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Chimie des solutions : définitions et pH

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PARTIE I : CHIMIE DES SOLUTIONS

Chapitre I : rappels et généralités


1. Définitions
1.1. Solution
1.2. Concentration d’une espèce en solution :
1.2. La masse volumique
1.3. La densité
1.4. Pourcentage ou Fraction
CHAPITRE II : REACTIONS ACIDO-BASIQUES
1. Définitions
1.1. Définition d’ARRHENIUS
1.2. Définition de BRONSTED
1.3. Couple acide-base conjugués
1.4. Force des acides et des bases
1.5. Constantes d’acidité et de basicité.
1.6. Coefficient de dissociation d’un acide faible :
2. CALCUL DE PH DES SOLUTIONS AQUEUSES
2.1. Cas d’un acide fort
2.2. Cas d’un acide faible
2.3. Cas d’une base forte
2.4. Cas des bases faibles.
2.5. Cas d’un mélange d’un acide fort et d’un acide faible.
2.6. Cas d’un mélange de deux acides faibles
3. Solutions tampon.
3.1. Définition de la ST.
3.2. Propriété de la ST.
3.3. Préparation de la ST.
3.4. Calcul du pH de ST
4. Titrages acide-base.
1.1. Titrage d’un acide fort par une base forte
1.2. Titrage d’un acide faible par une base forte.
PARTIE I : CHIMIE DES SOLUTIONS
Chapitre I : rappels et généralités
1. Définitions
1.1. Solution
Une solution peut être définie comme un mélange homogène dont les constituants sont
divisés et dispersés l'un dans l'autre au niveau moléculaire. Une solution est toujours constituée :
✓ d'un solvant (constituant majoritaire),
✓ d'un ou plusieurs solutés.
Les solutions liquides (dites aqueuses lorsque le solvant est l'eau).
Les solutés peuvent être :
• un gaz (CO2 dans les boissons gazeuses, O2, HCl,…),
• un liquide : éthanol, …
• un solide : sel.
1.2. Concentration d’une espèce en solution :
on distingue :
1.4.1. La concentration molaire
La concentration molaire d’une espèce chimique en solution CA est la quantité de matière de
cette espèce présente dans un litre de solution.
nA
CA = (unité mol/L)
V

Avec : nA la quantité de matière de A en solution et V le volume de la solution.


• Préparation des solutions aqueuses
a. Par mise en solution d’un solide
Détermination de la masse de soluté à peser
Soit à préparer un volume V d’une solution contenant l’espèce X, de
masse molaire M(X), à la concentration [X]= CX. Il faut, en général,
déterminer la masse de l’espèce X à peser.
Soit m(X) cette masse.
m(X)
n(X) =
M(X)
n(X) m(X)
Cx = =
V M(X) × V
Exemple :
Calculer la masse de soude NaOH nécessaire pour préparer 50 mL d’une solution 0,01M.
On donne M(NaOH)=40 g/mol.
Solution :
On a :
n(NaOH) m(NaOH)
C(NaOH) = =
V M(NaOH) × V
m(NaOH) = M(NaOH) × V × C(NaOH)
m(NaOH) = 40 × 50 × 10−3 × 0,01
𝐦(𝐍𝐚𝐎𝐇) = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟐 𝒈 = 𝟐𝟎 𝒎𝒈
b. Par dissolution d’un gaz
Soit V(G) le volume de gaz à dissoudre, V le volume de la solution, Vm le volume molaire des
gaz dans les conditions de l’expérience, n(G) la quantité de matière de gaz et [G] la
concentration molaire du gaz dans la solution. On a:
On a :
V(G)
n(G) =
Vm
donc :
n(G) V(G)
[G] = =
V V × Vm
Exemple :
On fait dissoudre un volume de 20 cm3 de NH3 gaz dans 500 ml d’eau. Calculer la concentration
de NH3.
Solution
D’après l’expression précédente on peut écrire :
n(NH3 ) V(NH3 )
[NH3 ] = =
V V × Vm
20 × 10−3
[NH3 ] =
500 × 10−3 × 22,4
[𝐍𝐇𝟑 ] = 𝟏, 𝟕𝟖 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍/𝑳

c. Par dilution d’une solution (la solution fournie est en général appelée solution mère)
On prélève un volume V0 de la solution mère de concentration C0 que l’on dilue avec de l’eau
distillée pour obtenir une solution diluée de volume V1 et de concentration désirée C1.
Détermination du volume V0 à prélever
La quantité de matière de soluté dans le volume V0 est: n(X)=C0.V0
Cette quantité de matière se retrouve dans la solution après dilution. Cela traduit la conservation
de la matière, donc: n(X)=C1.V1
On en déduit la relation suivante (qu’on appellera par la suite formule de dilution ou équation
de conservation de la matière):
C0×V0=C1×V1
Le volume à prélever est donc:
𝐶1 × 𝑉1
𝑉0 =
𝐶0
Lors d’une dilution le facteur de dilution est le rapport de la concentration de la solution mère
sur celle de la solution fille :
𝐶0
𝑓=
𝐶1
Opérations à effectuer
Exemple :
On prélève un volume V0 = 20 mL d’une solution aqueuse de sulfate de cuivre II de
concentration C0=5×10-2 mol.L-1
Ce volume est introduit dans une fiole jaugée de 500 mL, on complète avec de l’eau distillée
jusqu’au trait de jauge, puis on homogénéise.
a. Comment prélève t on le volume V0 de la solution mère.
b. Quelle est la concentration de la solution fille ?
c. Calculer le facteur de dilution F effectué.
Solution
a. Pour prélever le volume V0 de solution mère on utilise une pipette jaugée car le
prélèvement est plus précis.
b. Concentration de la solution fille
On sait que la concentration de la solution fille C1 et celle de la solution mère C0 sont reliée
par la relation de dilution
C0×V0=C1×V1
où V0 et V1 désignent respectivement le volume de solution mère prélevé et le volume final de
la solution fille.
𝐶0 × 𝑉0
𝐶1 =
𝑉1
𝑪𝟏 = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍/𝑳
c. Calcul du facteur de dilution F
On rappelle que
𝐶0
𝑓=
𝐶1
5 × 10−2
𝑓=
2 × 10−3
𝒇 = 𝟐𝟓

1.4.2. La concentration massique Cm


C'est le rapport de la masse de composé X contenu dans un certain volume de solution divisée
par ce volume de solution. La masse est exprimée en kg ou en g et le volume souvent exprimé
en L et parfois en m3.
𝐦(𝐗)
𝐂𝐦 (𝐗) = (Unité g/L)
𝐕

Exemple
On dissout 5 g de sulfate de cuivre (CuSO4) dans 400 mL d’eau. Quelle est alors la
concentration massique du sulfate de cuivre ?
On a :
m(CuSO4) = 5g, V= 400 mL
𝐦(𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 )
et 𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) = 𝐕

𝟓
𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) =
𝟒𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟑
𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) = 𝟏𝟐, 𝟓 𝐠/𝐋

1.4.3. La molalité
Elle correspond à la quantité de matière de X pour 1 kg de solvant. Cette unité de
concentration n'est que très rarement utilisée. Pour les solutions aqueuse la molalité est la
concentration molaire sont les mêmes.
1.4.4. La normalité
Cette unité de concentration qui a été largement utilisée, on définit la normalité d'une solution
acide dans l'eau comme le nombre de mol d'ion H3O+ susceptible d'être libérés par un litre de
solution. De même, la normalité oxydo-réductrice d'une solution correspond au nombre de mol
d'électrons susceptibles d'être libérés par un litre de solution. La normalité est liée à la molarité
par l’équation :
N=P×M
N : Normalité ;
P : nombre d’équivalent ;
M : molarité.
Exemple :
Composé HCl H2SO4 H3PO4 NaOH
nombre d’équivalent P P=1 P=2 P=3 P=1

1.5. La masse volumique


La masse volumique d’une solution est définie par le rapport de la masse de solution (msol) au volume total qu’elle occupe (Vsol).

𝐦𝐬𝐨𝐥
𝛒𝐬𝐨𝐥 = (unité : g/L, kg/L, kg/m3…)
𝐕 𝐬𝐨𝐥

1.6. La densité
La densité est le rapport de la masse volumique de la solution à la masse volumique de l’eau.
𝛒
𝐝𝐬𝐨𝐥 = 𝛒 𝐬𝐨𝐥 (C’est un nombre sans)
𝐞𝐚𝐮

1.7. Pourcentage ou Fraction


1.7.1. Pourcentage ou Fraction massique
Le pourcentage massique ou fraction massique d'un soluté p(X) ou w(X) en solution est le
quotient de la masse de ce soluté m(X) dissoute dans un litre de solution par la masse d’un litre
de solution msol.
𝐦(𝐗)
𝐰(𝐗) = 𝐩(𝐗) =
𝐦𝐬𝐨𝐥
Exemple :
Une solution ammoniacale de densité 0,910 et de concentration C=12,8 mol/L en NH3.
Calculer la fraction massique en eau et NH3.
On a la densité de la solution est 0,910
𝜌𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑑=
𝜌𝑒𝑎𝑢
Donc 𝜌𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑑 × 𝜌𝑒𝑎𝑢
𝜌𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 = 910 𝑔/𝐿
Si on considère un litre de solution il pèse 910 g.
En de plus 1L de solution comprend : n(NH3)=12,8 mol de NH3
 𝑚(𝑁𝐻3 ) = 𝑛(𝑁𝐻3 ) × 𝑀(𝑁𝐻3 ) = 12,8 × 17 = 217,6 𝑔
 Alors 𝑚(𝐻2 𝑂) = 910 − 𝑚(𝑁𝐻3 ) = 692,4 𝑔
Donc
𝑚(𝑁𝐻3 ) 𝑚(𝐻2 𝑂)
𝑤(𝑁𝐻3 ) = et 𝑤(𝐻2 𝑂) =
910 910
𝟐𝟏𝟕,𝟔 𝟔𝟗𝟐,𝟒
𝐰(𝐍𝐇𝟑 ) = = 𝟎, 𝟐𝟒 et 𝐰(𝐇𝟐 𝐎) = = 𝟎, 𝟕𝟔
𝟗𝟏𝟎 𝟗𝟏𝟎

1.7.2. Pourcentage ou Fraction La fraction molaire (X) :


La fraction molaire du soluté est le rapport du nombre de moles de soluté par le nombre
de moles de la solution nsol avec (nsol =n(solvant)+n(soluté)).
𝐧(𝐗)
𝔁(𝐗) =
𝐧𝐬𝐨𝐥
Exemple :
Calculer la fraction molaire de la glycine dans une solution aqueuse de molalité 14
mol/kg.
D’après l’expression de la molalité on peut dire qu’un kilogramme d’eau contient 14 mol
de glycine.
On calcul d’abord la quantité de matière d’eau contenue dans un kilogramme :
𝒎(𝑯𝟐 𝑶) 𝟏𝟎𝟎𝟎
𝒏(𝑯𝟐 𝑶) = =
𝑴(𝑯𝟐 𝑶) 𝟏𝟖
𝒏(𝑯𝟐 𝑶) = 𝟓𝟓, 𝟓𝟓 𝒎𝒐𝒍
Donc :
𝒏(𝑯𝟐 𝑶)
𝒙(𝑯𝟐 𝑶) =
𝒏(𝑯𝟐 𝑶) + 𝒏(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆)

𝟓𝟓, 𝟓𝟓
𝐱(𝐇𝟐 𝐎) = = 𝟎, 𝟖
𝟓𝟓, 𝟓𝟓 + 𝟏𝟒
𝒏(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆)
𝒙(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆) =
𝒏(𝑯𝟐 𝑶) + 𝒏(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆)
𝟏𝟒
𝒙(𝐠𝐥𝐲𝐜𝐢𝐧𝐞) = = 𝟎, 𝟐
𝟔𝟗, 𝟓𝟓
La fraction molaire de la glycine est : 𝒙(𝐠𝐥𝐲𝐜𝐢𝐧𝐞) = 𝟎, 𝟐
CHAPITRE II : REACTIONS ACIDO-BASIQUES
1. Définitions
1.1. Définition d’ARRHENIUS
✓ Un acide est une substance pouvant libérer des ions H+ :
HCl →H+ + Cl-.
✓ Une base est une substance pouvant libérer des ions OH-:
NaOH →Na+ + OH-
Cette théorie ne permet pas d’expliquer pourquoiNH3dans l’eau est basique alors qu’elle ne
contient pas de groupe OH. Elle est donc généralisée par BRONSTED.
1.2. Définition de BRONSTED
Parmi les différentes théories des acides et des bases, la théorie proposée par BRONSTED en
1923 est encore actuellement la plus utilisée.

