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Prévention des Incendies dans les Bâtiments

Le document traite de la prévention des incendies, en soulignant l'importance des mesures de sécurité pour protéger les personnes et les biens. Il décrit les phases du développement du feu, les réactions des matériaux au feu, ainsi que les règles constructives pour assurer la résistance au feu des bâtiments. Enfin, il présente les classifications des matériaux en fonction de leur inflammabilité et les exigences réglementaires en matière de sécurité incendie.

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Prévention des Incendies dans les Bâtiments

Le document traite de la prévention des incendies, en soulignant l'importance des mesures de sécurité pour protéger les personnes et les biens. Il décrit les phases du développement du feu, les réactions des matériaux au feu, ainsi que les règles constructives pour assurer la résistance au feu des bâtiments. Enfin, il présente les classifications des matériaux en fonction de leur inflammabilité et les exigences réglementaires en matière de sécurité incendie.

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UNIVERSITE ABOU-BAKR BELKAID TLEMCEN

FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIEUR

DEPARTEMENT ARCHITECTURE
I- INTRODUCTION:

Le feu est un phénoméne qui occasionne chaque année des pertes importantes

en vies humaities et en biens materiels.

Les causes des incendies sont trés diverses, de l'imprudance au court cercuit.

Aussi, le mode de construction des batiments,leur conception vis-a-vis de la

propagation du feu et le choix des matdriaux sont trés importants. dans la

limitation des consequences, notamment dans les immeubles collectifs, les

établissements recevait du public ou les établissements classes.

La réglementation s'est progressivement étoffée pour -fixer aujourd'hui un

ensemble d'exigences portant sur la conception des batiments et sur le choix des

matériaux dont le comportement est mieux appriciée a l’expérience acquise

lors d' incendies réels et par, des recherches en laboratoire".

-2-
er
Chapitre 1 :

Présentation de la
prévention

-3-
1.1-Définitions

1.1.1-Qu’est ce que la prévention ?


La prévention est l’ensemble des mesures propres à éviter autant que possible
les manifestations d’un risque et à en limiter les effets. C’est une étape
essentielle dans l’élaboration d’un projet.

1.1.2-Les 3 objectifs de la prévention

 Assurer la sécurité des personnes


Il s’agit d’assurer la sécurité des personnes à l’intérieur de l’établissement, du public
extérieur soumis à un risque indirect et des sapeurs-pompiers.
Le risque de panique est particulièrement important dans les ERP du fait de la
densité souvent élevée du public dans un même local ( ex : une salle de spectacle) Il
est renforcé par la méconnaissance des lieux.
La prévention vise donc à éviter l’éclosion et la propagation de l’incendie et à
favoriser l’évacuation rapide et sûre du public.

 Assurer la sécurité des biens


La prévention incendie permet indirectement de limiter les pertes matérielles
résultant d’un incendie par la limitation de la propagation du feu.
Les biens mobiliers et immobiliers constituant un outils de travail et donc une
capacité d’emploi et un potentiel économique, l’investissement préalable pour
réaliser ces mesures de prévention est toujours largement inférieur au coût d’un
sinistre.

 Permettre et faciliter l’engagement des secours

L’action rapide, efficace et sécurisée dans les meilleures conditions de sécurité des
sapeurs-pompiers est une priorité absolue.

-4-
1.3-Les principes de la prévention

Les principes directeurs en matière de sécurité incendie peuvent se résumer ainsi :

 éviter la naissance du feu dans le bâtiment ;


 limiter la propagation des flammes et des gaz de combustion ;
 assurer l'évacuation rapide et sûre des occupants.
Les principales mesures de prévention prescrites par les différents réglements de
sécurité contre l'incendie peuvent s'analyser à la lumière de ces principes.

Toutefois, l'application de ces mesures et l'importance relative accordée à certaines


d'entre elles sont modulées en fonction du type et de la destination du bâtiment.

.LE DÉVELOPPEMENT DU FEU :


Un incendie passe par quatre phases : allumage, démarrage, développement,
extension du feu, avec éventuellement embrasement général.

L'allumage : d'origine accidentelle ou malveillante, provient de 1' échauffement


d'une matière combustible au-delà de la température critique, dite d'allumage.
Sauf cas particulier.
Démarrage: il y a inflammation des matériaux combustibles situés à proximité
immédiate du foyer initial. Cette phase est fonction du volume du local, du
débit d'oxygène, de la quantité de matières combustibles et de leur degré de
réaction au feu. Lorsque la quantité d'oxygène est insuffisante dans un local
confiné, le feu peut s'arrêter de lui -même. La présence d'ouvertures vers
1'extèrieur ou vers d'autres locaux provoque un écoulement gazeux, avec
stratification des gaz chauds et des fumées s'échappant par le haut, I'air frais
entrant par le bas.

L'extension du feu : correspond à 1'entrée en combustion d'autres éléments que


ceux initialement allumés.

La propagation du feu : se fait par l'inflammation des cibles exposées à la


chaleur du premier foyer, lorsque celles-ci atteignent à leur tour la température
d'allumage. Au cours de cette phase, les matériaux de revêtement des murs et
des plafonds sont les plus exposés et participent au développement du feu selon
leur degré d'inflammabilité.

-5-
L'embrasement généralisé d'un local correspond un régime stationnaire de
combustion, qui ne dépend plus que de la quantité de combustible et de la
dimension des ouvertures. Tous les matériaux thermo dégradables présents
entrent en combustion. Les flux thermiques et les débits énergétiques engendrés
deviennent dangereux pour 1'environnement du local sinistré, à la fois pour les
personnes et pour les biens matériels.

