sur les programmes et donc sur les finalités des politiques publiques.
France
• Mise en place de la Rationalisation des choix budgétaires en 1973
• Arrêt de la RCB dans les années 80
• La Loi organique du 1er août 2001
relative aux lois de finances
en remplacement de l’ordonnance de 1959
• Échéance : 1er Janvier 2006
UEMOA et CEMAC
• Adoption de nouvelles directives respectivement en 2009 et 2011
• Cameroun Pays pionné en Budget programme depuis 2013
Dans l’approche Budget programme l’accent est mis sur les objectifs et les résultats à atteindre par rapport à la
mission du Ministère
Pour atteindre les objectifs des « paquets » d’activités sont mises en œuvre
On applique plus une politique budgétaire de moyen mais seuls les résultats des activités justifient les dotations
budgétaires
Un projet apparait comme une activité spécifique contribuant au résultat du programme prioritaire
Le Programme est un ensemble d'actions à mettre en œuvre au sein d'une administration pour la réalisation
d'un objectif déterminé de politique publique
Les programmes à budgétiser sont au préalable identifiés et formulés dans le cadre de l’élaboration des
documents de stratégies ministérielles
La construction d’un programme est faite selon la Méthode du cadre logique (MCL)
Estimer le coût de la mise en œuvre d’un programme revient à évaluer le coût exact des Activités qui le
compose. En d’autres termes, le coût du programme est égal à la somme du coût de ses Activités.
Le pré chiffrage est une estimation « grossière » nécessaire pour faire un arbitrage sur les Activités à intégrer
dans un programme
Le CDMT du ministère doit comporter une estimation globale du coût de l’Activité
La budgétisation de l’Activité requiert des travaux complémentaires pour assurer la prise en charge des
dépenses dans la nomenclature budgétaire
1. Méthode basée sur l’expérience c.à.d. par rapprochement avec des activités similaires
2. Méthode basée sur les coûts unitaires
3. Méthode basée sur une dotation forfaitaire pour les cas où il est difficile de faire une estimation
précise
Les projets d’investissement sont considérés comme une Activité à inscrire dans un programme
Lorsque le projet est relativement vaste, c.à.d. conçu dans la logique d’un programme transversal il faut un
traitement spécifique par une décomposition en Activités et coût élémentaire afin de pouvoir rattacher ses
composantes aux différents programmes.
NB: Les dépenses de personnel et de fournitures associées à la réalisation d'un projet ne sont pas à classer, en
dépenses de personnel et dépenses de fonctionnement, mais font partie intégrante du coût de l'investissement
La budgétisation en AE et CP
Autorisation de programme
C’est la limite supérieure du crédit qui peut être engagé, en une ou plusieurs années pour l’exécution d’un
investissement, la réalisation progressive de celui-ci donnant lieu ensuite à l’inscription de crédits de paiement
en fonction de l’échéancier des travaux
Programmation financière
C’est la répartition sur une période de plus d’une année du coût d’une opération budgétaire dont la première
année est inscrite dans la loi de finances. Les montants des années supplémentaires sont présentés à titre
indicatifs.
Crédit budgétaire
C’est l’inscription d’un montant dans la loi de finances pour couvrir une autorisation de dépense ou pour
assurer le paiement d’une dépense publique.
La budgétisation en AE et CP?
Les autorisations de crédits distinguent d’une part l’engagement de la dépense basé sur les AE et d’autre part les
paiements basés sur les CP
Les AE constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être engagées => le support à l’engagement
juridique
Les CP constituent la limite des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées suite à l’engagement d’une
dépense inscrite en AE => support au paiement
AE et Programmation financière
L’AE est un support à la pluriannualité : Les AE permettent de couvrir des engagements juridiques qui
s’exécutent et donnent lieu à des paiements (CP) sur un ou plusieurs exercices budgétaire.
L’AE est un outil d’amélioration de la flexibilité de la gestion budgétaire: L’AE permet aux gestionnaires
des crédits de prendre des engagements au delà d’un exercice budgétaire compte tenu de la spécificité de l’action
à réaliser
L’AE est un outil de transparence: Les AE renforcent la transparence car ils permettent de connaître les
engagements juridiques de l’État et de les différencier du paiement des dépenses
L’AE est un outil de maitrise de l’endettement public: Les AE permettent au Parlement de contrôler plus
facilement à la fois la capacité de l’État à contracter des dettes envers des tiers et le volume de trésorerie (CP)
assurant l’apurement de l’ensemble de ces dettes
L’AE est un outil d’opérationnalisation des CDMT: Il permet de prendre en compte le CDMT dans la Loi de
finances
L’AE est un outil d’amélioration de l’exécution des projets
L’AE est un outil de maitrise de la trésorerie: L’AE facilite la mise en place de plans de trésorerie
pluriannuels sur la base des engagements pris par l’Etat
Les fondements juridiques des AE et CP: Cas de l’UEMOA
Article 52 de la Lolf:
« Les crédits ouverts en dépenses d’investissement distinguent les autorisations d’engagement et les crédits de
paiement.