Un acide : est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible de libérer (céder) un
proton H+. Un acide contient donc nécessairement l’élément hydrogène, mais tout composé
hydrogéné n’est pas pour autant un acide :
AH  A- + H+
✓ Une base : est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible d’accepter (fixer) un
proton H+. Une base possède nécessairement un doublet d’électrons non-liant sur lequel
l’ion H+ vient se lier :
A- + H+ AH
ou encore
B + H+ BH+.
Il est à noter que les composés tels que NaOH, KOH, … , dans l’eau se dissocient en donnant
des ions OH- qui sont des bases puisqu’ils peuvent fixer un proton :
OH- + H+H2O
1.3. Couple acide-base conjugués
Soit la réaction
AH  A- + H+
L’espèce A- et le proton formés peuvent se recombiner pour donner AH; donc A-est une base.
L’ensemble des deux espèces associées dans le même équilibre constitue un couple acide/base.
L’acide et la base d’un même couple sont dit conjugués.
On note le couple acide-base conjugués : HA/A-.
Certains composés possèdent à la fois un H libérable sous la forme H+ et un ou plusieurs
doublets non liants. Ils peuvent ainsi participer à deux couples, en étant l’acide de l’un et la
base de l’autre. Ils sont amphotères ou ampholytes. Donc, selon le partenaire auquel il est
opposé, un composé amphotère se comporte comme un acide ou comme une base.
Exemple :H2O
H2O est l’acide du couple H2O/OH-H2O  OH- + H+
H2O est la base du couple H3O+/H2O  H3O+ H2O + H
Une réaction acide-base fait intervenir 2 couples acide/base. Cette réaction consiste en un
transfert d’ion H+ entre l’acide d’un couple et la base de l’autre couple.A1 + B2B1 + A2.
1.4. Force des acides et des bases
Il existe deux types des acides et des bases selon leur dissociation :
a. Acides forts et bases fortes
Ce sont des électrolytes forts : La réaction de dissociation est totale :
HCl + H2O →H3O+ + Cl-
NaOH →Na+ + OH-
b. Acides faibles et bases faibles
Ce sont des électrolytes faibles. On a un équilibre de dissociation qui est nettement en faveur
de la réaction inverse.
HCN + H2O H3O+ + CN- HCN : acide faible
F- + H2O HF + OH- F- : base faible
1.5. Constantes d’acidité et de basicité.
Soit HA un acide faible :
HA+ H2OH3O+ + A-
La loi d’action de masse nous permet d’écrire :
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑐 =
[𝐻𝐴][𝐻2 𝑂]
[H3 O+ ][𝐴− ]
D’où 𝐾𝑐 × [𝐻2 𝑂] = [𝐻𝐴]

On pose
[H3 O+ ][𝐴− ] [H3 O+ ][𝐵𝑎𝑠𝑒]
𝐾𝑎 = =
[𝐻𝐴] [𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
Ka : constante d’acidité de HA
Les constantes Ka varient, selon les acides, par commodité, dans les calculs, on remplace Ka
par pKa avec pKa = - logKa.
Un acide est d’autant plus fort que son Ka est grand et que son pKa est plus petit.
Remarque : les acides forts sont totalement dissociés en solution, donc ne possèdent pas de Ka.
De manière analogue on pourrait définir la force des bases à partir de l’équilibre qui
s’établit dans les solutions aqueuses. La constante d’équilibre correspondante serait une
constante de basicité Kb. Par exemple pour le couple AH/A- :
A- + H2O  HA+ OH-
[OH − ][𝐻𝐴] [OH − ][𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
𝐾𝑏 = =
[𝐴− ] [𝐵𝑎𝑠𝑒]
Mais on peut constater que, pour un acide et une base conjugués, Ka et Kb sont liées :
[H3 O+ ][𝐴− ] [OH − ][𝐻𝐴]
𝐾𝑎 × 𝐾𝑏 = × = [H3 O+ ][OH − ]
[𝐻𝐴] [𝐴− ]
Ce produit est appelé produit ionique de l’eau Ke, sa valeur ne dépend que de la température.
Ke = [H3O+][OH-] = 10-14à 25°C
Cette relation est générale, elle s’applique à toute solution aqueuse, quelle que soit l’origine des
ions H3O+ et OH- et quelles que soient les autres espèces présentes en solution.
En toute circonstance, on a :
Ka×Kb = 10-14
et
pKa + pKb = 14.
Il n’est donc pas nécessaire, pour les bases d’établir une échelle de basicité. Il suffit de connaître
les Ka des acides conjugués.
Exemple :
Soient deux couples acide/base :
HF/F- (pKa1 = 3,2) et CH3COOH/CH3COO- (pKa2 = 4.8).
pKb1 = 14 - 3,2 = 10,8 et pKb2 = 14 – 4.8 = 9,2
- pKa1< pKa2 donc l’acide HF est plus fort queCH3COOH
- pKb2< pKb1 donc la base CH3COO- est plus forte que F-
Plus l’acide est fort, plus sa base conjuguée est faible.
Constantes d’acidité et pKa des couples acide/base usuels, en solution aqueuse, à 25°C
Acide HF HNO2 HCOOH CH3OOH H2S HClO HCN CH3NH3+
Base conjuguée F- NO2- HCOO- CH3OO- HS- ClO- CN- CH3NH2
pKa 3,2 3,2 3,8 4,7 7 7,5 9,2 10,6

Remarque :
Force d’une base ou d’un acide en connaissant la force de son acide ou sa base conjuguée :
HCl + H2O → H3O+ + Cl- La base conjuguée Cl- d’un acide fort HCl est
une base infiniment faible ; on dit que c’est une
espèce indifférente
NaOH → Na+ + OH- L’acide conjugué Na+ d’une base forte NaOH
est un acide infiniment faible ; on dit que c’est
une espèce indifférente
CH3COOH + H2O  H3O+ + CH3COO- La base conjuguée CH3COO- d’un acide
faibleCH3COOH est une base faible
NH3 + H2O NH4+ + OH- L’acide conjugué NH4+ d’une base faible NH3
est un acide faible.

Exemples d’application :
Quelle est la nature acido-basique des solutions suivantes :
✓ Solution NH4Cl.
✓ Solution NaF
✓ Solution NaCl
Solution :
2. NH4Cl →NH4+ + Cl- NH4+ : acide conjugué de NH3 (base faible)
donc NH4+ est un acide faible ;
Cl- : base conjuguée de HCl (acide fort) donc
Cl- est une base infiniment faible.
Donc la solution acide : NH4+ + H2O NH3
+ H3O+
3. NaF →Na+ + F- Na+ : acide infiniment faible (acide
conjugué de NaOH (base forte)) ;
F- : base faible (base conjuguée de HF
(acide faible)). Donc la solution est
basique : F- + H2O  HF + OH-
4. NaCl →Na+ + Cl- Na+ : acide infiniment faible ;Cl- : base
infiniment faible. Donc la solution est neutre
:
2H2O H3O+ + OH-
La réaction d’auto-ionisation de l’eau :
Ke=[H3O+][OH-]=10-14 ; [H3O+]=[OH-]=10-7
M ; pH=7

1.6. Coefficient de dissociation d’un acide faible :


On considère l’équilibre d’ionisation de l’acide AH. La composition du système est
exprimée en fonction du coefficient d’ionisation α (ou taux de dissociation ou fraction
dissociée ou ionisée) de cet acide, en négligeant l’équilibre de dissociation de l’eau :
Nombre de moles dissociées à l’équilibre
α=
Nombre de moles dissoutes initialement
0 1
o Pour un électrolyte fort,  est voisin de 1.
o Pour un électrolyte faible,  est inférieur à 1.
Soit un acide faible HA [HA]i=C , nous avons l’équilibre :

HA  A- H+
ti C 0 0
teq C(1-) αC αC
[H3 O+ ][𝐴− ] (𝛼𝐶)2 𝛼2
𝐾𝑎 = = =𝐶
[𝐻𝐴] 𝐶(1 − 𝛼) (1 − 𝛼)
𝐊𝐚 𝛂𝟐
=
𝐂 (𝟏 − 𝛂)
𝐾 𝛼2
➢ Si C 𝐶𝑎 (1−𝛼)

𝐾 𝛼2
➢ Si C 𝐶𝑎 (1−𝛼)
La dilution augmente la dissociation de l’électrolyte. A dilution infinie (C0 → 0), le
coefficient d’ionisation augmente et tend vers une valeur limite αlimite. C’est la loi
d’OSTWALD ou la loi de dilution.

2. CALCUL DE PH DES SOLUTIONS AQUEUSES


La mesure du pH d’une solution aqueuse permet de la classer comme solution acide ou
basique.
Par définition :
𝑝𝐻 = −log[𝐻3 𝑂+ ]
✓ Solution neutre [H3O+] = [OH-] →[H3O+]2 = 10-14, [H3O+]= 10-7mol/L et pH=7
✓ Solution acide [H3O+] > [OH-]  pH<7
✓ Solution basique [H3O+] < [OH-]  pH>7
2.1. Cas d’un acide fort
Cas d’une solution aqueuse d’un acide fort, totalement ionisé, de concentration molaire Ca.
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
AH + H2O → A- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
H2O ; A- ; H3O+ ;OH- (Il n’y a plus de AH qui est totalement ionisé)
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
Conservation de la matière: [A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]
On obtient l’équation :
[𝐻3 𝑂+ ]2 − 𝐶[𝐻3 𝑂+ ] − 𝐾𝑒 = 0
Dans certains cas (solutions de concentrations moyennes) ), une approximation peut être
adoptée pour obtenir une expression simple du pH de la solution.
➢ Approximation :
Cas de solution pas très diluée C> 10-6.5 M: la quantité d’ions H3O+ libérés par l’acide est
importante par rapport à celle provenant de la dissociation de l’eau. Cette dernière
étant égale à la concentration en ions OH-,
On a donc : [OH-] << [H3O+]
On dit que la solution est suffisamment acide et on néglige l’équilibre de dissociation de
l’eau.
➢ Calculs
[A-] = [H3O+] = C  pH = -log C
Cas de solution très diluée : C< 10-6.5 M : La quantité d’ions H3O+ libérés par l’eau n’est pas
négligeable devant celle provenant de l’ionisation de l’acide AH. On ne fait pas
d’approximation.
Il faut donc résoudre l’équation du 2ème degré :
[𝐻3 𝑂+ ]2 − 𝐶[𝐻3 𝑂+ ] − 𝐾𝑒 = 0

𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐇𝟑 𝐎+ ] =
𝟐

+]
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈[𝑯𝟑 𝑶 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
Exemple
1. Calculer, à 25°C le pH d’une solution décimolaire d’acide nitrique.
2. Calculer, à 25°C, le pH d’une solution d’acide nitrique de concentration 10-8 M.
1. on a C= 0,1 M alors C> 10-6.5 M donc pH = -log C  pH=1
2. On a C=10-8 M donc C<10-6.5 M donc on ne peut pas négliger l’auto ionisation de l’eau,
car la quantité d’ions H3O+ fournit par cette réaction n’est plus négligeable.
L’expression de la concentration des ions H3O+ est :
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐇𝟑 𝐎+ ] =
𝟐
Et le pH est:

+]
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈[𝑯𝟑 𝑶 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
𝒑𝑯 = 𝟔, 𝟔𝟖
2.2. Cas d’un acide faible
On considère un acide faible de concentration Ca
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
AH + H2O ⇌ A- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
AH ; A- ; H2O ; H3O+ ; OH-
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑎 =
[𝐻𝐴]
Conservation de la matière : [AH]+[A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]

𝑘𝑒
[A-] = [H3O+] - [OH-]  [𝐴− ] = [𝐻3 𝑂+ ] −
𝑂𝐻 −

[AH] = Ca - [A-]

[𝐻3 𝑂+ ]2 − 𝐾𝑒
𝐾𝑎 =
𝐾𝑒
𝐶𝑎 − [𝐻3 𝑂+ ] +
[𝐻3 𝑂+ ]
[H3O+]3 + Ka×[H3O+]2 – (Ka×Ca + Ke)×[H3O+] – KaKe = 0
On obtient une équation dont la résolution n’est pas facile à faire, d’où la nécessité de faire des
approximations.

