Chimie des solutions : définitions et pH
Chimie des solutions : définitions et pH
c. Par dilution d’une solution (la solution fournie est en général appelée solution mère)
On prélève un volume V0 de la solution mère de concentration C0 que l’on dilue avec de l’eau
distillée pour obtenir une solution diluée de volume V1 et de concentration désirée C1.
Détermination du volume V0 à prélever
La quantité de matière de soluté dans le volume V0 est: n(X)=C0.V0
Cette quantité de matière se retrouve dans la solution après dilution. Cela traduit la conservation
de la matière, donc: n(X)=C1.V1
On en déduit la relation suivante (qu’on appellera par la suite formule de dilution ou équation
de conservation de la matière):
C0×V0=C1×V1
Le volume à prélever est donc:
𝐶1 × 𝑉1
𝑉0 =
𝐶0
Lors d’une dilution le facteur de dilution est le rapport de la concentration de la solution mère
sur celle de la solution fille :
𝐶0
𝑓=
𝐶1
Opérations à effectuer
Exemple :
On prélève un volume V0 = 20 mL d’une solution aqueuse de sulfate de cuivre II de
concentration C0=5×10-2 mol.L-1
Ce volume est introduit dans une fiole jaugée de 500 mL, on complète avec de l’eau distillée
jusqu’au trait de jauge, puis on homogénéise.
a. Comment prélève t on le volume V0 de la solution mère.
b. Quelle est la concentration de la solution fille ?
c. Calculer le facteur de dilution F effectué.
Solution
a. Pour prélever le volume V0 de solution mère on utilise une pipette jaugée car le
prélèvement est plus précis.
b. Concentration de la solution fille
On sait que la concentration de la solution fille C1 et celle de la solution mère C0 sont reliée
par la relation de dilution
C0×V0=C1×V1
où V0 et V1 désignent respectivement le volume de solution mère prélevé et le volume final de
la solution fille.
𝐶0 × 𝑉0
𝐶1 =
𝑉1
𝑪𝟏 = 𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 𝒎𝒐𝒍/𝑳
c. Calcul du facteur de dilution F
On rappelle que
𝐶0
𝑓=
𝐶1
5 × 10−2
𝑓=
2 × 10−3
𝒇 = 𝟐𝟓
Exemple
On dissout 5 g de sulfate de cuivre (CuSO4) dans 400 mL d’eau. Quelle est alors la
concentration massique du sulfate de cuivre ?
On a :
m(CuSO4) = 5g, V= 400 mL
𝐦(𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 )
et 𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) = 𝐕
𝟓
𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) =
𝟒𝟎𝟎 × 𝟏𝟎−𝟑
𝐜𝐦 (𝐂𝐮𝐒𝐎𝟒 ) = 𝟏𝟐, 𝟓 𝐠/𝐋
1.4.3. La molalité
Elle correspond à la quantité de matière de X pour 1 kg de solvant. Cette unité de
concentration n'est que très rarement utilisée. Pour les solutions aqueuse la molalité est la
concentration molaire sont les mêmes.
1.4.4. La normalité
Cette unité de concentration qui a été largement utilisée, on définit la normalité d'une solution
acide dans l'eau comme le nombre de mol d'ion H3O+ susceptible d'être libérés par un litre de
solution. De même, la normalité oxydo-réductrice d'une solution correspond au nombre de mol
d'électrons susceptibles d'être libérés par un litre de solution. La normalité est liée à la molarité
par l’équation :
N=P×M
N : Normalité ;
P : nombre d’équivalent ;
M : molarité.
Exemple :
Composé HCl H2SO4 H3PO4 NaOH
nombre d’équivalent P P=1 P=2 P=3 P=1
𝐦𝐬𝐨𝐥
𝛒𝐬𝐨𝐥 = (unité : g/L, kg/L, kg/m3…)
𝐕 𝐬𝐨𝐥
1.6. La densité
La densité est le rapport de la masse volumique de la solution à la masse volumique de l’eau.
𝛒
𝐝𝐬𝐨𝐥 = 𝛒 𝐬𝐨𝐥 (C’est un nombre sans)
𝐞𝐚𝐮
𝟓𝟓, 𝟓𝟓
𝐱(𝐇𝟐 𝐎) = = 𝟎, 𝟖
𝟓𝟓, 𝟓𝟓 + 𝟏𝟒
𝒏(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆)
𝒙(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆) =
𝒏(𝑯𝟐 𝑶) + 𝒏(𝒈𝒍𝒚𝒄𝒊𝒏𝒆)
𝟏𝟒
𝒙(𝐠𝐥𝐲𝐜𝐢𝐧𝐞) = = 𝟎, 𝟐
𝟔𝟗, 𝟓𝟓
La fraction molaire de la glycine est : 𝒙(𝐠𝐥𝐲𝐜𝐢𝐧𝐞) = 𝟎, 𝟐
CHAPITRE II : REACTIONS ACIDO-BASIQUES
1. Définitions
1.1. Définition d’ARRHENIUS
✓ Un acide est une substance pouvant libérer des ions H+ :
HCl →H+ + Cl-.
✓ Une base est une substance pouvant libérer des ions OH-:
NaOH →Na+ + OH-
Cette théorie ne permet pas d’expliquer pourquoiNH3dans l’eau est basique alors qu’elle ne
contient pas de groupe OH. Elle est donc généralisée par BRONSTED.
1.2. Définition de BRONSTED
Parmi les différentes théories des acides et des bases, la théorie proposée par BRONSTED en
1923 est encore actuellement la plus utilisée.
✓
Un acide : est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible de libérer (céder) un
proton H+. Un acide contient donc nécessairement l’élément hydrogène, mais tout composé
hydrogéné n’est pas pour autant un acide :
AH A- + H+
✓ Une base : est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible d’accepter (fixer) un
proton H+. Une base possède nécessairement un doublet d’électrons non-liant sur lequel
l’ion H+ vient se lier :
A- + H+ AH
ou encore
B + H+ BH+.
Il est à noter que les composés tels que NaOH, KOH, … , dans l’eau se dissocient en donnant
des ions OH- qui sont des bases puisqu’ils peuvent fixer un proton :
OH- + H+H2O
1.3. Couple acide-base conjugués
Soit la réaction
AH A- + H+
L’espèce A- et le proton formés peuvent se recombiner pour donner AH; donc A-est une base.
L’ensemble des deux espèces associées dans le même équilibre constitue un couple acide/base.
L’acide et la base d’un même couple sont dit conjugués.
On note le couple acide-base conjugués : HA/A-.
Certains composés possèdent à la fois un H libérable sous la forme H+ et un ou plusieurs
doublets non liants. Ils peuvent ainsi participer à deux couples, en étant l’acide de l’un et la
base de l’autre. Ils sont amphotères ou ampholytes. Donc, selon le partenaire auquel il est
opposé, un composé amphotère se comporte comme un acide ou comme une base.
Exemple :H2O
H2O est l’acide du couple H2O/OH-H2O OH- + H+
H2O est la base du couple H3O+/H2O H3O+ H2O + H
Une réaction acide-base fait intervenir 2 couples acide/base. Cette réaction consiste en un
transfert d’ion H+ entre l’acide d’un couple et la base de l’autre couple.A1 + B2B1 + A2.
