REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE (MESRS)
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FEDERATION NATIONALE DES PRODUCTEURS D’ANACARDES DU BENIN
(FENAPAB)
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ETATS DES LIEUX SUR LA GOUVERNANCE DE LA FILIERE
ANACARDE AU BENIN
Réalisé par :
Sous la supervision de :
AGBARI Touahel BARANON Mohamed
DIMON Madjidi (Directeur Général)
DOHOU Jean-Eudes
HOUNHOZOUNKOU Colette
MOUSSA Bilarou
SACCA YERIMA Lafia
Janvier 2025
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Table des matières
INTRODUCTION.....................................................................................................................3
I. HISTORIQUE DE LA FILIERE ANACARDE AU BENIN........................................4
II. PRESENTATION DE LA FILIERE ANACARDE....................................................7
a) Acteurs de la filière anacarde...........................................................................................7
b) Points forts et défis de la filière anacarde.......................................................................9
III. INITIATIVES POUR RENFORCER LA GOUVERNANCE ET SOUTENIR LES
PRODUCTEURS....................................................................................................................10
1. Programme National de Développement de la Filière Anacarde : (2017-2021)............10
2. Projet d'Appui au Développement de la Filière Anacarde et de l'Entreprenariat
Agricole (PADEFA-ENA)......................................................................................................11
3. Réorganisation des filières anacarde et soja (2023).........................................................12
4. Accords interprofessionnels : (2023-2024)........................................................................12
5. Collecte et analyse des données..........................................................................................13
CONCLUSION.......................................................................................................................15
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................16
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INTRODUCTION
La filière anacarde au Bénin est un pilier essentiel de l'économie agricole du pays. Introduite
dans les années 1960 pour le reboisement et la lutte contre l'érosion, la culture de l'anacardier
a rapidement pris de l'ampleur, devenant l'une des principales cultures d'exportation du Bénin.
Aujourd'hui, l'anacarde représente une source de revenus cruciale pour des milliers de
producteurs et contribue significativement au produit intérieur brut (PIB) du pays. La filière
anacarde est caractérisée par une chaîne de valeur bien structurée, allant de la production à la
transformation et à la commercialisation. Malgré ses succès, la filière anacarde au Bénin fait
face à plusieurs défis, cependant les opportunités de croissance restent importantes avec une
demande mondiale croissante pour les produits à base de cajou et des initiatives
gouvernementales visant à améliorer la gouvernance et la performance de la filière. Il s’agira
d’exposer l’historique de la filière anacarde au Bénin depuis sa création à nos jours, de
présenter les différents acteurs de cette filière tout en mettant en lumière ses points forts, ses
faiblesses, ainsi que les opportunités et les défis auxquels elle est confrontée. Nous
examinerons également les initiatives en cours pour renforcer la gouvernance et soutenir les
producteurs dans leurs efforts pour améliorer la qualité et la quantité de leur production.
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I. HISTORIQUE DE LA FILIERE ANACARDE AU BENIN
L'évolution de la filière anacarde au Bénin est fascinante et montre comment une culture peut
devenir un pilier économique important. Elle a évolué en suivant les étapes suivantes :
Années 1950-1960 : Introduction et début de la production
L’anacardier (Anacardium occidentale) est introduit au Bénin durant cette période
dans le cadre de programmes de lutte contre l’érosion des sols et de reboisement. Les
zones semi-arides, principalement situées au nord du pays, sont jugées propices à cette
plante résistante.
Initialement, l’objectif principal de l’introduction de l’anacardier n’était pas
économique. Les plantations étaient destinées à servir de barrières naturelles pour
protéger les sols contre l’érosion.
Progressivement, l’intérêt pour les noix de cajou et les pommes d’anacarde a émergé
chez les populations locales, qui ont commencé à les exploiter de manière artisanale,
notamment pour la consommation familiale.
