Niveau: 4ème année IIR
Année universitaire
2024/2025
MARKETING
Réalisé par: Mme. Fatima Zahra Bennani
PLAN DE COURS:
Chapitre 1. Le Marketing : Evolution, fondamentaux et démarche
Chapitre 2. L’étude du marché et du comportement du consommateur
Chapitre 3. Le Marketing stratégique : Segmentation, Ciblage et
Positionnement
Chapitre 4. Initiation au marketing opérationnel (4P)
CHAPITRE1: MARKETING: ÉVOLUTION,
FONDAMENTAUX ET DÉMARCHE
• Au niveau de ce chapitre introductif, l’étudiant a cinq principaux objectifs :
• 1. Découvrir et comprendre les phases d’évolution de la fonction marketing au fil du temps ;
• 2. Cerner le rôle de la fonction marketing au sein de l’entreprise et son interaction avec les autres fonctions ;
• 3. Comprendre la définition du marketing ;
• 4. Saisir le sens des concepts de base utilisés au quotidien par le marketeur et découvrir les différents
domaines d’application du marketing ;
• 5. Cerner les principales phases de la démarche marketing ;
L E S P H A S E S D E D É V E L O P PE M E N T D U M A R K E T I N G E T R Ô L E D E
L A F O N C T I ON M A R K E T I N G AU S E I N D E L’ E N T R E PRIS E
• Les phases de développement du marketing:
Le Marketing de la distribution : Avant 1950
Après la fin de la deuxième guerre mondiale, les capacités de production sont inférieures à la demande,
les clients ne sont pas exigeants, le souci de vente ne se pose pas et tout ce qui est produit, est vendu. Les
principales préoccupations de l’entreprise se résument à produire et distribuer, sans tenir compte des
attentes du consommateur.
L E S P H A S E S D E D É V E L O P PE M E N T D U M A R K E T I N G E T R Ô L E D E L A
F O N C T I O N M A R K E T I N G AU S E I N D E L’ E N T R E PR IS E
• Le Marketing de la vente ( La fonction commerciale): 1950 -1975:
Pendant les trente glorieuse, les capacités de production deviennent équivalentes à la demande. Les clients
n’achètent pas spontanément le produit, il faut les inciter à le faire. L’entreprise ne s’intéresse toujours pas aux
attentes des consommateurs, mais va chercher à les influencer à travers des actions commerciales et le
développement de la force de vente.
L E S P H A S E S D E D É V E L O P PE M E N T D U M A R K E T I N G E T R Ô L E D E L A
F O N C T I O N M A R K E T I N G AU S E I N D E L’ E N T R E PR IS E
• Le Marketing client (la fonction Marketing) : de 1975 à nos jours :
Avec l’augmentation de l’offre, la rivalité entre les entreprises s’accentue, les clients deviennent très exigeants et de
plus en plus rare. Le pouvoir se trouve entre les mains des consommateurs (le client est Roi). Il ne suffit pas de
produire pour vendre, il convient de connaitre les besoins des clients au préalable, puis fabriquer et offrir des
produits adaptés à leurs attentes ( Logique marketing).
LES PHASES DE DÉVELOPPEMENT DU MARKETING ET RÔLE
DE LA FONCTION MARKETING AU SEIN DE L’ENTREPRISE
Situation dans l’ Entreprise
La fonction marketing s’est largement développée dans l’entreprise : quasiment absente dans un contexte ou l’offre
était inférieure à la demande, elle est aujourd’hui une fonction intégratrice qui place l’environnement et ses
clients au centre de ses préoccupations.
LE RÔLE DE LA FONCTION MARKETING :
• La place du Marketing s’est construite en référence à l’évolution de ce concept :
• Lorsque le client est devenu au coeur des préoccupations de l’entreprise, la fonction marketing a pris davantage de
pouvoir dominant les autres fonctions de l’entreprise.
• La fonction marketing est l’oreille de l’entreprise sur son marché, elle se trouve dans une position d’intermédiaire entre
l’entreprise et ses clients;
• La fonction marketing est au service des autres fonctions de l’entreprise; elle a pour rôle de:
• Collecter les différentes interrogations des services de l’entreprise (fonctionnalités (S.R&D), prix d’acceptabilité( S.
Financier), qualité(F. production), lieu d’achat(S. logistique)…
• Questionner le client et identifier ces attentes ( étude de marché)
• Remonter l’information aux services intéressés→ les informations réunis vont éclairer les décisions prises au sein de
l’entreprise
• Mettre en oeuvre opérationnellement l’offre définie au sein de l’entreprise et la rendre intelligible sur le marché (le
déploiement de l’offre commerciale)
LE RÔLE DE LA FONCTION MARKETING :
• Le rôle du marketing varie en fonction des variations de la demande :
Type de Exemple Rôle de marketing
demande
Négative le consommateur évite un produit : le poulet marketing de conversion
(grippe aviaire)
Absente le consommateur ne connait pas le produit marketing de stimulation
Latente Produit qui n'existe pas encore marketing de développement
Soutenue La demande est régulière et suffisante, on marketing d'entretien
cherche à la maintenir
Déclinante Le consommateur n‟éprouve plus d‟intérêt vis à- Remarketing
vis d‟un produit
Indésirable Lorsqu‟on on estime que les produits sont contre marketing
néfastes (drogues, cigarettes).
SECTION 2 : DÉFINITIONS ET CONCEPTS
FONDAMENTAUX DU MARKETING
• Définitions:
• « Le marketing désigne à la fois une fonction dans l’entreprise et un ensemble de techniques. Son but est
d’identifier des marchés rentables et d’orchestrer leur conquête en concevant et en commercialisant
une offre répondant aux attentes des consommateurs… » (Roederer et Gicquel, 2016).
• « Le marketing est une démarche qui s’intéresse au marché et plus spécifiquement au besoin
du consommateur. L’analyse des besoins permet une meilleure compréhension du marché et doit
aboutir à une segmentation. Des cibles sont ensuite sélectionnées au regard des forces et faiblesses de
l’entreprise ainsi que des opportunités et menaces de l’environnement. L’entreprise rend alors
intelligible son offre via un positionnement ; C’est le marketing-mix : produit, prix, place (distribution),
promotion (communication) … » (Kruger et al. 2015).
DÉFINITIONS ET CONCEPTS FONDAMENTAUX DU
MARKETING
• Définitions: (suite)
• « Le marketing de l’offre est une démarche marketing qui consiste à utiliser les techniques
marketing pour assurer et favoriser la commercialisation de biens et de services issus d'un
processus de création et de développement qui n'a pas pris en compte les attentes et les besoins des
consommateurs potentiels. Par contre, Le marketing de la demande désigne une stratégie marketing
par laquelle on part d'une étude de la demande pour ensuite concevoir et promouvoir une offre de
produits ou services » ([Link])
• « Le marketing est le mécanisme économique et social par lequel individus et groupes satisfont
leurs besoins et désirs au moyen de la création et de l’échange avec autrui des produits et
services de valeur » (Kotler et dubois , 2001)
DÉFINITION SYNTHÉTIQUE DU MKG
DÉFINITIONS ET CONCEPTS FONDAMENTAUX DU
MARKETING
• Les concepts fondamentaux du marketing:
• Le besoin : est un sentiment de manque et de privation qui pousse l’individu à
entreprendre une action pour combler l’écart entre son état réel et l’état désiré. Il existe
différentes classifications des besoins. La plus connue a été proposée par Abraham Maslow
qui recense cinq catégories de besoins hiérarchisés et représentés sous forme d’une
pyramide. Selon Maslow, l’individu se consacre en priorité aux besoins les plus fondamentaux
et il ne passe à la catégorie suivante qu’une fois les besoins de la catégorie précédente
(besoin inférieurs) sont satisfaits.
• On distingue ainsi : cinq type de besoins
DÉFINITIONS ET CONCEPTS FONDAMENTAUX DU
MARKETING
Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
Les besoins physiologiques qui Le besoin d’accomplissement de
Le besoin d’appartenance
sont directement liés à la survie de soi incarne le sommet des aspirations
social qui correspond au désir de
l’individu ou de l’espèce. Ils humaines. La réalisation de soi est
l’homme d’être acceptés par sa
répondent aux besoins de la faim, synonyme d’épanouissement, plénitude,
communité ;
de la soif, de la respiration, de la bonheur pur et profond et
reproduction ; développement personnel.
Le besoin de sécurité qui Le besoin d’estime qui
représente la nécessité d’être correspond au besoin d’être estimé,
protégé pour les individus, en termes aimé et respecté par soi- même et
tant de protection physique que de par les autres ;
stabilité et de protection face aux
différents risques de la vie ;
DÉFINITIONS ET CONCEPTS FONDAMENTAUX DU
MARKETING
Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
La pyramide de
Maslow des besoins
D É F I N I T ION S E T C O N C EP T S F O N DA M E N TAU X D U M A R K E T I N G
Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
• Le désir est une façon agréable pour satisfaire le besoin. Le marketing ne crée pas les besoins, car ils sot innés
chez l’individu. Le marketing joue sur les désirs afin de les stimuler.
• Le produit est toute entité susceptible de satisfaire un besoin. Le produit en marketing ne se limite pas à un bien
ou à un service, il peut s’agir d’un endroit, d’une personne , une idée( le buzz marketing), une religion ou un
événement.
• Le marketing était a priori destiné exclusivement à des entreprises à but lucratif commercialisant des produits
de grande consommation (B to C) , après, les domaines d’application du marketing se sont largement étendus :
Le marketing politique. Le marketing social (associatif)
Le Marketing public Le marketing digital
D É F I N I T I O N S E T C O N C E P T S F O N DA M E N TAU X D U M A R K E T I N G
Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
Le marketing politique vise la promotion d’un candidat lors des élections. Exemple des élections présidentiels.
• Le Marketing public vise à modifier le comportement d’un public ( citoyen).
• Exemple : Les compagnes de sécurité routière mettent en garde les automobilistes et les incitent à limiter
leur vitesse.
• Le marketing social (associatif) vise à promouvoir une cause pour recevoir des dons.
• Le marketing digital désigne l'ensemble des techniques marketing utilisées sur les supports et canaux
digitaux (téléphones mobiles, tablettes, applications modèles et objets connectés). Les principales
techniques du Marketing digitale sont L’email marketinf, la publicité display, le référencement naturel, le
content marketing, etc.
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Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
• Les autres domaines d’extension du marketing: Le Marketing bancaire/ des services,
touristique/territorial, international, B to B…
• Quelque soit le domaine d’application du marketing , son but est le même : identifier et
comprendre les besoins, les motivations , les freins éventuels et essayer d’influencer
positivement la connaissance, les émotions et les attitudes des individus pour les inciter
à acheter le produit ou le service.
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Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
• La satisfaction c’est le sentiment qui résulte de la comparaison des résultats obtenus aux attentes
souhaitées.
• L’échange est un acte qui consiste à obtenir quelque chose en contre partie d’une autre chose.
Un échange suppose :
L’existence d’au moins deux parties
chaque partie offre à l’autre partie ce dont elle a besoin
chaque partie peut accepter ou rejeter l’offre de l’autre partie
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Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
• La demande désigne le vouloir et le pouvoir d’achat. C’est l’ensemble des clients qui veulent et qui
peuvent acheter le produit.
• Le Client désigne la personne physique ou morale qui achète le produit
• Le consommateur désigne la personne physique ou morale qui utilise et consomme le produit
• La Fidélité est le comportement par lequel un consommateur répète l’achat d’un produit ou service au
bénéfice d’une même marque ou d’une même enseigne.
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Les concepts fondamentaux du marketing: (suite)
La valeur d'un produit est une grandeur qui croit lorsque la satisfaction du besoin augmente
et/ou que le coût du produit diminue. La valeur peut donc être considérée comme le rapport entre
l'aptitude aux fonctions divisée par le coût des solutions.
La Rentabilité est la capacité de l’entreprise à dégager des bénéfices.
Le Marché est le lieu (géographique, virtuel) de rencontre de l’offre (les entreprises) et la
demande (les clients).
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Différence entre Marketing et Vente: Au lieu de fabriquer les produits et les vendre, le marketing
cherche d’abord à connaître les besoins de la clientèle et essayer de les satisfaire.
Paramètre de divergence Fonction Vente Fonction Marketing
Point de départ Usine Marché
Focalisation Produit de l’entreprise Désir des clients
Moyens Vente et promotion Marketing mixte
But Augmenter le profit, par le Augmenter le profit par la
volume des ventes satisfaction des clients
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Différence entre Marketing et Publicité :
Marketing et publicité se ressemblent, mais en réalité elles ne le sont pas.
La publicité est une partie seulement du plus grand jeu de Marketing.
Le marketing complet comprend la conception d'un tout; de la recherche à la conception et de la
publicité à la vente.
La publicité, d'autre part, est une composante du processus de commercialisation, qui n'est rien
d'autre que de transmettre le message par le biais de divers vecteurs pour la promotion du
produit.
La publicité est l'une des plus importantes actions d'une stratégie de marketing et aussi la plus
chère.