Les autorisations d’engagement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être engagées et dont le
paiement peut s’étendre, le cas échéant, sur une période de plusieurs années.
Pour chaque opération d’investissement directement exécutée par l’Etat, l’autorisation d’engagement couvre une
tranche constituant une unité individualisée formant un ensemble cohérent et de nature à être mis en service ou
exécuté sans adjonction…. »
Article 52:
« Les crédits de paiement constituent la limite supérieure des dépenses pouvant être payées pendant l’année pour
la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations d’engagement»
Article 52: « Pour les dépenses d’investissement, contenues ou non dans une loi de programme, les
autorisations d’engagement peuvent dépasser le cadre de l’exercice budgétaire… »
Article 58« …Sous réserve des dispositions concernant les autorisations d’engagement, les crédits ouverts fixés
au titre d’une année ne créent aucun droit au titre des années suivantes.
Les autorisations d’engagement non utilisées à la fin de l’année ne peuvent pas être reportées..
Article 59 : Les crédits de paiement ne peuvent être reportés
Article 60 : Par exception aux dispositions de l’article 59 de la présente loi, les crédits de paiement relatifs aux
dépenses d’investissement disponibles sur un programme à la fin de l’année peuvent être reportés sur le même
programme dans la limite des autorisations d’engagement effectivement utilisées mais n’ayant pas encore donné
lieu à paiement.
Ce report s’effectue par décret en Conseil des ministres au plus tard à la clôture des comptes de l’exercice
précédent
Article 61 : Les reports s’effectuent en majoration des crédits de paiement pour les investissements de l’année
suivante, sous réserve de la disponibilité des financements correspondants.
Pour la budgétisation en AE pluriannuelle la règle générale à respecter est de prendre en compte la nécessité
pour l’AE de couvrir un ensemble cohérent et de nature à être mis en service ou exécuté sans adjonction.
Pour ce faire, la budgétisation en AE pluriannuel des investissements doit dans la mesure du possible couvrir
l’ensemble du financement correspondant à une tranche fonctionnelle.
Par tranche fonctionnelle, on entend le niveau minimum de réalisation nécessaire pour que l’investissement soit
utile.
Pour mettre en œuvre un projet public, il faut d’abord identifier clairement les différentes opérations à
réaliser et les agencer selon le chronogramme de leur déroulement.
Cette étape est par nature purement technique, car elle requiert principalement des compétences techniques.
Pour mettre en œuvre chaque opération technique, il faut au préalable mobiliser les moyens financiers.
L’exécution d’un projet public exige une dissociation de l’exécution technique de l’exécution financière.
La bonne mise en œuvre d’un projet public est conditionnée par la cohérence entre l’exécution technique et
financière.
L’exécution technique d’un projet regroupe un ensemble cohérent d’opérations visant à produire les extrants
requis pour atteindre les résultats escomptés de sa mise en œuvre.
Ces opérations engagent généralement plusieurs acteurs agissant en synergie sous la coordination de l’unité de
gestion du projet.
Pour assurer la convergence d’actions entre toutes les parties prenant du projet, un plan d’action global
couvrant toutes les phases clefs de mise en œuvre doit être mise en place au démarrage du projet.
Il s’agit alors de faire une planification opérationnelle du projet.
La planification opérationnelle couvre trois phases
La phase de démarrage : elle vise à mettre en place toutes les conditions nécessaires à la bonne exécution et
suivi du projet.
La phase de mise en œuvre : c’est la phase de pleine production du projet au cours de laquelle toutes les
principaux livrables attendus de sa réalisation doivent être produits.
La phase de clôture : C’est phase de capitalisation des résultats du projet. Elle consiste à constater versus
évaluer le projet sous l’angle de la constitution du capital afin d’en faire un outil de production pour
l’administration.
