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Supervision par logique floue d'un système éolien à vitesse variable en vue de
contribuer au réglage primaire de fréquence
Article in Revue internationale de génie électrique · September 2008
DOI: 10.3166/rige.11.423-453
CITATIONS READS
6 1,470
6 authors, including:
Vincent Courtecuisse B. Robyns
GEREDIS Deux Sévres French for School of High Studies in Engineering
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Bruno Francois Marc Petit
École Centrale de Lille CentraleSupélec
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Electrotechnique du futur 2007 – 07 Septembre 2007 – Toulouse -France
SUPERVISION D’UNE CENTRALE MULTISOURCES BASEE SUR
L’ASSOCIATION EOLIEN, MICRO HYDRAULIQUE ET STOCKAGE
D’ENERGIE
COURTECUISSE Vincent1,2, BREBAN Stefan1,3, NASSER Mehdi1,2, VERGNOL Arnaud1,2, ROBYNS Benoît1,2,
RADULESCU Mircea3
1
Laboratoire d’Electrotechnique et d’Electronique de puissance de Lille (L2EP)
2
Ecole des Hautes Etudes d’Ingénieur (HEI), 13 rue de Toul, 59046 Lille, France
3
Université Technique de Cluj-Napoca, Str. Constantin Daicoviciu nr 15, 400020 Cluj - Napoca, Romania
[Link]@[Link]; [Link]@[Link]
Résumé— L’organisation traditionnelle du secteur électrique est actuellement bousculée par l’apparition croissante de
production décentralisée. Le problème majeur associé aux sources d’énergie décentralisées est qu’elles ne participent en
général pas aux services système. Leur taux de pénétration doit alors être limité afin de garantir la stabilité du réseau. Ceci
est particulièrement vrai pour les générateurs éoliens On propose d’associer des éoliennes à une microcentrale hydraulique
et/ou une système de stockage pour que la centrale multisources ainsi constituée ait un comportement similaire à une source
classique. La centrale multisources éolienne – hydraulique permet de limiter les fluctuations de puissance et de fournir une
puissance de référence fixée par le gestionnaire du réseau. L’introduction d’un système de stockage à court terme permet de
conserver une réserve d’énergie afin de participer au réglage primaire de la fréquence. Le but de cet article est de proposer
une méthodologie pour la supervision de ce système complexe, basée sur un superviseur à logique floue. Les performances
de ce superviseur seront montrées à l’aide de simulation sous Matlab Simulink
Mots clés-- éolienne à vitesse variable, micro centrale hydroélectrique, centrale multi sources, production décentralisée,
services système, réglage primaire de la fréquence, superviseur à logique floue.
Abstract-– The traditional organization of the electric sector is currently hustled by the increasing decentralized production.
The major problem associated with the decentralized sources is that they generally do not take part in the ancillary services.
The decentralized production penetration rate must be limited to guarantee the grid stability. This is particularly true for the
wind generator penetration rate. We propose to associate wind generator/micro-hydro power and/or storage system, so that
the multi sources station made up behaves like traditional source. The new multi sources system can smooth power variations
and provide a power reference fixed by the grid manager. The introduction of short – term storage can guarantee a reserve
of energy in order to contribute to the primary frequency control. The goal of this paper is to propose a methodology for the
supervision of this complex system, based on a fuzzy supervisor. The performance of this supervisor will be shown by
simulation results obtained with Matlab Simulink
Key words-- renewable energy, variable speed wind generator, micro hydropower station, multi sources station,
decentralized energy supply, ancillary services, primary frequency control, fuzzy supervisor.
I. INTRODUCTION
La libéralisation du marché de l’électricité et le développement de la production décentralisée induisent de
nombreux problèmes scientifiques et techniques. Ces problèmes sont liés évidemment aux nouveaux types de
sources, distribuées géographiquement et se développant rapidement, mais ils concerneront également, d’ici
quelques années, la gestion, voire la structure des réseaux d’énergie.
