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Pythagore : Philosophe et Sage Grec

Pythagore, philosophe présocratique né vers 580 av. J.-C. à Samos, est connu pour sa contribution à la philosophie des nombres et à la métempsycose, bien qu'il n'ait laissé aucun écrit. Sa vie reste largement mystérieuse, avec des récits souvent mythiques sur son enseignement et son influence, notamment sur la notion de 'philosophe'. Les sources sur Pythagore proviennent principalement de l'époque romaine et sont souvent remplies de légendes et d'interprétations postérieures.

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Pythagore : Philosophe et Sage Grec

Pythagore, philosophe présocratique né vers 580 av. J.-C. à Samos, est connu pour sa contribution à la philosophie des nombres et à la métempsycose, bien qu'il n'ait laissé aucun écrit. Sa vie reste largement mystérieuse, avec des récits souvent mythiques sur son enseignement et son influence, notamment sur la notion de 'philosophe'. Les sources sur Pythagore proviennent principalement de l'époque romaine et sont souvent remplies de légendes et d'interprétations postérieures.

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Pythagore (en grec ancien : Πυθαγόρας / Puthagóras) est un maître de sagesse charismatique

et philosophe présocratique qui serait né aux environs de 580 av. J.-C. à Samos, une île du sud-est de
la mer Égée ; on situe sa mort vers 495 av. J.-C., à l'âge de 85 ans. Il a introduit la notion
de métempsycose dans le monde grec ; son nom est aussi lié aux mathématiques, à la philosophie
des nombres ainsi qu'à la notion d'harmonie céleste — même si l'approfondissement de ces notions
est plutôt dû à ses disciples et épigones, ceux que l'on appelle les pythagoriciens1. Par ailleurs, il a
fondé en Italie du Sud une communauté à mi-chemin entre la politique et la philosophie, qui s'est
distinguée par son mode de vie spécifique1.

Si nous sommes assurés de l'existence de Pythagore2, on ne sait rien de sa vie, si bien qu'il est difficile
d'éclairer l'histoire de ce penseur. Son nom (étymologiquement, Pyth-agoras : « celui qui a été
annoncé par la Pythie ») provient de l'annonce de sa naissance faite à son père lors d'un voyage
à Delphes.

Il n’a jamais rien écrit : même si on lui a attribué dès les IIe et IIIe siècles de notre ère un certain
nombre d'ouvrages et si les soixante-et-onze lignes des Vers d’Or ont longtemps été considérées de sa
main, il ne s'agit que d'apocryphes qui témoignent en revanche de l'extraordinaire légende qui s'est
créée autour de son nom3. Le néopythagorisme est néanmoins empreint d'une mystique des
nombresn 1 qui était déjà présente dans la pensée de Pythagore.

Hérodote voyait en celui qu'il appelait « le sage Pythagore (...) l'un des plus grands esprits de la
Grèce »5, et Pythagore jouira d'un grand prestige au fil des siècles, Hegel disant de lui qu'il était « le
premier maître universel6 ».

Selon une remarque importante d’Héraclide du Pont7 rapportée par Cicéron, Pythagore serait le
premier penseur grec à s’être qualifié lui-même de φιλόσοφος (philosophos), dont le sens est « ami
du savoir ou de la sagesse » :

« Par la même raison, sans doute, tous ceux qui se sont attachés depuis aux sciences contemplatives,
ont été tenus pour Sages, et ont été nommés tels, jusques au temps de Pythagore, qui mit le premier
en vogue le nom de philosophes. Héraclide du Pont, disciple de Platon, et très habile homme lui-
même, en raconte ainsi l'histoire. Un jour, dit-il, Léon, roi des Phliasiens, entendit Pythagore discourir
sur certains points avec tant de savoir et d'éloquence, que ce prince, saisi d'admiration, lui demanda
quel était donc l'art dont il faisait profession. À quoi Pythagore répondit, qu'il n'en savait aucune ;
mais qu'il était philosophe. Et sur ce, le roi, surpris de la nouveauté de ce nom, le pria de lui dire qui
étaient donc les philosophes, et en quoi ils différaient des autres hommes. »

— Cicéron, Tusculanes, V, 3, § 8

Sources

Aucun écrit authentique de Pythagore ne nous est parvenu, et on ne sait presque rien de certain sur
sa vie8,9,10,11,12. Les premières sources sont brèves, ambigües et souvent satiriques13,14,15. La plus
ancienne concernant les enseignements de Pythagore est un poème satirique probablement écrit
après sa mort par Xénophane, qui est l'un de ses contemporains16,17. Dans ce poème, Pythagore aide
un chien qui est battu, affirmant reconnaître dans ses cris la voix d'un ami disparu16,15,18. Alcméon de
Crotone, un médecin qui vivait à Crotone à peu près à la même époque que Pythagore, incorpore de
nombreux enseignements pythagoriciens dans ses écrits et fait allusion au fait qu'il aurait connu
Pythagore personnellement19. Le philosophe Héraclite d'Éphèse, qui naît à quelques kilomètres de
Samos et qui vit peut-être au même moment que Pythagore, voit en lui une sorte de charlatan, mais
intelligent, remarquant que « Pythagore, fils de Mnésiarque, a pratiqué la recherche plus que tout
autre homme, et en choisissant parmi ces écrits il s'est fabriqué une sagesse — beaucoup
d'apprentissage, une habile friponnerie »13,20.

Au Ve siècle av. J.-C., les poètes grecs Ion de Chios et Empédocle expriment tous deux dans leurs
poèmes leur admiration pour Pythagore21. La première description concise de Pythagore provient de
l'historien Hérodote, qui le décrit comme « non le plus insignifiant » des sages grecs et affirme que
Pythagore a enseigné à ses disciples comment atteindre l'immortalité22. L'exactitude des travaux
d'Hérodote est controversée23. Les écrits attribués au philosophe pythagoricien Philolaos de Crotone,
qui a vécu à la fin du Ve siècle av. J.-C., sont les premiers textes à décrire les théories numérologiques
et musicales qui seront attribuées plus tard à Pythagore24. Le rhétoricien athénien Isocrate est le
premier à rapporter que Pythagore a visité l'Égypte22. Aristote écrit un traité sur les pythagoriciens —
qui est perdu — mais dont une partie est peut-être conservée dans le Protreptique. Les disciples
d'Aristote, Dicéarque, Aristoxène et Héraclide du Pont, ont également écrit sur le même sujet25.

La plupart des sources majeures sur la vie de Pythagore datent de l'époque romaine. À ce moment-là,
selon le classiciste allemand Walter Burkert, « l'histoire du pythagorisme était déjà (…) la
reconstruction laborieuse de quelque chose de perdu et disparu »25. Trois biographies de Pythagore
ont survécu depuis la fin de l'Antiquité, toutes remplies principalement de mythes et de
légendes12,26,27. La plus ancienne et la plus respectable d'entre elles[réf. nécessaire] est celle de Diogène
Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres. Les deux autres biographies sont dues
aux philosophes néoplatoniciens Porphyre de Tyr (Vie de Pythagore) et Jamblique (Vie de Pythagore),
et ces ouvrages sont en partie des textes polémiques contre la progression du christianisme. Les
sources ultérieures sont beaucoup plus longues et encore plus fantaisistes dans leurs descriptions des
réalisations de Pythagore26,27. Porphyre et Jamblique, eux, ont utilisé un matériel provenant des écrits
perdus des disciples d'Aristote et le matériel tiré de ces sources est généralement considéré comme
le plus fiable25.

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