Années 1970-1980 : Premiers développements
L’État béninois prend conscience du potentiel économique de l’anacarde et commence
à promouvoir sa culture de manière plus structurée.
Les campagnes de vulgarisation agricole incitent les producteurs à planter des
anacardiers, particulièrement dans les régions septentrionales telles que l’Atacora, le
Borgou et la Donga, où les conditions édaphoclimatiques sont favorables.
Des efforts sont faits pour distribuer des plants améliorés et sensibiliser les
agriculteurs aux avantages économiques à long terme de cette culture.
La production reste toutefois faible et orientée principalement vers les besoins locaux.
Années 1990-2000 : Émergence d’une filière commerciale
Avec la montée en flèche de la demande mondiale pour les noix de cajou, notamment
en Asie, l’anacarde passe du statut de culture marginale à celui de culture de rente.
Le processus de privatisation des structures agricoles dans les années 1990 permet à
des acteurs privés, des coopératives et des ONG de s’impliquer activement dans la
filière.
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Les premières unités locales de transformation voient le jour, mais leur capacité reste
limitée. La majeure partie de la production est exportée brute vers des pays
transformateurs comme l’Inde et le Vietnam.
Cette période est marquée par une amélioration des techniques de culture et une
augmentation significative des surfaces plantées.
Années 2010 à aujourd’hui : Structuration et réformes
1. FENAPAB (Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin)
Année de création : 14 avril 2005 (activités démarrées réellement en 2006)
Rôle : La FENAPAB a été fondée pour regrouper les producteurs d’anacarde,
structurer leurs activités à travers des coopératives, et défendre leurs intérêts. Elle
intervient également dans la promotion des bonnes pratiques agricoles et dans la
représentation des producteurs au niveau national et international.
2. PNDCC (Programme National de Développement des Cultures de Cueillette)
Année de création : (2008)
Rôle : Le PNDCC soutient les filières agricoles, dont celle de l’anacarde, en
fournissant des formations techniques, des appuis financiers et des actions de
développement pour améliorer la production et la compétitivité.
3. ComCashew (Competitive Cashew Initiative)
Année de lancement : 2009
Rôle : Ce programme, initié par GIZ en collaboration avec des gouvernements et des
partenaires privés d’Afrique de l’Ouest, vise à renforcer la chaîne de valeur de
l’anacarde. Il offre des formations, des soutiens techniques et des stratégies pour
améliorer la compétitivité et la durabilité de la filière.
4. ATDA (Agence Territoriale de Développement Agricole)
Année de création : 2014
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Rôle : L’ATDA a pour mission de promouvoir les pôles de développement agricoles,
dont la filière anacarde, en renforçant l’organisation des filières agricoles au niveau
territorial et en attirant les investissements dans le secteur.
5. CoNEC (Conseil National des Exportateurs de Cajou)
Année de création : 2019
Rôle : Le CoNEC régule les activités commerciales liées à l’exportation de noix de
cajou. Il veille à la transparence des transactions, garantit des prix équitables aux
producteurs et s’assure de la qualité des produits destinés à l’exportation.
6. Acteurs privés comme AFRICAJUICE et autres
Début des activités : Années 2010
Rôle : Ces acteurs privés contribuent à la transformation locale de l’anacarde par le
biais d’unités modernes de traitement. Ils participent ainsi à la création d’emplois, à la
valeur ajoutée pour la filière et à l’amélioration des revenus des producteurs.
Les flux économiques de la filière montrent une tendance haussière : la production
nationale, estimée à environ 80 000 tonnes au début des années 2000, a dépassé les
200 000 tonnes à partir de 2020. Cependant, les fluctuations des prix mondiaux, liées
aux dynamiques de l’offre et de la demande, continuent d’impacter les revenus des
producteurs.
Malgré les progrès, des problèmes subsistent : l’insuffisance d’infrastructures de
stockage, les pertes post-récolte et la faible part de la transformation locale, qui
plafonne encore à moins de 10% de la production totale.
