ROYAUME DU MAROC
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HAUT COMMISSARIAT AU PLAN
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INSTITUT NATIONAL
DE STATISTIQUE ET D’ECONOMIE APPLIQUEE
INSEA
RAPPORT DE CONFERENCE
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SUJET :
Valorisation de l’économie des soins
Préparé par : Mme MAHFOUD ATIKA
Mme NASSIRI KHAOULA
Mme ELIDRISSI Nouha
Mme Herriban Meryem
M. EL OUARDI WALID
M. EL Hassouny Abdelouahab
Filière : Economie Appliquée Statistique et Big Data
Sous l’encadrement de : M. CHERKAOUI
Date : 09 décembre 2024.
Année universitaire : 2024/2025
[Link] :
Le webinaire intitulé " valoriser de l'économie des soins", organisé par l'Institut Groupe
CDG, s'est tenu récemment dans le cadre d'une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et
économiques du Maroc. Cette conférence avait pour objectif principal de mettre en lumière le
rôle crucial de l'économie des soins dans le développement économique et social du pays. Elle
visait également à encourager un échange constructif autour des questions clés mettant en
avant le potentiel de ce secteur.
L'événement a réuni quatre conférenciers, experts dans leurs domaines respectifs, qui ont
partagé leurs analyses et perspectives. Voici un aperçu de leurs profils :
• Conférencier 1 : Lamia Rhoufrani,
Care Economy Specialist, ONU Femmes.
• Conférencier 2 : El Houcine Akhnif,
Gestionnaire de programmes, OMS.
• Conférencier 3 : Kanth Priyanka,
Economiste, Banque Mondiale
• Conférencier 4 : Ahmed Khalid Benomar,
Conseiller auprès du ministre de l’Économie et des Finances
Les débats et les échanges ont été modérés par M. Aziz Boucetta, directeur de publication
du portail d’information [Link]. Il a joué un rôle clé dans la coordination et
l'animation des discussions tout au long de la session.
2. Résumé de la conférence :
2.1 Chapitre 1: L’économie des soins peut conceptualiser et peut théoriser
Définition de l’économie des soins (6 :13 – 17 :30)
Selon M. Akhnif :
Le système de santé doit trouver un équilibre entre la science, l’équité et la liberté
individuelle tout en s’attaquant à l’asymétrie de l’information entre les prestataires de soins et
les demandeurs.
Selon Mme Rhoufrani :
L’économie des soins a des définitions plus larges incluent plusieurs dimensions, elle
inclut, d’une part les soins directs apportés par un contact personnel ou émotionnel avec la
personne concernée, et d’autre part les soins indirects liés aux tâches domestiques telles
que la préparation des repas, elle intègre également le travail rémunéré fourni par l’état,
notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection de la petite
enfance. Ces services sont assuré par le secteur privé et le secteur associatif. Par ailleurs,
l’économie des soins repose sur le travail non rémunéré assuré par les ménages avec une
contribution majeure des femmes et des filles.
Selon Mme Priyanka :
L’économie de soins englobe tout ce qui est compris par le fonctionnement efficient d’un
marché de soins.
Selon M. Benomar :
L’économie de soins est décrite comme une économie de bien être, contribuant à la
valeur émotionnelle, avec des prestataires professionnelles jouant des rôles clés. Ainsi
l’économie des soins peut être définie comme l’ensemble des activités, formelles ou
informelles, qui visent à fournir de l’assistance et des services liés aux besoins humains,
notamment en terme de soin et d’accompagnement. Cette économie joue un rôle crucial
dans le maintien du lien social, tout en contribuant à la création d’emplois et le bien-être
social.
2.2 Chapitre 2: Comment peut-on placer l’économie de soins dans une
perspective globale d’économie de financement de la santé ?
(20:50 - 27:32)
Selon M. Akhnif :
La frontière entre les soins de santé et l’économie c’est très lié, Ainsi le développement du
système de la santé dans le monde lié à l’économie et cela est expliqué par des indicateurs
comme le pourcentage que dans l’état de son PIB à la santé.