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Différence entre les optiques :
Afin d'obtenir les échanges souhaités avec les marchés visés, une entreprise peut choisir entre quatre
options dans la conduite de ses activités marketing :
L'optique production: S'applique typiquement lorsque la demande excède l'offre (par exemple dans
un pays en voie de développement). Quelquefois également lorsque le coût doit être abaissé pour
étendre le marché.
Le consommateur choisit les produits en fonction de leur prix et disponibilité. Le rôle prioritaire du
gestionnaire est alors d'accroître la capacité de production et d'améliorer l'efficacité de la distribution
L'optique produit : Domaine où la technologie est dominante, souvent adopté par les hôpitaux,
écoles… Le consommateur préfère le produit qui offre de meilleures performances. L'entreprise doit
donc se consacrer en priorité à améliorer la qualité de sa production.
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Différence entre les optiques : (suite)
L'optique vente Partis politiques, vendeurs de meubles, promoteurs immobiliers, certaines
assurances. Le consommateur n'achètera pas de lui-même suffisamment à l'entreprise à moins
que celle-ci ne consacre beaucoup d'efforts à stimuler l'intérêt pour le produit.
L'optique marketing: inverse la logique de l'optique vente. Le but de l‟entreprise orientée
marketing ne consiste pas à trouver les bons clients pour ses produits, mais à créer les bons
produits pour ses clients. Le profit doit être la résultante de la satisfaction du client.
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LES CHAMPS D’ACTION DU MARKETING:
Pour réduire à l’essentiel, la fonction marketing touche trois champs d’action :
Le marché : est constitué par l’ensemble des clients capables et désireux de procéder à un échange pour
satisfaire un besoin ou un désir. C’est le lieu de confrontation de l’offre et la demande.
Le client : le mercaticien doit chercher à satisfaire et examiner les points de vue des clients, comprendre leurs
priorités et leurs besoins.
L’entreprise : Le marketing doit élaborer un plan stratégique global en harmonie avec les différentes variables de
l’action : force de vente, opérations promotionnelles, capacité de production, R.H, …
NB : le marketing doit s’intégrer avec les autres services de l’entreprise
Exemple:
Un accueil désagréable du concierge peut faire fuir le client et faire échouer le plan
faute d’orthographe sur affiche publicitaire
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LES CHAMPS D’ACTION DU MARKETING: (suite)
À titre d’exemple, les secteurs auxquels on peut appliquer le MKG:
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LES CHAMPS D’ACTION DU MARKETING: (suite)
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
La démarche marketing est représentée sous forme d’un Ice Berg avec sa partie invisible ( marketing des
études et marketing stratégique) et sa partie visible (le marketing opérationnel = le marketing Mix = l’action
commerciale, le marketing terrain = les 4 P).
• La démarche marketing repose sur quatre étapes complémentaires et interdépendantes. La première phase est
du domaine de la connaissance ( Le marketing d’études), la deuxième est du domaine de la planification (le
marketing stratégique), la troisième est du domaine de l’action (le marketing opérationnel), la dernière vise le
contrôle ( la comparaisons des prévisions aux réalisations).
• Nous pouvons donc résumer le marketing en quatre fonctions : Connaitre
• Planifier
• Agir
• contrôler
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
La démarche marketing
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
Les étapes fondamentales de la démarche marketing suivent l’ordre suivant:
• Le Marketing des études a pour objectif de comprendre le marché ( analyse des besoins des consommateurs
+ veille concurrentielle), l’entreprise( forces et faiblesses) et son environnement (opportunités et menaces)
afin d’éclairer la décision stratégique lors de la phase suivante. Ignorer cette étapes consisterait à se déplacer
dans le noir dans une pièce remplie d’obstacles.
• Le marketing stratégique a pour objectif de segmenter le marché , choisir les cibles (décision stratégique) et
concevoir/planifier pour chaque cible, un plan marketing Mix permettant de positionner clairement l’offre de
l’entreprise sur le marché et de la rendre ainsi claire du point de vue du consommateur.
• Le marketing opérationnel a pour objectif d’agir et de lancer l’offre commerciale (produit, prix, place,
publicité) sur le terrain. Les équipes opérationnelles vont viser à modifier le comportement du consommateur
en faveur de l’entreprise. Le but majeur étant généralement de maximiser le CA et le profit.
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
Les étapes fondamentales de la démarche marketing suivent l’ordre suivant: (suite)
Le contrôle des résultats : Pour simplifier, deux situations peuvent se présente :
Les objectifs sont atteints ou dépassés : c’est une situation de succès qui mérite dignement d'être fêté. Les
concurrents vont s’alarmer et réagir. Si l’entreprise possède un avantage concurrentiel/ avantage compétitif
protégé par un brevet, elle dispose d’un temps de répit. Dans le cas contraire, les concurrents vont adopter
la stratégie bien connu du « me too »; ils développeront ainsi une offre similaire à l’entreprise.
Les résultats ne correspondent pas aux objectifs du départ : c’est d’une situation d’échec une ou plusieurs
erreurs ont été commises lors de la démarche marketing ( une mauvaise analyse du marché, un choix de
cible peu logique, ou encore la mise en place d’un marketing mix non cohérent). Des actions correctives
doivent être mises en place pour faire face à cet échec.
• NB : Dans les deux cas, le responsable marketing doit recommencer l’ensemble de la démarche marketing car
aucune position sur un marché n’est acquise définitivement, et tout échec est réparable.
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
Exemple : Création d’une entreprise de livraison de courses à domicile
a. Le marché se situe dans une ville moyenne de province à fort taux de population active.
b. La connaissance du marché a permis de déceler qu’une partie de la population active
n’avait pas le temps matériel pour faire ses courses.
c. Le porteur du projet a eu donc l’idée de mettre en place un service de courses à domicile et de
vérifier si le besoin est réel.
d. Le porteur du projet découpe la population en fonction du niveau des revenus.
e. Le porteur du projet choisit les familles ayant un revenu supérieur à 8000 dhs.
f. Etant seul sur le marché, le porteur du projet se positionne en entreprise novatrice.
g. Après enquête et calcul de ses frais, le porteur du projet fixe le prix du service à 5 % du montant
total des achats.
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
h. Son activité montre que l’entreprise doit être en contact direct avec ses clients et ne nécessite pas
de système de distribution particulier.
i. Le projet ainsi défini, amène son porteur à assurer la fonction de commercial.
J. Le porteur du projet fait connaître son produit en distribuant des prospectus dans les quartiers
résidentiels (où habitent les clients ciblés) et à la sortie des supermarchés.
K. Il contrôlera et suivra la réalisation de son chiffre d’affaires et éventuellement fera des actions de
communication supplémentaires pour augmenter le nombre de ses clients.
L. Constamment, le porteur du projet restera attentif aux besoins et remarques de ses clients
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
En synthèse: La démarche marketing s’articule en 4 temps : connaître, décider, agir, Contrôler.
1 Une composante recherche d’informations (connaître et analyser) : C’est l’étude et l’analyse du
marché, c’est à dire la recherche descriptive et explicative des mécanismes du marché et de son
environnement.
2 Une composante réflexion (décider) : C’est le marketing stratégique qui s’efforce de penser à long
terme le développement de l’entreprise et à orienter ses activités vers des opportunités attractives
(choix des produits marché et des segments), c’est-à-dire adaptées à ses ressources et porteuses de
croissance et de rentabilité.
3 Une composante action (agir) : C’est le marketing opérationnel qui par l’élaboration du plan de
marchéage fixe et coordonne les plans produit, prix, distribution et communication.
4 Une dernière composante contrôle (Contrôler) : c’est la phase de Contrôle de ce qui a été fait, c’est
là où il faut réagir à temps afin d’éviter les chutes et les échecs ,et ce , par l’élaboration d’une procédure
de contrôle, des indicateurs chiffrés, des tableaux de bord…
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
• Dans ce cadre, on peut définir le marketing comme la fonction qui dans l’entreprise s’attache à identifier et à
mesurer les besoins de la clientèle, à choisir ceux (les segments) que l’entreprise servira en priorité, à décider des
concepts de produits qui répondront à ses attentes et à élaborer les plans d’action qui visent à les promouvoir tout
en mettant en œuvre une procédure de contrôle.
Marketing d’étude
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
Le Mix Marketing Consiste à chercher la
satisfaction du client en se basant sur
quatre paramètres (les 4P) :
Produit;
Prix;
Promotion;
Place
SECTION 3 : LA DÉMARCHE MARKETING
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
1. La logique Marketing vise à :
a. Distribuer et écouler les produits
b. Pousser le consommateur à acheter en influençant son comportement d’achat
c. connaitre d’abord les besoins des clients, puis fabriquer et offrir des produits adaptés à leurs
attentes.
2. La vision actuelle du marketing considère que :
a. Les clients sont l’actif principal de l’entreprise
b. Les clients sont de simples cibles à atteindre
c. Les clients ne sont pas exigeants
3. Les étapes du marketing client suivent l’ordre suivant :
a. Analyse des besoins, déploiement de l’offre , conception de l’offre
b. Conception de l’offre, analyse des besoins, déploiement de l’offre
c. Analyse des besoins, conception de l’offre, déploiement de l’offre
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• 4 Le marketing …
• a. Sert à créer les besoins qui n’existerait pas sans cela
• b. Poursuit l’objectif de détecter les besoins exprimés et latents , pour les satisfaire.
• c. Ne convient que pour vendre des produits et services
• d. Se limite aux relations B to C
• 5. Le marketing peut se définir comme :
• a. une fonction en dehors de l’entreprise
• b. un ensemble de techniques ayant pour but d’identifier des marchés rentables et d’orchestrer
leurs conquête en concevant et en commercialisant une offre répondant aux attentes des
consommateurs… »
• c. la vente et la publicité
• d. le lieu de rencontre de l’offre et de la demande
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• 6. Le marketing de la demande consiste à :
a. Introduire sur le marché des produits qui ne prennent pas en compte les besoins et attentes des consommateurs
b. répondre à une demande non exprimée
c. proposer sur le marché des produits pensés par l’entreprise visant à créer une demande
d. se focaliser sur les besoins, désirs et intérêts des clients afin d’adapter l’offre de l’entreprise à leurs
exigences
• 7. Une offre commerciale désigne les 4P suivants :
a. Produit, Projet, Place, Promotion
b. Produit, Performance, Projet, Promotion
c. Produit, Prix, Place, Promotion
d. Projet, Performance, Perfection, Pertinence
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• 8. Il vise la promotion d’un candidat lors des élections, de quel domaine de marketing s’agit-il ?
• a. Marketing bancaire
• b. Marketing touristique
• c. Marketing politique
• d. Marketing durable
• 9. Le marketing opérationnel est encore appelé
• a. marketing Mix
• b. marketing stratégique
• c. offre commerciale /action commerciale
• d. 4 P
• e. Marketing des études
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• 10 Les étapes d’une démarche marketing suivent l’ordre suivant:
• a. Marketing opérationnel, marketing d’études, marketing stratégique
• b. Marketing stratégique marketing opérationnel, marketing d’études
• c. Marketing d’études, marketing stratégique, Marketing opérationnel, contrôle.
• 11. Le marketing stratégique a pour objectif de :
• a. comprendre le marché, l’entreprise et son environnement
• b. segmenter le marché , choisir les cibles et concevoir pour chaque cible un plan marketing Mix
permettant de positionner l’offre.
• c. agir et lancer l’offre commerciale (produit, prix, place, publicité) sur le terrain
• d. maximiser le CA et le profit.
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• 12. La veille concurrentielle est :
• a. Un dispositif de surveillance continue des actions et produits des concurrents.
• b. Tout ce qui permet à l’entreprise de se différencier et surpasser ses concurrents .
• c. Une démarche destinée à se comparer aux concurrents afin de tirer les meilleures pratiques
• 13. Le marketing B to B est encore appelé
• a. marketing opérationnel
• b. marketing interentreprises
• c. Marketing Mix
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
14. Le Buzz Marketing :
• a. consiste à susciter du bouche à oreille autour d’un événement, d’une idée, d'un produit ou
d'une offre commerciale.
• b. les réseaux sociaux sont des médias non privilégiés pour ce type de communication
• c. permet une diffusion rapide des messages, à des rythmes exponentiels (marketing viral)
15. Les stimuli
• a. Peuvent motiver ou freiner l’acte d’achat
• b. Peuvent être des facteurs d’influence externes (visuel, tactile, auditif, gustatif, olfactif) ;
• c. engendrent une excitation du système nerveux, puis un comportement et une réaction face à
la situation
QCM ET EXERCICES D’ENTRAINEMENT
• Exercice 1 :
1. Compléter les différentes étapes de la démarche marketing
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU
COMPORTEMENT DU CONSOMMATEUR
Section 1. Le diagnostic du marché dans sa globalité
Section 2. Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
Section 3. Le comportement du consommateur
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Dans le domaine marketing, la notion du marché est utilisée dans deux sens différents :
au sens étroit, on désigne par ce terme un ensemble de données chiffrées sur les
ventes d’un produit ;
au sens large, on appelle marché le lieu de rencontre de l’ensemble des intervenants
susceptibles d’exercer une influence sur les ventes d’un produit.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Section 1. Le diagnostic du marché dans sa
globalité:
L’entreprise évolue dans un marché dont elle
doit analyser la situation globale pour piloter sa
démarche marketing. Ce diagnostic débouche
sur l'identification des opportunités et des
menaces à travers
l’analyse du micro-environnement (l’offre,
de la demande, les partenaires commerciaux)
l’analyse le macro-environnement (Analyse
PESTEL).