1.4. Force des acides et des bases
Il existe deux types des acides et des bases selon leur dissociation :
a. Acides forts et bases fortes
Ce sont des électrolytes forts : La réaction de dissociation est totale :
HCl + H2O →H3O+ + Cl-
NaOH →Na+ + OH-
b. Acides faibles et bases faibles
Ce sont des électrolytes faibles. On a un équilibre de dissociation qui est nettement en faveur
de la réaction inverse.
HCN + H2O H3O+ + CN- HCN : acide faible
F- + H2O HF + OH- F- : base faible
1.5. Constantes d’acidité et de basicité.
Soit HA un acide faible :
HA+ H2OH3O+ + A-
La loi d’action de masse nous permet d’écrire :
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑐 =
[𝐻𝐴][𝐻2 𝑂]
[H3 O+ ][𝐴− ]
D’où 𝐾𝑐 × [𝐻2 𝑂] = [𝐻𝐴]
On pose
[H3 O+ ][𝐴− ] [H3 O+ ][𝐵𝑎𝑠𝑒]
𝐾𝑎 = =
[𝐻𝐴] [𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
Ka : constante d’acidité de HA
Les constantes Ka varient, selon les acides, par commodité, dans les calculs, on remplace Ka
par pKa avec pKa = - logKa.
Un acide est d’autant plus fort que son Ka est grand et que son pKa est plus petit.
Remarque : les acides forts sont totalement dissociés en solution, donc ne possèdent pas de Ka.
De manière analogue on pourrait définir la force des bases à partir de l’équilibre qui
s’établit dans les solutions aqueuses. La constante d’équilibre correspondante serait une
constante de basicité Kb. Par exemple pour le couple AH/A- :
A- + H2O HA+ OH-
[OH − ][𝐻𝐴] [OH − ][𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
𝐾𝑏 = =
[𝐴− ] [𝐵𝑎𝑠𝑒]
Mais on peut constater que, pour un acide et une base conjugués, Ka et Kb sont liées :
[H3 O+ ][𝐴− ] [OH − ][𝐻𝐴]
𝐾𝑎 × 𝐾𝑏 = × = [H3 O+ ][OH − ]
[𝐻𝐴] [𝐴− ]
Ce produit est appelé produit ionique de l’eau Ke, sa valeur ne dépend que de la température.
Ke = [H3O+][OH-] = 10-14à 25°C
Cette relation est générale, elle s’applique à toute solution aqueuse, quelle que soit l’origine des
ions H3O+ et OH- et quelles que soient les autres espèces présentes en solution.
En toute circonstance, on a :
Ka×Kb = 10-14
et
pKa + pKb = 14.
Il n’est donc pas nécessaire, pour les bases d’établir une échelle de basicité. Il suffit de connaître
les Ka des acides conjugués.
Exemple :
Soient deux couples acide/base :
HF/F- (pKa1 = 3,2) et CH3COOH/CH3COO- (pKa2 = 4.8).
pKb1 = 14 - 3,2 = 10,8 et pKb2 = 14 – 4.8 = 9,2
- pKa1< pKa2 donc l’acide HF est plus fort queCH3COOH
- pKb2< pKb1 donc la base CH3COO- est plus forte que F-
Plus l’acide est fort, plus sa base conjuguée est faible.
Constantes d’acidité et pKa des couples acide/base usuels, en solution aqueuse, à 25°C
Acide HF HNO2 HCOOH CH3OOH H2S HClO HCN CH3NH3+
Base conjuguée F- NO2- HCOO- CH3OO- HS- ClO- CN- CH3NH2
pKa 3,2 3,2 3,8 4,7 7 7,5 9,2 10,6
Remarque :
Force d’une base ou d’un acide en connaissant la force de son acide ou sa base conjuguée :
HCl + H2O → H3O+ + Cl- La base conjuguée Cl- d’un acide fort HCl est
une base infiniment faible ; on dit que c’est une
espèce indifférente
NaOH → Na+ + OH- L’acide conjugué Na+ d’une base forte NaOH
est un acide infiniment faible ; on dit que c’est
une espèce indifférente
CH3COOH + H2O H3O+ + CH3COO- La base conjuguée CH3COO- d’un acide
faibleCH3COOH est une base faible
NH3 + H2O NH4+ + OH- L’acide conjugué NH4+ d’une base faible NH3
est un acide faible.
Exemples d’application :
Quelle est la nature acido-basique des solutions suivantes :
✓ Solution NH4Cl.
✓ Solution NaF
✓ Solution NaCl
Solution :
2. NH4Cl →NH4+ + Cl- NH4+ : acide conjugué de NH3 (base faible)
donc NH4+ est un acide faible ;
Cl- : base conjuguée de HCl (acide fort) donc
Cl- est une base infiniment faible.
Donc la solution acide : NH4+ + H2O NH3
+ H3O+
3. NaF →Na+ + F- Na+ : acide infiniment faible (acide
conjugué de NaOH (base forte)) ;
F- : base faible (base conjuguée de HF
(acide faible)). Donc la solution est
basique : F- + H2O HF + OH-
4. NaCl →Na+ + Cl- Na+ : acide infiniment faible ;Cl- : base
infiniment faible. Donc la solution est neutre
:
2H2O H3O+ + OH-
La réaction d’auto-ionisation de l’eau :
Ke=[H3O+][OH-]=10-14 ; [H3O+]=[OH-]=10-7
M ; pH=7
HA A- H+
ti C 0 0
teq C(1-) αC αC
[H3 O+ ][𝐴− ] (𝛼𝐶)2 𝛼2
𝐾𝑎 = = =𝐶
[𝐻𝐴] 𝐶(1 − 𝛼) (1 − 𝛼)
𝐊𝐚 𝛂𝟐
=
𝐂 (𝟏 − 𝛂)
𝐾 𝛼2
➢ Si C 𝐶𝑎 (1−𝛼)
𝐾 𝛼2
➢ Si C 𝐶𝑎 (1−𝛼)
La dilution augmente la dissociation de l’électrolyte. A dilution infinie (C0 → 0), le
coefficient d’ionisation augmente et tend vers une valeur limite αlimite. C’est la loi
d’OSTWALD ou la loi de dilution.
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐇𝟑 𝐎+ ] =
𝟐
+]
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈[𝑯𝟑 𝑶 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
Exemple
1. Calculer, à 25°C le pH d’une solution décimolaire d’acide nitrique.
2. Calculer, à 25°C, le pH d’une solution d’acide nitrique de concentration 10-8 M.
1. on a C= 0,1 M alors C> 10-6.5 M donc pH = -log C pH=1
2. On a C=10-8 M donc C<10-6.5 M donc on ne peut pas négliger l’auto ionisation de l’eau,
car la quantité d’ions H3O+ fournit par cette réaction n’est plus négligeable.