C’est à l’issue de la clôture qu’une décision peut être prise d’intégrer ou pas le projet dans un processus de
production, dans le cadre d’une activité courantes générant que des charges de fonctionnement.
L’exécution financière
L’exécution financière des projets est faite selon la procédure de la source de financement
Trois modalité d’exécution sont possibles
1. Pour les projets financés uniquement sur des ressources extérieures => Confère la procédure
définie par le Bailleur dans la convention de financement
2. Pour les projets financés par plusieurs Bailleurs (Fonds commun): une procédure spécifique
est mis en place pour tenir compte des préoccupations de chaque bailleur
3. Pour les projets financés sur les ressources propres: Confère procédure de la dépense
publique et la règlementation sur la passation des marchés publics
La procédure de la dépense
La procédure d’exécution de la dépense publique s’articule autour de quatre étapes ayant chacune un objet
différent.
Les trois premières étapes à savoir : l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement constituent la phase
administrative.
La dernière étape qui est celle du paiement constitue la phase comptable.
L’engagement est l’acte par lequel une personne morale crée ou constate à son encontre une obligation de
laquelle résulter un dépense
L’engagement respecte l’objet et les limites de l’autorisation budgétaire
L’engagement est constaté par la signature d’un bon de commande, d’un contrat ou encore d’une décision
attributive de subvention qui se traduit par une dépense immédiate ou future
Le suivi
Le suivi est un processus continu de collecte et de traitement des renseignements qui permet de repérer des
anomalies en cours d’exécution, d’apporter des corrections à la gestion de l’action et la réorientation technique
nécessaire à la réalisation de cette action.
Cette activité faite pendant l’exécution du projet ou du programme conformément à un calendrier préétabli sur
la base de données quantitatives (indicateurs) et/ou des données qualitatives aboutissant à des ajustements
oui/non en ce qui concerne le plan de projet, l’exécution du projet et le système de suivi lui-même.
Lorsque l’on conçoit des systèmes de suivi, il est important de prévoir la collecte d’un volume raisonnable de
données (ni trop, ni pas assez).
Il est également important de veiller à ce que ces données soient collectées régulièrement, analysées et
présentées aux différents niveaux du « management » de manière facilement compréhensible.
De bons systèmes de rapports doivent aboutir à des décisions du « management » en vue d’améliorer la
performance du projet.
Sans un bon et fiable plan de projet, il est très difficile de concevoir un bon système de suivi. Un plan de projet
doit avoir au moins les composantes suivantes :
1. Une description claire des objectifs généraux, de l’objectif spécifique, des résultats et des
activités.
2. Les indicateurs au niveau des objectifs généraux, de l’objectif spécifique des résultats et des
activités.
3. En principe, ces indicateurs sont définis dans le plan du projet mais d’autres peuvent l’être
pendant l’exécution de l’action.
4. Parmi ces indicateurs, quantitatifs ou qualitatifs, il peut y en avoir qui sont économiques,
techniques, de fonctionnement et d’impact social.
5. Un calendrier clair des activités (qu’est-ce qui doit être fait, quand et par qui) indiquant les
résultats attendus.
6. Une description des ressources (matérielles, financières, humaines) nécessaires à l’exécution
du projet. Elle doit inclure un organigramme clair.
7. Un budget clair
8. Une description des conditions critiques hypothèses (suppositions)
9. Une description des indicateurs clés pour la durabilité du projet
10. Des sujets spécifiques tels que les aspects gender et les problèmes de l’environnement
Le système de suivi devant être léger et ciblé, sa conception exige le choix des domaines sur lesquels le suivi
doit porter prioritairement. Les critères possibles pour la définition des priorités sont :
1. l’information nécessaire à l’organisation pour assurer l’exécution correcte de l’action
2. l’information dont a besoin l’organisation pour satisfaire les exigences du bailleur de fonds
ou du ministère de tutelle.
Définir les priorités dans le suivi (les domaines possibles du suivi)
La définition des responsabilités est faite sur base des priorités retenues à l’étape 2.
La recherche, la collecte et le traitement des données exigent la mise en place des outils appropriés et
standardisés
Les outils de suivi sont constitués des fiches de collecte de données et de logiciel informatique
Exemple de logiciel informatique: Tompro, BudgetPro, MS Project, etc.
Les fiches de collecte de données sont conçues en concertation avec tous les parties prenantes
Le calendrier de suivi est un outil utile pour la collecte et l’analyse systématiques des données.