➢ Approximations:
Approximation 1
Le milieu peut être suffisamment acide et on pourra négliger l’autoprotolyse de l’eau on
pourra donc avoir :
[OH-] << [H3O+]
Approximation 2
Cas où l’acide est faiblement ionisée : [A-] << [AH], pour pouvoir faire cette approximation,
il faut vérifier que:
𝐾𝑎
≤ 10−2 𝑀−1
𝐶𝑎
Donc si on applique ces approximations on aura :
[A-] = [H3O+] - [OH-]  [𝐴− ] ≈ [𝐻3 𝑂+ ]
[AH] = Ca - [A-]  [AH] ≈ Ca
Alors si on remplace dans l’expression de la constant d’acidité on va avoir :
2
[H3 O+ ]
𝐾𝑎 =
𝐶𝑎
Donc
[H3 O+ ] = √𝐾𝑎 × 𝐶𝑎
Et par suite :
1
𝑝𝐻 = (𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑎 )
2
Cas où l’acide n’est pas faiblement ionisé c’est -à-dire si
𝐾𝑎
> 10−2 𝑀−1
𝐶𝑎
L’approximation 2 n’est plus légitime. Et on a:
[A-] ≈ [H3O+] est toujours valable comme le milieu est supposé suffisamment acide
[AH] = Ca - [A-]  [AH] = Ca - [H3O+]
Alors:

2
[H3 O+ ]
𝐾𝑎 =
𝐶𝑎 − [H3 O+ ]

soit: [H3O+]2 + Ka×[H3O+] - Ka×Ca = 0


La résolution de cette équation nous donne l’expression de la concentration des ions [H3O+]

−𝑲𝒂 +√𝑲𝟐𝒂 +𝟒𝑲𝒂 𝑪 𝐊𝐚


+]
[𝐇𝟑 𝐎 = si > 1𝟎−𝟐 𝑴−𝟏
𝟐 𝐂

−𝑲𝒂 + √𝑲𝟐𝒂 + 𝟒𝑲𝒂 𝑪


𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
Exemple :
Calculer le pH d’une solution aqueuse d’acide fluorhydrique de concentration
1. C1 = 10-1 M
2. C2 = 10-3 M.
On donne à 25°C, pKa(HF/F-) = 3,18, pKe = 14.
solution
1. C1=10-1 M
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
HF + H2O ⇌ F- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
HF ; F- ; H2O ; H3O+ ; OH-
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
[H3 O+ ][𝐹 − ]
𝐾𝑎 =
[𝐻𝐹]
Conservation de la matière : [HF]+[A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]
Approximation 1 : milieu suffisamment acide donc : [A-]  [H3O+]
Approximation 2 :
𝐊𝐚
On calcule le rapport :
𝐂

𝐊 𝐚 𝟏𝟎−𝟑,𝟐
= = 𝟏𝟎−𝟐,𝟐 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑴−𝟏 ≤ 𝟏𝟎−𝟐 𝑴−𝟏
𝐂 𝟏𝟎−𝟏
Donc l’expression du pH est :
1
𝑝𝐻 = (𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑎 )
2
𝑝𝐻 = 2,1
2. C2 = 10-3 M
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
HF + H2O ⇌ F- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
HF ; F- ; H2O ; H3O+ ; OH-
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
[H3 O+ ][𝐹 − ]
𝐾𝑎 =
[𝐻𝐹]
Conservation de la matière : [HF]+[A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]
Approximation 1 : milieu suffisamment acide donc : [A-]  [H3O+]
Approximation 2 :
𝐊𝐚
On calcule le rapport :
𝐂

𝐊 𝐚 𝟏𝟎−𝟑,𝟐
= −𝟑
= 𝟏𝟎−𝟎,𝟐 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟏 𝑴−𝟏 > 𝟏𝟎−𝟐 𝑴−𝟏
𝐂 𝟏𝟎
Donc l’expression du pH est :
−𝑲𝒂 + √𝑲𝟐𝒂 + 𝟒𝑲𝒂 𝑪
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
Exercice
On considère une solution d’acide faible de concentration initiale C0, et de constante d’acidité
Ka. Sans faire aucune approximation établir l’équation en [H3O+] dont la résolution permettrait
d’exprimer le pH de la solution en fonction de C0 , Ka et Ke.

2.3. Cas d’une base forte


B + H2O → BH+ + OH- [B]0 = C
2H2O  H3O+ + OH- LAM : Ke = [H3O+] [OH-]
Electroneutralité : [H3O+] + [BH+] = [OH-]
Conservation de masse : C = [BH+]
Ke + C[OH-] = [OH-]2 [OH-]2 - C[OH-] - Ke = 0
Là aussi on néglige l’auto ionisation de l’eau si la concentration de la base n’est pas très faible
(C>10-6.5 M)
E.N : [BH+] = [OH-] = C
pOH = -log [OH-] = - log C
pH = 14 + log C
pH + pOH = 14 : pH = 14-pOH

Si la concentration de la base est très faible (C<10-6.5 M), il faut tenir compte de l’auto ionisation
de l’eau : il faut résoudre l’équation du 2ème degré:
[𝑂𝐻 − ]2 − 𝐶[𝑂𝐻 − ] − 𝐾𝑒 = 0

𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐎𝐇 − ] =
𝟐
𝐂+√𝐂 𝟐 +𝟒𝐊 𝐞
pH = 14-pOH=14+log( )
𝟐

Exemple : soit la solution de NaOH de concentration C = 10-8 mol.l-1, la concentration des ions
OH- est 1,051×10-7 M le pH de la solution est pH = 14 - pOH = 7,02 au lieu de pH=6.

2.4. Cas des bases faibles.


➢ Soit B la base faible de concentration initiale [HA]0 = C.
B + H2O  BH+ + OH- [B]o = C
2H2O H3O+ + OH- négligeable
➢ Loi d’action de masse :
[OH − ][𝐵𝐻 + ]
𝐾𝑏 =
[𝐵]
➢ Elecroneutralité : [BH+] = [OH-] milieu basique on néglige les ions H3O+ provenant de
l’eau.
➢ Conservation de masse : C = [BH+] + [B] ; si la base est fortement dissociée
𝐊𝐛
( > 1𝟎−𝟐 )on ne peut pas négliger la concentration de[BH+] devant [B].
𝐂
Donc
[B] = C-[BH+] = C – [OH-]
[OH − ]2
𝐾𝑏 =
𝐶 − [OH − ]
[𝐎𝐇 − ]𝟐 + 𝑲𝒃 [𝐎𝐇 − ] − 𝑲𝒃 𝑪 = 𝟎
La résolution de cette équation nous donne l’expression de la concentration des ions[OH-] :

−𝐾𝑏 +√𝐾𝑏2 +4𝐾𝑏 𝐶 K


[OH − ] = si ( Cb > 10−2 )
2

−𝐾𝑏 +√𝐾𝑏2 +4𝐾𝑏 𝐶 K


𝑝𝑂𝐻 = −log( ) si ( Cb > 10−2 )
2

−𝑲𝒃 +√𝑲𝟐𝒃 +𝟒𝑲𝒃 𝑪 𝐊𝐛


𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 + 𝐥𝐨𝐠( )si ( > 1𝟎−𝟐 )
𝟐 𝐂
Si B est une base faible très peu dissociée alors la concentration de [BH+] est négligeable
Kb
devant la concentration de [B] (si ≤ 10−2 ) :
C

D’après l’expression de la conservation de masse :


C = [B] + [BH+]
On aura :
[B] ≈ C

[OH − ]2
𝐾𝑏 =
𝐶

[OH − ]2 = 𝐾𝑏 × 𝐶

1
𝑝𝑂𝐻 = (𝑝𝐾𝑏 − 𝑙𝑜𝑔𝐶)
2
𝟏 𝟏 𝐊𝐛
𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 − 𝒑𝑶𝑯 = 𝟏𝟒 − 𝟐 𝒑𝑲𝒃 + 𝟐 𝒍𝒐𝒈𝑪 ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝐂

Ou bien :

𝟏 𝟏 𝐊𝐛
𝒑𝑯 = 𝟕 + 𝟐 𝒑𝑲𝒂 + 𝟐 𝒍𝒐𝒈𝑪si ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝐂

2.5. Cas d’un mélange d’un acide fort et d’un acide faible.
Soient les deux acides suivants ;
HA1 acide fort HA2 acide faible
Concentration C1 Concentration C2,
Volume V1 Volume V2, Constante d’acidité Ka
Après le mélange des deux acides, il faut tenir compte des dilutions :

𝐶1 ×𝑉1 𝐶2 ×𝑉2
𝐶1′ = et 𝐶2′ =
𝑉1 +𝑉2 𝑉1 +𝑉2

a. Si C’1 et C’2 sont voisines : c’est l’acide fort HA1 qui est prédominant :
HA1 + H2O → A- + H3O+
pH = - log C’1
b. Si C’1<< C’2 : il faut tenir compte aussi de l’acide faible HA2 :
HA1 + H2O → A-1 + H3O+
[H3 O+ ][𝐴−
2]
HA2 + H2O A-2 + H3O+𝐾𝑎 =
[𝐻𝐴2 ]

E.N : [H3O+] = [A-1] + [A-2]


C.M : C’1 = [A-1] ; acide fort ;
𝑲 ×𝑪′
Si HA2 est très peu dissocié (C’2 ≈ [HA2]): [𝑨− 𝒂
𝟐 ] = [𝑯 𝑶+ ]
𝟐
𝟑

+]
𝑲𝒂 × 𝑪′𝟐
[H3 O = C′1 +
[𝑯𝟑 𝑶+ ]
[H3 O+ ]2 − C′1 [𝑯𝟑 𝑶+ ] − 𝑲𝒂 × 𝑪′𝟐 = 𝟎
La résolution de cette équation nous donne l’expression de la concentration des ions[H3O+] :

2
+]
𝐶′1 + √𝐶′1 + 4𝐾𝑎 𝐶′2
[H3 O =
2
2.6. Cas d’un mélange de deux acides faibles
Soient les deux acides faibles suivants
HA1 acide faible HA2 acide faible
Concentration C1 Concentration C2,
Volume V1 Volume V2,
Constante d’acidité Ka1 Constante d’acidité Ka2
a. si pKa2 – pka1 ≥ 4 : HA1 est plus fort que HA2, alors HA1 est le prédominant :
HA1 + H2O A-1 + H3O+ avec [HA1]o = C1
Après le mélange des deux acides, il faut tenir compte des dilutions :
𝐶1 × 𝑉1
𝐶1′ =
𝑉1 + 𝑉2
De même le pH sera celui d’un acide faible :
𝟏 𝟏 𝐊 𝐚𝟏
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂𝟏 − 𝒍𝒐𝒈𝑪′𝟏 si ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝟐 𝟐 𝑪′𝟏

Ou bien

−𝑲𝒂𝟏 +√𝑲𝟐𝒂𝟏 +𝟒𝑲𝒂𝟏 𝑪′𝟏 𝐊 𝐚𝟏


𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈( ) si > 1𝟎−𝟐
𝟐 𝑪′𝟏

b. Si pKa2 – pKa1< 4 : il faut tenir compte des 2 acides :


HA1 + H2O A-1 + H3O+ [HA1]0 = C1
HA2 + H2O A-2 + H3O+ [HA2]0 = C2
Après mélanges les concentrations deviennent :
𝐶1 ×𝑉1 𝐶2 ×𝑉2
𝐶1′ = et 𝐶2′ =
𝑉1 +𝑉2 𝑉1 +𝑉2

L.A.M.
[H3 O+ ][𝐴1− ] [H3 O+ ][𝐴−
2]
𝐾𝑎1 = 𝐾𝑎2 =
[𝐻𝐴1 ] [𝐻𝐴2 ]
E.N. [H3O+] = [A-1] + [A-2]
C.M. Si HA1 et HA2 sont très peu dissociés. [HA1] ≈ C’1 et [HA2] ≈ C’2
[H3 O+ ][𝐴1− ] [H3 O+ ][𝐴−
2]
𝐾𝑎1 = 𝐾𝑎2 =
𝐶′1 𝐶′2
𝐾𝑎1 𝐶′1 𝐾𝑎2 𝐶′2
[𝐴1− ] = [𝐴−
2] =
[H3 O+ ] [H3 O+ ]