CHAPITR E 2. L’ÉTUDE DU MAR CHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
I Le diagnostic du marché dans sa globalité:
1. Le micro-environnement : L’offre
1.1 L’identification des concurrents à travers l’étude des différents niveaux du marché :
La concurrence peut se définir en fonction de l’offre pure et en référence à la demande. C’est en effet au regard
d’une capacité à répondre à un besoin que nous définissons la concurrence. Un besoin peut être satisfait de
différentes manières. Quatre niveaux de marché sont ainsi définis :
Marché principal marché environnant Marché générique Marché support
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : L’offre (suite)
Le marché principal: regroupe l’ensemble des produits techniquement identiques et
directement concurrents (par exemple l’ensemble des tablettes de chocolat).
Le marché des produits de substitution (marché environnant) est composé des
produits de nature différente aux produits de marché principal, mais satisfaisant les mêmes
besoins dans les mêmes conditions, ils sont indirectement concurrents (par exemple les
produits chocolatés ou sucrés).
Le marché générique regroupe tous les produits du marché principal et du marché
environnant. Il s’agit ici du marché de la confiserie.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : L’offre (suite)
Le marché des produits complémentaires (marché support) est composé des produits dont
l’existence est nécessaire à l’utilisation des produits du marché principal.
Quelle que soit la structure concurrentielle du marché principal (monopole, duopole, oligopole…),
l’entreprise serait concurrencée par les entreprises du marché environnant.
• Exemple : Pour l’eau en bouteille, le marché principal est composé de toutes les marques (gazeuses,
plates, de sources, minérales). Le marché des produits de substitution comporte toutes les autres
boissons chaudes ou froides qui peuvent remplacer l’eau. Le marché générique est celui de la soif. Le
marché support regroupe tous les produits qui nécessitent de l’eau (Sirop, thé, café, etc.).
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : L’offre (suite)
Le marché concentré est un marché dominé par un faible nombre de marques, voire par
une seule marque, il est divisé entre un nombre très réduit d’entreprises ayant chacune une
grande part de marché (par exemple la fabrication d’avion et de satellites, les médicaments).
Le marché fragmenté/atomisé est un marché ou de nombreuses marques se partagent
le marché, Il est divisé entre plusieurs concurrents ayant chacun une part de marché modeste
(par exemple les cafés, les parfums).
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : L’offre (suite)
La mesure du marché:
L’entreprise est amenée à définir avec précision la taille du marché avant de déterminer sa part de
marché.
Mesure du marché
Le taux de La part de marché part de marché
La taille du marché croissance du (PDM) absolue d’une
entreprise relative
marché
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
La mesure du marché: (suite)
La taille du marché dépend du niveau retenu (marché principal, marché générique) et
correspond aux ventes en valeur ou en volume de l’ensemble des entreprises présentes sur une
période considéré.
Le taux de croissance du marché mesure l’évolution de la taille du marché entre N et
N+1, il se calcule en volume ou en valeur.
La part de marché (PDM) absolue d’une entreprise correspond au pourcentage des
ventes d’un produit, d’une marque ou d’une entreprise par rapport au total des ventes
réalisées sur le marché (ou le segment) considéré.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
La mesure du marché: (suite)
Cet indicateur permet de déterminer la position concurrentielle d’un produit, d’une marque ou
d’une entreprise. Le leader détient la part de marché la plus élevée, le challenger occupe la
deuxième position et les suiveurs occupent les dernières position. Il s’agit du positionnement de
l’entreprise dans le marché.
• La part de marché en volume (PDM en volume) se réfère à la quantité vendue d’un produit.
• La part de marché en valeur (PDM en valeur) correspond au chiffre d’affaires réalisé par
l’entreprise sur le marché (ou le segment) considéré.
CHAPITR E 2. L’ÉTUDE DU MAR CHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
La mesure du marché: (suite)
La part de marché relative (PDM relative) désigne la part de marché détenue par l’entreprise par
rapport à son principal concurrent. Un chiffre égal à 0.2 indique que l’entreprise détient une part de
marché égale à 20% de celle détenue par le leader du marché. Un chiffre égal à1 signifie que la part de
marché détenue par l’entreprise est identique à celle détenue par son principal concurrent. Un
chiffre égal à 2 traduit une position de leadership, le principal concurrent n’ayant que 50% de la part
du marché détenue par l’entreprise.
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C O N S O M M AT E UR
La mesure du marché: (suite)
• Si la PDMR de l’entreprise A >1 l’entreprise A est le leader du marché
• Si la PDMR de l’entreprise A< 1 l’entreprise A est dominée par le leader
Une entreprise possédant une PDM relative de 1.1 , domine certes le marché mais son
challenger vend presque autant.
Exemple de calcul de parts de marché
CHAPITR E 2. L’ÉTUDE DU MAR CHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
La mesure du marché: (suite)
• PDM absolue en volume de B = 4000 /10000 = 40%
• PDM absolue en valeur de B= 300000/1000000 = 30%
• PDM relative en volume de B = 4000 /3000 =1.33
• PDM relative en valeur de B= 300000/400000 = 0.75
L’entreprise B détient une position dominante sur le marché, sa part de marché en
volume est supérieur à sa part de marché en valeur, ce qui signifie que le prix de
vente de ses produits est inférieur au prix moyen du marché.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : la demande
La demande c’est le vouloir et le pouvoir d’achat. C’est l’ensemble des clients qui veulent et qui peuvent
acheter le produit. On distingue :
demande
consom non marché taux de consomm
consom marché potentiel
mateurs actuel de la pénétrati ateurs
actuels mateurs
profession
de la on potentiels
absolus profession
consommat non
eurs des consomma
produits teurs
concurrents relatifs
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : la demande (suite)
Les consommateurs actuels sont les individus qui consomment le produit de l'entreprise.
Les consommateurs potentiels (prospects) se sont des individus qui ne sont pas encore clients de
l’entreprise mais qui pourraient le devenir ; à savoir :
• Les consommateurs des produits concurrents
• Les non consommateurs relatifs désignent les personnes qui n’ont pas encore acheté le
produit, mais qui sont susceptibles de l’acquérir à court ou moyen terme.
Les non consommateurs absolus sont des personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas consommer
le produit pour des raisons de santé, de religion, éthique ou légale.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT
DU CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : la demande (suite)
Le marché actuel de la profession (ou marché réel) est constitué des consommateurs
qui ont déjà acheté au moins une fois le produit considéré au cours d’une période donnée
(appelés consommateurs actuels).
Le marché actuel de la profession = marché actuel de l’entreprise + le marché actuel
des concurrents.
Le marché potentiel de la profession est constitué des consommateurs actuels et des
non consommateurs relatifs.
Le marché potentiel de la profession = la population totale - les non consommateurs
absolus.
Le schéma ci-dessous est récapitulatif de la composition de la demande du marché.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : la demande (suite)
Demande de marché:
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : la demande (suite)
Le taux de pénétration correspond au pourcentage d’acheteurs potentiels ayant acheté au
moins une fois pendant la période de référence considérée. Il est égal au marché actuel rapporté
au marché potentiel.
Un taux de pénétration bas signifie qu’il existe un potentiel de croissance élevé pour toutes
les entreprises présentes sur le marché.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : Les partenaires commerciaux
Le marché aval de l’entreprise est constitué de l’ensemble des distributeurs et des clients de l’entreprise. En ce
qui concerne le marché amont, il est composé de l’ensemble des fournisseurs de l’entreprise.
Les distributeurs: Aujourd’hui, l’accès au consommateur final est indispensable. Il convient d’identifier
clairement les circuits de distribution à disposition de l’entreprise (internet, magasins spécialisés, GMS…) et
leurs caractéristiques (nombre de points de vente, image, conditions de payement…).
Lorsque les distributeurs achètent ferme aux producteurs. Ils doivent être considérés comme une
clientèle à part entière. À la différence du marketing orienté vers les consommateurs (consumer
marketing), on parle de marketing orienté vers les distributeurs (trade marketing)
Les fournisseurs: Ce sont ceux qui s’occupent de fournir la MP ou les produits finis. Une variation des prix de
ventes des fournisseurs ou une modification des conditions de payement ont un impact sur la rentabilité de
l’entreprise.
CHAPITRE 2. L’ÉTUDE DU MARCHÉ ET DU COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR
Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : Les prescripteurs
Un prescripteur est une personne qui, grâce à son expérience ou à ses compétences, est en mesure de
conseiller ou d'influencer le choix d'achat d'un produit, d'une marque, ou d'un service auprès des autres.
Il existe deux types de prescripteurs :
Prescripteur absolu : Il recommande
Prescripteur relatif (ou préconisateur) le produit de manière plus directive, en
: Il recommande un produit de manière influençant fortement la décision
indicative, sans imposer le choix. Par d'achat. Par exemple, un médecin qui
exemple, un client satisfait qui partage son prescrit un médicament à un patient
expérience avec ses amis : il conseille un ou un enseignant qui recommande un
produit, mais les autres sont libres de suivre manuel spécifique pour son cours.
ou non cette recommandation. Dans ces cas, les personnes sont plus
enclines à suivre les recommandations
de manière obligatoire.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le micro-environnement : Les leaders d’opinion (les groupes de référence)
Ce sont les personnes pour lesquelles le public ressent une admiration et auxquelles il cherche
à s’identifier. Par leur notoriété, ils sont susceptibles d'influencer les opinions ou les actions d'un
grand nombre d’individus (par exemple les célébrités comme les comédiens, acteurs de cinéma,
entrepreneur, homme politique, journaliste, sportif de haut niveau…).
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le Macro-environnement (l’analyse PESTEL) :
Le macro-environnement désigne un ensemble de facteurs externes susceptibles d’influencer l’entreprise
et son marché. L’analyse des six variables formant l’acronymes PESTEL, permet à l’entreprise de détecter
les principales opportunités et menaces.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le Macro-environnement (l’analyse PESTEL) :
• L’environnement politique comporte l’ensemble des décisions prises à l’échelle national ou
international relatives à la stabilité gouvernementale, aux politiques sociales, etc.
• L’environnement économique : La mondialisation, le taux de croissance économique, l’inflation, le
chômage, la politique monétaire et le pouvoir d’achat des ménages sont autant de facteurs qui peuvent
influencer positivement ou négativement sur le devenir de l’entreprise.
• L’environnement socio-démographique et culturel est représenté par l’évolution démographique,
les modes de consommation, l’organisation du travail, les croyances et les valeurs d’un payes.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le Macro-environnement (l’analyse PESTEL) : suite
• L’environnement écologique : Plusieurs tendances d‘évolution de l’environnement naturel sont susceptibles
d’influencer les décisions marketing ; notamment la pénurie et le coût élevé de certaines matières premières,
l’accroissement de la pollution et les politiques énergétiques visant le développement durable.
• L’environnement technologique : l’entreprise doit chercher à identifier les nouvelles technologies dans son
environnement et déceler les innovations prometteuses. L’accélération du progrès technique incite les entreprises
à consacrer des sommes importantes à la R&D et à renouveler en permanence l’offre proposée. Par ailleurs
l’utilisation des TIC facilite les échanges d’informations et renforce le potentiel de l’entreprise.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
Le Macro-environnement (l’analyse PESTEL) : suite
• L’environnement légal désigne l’ensemble des lois, des règles et des normes qui définissent le cadre dans
lequel les individus et les entreprises mettent en œuvre une activité (Par exemple le droit des entreprises,
droit du travail, etc.).
Le diagnostic externe vise à détecter les opportunités et les menaces de l’environnement de l’entreprise.
Il porte sur les éléments constitutifs du micro-environnement (offre, demande, partenaires commerciaux…)
et du macro-environnement (politique, économique, Sociodémographique et culturel, technologique,
écologique et légal). Une Opportunité est une occasion favorable qui se présente dans l’environnement et que
l’entreprise doit saisir. Une menace désigne un problème posé par une tendance défavorable qui en l’absence
d’une réponse marketing appropriée, peut détériorer la position de l’entreprise.
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
L’analyse SWOT:
Une analyse SWOT est en générale très approfondie et détaillée, c’ est pour cela qu’ une fois cette étape effectuée,
on pose un diagnostic synthétique qui reprend les points essentiels sous deux aspects :
Diagnostic interne : Il s’agit pour l’entreprise d’identifier quelles sont les :
forces (atouts) : ce sont les points positifs internes à l’entreprise qui lui procurent un avantage
durable;
faiblesses : par opposition aux forces, ce sont les points négatifs internes à l’entreprise avec une
marge d’amélioration substantielle.