L’évolution de la filière anacarde au Bénin illustre une trajectoire de transformation profonde,
passée d’une culture marginale à une industrie clé pour l’économie nationale. Les efforts
conjugués des acteurs publics, privés et communautaires ont permis de poser les bases d’un
développement durable de la filière. Toutefois, pour assurer sa compétitivité et maximiser son
impact économique, il est essentiel de continuer à investir dans la transformation locale, les
infrastructures et la gouvernance. Ainsi, l’anacarde pourrait devenir un véritable moteur de
croissance inclusive au Bénin.
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II. PRESENTATION DE LA FILIERE ANACARDE
a) Acteurs de la filière anacarde
La filière anacarde au Bénin implique plusieurs acteurs clés, chacun jouant un rôle spécifique
pour assurer le bon fonctionnement de la chaîne de valeur. Voici un aperçu des principaux
acteurs et de leurs rôles :
Producteurs
La production d'anacarde au Bénin est principalement réalisée par des petits producteurs
agricoles, souvent dans les zones rurales telles que : l’Atacora, la Donga, le Borgou, et
l'Alibori qui sont particulièrement propices à la culture de l'anacarde grâce à leurs conditions
climatiques et leurs sols adaptés. Ils cultivent les anacardiers et récoltent les noix de cajou et
sont souvent organisés en groupes ou coopératives agricoles afin de faciliter l'accès aux
intrants agricoles, à la formation, et à des financements. Cette organisation permet aussi de
mieux structurer la commercialisation et d'assurer un certain contrôle qualité.
Transformateurs
Après la récolte, les noix de cajou sont collectées et envoyées aux unités de transformation
locales (Petits transformateurs) qui transforment les noix brutes en produits semi-finis ou finis
(Industries de transformation), comme les amandes de cajou, les noix torréfiées ou l'huile
d'anacarde. Ces acteurs contribuent à la valorisation de la production locale en apportant de la
valeur ajoutée et en créant des emplois. Les noix transformées sont ensuite triées et emballées
avant d’être envoyées sur les marchés nationaux et internationaux. Cependant, le domaine de
la transformation est encore sous-développée, et les capacités de transformation locales sont
insuffisantes.
Commerçants et Exportateurs
La commercialisation se fait principalement via des commerçants, des exportateurs et des
coopératives agricoles, souvent en collaboration avec des entreprises spécialisées dans
l’exportation. Des institutions financières et des organisations gouvernementales (le Ministère
de l’Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche) apportent parfois du soutien en termes de
financement ou de facilitation des exportations. Les exportateurs sont ceux qui prennent en
charge la commercialisation des produits vers les marchés internationaux. L'anacarde béninois
est principalement destiné à des marchés comme l'Europe, l'Asie et l'Amérique. Ces acteurs
jouent un rôle clé dans la connexion de la filière avec le marché global, mais la concurrence
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internationale est intense, et la capacité du Bénin à se positionner sur ces marchés dépend de
plusieurs facteurs, dont la qualité et la régularité des livraisons.
Organisations de soutien et financement
La filière anacarde au Bénin bénéficie d'un large éventail d'organisations de soutien et de
financement. Nous avons en terme de soutien technique :
- Le Ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche est responsable de la mise en
œuvre des politiques agricoles, tandis que l'ANPE facilite l'accès aux marchés
internationaux et attire des investissements
- Les organisations de producteurs, comme la FENAPAB, jouent un rôle clé dans la
structuration de la filière et l'amélioration des pratiques agricoles. Des ONG et des
organisations internationales telles que la GIZ, la FAO, et l'AFAO également
apportent un soutien technique, des formations et des conseils.
En matière de financement, nous avons :
- La Banque Agricole du Bénin propose des crédits pour les producteurs et
transformateurs, tandis que la BOAD finance des projets d'infrastructure et de
développement.
- Les institutions de microfinance offrent des crédits à faible coût aux petits
producteurs, et le Fonds de Développement Agricole soutient la modernisation des
infrastructures agricoles.