La structure de base d’un calendrier de suivi doit, au moins, comporter les éléments suivants :
1. les sujets du suivi
2. la période et le responsable de la collecte des données
3. la période et le responsable de l’analyse des données
La réalisation d’un système de suivi requiert un minimum de ressources humaines, financières et matérielles
au niveau de chaque palier.
Le budget de suivi est déterminé à partir de la détermination des ressources nécessaires pour sa conception, sa
réalisation et son évaluation en vue de son développement.
Pour assurer le fonctionnement du système, il faut budgétiser la mise en place du système de suivi et budgétiser
chaque année son fonctionnement
Le développement d’un système de suivi a comme préalable la mise en place d’un cadre institutionnel formalisé
du suivi évaluation du PIP. Ce cadre de suivi précise:
1. les domaines de suivi
2. les outils utilisés
3. le calendrier du suivi
4. le budget du suivi
5. le contenu des rapports de suivi
Le suivi opérationnel
Cette modalité de suivi est basée sur la programmation et technique et financière du projet
Au niveau technique le suivi consiste à évaluer l’état d’avancement des activités du projet
Le suivi de chaque activité est facilité par sa déclinaison en tâches
Une activité est entièrement réalisé (100%) lorsque l’ensemble de ses tâches sont exécutées
Le suivi financier consiste à produire les données de la comptabilité budgétaire et comptable des prévisions de
décaissement
Le suivi opérationnel est facilité par la production d’un tableau de bord
Le suivi stratégique
Cette catégorie de suivi consiste à veiller sur l’atteinte des résultats du projet
Il est par conséquent basé sur les principaux livrables du projet
Il s’agit moins d’un suivi du processus de mise en œuvre des activités que de l’examen des résultats du projet
Les activités sont explicitées dans le suivi stratégique que pour expliquer les écarts de résultats en vue de prise de
décision stratégique
Le suivi stratégique comprend également le suivi budgétaire
Ce niveau de suivi est mis en place par les parties prenantes du projet
Le système de suivi du projet comprend plusieurs niveaux:
• Le suivi stratégique: Maitre d’ouvrage et bailleur
• Le suivi opérationnel: Unité de gestion du projet:
Le suivi stratégique est alimenté par les données du suivi opérationnel
L’évaluation
L’évaluation est un processus d’analyse d’une action dans les limites des TDR définis par rapport au plan, à la
mission et à l’organisation de l’institution concernée et qui sert à apprécier les résultats par rapport aux objectifs
fixés (par rapport à un plan), aux stratégies arrêtées et aux moyens mis en œuvre pour réaliser un projet.
L’évaluation est faite sur le projet après, pendant ou avant l’exécution du projet, conformément aux critères
préétablis (traduits en termes de référence), sur la base de données quantitatives et/ou des données qualitatives
aboutissant aux conclusions et recommandations.
L’évaluation sert dans ce cas à analyser le passé en vue d’orienter le futur à travers une nouvelle programmation
à laquelle elle peut aboutir.
L’importance de la dimension pédagogique de l’évaluation appelle la participation de tous les acteurs. Cela
facilite l’élaboration, l’acceptation et l’application des recommandations de l’évaluation par tous les intervenants
au niveau de l’action, de l’appui et de l’aide.
La fonction de contrôle
Dans ce cas, elle porte sur le contrôle comptable et financier et le contrôle de la réalisation du projet au niveau
des objectifs, des stratégies des activités, du budget, du fonctionnement, etc.
Il est important que les acteurs du terrain ne perçoivent pas l’évaluation seulement comme un contrôle exercé
par le bailleur de fonds et pouvant aboutir à des décisions unilatérales soit pour augmenter, ralentir ou
supprimer le financement. Cela est important pour éviter le refus de collaboration de leur part et l’adoption
d’une attitude défensive à l’égard de l’évaluation.
Domaine d’évaluation
Critères d’évaluation
Le rapport d’évaluation
Le rapport d’évaluation doit servir d’instrument direct de travail et de prise de décision pour les parties
prenantes du projet
Il doit se conformer aux termes de référence, élucider les questions posées à travers les résultats de l’évaluation
et livrer de façon claire et précise les appréciations, les conclusions et les recommandations.
Le rapport rend compte en toute sincérité des différents aspects examinés dans l’évaluation
Contenu d’un rapport
Il est toujours important de discuter l’ébauche (draft) du rapport d’évaluation avant sa finalisation.