𝐾 𝐶′ 𝐾 𝐶′
E.N.[H3 O+ ] = [H𝑎1O+1] + [H𝑎2O+2]
3 3

[H3 O+ ]2 = 𝐾𝑎1 𝐶′1 + 𝐾𝑎2 𝐶′2


1
[H3 O+ ] = (𝐾𝑎1 𝐶′1 + 𝐾𝑎2 𝐶′2 )2
𝟏
𝐩𝐇 = − ((𝐊 𝐚𝟏 𝐂 ′ 𝟏 + 𝐊 𝐚𝟐 𝐂 ′ 𝟐 )
𝟐

3. Solutions tampon.
3.1. Définition de la ST.
Une solution tampon est une solution qui est constituée d’un mélange « équimoléculaire »
d’un acide faible HA et de sa base conjuguée A-.
3.2. Propriété de la ST.
Une solution tampon est caractérisée par un pH constant. Elle permet de fixer le pH d’un
milieu réactionnel.
3.3. Préparation de la ST.
o par mélange de concentrations voisines d’un acide faible (CH3COOH) et d’un sel de sa base
conjuguée (CH3COONa).
o par un mélange, de concentrations voisines d’une base faible (NH3) et d’un sel de son acide
conjugué(NH4Cl).
3.4. Calcul du pH de ST
Les espèces HA et A-sont en équilibre :
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑎 =
HA + H2O  H3O+ + A- [𝐻𝐴]

Donc l’expression de H3O+ est


𝐾𝑎 [𝐻𝐴]
[H3 O+ ] =
[𝐴− ]
[𝐴− ]
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 + log( )
[𝐻𝐴]
[𝐵𝑎𝑠𝑒]
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 + log( )
[𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
Si [𝐻𝐴] = [𝐴− ]
Alors 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂

4. Titrages acide-base.
4.1. Titrage d’un acide fort par une base forte
Dissociations totales : HA + H2O → H3O+ + A-
B + H2O → BH+ + OH-
Réaction de dosage : H3O+ + OH-→ 2H2O
HA acide fort B base forte
Concentration C1 Concentration C2
Volume V1 Volume V2 (variable)
N(HA) = C1× V1 = n(H3O+) N(B) = C2× V2 = n(OH-)

1. Avant l’ajout de la base :


Le pH de la solution est celui d’un acide fort : pH = -log C1
2. Si n(H3O+) > n(OH-) (avant le point équivalent (P.E))
Une partie des ions H3O+ est neutralisée par les ions OH-, le nombre de moles H3O+ restant
est :
n(H3O+)= C1V1 - C2V2 =(n(H3O+)i - (nOH-)
𝐶1 𝑉1 − 𝐶2 𝑉2
[𝐻3 𝑂+ ] =
𝑉1 + 𝑉2
𝑪𝟏 𝑽𝟏 −𝑪𝟐 𝑽𝟐
Donc 𝒑𝑯 = −𝐥𝐨𝐠( )
𝑽𝟏 +𝑽𝟐

3. Si n(H3O+) = n(OH-) (au P.E)


La neutralisation est totale, le pH du milieu est celui de l’eau pure :
[H3O+] = [OH-] = 10-7 mole.l-1PH = 7.
Lors du titrage d’un acide fort par une base forte, le pH au point équivalent est neutre.
4. Si n(OH-) >n(H3O+) (après le P.E)
Tous les ions H3O+ sont neutralisés et il reste des ions OH- en excès
n(OH-)rest= C2V2 – C1V1.
𝐶2 𝑉2 −𝐶1 𝑉1
[𝑂𝐻 − ] =
𝑉1 + 𝑉2
𝐶2 𝑉2 −𝐶1 𝑉1
𝑝𝑂𝐻 = −log( )
𝑉1 + 𝑉2
𝑪𝟐 𝑽𝟐 −𝑪𝟏 𝑽𝟏
𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 + 𝐥𝐨𝐠( )
𝑽 𝟏 + 𝑽𝟐

4.2. Titrage d’un acide faible par une base forte.


Acide faible HA Base forte B
Concentration C1, Concentration C2,
Volume V1, Volume V2 variable
Constante d’acidité Ka Base forte on aura dissociation totale
Acide faible donc on a dissociation partielle B + H2O →BH+ + OH-
HA + H2O H3O+ + A-

Lorsqu’on mélange HA et la base B, les ions OH- neutralisent les ions H3O+ :
H3O+ + OH-→ 2 H2O
L’équilibre de dissociation se déplace jusqu’à dissociation totale de HA. Réaction de dosage :
HA + B → A- + BH+
1. Avant l’ajout de la base :
Le pH de la solution est celui d’un acide faible :

−𝐾𝑎 +√𝐾𝑎2 +4𝐾𝑎 𝐶 Ka


𝑝𝐻 = −𝑙𝑜𝑔( ) Si > 10−2
2 C

Ou bien :
1 1 𝐾𝑎
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶 𝑠𝑖 ≤ 10−2
2 2 𝐶
2. Avant le P.E (n(HA)> n(B) :
Une partie de l’acide (HA) est neutralisé par la base B pour donner sa forme conjuguée A-.
Nous avons un mélange d’un acide faible HA et de sa base conjuguée A- : ce mélange forme
une solution tampon.
[𝐴− ]
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 + log( )
[𝐻𝐴]
C2 V2 𝐶1 𝑉1 −𝐶2 𝑉2
[A− ] = et [𝐻𝐴] =
V1 +V2 𝑉1 +𝑉2

𝐂𝟐 𝐕𝟐
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂 + 𝐥𝐨𝐠( )
𝑪 𝟏 𝑽𝟏 − 𝑪 𝟐 𝑽𝟐
3. Au point équivalent (n(HA)=n(B) : C1V1 = C2V2)
La neutralisation est complète, tout HA est dissocié en A- qui est la base conjuguée de HA.
A-est une base faible. Le milieu est donc basique, son pH est celui d’une base faible :
A- + H2O HA + OH-
𝟏 𝟏 𝐂𝟏 𝐕𝟏
𝐩𝐇 = 𝟕 + 𝐩𝐊 𝐚 + 𝐥𝐨𝐠
𝟐 𝟐 𝐕𝟏 + 𝐕𝟐
Au point équivalent du dosage acide faible - base forte, le milieu est basique.
4. Après le point équivalent n(B)> n(HA)
On a un excès de la base forte : on a un mélange de deux bases : B forte et A- faible c’est la
base forte qui est prédominante :
𝑪𝟐 𝑽𝟐 −𝑪𝟏 𝑽𝟏
𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 + 𝐥𝐨𝐠( )
𝑽 𝟏 + 𝑽𝟐
CHAPITRE III : REACTIONS D’OXYDO-REDUCTION
1. Généralités.
1.1. Oxydant, réducteur, oxydation, réduction.
1.2. Réaction d’oxydo-réduction
2. Nombre d’oxydation (degré d’oxydation)
2.1. Définition.
2.2. Nombre d’oxydation de quelques éléments.
[Link] d’oxydoréduction : Equation de Nernst
3.1. Potentiel normal (standard)
3.2. Equation de Nernst :
4. Réaction d’oxydo-réduction
4.1. Définition :
4.2. Écriture des réactions d’oxydoréduction
4.3. Calcul de la constante d’équilibre
4.4. Dosage d’oxydo-réduction
CHAPITRE III : REACTIONS D’OXYDO-REDUCTION
1. Généralités.
1.1. Oxydant, réducteur, oxydation, réduction.
✓ Un oxydant est un composé capable de capter des électrons.
Exemple : Cu2+ + 2e- → Cu : Cu2+a subit une réduction
✓ Un réducteur est un composé capable de céder desélectrons.
Exemple : Cu→ Cu2+ +2e- : Cu a subit une oxydation
Un oxydant = Accepteur d’e-
Un réducteur = Donneur d’e-
Oxydation = perte d’e-
Réduction = gain d’e-
L’oxydation et la réduction sont des réactions réversibles :
oxydant + ne- réducteur
l’espèce ox est red forme un Couple d’oxydo-réduction (redox) : Ox/Red
Couple ox/Red
Fe3+ + e- Fe2+ Fe3+/Fe2+
Fe2+ + 2e- Fe Fe2+/Fe
Cu2+ + 2e- Cu Cu2+/Cu
Cl2 + 2e- 2Cl- Cl2/2Cl-
2H+ + 2e- H2 2H+/H2
1.2. Réaction d’oxydo-réduction
Elle fait intervenir deux couples redox car elle consiste en un transfert d’électrons du
réducteur d’un couple vers l’oxydant de l’autre couple redox :
Ox1 + red2red1 + ox2
Pour équilibre cette réaction :
(ox1 + n1e- red1) × n2 : demi-réaction
(red2ox2 + n2e- )× n1 : demi-réaction
_____________________________________
n2ox1 + n2n1e- + n1 red2n2red1 + n1ox2 + n1n2e-
Réaction globale
n2ox1 + n1 red2n2red1 + n1ox2

Exemple : Fe3+/Fe2+ Sn4+/Sn2+


Demi- réaction : Fe3+ + e-  Fe2+ × 2 (réduction)
Sn2+Sn4+ + 2e- × 1 (oxydation)
Réaction globale :
2Fe3+ + Sn2+  2Fe2+ + Sn4+
(ox1) (red2) (red1) (ox2)
2. Nombre d’oxydation (degré d’oxydation)
2.1. Définition.
Le nombre d’oxydation (N.O) d’un atome représente la charge élémentaire apparente qu’on
lui attribue selon certaines règles conventionnelles :
a. Le nombre d’oxydation des atomes d’un élément à l’état libre est nul.
Exemple : Fe : N.O = O ; Cu : N.O = O
b. Le nombre d’oxydation d’un atome à l’état d’ion monoatomique est égal à la charge de
l’ion.
Exemple :
Elément Sn2+ Fe3+ Sn4+ Fe2+
N.O. 2 3 4 2

c. Quand des électrons sont partagés dans des liaisons covalentes entre deux atomes de natures
différentes, ils sont attribués à l’atome le plus électronégatif.
Exemples :
H-H Cl-Cl CO H2S 2H-Cl
N.O 0 0 0 0 +2 -2 +1 -2 +1 -1

d. La somme algébrique des nombres d’oxydation des atomes au sein d’une molécule (neutre)
est nulle.
Exemple : NH3 : ΣN.O = N.O(N) + 3 × N.O(H) = 0
Donc N.O(N) = -3 à partir de (N.O(H) = +1)
e. Pour un ion poly atomique, la somme des N.O des atomes de l’ion est égale à la charge
totale de l’ion.
Exemples :
CO32- ΣN.O =-2  N.O(C)+3×N.O(O)=-2  N.O(C)=+4
SO42- ΣN.O =-2  N.O(S)+4×N.O(O)=-2  N.O(S)=+6
PO43- ΣN.O =-3  N.O(P) +4×N.O(O)=-3  N.O(P)=+5
Cr2O72- ΣN.O =-2  2×N.O(Cr) +7×N.O(O)=-2  N.O(Cr)=+6
2.2. Nombre d’oxydation de quelques éléments.
✓ Fluor : l’élément le plus électronégatif : N.O = -1.
✓ Oxygène : le 2ème élément électronégatif: N.O = -2, Sauf: OF2 car F est plus
électronégatif que O donc N.O(O)=+2.
✓ Les métaux alcalins : très électropositifs : N.O = +1, Li+, Na+, K+,...
✓ Métaux alcalino-terreux :électropositifs : N.O = +2, Mg2+, Ba2+, Ca2+, ...
✓ Hydrogène : élément électropositif : N.O = +1.