Exemples : - Force : Le recrutement d’un cadre expérimenté compétent
- Faiblesse : Manque d’expérience
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Le diagnostic du marché dans sa globalité:
L’analyse SWOT:
Diagnostic externe :
il s’agit pour l’entreprise de définir quelles sont les:
opportunités (attraits) : ce sont les facteurs extérieurs ou les situations dont l’entreprise peut tirer
profit;
Menaces: elles regroupent les problèmes, obstacles ou freins extérieurs qui peuvent nuire au
développement du projet.
Exemples :
- Menace : L’augmentation du prix du pétrole pour les transporteurs routiers.
- Opportunité : L’exonération d'impôts pour le secteur agricole.
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L’essentiel
Une fois la matrice SWOT complétée, il est nécessaire de mettre en place une stratégie : d’une part insister sur les
points forts et profiter des opportunités du projet ; d’autre part surmonter les faiblesses pour prévenir les menaces.
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Section 2. Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
Définition et objectif :
Une étude de marché consiste à collecter, traiter et analyser de l’information. Elle a pour
principal objectif de fournir les informations nécessaires à la prise de décision marketing. Face à la
question du responsable marketing « que dois-je faire pour résoudre ce problème marketing ?», l’étude
du marché va lui apporter des éléments de réponse à la question « que dois-je savoir pour agir ? ».
Les études aident à comprendre, décrire et mesurer un marché du point de vue de l’offre (les
entreprises présentes sur le marché) et du point de vue de la demande (connaitre et comprendre la
demande). Elles peuvent servir à définir une politique commerciale, elles permettent également de
tester les éléments d’un Mix marketing (4P).
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Section 2. Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
Définition et objectif :
Les champs des études du
Analyse du potentiel et de
l’évolution des marchés
marché Analyse concurrentielle
Analyse du comportement
d’achat et de
consommation
Les principaux
Analyse des réactions au objets d’études
mix marketing
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché :
Une étude de marché se déroule en quatre phases principales :
Démarche de
l’étude de marché
définition du
présentation des
problème marketing Le traitement des
recueil des données résultats dans un
et la planification de informations
rapport d’étude
l’étude
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Section 2. Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
La définition du problème marketing et la planification de l’étude
• Le problème marketing peut s’incarner dans la
• détermination des attributs du produit,
• la fixation du prix d’acceptabilité,
• la baisse du CA,
• la conception d’une compagne publicitaire,
• le choix des cibles marketing ou le lancement du produit dans un nouveau marché.
• La planification de l’étude consiste à choisir la méthode adéquate pour recueillir les informations et de prévoir
les ressources, le budget et le délai nécessaire à la réalisation de l’étude.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le recueil des données : Pour recueillir des données, l’entreprise peut utiliser les sources d’information internes et
externes. Elle peut s’appuyer sur des données primaires et /ou secondaires.
Recueil des
données
Les types Les sources
des des
données données
Les Les
recherche recherche
données données
primaire secondaire
primaires secondaires
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le recueil des données ( les types des données)
• Les données primaires sont recueillies pour la première fois dans le cadre d’une étude. Elles
présentent l’avantage d’être précises et récentes, et l’inconvénient d’être coûteuses.
• Les données secondaires sont recueillies dans le cadre des études antérieures, elles sont déjà
publiées et disponibles. Elles présentent l’avantage d’être accessibles à moindre coût, voir
gratuitement et l’inconvénient d’être parfois trop générales ou obsolètes.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le recueil des données (Les sources des données)
• La recherche primaire est réalisée pour la première fois pour résoudre un problème
marketing particulier (par exemple l’étude qualitative et l’étude quantitative). Elle est
appelée Interne lorsqu’elle est réalisée par un chargé d’études, le département d’études
marketing ou un acteur de l’entreprise. Elle est externe lorsqu’elle est réalisée par un
cabinet d’études spécialisé ou un acteur externe à l’entreprise (externalisation).
• La recherche secondaire est réalisée en consultant les données secondaires qui
résultent des études antérieures (par exemple les études documentaires). La recherche
secondaire est interne si les données sont collectées par l’entreprise et disponibles dans
ses archives. Elle est externe si les données sont disponibles dans des sources publiques ou
privées externes (HCP, chambre de commerce, organismes internationaux…).
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le recueil des données (Les sources des données)
Pour le recueil des données, la séquence suivante est la plus fréquente :
Études documentaire Etude qualitative Etude quantitative
• La phase documentaire permet de clarifier le domaine étudié et de collecter les informations disponibles
sur un sujet donnée.
• La phase qualitative correspond à un effort de compréhension d’un phénomène ou à une explication des
faits/ comportements, et permet de poser les bonnes questions.
• La phase quantitative permet de quantifier un phénomène.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le recueil des données (Les sources des données)
Un système d’information marketing (SIM) peut être défini comme un réseau de relations structurées,
qui a pour objet d’engendrer un flux ordonné d’informations pertinentes, provenant de sources internes
et externes à l’entreprise et destiné à servir de base aux décisions marketing. L’information est recueillie
à travers les états comptables et financiers, l’intelligence marketing et les études et recherches marketing.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Le traitement des informations :
• Pour les études qualitatives, les données recueillies sont retranscrites de manière fidèle sous
forme de texte pour être analysées. Les entretiens individuels retranscrits ou les échanges lors d’un
entretien de groupe forme le corpus à analyser.
• Pour les études quantitatives, il faut dans un premier temps faire une réparation des données/
nettoyage, les réponses manquantes et aberrantes doivent être identifiées et éliminées. Les données
recueillies sont ensuite saisies et traitées à l’aide d’un logiciel (SPSS, R). Les tableurs (Excel,
LibreOffice Cacl) disposent aussi de modules d’analyse statistique.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
La présentation des résultats dans un rapport d’étude :
• Le rapport de l’étude doit impérativement comporter :
- Un sommaire
- Un rappel du problème marketing et des objectifs de l’étude
- Une synthèse des conclusions et les recommandations pour solutionner le problème.
- L’exposition de la méthodologie utilisée (qualitative/ quantitative/documentaire)
- Les résultats détaillés
- Les annexes (questionnaires, entretiens retranscrits).
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études documentaires : cerner rapidement un sujet:
Les études documentaires collectent et analysent des données secondaires, en faisant varier les
sources d’information internes ou externes à l’entreprise. Les études documentaires servent à
mieux formuler un problème et comprendre rapidement les particularités d’un secteur étudié.
Elles sont dans bien des cas, le point de départ de l’étude du marché.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Etude quantitative VS Etude qualitative : (Les études qualitative : explorer pour mieux comprendre )
Les études qualitatives ont pour objet d’analyser en profondeur les attitudes, les motivations, les
comportements et les représentations implicites développées par les consommateurs, elles portent en
général sur des échantillons de taille restreinte et ne visent pas la généralisation statistique des résultats.
Les études qualitatives peuvent être menées sous la forme d’entretiens individuels ou de réunions de
groupe.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études qualitatives : explorer pour mieux comprendre
Études
qualitatives
Les
La réunion
entretiens
de groupe
individuels
Entretien entretien L’entretien L’analyse L’analyse l’analyse
directif semi- directif libre lexicale thématique sémiotique
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études qualitatives: Les entretiens individuels :
reposent sur une discussion en face à face entre l’enquêteur et les personnes interrogées. Il faut en
moyenne une vingtaine d’entretien pour atteindre un seuil de saturation sémantique. Les entretiens
peuvent être directifs, semi-directifs ou libres.
• L’entretien directif est généralement structuré autour d’un guide d’entretien qui détermine à l’avance
le libellé des questions et l’ordre de leur présentation
• Les mêmes questions ouvertes sont posées à tous les répondants pour permettre la comparaison entre les
réponses et faciliter l’analyse du corpus.
• L’intérêt de l’entretien directif est de faciliter la conduite des entretiens en proposant un
cheminement et en structurant les différents points devant être abordés.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études qualitatives: Les entretiens individuels : (suite):
• L’entretien semi- directif est le plus fréquemment réalisé, il dure généralement entre quarante-cinq
minutes et une heure trente. Les thèmes abordés sont déterminés à l’avance. L’enquêteur décide de leur
ordre de présentation et de la façon de les introduire au cours de l’entretien en fonction de son
déroulement.
• L’entretien libre dure souvent plus de deux heures. L’hypothèse sous-jacente est que les motivations,
freins, pulsions se situent à un niveau latent non directement accessible. L’enquêteur laisse donc parler
librement la personne interrogée et relance la conversation de temps à autre. Les questions ne sont pas
préétablies, elles sont déterminées par le flux du discours du répondant et le contexte de l’entretien.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études qualitatives: La réunion de groupe :
consiste à réunir en un même lieu entre cinq et quinze personnes présélectionnées en fonction des objectifs
de l’étude et à les laisser discuter de thèmes relatifs au problème de l’étude. Un animateur gère le
déroulement de la réunion à l’aide d’un guide d’animation. Un observateur peut également être présent.
L’ensemble est enregistré ou filmé.
Différentes analyses peuvent être conduites :
L’analyse lexicale étudie la nature et L’analyse thématique procède l’analyse sémiotique recherche
la richesse du vocabulaire employé. par un découpage du corpus par les formes signifiantes dans le
La fréquence et le contexte thème en s’intéressant à leur discours analysé.
d’apparition des mots sont étudiés fréquence d’apparition.
dans ce cadre d’analyse.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier :
Les études quantitatives visent à mesurer des opinions et des comportements. À l’issus de l’analyse,
les résultats chiffrés donnent la mesure du phénomène étudié. Elles sont souvent fondées sur des
sondages effectués sur des échantillons de grande taille. Les échantillons doivent être représentatif de
la population mère. Cette dernière est constituée des individus sur lesquels porte l’étude et dans laquelle
on prélève un échantillon. La base du sondage est la population mère matérialisée sous forme de listes,
de fichiers et de documents permettant de choisir les personnes à interroger selon une méthode
d’échantillonnage pour constituer l’échantillon.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
Il existe plusieurs méthodes d’échantillonnages :
probabilistes par convenance
Méthodes
d’échantillonnage
méthode des
non probabilistes
itinéraires
la méthode des
quotas
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C O N S O M M AT E U R
Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
• Les méthodes d’échantillonnage probabilistes regroupent les méthodes dans lesquelles les
éléments constituant l’échantillon sont sélectionnés aléatoirement (tirage au sort). L’échantillon est
dit « probabiliste » lorsque tout élément de la population cible peut appartenir aléatoirement à
l’échantillon, et ce, avec une probabilité connue à l’avance, généralement la même pour tous les
éléments (par exemple l’échantillonnage aléatoire simple).
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
les méthodes non probabilistes, l’échantillon est constitué d’après un choix raisonné. Les
méthodes non probabilistes les plus utilisées sont la méthode des quotas, la méthode des itinéraires
et la méthode par convenance.
• Un échantillon défini par la méthode des quotas est représentatif de la population mère, selon
un certain nombre de critères préalablement choisis (par exemple l’âge, le genre, la catégorie
socioprofessionnelle, niveau d’éducation…).
• La méthode des itinéraires permet de constituer un échantillon lorsque l’enquêteur dispose
d’un quartier ou d’une ville comme base de sondage. L’enquêteur interrogera les personnes
habitant sur l’itinéraire retenu.
• La méthode d’échantillonnage par convenance permet de sélectionner les personnes
disponibles, facile à interroger ou à convaincre de participer à l’étude.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
L’obtention des données primaires se fait à partir d’instruments de mesure élaborés par l’enquêteur. Dans le
cas des études quantitatives, la collecte d’information se fera à l’aide d’un questionnaire.
Le questionnaire est un instrument essentiel dont la fiabilité va déterminer la qualité et la validité
des informations recueillies. Son élaboration est le fruit d’expérience et répond à un certain nombre de
règles :
- se mettre à la place de celui qui répond : va-t-il comprendre ce qui lui est demandé ?
- ne poser que les questions qui se rapportent à l’objet d’étude, le contenu du questionnaire doit
répondre aux besoins d’informations nécessaires pour répondre au problème marketing posé.
- susciter l’intérêt de toute la population interrogée pour obtenir des informations fiables.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
• Plusieurs types de questions peuvent être posées dans le questionnaire en fonction de l’objectif
poursuivi. Nous présenterons ici les principaux types de questions :
- Les questions ouvertes laissent la personne interrogée libre de répondre comme il l’entend et
aussi long qu’il le souhaite. Elles incitent le répondant à livrer le fond de sa pensée.
- Les questions fermées à choix unique permettent au répondant de faire un choix et un seul parmi
un nombre limité de réponses prédéterminées par l’enquêteur. Leur intérêt est la simplicité de
réponse pour le répondant et de dépouillement pour l’enquêteur.
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
Exemple d’une question fermée à choix unique
Les questions à choix multiples permettent au répondant de choisir plusieurs réponses et lui laisse parfois la
possibilité d’en donner d’autres.
• Exemple d’une question fermée à choix multiple
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
Les questions à échelle de Likert correspondent à des propositions au sujet desquelles le répondant
exprime son degré d’accord ou de désaccord. La graduation varie généralement entre cinq et sept points
accompagnés de supports sémantiques allant de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord ».