Le problème majeur associé aux sources d’énergie décentralisées est qu’elles ne participent pas aujourd’hui
aux services système (réglage de la tension, de la fréquence, possibilité de fonctionner en îlotage,…). Ceci est
particulièrement vrai pour les énergies renouvelables dont la source primaire est difficilement prévisible et très
fluctuante. Actuellement, ces types de source se comportent comme des générateurs passifs du point de vue
électrique. Le réglage de la tension et de la fréquence est dès lors reporté sur les alternateurs classiques [1]. Le
taux de pénétration de la production décentralisée doit alors être limité afin de pouvoir garantir la stabilité du
réseau dans des conditions acceptables.
L’aspect aléatoire et très fluctuant de la production éolienne sur le réseau a des répercussions sur la fréquence:
d’une part les variations brutales de puissance entraînent des variations de fréquence et d’autre part la difficulté
de prédiction de la puissance complique la tâche des gestionnaires de réseau [2],[3],[4]. Pour contrer ces
inconvénients, il peut être intéressant d’associer aux générateurs éoliens à d’autres sources mieux contrôlables.
Certains lieux géographiques permettent l’apport des centrales de petite hydraulique, comme par exemple la
petite île de l'archipel des Canaries, El Hierro en Espagne, qui va devenir la première île au monde à être
entièrement alimentée en électricité par une combinaison d'éoliennes et d'hydroélectricité.
En effet, le débit d’eau ne change généralement pas aussi vite que la vitesse du vent sauf lors d’événements
météorologiques exceptionnels mais souvent prévisible. Dés lors, la petite hydraulique à vitesse variable [5, 6, 7]
a la capacité de compléter utilement l’éolien. Elle peut compenser des fluctuations du vent et soutenir des
générateurs éoliens. L'association de l'unité de production hybride à un ou à plusieurs systèmes de stockage peut
augmenter les possibilités de gestion d'énergie [8].
Cet article propose une architecture de centrale hybride (éolien/micro centrale hydraulique/système de
stockage à court terme) et une méthodologie de supervision basée sur un superviseur à logique floue pour
1
Electrotechnique du futur 2007 – 07 Septembre 2007 – Toulouse -France
constituer une centrale multisources ayant un fonctionnement proche d’une source classique. Cette association
devra fournir une puissance de référence imposée par le gestionnaire de réseau et garantir une réserve d’énergie
pour participer au réglage primaire de la fréquence (RPF). Les performances de cette méthodologie de
supervision appliquée sur ce système complexe seront montrées à l’aide de la simulation sous matlab simulink®.
II. MODELISATION GLOBALE DU SYSTEME
La structure choisie fait intervenir une éolienne à vitesse variable (750 kW), une microcentrale hydraulique à
vitesse variable (300 kW) et un système de stockage, le tout connectés à un jeu de barre sur lequel est raccordé
une source puissante (Fig.1).
Turbine
Source classique
~ v Machine synchrone à
aimants permanents
Convertisseur Convertisseur AC 50 Hz
coté machine coté réseau
Réseau
β
Ωt Is u It Ug
Charge 1 Charge 2 Commande du Commande
générateur connexion réseau
Micro turbine
Générateur
hydraulique
court terme
β ref u u ref Q ref
Stockage
T ref
éolien
Limitation Commande en
de vitesse couple
Contrôle de la puissance
Commande du système
P ref
Fig. 1: Système étudié Fig. 2. Générateur éolien à vitesse variable
II.1.1. Modélisation du générateur éolien
L’alternateur considéré est une machine synchrone à aimants permanents, la commande de la machine
est assurée par un convertisseur AC/DC. Tandis que la connexion au réseau et le maintien du bus continu sont
contrôlés par un deuxième convertisseur AC/DC [3] (Fig. 2).
II.1.2. Modélisation de la turbine éolienne
[2] propose un modèle numérisé du comportement aérodynamique de la turbine, donné par la
courbe C P (λ , β ) :
18.4
−
151 λi 1
C P (λ , β ) = 0.73.( − 0.58.β − 0,002.β 2.14 − 13,2).e (1) λi = (2)
λi 1 0.003
−
λ − 0,02.β β 3 + 1
Pour dégrader la puissance extraite du vent, deux moyens d’action sont possibles. Soit par
l’intermédiaire de l’angle d’orientation des pales, dans ce cas la puissance dégradée est perdue. Soit par
l’intermédiaire de la vitesse de rotation de la turbine, auquel cas une partie de la puissance dégradée sera stockée
sous forme inertielle dans les masses tournantes.