[Link] d’oxydoréduction : Equation de Nernst


3.1. Potentiel normal (standard)
Le pouvoir oxydant ou réducteur d’une espèce chimique est caractérisé pour son potentiel
redox E°. E° est mesuré dans les conditions normales de température et de pression (P = 1
atm, T = 25°C). on le note : E° (Ox/red).
Par convention: E° (H+/H2) = 0 V.
Toutes les valeurs de E° sont alors repérées par rapport à E° (H+/H2).
Exemple :
Couple redox Fe2+/Fe MnO4- Fe3+/Fe2+ Zn2+/Zn Cu2+/Cu
/Mn2+
E° (V/ENH) - 0,44 1,51 0,77 -0,76 0,34

3.2. Equation de Nernst :


Le pouvoir oxydant ou réducteur d’une espèce dépend non seulement de E° mais aussi des
concentrations en solution.
a Ox + né ⇔ b red
𝑹𝑻 [𝒐𝒙]𝒂
𝑬𝒐𝒙/𝒓𝒆𝒅 = 𝑬°𝒐𝒙/𝒓𝒆𝒅 + 𝒏𝑭 𝒍𝒏 [𝒓𝒆𝒅]𝒃 Equation de NERNST

n : nombre d’électrons mis en jeu


à 25°C on peut écrire:
𝟎, 𝟎𝟔 [𝒐𝒙]𝒂
𝑬𝒐𝒙/𝒓𝒆𝒅 = 𝑬°𝒐𝒙/𝒓𝒆𝒅 + 𝒍𝒐𝒈
𝒏 [𝒓𝒆𝒅]𝒃
Exemples :
Fe3+/Fe2+
Fe3+ + 1 e-  Fe2+
[Fe3+ ]
EFe3+/Fe2+ = E°Fe3+/Fe2+ + 0,06log
[Fe2+ ]
I2/I-
I2 + 2e  2I–
[I2 ]
EI2 /I− = E°I2 /I− + 0,03log( )
[I− ]2
MnO4-/Mn2+
MnO4- +8H++5e–Mn2++ 4H2O
0,06 [MnO− + 8
4 ][H ]
EMnO−4 /Mn2+ = E°MnO−4 /Mn2+ + log( )
5 [Mn2+ ]

4. Réaction d’oxydo-réduction
4.1. Définition :
Une réaction d’oxydo-réduction est une réaction d’échange électronique entre un oxydant
Ox1 (ox1/red1) et un réducteur red2 (ox2/red2) :
Ox1 + red2 ⇔ red1 + Ox2
Pour que cette réaction se réalise dans le sens 1 il faut que E°(Ox1/red1) > E°(ox2/red2)
(condition thermodynamique). C’est à dire qu’une telle réaction évolue dans le
sens qui transforme l’oxydant et le réducteur les plus forts en oxydant et réducteur les plus
faibles :

4.2.Écriture des réactions d’oxydoréduction


Les règles d’équilibrage des réactions d’oxydoréduction s’appuient sur :
✓ La conservation des électrons
✓ La conservation des atomes
✓ La neutralité électrique des solutions.
Exemple :
1. Soient les couples redox : E°Fe3+/Fe2+ = 0,77 V/ENH et E°MnO−4 /Mn2+ = 1,51 V/ENH

On a : E°MnO−4 /Mn2+ > E°Fe3+/Fe2+


donc les demi-réactions possibles de point de vue thermodynamique sont :
Oxydation : Fe2+  Fe3+ + 1 e- ×5
Reduction: MnO4- +8H++5e–Mn2++ 4H2O
Reaction globale: 5Fe2+ + MnO4- +8H+→ 5Fe3+ + Mn2++ 4H2O
2. E°Fe3+/Fe2+ = 0,77 V/ENH et E°(Sn4+/Sn2+) = 0,15V/ENH
on a E°Fe3+/Fe2+ = 0,77 V/ENH > E°(Sn4+/Sn2+)=0,15V/ENH
Donc les demi-réactions possibles de point de vue thermodynamique sont :
Fe3+ + e-  Fe2+ × 2 (réduction)
Sn2+Sn4+ + 2e- × 1 (oxydation)
Réaction globale :
2Fe3+ + Sn2+  2Fe2+ + Sn4+
4.3. Calcul de la constante d’équilibre
Soient les deux couples rédox (Ce4+/Ce3+) et (Fe3+/Fe2+):
E°( Ce4+/Ce3+)=1,44 V /ENH et E°( Fe3+/Fe2+) = 0,77 V/ENH
E°(Ce4+/Ce3+) > E°(Fe3+/Fe2+) donc les demi-réactions possibles de point de vue
thermodynamique sont :
Demi-réaction de réduction: Ce4+ + e– Ce3+
Demie réaction d’oxydation Fe2+  Fe3+ + e-
la réaction globale : Ce4+ + Fe2+  Ce3+ + Fe3+
Question : La réaction est –elle totale?
On calcul le rapport kc en fin de réaction :
[𝐶𝑒 3+ ][𝐹𝑒 3+ ]
𝐾𝑐 =
[𝐶𝑒 4+ ][𝐹𝑒 2+ ]
Les équations de Nersnt pour les deux couples redox :
[Fe2+ ]
EFe3+/Fe2+ = E°Fe3+/Fe2+ + 0,06log
[Fe2+ ]
[Ce4+ ]
ECe4+/Ce3+ = E°Ce4+/Ce3+ + 0,06log
[Ce3+ ]
[Ce4+ [Fe2+ ]]
ECe4+/Ce3+ − EFe3+/Fe2+ = E°Ce4+/Ce3+ − E°Fe3+/Fe2+ + 0,06log
[Ce3+ ][Fe2+ ]
Lorsque la réaction est achevée, ∆E = 0 ⇒ ECe4+/Ce3+ = EFe3+/Fe2+ ⇒
∆E° =E°Ce4+/Ce3+ − E°Fe3+/Fe2+ =0,06 log Kc
∆𝐸°
𝐾𝑐 = 100,06 =1,47×1011
Kc est très grande donc la réaction est totale dans le sens (1)
4.4. Dosage d’oxydo-réduction
Les réactions d’oxydoréduction sont souvent utilisées pour effectuer des dosages. L’une des
solutions contient un oxydant et l’autre un réducteur.
A l’équivalence la relation :
Nox×Vox=Nred×Vred

Exemple 1 : Dosage d’une solution de MnO4- par une solution d’ions Fe2+ en milieu acide.

Réactions du dosage :
Réduction : MnO4- + 8H+ +5e–  Mn2+ + 4H2O
Oxydation : Fe2+  Fe3+ + 1e–
Réaction globale : MnO4- + 8H+ +5Fe2+  Mn2+ +5Fe3+ + 4H2O
Point d’équivalence : la 1ére goutte de MnO4- qui donne la coloration violette.
𝑁𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4− = 𝑁𝐹𝑒 2+ × 𝑉𝐹𝑒 2+
Normalité N = p × M
M = C concentration en mole/l
p : nombre d’entités échangées ( H+ pour acide/base ou epour oxydo-réduction)
pour MnO4-  p=5 donc 𝑁𝑀𝑛𝑂4− = 5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4−
pour Fe2+  p=1 donc 𝑁𝐹𝑒 2+ = 𝐶𝐹𝑒 2+
5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4− = 𝐶𝐹𝑒 2+ × 𝑉𝐹𝑒 2+
5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4−
𝐶𝐹𝑒 2+ =
𝑉𝐹𝑒 2+
Exemple 2 : Dosage oxydo-réduction : dosage du fer(II) par le bichomate en milieu acide.

Réactions du dosage :
Réduction : Cr2O72-+ 14H+ +6e–  2Cr3+ + 7H2O
Oxydation : Fe2+  Fe3+ + 1e–
Réaction globale :
Cr2O72- + 6Fe2+ + 14H+  2Cr3+ + 6Fe3+ + 7H2O
Au point équivalent : on détermine le volume V2 du bichromate.
Relation à l’équivalence : N1V1 = N2V2
Normalité N = p× M
M = C concentration en mole/l
p : nombre d’entités échangées ( H+ pour acide/base ou epour oxydo-réduction)
pour Cr2O72- p=6 donc N2 = 6 C2
pour Fe2+ p=1 donc N1 = C1
C1V1 = 6 C2V2
Donc
6 × 𝐶2 × 𝑉2
𝐶1 =
C1
Partie II : COURS D’ATOMISTIQUE
CHAPITRE I : STRUCTURE DE L’ATOME
I. INTRODUCTION
II. LES CONSTITUANTS DE L’ATOME.
III. LES CARACTERISTIQUE DE L’ATOME.
1. Représentation
2. Les isotopes
3. Mole et masse molaire
4. L’unité de masse atomique u.m.a.
CHAPITRE II: MODELES CLASSIQUES DE L’ATOME
I. MODELE DE RUTHERFORD
II. MODELE DE BOHR
III. SPECTRE D’EMISSION DE L’ATOME D’HYDROGENE.
CHAPITRE III: MODELE QUANTIQUE DE L’ATOME
I. PROBABILITE ET DENSITE DE PROBABILITE.
II. L’EQUATION DE SCHRODINGER.
III. LES NOMBRES QUANTIQUES.
III. LES ORBITALES ATOMIQUES : O.A.
CHAPITRE IV: LES ATOMES POLYELECTRONIQUES
I. CONFIGURATIONS ELECTRONIQUE DES ATOMES.
1. Principe d’exclusion de PAULI.
2. Principe de stabilité. Règle de KLECHOVSKI.
3. Règle de HUND.
II. LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS
1. Les périodes.
2. Les groupes (ou familles).
3. Les principales familles du tableau périodique.
COURS D’ATOMISTIQUE
CHAPITRE I : STRUCTURE DE L’ATOME
I. INTRODUCTION
La matière peut être décrite à deux niveaux :
✓ macroscopique qui concerne la partie observable et mesurable à notre échelle (Ensemble
de molécules, d’atomes ou d’ions).
✓ microscopique qui concerne les particules réelles (molécule, atome ou ion).
Il existe à l’heure actuelle 116 atomes ou éléments dont 92 sont naturels et les atomes restant
sont artificiels c’est-à-dire crée par l’homme.
Chaque atome est désigné par son nom et son symbole.
Exemple : Oxygène : O Chlore : Cl
Les atomes diffèrent par leurs structures et leurs masses, et sont eux même fragmentés en petites
particules : les électrons, les protons et les neutrons.
L’atome et la molécule sont donc des particules de très petites dimensions, leurs masses sont
de l’ordre de 10-24 g à 10-27 g. Ces chiffres ne sont pas pratiques, on utilise la notion de mole.
Une mole correspond à la quantité de matière contenue dans 6,02 ×1023 particules (atome ou
molécule). N= 6,02 ×1023 est le nombre d’Avogadro qui a été déterminé expérimentalement.
II. LES CONSTITUANTS DE L’ATOME.
D’après DALTON la matière n’a pas une structure continue, elle est formée par un ensemble
de particules « indivisibles ».
La matière est formée de molécules qui sont constitué des atomes. L’atome contient
essentiellement des électrons, des protons, et des neutrons.
élément charge ( C ) masse (Kg)
électron -1,6 10-19 9,11 10-31
proton 1,6 10-19 1,672 10-27
neutron 0 1,6747 10-27
N.B.
- La masse du proton est 1836 fois supérieure à celle de l’électron.
- Les protons et les neutrons sont appelés « les nucléons ».
L'atome est un ensemble électriquement neutre comportant un noyau (protons + neutrons), où
est centrée pratiquement toute sa masse, autour duquel se trouvent des électrons.
III. LES CARACTERISTIQUE DE L’ATOME.
5. Représentation
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s’écrit toujours avec une majuscule,
éventuellement suivie d’une minuscule.

X est le symbole de l’élément.


Z est appelé numéro atomique ou nombre de charge, il désigne le nombre de protons (c’est aussi
le nombre d’électrons pour un atome neutre).
A est appelé nombre de masse, il désigne le nombre de nucléons (protons + neutrons).
Si N représente le nombre de neutrons, on aura la relation: A=Z+N.
Exemple

6. Les isotopes
On appelle isotopes d’un élément donné, des atomes ayant le même nombre de protons
(même
Z) mais un nombre de neutrons différent (A différent). Les isotopes ne diffèrent alors que par
la composition des noyaux.
Exemple

7. Mole et masse molaire


Une mole correspond à la quantité de matière contenue dans 6.02 10 23 particules
élémentaires.
A l’état naturel, les éléments sont le plus souvent des mélanges d’isotopes dont les
pourcentages restent constants.
La masse molaire d’un atome est la masse d’une mole d’atomes. Elle correspond à la
moyenne des masses des isotopes pondérés par leurs pourcentages.
Exemple :
Le Bore existe sous forme de deux isotopes 10B et 11
B avec les proportions respectives de
19,91 % et 80,09 %. La masse molaire donnée dans les tables est 10,83 g. Cette
valeur est la moyenne des masses molaires des deux isotopes. Les masses d’une mole
d’atomes de ces isotopes sont respectivement 10,0129 g et 11,0093 g.
19,91 80,09
M(B)=10,129 × + 11,0093 × = 10,83 𝑔
100 100

8. L’unité de masse atomique u.m.a.


Le Kg est mal adaptée pour les dimensions de l’atome. On prend donc une unité particulière,
appelée unité de masse atomique noté u.m.a.
L’u.m.a est par définition le 1/12 de la masse d’un atome de l’isotope 12 du carbone.
Par définition une masse de 12 g de carbone renferme N atomes, donc

1 u.m.a = Or N = 6,02 1023 donc 1 u.m.a = 1,6604 10-24 g.