Exemple d’une échelle de Likert
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
Les études quantitatives : mesurer et quantifier : (suite)
La question à échelle d’Osgood permet de mesurer l’intensité d’une attitude sur une échelle de cinq à
sept degrés qui oppose deux affirmations antonymes (contraires) et sur laquelle l’individu doit positionner
son opinion. C’est une échelle bipolaire autour des dimensions perceptuelles relatives à l’évaluation (bon/
mauvais, agréable/désagréable), à la puissance ( fort/faible)et à l’action(rapide/lent).
Exemple d’une échelle d’Osgood
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Les études de marché : définition, objectif, démarche et méthodes
La démarche générale d’une étude de marché:
• Parmi les traitements les plus courants, il convient de mentionner :
- Le tri à plat qui calcule des pourcentages pour une question (analyse univariée)
- Le tri croisé qui calcule des pourcentages en combinant des questions entres elles (analyse bivariée)
Le tableau ci-dessous présente un éclairage sur la différence entre les études qualitatives et les études
quantitative.
Caractéristiques Etudes quantitative Etudes qualitative
Objectif Mesurer et quantifier Explorer pour comprendre en
(Chiffre, %...) profondeur
L’échantillon Taille grande et représentatif de Taille réduite et non représentatif
la population mère
Résultat Généralisable et objectif Non généralisable et subjectif
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Quel outil utilisé ? Questionnaire Guide d’entretien
Guide d’animation
Quel type de question ? Beaucoup de questions fermées pour Beaucoup de questions ouvertes pour
faciliter le traitement statistique analyser les discours
Comment recueillir les données ? Enquête par questionnaire (sondage)
Les modes d’administration du Entretien individuel (directif, semi
questionnaire : directif, libre )
- Par téléphone
- En face à face - Réunion de groupe
-En ligne
-Par voie postale
Quelles méthodes de traitement Tri à plat (analyse univariée) Transcription du corpus
des données ? - Tri croisé (analyse bivariée) - Analyse thématique, syntaxique,
-… lexicale
Logiciels (Sphinx, SPSS, XLSTAT) Logiciels (N’VIVO…)
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Section 3. Le comportement du consommateur:
Les étapes du processus d’achat
étapes du processus
d’achat
La L’évaluation La prise de la
La recherche Le sentiment
reconnaissance des solutions décision
du besoin d’information post-achat
possibles d’achat
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Section 3. Le comportement du consommateur
A. Les étapes du processus d’achat
• La reconnaissance du besoin
Le processus d’achat est entraîné lorsque le consommateur ressent un écart entre une situation qu’il juge
idéale et la situation dans laquelle il se trouve. C’est notamment lorsqu’il prend conscience et reconnait
qu’il a un besoin. Le besoin est un sentiment de manque et de privation qui pousse l’individu à entreprendre
une action pour combler l’écart entre son état réel et l’état désiré.
Il existe différentes classifications des besoins. La plus connue a été proposée par Abraham Maslow qui
recense cinq catégories de besoins hiérarchisés et représentés sous forme d’une pyramide (voir chapitre 1).
Les besoins sont activés par des stimuli internes ou externes (visuel, tactile, auditif, gustatif, olfactif). Les
stimuli sont des facteurs d’influence, ils engendrent une excitation du système nerveux, puis un
comportement et une réaction face à la situation, en motivant ou en freinant l’acte d’achat.
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Section 3. Le comportement du consommateur
A. Les étapes du processus d’achat (suite)
• La recherche d’information :
Le consommateur cherche ensuite des informations sur la manière idéale pour neutraliser cette tension ;
dans son expérience (source interne), auprès de ses proches, de ses connaissances et ses collègues (source
personnelle), en consultant des catalogues publicitaires, brochures ou flyers (source commerciale), en
allant dans des magasins ou en tapant quelques mots-clés sur internet.
• L’évaluation des solutions possibles:
Le consommateur compare les solutions trouvées en évaluant leurs avantages et leurs inconvénients en
fonction de l’importance des attributs pour le consommateur et la performance perçue de la marque sur
ces attributs.
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Section 3. Le comportement du consommateur
A. Les étapes du processus d’achat (suite)
• La prise de la décision d’achat
Une fois les différentes alternatives évaluées, le consommateur choisit la meilleure solution et décide de
la marque du produit à acheter, la quantité, le point de vente, la date de l’achat et du mode de
paiement.
Pour minimiser les risques perçus (fonctionnel, financier, psychologique, physique) de la solution choisie,
le consommateur peut chercher plus d’information avant d’acheter, déléguer la décision à une personne
compétente ou ne rien acheter, jugeant le risque trop fort.
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Section 3. Le comportement du consommateur
A. Les étapes du processus d’achat (suite)
• Le sentiment post-achat :
Si le consommateur est satisfait de son choix, il sera fidèle à la marque et il va émettre un bouche à oreille
favorable. Lorsque le consommateur est mécontent de son achat, des effets inverses sont prévisibles,
notamment la diffusion d’un bouche à oreille négatif. Dans ce cas, il peut se faire rembourser, échanger le
produit, le rejeter ou chercher des informations destinées à le rassurer sur son choix.
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Section 3. Le comportement du consommateur L’achat complexe
B. Les situations d’achat
Situations d’achat
L’achat de
diversité
L’achat réduisant
une dissonance
L’achat routinier
L’achat réfléchi
ou raisonné
L’achat impulsif
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Section 3. Le comportement du consommateur
B. Les situations d’achat
En fonction du prix du produit (degré d’implication du consommateur) et l’étendue des différences entre
les marques, le consommateur peut se retrouver dans quatre situations d’achat :
• L’achat complexe désigne un achat dans lequel le consommateur est fortement impliqué (le prix du
produit est cher) et il perçoit des différences importantes entre les marques. Dans cette situation, le
consommateur cherche des informations sur les différents produits proposés (par exemple les voitures,
les smart phones et les ordinateurs portables).
• L’achat de diversité se caractérise par un faible degré d’implication du consommateur et par de
nombreuses différences perçues entre les marques. Dans cette situation, le consommateur à tendance à
changer fréquemment de marque (par exemple les biscuits, les jus de fruits, les boissons gazeuses et
les yaourts).
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Section 3. Le comportement du consommateur
B. Les situations d’achat (suite)
• L’achat réduisant une dissonance est un achat où un consommateur impliqué perçoit peu de différences
entre les marques. Il est sensible au prix et craint de regretter sa décision (par exemple les luminaires,
les diamants, le mobilier de jardin).
• L’achat routinier désigne un achat où le niveau d’implication du consommateur est faible (prix faible du
produit) et où les différences perçues entre les marques sont peu importantes. Dans ce cas, l’acheteur ne
procède pas à une recherche active d’informations. C’est un achat pour lequel la réflexion est atténuée,
car le processus est appris et répété (recherche minime d’informations, comportement quasi
automatique). L’achat routinier concerne plus particulièrement les produits fréquemment consommés et
de faible valeur unitaire (par exemple les fruits et légumes).
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Section 3. Le comportement du consommateur
B. Les situations d’achat (suite)
• L’achat routinier (suite)
Les situations d’achat
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Section 3. Le comportement du consommateur
B. Les situations d’achat (suite)
Il convient de distinguer :
• L’achat réfléchi ou raisonné : il induit un comportement rationnel et prémédité pour lequel toutes les
étapes du processus sont suivies.
• L’achat impulsif : la recherche d’informations est inexistante. C’est un comportement spontané et non
prémédité.
C. Les intervenants dans le processus d’achat
Le processus d’achat a été présenté comme si le consommateur est le seul et même individu qui
intervient à toutes les étapes. Or, plusieurs catégories de personnes peuvent intervenir dans le processus
d’achat.
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Section 3. Le comportement du
consommateur: initiateur
C. Les intervenants dans le processus
collecteur
L’influence d’informatio
d’achat (suite) ur n
Les personnes qui éprouvent le besoin ne
sont pas forcément celles qui recherchent Les
intervenants
l’information, évaluent les solutions, dans le
Le processus prescripte
prescrivent, décident, achètent, payent, consomm d’achat ur
ateur
utilisent ou évaluent le produit. Ces
différentes fonctions conduisent à
considérer plusieurs types de personnes : Le payeur L’acheteur
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Section 3. Le comportement du consommateur:
C. Les intervenants dans le processus d’achat (suite)
• L’initiateur est la personne qui prend l’initiative d’exprimer de besoin et initier le processus d’achat ;
• Le collecteur d’information recherche et collecte les informations nécessaires à l’acquisition, visite les
magasins, interroge les vendeurs, etc.
• Le prescripteur est une personne qui détermine pour une autre, de façon indicative (préconisateur/ prescripteur
relatif) ou impérative (prescripteur absolu), le produit ou le service à acheter ;
• L’acheteur qui n’est pas automatiquement le consommateur achète le produit ou le service ;
• Le payeur est la personne qui paie le prix du produit ou du service ;
• Le consommateur utilise le produit, il est également l’évaluateur principal ;
• L’influenceur est toute personne qui influence directement ou indirectement la décision d’achat (la famille, un
ami, un leader d’opinion…).
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Section 3. Le comportement du consommateur:
C. Les intervenants dans le processus d’achat (suite)
EXEMPLE
• Dans le cas du choix de son smart phone, Ahmed qui n’est pas expert a sollicité son père qui s’est
renseigné auprès des vendeurs de la Fnac, Son grand frère, Ali, a comparé des smartphones sur des sites
en ligne. Tous les deux (Ali et le père) sont des collecteurs d’informations. Le commercial a recommandé
d’acheter un Samsung X, il est le préconisateur.
• Ahmed se rend en boutique accompagné de ses parents pour payer le produit : ils sont acheteurs. Enfin,
Ahmed qui utilisera son téléphone dès sa mise en ligne est le consommateur et l’évaluateur. Ici il n’y a pas
de prescripteur absolu.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur
Nous distinguons cinq types de facteurs qui influencent le comportement d’achat du consommateur :
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs culturels : La culture et la sous-culture sont les deux principaux facteurs culturels
susceptibles d’influencer le comportement d’achat d’un consommateur.
La culture comprend les habitudes de vie, les traditions, les croyances, les valeurs et les normes
d’une société. C’est une programmation mentale collective transmise par l’entourage (famille, école…)
qui se traduit en manifestations visible (comportement, rituel...).
Les sous-cultures sont des groupes d’individus partageant des valeurs basées sur une
expérience commune ou un mode de vie similaire. Chaque culture comporte une ou plusieurs sous-
cultures (Les groupes régionaux, les groupes de nationalités, les groupes religieux et les groupes de
générations).
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• facteurs sociaux: La classe sociale, la famille et les groupes sociaux incarnent les facteurs sociaux
susceptibles d’influencer le comportement d’achat du consommateur.
- Les classes sociales forment des groupes plus ou moins homogènes, classés les uns par rapport aux
autres en fonction d’un ensemble d’indicateurs (profession, revenu, zone d’habitat…). Les individus
appartenant à une même classe sociale ont tendance à adopter des comportements de consommation
similaires (destination de voyage, moyen de transport, alimentation…)
- Les groupes sociaux :
• On distingue :
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
facteurs sociaux (suite):
• Les groupes d’appartenance primaires : L’individu entretient des relations directes avec le groupe et
les contacts sont réguliers (famille, collègues, voisins…).
• Les groupes d’appartenance secondaires : l’individu entretient des relations directes avec le groupe
et les contacts sont peu fréquents (associations, clubs sportifs, partie politique).
• Les groupes de référence : l’individu n’entretient pas des relations directes avec le groupe, mais se
compare à lui pour évaluer ses propres caractéristiques et sa position sociale.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
facteurs sociaux (suite):
- la famille
On distingue :
• La famille d’orientation : le nid familial est constitué des parents et des frères et soeurs. Même si un
individu quitte son nid familial, il subit l’influence plus ou moins consciente de sa famille dans ses
décisions d’achat.
• La famille de procréation est principalement composée de l’époux et de l’épouse. L’influence de
cette famille sur la décision d’achat est en fonction de la nature du produit ou du service à acheter
(réparation et bricolage, impôt, produit alimentaire, produit d’entretien de maison, appartement,
vacances, voiture…).
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs Personnels: Nous distinguons les facteurs personnels suivants :
- L’âge : les produits et les services achetés par un individu changent au cours de sa vie en fonction de son
âge (Enfant Adolescent Adulte célibataire Jeune couple sans enfant Couple avec enfant de
moins de 6 ans Couple avec un enfant de plus de 6ans Vieux couple …).
- La profession exercée par un individu influence son comportement d’achat.
- Le pouvoir d’achat d’un individu a une influence déterminante sur son comportement d’achat. La
situation économique d’un individu est en fonction de ses revenus, son héritage, son patrimoine et sa
capacité d’endettement.