- Des investisseurs privés et des fonds d'investissement agricoles contribuent au
financement de la transformation et de l'exportation.
- L'Agence Béninoise de Promotion des Investissements (ABPI) aide les entreprises de
transformation à accéder à des financements et des incitations fiscales.
- Le Programme de Développement des Chaînes de Valeur Agricoles (PD-CVA)
soutient la compétitivité de la filière anacarde.
Ces structures collaborent pour améliorer la production, la transformation et l'exportation de
l’anacarde, contribuant ainsi à son développement au Bénin.
Gouvernement et Régulateurs
La filière de l’anacarde au Bénin est encadrée par le gouvernement à travers des institutions
comme le Ministère de l’Agriculture et celui du Commerce, qui élaborent des politiques pour
promouvoir la production, la transformation et l’exportation. Des organismes comme le
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Conseil National des Producteurs d’Anacarde (CNPA) et le Fond National de Développement
Agricole (FNDA) soutiennent les producteurs, notamment par des formations et des
financements. Les organismes de certification, tels que l’Agence Béninoise de Sécurité
Sanitaire des Aliments (ABSSA), jouent un rôle clé en s’assurant du respect des normes de
qualité pour les produits transformés et exportés. Malgré les défis liés au financement, à la
transformation locale et aux infrastructures, des initiatives, comme le Programme de
Développement de la Filière Anacarde, visent à accroître la valeur ajoutée et la compétitivité
de ce secteur clé pour l’économie béninoise.
b) Points forts et défis de la filière anacarde
L'anacarde est une filière importante au Bénin, avec des points forts et des faiblesses notables.
Nous avons :
Points forts
- Climat favorable : Le Bénin bénéficie d'un climat idéal pour la culture de l'anacarde,
ce qui permet une production abondante et de bonne qualité. Les zones les plus
propices incluent les départements du Borgou, Donga, Atacora, Collines et Zou.
- Production croissante : La production d'anacarde a doublé entre 2000 et 2012 à
l’échelle du continent africain passant de 400.000 tonnes à 1.100.000tonnes dont 80%
sont enregistrés en Afrique de l’Ouest. Au Bénin elle a augmenté atteignant environ
203 844 tonnes en 2023.
- Main-d'œuvre disponible et création d’emplois : La filière anacarde emploie un
grand nombre de personnes, notamment dans les zones rurales, avec plus de 200 000
personnes employées dans cette activité ce qui contribue à la réduction du chômage et
à l'amélioration des conditions de vie.
- Exportation : C'est la deuxième culture d'exportation après le coton, fournissant 3%
du produit national brut (PNB) et 25% des revenus de l'agriculture d'exportation.
- Soutien gouvernemental : Le gouvernement béninois met en place des politiques et
des programmes pour soutenir la filière, notamment en encourageant la transformation
locale des noix de cajou.
- Transformation locale : Le développement des unités de transformation locale
permet d'ajouter de la valeur aux produits, de créer des emplois et de stimuler
l'économie locale.
- Qualité reconnue : Les noix de cajou béninoises sont reconnues pour leur qualité sur
les marchés internationaux, ce qui renforce la compétitivité du pays dans ce secteur.
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- Diversification économique : La filière anacarde contribue à la diversification de
l'économie béninoise, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis d'autres cultures comme
le coton.
Points faibles
- Encadrement insuffisant : Le système d'encadrement des producteurs est souvent
jugé moins dynamique, ce qui peut freiner la prospérité de la filière. Beaucoup de
producteurs n'ont pas accès à des formations adéquates sur les bonnes pratiques
agricoles.
- Financement limité : Les modes de financement actuels ne sont pas toujours adaptés
pour encourager la production et la commercialisation de l'anacarde.
- Transformation locale : La transformation locale de l'anacarde reste limitée, ce qui
réduit la valeur ajoutée potentielle et les bénéfices pour les producteurs locaux.