Exemple :
Masse du proton = 1,6724 10-24 g = 1,0072 u.m.a.
Masse du neutron = 1,6747 10-24 g = 1,0087 u.m.a.
CHAPITRE II: MODELES CLASSIQUES DE L’ATOME
I. MODELE DE RUTHERFORD
Ce modèle est basé sur l’existence du noyau dans lequel est pratiquement concentrée toute la
masse de l’atome est autour du quel gravitent des électrons.
F a : force d’attraction électrostatique

F c : force centrifuge dû à la rotation de l’électron autour


du noyau.

(mouvement circulaire)
L’équilibre résulte de la compensation de la force
d’attraction Fa par la force centrifuge Fc due à la rotation
de l’électron autour du noyau.

D’où :

L’énergie totale de l’électron est ET = EC + EP


on a :

D’où :

Ce modèle présente les inconvénients suivants :


* L’énergie E est fonction de r, donc elle est continue.

7
* D’après la théorie électromagnétique, lorsqu’une particule chargée est soumise à une
accélération elle doit rayonner.
* Si la particule rayonne, son énergie doit diminuer et son rayon aussi d’après l’expression de
ET par la suite l’électron devrait tomber sur le noyau.
II. MODELE DE BOHR
1. Description (cas de l’atome d’hydrogène).
Pour lever les contradictions précédentes, Bohr propose quatre hypothèses :
✓ Dans l’atome, le noyau est immobile alors que l’électron de masse m se déplace autour
du noyau selon une orbite circulaire de rayon r.
✓ L’électron ne peut se trouver que sur des orbites privilégiées sans émettre de l’énergie,
on les appelle « orbites stationnaires ».
✓ Lorsqu’un électron passe d’un niveau à un autre il émet ou absorbe de l’énergie :

✓ Le moment cinétique de l’électron ne peut prendre que des valeurs entières


(quantification du moment cinétique).
h : constante de Planck = 6,626 10-34 j.s
n : entier naturel
2. Aspect quantitatif de l’atome de Bohr.
Le système est stable par les deux forces Fa et Fc.

Le système est en équilibre si : F a = F c

Energie totale et rayon de l’orbite: ET = EC + EP

8
Les relations (1)et (3) donnent :

C’est le rayon de l’orbite ou circule l’électron, il est quantifié.


Si on remplace (4) dans (2) on obtient :

L’énergie totale de l’électron est donc quantifiée.

Définition : L’électron volt est l’énergie acquise par un électron accéléré par une d.d.p de 1 volt.
E = -qv = 1,602 10-19 X 1 = 1,602 10-19 J = 1 ev ; Donc : 1 ev = 1,602 10 -19 J
3. Absorption et émission d’énergie.
Un électron ne peut absorber ou libérer de l’énergie c’est à dire rayonner qu’en passant d’un
niveau (orbite) à un autre.
La quantité d’énergie absorbée ou émise est égale à la différence d’énergie entre les deux
niveaux (relation de Planck) : ΔE = | Ef – Ei | = hν
Ef : état final ; Ei : état initial ; h : Cste de Planck ; ν : fréquence de radiation.
Absorption : lorsqu’un électron passe d’un niveau n (orbite de rayon rn ) à un niveau p (p>n)
supérieure (orbite de rayon rp ) , il absorbe une radiation de fréquence νn-p .
Emission : Lorsqu’un électron passe d’un niveau p à un niveau n (p>n), il émet une radiation
de fréquence νp-n
III. SPECTRE D’EMISSION DE L’ATOME D’HYDROGENE.

9
10
CHAPITRE III: MODELE QUANTIQUE DE L’ATOME
I. PROBABILITE ET DENSITE DE PROBABILITE.
En mécanique classique (Théorie de Bohr), l'étude du mouvement d'un électron consiste à
chercher avec précision sa trajectoire. Tandis qu’en mécanique quantique on parle en terme de
: Probabilité de présence de l'électron dans une certaine région de l’espace entourant le noyau.
L’électron est caractérisé par:
- son état énergétique
- sa probabilité de présence à un endroit donné.
Probabilité de présence
On définit la probabilité de présence de l’électron dans l’élément de volume dV autour du point
M par :

La fonction d'onde Ψ doit satisfaire la condition de normalisation :


La probabilité de trouver l’électron dans tout l’espace =1

On dit que la fonction d'onde est normée.


Ainsi, la notion classique de position est remplacée par la notion de : Densité de probabilité de
présence.

II- L’EQUATION DE SCHRODINGER.


1- Cas général.
Cette équation représente la relation fondamentale de la mécanique quantique, elle s’écrit :

11
III. LES NOMBRES QUANTIQUES.
1. Le nombre quantique principal n.
n est un entiers positif (n ≥1 ) . Il définit l’énergie de l’atome :

n donne une idée du volume de l’espace dans lequel l’électron se meut. Ce volume est d’autant
plus grand que n est grand. Il définit donc la couche ou l’électron se déplace.

2- Le nombre quantique secondaire ou azimutal l :


l est le nombre quantique secondaire ou azimutal, il prend toutes les valeurs comprises entre 0
et n-1. 0 ≤ l ≤ n-1.
l définit la notion de sous couche et détermine la géométrie des orbitales atomiques.
A chaque valeur de l, on lui fait correspondre une fonction d’onde que l’on désigne par une
lettre.

3- Le nombre quantique magnétique m.


m est le nombre magnétique, il définit la case quantique. m prend toutes les valeurs comprises
entre –l et +l. -l ≤ m ≤ l Il y a 2l+1 valeurs de m, donc 2l+1 orbitales.
Chaque orbitale atomique est donc caractérisée par une combinaison des trois nombres
quantiques n, l et m.
4. Le nombre quantique de spin
Pour décrire totalement l’électron d’un atome, il faut lui attribuer un quatrième nombre
quantique (noté s) lié à la rotation autour de lui-même. Ce nombre ne peut prendre que deux
valeurs ±1/2.
III. LES ORBITALES ATOMIQUES : O.A.
Une fonction d’onde dépend des nombres quantiques n, l, m, elle est notée ψ n, l, m.
La fonction ψ n, l, m, solution de l’équation de Schrödinger, permet de calculer la probabilité
de présence de l’électron dans un certain volume à la distance r du noyau.
Ψ2 n, l, m mesure la densité électronique dans un volume donné de l’espace. La forme de cette
région de l’espace décrite par l’électron est appelée : orbitale atomique.

12
1. Description de l’orbitale « s »
La condition l=0 implique m=0, Ces fonctions d’onde s’écrivent : ψn, 0, 0 ou ψns
Pour les orbitales s, la densité de probabilité de présence ψ 2 de l’électron à la surface d’une
sphère de rayon r est la même dans toutes les directions de l’espace, mais elle varie avec r.
L’orbitale est dite de symétrie sphérique.

2. Description des orbitales « p »


Les orbitales p (l=1) peuvent être représentées par deux lobes à peu près sphériques,
accolés, ayant pour axes de symétrie les axes x, y et z du trièdre de référence.
On les appelle donc « npx», « npy» et « np z».

13
Remarque : le signe + ou – indiqué dans chaque lobe est le signe de ψ.
Plan nodal : Les orbitales p possèdent un "plan nodal", dans lequel la probabilité de trouver
l'électron est nulle.
2. Description des orbitales « d »
l = 2 → m = -2, -1, 0, 1, 2 (n = 3)

CHAPITRE IV: LES ATOMES POLYELECTRONIQUES


I. CONFIGURATIONS ELECTRONIQUE DES ATOMES.

14
La configuration électronique d’un atome est la répartition de Z électrons de l’atome dans un
état fondamental sur les orbitales atomiques. L’atome est constitué de plusieurs niveaux
énergétiques définies par les nombres quantiques n,l, m. Chaque orbitale atomique est
représentée par une case quantique, elle peut alors contenir :
0 électron : c’est une lacune électronique.
1 électron : c’est un électron célibataire.
2 électrons : c’est un doublet (ou paire).
Une orbitale est définie par les trois nombres n, l et m. Il est commode de représenter les
orbitales à l’aide des cases quantiques.

Dans chaque sous couche définie par la valeur de l, le nombre d’orbitale est égal au nombre de
valeurs possible de m.

Le remplissage des orbitales atomiques s’effectue à l’aide des quatre règles générales.
3. Principe d’exclusion de PAULI.
Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques
identiques. Si deux électrons d’un atome occupent la même orbitale (même valeur de n,
l, et m), ils diffèrent forcement par le nombre quantique de spin.

15
Pour une couche n, le nombre de cases est n² et le nombre d’électrons est 2n². Une case
quantique ne peut contenir au maximum que deux électrons de spins opposés.
4. Principe de stabilité. Règle de KLECHOVSKI.
• Les électrons occupent les orbitales atomiques les plus stables c’est à dire celles de plus
basse énergie.
• L’ordre des énergies croissantes est l’ordre des valeurs croissantes de la somme (n+l).
• Si deux sous couches correspondent à la même valeur de (n+l), la sous couche avec la
plus petite valeur de n a l’énergie la plus basse.
• Les orbitales d’une même sous couche ont la même énergie.

3. Règle de HUND.
Les électrons se placent d’abords à raison de un par case, et ne s’apparient en doublet que s’ils
sont plus nombreux que les cases. Les électrons célibataires doivent être maximal dans
une même sous couche.
Exemple : 2p3

16
Exemples et exceptions

Il existe des exceptions ou ces règles ne sont pas respectées, en raison essentiellement du
voisinage en énergie des niveaux 4s 3d et 5s 4d.

II. LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS


Les éléments chimiques sont classés dans un tableau périodique (tableau de Mendeleïev),
constitué de lignes et de colonnes. Ils sont rangés de gauche à droite dans le tableau par ordre
croissant de leur numéro atomique Z.
✓ Le tableau périodique contient 116 éléments. Il est séparé en quatre blocs S, P, D et F.
✓ Les éléments d’une même ligne horizontale du tableau périodique constituent une
période.
✓ Les éléments d’une même colonne ayant la même configuration électronique de la
couche externe constituent une famille ou groupe.

17
✓ Les éléments chimiques ne sont pas entièrement différents les uns des autres, Il existe
des analogies entre les propriétés de certains d’entre eux.
✓ Les propriétés physiques et chimiques d’un élément découlent de la configuration
électronique de la couche externe de cet élément.
1. Les périodes.
Une période correspond à une valeur fixe du nombre quantique n.
Exemple: n = 3 3ème période

2. Les groupes (ou familles).


Chaque colonne du tableau périodique contient un groupe d’éléments qui possèdent des couches
de valences identiques, donc même configuration électronique externe.
Exemple : Groupe IA : H, Li, Na, K, …

18
3. Les principales familles du tableau périodique.
✓ Famille des alcalins : Groupe I A (sauf l’hydrogène).
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns 1 .
✓ Famille des alcalino-terreux : Groupe II A
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns 2 .
✓ Famille des halogènes : Groupe VII A
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns2 np5 .
✓ Famille des gaz rares : Groupe VIII A ou 0.
Leurs configurations électroniques sont de type ns 2 np 6 .
✓ Famille des éléments de transitions : Bloc D.
Ce sont des éléments qui possèdent les orbitales d incomplètement remplis. Leurs
configurations électroniques sont de type: ns 2 (n-1)d x avec 0<x≤ 10
✓ Eléments des triades. Ces éléments constituent le groupe VIII. On distingue trois types
de triades : Triade du Fer (Fe, Co et Ni), Triade du palladium (Ru, Rh et Pb) et Triade
du Platine (Os, Ir et Pt).
✓ Eléments des terres rares.
Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de remplissage. Les éléments qui
correspondent au remplissage de l’orbitale 4f, sont les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l’orbitale 5f appelés les actinides.