.LA RÉACTION AU FEU :


Ce critère qualifie de façon conventionnelle le matériau du point de vue de son
inflammabilité et de son pouvoir calorifique, c'est-à-dire de la quantité de
chaleur qu'il est susceptible de produire et qui alimente le développement du feu.

Les matériaux sont classes en cinq classes MO à M4 en fonction du temps


d'inflammation et du débit calorifique. Certains matériaux, dont le pouvoir
calorifique est nul ou très faible, sont, par nature, classes MO ; c'est le cas du
béton.

classement caractère Critères d’appréciation Principaux


matériaux
M0 incombustible Pouvoir Béton, plâtre,
calorifique >600kcal/kg verre, terre
cuite, amiante,
métaux…
M1 ininflammable Pas de production de Matériaux
chaleur notable ignifugés :
bois, pvc
rigide…
M2 Difficilement Production de chaleur Pvc rigide,
inflammable croissante de M2 à certain bois
M4+chute de gouttes.
M3 Moyennement Bois résineux,
inflammable Contreplaqué
nom traité,
polystyrènes …
M4 Facilement Acétates de
inflammable celluloses,
carton…

LES REGLES CONSTRUCTIVES:

-6-
Pour 1'ensemble des ouvrages en béton armé, certaines règles constructives
générales facilitent la conception de structures aptes à satisfaire les critères
d'exigence de résistance au feu et leur confèrent des degrés coupe-feu et stables
au feu largement supérieurs aux exigences de la plupart des bâtiments.

Les joints de dilatation conçus pour s'opposer au passage des flammes et des
gaz doivent tenir compte des variations dimensionnelles provoquées par
1'é1évation de température en cas d'incendie.

Pour les planchers et les poutres, on a intérêt à assurer la continuité de la


transmission des efforts par des aciers dispos en partie supérieurs, moins affectés
en cas d'incendie.

L'augmentation de 1'enrobage des aciers est favorable et la stabilité au feu ; au


delà d'une certaine épaisseur, 1'emploi d'un treillage de protection permet de
s'opposer A I'éclatement du béton.

-7-
Règles simples concernant les poteaux :

-8-
L'évolution des températures à l'intérieur d'un é1ément en béton, en fonction du
temps, de 1'exposition au feu et de sa section, conduit à préconiser des sections
de poteaux croissant avec la durée de résistance au feu envisagée. On constate
qu'avec des sections usuelles 20 x 20 cm, les poteaux exposés au feu sur une
face sont stables au feu pendant trois heures, ce qui est largement supérieur aux
exigences des bâtiments d'habitation (toutes familles) et de la plupart des autres
bâtiments.
Résistance au feu 1/2h 1h 1h 1/2 2h 3h 4h
Poteaux exposée au 15 20 24 30 36 45
feu sur les 4 faces
Poteau exposé au 10 12 14 16 20 26
feu sur 1 face
Comportement au feu du béton haute résistance
Le béton haute résistance (BHR) est devenu une solution de remplacement
attrayante du béton à résistance normale traditionnel (BRN), grâce à de meilleures
caractéristiques (plus grande résistance, faible porosité et plus grande durabilité).

Poteaux en BRN et BHR après des essais de résistance au feu

Les dalles pleines pour planchers :

-9-
Pour les dalles isostatiques de planchers, dont les armatures au niveau des
appuis sont prévus pour équilibrer les moments de flexion, 1'épaisseur cumulée
de la dalle et de la chape doit respecter les valeurs suivantes.
Duré de résistance 1/2h 1h 1h 1/2 2h 3h 4h
au feu
Epaisseur min(cm) 6 7 9 11 15 17.5

- 10 -
- Comportement des matériaux au feu

a) Métaux
- Les temperatures peuvent atteindre 1300'C dans les grands incendies,
ce qui correspond 'a la temperature de fusion de la plupart des M étaux
:étain 232°C, plomb 327°C, zinc 419°C, aluminium 660°C, cuivre
1080°C, acier 1300°C à 1400°C, fonte 1350°C 'a 1450)C. De plus, les
Métaux subissent des déformations du A la dilatation avant d'atteindre la
fusion. A partir de 400°C, le fer perd sa resistance mécanique ; il en est
de même des autre métaux, à des temperatures inférieures, de
I'aluminium en particulier, qui ne peut servir dans les elements porteurs.
La fonte se comporte mieux que I'acier, mais il existe un danger de
rupture à la suite d'un refroidissement brusque par arrosage des lances
combattant un incendie. Le zinc a le grave incovénient de bruler vers
3000C°.
b) Briques
- Elle resistant bien au feu, mais en général les murs de briques
comportent des elements : chainages en fer, pans de bois, qui peuvent
compromettre leur tenue.
c) Pierres
- leur resistance est bonne, mais elles subissent des modifications :
ecaillge des surfaces, transformation du calcaire en chaux.
d) Bétons
-La resistance depend du ciment employé. il se produit une
désydratation du ciment qui diminue la resistance du béton. Les
ciments alumineux donnent des bétons réfractaires resistant trés bien.
dans le béton armé, il faut que les armatures secondaires soient
parfaitement enrobées et protégées : 3 cm pour les armatures
secondaires, 4/5 cm pour les artnaturs principales.
e) Platre
- 11 supporte les hautes temperatures d'un incendie, mais par dilatation
et déshydratation, 1'enduit peut se décoller de son support il ya intêret à
le fixer sur une armature fixé elle-même au support.
f) Verre
- La temperature du fusion est de 800°C, mais le matériau se déforme
vers 650°C. en réalite, le verre éclate le plus souvent sous la pression
des gaz qui se dégagent dans un local clos au début d'un incendie. 11 se
produit un appel d'air de 1'extdrieur, ce qui contrébue à activer le
sinistre.