II.2.1. Modélisation de la microcentrale hydroélectrique à vitesse variable
Multiplicateur Ct
ARBRE
MSA
MSAP MADA Phyd
Turbine P Convertisseur 1 Convertisseur2
Kaplan
MLI 1 MLI 2
Cn
Is Ubus Ir
Commande Commande
Ire U
MSAP MADA s
Pref Qref 0 Ωn Ωe
Ubusref
Fig.3 Microcentrale hydroélectrique à vitesse variable Fig.4 Caractéristiques simplifiées de la turbine
La microcentrale hydraulique (Fig. 3), est composée d’une turbine Kaplan entraînant une machine
asynchrone à double alimentation (MADA). L’excitation de cette génératrice est réalisée au moyen d’une
machine synchrone à aimants permanents (MSAP) couplée sur le même axe mécanique que celui de la machine
asynchrone. Le stator de la machine synchrone est relié au rotor de la machine asynchrone via deux
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convertisseurs triphasés MLI [5, 6, 7]. Le convertisseur n°1 permet de réguler la tension du bus continu, le
convertisseur n°2 permet de réguler le transit des puissances active et réactive entre la MADA et le réseau.
II.2.2. Modélisation de la turbine hydraulique
Comme nous avons déjà cité précédemment, on considère une turbine Kaplan dans cet article. Elle est
soumise à un débit et à une hauteur d’eau constants. En effet, on suppose que les variations de débit d’eau sont
très lentes en comparaison avec la dynamique d'entraînement. Le modèle basique de la turbine n'inclut pas le
réglage de pas d’engrenage ni le guidage de l’aube. Selon ces hypothèses, pour décrire le comportement de la
turbine hydraulique, on prend en considération les caractéristiques mécaniques et statiques simplifiées en sachant
que ces derniers sont représentées pour un débit fixe à la Fig.4.
On suppose que la caractéristique couple turbine Ct en fonction de sa vitesse Ω est linéaire, par conséquent, le
couple devient nul lorsque la vitesse atteinte est Ωe, cette dernière est la vitesse d'emballement obtenue lorsqu’
aucun couple de charge n'est appliqué sur l’arbre, Ωe est un paramètre de la turbine et sa valeur est fixée à 1.8
fois Ωn [9]. Le choix de la vitesse variable vise à extraire la puissance maximale de la turbine hydraulique en
adaptant sa vitesse à son rendement maximal grâce aux convertisseurs d’électronique de puissance [6]. En effet,
actuellement ce réglage est fait mécaniquement.
II. 3. Modélisation du système de stockage
La figure 5 présente le modèle du système de stockage, avec Prefstock la puissance de référence du système de
stockage, w l’énergie stockée et Pstock la puissance du système de stockage.
Le système de stockage n’a pas de technologie définie à priori. Il est caractérisé par : Pchmax la puissance
maximale de charge, Pdchmax la puissance maximale de décharge, wmax : énergie maximale stockée, η : rendement
du système (énergie déchargée/énergie stockée) [10].
If > Wmax
k=0
If > Wmin Pstock
If − not k = 0
Pstock−ref
Pch max Wmax
If > 0 k =1
1
∫ Wstock
1 + τ ch If < 0 k = η ch
Pdch max Wmin
Fig. 5 Modèle du système de stockage
III. STRATEGIE DE SUPERVISION
L’objectif de cette partie est de proposer une stratégie de supervision du système multisources, présentée à la
Fig.6. L’association micro turbine hydraulique/éolien/stockage est considérée, l’objectif étant d’obtenir une
centrale multisources ayant un comportement similaire à celui d’une source classique. Elle doit fournir une
puissance de référence fixée par le gestionnaire du réseau et garantir une réserve d’énergie afin de participer au
RPF.
III.1. Structure du système étudié
La (Fig.7) présente le superviseur flou, celui-ci permet de fournir la puissance de référence imposée par le
gestionnaire du réseau et de maintenir une réserve primaire de puissance.