- Le style de vie représente la manière dont un individu dépense à la fois son argent et son temps, il
s’exprime par les activités, les centres d’intérêts, les valeurs et les opinions de l’individu et se traduit par sa
façon de consommer.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs psychologiques:
Nous distinguons les facteurs psychologiques suivants :
- La personnalité est l’ensemble des traits et des caractéristiques psychologiques distinctives d’un individu,
qui déterminent sa réaction face à un événement donné. Elle se résume par des traits (introversion/
extraversion, impulsivité/ comportement réfléchi, créativité/ conservatisme) qui peuvent se refléter dans les
modes de consommation.
- L’image de soi est la représentation mentale qu'un individu se fait de lui-même. C’est l’évaluation, plus ou
moins positive qu’on a de soi-même.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs psychologiques: (suite)
Un individu entretien au moins trois images de lui-même :
-L’image réelle : c’est la façon dont il se voit ;
-L’image d’autrui : la façon dont les autres le voient ;
-L’image idéale : l’image à laquelle il aspire ressembler ;
Le consommateur cherche à acheter des produits dont l’image est cohérente avec la sienne et celle qu’il
souhaite véhiculer, ainsi les produits achetés permettent de renforcer l’estime de soi ou de récompenser le
soi.
- L’apprentissage désigne les modifications du comportement d’un consommateur découlant de ses
expériences antérieures.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs psychologiques: (suite)
- L’apprentissage désigne les modifications du comportement d’un consommateur découlant de ses
expériences antérieures.
- L’attitude c’est la prédisposition d’un individu à évaluer positivement ou négativement un objet.
On considère généralement que l’attitude se compose de trois types d’éléments ; Le consommateur se
fait une idée sur le produit à partir des éléments de connaissances qu’il détient à son sujet (éléments
cognitifs), il développe ensuite le sentiment d’aimer ou non le produit (éléments affectifs), puis il
décide d’agir ou non pour acquérir le produit (éléments conatifs)→ Le Modèle ABC (Affect,
Behavior, Cognition).
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs psychologiques: (suite)
La communication publicitaire recherche à influencer l’attitude à l’égard de la marque sur ces trois
dimensions.
• La perception est le processus à travers lequel un individu sélectionne, organise et interprète les
informations contenues dans son environnement et les stimuli auxquels il est exposé.
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Section 3. Le comportement du consommateur:
D. Les facteurs qui influencent le comportement du consommateur (suite)
• Les facteurs de situation
L’environnement physique (l’éclairage, les décors, l’odeur, la climatisation) du lieu d’achat, l’état
mental du consommateur au moment de l’achat (heureux, nerveux, malade, fatigué, de bonne humeur,
joyeux…), le temps de l’achat (la disponibilité de la personne, le moment de la journée ou s’effectue
l’achat) et l’influence des personnes présentes lors de l’achat sont autant de facteurs de situation qui
influencent le comportement d’achat du consommateur.
Après la connaissance du marché dans sa globalité et la compréhension du comportement du
consommateur, le marketeur dispose de suffisamment d’informations pour prendre les meilleures
décisions relatives à la segmentation, au ciblage et au positionnement (marketing stratégiques), objet
principal du prochain chapitre.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
• Il est rare qu’une entreprise intervenant sur un marché puisse s’adresser à tous les acheteurs.
Ceux-ci sont trop nombreux, dispersés et hétérogènes dans leurs attentes et leur mode d’achat.
Aussi, elle a souvent intérêt à rechercher un sous-marché attractif et compatible avec ses
objectifs, ses compétences et ses ressources. Le marketing de ciblage suppose une démarche en
trois temps appelée S.C.P. (Segmentation-Ciblage-Positionnement).
• Segmentation, ciblage et positionnement sont trois étapes fondamentales du marketing
management.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
• Le marché d'un produit est rarement homogène. Les clients ont des besoins, des habitudes
d'achat et de consommation qui leur sont propres. L'entreprise ne peut donc s'adresser de
manière uniforme à l'ensemble des consommateurs. Elle doit adapter son message, voire
son produit, à des groupes dont les attentes et les comportements identifiés présentent de
nombreuses similitudes.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Définition et objectifs: suite
• La segmentation est une technique couramment employée qui permet à l'entreprise de
mettre en évidence les différents groupes de consommateurs existant sur son marché.
Cette pratique consiste à découper le marché de la demande en sous-ensembles homogènes de
consommateurs aux comportements communs appelés segment. Chacun des groupes doit être
distinct l'un de l'autre. Chaque client ne doit appartenir qu'à un seul segment.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Définition et objectifs: suite
• Segmenter sa clientèle consiste à diviser celle-ci selon des critères précis qui vont permettre de
regrouper les acteurs composant cette clientèle en groupes d’individus (personnes ou organisations)
de façon à ce que ces groupes soient les plus homogènes possible. Ainsi un segment de marché est
un groupe dont les individus qui le composent présentent des caractéristiques proches, et sont donc
susceptibles de répondre de manière relativement identique à une proposition commerciale.
• L’objectif de la segmentation est donc d’identifier des différences (entre les segments) et des
similitudes (au sein d’un même segment) dans le comportement de la clientèle (existante ou
potentielle) pour prendre des décisions et mener des actions marketing.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Définition et objectifs: suite
La segmentation permet à l'entreprise de:
S'investir sur un ou plusieurs segmentes, leur adresser des messages personnalisés et leur
proposer un ou des produites parfaitement adaptées à leurs besoins.
Détecter les besoins non satisfaits et se différencier des concurrents.
Affecter les ressources au développement de la clientèle qui présente le meilleur
potentiel.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation
Pour accomplir la segmentation de son marché, l'entreprise doit utiliser des critères objectifs et
subjectifs efficaces
Les critères Les critères
objectifs subjectifs
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les critères objectifs : Les critères objectifs ou traditionnels sont pratiques et aisés à obtenir. Ils
représentent la base de la segmentation.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les critères subjectifs: Les critères subjectifs sont complémentaires, plus délicats à traiter et
tiennent compte de la psychologie des consommateurs.
• Les conditions d'efficacité d'un critère
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère
Pour être efficace, un critère doit remplir 3 conditions majeures:
Être pertinent avec le
marché étudié.
Être mesurable.
Être opératoire et permettre à
l'entreprise d'atteindre les
segments.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
• Être pertinent avec le marché étudié : La première qualité que doit posséder un critère de
segmentation est la pertinence. Cela signifie qu’il doit être fortement lié aux comportements et
attitudes des consommateurs à l’égard du produit auquel on s’intéresse.
• Une segmentation n’est pertinente, que si les segments qu’elle distingue sont différents les
uns des autres sous des aspects directement liés au produit (ou à l’objet) auquel s’intéresse
l’entreprise et si, par conséquent, leurs différences sont de nature à justifier, de la part de cette
entreprise, des traitements distincts.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
• Être measurable: Pour être utile, il faut en second lieu qu’un critère soit assez facilement
mesurable ou du moins identifiable. Les critères démographiques, géographiques et
socioculturels répondent en général à cette condition. Lorsqu’on a décidé de retenir, par
exemple, le sexe et l’âge comme critères de segmentation, il est facile de savoir, combien il y
a d’individus de chaque sexe, dans chaque tranche d’âge, il est également possible de
déterminer, au cours d’une enquête par sondage, le sexe et l’âge des personnes interviewées et,
par conséquent, d’étudier et de comparer les comportements et attitudes, à l’égard du produit
considéré, de chaque segment « âge-sexe ». Au contraire, les critères de personnalité sont
souvent difficiles à mesures ou même à observer.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
• Être opératoire et permettre à l'entreprise d'atteindre les segments: Enfin, la troisième
condition que doit remplir un critère de segmentation est d’être utilisable pratiquement par
l’homme de marketing, pour orienter ses efforts sur tel ou tel segment particulier ou encore pour
diversifier ses efforts selon les segments en ce qui concerne tant sa politique de produit que de
prix, de distribution, de vente ou de publicité. A cet égard, la plupart des critères de segmentation,
s’ils sont pertinents et mesurables, sont au moins partiellement opératoire.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
En effet, si l’on a constaté que les différents segments qui résultent de l’application d’un critère ou des
comportements et des attitudes différents à l’égard d’une classe de produit, on peut toujours définir
des produits, fixer des prix ou choisir des thèmes publicitaires qui soient particulièrement adaptés à tel
ou tel segment et compter sur un processus d’autosélection pour que les individus du segment considéré
s’intéressent au produit et aux thèmes publicitaires conçus pour eux.
Mais, pour d’autres aspects d’une politique de marketing et notamment pour le choix des canaux de
distribution et de publicité, la valeur opératoire des critères de segmentation peut être très variable.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
Les critères démographiques, géographiques et socioculturels sont en général très
opératoires : on connaît en effet assez bien les habitudes d’achat, de lecture de la presse,
d’écoute de la télévision, etc., des différents segments définis à l’aide de ces critères et l’on
peut par conséquent, lorsqu’on a décidé d’attaquer un segment particulier, choisir les
canaux de distribution et de communication permettant de l’atteindre spécifiquement.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les conditions d'efficacité d'un critère (suite )
En revanche, les critères de personnalité ainsi que ceux de comportement et d’attitude à l’égard
d’un produit déterminé sont moins opératoires : à moins de procéder à des enquêtes très coûteuses
(car elles doivent être faites sur des échantillons très étendus), on ne sait généralement pas quels
magasins sont fréquentés, quels journaux sont lus, ou quelles stations de radio sont écoutées par les
automobilistes « fonctionnels », On ne sait même pas si leurs habitudes d’achat et d’information sont
vraiment différentes des autres segments.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 1- La segmentation:
Les critères de segmentation suite
• Les qualités d'un bon segment
Pour être exploité par l'entreprise, chaque segment doit présenter les qualités suivantes:
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 2- Le ciblage
• Après avoir identifié des groupes homogènes de clients par la démarche de segmentation,
l’entreprise doit déterminer la cible des actions, c’est-à-dire le (ou les) segment(s) de clientèle à qui
elle va proposer son produit et vers qui elle dirigera ses action.
• Le ciblage correspond à l’identification et au choix par une entreprise du ou des segment(s) de clientèle
au(x)quel(s) elle souhaite s’adresser. C’est donc un élément clé de toute stratégie marketing. Par
conséquent, il est important de disposer de critères permettant de choisir lesdits segments.
• Le ciblage consiste à choisir le ou les segmentes les plus intéressants pour l'entreprise. Les cibles de
l'entreprise sont ce(s) segments élus et privilégiés par l'entreprise, vers lesquels elle va focaliser tous
ses efforts, sa stratégie et ses actions.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 2- Le ciblage
Les stratégies génériques de ciblage:
Il existe 4 grands types de stratégie que peut adopter l'entreprise en fonction du choix de ses
cibles, de leur potentiel et leur cohérence avec son savoir-faire:
• le mass marketing,
• le marketing différencié,
et la concentration que l’on peut diviser entre
• Le marketing de niche d’un côté, et
• Marketing customisation (personnalisation de l’autre).
Stratégie Nature Exemples
Mass Marketing Le même mix est utilisé pour atteindre tous les segments Cocacola , Pepsi
ciblés.
Avantages : coût / prix plus bas au marge supérieur.
Limite : « fusionner » trop de segments = image flou et offre
perdant de sa pertinence
Marketing différencié Au moins deux segments différents sensibles à travers des Ford, Renault, etc.
mix différents. à travers les différents
Avantages: adaptation à des publics différents, tout en modèles de véhicule, il
Finesse combinant des ressources communes pour atteindre les cible des publics
du cibles différents
ciblage Limite: coup potentiellement supérieur aux masses marketing
concentration Dans les deux cas: focus sur un seul segment. Niche: vertu,
• Niche Niche: segment assez petit, bien défini et très homogène (constructeur de
dans ses attentes, besoin, etc. téléphone mobile)
• customisation
Customisation : individualisation du produit, de la prestation Customisation : Nike,
du services, afin de satisfaire un client particulier. Avantage: personnalisation de
marge supérieur du fait de la spécialisation, de la vente de chaussures sur le site
service associé à l’offre, etc. Nike, gamme DS des
Limite: économie d’échelle limité, pas de volume, chiffre Citroën
d’affaire potentiellement limité, besoin d’infrastructures
spécifiques
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET POSITIONNEMENT
Section 2- Le ciblage
• Les critères de choix généraux d’une cible:
Le choix des cibles se fait essentiellement en fonction de
quatre critères. Pour devenir une cible, un segment doit
être mesurable, accessible, exploitable et profitable.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 2- Le ciblage
• Les critères de choix généraux d’une cible:
Il convient de garder à l’esprit que les stratégies présentées ici sont génériques, ce qui signifie que sont
présentées leurs caractéristiques principales permettant de les classer relativement les unes aux autres.
Dans la pratique, elles sont rarement déployées exactement de cette façon. Par exemple, même des
entreprises comme Pepsi et Coca ont progressivement évolué vers du marketing différencié, voire de la
niche, avec des produits ciblant des segments de clientèle de plus en plus fins / étroits (par exemple,
Coca Zéro qui vise les hommes soucieux de limiter leur consommation de sucre ; Coca-Cola Vanille,
Cherry, etc.).