- 11 -
g) Matériaux d'itanchéite
- Le bitume et le goudron sont combustubles, surtou lorsqu'il s'agit
d'enduits impregnant des feutres. Le mastic d'asphalte est pratiquement
incomustible, mais sa fusion est à craindre.
h) Amiante et amiante-ciment
- L'arniante résiste aux hautes temperatures. Par contre, I'amiante-
ciment se brise rapidement par déshydratation du ciment.

- 12 -
Chapitre 2 :

Le comportement au feu
des matériaux

- 13 -
3.1- Généralités

L’incendie peut-être décomposé en trois séquences :


1- la naissance et le développement du feu dans un local
2- l’embrasement généralisé du local avec propagation éventuelle au reste du
bâtiment
3- l’intervention des secours et l’extinction

Pour assurer l’évacuation du public dans de bonnes conditions, il est nécessaire de


prendre en compte :
1- le choix de matériaux ne s’enflammant pas rapidement : c’est la réaction
au feu
2- d’enfermer le feu dans un local au moyen d’éléments de construction, c’est
la résistance au feu.

- 14 -
3.2- La réaction au feu

Définition :

C’est l’ensemble des phénomènes qui se manifestent à partir d’une élévation


de température et qui aboutissent à la désagrégation des matériaux , puis à
l’inflammation des gaz dégagés .

Les différentes phases sont :


le ramollissement
la carbonisation
la pyrolyse
l’émission de gaz inflammables et de fumées
la production éventuelle de gouttes enflammées

Classification :
Les matériaux sont classés en 5 catégories :

M0 : Incombustible dont le potentiel calorifique < 600 kcal/kg


M1 : les matériaux se décomposent sans flamme, sans émission sensible de
chaleur, sans dégagement appréciable de gaz. Ce sont des matériaux combustibles,
ininflammables.
M2 : La combustion ou l’incandescence des matériaux cesse dès la
suppression de la source de chaleur. Ce sont des matériaux combustibles ,
faiblement inflammables
M3 : La combustion ou l’incandescence des matériaux se poursuit malgré la
suppression de la source de chaleur. Ce sont des matériaux combustibles ,
moyennement inflammables
M4 : La combustion ou l’incandescence des matériaux se poursuit malgré la
suppression de la source de chaleur et se propage jusqu’à destruction complète . Ce
sont des matériaux combustibles , fortement inflammables
Les matériaux dont la combustion extrêmement vive suit la mise à feu sont dit
« non classés »

- 15 -
Les essais :

Le classement des matériaux est obtenu à partir d’essais réalisés par des
laboratoires agréés. A l’issu, chaque produit testé reçoit un procès-verbal de
classement.
Il existe des essais principaux et des essais complémentaires :

Matériaux souples Matériaux rigides et multicouches


= essais au brûleur électrique = essais à l’épiradiateur

essais pour matériaux fusibles


essais de propagation de flamme
essais au panneau radiant (revêtement de
sol)

- 16 -
3.3- La résistance au feu
3.3.1- Définition :

C’est le temps pendant lequel les matériaux de construction vont jouer le rôle
qui leur est dévolu malgré l’action de l’incendie.

Les éléments de construction représentent : les murs, cloisons, poutres, plafonds,


portes, conduits, gaines …

3.3.2- Les essais :


Ils sont réalisés à l’aide de la courbe températures-temps conventionnelle
normalisée.
Cette courbe répond à l’équation suivante :
T = 345 log10 (8t+1)
T est l’élévation de température
t est le temps en minute

1400
Evolution de la température

1200
1000
800
600
400
200
0
0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330 360
Temps

Les essais sont réalisés dans des fours (poteaux) ou devant des fours (murs,
cloisons, portes, planchers…)

- 17 -
3.3.3- La classification :
La résitance au feu est en fonction :

 de la résistance :
- La stabilité au feu

Résistance à la charge

- Le pare-flamme
Résistance à la charge

Gaz

Flamme

Chaleur

- 18 -
- Le coupe-feu
Résistance à la charge

Gaz
inflammab
le Flamme

Chaleur

 le temps : 1/4h, 1/2h, 1h, 1h1/2, 2h, 3h, 4h, 6h


Le temps retenu sera le temps immédiatement inférieur au temps réel ( ½ h pour un
matériaux ayant résisté 44 minutes)

3.3.4- Le coupe-feu de traversée :


C’est le temps réel, défini par les essais réglementaires, pendant lequel une gaine ou
un conduit traversant la parois coupe-feu séparant 2 locaux ou niveaux, satisfait au
critère coupe-feu exigé entre ces 2 locaux ou niveaux.

CFx
CFa+CFb=CFx

CFa CFb

- 19 -
Pour obtenir le coupe-feu de traversé CFx, il suffit d’additionner le temps réel que
met le feu à pénétrer dans la gaine (CFa) avec le temps que met le feu situé dans la
gaine pour en ressortir (CFb).

3.3.5- Les éléments de façade, de couverture et divers

Les éléments de façade et de couverture peuvent subir un rayonnement extérieur en


même temps qu’ils jouent le rôle d’enveloppe au feu . Ils subissent donc des essais
particuliers.