Pref Pms
+-
∆P G
Gestionnaire du
1
Pref_stock
βref Peol Pref_stock
réseau
Générateur G3 ++
éolien Pref Pref_stock_2
fref Pref_ms
G4 ++
Réseau puissant
SUPERVISEUR
Nivstock G2 βref
Pref_stock Stockage à Pstock G5
fmes court terme
fmes
+-
Pms Pref_ms Micro-
Pms τPn
turbine fcons
hydraulique
Nivstock
Droite de statisme
Fig.6 Structure du système Fig.7 Schéma bloc du superviseur
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Dans la Fig.7, Pms est la puissance de la centrale multisources (la somme de la puissance générée par l’éolienne,
la micro centrale hydraulique et le système de stockage), Pref est la puissance de référence exigée par le
gestionnaire du réseau, Peol est la puissance éolienne, Nivstockt est le niveau de stockage à court terme, fmes est la
fréquence mesurée, fref est la fréquence de référence, Pref_hyd est la puissance de référence de la micro centrale
hydraulique, βref est l’angle de calage de référence, Pref_stock est la puissance de référence du système de
stockage, τPn est la puissance initiale de la micro centrale hydraulique choisis en fonction du débit et des
objectifs de réglage.
Le système multisources doit se présenter comme une source classique du point de vue du réseau. La taille du
stockage a été fixée à priori, son dimensionnement ne sera pas étudié dans cet article [10].
III.2. Structure du superviseur
Le schéma bloc du superviseur est présenté à la Figure 7. Le superviseur peut être séparé en deux parties :
1.- Un superviseur à logique floue, qui gère la micro centrale hydraulique (Pref_hyd), le générateur éolien (βref) et
le système de stockage (Pref_stock_1). Les variables d’entrée de ce superviseur sont la puissance de la centrale multi
source (∆P= Pms-Pref), le niveau de stockage (Nivstock ,) et la fréquence du réseau (∆f=fmes-fref).
2.- Une droite de statisme, qui permet de participer au réglage primaire de fréquence par l’intermédiaire du
stockage (Pref_stock_2).
La référence de la puissance du système de stockage est la somme de deux termes :
Pref_stock = Pref_stock_1 + Pref_stock_2
Pref_stock_1 qui permet de compenser les variations de puissance de l’éolien et Pref_stock_2 qui permet de participer au
réglage primaire de la fréquence
Les gain G1, G2, G3, G4, G5 permettent de normaliser les variables du superviseur.
Afin d’assurer une puissance de référence déterminée par le gestionnaire du réseau et de participer aux réglages
primaire de fréquence, nous proposons un superviseur à logique floue [10].
III.3. Représentation graphique des différents modes de fonctionnement
Niveau de stockage
Niveau de stockage Niveau de stockage est
est haut
est bas moyen
Augmentation de la Fonctionnement Dégradation de la Gestion du stockage pour
puissance hydraulique normal puissance éolienne et
ne pas saturer
Régulation par la Régulation par le hydraulique
micro hydraulique système de stockage Régulation par la
N1.3 micro hydraulique N1.2 N2
N1.1
N1 Niveau de stockage Niveau de stockage
Niveau de stockage est bas
est moyen est moyen
OU haut
Fig. 8. Représentation graphique des différents modes de fonctionnement.
Dans Figure 8, les modes de fonctionnement sont représentés par des rectangles et les états du système sont
représentés par des transitions.
Dans cet article, le système de supervision est divisé en deux parties principales (N1 et N2). Pour atteindre
l’objectif de la première partie (N1), à savoir, commander la puissance générée par le système hybride, nous
considérons trois zones de fonctionnements (Figure 8) :
- Etat initial : le générateur éolien fonctionne en extraction maximal de puissance (MPPT), la micro
hydraulique fonctionne à τPn et le système de stockage régule la puissance (N1.1)
- Si le niveau de stockage est haut : la puissance issue du générateur éolien est dégradée par
l’intermédiaire de l’angle de calage tandis que le système de stockage compense les fluctuations de
puissance (N1.2).
