Corrigé du sujet TOS-4
A. Réponse aux questions du cours
1. L'interaction entre le terrain et le soutènement peut être représentée
sur le graphique pression de confinement - convergence. Le
comportement du terrain est représenté par la courbe de convergence
AED, celui du soutènement par la courbe de confinement CEF, la valeur
de Co correspondant à la convergence qui se produit avant que le
soutènement soit effectivement sollicité. L'équilibre est réalisé à
l'intersection des deux courbes en E.
Figure1. Graphique confinement – convergence
2. La figure 2 regroupe les titres convenables pour chaque cas.
Figure 2. Mécanismes de rupture
1
B. Solution du problème 1
1. Forage du puits vertical pilote
Voir le sujet TOS-3 pour le détail et le calcul de cette partie
2. Forage du sondage horizontal
Dans le cas d'un trou cylindrique d'axe horizontal, en admettant que la
profondeur est si grande que les contraintes verticales ne varient
pratiquement pas sur l'épaisseur du forage, les contraintes principales sur
la paroi du forage sont égales à :
• Contrainte verticale dans le massif σv = γ z = 50 MPa,
• Contrainte horizontale dans le massif σ0 = 0,8 γ z = 40 MPa,
• Contrainte tangentielle maximale en piédroit (car la contrainte
verticale dans le massif est plus grande que la contrainte horizontale):
σθ max = 3σv – σ0 – γb z = 110.000 – 2000 γb
• Contrainte radiale σρ = γb z = 2000 γb.
• Contrainte longitudinale σθ = 40 MPa.
On peut représenter les états de contraintes dans le plan de Mohr
(figure 3). On obtient :
Figure 3: Cercles de Mohr en présence de boue de forage horizontal
2
D’où :
≥ 0,4226.58,625 ≥ 55 – 2 γb
2γb ≥ 55-0,4226.58,625 = 55- 24,77 = 20,23 kN/m3.
γb =20.23/2= 10,11 kN/m3.
On voit que les boues de densité 1,2 – 1,5 et 2 peuvent être utilisées.
C. Solution du problème 2
1. Les conditions aux limites de ce problème sont: soit une condition de
Dirichlet (limite imperméable) soit une condition de Newman (charge
hydraulique imposée) soit une ligne de suintement. Voir le détail sur la
figure 4 ci-après.
Figure 4. Conditions aux limites hydrauliques
2. Le débit de l’eau qui entre dans le tunnel à travers le revêtement peut
être déterminé en utilisant le réseau d’écoulement de la figure 3. On
admet que les mailles du réseau d’écoulement sont pratiquement carrées.
Il y a 3 tubes de courant sur la figure, soit 06 pour le réseau complet.
3
L’incrément de charge hydraulique ∆h correspondant à une maille
vaut 0,025 ho. La charge hydraulique ho vaut 20 m. On en déduit que :
a
Q=k n q ∆h
b
Soit: Q = 10 −7 x1 x 6 x 0,5=3.10 −7 m 3 / s / ml
QT = QxL =3.10 −7 x30.10 +3 = 9.10 −3 m 3 / s
2. On détermine les charges hydrauliques sur la ligne horizontale GH en
utilisant le réseau d’écoulement, puis on calcule les pressions
interstitielles au moyen de la formule:
u = γw (h-z)
où z est compté depuis la base du maillage ici elle vaut zéro. Le résultat
est récapitulé au tableau 1 et illustré à la figure 5 ci-après:
Tableau 1. Calcul de la pression interstitielle
Pts z (m) h (m) (h-z) (m) uw (kPa)
1 0 12.75 12.75 127.5
2 0 13.5 13.5 135
3 0 14 14 140
4 0 14.5 14.5 145
5 0 15 15 150
6 0 15.5 15.5 155
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Figure 4. Distribution des pressions interstitielles sur la ligne FG