- Problèmes de gouvernance : La gouvernance de la filière peut être améliorée pour
mieux coordonner les efforts des différents acteurs et maximiser les opportunités.
- Accès limité aux intrants : Les producteurs rencontrent des difficultés pour obtenir
des produits phytosanitaires et des engrais de qualité.
- Infrastructures insuffisantes : Le manque d'infrastructures de stockage et de
transformation limite la capacité à répondre aux demandes du marché.
- Problèmes de commercialisation : Les producteurs ont souvent du mal à accéder aux
marchés et à obtenir des prix justes pour leurs produits.
- Impact du changement climatique : Les conditions climatiques imprévisibles
affectent les rendements et la qualité des noix
III. INITIATIVES POUR RENFORCER LA GOUVERNANCE ET SOUTENIR
LES PRODUCTEURS
1. Programme National de Développement de la Filière Anacarde : (2017-2021)
Objectifs
- Améliorer la production : Augmenter les rendements des plantations d'anacarde par
l'introduction de nouvelles techniques de culture et la formation des agriculteurs.
- Renforcer la transformation : Promouvoir la transformation locale des noix de cajou
pour ajouter de la valeur avant l'exportation.
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- Améliorer la commercialisation : Faciliter l'accès aux marchés nationaux et
internationaux pour les producteurs béninois.
Actions
- Formations : Sessions de formation pour les producteurs sur les bonnes pratiques
agricoles et les techniques de transformation.
- Accès aux intrants : Distribution de semences améliorées, d'engrais et de produits
phytosanitaires de qualité.
- Structuration de la gouvernance : Création de comités locaux et régionaux pour une
meilleure gestion de la filière.
Résultats attendus
- Productivité augmentée : Amélioration des rendements par hectare.
- Création d'emplois : Opportunités d'emploi pour les jeunes et les femmes dans les
zones rurales.
- Réduction de la pauvreté : Augmentation des revenus des producteurs et meilleure
qualité de vie.
2. Projet d'Appui au Développement de la Filière Anacarde et de l'Entreprenariat
Agricole (PADEFA-ENA)
Objectifs
- Augmenter les surfaces cultivées : Installation de 3000 hectares de nouveaux vergers
d'anacardiers.
- Rénovation des plantations : Rajeunissement de 10000 hectares d'anciennes
plantations pour améliorer les rendements.
- Modernisation des unités de production : Mise à niveau des unités de transformation
des noix et de production de jus de pommes de cajou.
Actions
- Financement et soutien technique : Accès à des fonds et à une assistance technique
pour les agriculteurs.
- Formation et sensibilisation : Programmes éducatifs pour améliorer les pratiques
agricoles et de transformation.
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- Partenariats publics-privés : Collaboration entre le gouvernement et le secteur privé
pour soutenir les initiatives de développement.
Résultats attendus
- Meilleurs rendements : Augmentation de la production de noix de cajou de qualité
supérieure.
- Valeur ajoutée : Transformation locale accrue, augmentant les revenus des
producteurs.
- Développement durable : Pratiques agricoles respectueuses de l'environnement.
3. Réorganisation des filières anacarde et soja (2023)
Mise en place par la Chambre Nationale d'Agriculture (CNA)
Objectifs
- Structurer les acteurs agricoles : Réorganisation des coopératives et des associations
de producteurs.
- Améliorer la gouvernance : Mise en place de comités de gestion pour assurer une
coordination efficace.
- Encourager les accords interprofessionnels : Faciliter les partenariats entre les
différents acteurs de la filière.
Actions
- Création de coopératives : Établissement de nouvelles coopératives communales et
faîtières nationales pour renforcer la capacité de négociation des producteurs.
- Élaboration d'accords-cadres : Accords de collaboration pour harmoniser les efforts
entre les producteurs, les transformateurs et les commerçants.