Les couvertures

L’essai est destiné au couverture M4. Il a pour but d’apprécier 2 critères :


- le temps de passage du feu au travers de la couverture exprimé en minutes
(T5 - T15 - T30)
- la vitesse de propagation du feu sur la surface de la couverture exprimée en
indice, représentant les temps de la combustion sur l’ensemble de l’échantillon
Indice 1 > 30mn
Indice 2 < 30mn et > 10 mn
Indice 3< 10mn
Il existe 9 classements qui vont du meilleur T30/1 au plus mauvais T5/3

Les éléments vitrés

Les essais sont effectués dans une construction à 2 niveaux : LERIP 2 ( local
expérimental pour incendie réel à 2 niveaux ) .
Après avoir installé la façade dans les conditions normales, l’essai permet de
déterminer l’indice C représentant la distance verticale minimum entre 2 parties non
détruites situées de part et d’autre du planchers.
Cette donnée est une des composantes du C+D exprimée en mètres.

Divers

Il existe des essais pour d’autres produits :


- les ventilateurs de désenfumage ;
- les exutoires de fumées (afin de déterminer la Surface Utile d’Exutoire) ;
- les câbles et conducteurs électriques ;

- 20 -
Chapitre 3 :

Les établissements
recevant du public

- 21 -
La réglementation contre les risques d’incendie et de panique s’est développée suite
à des sinistres qui ont marqués l’opinion publique :
- le magasin des « Nouvelles Galeries » (1938) : décret du 7 février 1941
- Cinéma à Rueil Malmaison (1947) : décret du 13 août 1954
- Dancing de St Laurent du Pont (1970) : décret du 31 octobre 1973
- CES Edouard Pailleron à Paris (1973) : décret du 31 octobre 1973

La réglementation a pour objectif d’assurer la sauvegarde des personnes et doit


permettre l’évacuation rapide du public.

Les principes généraux sont indiqués dans le code de la construction et de


l’habitation (articles R 123.1 à R 123.55).

Ces principes sont ensuite explicités dans :


- les dispositions générales de l’arrêté du 25 juin 1980 ;
- les dispositions particulières des arrêtés complémentaires pris en fonction de
chaque type d’établissement.

- 22 -
3.1- Définitions

Qu'est ce qu'un E.R.P ?

Un établissement recevant du publie (E.R.P) est un bâtiment, un local, une


enceinte, dans lequel des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque ou dans lequel
sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitations, payantes
ou non. (Art. R 123.2 Code Construction Habitation).

Qu'est-ce que le public ?

Est considérée comme faisant partie du public toute personne admise dans un
établissement recevant du public à quelque titre que ce soit en plus du
personnel. (Art. R123.2 Code Construction Habitation).

- 23 -
3.2- CL.I.C.D.V.E.C.R.M.

L'étude des dangers potentiels d'un établissement débouche sur l'analyse du risque,
qui est une sorte de tableau de bord établi lors d'une visite approfondie grâce à un
schéma précis (C.L.I.C.D.V.E.C.R.M.).

Son but est de :

 relever les infractions aux différentes réglementations applicables en


matière de sécurité ;

 déceler tout ce qui peut être à l'origine d'un feu, d'une explosion ou de la
panique, rechercher les éléments favorisant la propagation d'un sinistre ;

 proposer enfin les solutions pour pallier les anomalies ou infractions


relevées.

Ce bilan est constitué des rubriques suivantes :

Classement : détermination de la réglementation applicable à l'activité (type), ainsi


que de sa catégorie.

Implantation : étude de l'environnement de l'établissement qui déterminera


son isolement par rapport aux tiers, ainsi que les problèmes d'évacuation du public et
d'accès des secours.

Construction : étude de la qualité et de la nature du gros œuvre et des


aménagements intérieurs, notamment les problèmes de résistance et réaction au feu,
compartimentage.

Dégagements : calcul du nombre et de la largeur des issues, de leur répartition,


vérification de leur praticabilité permanente.

Ventilation : étude de la ventilation, mais aussi du désenfumage en cas d'incendie


(notion primordiale pour l'évacuation du public et la limitation de la propagation).

Electricité : étude de la qualité des installations électriques génératrices de


nombreux sinistres.

Eclairage : Vérification de l'existence d'un éclairage de sécurité et de sa conformité


aux règles.

Chauffage - Climatisation : détermination des risques de mise à feu et de


propagation du feu par les générateurs, circuits de chaleur et de froid

- 24 -
Risques spéciaux : ils sont liés à l'exploitation et doivent faire l’objet d'une étude
très précise.

Moyens de secours : vérification de la présence des moyens réglementaires, de


leur entretien et de leur fonctionnement, ainsi que de l'aptitude des occupants à les
utiliser.

Le bilan de la visite doit déboucher sur plusieurs solutions pour remédier aux défauts
constatés, la solution retenue étant souvent celle qui permet de répondre aux
exigences réglementaires à un moindre coût.

- 25 -
3.3.2- En catégories, selon l'effectif du public reçu
1ère catégorie : plus de 1500 personnes
2ème catégorie : de 701 à 1500 personnes
3ème catégorie : de 301 à 700 personnes
4ème catégorie : du seuil à 300 personnes.

Les établissements de la première à la quatrième catégorie constituent le premier


groupe

5ème catégorie : en dessous du seuil


Ce deuxième groupe concerne tous les établissements situés en dessous du seuil de
classement, seuil variable selon la nature de l'exploitation (ex: 100 pour les hôtels de
type 0, 200 pour les magasins de type M).
Ces établissements sont assujettis à des mesures allégées propres en raison des
faibles effectifs qu’ils accueillent.

- 26 -
3.3.3- Comment classer un établissement ?