L’expression de la concentration des ions H3O+ est :
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐇𝟑 𝐎+ ] =
𝟐
Et le pH est:
+]
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈[𝑯𝟑 𝑶 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
𝒑𝑯 = 𝟔, 𝟔𝟖
2.2. Cas d’un acide faible
On considère un acide faible de concentration Ca
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
AH + H2O ⇌ A- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
AH ; A- ; H2O ; H3O+ ; OH-
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑎 =
[𝐻𝐴]
Conservation de la matière : [AH]+[A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]
𝑘𝑒
[A-] = [H3O+] - [OH-] [𝐴− ] = [𝐻3 𝑂+ ] −
𝑂𝐻 −
[AH] = Ca - [A-]
[𝐻3 𝑂+ ]2 − 𝐾𝑒
𝐾𝑎 =
𝐾𝑒
𝐶𝑎 − [𝐻3 𝑂+ ] +
[𝐻3 𝑂+ ]
[H3O+]3 + Ka×[H3O+]2 – (Ka×Ca + Ke)×[H3O+] – KaKe = 0
On obtient une équation dont la résolution n’est pas facile à faire, d’où la nécessité de faire des
approximations.
➢ Approximations:
Approximation 1
Le milieu peut être suffisamment acide et on pourra négliger l’autoprotolyse de l’eau on
pourra donc avoir :
[OH-] << [H3O+]
Approximation 2
Cas où l’acide est faiblement ionisée : [A-] << [AH], pour pouvoir faire cette approximation,
il faut vérifier que:
𝐾𝑎
≤ 10−2 𝑀−1
𝐶𝑎
Donc si on applique ces approximations on aura :
[A-] = [H3O+] - [OH-] [𝐴− ] ≈ [𝐻3 𝑂+ ]
[AH] = Ca - [A-] [AH] ≈ Ca
Alors si on remplace dans l’expression de la constant d’acidité on va avoir :
2
[H3 O+ ]
𝐾𝑎 =
𝐶𝑎
Donc
[H3 O+ ] = √𝐾𝑎 × 𝐶𝑎
Et par suite :
1
𝑝𝐻 = (𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑎 )
2
Cas où l’acide n’est pas faiblement ionisé c’est -à-dire si
𝐾𝑎
> 10−2 𝑀−1
𝐶𝑎
L’approximation 2 n’est plus légitime. Et on a:
[A-] ≈ [H3O+] est toujours valable comme le milieu est supposé suffisamment acide
[AH] = Ca - [A-] [AH] = Ca - [H3O+]
Alors:
2
[H3 O+ ]
𝐾𝑎 =
𝐶𝑎 − [H3 O+ ]
𝐊 𝐚 𝟏𝟎−𝟑,𝟐
= = 𝟏𝟎−𝟐,𝟐 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟑 𝑴−𝟏 ≤ 𝟏𝟎−𝟐 𝑴−𝟏
𝐂 𝟏𝟎−𝟏
Donc l’expression du pH est :
1
𝑝𝐻 = (𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑎 )
2
𝑝𝐻 = 2,1
2. C2 = 10-3 M
➢ Réactions chimiques qui ont lieu:
HF + H2O ⇌ F- + H3O+
2H2O ⇌ OH- + H3O+
➢ Espèces chimiques présentes en solution :
HF ; F- ; H2O ; H3O+ ; OH-
➢ Relations entre les concentrations :
Loi d’action de masse : Ke=[H3O+] [HO-]
[H3 O+ ][𝐹 − ]
𝐾𝑎 =
[𝐻𝐹]
Conservation de la matière : [HF]+[A-] = C
Neutralité électrique : [OH-] + [A-] = [H3O+]
Approximation 1 : milieu suffisamment acide donc : [A-] [H3O+]
Approximation 2 :
𝐊𝐚
On calcule le rapport :
𝐂
𝐊 𝐚 𝟏𝟎−𝟑,𝟐
= −𝟑
= 𝟏𝟎−𝟎,𝟐 = 𝟔, 𝟑 × 𝟏𝟎−𝟏 𝑴−𝟏 > 𝟏𝟎−𝟐 𝑴−𝟏
𝐂 𝟏𝟎
Donc l’expression du pH est :
−𝑲𝒂 + √𝑲𝟐𝒂 + 𝟒𝑲𝒂 𝑪
𝒑𝑯 = −𝒍𝒐𝒈( )
𝟐
Exercice
On considère une solution d’acide faible de concentration initiale C0, et de constante d’acidité
Ka. Sans faire aucune approximation établir l’équation en [H3O+] dont la résolution permettrait
d’exprimer le pH de la solution en fonction de C0 , Ka et Ke.
Si la concentration de la base est très faible (C<10-6.5 M), il faut tenir compte de l’auto ionisation
de l’eau : il faut résoudre l’équation du 2ème degré:
[𝑂𝐻 − ]2 − 𝐶[𝑂𝐻 − ] − 𝐾𝑒 = 0
𝐂 + √𝐂 𝟐 + 𝟒𝐊 𝐞
[𝐎𝐇 − ] =
𝟐
𝐂+√𝐂 𝟐 +𝟒𝐊 𝐞
pH = 14-pOH=14+log( )
𝟐
Exemple : soit la solution de NaOH de concentration C = 10-8 mol.l-1, la concentration des ions
OH- est 1,051×10-7 M le pH de la solution est pH = 14 - pOH = 7,02 au lieu de pH=6.
[OH − ]2
𝐾𝑏 =
𝐶
[OH − ]2 = 𝐾𝑏 × 𝐶
1
𝑝𝑂𝐻 = (𝑝𝐾𝑏 − 𝑙𝑜𝑔𝐶)
2
𝟏 𝟏 𝐊𝐛
𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 − 𝒑𝑶𝑯 = 𝟏𝟒 − 𝟐 𝒑𝑲𝒃 + 𝟐 𝒍𝒐𝒈𝑪 ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝐂
Ou bien :
𝟏 𝟏 𝐊𝐛
𝒑𝑯 = 𝟕 + 𝟐 𝒑𝑲𝒂 + 𝟐 𝒍𝒐𝒈𝑪si ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝐂
2.5. Cas d’un mélange d’un acide fort et d’un acide faible.
Soient les deux acides suivants ;
HA1 acide fort HA2 acide faible
Concentration C1 Concentration C2,
Volume V1 Volume V2, Constante d’acidité Ka
Après le mélange des deux acides, il faut tenir compte des dilutions :
𝐶1 ×𝑉1 𝐶2 ×𝑉2
𝐶1′ = et 𝐶2′ =
𝑉1 +𝑉2 𝑉1 +𝑉2
a. Si C’1 et C’2 sont voisines : c’est l’acide fort HA1 qui est prédominant :
HA1 + H2O → A- + H3O+
pH = - log C’1
b. Si C’1<< C’2 : il faut tenir compte aussi de l’acide faible HA2 :
HA1 + H2O → A-1 + H3O+
[H3 O+ ][𝐴−
2]
HA2 + H2O A-2 + H3O+𝐾𝑎 =
[𝐻𝐴2 ]
+]
𝑲𝒂 × 𝑪′𝟐
[H3 O = C′1 +
[𝑯𝟑 𝑶+ ]
[H3 O+ ]2 − C′1 [𝑯𝟑 𝑶+ ] − 𝑲𝒂 × 𝑪′𝟐 = 𝟎
La résolution de cette équation nous donne l’expression de la concentration des ions[H3O+] :
2
+]
𝐶′1 + √𝐶′1 + 4𝐾𝑎 𝐶′2
[H3 O =
2
2.6. Cas d’un mélange de deux acides faibles
Soient les deux acides faibles suivants
HA1 acide faible HA2 acide faible
Concentration C1 Concentration C2,
Volume V1 Volume V2,
Constante d’acidité Ka1 Constante d’acidité Ka2
a. si pKa2 – pka1 ≥ 4 : HA1 est plus fort que HA2, alors HA1 est le prédominant :
HA1 + H2O A-1 + H3O+ avec [HA1]o = C1
Après le mélange des deux acides, il faut tenir compte des dilutions :
𝐶1 × 𝑉1
𝐶1′ =
𝑉1 + 𝑉2
De même le pH sera celui d’un acide faible :
𝟏 𝟏 𝐊 𝐚𝟏
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂𝟏 − 𝒍𝒐𝒈𝑪′𝟏 si ≤ 𝟏𝟎−𝟐
𝟐 𝟐 𝑪′𝟏
Ou bien
L.A.M.