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 2- Le ciblage
• Les critères de choix généraux d’une cible: (suite)
Ces stratégies peuvent être combinées pour toucher des cibles différentes, même si cela doit se faire avec
certaines précautions. En effet, l’entreprise risque alors de brouiller son image et voir ses ventes reculer.
Un autre danger possible est une inadéquation entre le niveau de l’offre générique de l’entreprise et
les attentes des différentes cibles. Il est alors recommandé de développer des marques spécifiques qui
s’adresseront à un segment (ou du moins à des segments compatibles les uns avec les autres). C’est ce
que fait, par exemple, le groupe Adecco, qui dispose de réseaux sous des marques servant le marché du
travail temporaire de manière générale (Adecco, Adia), d’autres servant des secteurs particuliers (Adecco
Medical), ou encore de marques différentes pour adresser le marché du recrutement des cadres et
dirigeants (Alexandre Tic, Badenoch et Clark, Altedia). Chacune de ces marques dispose de spécificités
propres qui lui permettent de cibler des segments de clientèle précis.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Une fois la segmentation marketing et le ciblage marketing réalisés, il convient de s’assurer que
l’offre de l’entreprise s’ancre dans l’esprit de la (ou des) cible(s) de manière distincte et significative
par rapport aux offres concurrentes. En d’autres termes, il s’agit de positionner son offre.
• Par positionnement du produit, l’entreprise se différencie de ses concurrents dans l’esprit du
consommateur. Cette différence peut s’appuyer sur le prix du produit (exemple : haut de gamme),
sur un avantage économique (exemple : faible consommation d’énergie), sur le contenu symbolique
du produit (exemple: prestige), etc.
• Le positionnement est la position occupée par une entreprise et par son offre sur le marché, de
manière distinctive face à ses concurrents et clairement dans l'esprit des consommateurs.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Les caractéristiques et dimensions d'un bon positionnement :
• Les caractéristiques d'un bon positionnement : Pour être efficace, le positionnement doit respecter de nombreuses
conditions:
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
Les dimensions d'un bon positionnement : Le positionnement dépend de 4 dimensions que l'entreprise doit
considérer, analyser et valider pour occuper une place spécifique:
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Stratégies et critères de positionnement:
Stratégies de positionnement:
Le choix d’un positionnement dépend fortement de la place occupée par les concurrents sur le
marché. Les professionnels élaborent des cartes perceptuelles (ou cartes de positionnement) qui
permettent de visualiser la place de chaque marque concurrente et donc les créneaux éventuellement
disponibles (opportunités de marché). Trois choix stratégiques de positionnement par rapport aux
concurrents peuvent être envisagés :
L’imitation La différenciation L’innovation
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Stratégies et critères de positionnement:
Stratégies de positionnement: suite
L’imitation : La marque occupe la même place que le produit concurrent. Cette stratégie peut être
recommandée lorsque les produits leaders n’occupent pas une place importante. Les coûts de
différenciation et donc de recherche sont réduits mais les efforts marketing doivent être importants et
réguliers.
La différenciation: La marque personnalise le produit grâce à une caractéristique spécifique La
différenciation doit être cohérente avec l’image de marque et difficile à imiter par les concurrents.
D’importants efforts sont indispensables pour communiquer la différenciation et la faire percevoir par les
consommateurs.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Stratégies et critères de positionnement:
Stratégies de positionnement: suite
L’innovation : La marque lance sur le marché un produit nouveau ou qui se substitue à un
produit existant. Cette stratégie assure une avance à l’entreprise pionnière par rapport à ses
concurrents et lui ouvre les portes d’un marché quasimonopolistique pendant un certain temps. Ce
temps d’avance est d’autant plus long que les barrières à l’entrée sont importantes (rupture
technologique, investissements en recherche importants…). C’est cependant la stratégie de
positionnement la plus coûteuse et la plus risquée.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Stratégies et critères de positionnement:
• Les critères d’un positionnement réussi :
L’objectif du positionnement est d’amener la cible à se faire une représentation de l’offre qui sera
la plus proche possible de celle que l’entreprise a effectivement cherché à attribuer à cette offre.
En effet, des écarts entre la représentation client et la représentation de l’offreur peuvent conduire
rapidement à des échecs (ceux-ci peuvent, par exemple, découler d’une mauvaise compréhension
du message par les consommateurs, d’une communication non adaptée à la cible, d’une mauvaise
identification des besoins et/ou attentes de la cible, etc.). Ainsi, les clés d’un positionnement
réussi reposent sur:
La clarté , La cohérence, La crédibilité, et La compétitivité
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Les critères d’un positionnement réussi : suite
La clarté : Le message et l’avantage distinctif de l’offre par rapport aux concurrents doit être facile à
comprendre («xxxx, votre banque, partout dans le monde»).
• La cohérence : Il est nécessaire que le message envoyé soit cohérent dans le temps. Ainsi, communiquer
une année sur « les prix les moins chers », et l’année suivante sur « la meilleure qualité de service » est
problématique, car l’un et l’autre ne vont pas souvent de pair dans l’esprit des consommateurs.
• La crédibilité : Les avantages différenciateurs mis en avant à travers la communication doivent être
crédibles aux yeux de la cible. Ceci explique notamment l’échec des marques de voitures françaises sur
le haut de gamme, où elles sont jugées moins crédibles que leurs concurrentes allemandes, par exemple.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Les critères d’un positionnement réussi : suite
• La compétitivité : L’offre elle-même doit apporter quelque chose de plus à la cible. La notion de valeur
d’usage est ici essentielle. Le succès des produits Apple est ainsi une conséquence directe de ce que les
clients assimilent aux produits de cette marque une certaine simplicité d’utilisation, et un design qu’ils
ne retrouveront chez aucune autre marque.
• Enfin, il est préférable de mener des expériences auprès d’un échantillon de la clientèle cible pour
valider un positionnement avant de lancer une offre sur le marché. Cela permet de s’assurer de l’absence
d’écarts, mentionnés plus haut, entre la manière dont l’entreprise considère son offre, et la manière dont
les clients l’appréhendent.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Section 3- Le positionnement :
• Les critères d’un positionnement réussi : suite
C’est également le moyen d’identifier avec plus de certitude les éléments qui devront être mis en avant
pour se positionner efficacement et rapidement dans l’esprit des consommateurs. Ces tests préalables (qui
peuvent aussi être menés après la mise sur le marché, dans l’optique par exemple d’améliorer un
positionnement existant) donnent souvent lieu à des représentations graphiques (appelées cartes
perceptuelles ou mapping) qui permettent de visualiser simplement et de manière très opérationnelle la
situation de l’offre de l’entreprise par rapport à celle de ses concurrentes.
CHAPITRE 3 : SEGMENTATION, CIBLAGE ET
POSITIONNEMENT
Exemple
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Definition: est une composante du marketing mix qui définit les grandes lignes directrices relatives
à la production et à la promotion d'un produit.
Les attributs d’un produit ( caractéristiques ) :
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
• Lamarque: est une ensemble désignes (verbaux et
figuratifs) servant à identifier un produit, le valoriser et le
différencier par rapport à la concurrence.
• L’image de marque: est la façon dont la marque est perçu
par le consommateur
• La notoriété de la marque: mesure la présence à l’esprit,
spontanée ou assistée du nom de la marque.
• Le capital marque: est la force de la marque sur un
marché, elle est la résultante de l’image de marque ,la
notoriété de la marque et l’attitude des clients à l’égard de la
marque.
• Le co-branding ou co-marquage :est l’alliance de deux
marques pour offrir un produit ou un service
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
• Les types de marques:
Marque du distributeur Marque du producteur
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Les stratégies de marques:
La stratégies monomarque : Les stratégies multimarques:
Marque corporate: c’est la marque de l’entreprise Marque produit : chaque produit à sa propre marque
Marque ombrelle: c’est une seule marque pour
plusieurs produits différents.
Marque gamme: la marque désigne un ensemble
homogène de produits.
Marque caution (double marque) : c’est une marque
produit avec unemarque corporate qui cautionne le
produit
4
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
L’emballage:
• L’emballage primaire (le conditionnement) est
l’emballage en contact direct avec le produit.
• L’emballage secondaire est l’emballage qui
envelope le conditionnement.
• L’emballage d’expedition est l’emballage
necessaire au stockage et au transport du produit.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
L’emballage: suite
• Le packaging est l’emballage extérieur
du produit, c’est un vendeur silencieux.
• l’ etiquette est la partie de l’emballage
qui contient les informations décrivant
le produit. Elle apparait sur le
conditionnement ou à l’intérieur
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Le packaging: suite
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
• Ledesign / lastylique est l’ensemble des techniques de conception de produit et des on emballage
permettant d’adapter la forme et les couleurs d’un produit aux gout se taux attentes des
consommateurs et de faciliter l’utilisation du produit (Ergonomie).
• Qu’est ce qu’un nouveau produit?
Un produit innovant recouvre des réalités différentes allant de la simple amélioration d’un produit
existant à l’élaboration d’un produit nouveau. Les améliorations des produits existants sont considérées
comme des innovations incrémentales, les produits totalement nouveaux correspondent à des
innovations radicales.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Le processus de développement de nouveaux produits
• Le développement de nouveaux produits se déroule en six étapes. À l’issue de chacune des étapes, une
décision de type «stop or go» doit être prévue pour sélectionner les projets qui en valent la peine.
• Toutes ces étapes à durée variables se situent en amont du cycle de vie d’un produit puisqu’ells
précèdent son lancement.
La
Le Le test
La commerciali
Le filtrage L’analyse développem marketing
recherche sation du
des idées économique ent d’un du produit
des idées produit
prototype par
innovant
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Le processus de développement de nouveaux produits (suite):
• 1. La recherché des idées : recourt à l’utilisation des techniques de créativité pour générer le maximum
d’idées (exemple: le brainstorming)
• 2. Le filtrage des idées permet de retenir que les meilleures. La grille d’O’Meara( batterie de critères
techniques, financiers ou Marketing) ou l’approche RWW (Is it Real? Can we Win ? Is It Worthit ?) peut
être employée pour filtrer les idées. À l’issue de cette étape, une formulation de l’idée retenue en terme
de bénéfices consommateur (le concept) est nécessaire.
• 3. L’analyse économique (Business analysis) consiste à évaluer l’intérêté conomique d’un nouveau
produit (Estimation des ventes et profits en lien avec les coûts de développement). À l’issue de cette
étape, un cahier des charges (CDC) marketing est rédigé par les services marketing pour faire une
demande de développement auprès des services R&D. Le CDC décrit les caractéristiques techniques du
produit, le niveau de qualité attend et le bénéfice client central.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Le processus de développement de nouveaux produits (suite):
• 4. Le développement d’un prototype est ensuite élaboré par les équipes de production
(ingénieurs), un test technique est ensuite réalisé.
• 5. Le test marketing du produit par le service marketing consiste à évaluer les différentes
dimensions du produit (perception des attributs, test de la marque, test du packaging, etc.). Les
résultats des tests techniques et marketing permettent d’améliorer le produit par touches successives.
Le produit et son mix peuvent être testé savant le lancement dans des marchés tests.
• NB: Un panel désigne un échantillon statistique permanent dans lequel sont réalisés ,en continu et à
intervalleré gulier des mesure s’identiques et répétées, son intérêt est d’estimer avec précision les
volumes de consommation et les parts de marché, son objectif est d’analyser le plus finement
possible l’impact des actions marketing conduits pour anticiper et mieux développer les actions
marketing à mener. Nous distinguons des panels de distributeurs et de consommateurs.
• [Link] commercialisation du produit innovant.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
L’adoption de l’innovation:
Le succès rencontré par une innovation se mesure à la rapidité d’adoption par le consommateur. La
courbe de Rogers (1962) identifie plusieurs categories de consommateurs enfonction de leur façon
d’adopter une innovation.
• Les innovateurs (2.5%) qui ont l’esprit d’aventure et qui aiment les nouvelles idées;
• Les adoptants précoces(13.5%),leaders d’opinion qui acceptant l’innovation avec une certaine
prudence;
• La majorité précoce (34%) qui n’est pas constituée demeneurs et qui adopte la nouveauté après
réflexion;
• La majorité tardive (34%) qui n’adoptent l’innovation qu’une fois la majorité a démontré l’intérêt;
• Les retardataires (16%) qui craignent toute évolution;
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
L’adoption de l’innovation:
La courbe de Rogers(1962)
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
La gamme : est une ensemble de produits liés entre eux du fait que:
• Ils s’adressent au même clients
• Ils s’utilisent de la même manière
• Ils sont vendus dans la même zone de prix et par les mêmes réseaux de distribution
• La gamme est une ensemble de produits vendus sous la même marque
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
La gamme:
Les dimensions d’une gamme:
• La largeur de la gamme: le nombre de lignes
• La profondeur de la ligne: le nombre de produits compris au sein de la ligne
• La profondeur de la gamme: le nombre moyen de produits par ligne
• Largeur ou étendu de la gamme: le nombre total des produits de la gamme
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Le cycle de vie du produit :
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Le cycle de vie du produit :
• Les étapes du cycle de vie du produit
• Le cycle de vie d’un produit s’inspire directement des modèles de la biologie, ainsi tel un être vivant
qui nait, vit et meurt, le produit suit quatre phases en référence au temps: lancement, croissance,
maturité et déclin.