III-Energie d'un atome à plusieurs électrons


1-Règle de Slater
2-Calcul d'énergie

19
1- Les règles de Slater pour le calcul de Z* :
La définition des OA repose sur la résolution de l’équation de Schrödinger pour un atome
hydrogénoïde, une difficulté apparaît avec les atomes polyélctroniques, cette difficulté à
été résolue en utilisant des Orbitales Atomiques empiriques ressemblant autant que
possible aux solutions exactes. L’ensemble des solutions proposées par Slater est justifiée
par l’expérience, le principe déjà abordé, repose sur le fait que l’électron e i considéré est
attiré non pas par la charge Z du noyau, mais par une charge effective Z* dont le calcul
tient compte des répulsions des électrons internes selon la règle de Slater suivante
Z* =Z- ∑ 𝜎𝑖
Où 𝜎𝑖 : la constante d’écran de l’électron i sur j
Le tableau suivant regroupe les valeurs de la constante d’écran 𝜎𝑖 d’après les règles de
Slater
Valeurs de la constante d’écran 𝝈𝒊
L’électron ej 1s 2s2p 3s3p 3d 4s4p 4d 4f
L’électron e i

1s 0,30
2s2p 0,85 0,35
3s3p 1 0,85 0,35
3d 1 1 1 0,35
4s4p 1 1 0,85 0,85 0,35
4d 1 1 1 1 1 0,35
4f 1 1 1 1 1 1 0,35
Exemple d’application :
Soit le carbone de configuration : 1s2 (2s22p2), la charge nucléaire réelle est Z=6, un
électron (1s) n’est écranté que par l’autre électron dans l’orbitale atomique (1s), la charge
effective qu’il voit est donc :
𝜎𝑖 (1s) =1x0,30 =0,30
Z* = 6 – 0,30 =5,7
Par contre un électron 2s est écranté par les deux électrons de la 1s et par les trois
électrons de la couche 2s 2p, la charge effective ressentie par un électron des couches n=2
est ainsi :
𝜎𝑖 (2s) = 3x0,35 + 2x0,85 = 2,75
Z* = 6 – 2,75 = 3,25
𝜎𝑖 (2p) = 3x0,35 + 2x0,85 = 2,75

78
Z* = 6 – 2,75 = 3,25
Exercice d’application :
Calculez la charge nucléaire effective pour les couches externes de quelques métaux
Fe (Z=26), Co (Z=27), Ni (Z=28)
1s2 (2s22p6) (3s23p6) 3dy4s2 où y prend la valeur de 6, 7,8 respectivement pour le Fe, Co et
le Ni
Pour un électron de la couche externe 4s :
𝜎𝑖 (4s) cas de Fe :
𝜎𝑖 (4s)= 1x0,35 + 6x0,85 + 8x0,85 + 8x1 + 2x1= 22,25
Z* = 26-22,25 =3,75
𝜎𝑖 (3d) = 5x0,35 +8x1 + 8x1 + 2x1 =19,75
Z* = 26 – 19,75= 6,25
2-Calcul d'énergie
Calcul de l’énergie d’ionisation
E i = ∑ 𝜀𝑖
avec :
L’énergie d’un électron sur une orbitale est donnée par la relation :
−13,6.𝑍∗2
𝜖𝑛𝑖 = 𝑛𝑖2

n i : caractéristique de l’électron i
Z* : Z effectif
L’énergie totale est égale à la somme des énergies :
E = ∑𝑖 𝜖𝑛𝑖
L’énergie d’un électron sur une orbitale est donnée par la relation :
−13,6.𝑍∗2
𝜖𝑛𝑖 = 𝑛𝑖2

n i : le nombre quantique caractéristique de l’électron i


Z* : Z effectif
L’énergie totale est égale à la somme des énergies :
E = ∑𝑖 𝜖𝑛𝑖
Exemple d’application : calculez la première énergie d’ionisation de l’atome de carbone
6C : 1s2s2p2
+
6C : 1s2s2p1
+
E(C) = 2𝜖1𝑠 +(2+2) 𝜖2𝑠2𝑝 E(C+) = 2𝜖1𝑠 +(2+1) 𝜖2𝑠2𝑝
E i = E(C+) - E(C)
+
E i =[2𝜖1𝑠 +(2+1) 𝜖2𝑠2𝑝 ] - [2𝜖1𝑠 +(2+2) 𝜖2𝑠2𝑝 ]

79
+
E i = 3 𝜖2𝑠2𝑝 - 4 𝜖2𝑠2𝑝
calcul de la constant d’écran
𝜎𝑖 (2s22p2) = 3x0,35 + 2x0,85 =2,75
Z* =6- 2,75
Z* = 3,25
𝜎𝑖 (2s22p1) = 2x0,35 + 2x0,85 =2,4
Z* =6- 2,4
Z* = 3,6
+ −13,6 3,62
𝜖2𝑠2𝑝 = = - 44,064 eV
22

−13,6.3,252
𝜖2𝑠2𝑝 = = - 35,912 eV
22

+
E i = 3 𝜖2𝑠2𝑝 - 4 𝜖2𝑠2𝑝

E i = 3x(-44,064) –(-35,912)x4
E 1i (C)= 11,456 eV
La première énergie d’ionisation de l’atome de carbone E 1i (C)= 11,456 eV. La valeur expérimentale de la
première énergie d’ionisation de l’atome de carbone E 1i =11,2 eV.

80
Partie III: CHIMIE ORGANIQUE

I. STRUCTURES DES COMPOSES ORGANIQUES

Formule développée plane

Formule semi-développée plane

II. NOMENCLATURE EN CHIMIE ORGANIQUE

Hydrocarbures linéaires acycliques

Hydrocarbures ramifiés acycliques

Hydrocarbures cycliques saturés et insaturés

Hydrocarbures aromatiques

Hydrocarbures polycycliques

Composés fonctionnels

Composés monofonctionnels
Composés polyfonctionnels
La chimie organique est aussi appelée chimie du carbone. En effet, le carbone est
l'élément majeur de cette chimie, mais il n'est pas le seul. A coté de cet atome, on retrouve
de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote et bien d'autres. De façon générale, un composé
organique a pour formule brute CxHyOzNt... avec x, y, z, t des valeurs entières.

En minérale, une fois la formule brute est connue, la formule structurale en découle. Il

En effet, pour une même formule brute (en chimie organique), il peut correspondre
plusieurs structures appelées isomères.

Exemple : C4H10 lui correspond deux formules structurales distinctes

Le carbone C peut donner : 4 liaisons simples


1 liaison double et 2 liaisons simples
2 doubles liaisons
1 liaison triple et 1 liaison simple

r : 2 liaisons simples
1 liaison double

: 3 liaisons simples
1 liaison double et 1 liaison simple
2 doubles liaisons
1 liaison triple

: 1 liaison simple

1.

molécule organique de formule brute CxHyOzNt. Il est calculé par la formule suivante :

di = x - y/2 + t/2 + 1

x
y
t
ération)

Si di = 0, on dit que la molécule est saturée


Si di = 1, on a une instauration : la molécule comporte soit une double liaison soit un
cycle.
Si di = 2, on a deux insaturations, la molécule contient soit 1 liaison triple, soit
2 liaisons doubles, soit 2 cycles, soit 1 liaison double et 1 cycle
Exemple : C3H6O

Son d - 6/2 + 1 = 1,

Donc la molécule contient une insaturation : soit une double liaison ou un cycle

Double liaison C=C


OH
CH3 CH3
HO
OH

Double liaison C=O


H H 3C CH 3
H 3C
O O

Un cycle
O
OH H3C

2. Structure des composés


2.1. Formule développée plane

înement des atomes dans la molécule.

Exemples
H H H H H H
H C C C H H C O H H C N H
H H H H H

Un trait représente une liaison simple : liaison (liaison covalente)


On peut rencontrer des composés qui contiennent des liaisons multiples :
liaison (doubles ou triples).

Exemples

liaison double liaison triple liaison double

H H H H

C C H C C H H C C O
H H H
2.2. Formule semi-développée

ons entre atomes


de carbone et carbone-hétéroatomes.

Exemples
CH3-CH2-CH2-OH CH3-CH2-O-CH3

Remarque

(représentation topologique):

- les liaisons carbone-carbone, ne sont représentées que par des segments.

Exemple
CH2 CH2
H2C CH 2
CH2 CH2

H 2C
C CH

H 3C CH 2
la communauté
scientifique mondiale.

IUPAC :
Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée.

La nomenclature systématique en chimie organique permet de dénommer tous les


composés quelle que soit leur complexité. Seulement pour diverses raisons, beaucoup de
composés organiques importants ont des noms courants qui ne donnent aucune indication
précise quant à leurs structures.

La nomenclature permet de :
écule connaissant la structure.

Les composés organiques sont les:

1. hydrocarbures saturés et insaturés acycliques ou cycliques (alcanes,


alcènes ou alcynes).
2. hydrocarbures aromatiques (benzène)
3. composés portant une fonction :

acide carboxylique (R-CO2H)


ester (R-CO2
-CO2X)(avec X halogène = Cl, Br, F, I)
amide (R-
nitrile (R-CN)
aldéhyde (R-CHO)
cétones (R-CO-
alcool (R-OH)
amine (R-
thiol (R-SH)
éther (R-O-
anhydride (R-CO-O-CO-

Substituant Chaine carbonée principale Doublet C/C Fonction principale

par ordre précidé par cyclo en cas de aucun , ane Voir ordre de priorité
alphabétique chaine cyclique C=C , ène des fonctions
C C , yne
1. Hydrocarbures (HC) linéaires acycliques

formé du radical correspondant au nombre de


carbones de la chaîne + la terminaison

Nbre de C Radical Nbre de C Radical

1 méth 10 déc

2 éth 11 undéc

3 pro 12 dodéc

4 but 13 tridéc

5 pent 14 tétradéc

6 Hex 15 pentadéc

7 Hept 20 iecos

8 Oct 21 heniecos

9 Non 22 Docos

y a que des liaisons simples carbone- ane, la terminaison est ane

ène la terminaison est ène

yne, la terminaison est yne

ne triple liaison, la terminaison est èn yne

Nombre de liaison double liaison triple liaison


2 diène diyne
3 triène triyne
4 tetraène tetrayne
Exemple : La chaine principale (radical) correspond à la plus longue chaine carboné

2 4 2 4 6
2 6
4 7
3 1 3
3 1 5 5
1
8

La numérotation de la chaine carbonée affecte le plus petit numéro à la liaison


plus petit numéro est affecté à la double
liaison.
La position de la liaison multiple (double et triple) est indiquée par un nombre
représentant la position du premier des deux atomes engagé dans la liaison multiple.
La chaîne carbonée étant numérotée de manière à affecter à cette liaison multiple le
numéro le plus petit.

double ou la triple liaison.


2. Hydrocarbures ramifiés acycliques

La ramification est un substituant qui est accroché à la chaîne principale.

La chaine principale (radical) est déterminée en appliquant en ordre les critères


suivants : (on ne considère le critère + que si le critère ne permet pas de trancher)

1. doit contenir le nombre maximum de liaisons multiples (liaison double et liaison triple).
2.
3. doit contenir le nombre maximum de doubles liaisons.
4

égalité, elle doit contenir le prem

Les substituants sont placés avant la chaine principale.

plusieurs fois le même groupe dans la molécule, on utilise le nombre

virgule.

Un substituant prend une terminaison en yl.

- dérivés des alcanes : substituants alkyles ; nommés en remplaçant le « ane » par « yl »

CH3 : méthyl ; CH2 CH3 : éthyl

- dérivés des alcènes: substituants alcényles; nommés en remplaçant le « ène » par « ényl »

CH=CH2 : éthényl (vinyle), CH2 CH=CH2 : prop-2-ényl

- dérivés des alcynes: substituants alcynyles; nommés en remplaçant le « yne » par « ynyl »

: éthynyl ; -CH3 : prop-1-ynyl

- dérivés des halogènes: nommés halogéno : chloro, bromo, iodo et fuoro.


Structure Nom courant Nom systématique
CH3
CH Isopropyl 1-méthyléthyl
CH3
CH3
CH CH2 Isobutyl 2-méthylpropyl
CH3
CH3
CH Sec butyl 1-méthylpropyl
H3C CH2
CH3

H3C C Tert butyl 1,1-diméthyléthyl


CH3
CH3

H3C C CH2 Néopentyl 2,2-diméthylpropyl


CH3

Exemple :

2 6 8 2 6
4 4
1 3 5 7 1 7
9 3 5

5-éthyl-4,5-diméthyl nonane 3-méthyl hetane

3 1
2
4 4 4
2 4 7 5
1 3 1 3 6 6
2 5
3
5
2
2-méthyl pent-2-ène
1
3,4-diéthyl hexane 2-propyl buta-1,3-diène 2-méthyl-4-propyl heptane

3 1
2 Br
4
3 5 7
1
1 2 4 6
2 1
3 2

2-(2-méthyl propyl) buta-1,3-diène 3-bromo-5-méthyl-4-(1,1-diméthyl éthyl) heptane


ou ou
2-isobutyl buta-1,3-diène 3-bromo-5-méthyl-4-tertbutyl heptane
Noter que la numérotation affecte le plus petit numéro aux liaisons multiples (double

ramifications multiples, les chaînes latérales sont numérotées à


partir du carbone lié à la chaîne principale. Le nom de la chaîne secondaire est mis entre
parenthèses.
3
toujours
2
1
2 6 8 10
4
1 3 5 7
9

Br

3-bromo-4-méthyl-6-(2-méthyl propyl) décane

2 3 1
1 3 2 2
1 3 4

4 1
2
5
3
6 7
5-méthyl 3-(1,2-diméthyl propyl) hept-1-ène 2-(2-méthyl propyl) buta-1,3-diène

2 4
1 3 5
Br
2
4
1 3
5

4-bromo-2-méthyl pent-2-ène 3-éthynyl penta-1,3-diène

3. Hydrocarbures cycliques saturés et insaturés

Le no cyclo au nom de

cyclopropane cyclohexane cyclopentane

4 3
5 3 2
4
2
6 1
1 5

2-méthylcyclohex-1,3diène 3-éthyl cyclopent-1-ène


4. Hydrocarbures aromatiques

La série " benzénique " ou " aromatiques " comprend tous les composés dont la
molécule renferme un ou plusieurs cycles; le plus simple de ces hydrocarbures est le
benzène C6H6. Il est représenté par :

ou

* Benzène monosubstitué : La chaîne principale sera ici le benzène. Le nom du composé


sera formé du nom du substituant suivi du mot benzène. Mais la plupart ont des noms
usuels.

méthylbenzène éthylbenzène éthénylbenzène


toluène vinylbenzène

* Benzène disubstitués : Les benzènes di substitués peuvent exister sous trois isomères,
qui seront localisés soit par les chiffres (1,2) ; (1,3) ; (1,4) soit respectivement par ortho (o),
méta (m), para (p).