[H3 O+ ][𝐴1− ] [H3 O+ ][𝐴−
2]
𝐾𝑎1 = 𝐾𝑎2 =
[𝐻𝐴1 ] [𝐻𝐴2 ]
E.N. [H3O+] = [A-1] + [A-2]
C.M. Si HA1 et HA2 sont très peu dissociés. [HA1] ≈ C’1 et [HA2] ≈ C’2
[H3 O+ ][𝐴1− ] [H3 O+ ][𝐴−
2]
𝐾𝑎1 = 𝐾𝑎2 =
𝐶′1 𝐶′2
𝐾𝑎1 𝐶′1 𝐾𝑎2 𝐶′2
[𝐴1− ] = [𝐴−
2] =
[H3 O+ ] [H3 O+ ]
𝐾 𝐶′ 𝐾 𝐶′
E.N.[H3 O+ ] = [H𝑎1O+1] + [H𝑎2O+2]
3 3
3. Solutions tampon.
3.1. Définition de la ST.
Une solution tampon est une solution qui est constituée d’un mélange « équimoléculaire »
d’un acide faible HA et de sa base conjuguée A-.
3.2. Propriété de la ST.
Une solution tampon est caractérisée par un pH constant. Elle permet de fixer le pH d’un
milieu réactionnel.
3.3. Préparation de la ST.
o par mélange de concentrations voisines d’un acide faible (CH3COOH) et d’un sel de sa base
conjuguée (CH3COONa).
o par un mélange, de concentrations voisines d’une base faible (NH3) et d’un sel de son acide
conjugué(NH4Cl).
3.4. Calcul du pH de ST
Les espèces HA et A-sont en équilibre :
[H3 O+ ][𝐴− ]
𝐾𝑎 =
HA + H2O H3O+ + A- [𝐻𝐴]
4. Titrages acide-base.
4.1. Titrage d’un acide fort par une base forte
Dissociations totales : HA + H2O → H3O+ + A-
B + H2O → BH+ + OH-
Réaction de dosage : H3O+ + OH-→ 2H2O
HA acide fort B base forte
Concentration C1 Concentration C2
Volume V1 Volume V2 (variable)
N(HA) = C1× V1 = n(H3O+) N(B) = C2× V2 = n(OH-)
Lorsqu’on mélange HA et la base B, les ions OH- neutralisent les ions H3O+ :
H3O+ + OH-→ 2 H2O
L’équilibre de dissociation se déplace jusqu’à dissociation totale de HA. Réaction de dosage :
HA + B → A- + BH+
1. Avant l’ajout de la base :
Le pH de la solution est celui d’un acide faible :
Ou bien :
1 1 𝐾𝑎
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 − 𝑙𝑜𝑔𝐶 𝑠𝑖 ≤ 10−2
2 2 𝐶
2. Avant le P.E (n(HA)> n(B) :
Une partie de l’acide (HA) est neutralisé par la base B pour donner sa forme conjuguée A-.
Nous avons un mélange d’un acide faible HA et de sa base conjuguée A- : ce mélange forme
une solution tampon.
[𝐴− ]
𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 + log( )
[𝐻𝐴]
C2 V2 𝐶1 𝑉1 −𝐶2 𝑉2
[A− ] = et [𝐻𝐴] =
V1 +V2 𝑉1 +𝑉2
𝐂𝟐 𝐕𝟐
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂 + 𝐥𝐨𝐠( )
𝑪 𝟏 𝑽𝟏 − 𝑪 𝟐 𝑽𝟐
3. Au point équivalent (n(HA)=n(B) : C1V1 = C2V2)
La neutralisation est complète, tout HA est dissocié en A- qui est la base conjuguée de HA.
A-est une base faible. Le milieu est donc basique, son pH est celui d’une base faible :
A- + H2O HA + OH-
𝟏 𝟏 𝐂𝟏 𝐕𝟏
𝐩𝐇 = 𝟕 + 𝐩𝐊 𝐚 + 𝐥𝐨𝐠
𝟐 𝟐 𝐕𝟏 + 𝐕𝟐
Au point équivalent du dosage acide faible - base forte, le milieu est basique.
4. Après le point équivalent n(B)> n(HA)
On a un excès de la base forte : on a un mélange de deux bases : B forte et A- faible c’est la
base forte qui est prédominante :
𝑪𝟐 𝑽𝟐 −𝑪𝟏 𝑽𝟏
𝒑𝑯 = 𝟏𝟒 + 𝐥𝐨𝐠( )
𝑽 𝟏 + 𝑽𝟐
CHAPITRE III : REACTIONS D’OXYDO-REDUCTION
1. Généralités.
1.1. Oxydant, réducteur, oxydation, réduction.
1.2. Réaction d’oxydo-réduction
2. Nombre d’oxydation (degré d’oxydation)
2.1. Définition.
2.2. Nombre d’oxydation de quelques éléments.
[Link] d’oxydoréduction : Equation de Nernst
3.1. Potentiel normal (standard)
3.2. Equation de Nernst :
4. Réaction d’oxydo-réduction
4.1. Définition :
4.2. Écriture des réactions d’oxydoréduction
4.3. Calcul de la constante d’équilibre
4.4. Dosage d’oxydo-réduction
CHAPITRE III : REACTIONS D’OXYDO-REDUCTION
1. Généralités.
1.1. Oxydant, réducteur, oxydation, réduction.
✓ Un oxydant est un composé capable de capter des électrons.
Exemple : Cu2+ + 2e- → Cu : Cu2+a subit une réduction
✓ Un réducteur est un composé capable de céder desélectrons.
Exemple : Cu→ Cu2+ +2e- : Cu a subit une oxydation
Un oxydant = Accepteur d’e-
Un réducteur = Donneur d’e-
Oxydation = perte d’e-
Réduction = gain d’e-
L’oxydation et la réduction sont des réactions réversibles :
oxydant + ne- réducteur
l’espèce ox est red forme un Couple d’oxydo-réduction (redox) : Ox/Red
Couple ox/Red
Fe3+ + e- Fe2+ Fe3+/Fe2+
Fe2+ + 2e- Fe Fe2+/Fe
Cu2+ + 2e- Cu Cu2+/Cu
Cl2 + 2e- 2Cl- Cl2/2Cl-
2H+ + 2e- H2 2H+/H2
1.2. Réaction d’oxydo-réduction
Elle fait intervenir deux couples redox car elle consiste en un transfert d’électrons du
réducteur d’un couple vers l’oxydant de l’autre couple redox :
Ox1 + red2red1 + ox2
Pour équilibre cette réaction :
(ox1 + n1e- red1) × n2 : demi-réaction
(red2ox2 + n2e- )× n1 : demi-réaction
_____________________________________
n2ox1 + n2n1e- + n1 red2n2red1 + n1ox2 + n1n2e-
Réaction globale
n2ox1 + n1 red2n2red1 + n1ox2
c. Quand des électrons sont partagés dans des liaisons covalentes entre deux atomes de natures
différentes, ils sont attribués à l’atome le plus électronégatif.