- Si le niveau de stockage est faible : le générateur éolien fonctionne en extraction maximal de
puissance (MPPT) et la micro centrale hydraulique compense les fluctuations de puissance (N1.3).
L’objectif de la seconde partie (N2) est de maintenir une réserve d’énergie dans le système de stockage.
A chaque mode de fonctionnement (N1.1, N1.2, N1.3 et N2) est associé un jeu de loi floue.
En résumé le superviseur doit :
1- Fournir une puissance de référence imposée par le gestionnaire du réseau. Cet objectif est réalisé à
l’aide du stockage à court terme (N1.1). Quand la capacité de stockage atteint un niveau haut, une partie de
l’énergie éolienne et hydraulique est dégradée par l’intermédiaire de l’angle de calage (N1.2). Au contraire
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quand la capacité de stockage atteint un niveau bas, la micro centrale hydraulique fournira la puissance
manquante (N1.3).
2- Permettre au système multi source sa participation aux RPF, grâce à la droite de statisme quelque soit
le mode de fonctionnement. L’angle de calage est également mis à contribution lors de fonctionnement dégradé
de la puissance éolienne (N1.2). De la même façon, la micro centrale hydraulique y contribue lorsque le niveau
de stockage est faible, ou important (N1.3 et N1.2).
3- S’assurer d’une réserve d’énergie (N2) pour compenser les fluctuations de puissance et participer aux
RPF.
III.4. Le superviseur à logique floue
Trois étapes caractérisent un superviseur à logique floue :
- La Fuzzification qui permet de définir les sous ensembles flous des variables d’entrée
- L’inférence qui permet de calculer, à l’aide de lois, les valeurs des variables de sortie
- La defuzzification qui permet de définir les sous ensembles flous des variables de sortie
Fuzzification :
La Fuzzification des variables d’entrée est illustrée à la Fig.9 où on considère, N : Négatif; G : Grand; Z : Zéro;
P : Positive; M: Moyen; Pe : Petit.
Inference :
La figure 10 utilise des variables linguistiques pour décrire le fonctionnement N1. L’objectif de N1 est de suivre
une consigne de puissance fixée par le gestionnaire du réseau. Cet objectif est réalisé à l’aide du stockage à court
terme (N1.1). Quand le niveau de stockage atteint un niveau haut, une partie de l’énergie éolienne est dégradée
par l’intermédiaire de l’angle de calage (N1.2), la puissance est alors régulée à l’aide de la micro centrale
hydraulique. De la même façon quand le niveau de stockage est bas, la micro centrale hydraulique fournira la
puissance manquante.
NG NM Z PM PG
1 Z M G
1
Réserve Régulation
Primaire Niveau de
stockage
0 0
-1 -0.4 -0.2 0 0.4 0.8 1 ∆P
0 0.05 0.2 0.8 0.95 1
(a) (b)
N Z P
1
Réglage primaire Bande Réglage primaire
Morte
0
∆f
-1 -0.2 0 -0.2 1
Fig. 9. Fonction d’appartenance de ∆P (a), du niveau de stockage (b), de ∆f (c)
∆P NM ∆P Z ∆P PM
∆P NG
∆P NG ∆P NM ∆P Z ∆P PM
Pref_hNG Pref_hyd NM Pref_hyd Pref_hyd Pref_hyd
β is Z β is Z Z PM PG
β is Z β is M β is G
Pref_stock Pref_stock Pref_stock Pref_stock Pref_stock
NG NM Z PM PG
N1.21
∆P Z ∆P PM ∆P
N1.21 PG
∆P NM
N1.1
∆P NM ∆P Z ∆P PM ∆P PG
β is Z β is M
Pref_hyd
∆f N Pref_hyd NG
∆f Z ∆f P N1.23 ∆f Z
N1.22 PG
Niv_stock M ET ∆f N N1.2
(Niv_stock G)
(a) (b)
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∆P NM ∆P Z ∆P PM
∆P NG
Pref_hyd NG Pref_hyd NM Pref_hyd Z Pref_hyd PM Pref_hyd PG
N1.31
∆P Z ∆P PM ∆P
N1.21 PG
∆P NM
Pref_hyd NG Pref_hyd PG
∆f N ∆f Z ∆f P N1.33 ∆f Z
N1.32
N1.3
(Niv_stock Z)
Fig. 10. Représentation graphique des modes de fonctionnement : (a) N1.1, (b) N1.2, (c) N1.3 .
