Introduction : Contexte et justification du projet
L’agriculture joue un rôle central dans l’économie ivoirienne. Elle représente plus de 22 % du produit
intérieur brut (PIB) et occupe environ 60 % de la population active, en particulier en milieu rural.
Cependant, malgré cette importance, la filière agricole reste confrontée à d’importants défis structurels
qui entravent son plein développement. Les rendements agricoles demeurent faibles en raison de
l’utilisation prédominante de méthodes traditionnelles et peu mécanisées. De plus, les infrastructures
de stockage et de transport sont insuffisantes, ce qui entraîne des pertes post-récolte estimées à plus de
30 % de la production, privant les agriculteurs d’une part importante de leurs revenus.
Par ailleurs, le manque de professionnalisation des acteurs du secteur agricole constitue un obstacle
majeur. La plupart des producteurs ne bénéficient pas de formations adaptées ou d’un accès à des
services de soutien technique et financier. Cette situation limite leur capacité à adopter des pratiques
modernes et à s’organiser pour répondre efficacement aux exigences du marché, tant au niveau local
qu’international.
Le changement climatique aggrave cette situation en augmentant la fréquence des sécheresses, des
inondations et de la dégradation des sols. Ces défis environnementaux menacent directement la
durabilité de l’agriculture en Côte d’Ivoire, un secteur déjà fragilisé par la pression démographique et
l’exploitation non durable des terres.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet de modernisation et de professionnalisation de la filière
agricole en Côte d’Ivoire. Il vise à transformer ce secteur en un véritable moteur de développement
économique et social. Ce projet repose sur trois piliers : l’introduction de technologies modernes pour
augmenter les rendements, la formation des acteurs pour les rendre plus compétitifs, et la promotion
de pratiques agricoles durables pour préserver l’environnement.
Ce programme se veut inclusif, impliquant les pouvoirs publics, le secteur privé, les organisations
internationales et les communautés locales. En modernisant la filière agricole, ce projet permettra non
seulement de renforcer la sécurité alimentaire nationale, mais aussi de positionner la Côte d’Ivoire
comme un acteur majeur de l’agriculture en Afrique et au-delà.