Exemples :
H-H Cl-Cl CO H2S 2H-Cl
N.O 0 0 0 0 +2 -2 +1 -2 +1 -1
d. La somme algébrique des nombres d’oxydation des atomes au sein d’une molécule (neutre)
est nulle.
Exemple : NH3 : ΣN.O = N.O(N) + 3 × N.O(H) = 0
Donc N.O(N) = -3 à partir de (N.O(H) = +1)
e. Pour un ion poly atomique, la somme des N.O des atomes de l’ion est égale à la charge
totale de l’ion.
Exemples :
CO32- ΣN.O =-2 N.O(C)+3×N.O(O)=-2 N.O(C)=+4
SO42- ΣN.O =-2 N.O(S)+4×N.O(O)=-2 N.O(S)=+6
PO43- ΣN.O =-3 N.O(P) +4×N.O(O)=-3 N.O(P)=+5
Cr2O72- ΣN.O =-2 2×N.O(Cr) +7×N.O(O)=-2 N.O(Cr)=+6
2.2. Nombre d’oxydation de quelques éléments.
✓ Fluor : l’élément le plus électronégatif : N.O = -1.
✓ Oxygène : le 2ème élément électronégatif: N.O = -2, Sauf: OF2 car F est plus
électronégatif que O donc N.O(O)=+2.
✓ Les métaux alcalins : très électropositifs : N.O = +1, Li+, Na+, K+,...
✓ Métaux alcalino-terreux :électropositifs : N.O = +2, Mg2+, Ba2+, Ca2+, ...
✓ Hydrogène : élément électropositif : N.O = +1.
4. Réaction d’oxydo-réduction
4.1. Définition :
Une réaction d’oxydo-réduction est une réaction d’échange électronique entre un oxydant
Ox1 (ox1/red1) et un réducteur red2 (ox2/red2) :
Ox1 + red2 ⇔ red1 + Ox2
Pour que cette réaction se réalise dans le sens 1 il faut que E°(Ox1/red1) > E°(ox2/red2)
(condition thermodynamique). C’est à dire qu’une telle réaction évolue dans le
sens qui transforme l’oxydant et le réducteur les plus forts en oxydant et réducteur les plus
faibles :
Exemple 1 : Dosage d’une solution de MnO4- par une solution d’ions Fe2+ en milieu acide.
Réactions du dosage :
Réduction : MnO4- + 8H+ +5e– Mn2+ + 4H2O
Oxydation : Fe2+ Fe3+ + 1e–
Réaction globale : MnO4- + 8H+ +5Fe2+ Mn2+ +5Fe3+ + 4H2O
Point d’équivalence : la 1ére goutte de MnO4- qui donne la coloration violette.
𝑁𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4− = 𝑁𝐹𝑒 2+ × 𝑉𝐹𝑒 2+
Normalité N = p × M
M = C concentration en mole/l
p : nombre d’entités échangées ( H+ pour acide/base ou epour oxydo-réduction)
pour MnO4- p=5 donc 𝑁𝑀𝑛𝑂4− = 5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4−
pour Fe2+ p=1 donc 𝑁𝐹𝑒 2+ = 𝐶𝐹𝑒 2+
5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4− = 𝐶𝐹𝑒 2+ × 𝑉𝐹𝑒 2+
5 × 𝐶𝑀𝑛𝑂4− × 𝑉𝑀𝑛𝑂4−
𝐶𝐹𝑒 2+ =
𝑉𝐹𝑒 2+
Exemple 2 : Dosage oxydo-réduction : dosage du fer(II) par le bichomate en milieu acide.
Réactions du dosage :
Réduction : Cr2O72-+ 14H+ +6e– 2Cr3+ + 7H2O
Oxydation : Fe2+ Fe3+ + 1e–
Réaction globale :
Cr2O72- + 6Fe2+ + 14H+ 2Cr3+ + 6Fe3+ + 7H2O
Au point équivalent : on détermine le volume V2 du bichromate.
Relation à l’équivalence : N1V1 = N2V2
Normalité N = p× M
M = C concentration en mole/l
p : nombre d’entités échangées ( H+ pour acide/base ou epour oxydo-réduction)
pour Cr2O72- p=6 donc N2 = 6 C2
pour Fe2+ p=1 donc N1 = C1
C1V1 = 6 C2V2
Donc
6 × 𝐶2 × 𝑉2
𝐶1 =
C1
Partie II : COURS D’ATOMISTIQUE
CHAPITRE I : STRUCTURE DE L’ATOME
I. INTRODUCTION
II. LES CONSTITUANTS DE L’ATOME.
III. LES CARACTERISTIQUE DE L’ATOME.
1. Représentation
2. Les isotopes
3. Mole et masse molaire
4. L’unité de masse atomique u.m.a.
CHAPITRE II: MODELES CLASSIQUES DE L’ATOME
I. MODELE DE RUTHERFORD
II. MODELE DE BOHR
III. SPECTRE D’EMISSION DE L’ATOME D’HYDROGENE.
CHAPITRE III: MODELE QUANTIQUE DE L’ATOME
I. PROBABILITE ET DENSITE DE PROBABILITE.
II. L’EQUATION DE SCHRODINGER.
III. LES NOMBRES QUANTIQUES.
III. LES ORBITALES ATOMIQUES : O.A.
CHAPITRE IV: LES ATOMES POLYELECTRONIQUES
I. CONFIGURATIONS ELECTRONIQUE DES ATOMES.
1. Principe d’exclusion de PAULI.
2. Principe de stabilité. Règle de KLECHOVSKI.
3. Règle de HUND.
II. LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS
1. Les périodes.
2. Les groupes (ou familles).
3. Les principales familles du tableau périodique.
COURS D’ATOMISTIQUE
CHAPITRE I : STRUCTURE DE L’ATOME
I. INTRODUCTION
La matière peut être décrite à deux niveaux :
✓ macroscopique qui concerne la partie observable et mesurable à notre échelle (Ensemble
de molécules, d’atomes ou d’ions).
✓ microscopique qui concerne les particules réelles (molécule, atome ou ion).
Il existe à l’heure actuelle 116 atomes ou éléments dont 92 sont naturels et les atomes restant
sont artificiels c’est-à-dire crée par l’homme.
Chaque atome est désigné par son nom et son symbole.
Exemple : Oxygène : O Chlore : Cl
Les atomes diffèrent par leurs structures et leurs masses, et sont eux même fragmentés en petites
particules : les électrons, les protons et les neutrons.
L’atome et la molécule sont donc des particules de très petites dimensions, leurs masses sont
de l’ordre de 10-24 g à 10-27 g. Ces chiffres ne sont pas pratiques, on utilise la notion de mole.
Une mole correspond à la quantité de matière contenue dans 6,02 ×1023 particules (atome ou
molécule). N= 6,02 ×1023 est le nombre d’Avogadro qui a été déterminé expérimentalement.
II. LES CONSTITUANTS DE L’ATOME.
D’après DALTON la matière n’a pas une structure continue, elle est formée par un ensemble
de particules « indivisibles ».