Groupement
d’établissements

OUI NON

SEUIL
Une des
exploitation est-
N public<seuil N public>seuil
elle du 1er Groupe

OUI NO
N

2ème Groupe 1er Groupe

Effectif =
Effectif public :
personnel+public
S/Sol> 50p
Etage> 100p Effectif =
Total >200 p personnel+public
5ème catégorie

OUI NON
1ère à 4ème
Effectif = catégories
5ème
personnel+ catégorie
public

1ère à 4ème Catégorie

- 27 -
3.5- Implantation (articles CO)

3.5.1-Généralité .
Afin de permettre, en cas de sinistre :

 l'évacuation du public ;
 l'intervention des secours ;
 la limitation de la propagation de l'incendie ;
les établissements doivent être construits selon les dispositions ci-après, un choix
étant laissé aux concepteurs entre :

 cloisonnement traditionnel ;
 création de secteurs ;
 création de compartiments.
La desserte des bâtiments sera réalisée :
 soit par des voies engins et voies échelles;
 soit par des espaces libres.

3.5.2- Caractéristiques des voies utilisables par les engins


de secours (voies engins)
 Définition d’une voie

Largeur utilisable Trottoir


Trottoir Stationnement

Stationnement
ment
VOIE

- 28 -
 Définition d’une voie engin
Il s'agit de la voie utilisable par les engins de secours (FPT par exemple).

R 11m minimum

90 KN 40KN
= surcharge de 130KN
L 3 m minimum

L 3 m minimum

R 11m minimum

H>3,3+0,2 m

L 3 m minimum
P< 15% maximum

Surlargeur
S=15/R
si R<50m

 Définition d’une voie échelle


Les voies échelles sont des voies engins particulières, permettant la mise en station
des échelles aériennes.

l=4m

L=10m

P< 10%
maximum
R , résistance au poinçonnement
= 100 KN sur diamètre de 20 cm

L = 4m
minimum
- 29 -
3.5.3- Caractéristiques des espaces libres
Les espaces libres sont des surfaces accessibles aux secours et possédant les
caractéristiques minimales suivantes :

H = hauteur du plancher bas du dernier niveau

H
2 baies accessibles
à l ’échelle aérienne
Si H<8m : L=1,8m minimum
Si H>8m : L=3m minimum
d d<60m

Ces espaces libres peuvent être soient des cours, soient des voies permettant
d'accéder :
 à des façades ;
 à des baies ;
 à des compartiments.

 Cas des secteurs (art. CO 24) : accès des échelles aériennes ( espace libre)
avec 1 baie accessible par secteur

Secteur
1
H > 8m
Secteur
2

- 30 -
3.5.4- Choix de la desserte des bâtiments
 Définitions :

Façade accessible : façade permettant aux services de secours d'intervenir à tous


les niveaux recevant du public.

Baie accessible baie ouvrante permettant d'accéder à un niveau recevant du


public.

Le choix de la desserte se fait en fonction de la conception des bâtiments et de


l'accès du public. Elle pourra être réalisée suivant le tableau suivant :

Hauteur «h» du
plancher h < 8m 8m <h< 28m
bas du dernier niveau
accessible au public
Cas général Cloisonnement traditionnel Cloisonnement traditionnel
Voie engin ou espace libre Voie échelle

Cas particulier : secteur Cloisonnement traditionnel Secteurs (si autorisés)


Voie engin ou espace libre espace libre

Cas particulier : Compartiments (si autorisés) Compartiments (si


compartiment Voie engin ou espace libre autorisés)
Voie échelle

Le nombre et largeur des façades accessibles


Effectif Nombre de façade dimensions des voies
> 3500 2 opposées 2 de 12 m
ou 3 2 de 12 m et 1 de 8m
De 2501 à 3500 2 1 de 12 m et 1 de 8 m
De 1501 à 2500 2 2 de 8 m
2ème et 3ème catégorie 1 1 de 8 m
4ème catégorie 1 1 de 6 m ou 1 impasse de 8 m

- 31 -
3.5.5- Isolement par rapport au tiers

[Link]-Généralité
Un établissement recevant du public doit être isolé de tout bâtiment ou local occupé
par des tiers, afin d'éviter qu'un incendie ne puisse se propager rapidement de l'un à
l'autre.

Le tiers ou l'E.R.P. sont dits à risques particuliers, si :

 ils sont définis comme tels par le règlement de sécurité

 ils abritent dans leurs locaux ou parties contiguës, une ou plusieurs


installations classées

ils sont considérés comme tels par la commission de sécurité (potentiel


calorifique élevé et présence de matières très facilement inflammables).

Dans les autres cas, les locaux sont à risques courants.

[Link]-Isolement latéral entre E.R.P. et tiers contigus


Règles générales : paroi coupe-feu de degré deux heures ;
degré porté à trois heures, si l'E.R.P. ou le tiers sont à risques particuliers.

Ou PF°1h et 8 m si
PF°1h bâtiments à risque particulier
1m PF°1/2h

Tiers 4m
Tiers
ou
ERP ERP

CF° 2h ou 3h

- 32 -
CF° 2h PF°1/2h ou 1 h et 8 m si
établissement à risques
ERP 4m Tiers
8m PF° 2h

Tiers ERP
ou
CF° 2h ou 3h
CF° 2h ou 3h
Cas du dièdre :
PF°1/2h
2m

ERP Tiers

<135°

[Link]-Isolement latéral entre E.R.P. et tiers en vis à vis : sur l’une


des façades
PF°1h

ERP Tiers

PF°1/2h
D<8m

- 33 -
Nota : La façade devient coupe-feu de degré une heure, s'il existe des locaux à
sommeil au-dessus du premier étage.