1,2-diméthylbenzène 1,3-diméthylbenzène 1,4-diméthylbenzène 1,4-éthylméthylbenzène


o-diméthylbenzène m-diméthylbenzène p-diméthylbenzène p-éthylméthylbenzène
o-xylène m-xylène p-xylène p-éthyltolène

* Benzène polysubstitués : Dans ce cas seulement on numérotera de telle façon que


e.

1 2
6 1
2 3

5 3 6 4
4 5

1,2,4-triméthylbenzène 1-éthyl-2,3-diméthylbenzène

* Substituant benzéniques : lorsque un dérivé benzénique est substituant sur une chaine
principale, il est nommé :
5. Les hydrocarbures polycycliques

* Hydrocarbures bicycliques pontés

Les hydrocarbures bicycliques sont des composés comportant deux cycles ayant en
commun au moins deux atomes de carbones.

Bicyclo
Le nombre de carbones de chacun des trois ponts reliant les deux atomes de

e des
têtes de pont et se poursuit le long de la plus longue branche qui conduit au deuxième tête

numéro 1.

Exemple :

2
1 1 2
3 8
9 8 3
9
7
4 10 7
6 4
5 6 5

bicyclo[4,2,1]nonane bicyclo[4,2,2]undécane

Dans le cas des hydrocarbures insaturés (non saturés), la numérotation se fait


comme dans le cas précédent mais on commence la numérotation par la tête de pont qui
donne les plus petits indices aux liaisons doubles.

Exemple :

2
1 6 5
3 8
9 8 4
9
7
4 10 7 3
6

5 2
1
bicyclo[4,2,1]non-2-ène bicyclo[4,2,2]undéc-2-ène

Dans le cas des hydrocarbures portant une fonction principales, la numérotation se


fait comme dans le cas des hydrocarbures saturés mais on commence la numérotation par
la tête de pont qui donne les plus petits indices aux fonctions principales.
Exemple :

2 1 1
1 HO
3 8 6 6
2 7 2 7
9
7
4 3
6 5 5
O 3
5 4 4

bicyclo[4,2,1]non-2-ène bicyclo[3,1,1]heptan-2-ol 2-méthyl bicyclo[3,1,1]heptan-3-one

* hydrocarbures spiranniques

Les hydrocarbures spiranniques sont des composés comportant deux cycles ayant
en commun un seul atome de carbone.

spiro
Le nombre de carbones de chacun des deux ponts reliant les deux atomes de
ordre croissant entre crochets [ , , ] et placé entre spiro et le

La numérotation des hydrocarbures spiranniques saturés commence par le carbone


le plus petit cycle puis

Exemple :

5 4 7 1 7 6 1
1 6
3 2 2
6 8 5 8 5

2 3 3
7 8 10 9 10
9 4 4

spiro[2,5]octane spiro[4,5]decane spiro[4,5]dec-6-ène

7 6 1 9 10 1
2 2
8 5 8 5
3 3
9 10 4 7 6
HO 4

spiro[4,5]dec-2,7-diène spiro[4,5]dec-2,8-dièn-7-ol
6. Composés fonctionnels

Lorsque le carbone est lié par une simple ou une multiple liaison à un hétéroélément
(O, N, S, X), nous obtenons un groupement caractéristique : une fonction.

Groupes caractéristiques où le carbone est lié par liaison simple à un hétéroatome :

Groupes caractéristiques où le carbone est lié à un oxygène par une liaison double : les
composés carbonylés

Groupes caractéristiques où le carbone est lié à un azote par une liaison triple : les nitriles

C N

Acides carboxyliques et leurs dérivés :


5.1. Composés monofonctionnels

Pour nommer une molécule monofonctionnelle, il faut déterminer la chaîne carbonée

nom.
Le nom du composé se termine alors par le suffixe caractérisant cette fonction
principale,

Le classement par ordre de priorité pour déterminer la fonction principale est le


suivant:

Fonction Formule Substituant : Suffixe : fonction principale


fonction
secondaire
Acide Carboxylique COOH Carboxy
(C)OOH - xylique
Esters COOR R-oxycarbonyl
(C)OOR -
COX halogénoformyl
(C)OX -
Amides CONH2 carbamoyl Amide
(C)ONH2 - Carboxamide
Nitriles CN Cyano Nitrile
(C)N - Carbonitrile
Aldéhydes CHO Oxo Al
(C)HO Formyl Carbaldéhyde
Cétones C=O Oxo One
Alcools OH Hydroxy ol
Thiols SH Mercapto thiol
Amines NH2 Amino amine
Ethers Oxydes R-oxy
* (C) : carbone non inclus dans le nom de la chaîne carbonée (non compté)

Détermination de la chaine principale

indiqué ci- -à- on ne considère le critère + que si le critère ne


permet pas de trancher.

1
principale, la chaîne principale en contient le nombre maximum.
2. La chaîne principale doit contenir le nombre maximum de liaisons multiples (une liaison
double et une liaison triple).
3.
carbones).
4. La chaîne principale doit contenir le nombre maximum de doubles liaisons.
5. Elle doit porter l
Exemples
O O OH

OH H

acide butanoïque butanal hexan-2-ol

O NH2
O

O
pentan-2-one butan-2-amine
proanoate d'éthyle O
H CO2H
O

pent-4-én-2-one cyclopent-2-ène-1-carbaldéhyde Acide 3-méthyl


cyclohexane-1-
carboxylique

Numérotation de la chaîne principale.

on ne considère le critère + que si le


critère ne permet pas de trancher) :

1
fonctions dans la chaîne principale, il faut leur attribuer les plus petits numéros.
2. Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux liaisons multiples.
3. Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux doubles liaisons.
4
plus petit numéro es
5. Pour les substituants carbonés, la numérotation débute toujours par le carbone
directement branché sur la chaîne principale.

La position de la fonction (numéro du carbone qui la porte) est indiquée entre tirets
avant le suffixe, sauf possibilité unique dans le cas du numéro 1 (fonctions de bout de la
chaîne).

«tetra».
5.2. Composés polyfonctionnels

cipale (suffixe). Les autres


fonctions sont considérées comme substituants.

Pour nommer une molécule après avoir identifié la fonction principale, il faut
déterminer la chaîne carbonée principale (voir détermination de la chaine principale au-
dessus).
Une fois cette chaîne déterminée, on la numérote et tous les atomes ou groupes

des substituants.
OH NH2
OH NH2
2 4
2 4 O 1 3 5
1 3 5
H

4-amino-3-méthyl pentan-2-ol 4-amino-2-hydroxy-3-éthyl pentan-1-al

5
6 4 OH
CN
3 O 4 6
2
2
1 5 CO2H
HO2C
3
1 CO2H

Acide 4-hydroxy-3-oxo hex-5-én-1-oique


Acide 2-cyano-5-phényl hex-3-ène-1,6-dioique

CN
HO CO2H O 3 1
2 HO 4 2 CO2CH3
3 1 5
6
4 6
5 Br
CHO
O

Acide 2-cyano-4-cyclopentyl-6-formyl-3-hydroxy 4-(1-bromo éthyl)-6-hydroxy-5-oxo hexanoate


-5-oxo cyclohex-2-ène-1-carboxylique de méthyle

Rouge : fonction principale


Bleu : fonction secondaire (substituant)
Méthode pour nommer un composé organique

Etape 1
secondaire (substituant).

Etape 2 : Recenser les insaturations (double liaison et triple liaison).


: ène
es liaisons : yne

Etape 3 : Définir la chaine principale

chaîne principale en contient le nombre maximum.


* doit contenir le nombre maximum de liaisons multiples (une double et triple liaison).
*
* doit contenir le nombre maximum de doubles liaisons.
*

dre alphabétique.

Etape 4 : Repérer les ramifications (substituants).

Etape 5 : Numéroter la chaine principale.

*
dans la chaîne principale, il faut leur attribuer les plus petits numéros.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux liaisons multiples.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux doubles liaisons.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux substituants.

* Pour les substituants carbonés, la numérotation débute toujours par le carbone directement
branché sur la chaîne principale.

Etape 6 : Construire le nom.

Substituant Chaine carbonée principale Doublet C/C Fonction principale

par ordre précidé par cyclo en cas de aucun , ane Voir ordre de priorité
alphabétique chaine cyclique C=C , ène des fonctions
C C , yne
Représenter une molécule à partir de son nom

Exemple 1

Acide 4-éthyl-6-hydroxy-5-oxo hexanoique Fonction principale : CO2H


Chaine carbonée : 6 C
alcane : pas de dl et tl
O 1 Substutiant : C2H5 en position 4
3 OH en position 6
HO 4 2 CO2H
5 C=O en position 5
6

Exemple 2

3-amino-2-bromo-4-éthyl-5-hydroxy cyclopent-2-ène-1-carbaldéhyde
Fonction principale : CHO
Chaine carbonée : cycle à 5 C
1 double liaison en position 2
Br Substutiant : NH2 en position 3
H2 N
Br en position 2
2
3 C2H5 en position 4
1 CHO OH en position 5
4
5
H5C2
OH
Matière naturelle & synthétique
Pétrole et ses dérivés

I. Matière naturelle & synthétique


1. Définition :
La matière naturelle est une matière se trouvant dans la nature, exemple bois, dioxygène…
La matière synthétique est une matière produite au laboratoire par des réactions chimiques, exemple le
plastique, le verre, médicament…
2. Préparation du dioxygène :
On peut produire du O2 par réaction chimique entre l’eau oxygénée (H202 ) et le permanganate de
potassium acidifié (KMnO4);
3. Expérience & observation :
On réalise l’expérience, réaction chimique entre l’eau oxygénée
et le permanganate de potassium acidifié :
on remarque que la couleur violet de la solution de (KMnO4 )
disparait ;
On observe un dégagement des bulles gazeuses (du O2 ) et si on
rapproche une allumette du tube la flamme devient très vives
4. Conclusion :
L’O2 synthétique permet la combustion, il a les mêmes propriétés que l’O2 naturel come la respiration

II. Pétrole ses dérivés


1) Définition :
Le pétrole brut est un mélange naturel constitué de plusieurs composants (hydrocarbures), extrait des
gisements, il nécessite de le raffiner.

2) Technique de distillation :

La séparation des constituants du pétrole se fait dans une tour de


distillation.
On chauffe le pétrole brut jusqu’à l’évaporation ; ensuite les
constituants les plus volatils se condensent dans les étages les plus
haut correspondant à leurs température de condensation et les
constituants moins volatils sont recueillie dans des étages les plus bas
correspondant à leurs température d’ébullition.

3) Dérivés du pétrole et domaine d’utilisation :

Les produits dérivés du pétrole sont utilisés dans plusieurs domaines :


Le butane, propane : domaine domestique et industriel
L’essence et benzène, kérosène : domaine de transport automobile, camion, avion …
Huile et graisse, paraffine (bougie) ; vaseline, goudron …..
Les dérivés du pétrole sont des matières naturelles, l’industrie utilise ses dérivés pour produire des
substances synthétique utilisées au quotidien tel que : plastique, médicament, tissu, les colorant de la
penture.

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