La matière est formée de molécules qui sont constitué des atomes. L’atome contient
essentiellement des électrons, des protons, et des neutrons.
élément charge ( C ) masse (Kg)
électron -1,6 10-19 9,11 10-31
proton 1,6 10-19 1,672 10-27
neutron 0 1,6747 10-27
N.B.
- La masse du proton est 1836 fois supérieure à celle de l’électron.
- Les protons et les neutrons sont appelés « les nucléons ».
L'atome est un ensemble électriquement neutre comportant un noyau (protons + neutrons), où
est centrée pratiquement toute sa masse, autour duquel se trouvent des électrons.
III. LES CARACTERISTIQUE DE L’ATOME.
5. Représentation
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s’écrit toujours avec une majuscule,
éventuellement suivie d’une minuscule.
6. Les isotopes
On appelle isotopes d’un élément donné, des atomes ayant le même nombre de protons
(même
Z) mais un nombre de neutrons différent (A différent). Les isotopes ne diffèrent alors que par
la composition des noyaux.
Exemple
(mouvement circulaire)
L’équilibre résulte de la compensation de la force
d’attraction Fa par la force centrifuge Fc due à la rotation
de l’électron autour du noyau.
D’où :
D’où :
7
* D’après la théorie électromagnétique, lorsqu’une particule chargée est soumise à une
accélération elle doit rayonner.
* Si la particule rayonne, son énergie doit diminuer et son rayon aussi d’après l’expression de
ET par la suite l’électron devrait tomber sur le noyau.
II. MODELE DE BOHR
1. Description (cas de l’atome d’hydrogène).
Pour lever les contradictions précédentes, Bohr propose quatre hypothèses :
✓ Dans l’atome, le noyau est immobile alors que l’électron de masse m se déplace autour
du noyau selon une orbite circulaire de rayon r.
✓ L’électron ne peut se trouver que sur des orbites privilégiées sans émettre de l’énergie,
on les appelle « orbites stationnaires ».
✓ Lorsqu’un électron passe d’un niveau à un autre il émet ou absorbe de l’énergie :
8
Les relations (1)et (3) donnent :
Définition : L’électron volt est l’énergie acquise par un électron accéléré par une d.d.p de 1 volt.
E = -qv = 1,602 10-19 X 1 = 1,602 10-19 J = 1 ev ; Donc : 1 ev = 1,602 10 -19 J
3. Absorption et émission d’énergie.
Un électron ne peut absorber ou libérer de l’énergie c’est à dire rayonner qu’en passant d’un
niveau (orbite) à un autre.
La quantité d’énergie absorbée ou émise est égale à la différence d’énergie entre les deux
niveaux (relation de Planck) : ΔE = | Ef – Ei | = hν
Ef : état final ; Ei : état initial ; h : Cste de Planck ; ν : fréquence de radiation.
Absorption : lorsqu’un électron passe d’un niveau n (orbite de rayon rn ) à un niveau p (p>n)
supérieure (orbite de rayon rp ) , il absorbe une radiation de fréquence νn-p .
Emission : Lorsqu’un électron passe d’un niveau p à un niveau n (p>n), il émet une radiation
de fréquence νp-n
III. SPECTRE D’EMISSION DE L’ATOME D’HYDROGENE.
9
10
CHAPITRE III: MODELE QUANTIQUE DE L’ATOME
I. PROBABILITE ET DENSITE DE PROBABILITE.
En mécanique classique (Théorie de Bohr), l'étude du mouvement d'un électron consiste à
chercher avec précision sa trajectoire. Tandis qu’en mécanique quantique on parle en terme de
: Probabilité de présence de l'électron dans une certaine région de l’espace entourant le noyau.
L’électron est caractérisé par:
- son état énergétique
- sa probabilité de présence à un endroit donné.
Probabilité de présence
On définit la probabilité de présence de l’électron dans l’élément de volume dV autour du point
M par :
11
III. LES NOMBRES QUANTIQUES.
1. Le nombre quantique principal n.
n est un entiers positif (n ≥1 ) . Il définit l’énergie de l’atome :
n donne une idée du volume de l’espace dans lequel l’électron se meut. Ce volume est d’autant
plus grand que n est grand. Il définit donc la couche ou l’électron se déplace.
12
1. Description de l’orbitale « s »
La condition l=0 implique m=0, Ces fonctions d’onde s’écrivent : ψn, 0, 0 ou ψns
Pour les orbitales s, la densité de probabilité de présence ψ 2 de l’électron à la surface d’une
sphère de rayon r est la même dans toutes les directions de l’espace, mais elle varie avec r.
L’orbitale est dite de symétrie sphérique.
13
Remarque : le signe + ou – indiqué dans chaque lobe est le signe de ψ.
Plan nodal : Les orbitales p possèdent un "plan nodal", dans lequel la probabilité de trouver
l'électron est nulle.
2. Description des orbitales « d »
l = 2 → m = -2, -1, 0, 1, 2 (n = 3)
14
La configuration électronique d’un atome est la répartition de Z électrons de l’atome dans un
état fondamental sur les orbitales atomiques. L’atome est constitué de plusieurs niveaux
énergétiques définies par les nombres quantiques n,l, m. Chaque orbitale atomique est
représentée par une case quantique, elle peut alors contenir :
0 électron : c’est une lacune électronique.
1 électron : c’est un électron célibataire.
2 électrons : c’est un doublet (ou paire).
Une orbitale est définie par les trois nombres n, l et m. Il est commode de représenter les
orbitales à l’aide des cases quantiques.
Dans chaque sous couche définie par la valeur de l, le nombre d’orbitale est égal au nombre de
valeurs possible de m.
Le remplissage des orbitales atomiques s’effectue à l’aide des quatre règles générales.
3. Principe d’exclusion de PAULI.
Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques
identiques. Si deux électrons d’un atome occupent la même orbitale (même valeur de n,
l, et m), ils diffèrent forcement par le nombre quantique de spin.
15
Pour une couche n, le nombre de cases est n² et le nombre d’électrons est 2n². Une case
quantique ne peut contenir au maximum que deux électrons de spins opposés.
4. Principe de stabilité. Règle de KLECHOVSKI.
• Les électrons occupent les orbitales atomiques les plus stables c’est à dire celles de plus
basse énergie.
• L’ordre des énergies croissantes est l’ordre des valeurs croissantes de la somme (n+l).
• Si deux sous couches correspondent à la même valeur de (n+l), la sous couche avec la
plus petite valeur de n a l’énergie la plus basse.
• Les orbitales d’une même sous couche ont la même énergie.
3. Règle de HUND.
Les électrons se placent d’abords à raison de un par case, et ne s’apparient en doublet que s’ils
sont plus nombreux que les cases. Les électrons célibataires doivent être maximal dans
une même sous couche.
Exemple : 2p3
16
Exemples et exceptions
Il existe des exceptions ou ces règles ne sont pas respectées, en raison essentiellement du
voisinage en énergie des niveaux 4s 3d et 5s 4d.
17
✓ Les éléments chimiques ne sont pas entièrement différents les uns des autres, Il existe
des analogies entre les propriétés de certains d’entre eux.
✓ Les propriétés physiques et chimiques d’un élément découlent de la configuration
électronique de la couche externe de cet élément.