2.3 Chapitre 3: Les composants démograhiques ou socital ou économique qui
explique le besoin de développer un secteur intégré de l’économie des soins
(20:50 – 27 :32)
Selon Mme Rhoufrani :
Il y a 3 constat qui explique les défis démographiques socio-économique.
Le 1èr constat c’est le vieillissement de la population. Le Maroc considéré comme une
population jeune, mais il connait une transition démographique selon les statistiques; en
2020 ; les personnes agées représentent 25⁒ de la population totale, et le taux de dépendance
des personnes agées va augmenter de 18⁒ à 29⁒ par contre le taux de dépendance des jeunes
va diminuer passant de 1⁒ en 2020 à 31⁒ en 2050.
Le 2ème constat c’est le changement au niveau de la structure de ménages (les familles
nucléaires, monoporsentiles…).
Le 3ème constat c’est le rôle sexué qui existe au sein des ménages en mettant l’accent sur le
faible taux d’activité des femmes sur le marché du travail, il y a seulement 19⁒.
2.4 Chapitre 4 : Les initiatives spécifiques en matière d’investissement privé
ou publique que le Maroc pourrait mener pour transformer l’économie des
soins en véritables moteur de création d’emploi de diversification
économique
(28:25 – 37:02)
Selon M. Benomar :
Les initiatives du Maroc dans l’économie des soins se concentrent sur l’éducation de la
petite enfance et la réglementation du travail domestique sont des domaines clés pour la
création d’emploi et la diversification économique. Il y a aussi les soins aux personnes agées
puisque la population agée croit à peu prés 2,8⁒ par an, et que en 2050 elle est censé
représenter à peu prés 23⁒ de la population marocaine, un secteur en plein croissance avec un
potentiel de développement des services et d’augmentation du pouvoir d’achat.
2.5 Chapitre 5 : Les éléments qu’il faudrait considérer en terme de
financement des soins à long terme
(37:54 – 44:00)
Selon Mme Priyanka :
La Banque mondiale met l’accent sue le viellissement et l’économie des soins au Maroc en
insistant sur la nécessité d’un financement intégré des soins de long terme. Pour un modèle
efficace de financement des soins à long terme on focalise sur la gestion et l’intégration
gouvernementale des services de santé et des services sociaux.
2.6 Chapitre 6 : Quelle politique social serait-elle nécessaire pour développer
un secteur intégré de l’économie des soins ?
(44:55 – 53:00)
Selon Mme Rhoufrani :
Le Maroc place l'investissement dans l'être humain au centre de son modèle de
développement à travers l’investissement dans l’éducation, la santé et la réduction de
pauvreté.
Le système des Nations Unies a développé un livre «Transforming care systems » ou il
présente 5 aires de travail des soins à autrui.
Le1ère aire c’est reconnaître et valoriser le travail de soin à autrui qu’il soit rémunéré ou non
rémunéré.
Le2ème aire c’est reconnaitre les droits des bénéficiaires de soins et des aidants à travers une
rémunération équitable et des conditions de travail déscentes.
Le 3ème aire c’est la redistribution du travail non rémunéré de soins entre les secteurs
publique, communautaire et privé et aussi la redistribution des taches au sein des ménages
pour faire l’égalité entre les sexes dans la participation dans le travail domestique.
Le 4ème et le 5ème aires sont la rémunération et la présentation des travailleurs et travailleuses
des soins dans les syndicats et les associations.
2.7 Chapitre 7 : Quelle stratégie doit-etre adoptée pour que l’économie de
soins contribuer à ce développement du système de santé ?
(54:13 – 57:48)
Selon M. Akhrif :
D’abord, comprendre la nature des taches qui sont fuites et qui ne sont pas rémunéré à
domicile, avec l’importance de la formation et de la formalisation de travail de soins.
La création du marché et du financement a un le rôle dans le soutien au travail de soins. Aussi
mettre l’accent sur l’autonomisation des patients et les modèles de soins intégrés pour une
meilleure efficacité des services de santé et sociaux.