Pref_stock PM Pref_stock NM Pref_stock PM Pref_stock NM
Niv_stock P Niv_stock G Niv_stock P Niv_stock G
Pref_stock Z
∆f P OU ∆f N ∆f Z
N2
Fig.11 Représentation graphique du mode de fonctionnement N2
Par exemple, les lois floue pour le mode de fonctionnement N1.11 sont déduites du diagramme Figure 10.a :
Si Nivstock est M et ∆f is N et ∆P est NG alors Pref_stock est NG
Si Nivstock est M et ∆f is N et ∆P est NM alors Pref_stock est NM
Si Nivstock est M et ∆f is N et ∆P est Z alors Pref_stock est Z
Si Nivstock est M et ∆f is N et ∆P est PM alors Pref_stock est PM
Si Nivstock est M et ∆f is N et ∆P est PG alors Pref_stock est PG
Dans le mode de fonctionnement N1.2 (Fig11.c), la puissance de l’éolienne dégradée constitue une réserve
primaire de puissance qui peut être exploitée pour participer au RPF (N1.22 et N1.23). De la même façon, la
micro centrale hydraulique sera appelée à participer au RPF dans les limites de sa capacité (N1.22, N1.23, N1.32
et N1.33)).
La figure 11 utilise des variables linguistiques pour décrire le mode de fonctionnement N2. Ce mode de
fonctionnement permet de ne pas saturer le stockage. Afin de répondre à une variation de fréquence une droite de
statisme est introduite dans le superviseur (Fig. 7).
Defuzification :
La Défuzzification des variables de sortie est illustrée à la Fig.12.
NG NM Z PM PG Z M G
1 1
Pref_stock 0
0 βref
0 0.6 1.2
-1 -0.8 -0.4 0 0.4 0.8 1
(b)
(a)
NG NM Z PM PG
1
Pref_hyd
0
-1 -0.8 -0.4 0 0.4 0.8 1
(c)
Fig. 12 Fonctions d’appartenance de la puissance référence du stockage Pref_stock (a), de l’angle de calage βref (b), de la puissance de référence
de la micro hydraulique (c)
III.5. Simulations
Le réseau électrique considéré dans les simulations est présenté à la Fig.1. Les paramètres principaux sont
donnés dans la Table I. Dans cette table, Sconv est la puissance apparente de la source principale considérée, Pch1
est la puissance de la charge 1, Pch2 est la puissance de la charge 2. Les simulations ont été effectuées à l’aide du
logiciel Matlab Simulink. Deux types de simulations sont présentées:
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1. Simulation de système multisources sans participation au RPF (où on met en évidence le suivi de
consigne de puissance).
2. Simulation de système multisources avec participation au RPF (où nous montrons la participation du
système multisource au RPF, avec un réseau puissant et à fréquence variable)
TABLE I: Paramètres
Paramètres Valeurs Paramètres Valeurs
Peol 750 kW Sconv 3 MVA
Pchmax_stock 300 kW τch_stock 0.5 s
Pchmax_stock -300 kW τdch_stock 0.5 s
Wmax_stock 15000 kJ Pch1 800 kW
4.167 kWh Pch 2 800 kW
Fig13.a Puissance de l’éolienne et de la source hybride
Fig13.b Puissance du stockage
Fig13.c Energie du système de stockage
Fig13.d Puissance de la micro centrale hydraulique
Les résultats de simulations sans participation au RPF sont présentés de Fig. 13a à Fig. 13d. Elles
montrent respectivement la puissance générée par l’éolienne, en trait interrompu et la puissance de la centrale
multisources en trait plein (Fig 13.a); la puissance du stockage (Fig. 13b); l’énergie du système de stockage (Fig.