• La phase de lancement permet de faire connaitre le produit. Le volume des ventes est encore faible,
la concurrence est nulle ou faible, les bénéfices inexistants car les coûts de recherché et
développement, de la production et du lancement sont élevés. La cible visée est composée des
innovateurs.
• Pendant la phase de croissance, les ventes et les profits augmentent et de nouveaux concurrents se
manifestent. Ce moment est propice pour pénétrer le marché et maximizer la part de marché. Les
adoptants précoces et la majorité précoce achètent le produit en phase de croissance.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
Le cycle de vie du produit :
Les étapes du cycle de vie du produit (suite)
• En phase de maturité, les ventes et les bénéfices atteignent leur maximum. Il s’agit de maximiser les
profits tout en défendant la part de marché en différenciant le produit.
• La phase de déclin est marquée par une demande décroissante et une baisse des ventes au profit des
produits des substitution. La cible visée est constituée des retardataires qui profitent du déstockage
pour s’équiper à bon compte.
La gestion du portefeuille de produits
Une matrice est un outil stratégique qui permet de positionner les DAS/produits d’un portefeuille en
fonction de deux critères, le premier est le résultat du diagnostic interne. Quand au second, c’est le résultat
de l’analyse externe.
• La matrice BCG est axée sur deux critères:
Le taux de croissance de marche qui peut être Fort ou Faible, 10% est la valeur médiane à
l’époque de conception de la BCG. Exemple: le marché des applications mobiles est en forte
croissance.
La part de marché relative mesure la position concurrentielle sur le marché.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
La gestion du portefeuille de produits: la matrice BCG
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
La gestion du portefeuille de produits: la matrice BCG
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
La gestion du portefeuille de produits: la matrice BCG
la matrice créée par BCG se divise donc en quatre catégories, définies en fonction de la position sur le
marché et de la croissance de celui-ci,
1. Les stars (aussi appelées étoiles ou vedettes) : ces produits ont une forte part de marché, dans des
marchés à croissance rapide. Ils sont souvent leaders sur leur marché et nécessitent des investissements
importants pour maintenir leur position ou évoluer en vaches à lait. ChatGPT, leader sur un marché en
croissance, est un exemple représentatif des produits stars.
2. Les vaches à lait : ces entités ont une forte part de marché dans des marchés à faible croissance. Elles
génèrent plus de liquidités qu’elles n’en consomment et sont souvent le fondement de la profitabilité
d’une entreprise. Elles nécessitent ainsi peu d’investissement. Par exemple, Google Search, hyper
dominant dans un marché plutôt stable, constitue un produit vache à lait.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section1. la politique du produit :
La gestion du portefeuille de produits: la matrice BCG (suite)
1. Les dilemmes : ces produits opèrent dans des marchés à croissance rapide mais n’ont qu’une faible part
de marché. Ils nécessitent des décisions stratégiques : investir pour augmenter la part de marché ou
vendre avant que la concurrence ne devienne trop importante. De nombreux produits dilemmes existent
actuellement sur le marché des voitures électriques.
2. Les poids morts : situés dans des marchés à faible croissance et ayant une faible part de marché, ces
entités génèrent peu de profits ou peuvent même enregistrer des pertes. Ils sont souvent amenés à être
abandonnés. Par exemple, les lecteurs DVD, s’ils peuvent encore être rentables, sont en phase de déclin
et probablement voués à disparaître. Ils constituent un bon exemple de poids mort.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
Les trois impacts de la variable prix
Rentabilité Demande Positionnement
Le prix doit couvrir
Le prix reflète le
les charges fixes et Le prix trop élevé ou
positionnement
variables engagées trop bas influence la
recherché par
pour fabriquer et demande
l’entreprise
vendre le produit
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
La démarche de fixation d’un prix:
Avant de fixer un prix, il convient d’anticiper ses différents impacts et de suivre une démarche structurée.
• Rentabilité
Détermination • Volume
de l’objectif • L’image
• Logique de gamme
Le choix de la • Par la demande
• Par les coûts
méthode de • Par la concurrence
fixation
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
• La détermination de l’objetif :
La détermination de l’objectif
Le volume: L’objectif
La rentabilité: retenant cet objectif L’image : La logique
L’objectif est de misent sur une maitrise L’objectif étant de gamme:
maximiser le profit des coûts de est la de défendre Le prix est
lors du lancement d’un maximisation de la part une image de
nouveau produit fixé en
de marché Les marque, le prix fonction des
innovant à prix élevé entreprises production
afin de couvrir les offrant des prix plus bas
étant mis au produits d’une
montants investis dans que ceux du marché service du gamme
le développement du Politique de pénétration positionnemen (entrée, milieu,
produit politique (stratégie de domination t haute gamme).
d’écrémage par les coûts)
NB: les objectifs poursuivis sont parfois combinés
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
Les méthodes de fixation du prix:
• La fixation du prix en fonction de la demande :
L‘élasticité-prix simple exprime la sensibilité de la quantité demandé d’un bien A par rapport à la
variation des son prix.
ES Q/P =
• E >0 Le prix et la quantité variant dans le même sens ( l’entreprise bénéficie d’un effet d’image)
• E = 0 la demande est constant quelque soit le prix (l’Exemple del’essence)
• -1 <E <0 La variation du prix a peu d’influence sur lad emande (Bien de première nécessité comme
le pain)
• E <-1 la variation du prix engender une variation plus que proportionnelle de la demande
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
• La fixation du prix en fonction de la demande :
Le prix d’acceptabilité
• le prix d’acceptabilité est le prix qu’accepte de payer le plus grand nombre de clients potentiels.
Pour le déterminer, deux questions sont posées à un échantillon de clients potentiels;
•Q1 : «Au dessous de quel prix n'achèteriez-vous pas ce produit car vous le trouvez de qualité insuffisante
?» qualité insuffisante
•Q2 : «Au dessus de quel prix n'achèteriez-vous pas ce produit car vous le trouvez trop cher? prix
excessif
Application:
L’oréal souhaite fixer le prix d’une crème antirides en se basant sur la méthode du prix
d’acceptabilité, les réponses au questions Q1 (qualité insuffisante) et Q2 (prix excessif) sont
présentées en gras dans le tableau ci dessous
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• La fixation du prix en fonction de la demande :
Le prix d’acceptabilité (suite):
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 2. La politique de prix:
La fixation du prix en fonction de la concurrence :
La politique de pénétration: consiste à baisser le prix pour augmenter les ventes CA dans un marché
caractérisé par des clients sensibles au prix et par une forte concurrence
La politique d’écrémage consiste à augmenter le prix pour améliorer les marges et bénéficier d’une
image haute gamme dans un marché caractérisé par des clients non sensibles au prix mais sensibles à la
qualité et à la nouveauté
La politique d’alignement consiste à s’aligner sur les prix de la concurrence Elle nécessite donc une
pratique de veuille tarifaire des concurrents.
La fixation du prix en fonction du seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité en valeur est le niveau d’activité (chiffre d’affaires)à partir duquel l’entreprise ne
réalise ni perte ni gain (Le résultat = 0 c'est le seuil à partir duquel l’entreprise va commencer à réaliser
des bénéfices).
CA(SR) = Charges fixes/Taux de marge sur Coût variable
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
• Exercice: Soit un chiffre
d’affaires réalisé par une
entreprise de 150 000
Montants des charges
variables 90 000 fixes 40 000
• TAF :
1 Calculer la marge sur coût
variable et le résultat En déduire
le taux de charges variable et le
taux de la marge sur coût
variable
2 Déterminer graphiquement et
par le calcul le seuil de
rentabilité ( pour lequel la M/CV
CF).
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Section 3. La politique de distribution:
Définitions
La distribution est une variable incontournable du mix marketing. C’est l’acheminement du produit
du producteur au client final dans de bonnes conditions (bon endroit, en quantité suffisante, avec le
choix requis, au bon moment, avec les services nécessaires à sa vente et à sa consommation)
Un canal de distribution est le chemin parcouru par le produit depuis l’entreprise jusqu’au client final,
il peut comporter ou non des intermédiaires.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 3. La politique de distribution:
Définitions
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 3. La politique de distribution:
Les stratégies de distribution:
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 3. La politique de distribution:
Les stratégies de distribution:
La stratégie de distribution intensive consiste à commercialiser les produits de l’entreprise dans le
maximum de points de vente :
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 3. La politique de distribution:
Les stratégies de distribution:
• La stratégie de distribution sélective consiste à distribuer les produits de l’entreprise dans un nombre limité de
points de vente spécifiques.
• La stratégie de distribution exclusive: consiste à distribuer le produit de l’entreprise dans des points de vente
exclusifs.
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Section 4. La politique de communication:
Définition:
La communication marketing: consiste pour une organisation à transmettre des messages à son
public en vue de modifier leurs comportements mentaux ( connaissances, images, sentiments et par
voie de conséquence leur comportement d’achat)
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 4. La politique de communication:
Définition: (suite)
Le processus de communication implique un émetteur et un récepteur (le consommateur Le message sera
codé inséré dans un support de communication puis décodé par le consommateur L'information que le
consommateur a reçu influence sa décision d'achat et la réponse ( affective, conative, comportementale vis à
vis de la marque annonceur Celle-ci entraîne ou non un achat), ce qui constitue pour l'annonceur une
information sur son marché qu'il recevra et pourra traiter Cette information lui permettra de comprendre
comment son message a été reçu par le consommateur et dans quelle mesure il doit le faire évoluer
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 4. La politique de communication:
Les moyens de communication marketing
Notoriété, Image, Confinace
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 4. La politique de communication:
Les moyens de communication marketing
La communication média
C’est une communication par le moyen de la
publicité radio, télévision, affichage, cinéma,
presse, magazine (moyens classiques) dans le but
de toucher le plus grand nombre de personnes de la
cible.
• il faut aujourd’hui ajouter Internet, qui est
devenu le canal de communication le plus
performant. La communication média englobe
donc les postes publicitaires sur les réseaux
sociaux et les supports de communication
indirects.
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 4. La politique de communication:
Les moyens de communication marketing
La communication hors média:
Le Marketing direct est une technique de communication et de vente qui consiste à diffuser un message
personnalisé et incitatif vers une cible dans le but d'obtenir une réaction immédiate et mesurable ces
messages peuvent prendre la forme de lettre (mailing ou publipostage), d’appel téléphonique ( ou des
contacts personnels assurés par des représentants de l’entreprise (porte à porte)
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Section 4. La politique de communication:
Les moyens de communication marketing
La promotion des ventes:
est une technique promotionnelle de stimulation des ventes organisée autour d’une offre temporaire à
destination du consommateur final ou de la distribution
Les principales techniques utilisées dans le cadre de la promotion des ventes sont:
Les bons de réduction
Les primes ( différée, recette, produit en plus)
Les réductions de prix (offre spéciale, vente groupée, 3 pour 2
L’offre de remboursement
La loterie
L’échantillonnage produit/ Essaie gratuit
La reprise
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Section 4. La politique de communication: Le sponsoring est un moyen de
Les moyens de communication marketing communication qui consiste pour une
La communication institutionelle: entreprise à contribuer financièrement,
matériellement, ou techniquement à une action
Les relations publiques sont des opérations de
sociale, culturelle ou sportive En retour,
communication menées auprès du public
l'organisme ayant comme partenaire
important pour l’entreprise en vue de l’informer,
l'entreprise, doit fournir une visibilité à
de gagner sa sympathie et sa confiance ou de
l'entreprise lui permettant d'améliorer ses
l’inciter à diffuser à son tour des informations
valeurs, d'augmenter sa notoriété et son image
positives sur l’entreprise Les principales formes
de relations publiques sont les conférences de
presse, les cadeaux d’entreprises, etc
Le parrainage est l’action selon laquelle un
parrain ou une marraine soutien un filleul ou une Le mécénat est un soutien financier ou
filleule pour les intégrer dans la communauté matériel apporté par une entreprise ou un
des clients. particulier à une action ou activité d’intérêt
général ( recherche, humanitaire sans
contrepartie directe de la part du bénéficiaire
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Entraînement:
[Link] yield management est une méthode
a. qui vise à maximiser la rentabilité en modulant les prix selon lesclients et le moment
d’achat
b. qui consiste à aligner le prix de vente sur le prix des concurrents
2. Les adoptants précoces
a. Les consommateurs qui ont l’esprit d’aventure et qui aiment les nouvelles idées
b .Les consommateurs qui adoptent les nouveautés après réflexion
c. Les consommateurs qui sont leaders d’opinion et qui adoptent les innovations avec
prudence
CHAPITRE 4. INITIATION AU MARKETING OPÉRATIONNEL
Entraînement:
• 1. En matière de positionnement, Comment l’entreprise A peut t-elleidentifier sa proposition
unique de vente (USP)à l’aide du triangle d’or ?
Fin
Bon courage !