[Link]-Isolement entre E.R.P. et tiers superposés

CF° 1h

Risque courant

H 8m

ERP ou
Tiers CF° 2h

Risque particulier
ERP ou
Tiers

CF° 2h

Risque courant

H>8m

CF° 3h

Risque particulier

- 34 -
3.6- Construction

3.6.1- Généralités :
Afin de limiter la propagation du feu et des fumées à travers la construction, les
parois des locaux et des dégagements doivent posséder des degrés de résistance
au feu.

Il existe 3 solutions de conception de distribution intérieure :


 le cloisonnement traditionnel ;
 les secteurs ;
 les compartiments.

3.6.2-Résistance au feu des structures

Définition : ensemble des éléments nécessaires pour assurer la stabilité du


bâtiment sous les contraintes qui lui sont appliquées.
On distingue :
- les éléments principaux de structure dont la ruine a une incidence sur la
stabilité de l’édifice
- les éléments secondaires dont la ruine n’a pas d’incidence sur la stabilité de
l’édifice

But :
- préserver le stabilité de l’édifice malgré l’action de l’incendie ;
- s’opposer à la propagation du sinistre pendant le temps nécessaire à
l’évacuation ;
- Permettre une intervention efficace des secours.

- 35 -
Règles générales

ERP occupant ERP occupant Catégorie Résistance au feu


entièrement partiellement
l’établissement l’établissement
Simple rez de Un seul niveau Toutes Structure SF 1/2h
chaussée catégories Planchers CF 1/2h
Plancher bas du Différence de 2 Structure SF 1/2h
niveau le plus haut hauteur entre les 3 Planchers CF 1/2h
accessible aux SP à niveaux extrèmes 4
moins de 8 m est inférieure à 8 m
1 Structure SF 1h
Planchers CF 1h
Plancher bas du Différence de 2 Structure SF 1h
niveau le plus haut hauteur entre les 3 Planchers CF 1h
accessible aux SP niveaux extrèmes 4
de 8m à 28 m est supérieure à 8
m 1 Structure SF 1h1/2
Planchers CF 1h1/2

Cas particulier

Les plafonds suspendus : ils ne sont pris en compte pour le calcul de la résistance
au feu des planchers que dans les cas suivants :
- ils n’ont pas à être soumis à un démontage fréquent ;
- ils ne sont pas démontables sur une simple poussée ou pression ;
- Ils n’abrite pas dans le plénum ( espace entre plancher haut et plafond
suspendu) un potentiel calorifique important.

Les bâtiments à occupations multiples :

TIERS

CF°y (CO 9)
TIERS

SF°y
ERP

CF°x (3 h maximum)
ERP

TIERS

SF°x
TIERS

- 36 -
Traversée des locaux à risques particuliers :
Lorsque les structures porteuses traversent un local à risque particulier, la stabilité
au feu de celle-ci doit être au moins égale au degré coupe-feu de ce local ( 1 heure
pour les locaux à risques moyens, 2 heures pour les locaux à risques important).

Planchers sur vide-sanitaire


Cas général : CF°1/2h
Cas particulier : CF°0 si
 bâtiment à simple rez de chaussée
 bâtiment à étage :
 vide sanitaire non-accessible
 matériaux isolation et conduits : M0 ou M1

Structure de toiture
Le comportement au feu doit répondre aux exigence suivantes :
SF°1/2h si :
 l’établissement occupe le dernier niveau
 la toiture n’est pas accessible au public
 la ruine de la toiture ne risque pas de provoquer d’effondrement en
chaîne
 aucune stabilité au feu
 les conditions ci-dessus sont réalisées
 les matériaux utilisés sont M0 ou reconnu comme tel
 la structure de la toiture est incombustible
 La structure est visible
ou
 la structure est protégée par une installation de détection
automatique
ou
 la toiture est protégée par un écran de protecteur assurant un
SF°1/2 h à la structure

Bâtiments à simple rez de chaussée

Aucune stabilité au feu n’est imposée si :


 les matériaux utilisés sont M0 ou reconnus comme tel (bois de forte
section…)
 la structure de la toiture est incombustible
 La structure est visible
ou
 la structure est protégée par une installation de détection automatique
ou
 la structure est protégée par une installation d’extinction automatique à
eau.
Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables pour les locaux accueillant moins
de 50 personnes et ayant des sorties directement sur l’extérieur.
Par ailleurs, l’accueil du public au sous-sol peut-être admis exceptionnellement si il
peut être alerté et évacué facilement .

- 37 -
Bâtiments à 3 niveaux au plus.

Aucune stabilité au feu n’est imposée si :


 la hauteur du plancher bas du dernier niveau est inférieur à 8 m
 l’ERP est de 3ème ou 4ème catégorie
 l’ERP occupe tout le bâtiment
 pas de locaux à sommeil, pas de locaux à risques
 matériaux de construction M0
 panneaux de façade et isolation thermique M1
 Alarme type 1 si 2 étages ou 1 sous-sol
 Alarme type 2 sinon
Les dispositions sont interdites si l’effectif de personnes à mobilité réduite > au
seuil du GN8

Les Façades (art CO19 à CO22)

But : éviter la propagation du feu par les façades, ainsi que par les couvertures
faisant un angle inférieur à 30° avec la verticale et formant façade.

Les risques de propagation.

- 38 -
Les façades avec baies
La règle du C+D : c’est la création d’un obstacle au passage du feu d’un étage à
l’autre.