- Suivi et évaluation : Mise en place de mécanismes pour évaluer l'impact des initiatives
et ajuster les stratégies en conséquence.
Résultats attendus
- Efficacité accrue : Meilleure coordination entre les acteurs de la filière.
- Transparence améliorée : Processus de commercialisation plus clair et équitable.
- Renforcement des capacités : Producteurs mieux informés et mieux équipés pour
réussir
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4. Accords interprofessionnels : (2023-2024)
Objectifs
- Renforcer les liens d'affaires : Améliorer les relations commerciales entre les
producteurs, les transformateurs et les commerçants.
- Faciliter l'accès aux intrants et au financement : Assurer un approvisionnement
régulier en intrants de qualité et un accès au financement pour les agriculteurs.
- Améliorer les services agricoles : Fournir des services techniques et de gestion pour
soutenir les producteurs.
Actions
- Négociation des prix : Établissement de mécanismes pour négocier des prix justes et
équitables pour les producteurs.
- Développement des marchés : Identification de nouveaux marchés et opportunités
commerciales pour les produits d'anacarde.
- Formation et renforcement des capacités : Programmes de formation pour améliorer
les compétences des producteurs et des transformateurs.
- Lancement officiel des travaux des Assemblées Générales : Le ministre de
l’Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche (MAEP) et le ministre de l’Industrie et du
Commerce (MIC) ont procédé au lancement officiel des travaux des Assemblées
Générales de la filière anacarde.
Résultats attendus
- Meilleurs revenus : Accès à des marchés rémunérateurs et augmentation des revenus
des producteurs.
- Liens commerciaux solides : Relations durables et bénéfiques entre les différents
acteurs de la filière.
- Développement intégral : Croissance harmonieuse de la filière anacarde avec des
bénéfices partagés.
5. Collecte et analyse des données
Objectifs
- Suivi des rendements : Obtenir des données précises sur les rendements pour évaluer
l'efficacité des initiatives.
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- Élaboration de stratégies : Utiliser les données pour développer des plans
d'amélioration et de croissance de la filière.
- Gestion de l'information : Centraliser et diffuser les informations pertinentes aux
acteurs de la filière.
Actions
- Enquêtes nationales : Réalisation de sondages et d'enquêtes pour collecter des données
sur la production d'anacarde.
- Analyse des données : Utilisation d'outils analytiques pour interpréter les données et
en tirer des enseignements.
- Diffusion des résultats : Partage des résultats avec les producteurs et les décideurs
pour informer les décisions stratégiques.
Résultats attendus
- Meilleure planification : Stratégies de développement basées sur des données fiables et
à jour.
- Adaptation rapide : Capacité à ajuster les pratiques en fonction des tendances et des
défis identifiés.
- Transparence et confiance : Données partagées de manière transparente avec tous les
acteurs de la filière.
- Collecte et analyse des données : Une enquête nationale sur l'estimation du rendement
de l'anacarde a été réalisée en collaboration avec les principaux acteurs de la filière. Ces
données sont utilisées pour élaborer des stratégies de développement et d'amélioration de
la production
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CONCLUSION
En résumé, la filière anacarde au Bénin, bien qu'elle ait traversé plusieurs étapes de
développement depuis son introduction dans les années 1960, demeure un secteur stratégique
pour l'économie du pays. Son évolution témoigne de la résilience des producteurs béninois et
des efforts continus pour diversifier et renforcer cette filière. Toutefois, malgré ses réussites,
des défis subsistent, notamment en matière de gouvernance de qualité de la production et
d'accès aux financements. Néanmoins, les opportunités offertes par le marché mondial et les
réformes en cours peuvent permettre à la filière anacarde de surmonter ces obstacles. En
soutenant les producteurs, en améliorant les infrastructures de transformation et en favorisant
un cadre de gouvernance favorable, le Bénin peut consolider sa place parmi les grands
producteurs mondiaux d’anacarde tout en garantissant une meilleure rémunération pour ses
agriculteurs.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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