13c) et la puissance de la micro centrale hydraulique (Fig. 13d)
La puissance de référence de la centrale multisources est fixée à 600 kW pour 0<t<300 s, 500 kW pour
300<t<600 s et 700 kW pour 600<t<900 s. Une charge de 800 kW est connectée à t=125 s, t=425 s et t = 725 s
puis déconnectée à t= 225s t= 525 s et t =825 s.
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La Figure 13.a montre que la puissance de référence est globalement bien respectée, la fig. 13b présente la
puissance du système de stockage, lorsque le niveau de stockage (Fig.13.c) est proche de la saturation, la micro
centrale hydraulique (Fig13.d) compensera la fluctuation lente tandis que le système du stockage (Fig13.b)
compensera la fluctuation rapide.
Fig14.a Puissance du système multi source
Fig14.b Fréquence du réseau
Les figures 14a et 14b présentent les résultats des simulations avec participation au RPF, elles montrent
respectivement la puissance du système multisources (Fig. 14.a) et la fréquence du réseau (Fig. 14.b) en trait
interrompu dans le cas ou la centrale multisources ne participe pas au RPF, en trait plein lorsque la centrale
multisources participe au RPF.
Quand une charge est enclenchée, un brusque appel de puissance fait diminuer la fréquence. Dans ce cas, la
centrale multisources (fig14.a) libère sa réserve de puissance pour amortir la chute de fréquence (Figure 14.b).
Le phénomène inverse apparaît lorsque l’on déclenche une charge.
IV. CONCLUSION
Cet article propose une centrale multisources éolien/ micro centrale hydraulique et système de stockage, dont le
comportement est similaire à celui d’une source classique. La centrale multisources limite les fluctuations de
puissance et fournit une puissance de référence imposée par le gestionnaire du réseau. L’addition d’un système
du stockage permet la participation au réglage primaire de la fréquence. Une méthodologie a été proposée pour
construire la supervision de ce système complexe. Celle-ci est basée sur un superviseur à logique floue. Les
performances de ce superviseur ont été montrées à l’aide de simulation sous Matlab Simulink®. Ces résultats
mettent en évidence la possibilité de ce système à suivre une puissance de référence imposée par le gestionnaire
du réseau dans les limites de sa capacité, et à participer au RPF.
V. REFERENCES
[1] C. Luo, B. Ooi, “Frequency deviation of thermal power plants due to wind farms.”, IEEE Transactions on power systems, vol.21, N°3,
Septembre 2006, pp. 708-716.
[2] T. Ackerman, “Wind power in power systems” , Wiley, 2005.
[3] Robyns B., Davigny A., Saudemont C., Ansel A., Courtecuisse V., Plumel S., Deuse J., « Impact de l’éolien sur le réseau de transport
et la qualité de l’énergie », Actes des journées du club EEA , Gif sur Yvette, 26-28 mai 1997, Paris, Hermès, p. 53-68.
[4] Bousseau P., Belhome R., Monnot E., Laverdure N., Boëda D., Rove D., Bacha S., « Contribution of wind farms to ancillary service »,
CIGRE 2006, Paris
[5] [Link], [Link], ‘Production décentralisée d’électricité au moyen d’une micro centrale hydraulique au fil de l’eau’, 3EI,
décembre 2004, p46-57
[6] A. Ansel, B. Robyns, “Small hydroelectricity : from fixed to variable speed electromechanical drives,” Electromotion, vol.13, n°2,
2006
[7] A. Ansel, B. Robyns, “Modelling and simulation of an autonomous variable speed micro hydropower station.” Mathematics and
computers in simulation, vol. 71, issues 4 – 6, 19 June 2006.
[8] C. Abbey, G. Joos, “Energy storage and management in wind turbine generator systems,” EPE-PEMC 2006, Portoroz, Slovenia, 30
August-1 September, 2006.
[9] “Petites centrales hydrauliques – Turbines hydrauliques,” Report of PACER Program, Switzerland
[10] V. Courtecuisse, M. El Mokadem, B. Robyns, B. Francois, M. Petit et J. Deuse, “Association of wind turbine based dispersed
generators and storage systems to participate in primary frequency control », EPE 2007, Aalborg, 2-5 septembre, Danemark.
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