C+D> 1m si M< 80 MJ/kg


C+D> 1,3 m si M> 80 MJ/kg

D C

Elle est applicable à :


 bâtiments comportant des locaux à sommeil au dessus du 1er étage
 bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 m (PBDN +
8m) et si:
 sectorisation
 compartimentage
 planchers haut à risques important
 planchers d’isolement avec un tiers
C+D non appliquée, si l’ERP occupe la totalité du bâtiment avec EAI ou alarme de
type 1

Revêtement de façade :
M3 ou M2 si la règle du C+D n’est pas applicable à l’ensemble de la façade

Les façades sans baies

CF°A+CF°B =1/2 h si PBDN – 8m


CF°A+CF°B =1 h si PBDN + 8m

- 39 -
3.7- Les locaux à risques

3.7.1- Le classement :
Les locaux sont classés suivant les risques qu'ils présentent en :

RISQUES COURANTS

LOCAUX

MOYENS
RISQUES PARTICULIERS
IMPORTANTS

3.7.2- Les locaux à risques particuliers :

Ils doivent satisfaire aux conditions suivantes :

 Locaux à risques importants :


CF°2h

ouverture dans le
sens de la sortie

CF°2h CF°2h

CF°1h
Pas de communication directe
avec un local accessible
au public Public
Pas Public

porte munie d ’un ferme-porte


Sas avec portes ouvrant vers
l’intérieur(du sas)

- 40 -
Sont concernés
 les chaufferies d’une puissance  70 kW ;
 les locaux électriques haute tension ;
 les batteries d'accumulateurs ;
 les stockages divers ;
 les réceptacles de vide-ordures ;
 les locaux cités dans les arrêtés complémentaires ;
 etc.

 Locaux à risques moyens :


Peuvent être accessibles au public dans les conditions fixées par la réglementation.

CF°1h

CF°1h CF°1h

CF°1/2 h
porte munie d ’un
ferme-porte Public

3.7.3- LOCAUX A RISQUES COURANTS:

 Locaux à risques courants


Ce sont généralement les locaux accessibles au public. S'ils ne le sont pas, ils sont
soumis aux dispositions particulières de distribution intérieurs prévues dans les
solutions de conception.

 Logements du personnel :
Ils sont isolés des autres parties de l'établissement, par des parois verticales et des
blocs-portes présentant le même degré de résistance au feu que les locaux réservés
au sommeil.
Les dégagements sont indépendants de ceux réservés au public, ou si les
dégagements sont communs, ils seront équipés de blocs-portes coupe-feu de degré
une demi-heure, munis de ferme-porte.

- 41 -
3.8- Les solutions de conception
3.8.1- Généralité

Afin de limiter les risque de propagation du feu et des fumées à travers la


construction, les parois des locaux et des dégagements doivent posséder des degrés
de résistance au feu qui seront fonctions de la nature des locaux et du choix de la
conception.

3.8.2- Cloisonnement traditionnel

Degré de Parois séparatrices entre


stabilité au feu Locaux et Locaux classés à Locaux à risques
de la structure dégagements risques courants courants et locaux à
sommeil
Néant PF° 1/4h PF° 1/4h CF° 1/4h
1/2h CF° 1/2h PF° 1/2h CF° 1/2h
1h CF° 1h PF° 1/2h CF° 1h
1h30 CF° 1h PF° 1/2h CF° 1h

- Portes des cloisons : généralement pare-flammes de degré une demi-heure

- Circulations : recoupées tous les 25 à 30 mètres par des portes pare-flammes de


degré une demi-heure.

Locaux non
S > 300m²
accessible au
PF°1/2 public – Risques
courants
CF°1h Blocs portes : PF°1/2 CF°1h

SF°0
Locaux à sommeil
S < 300m²

Nota : le bâtiment ci-dessus doit avoir une SF°1h

- 42 -
3.8.3- Cloisonnement par secteur

l < 20m l < 20m

CF°1h

PF°1/2h L < 40m


PF°1/2h

CF°1h

1 baie accessible par secteur PF°1/2h si


Superficie du secteur > 300m²

Espace libre

Les conditions suivantes sont imposées :

 par étage, il y a autant de secteurs que d'escaliers normaux avec un


minimum de deux ;

 leur surface est inférieure à 800 m² et deux secteurs voisins doivent


posséder une surface équivalente ;

 aucune dimension n'est supérieure à 40 mètres ;

les secteurs sont isolés entre eux par des murs coupe-feu de degré une
heure et des blocs-portes en va-et-vient pare-flammes de degré une demi-
heure ;

 les établissements à risques particuliers sont équipés d'une extinction


automatique ;

 les établissements comportant des locaux à sommeil sont équipés d'un système
de détection automatique et d'une alarme de type 1 ;

- 43 -
 les dispositions particulières de chaque type précisent si les secteurs sont
autorisés comme mode de conception.

3.8.4- Compartiments

PF°x/2

Aucune exigence de
résistance au feu
PF°x

Circulation
protégée

CF°x
Circulation protégée

Les conditions suivantes sont imposées :

 il s'agit d'un volume à l'intérieur duquel aucune exigence de résistance au


feu des parois n'est imposée ;

 il existe au moins deux compartiments par niveau, mais un compartiment


peut s'étendre sur deux niveaux ;

 leur surface est déterminée dans les dispositions particulières ;

 les parois des compartiments ont un degré coupe-feu égal à celui de la


stabilité au feu du bâtiment avec un minimum d'une demi-heure ;

 les compartiments doivent être désenfumés ;

 il doit exister un dégagement de 2 unités de passage sur l'extérieur ou un


dégagement protégé dès que l'effectif du compartiment est supérieur à 100
personnes ;

 les dispositions particulières de chaque type précisent si les compartiments


sont autorisés comme mode de conception.