2.8 Chapitre 8 : Comment le marché des soins structuré au Maroc ?
(58:24 – 1:04:23)
Selon Mme Priyanka :
Les facteurs de structuration d’un marché au Maroc dépendent notamment à la gestion par
l’état, les réformes réglementaires et l’investissement dans le capital humain. Ils se focalisent
dans l’économie de soins sur les travailleurs sociaux et les aideurs et la création d’emplois en
intégrant des services de santé et des services sociaux. Il y a aussi l’autonomisation des
patients tout en maintenant les opportunités sur le marché du travail.
Alors pour améliorer l’intégration des soins il faut utiliser les progrès technologiques et
collaborer entre les secteurs privé et publique.
2.9 Chapitre 9 : Comment intégrer l’économie de soins et l’améliorer avec la
privatisation de la santé qui avance et avec généralisation d’AMO ?
(1:04:26 – 1:06:41)
Selon M. Akhrif :
Il y a un problème d’équilibre entre les ressources de l’assurance maladie et les besoins en
soins, et l’approche globale du Maroc en matière de développement.
2.10 Chapitre 10 : Comment faire l’intégration des groupes vulnérables à
travers le secteur de l’économie de soins ?
(1:06:41 – 1:15:37)
Selon M. Benomar :
L'intégration des groupes vulnérables à travers l'économie des soins passe par une
intervention active du secteur privé et une réduction de l'informalité dans ce domaine. Il est
essentiel de proposer des offres globales et de structurer le secteur en s'appuyant sur des
opérateurs qualifiés capables de répondre aux besoins croissants en matière de soins. Pour ce
faire, des cadres incitatifs, tels que des avantages fiscaux, peuvent encourager les grands
groupes à investir dans ce secteur tout en favorisant une demande d’emploi plus structurée.
L’introduction de groupes privés spécialisés, combinée à des formations en « reskilling » et
« upskilling », permettrait également de professionnaliser davantage les travailleurs informels,
améliorant ainsi leurs conditions de travail tout en répondant aux exigences du marché. Ce
modèle favorise une économie des soins durable et inclusive, tout en offrant de nouvelles
opportunités aux groupes vulnérables.
3. Conclusion :
La conférence sur la valorisation de l'économie des soins a permis de mettre en lumière
le rôle crucial de ce secteur dans le développement économique et social du Maroc. À travers
les interventions des experts, plusieurs aspects fondamentaux ont été abordés, notamment la
définition de l'économie des soins, les enjeux démographiques, sociaux et économiques qui en
découlent, ainsi que les initiatives possibles pour transformer ce secteur en un véritable
moteur de croissance. Parmi les points clés, l'importance de l'investissement dans l'éducation
et la santé, la nécessité d'une approche intégrée entre les secteurs public et privé, et l'adoption
de politiques inclusives ont été particulièrement soulignées. Cette économie des soins, tout en
répondant aux besoins fondamentaux de la société, offre également des opportunités de
création d'emplois et d'amélioration du bien-être social.
En tant qu'élèves ingénieurs à l'Institut National de Statistique et d'Économie Appliquée
(INSEA), et plus précisément issus de la filière Économie Appliquée Statistique et Big
Data, nous avons trouvé cette conférence particulièrement enrichissante. Elle a fourni une
perspective innovante sur un secteur clé où les données et les analyses statistiques peuvent
jouer un rôle central pour orienter les décisions politiques et économiques. Dans un contexte
global, cette conférence illustre l'importance d'une réflexion stratégique sur des sujets aussi
complexes que l'économie des soins, en combinant les approches théoriques et les solutions
pratiques.
Pour nous, futurs professionnels dans des domaines liés aux statistiques et au traitement des
données, cet événement représente une opportunité précieuse de mieux comprendre comment
nos compétences peuvent contribuer à résoudre des problématiques réelles. À travers des
initiatives basées sur l'analyse de données, nous pourrons, à notre échelle, participer à la
structuration d'une économie des soins durable et inclusive, adaptée aux spécificités du
Maroc.