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Majorants et minorants dans R

Le document traite des sous-ensembles de R, en se concentrant sur les concepts de majorant, minorant, et les relations d'ordre. Il définit également la valeur absolue, les intervalles, ainsi que les ensembles classiques tels que les entiers naturels, relatifs, décimaux, rationnels et irrationnels. Enfin, il explique les notions de bornes supérieure et inférieure pour les parties de R.

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Chapitre 1 : Sous-ensembles de R 2 Sous-ensembles bornés

/ Identier les sous-ensembles classiques de R. Dans cette partie, X désigne une partie de R non vide.
/ Maîtriser les opérations compatibles avec l'ordre ≤.
/ Manipuler et interpréter géométriquement la valeur absolue. 2.1 Majorant/minorant d'une partie
/ Discerner les les concepts de majorant/maximum/sup.
Dénition 4 (Majorant/minorant).
Soit M ∈ R. On dit que M est un majorant (resp. minorant) de X si :
1 Ordre dans R ∀x ∈ X, x ≤ M (resp. ∀x ∈ X, x ≥ M ).

1.1 Relation d'ordre

Dénition 1 (Relation d'ordre). Exemple 4. . . . est un majorant de [0, 3[ et un minorant de [3, 4].
Une relation d'ordre ≺ dans R est une relation entre les éléments de R qui vérie :
Dénition 5 (Partie majorée/minorée).
1. ∀x ∈ R, x ≺ x (réexivité ) On dit que X est majorée (resp. minorée) si X admet un majorant (resp. un mino-
rant).
2. ∀x, y ∈ R, x ≺ y et y ≺ x =⇒ x = y (anti-symétrie )
3. ∀x, y, z ∈ R, x ≺ y et y ≺ z =⇒ x ≺ z (transitivité )
Exemple 5. [0, +∞[ est . . . . . . . . . . . . mais pas . . . . . . . . . . . . .

Exemple 1. L'ordre naturel ≤ dans R est une relation d'ordre. Dénition 6 (Partie bornée).
On dit que X est bornée si X est à la fois majorée et minorée.

1.2 Valeur absolue


Exemple 6. [0, 1[ et [0, 1] sont deux parties bornées.
Dénition 2 (Valeur absolue).
La valeur absolue | | est la fonction dénie sur R par :
2.2 Maximum/minimum d'une partie
(
x si x ≥ 0 Dénition 7 (Maximum/minimum).
|x| = max{x, −x} =
−x si x < 0 Soit m ∈ R. On dit que m est le maximum (resp. minimum) de X si m est un
majorant (resp. minorant) de X et si m appartient à X. On note m = max(X) (resp.
m = min(X)).
Exemple 2. On a | − 2| = 2. Si a < 0 alors |a| = . . . .
Exemple 7. 3 n'est pas le . . . . . . . . . . . . de [0, 3[ et est le . . . . . . . . . . . . de [3, 4].
1.3 Intervalles

Dénition 3 (Intervalle). 2.3 Bornes supérieure/inférieure d'une partie


Un intervalle I de R est un sous-ensemble de R qui vérie :
Dénition 8 (Borne supérieure).
∀a, b ∈ I, [a, b] ⊂ I. Soit S ∈ R. On dit que S est la borne supérieure de X si S est le minimum de
l'ensemble des majorants de X . S est le plus petit des majorants de X et est noté
sup(X).
Exemple 3. R∗ n'est pas un intervalle. [0, 1], ]0, 1], [1, +∞[, R sont des intervalles.

PCSI Troyes Sous-ensembles de R 1


Dénition 9 (Borne inférieure).
Soit I ∈ R. On dit que I est la borne inférieure de X si I est le maximum de
l'ensemble des minorants de X . S est le plus grand des minorants de X et est noté
inf(X).

Exemple 8. . . . est la borne supérieure de [0, 3[ et est la borne inférieure de [3, 4].

3 Sous-ensembles classiques

3.1 N, Z, D
Dénition 10 (N, Z, D).
• L'ensemble des entiers naturels est l'ensemble

N = {0, 1, 2, . . .}.

• L'ensemble des entiers relatifs est l'ensemble


Z = {n, n ∈ N} ∪ {−n, n ∈ N∗ } = {. . . , −2, −1, 0, 1, 2, . . .}.

• L'ensemble des nombres décimaux est l'ensemble


n p o
D= , p ∈ Z, n ∈ N .
10n

Exemple 9. Les entiers naturels sont aussi relatifs. Les entiers relatifs sont nombres déci-
maux. Il existe des nombres décimaux qui ne sont pas des entiers.

3.2 Q et R\Q
Dénition 11 (Q et R\Q).
• L'ensemble des nombres rationnels est l'ensemble
 
p
Q= , p ∈ Z, q ∈ N∗ .
q

• L'ensemble des nombres irrationnels est l'ensemble des nombres réels qui ne
sont pas rationnels.


Exemple 10. 2, π, e ∈ R\Q.

PCSI Troyes Sous-ensembles de R 2

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