Le rapport final est produit en tenant compte éventuellement des commentaires émis au cours de la restitution
Les informations dont les sources ne sont pas vérifiables ou douteuses doivent systématiquement être exclues du
rapport final
Les indicateurs de suivi jouent un rôle crucial dans la réalisation des objectifs d'un projet car ils fournissent des mesures quantifiables et qualitatives du progrès des activités et de l'atteinte des résultats prévus. Un suivi rigoureux des indicateurs permet de détecter précocement les écarts, d’ajuster la stratégie en conséquence, et d'informer les décisions managériales pour corriger les trajectoires, assurant ainsi que le projet reste aligné avec ses objectifs .
Le suivi des projets publics se réalise à trois niveaux : au niveau du projet, sectoriel, et national. Le suivi opérationnel au niveau du projet est effectué par les parties prenantes pour évaluer l'avancement des activités. Le suivi sectoriel consolide les rapports des projets au niveau ministériel et inclut des missions de terrain. Le suivi national est assuré par le ministère en charge du plan et inclut tous les projets inscrits dans la loi de finances, avec des rapports transmis au conseil des ministres pour décisions .
Le suivi national des projets, en compilant des données stratégiques sur l'exécution budgétaire et les résultats, permet au gouvernement d'ajuster ses priorités et allouer efficacement ses ressources. Ce suivi informe les plans budgétaires nationaux, influence les décisions sur les allocations futures, et justifie la réappropriation des ressources en cas de projets sous-performants. Il favorise également la transparence et la responsabilité, nécessaires pour mobiliser des ressources supplémentaires des bailleurs de fonds .
Le budget programme, composante de gestion axée sur les résultats, est un levier clé pour améliorer la performance administrative, en concentrant l'attention sur les résultats obtenus plutôt que sur les moyens financiers. Pour être efficace, il doit être mis en œuvre conjointement avec des réformes administratives et de gestion des ressources humaines, et incorporer les NTIC pour faciliter les processus et les rapports. Cette approche intégrée renforce la transparence, l'efficacité, et la réactivité des finances publiques .
Les critères spécifiques incluent la faisabilité technique, socioéconomique et financière du projet. Cela implique l'évaluation de la cohérence et du réalisme de la conception technique, économique, et environnementale, l'adéquation des coûts d’investissement et d’exploitation, la capacité de couverture des charges récurrentes par les ressources de l'Etat, la rentabilité prévue pour les projets productifs, et l'organisation et modalités de mise en œuvre pour mener le projet à terme .
La programmation flexible est vitale car elle s'ajuste en permanence aux contraintes et opportunités du contexte macroéconomique, permettant une adaptation méthodique des prévisions d'investissement. Elle permet de réviser les plans en fonction des changements économiques ou politiques, assurant ainsi la viabilité et la pertinence des investissements publics, tout en maximizant l'utilisation efficace des ressources .
La gestion axée sur les résultats réoriente l'attention vers l’atteinte des objectifs plutôt que sur l’allocation des ressources en soi. Cela implique de définir clairement les résultats attendus, de mettre en place des indicateurs de performance pour guider les actions, et de structurer la planification en fonction de ces objectifs. Elle nécessite également une réforme administrative et la prise en compte des NTIC pour une efficacité accrue, en contraste avec l'approche traditionnelle qui se focalise sur les intrants et le respect des procédures .
Le plan de projet doit inclure une description claire des objectifs généraux et spécifiques, des résultats attendus et des activités à réaliser. Il doit également comporter des indicateurs quantitatifs et qualitatifs au niveau des objectifs, des résultats et des activités, un calendrier des activités, une description des ressources nécessaires, un budget clair, et des indicateurs clés pour la durabilité. Enfin, il doit inclure des considérations spécifiques telles que le genre et l'environnement .
Les catégories de programmation physique/technique et financière sont indissociables et doivent être en cohérence. La programmation physique consiste à classifier les activités d’un projet dans un chronogramme basé sur leur séquencement et durée, tandis que la programmation financière évalue les coûts des décaissements nécessaires. Leur interaction permet de synchroniser l'avancement des activités avec les besoins financiers, assurant ainsi une gestion efficace des projets .
Les étapes fondamentales comprennent : clarifier le plan du projet, définir les priorités du suivi, désigner les acteurs responsables, élaborer les outils pour la collecte des données, établir un calendrier pour l'analyse des données, calculer le coût du suivi, et formaliser le cadre du suivi. Ces étapes assurent que le système de suivi est bien structuré, ciblé, et opérationnel pour appuyer la gestion du projet .