1. Les périodes.
Une période correspond à une valeur fixe du nombre quantique n.
Exemple: n = 3 3ème période
18
3. Les principales familles du tableau périodique.
✓ Famille des alcalins : Groupe I A (sauf l’hydrogène).
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns 1 .
✓ Famille des alcalino-terreux : Groupe II A
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns 2 .
✓ Famille des halogènes : Groupe VII A
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns2 np5 .
✓ Famille des gaz rares : Groupe VIII A ou 0.
Leurs configurations électroniques sont de type ns 2 np 6 .
✓ Famille des éléments de transitions : Bloc D.
Ce sont des éléments qui possèdent les orbitales d incomplètement remplis. Leurs
configurations électroniques sont de type: ns 2 (n-1)d x avec 0<x≤ 10
✓ Eléments des triades. Ces éléments constituent le groupe VIII. On distingue trois types
de triades : Triade du Fer (Fe, Co et Ni), Triade du palladium (Ru, Rh et Pb) et Triade
du Platine (Os, Ir et Pt).
✓ Eléments des terres rares.
Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de remplissage. Les éléments qui
correspondent au remplissage de l’orbitale 4f, sont les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l’orbitale 5f appelés les actinides.
19
1- Les règles de Slater pour le calcul de Z* :
La définition des OA repose sur la résolution de l’équation de Schrödinger pour un atome
hydrogénoïde, une difficulté apparaît avec les atomes polyélctroniques, cette difficulté à
été résolue en utilisant des Orbitales Atomiques empiriques ressemblant autant que
possible aux solutions exactes. L’ensemble des solutions proposées par Slater est justifiée
par l’expérience, le principe déjà abordé, repose sur le fait que l’électron e i considéré est
attiré non pas par la charge Z du noyau, mais par une charge effective Z* dont le calcul
tient compte des répulsions des électrons internes selon la règle de Slater suivante
Z* =Z- ∑ 𝜎𝑖
Où 𝜎𝑖 : la constante d’écran de l’électron i sur j
Le tableau suivant regroupe les valeurs de la constante d’écran 𝜎𝑖 d’après les règles de
Slater
Valeurs de la constante d’écran 𝝈𝒊
L’électron ej 1s 2s2p 3s3p 3d 4s4p 4d 4f
L’électron e i
1s 0,30
2s2p 0,85 0,35
3s3p 1 0,85 0,35
3d 1 1 1 0,35
4s4p 1 1 0,85 0,85 0,35
4d 1 1 1 1 1 0,35
4f 1 1 1 1 1 1 0,35
Exemple d’application :
Soit le carbone de configuration : 1s2 (2s22p2), la charge nucléaire réelle est Z=6, un
électron (1s) n’est écranté que par l’autre électron dans l’orbitale atomique (1s), la charge
effective qu’il voit est donc :
𝜎𝑖 (1s) =1x0,30 =0,30
Z* = 6 – 0,30 =5,7
Par contre un électron 2s est écranté par les deux électrons de la 1s et par les trois
électrons de la couche 2s 2p, la charge effective ressentie par un électron des couches n=2
est ainsi :
𝜎𝑖 (2s) = 3x0,35 + 2x0,85 = 2,75
Z* = 6 – 2,75 = 3,25
𝜎𝑖 (2p) = 3x0,35 + 2x0,85 = 2,75
78
Z* = 6 – 2,75 = 3,25
Exercice d’application :
Calculez la charge nucléaire effective pour les couches externes de quelques métaux
Fe (Z=26), Co (Z=27), Ni (Z=28)
1s2 (2s22p6) (3s23p6) 3dy4s2 où y prend la valeur de 6, 7,8 respectivement pour le Fe, Co et
le Ni
Pour un électron de la couche externe 4s :
𝜎𝑖 (4s) cas de Fe :
𝜎𝑖 (4s)= 1x0,35 + 6x0,85 + 8x0,85 + 8x1 + 2x1= 22,25
Z* = 26-22,25 =3,75
𝜎𝑖 (3d) = 5x0,35 +8x1 + 8x1 + 2x1 =19,75
Z* = 26 – 19,75= 6,25
2-Calcul d'énergie
Calcul de l’énergie d’ionisation
E i = ∑ 𝜀𝑖
avec :
L’énergie d’un électron sur une orbitale est donnée par la relation :
−13,6.𝑍∗2
𝜖𝑛𝑖 = 𝑛𝑖2
n i : caractéristique de l’électron i
Z* : Z effectif
L’énergie totale est égale à la somme des énergies :
E = ∑𝑖 𝜖𝑛𝑖
L’énergie d’un électron sur une orbitale est donnée par la relation :
−13,6.𝑍∗2
𝜖𝑛𝑖 = 𝑛𝑖2
79
+
E i = 3 𝜖2𝑠2𝑝 - 4 𝜖2𝑠2𝑝
calcul de la constant d’écran
𝜎𝑖 (2s22p2) = 3x0,35 + 2x0,85 =2,75
Z* =6- 2,75
Z* = 3,25
𝜎𝑖 (2s22p1) = 2x0,35 + 2x0,85 =2,4
Z* =6- 2,4
Z* = 3,6
+ −13,6 3,62
𝜖2𝑠2𝑝 = = - 44,064 eV
22
−13,6.3,252
𝜖2𝑠2𝑝 = = - 35,912 eV
22
+
E i = 3 𝜖2𝑠2𝑝 - 4 𝜖2𝑠2𝑝
E i = 3x(-44,064) –(-35,912)x4
E 1i (C)= 11,456 eV
La première énergie d’ionisation de l’atome de carbone E 1i (C)= 11,456 eV. La valeur expérimentale de la
première énergie d’ionisation de l’atome de carbone E 1i =11,2 eV.
80
Partie III: CHIMIE ORGANIQUE
Hydrocarbures aromatiques
Hydrocarbures polycycliques
Composés fonctionnels
Composés monofonctionnels
Composés polyfonctionnels
La chimie organique est aussi appelée chimie du carbone. En effet, le carbone est
l'élément majeur de cette chimie, mais il n'est pas le seul. A coté de cet atome, on retrouve
de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote et bien d'autres. De façon générale, un composé
organique a pour formule brute CxHyOzNt... avec x, y, z, t des valeurs entières.
En minérale, une fois la formule brute est connue, la formule structurale en découle. Il
En effet, pour une même formule brute (en chimie organique), il peut correspondre
plusieurs structures appelées isomères.
r : 2 liaisons simples
1 liaison double
: 3 liaisons simples
1 liaison double et 1 liaison simple
2 doubles liaisons
1 liaison triple
: 1 liaison simple
1.
molécule organique de formule brute CxHyOzNt. Il est calculé par la formule suivante :
di = x - y/2 + t/2 + 1
x
y
t
ération)
Son d - 6/2 + 1 = 1,
Donc la molécule contient une insaturation : soit une double liaison ou un cycle
Un cycle
O
OH H3C
Exemples
H H H H H H
H C C C H H C O H H C N H
H H H H H
Exemples
H H H H
C C H C C H H C C O
H H H
2.2. Formule semi-développée
Exemples
CH3-CH2-CH2-OH CH3-CH2-O-CH3
Remarque
(représentation topologique):
Exemple
CH2 CH2
H2C CH 2
CH2 CH2
H 2C
C CH
H 3C CH 2
la communauté
scientifique mondiale.
IUPAC :
Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée.
La nomenclature permet de :
écule connaissant la structure.
par ordre précidé par cyclo en cas de aucun , ane Voir ordre de priorité
alphabétique chaine cyclique C=C , ène des fonctions
C C , yne
1. Hydrocarbures (HC) linéaires acycliques
1 méth 10 déc
2 éth 11 undéc
3 pro 12 dodéc
4 but 13 tridéc
5 pent 14 tétradéc
6 Hex 15 pentadéc
7 Hept 20 iecos
8 Oct 21 heniecos
9 Non 22 Docos
2 4 2 4 6
2 6
4 7
3 1 3
3 1 5 5
1
8
1. doit contenir le nombre maximum de liaisons multiples (liaison double et liaison triple).
2.
3. doit contenir le nombre maximum de doubles liaisons.
4
virgule.
- dérivés des alcènes: substituants alcényles; nommés en remplaçant le « ène » par « ényl »
- dérivés des alcynes: substituants alcynyles; nommés en remplaçant le « yne » par « ynyl »
Exemple :
2 6 8 2 6
4 4
1 3 5 7 1 7
9 3 5
3 1
2
4 4 4
2 4 7 5
1 3 1 3 6 6
2 5
3
5
2
2-méthyl pent-2-ène
1
3,4-diéthyl hexane 2-propyl buta-1,3-diène 2-méthyl-4-propyl heptane
3 1
2 Br
4
3 5 7
1
1 2 4 6
2 1
3 2
Br
2 3 1
1 3 2 2
1 3 4
4 1
2
5
3
6 7
5-méthyl 3-(1,2-diméthyl propyl) hept-1-ène 2-(2-méthyl propyl) buta-1,3-diène
2 4
1 3 5
Br
2
4
1 3
5
Le no cyclo au nom de
4 3
5 3 2
4
2
6 1
1 5
La série " benzénique " ou " aromatiques " comprend tous les composés dont la
molécule renferme un ou plusieurs cycles; le plus simple de ces hydrocarbures est le
benzène C6H6. Il est représenté par :
ou
* Benzène disubstitués : Les benzènes di substitués peuvent exister sous trois isomères,
qui seront localisés soit par les chiffres (1,2) ; (1,3) ; (1,4) soit respectivement par ortho (o),
méta (m), para (p).
1 2
6 1
2 3
5 3 6 4
4 5
1,2,4-triméthylbenzène 1-éthyl-2,3-diméthylbenzène
* Substituant benzéniques : lorsque un dérivé benzénique est substituant sur une chaine
principale, il est nommé :
5. Les hydrocarbures polycycliques
Les hydrocarbures bicycliques sont des composés comportant deux cycles ayant en
commun au moins deux atomes de carbones.
Bicyclo
Le nombre de carbones de chacun des trois ponts reliant les deux atomes de
e des
têtes de pont et se poursuit le long de la plus longue branche qui conduit au deuxième tête
numéro 1.
Exemple :
2
1 1 2
3 8
9 8 3
9
7
4 10 7
6 4
5 6 5
bicyclo[4,2,1]nonane bicyclo[4,2,2]undécane
Exemple :
2
1 6 5
3 8
9 8 4
9
7
4 10 7 3
6
5 2
1
bicyclo[4,2,1]non-2-ène bicyclo[4,2,2]undéc-2-ène
2 1 1
1 HO
3 8 6 6
2 7 2 7
9
7
4 3
6 5 5
O 3
5 4 4
* hydrocarbures spiranniques
Les hydrocarbures spiranniques sont des composés comportant deux cycles ayant
en commun un seul atome de carbone.
spiro
Le nombre de carbones de chacun des deux ponts reliant les deux atomes de
ordre croissant entre crochets [ , , ] et placé entre spiro et le
Exemple :
5 4 7 1 7 6 1
1 6
3 2 2
6 8 5 8 5
2 3 3
7 8 10 9 10
9 4 4
7 6 1 9 10 1
2 2
8 5 8 5
3 3
9 10 4 7 6
HO 4
spiro[4,5]dec-2,7-diène spiro[4,5]dec-2,8-dièn-7-ol
6. Composés fonctionnels
Lorsque le carbone est lié par une simple ou une multiple liaison à un hétéroélément
(O, N, S, X), nous obtenons un groupement caractéristique : une fonction.
Groupes caractéristiques où le carbone est lié à un oxygène par une liaison double : les
composés carbonylés
Groupes caractéristiques où le carbone est lié à un azote par une liaison triple : les nitriles
C N
nom.
Le nom du composé se termine alors par le suffixe caractérisant cette fonction
principale,
1
principale, la chaîne principale en contient le nombre maximum.
2. La chaîne principale doit contenir le nombre maximum de liaisons multiples (une liaison
double et une liaison triple).
3.
carbones).
4. La chaîne principale doit contenir le nombre maximum de doubles liaisons.
5. Elle doit porter l
Exemples
O O OH
OH H
O NH2
O
O
pentan-2-one butan-2-amine
proanoate d'éthyle O
H CO2H
O
1
fonctions dans la chaîne principale, il faut leur attribuer les plus petits numéros.
2. Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux liaisons multiples.
3. Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux doubles liaisons.
4
plus petit numéro es
5. Pour les substituants carbonés, la numérotation débute toujours par le carbone
directement branché sur la chaîne principale.
La position de la fonction (numéro du carbone qui la porte) est indiquée entre tirets
avant le suffixe, sauf possibilité unique dans le cas du numéro 1 (fonctions de bout de la
chaîne).
«tetra».
5.2. Composés polyfonctionnels
Pour nommer une molécule après avoir identifié la fonction principale, il faut
déterminer la chaîne carbonée principale (voir détermination de la chaine principale au-
dessus).
Une fois cette chaîne déterminée, on la numérote et tous les atomes ou groupes
des substituants.
OH NH2
OH NH2
2 4
2 4 O 1 3 5
1 3 5
H
5
6 4 OH
CN
3 O 4 6
2
2
1 5 CO2H
HO2C
3
1 CO2H
CN
HO CO2H O 3 1
2 HO 4 2 CO2CH3
3 1 5
6
4 6
5 Br
CHO
O
Etape 1
secondaire (substituant).
dre alphabétique.
*
dans la chaîne principale, il faut leur attribuer les plus petits numéros.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux liaisons multiples.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux doubles liaisons.
* Le numéro le plus petit possible doit être attribué aux substituants.
* Pour les substituants carbonés, la numérotation débute toujours par le carbone directement
branché sur la chaîne principale.
par ordre précidé par cyclo en cas de aucun , ane Voir ordre de priorité
alphabétique chaine cyclique C=C , ène des fonctions
C C , yne
Représenter une molécule à partir de son nom
Exemple 1
Exemple 2
3-amino-2-bromo-4-éthyl-5-hydroxy cyclopent-2-ène-1-carbaldéhyde
Fonction principale : CHO
Chaine carbonée : cycle à 5 C
1 double liaison en position 2
Br Substutiant : NH2 en position 3
H2 N
Br en position 2
2
3 C2H5 en position 4
1 CHO OH en position 5
4
5
H5C2
OH
Matière naturelle & synthétique
Pétrole et ses dérivés
2) Technique de distillation :