- 44 -
Exemple de 7 compartiments en coupe

- 45 -
3.8.5- La différence entre secteurs et compartiments

Domaines Secteurs Compartiments


Intérêt du choix autorisé Mesures compensatoires Mesures compensatoires à
- absence de réalisation de l’absence de parois
voie échelle classique résistantes au feu au sein
- à des difficultés d’un ensemble de locaux
opérationnelles pour des raisons
fonctionnelles
Desserte au moyen des Par espace libre Par voie échelle
échelles aériennes
Implantation A tous les niveaux Aux choix
Position A un même niveau Peut s’étendre sur 2
niveaux mais de surface
limitée
Nombre par niveau > 2 =nombre d’escaliers > 2
protégés
Distribution intérieure Cloisonnement traditionnel Libre
Parois périphérique (sauf CF°1h CF°=SF°x du bâtiment
façades) Avec un minimum de 1/2h
Nombre et dispositif 1 bloc-porte PF°1/2 2 dispositifs
d’intercommunication avec - bloc porte PF°x
la zone refuge voisine OU
- sas avec 2 portes PF°x/2
Surface < 800 m² En fonction du type
Circulations intérieures encloisonnées Matérialisées
Principaux moyens de Locaux à sommeil : Cf dispositions particulières
secours -SSI cat A
Etablissement à risques
particuliers : EAI
Autre établissement :
Cf dispositions particulières

- 46 -
3.9- Dégagements

3.9.1- Terminologie
Dégagement : On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le
cheminement d'évacuation des occupants : porte, sortie, issue, circulation
horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe, etc.

Il se définit comme suit :

Dégagement normal : Dégagement comptant dans le nombre minimal de


dégagements imposés.

Dégagement accessoire : Dégagement imposé lorsque exceptionnellement, les


dégagements normaux ne sont pas judicieusement répartis dans le local, l'étage, le
secteur, le compartiment ou l'établissement recevant du public.

Dégagement de secours : Dégagement qui, pour des raisons d'exploitation, n'est


pas utilisé en permanence par le public.

Dégagement supplémentaire : Dégagement en surnombre des dégagements


définis ci-dessus.

Circulation principale : Circulation horizontale assurant un cheminement direct vers


les escaliers, sorties ou issues.

Circulation secondaire : Circulation horizontale assurant un cheminement des


personnes vers les circulations principales.

Dégagement protégé : Dégagement dans lequel le public est à l'abri des flammes et
de la fumée, soit
 dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les parois ont
un degré minimum de résistance au feu imposé.

 dégagement ou rampe à l'air libre : dégagement protégé dont la paroi


donnant sur le vide de la façade comporte en permanence sur toute sa
longueur, des vides au moins égaux à la moitié de la surface totale de cette
paroi.

- 47 -
3.9.2- La conception des dégagements
Les dégagements sont réalisés de façon à :
 permettre une évacuation sûre et rapide de l'établissement en faisant
correspondre une circulation principale, à une sortie donnant sur l'extérieur ou
un dégagement protégé ;
 relier, par des circulations horizontales de 2 unités de passage :
 au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre-
elles ;

 dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux .


 limiter à 10 mètres maximum le débouché des culs-de-sac entre les portes
des locaux et les dégagements.

Nota : Les dégagements accessoires des E.R.P. de première, deuxième et troisième


catégories et les dégagements des établissements de quatrième catégorie peuvent
être communs avec les dégagements et sorties des locaux occupés par des tiers si
les dispositions particulières l’autorisent.

3.9.3- Les unités de passage :


Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnelle au
nombre total de personnes appelées à l'emprunter.

Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée «unité de passage»
(UP) de 0,60 mètres.

Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu'une ou deux unités de passage, la


largeur est respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de 1,20 m à 1,40 m.

1 UP 2UP 3UP

0,90 m 1,40 m 1,80 m


Aucune saillie, ni dépôt ne doit réduire la largeur réglementaire des dégagements.

- 48 -
3.9.4- Calcul des dégagements :
Les locaux, niveaux, secteurs et bâtiments doivent être desservis conformément au
tableau ci-après.

Le calcul de l'effectif à évacuer est déterminé par les dispositions des arrêtés
complémentaires, relatifs à chaque type auquel est ajouté l'effectif du personnel
empruntant les mêmes dégagements que le public.

A chaque niveau, l'effectif à prendre en compte est celui de son propre auquel on
ajoute l'effectif des niveaux supérieurs ou /et inférieurs au niveau d’évacuation.

EFFECTIF A NOMBRE DE SORTIES OU LARGEUR DES


ÉVACUER D'ESCALIERS(E) ET DÉGAGEMENTS DEGAGEMENTS
ACCESSOIRES
1 à 19 1 1 UP
Rez de chaussée : 2 1 dégagement : 1UP
Sous-sol : 2 1 dégagement accessoire
20 à 50 étage H < 8m  1 E 1 E : 1UP

H > 8m  1 E + 1 1 E : 1UP
dégagement accessoire 1 dégagement accessoire

51 à 100 2 2 dégagements d'une UP ou


1 dégagement de 2 UP+
1 dégagement accessoire

101 à 500 2 arrondir effectif à la centaine


sup
chiffre de la centaine + 1 =
nb UP

> 500 1 par fraction de 500 + 1 arrondir effectif à la centaine


sup
chiffre de la centaine = nb
UP

- 49 -
Exemples de calcul :

Nombre de sorties et d'unités de passage pour évacuer : 55 - 385 - 832 - 8 342


personnes.

 55 personnes :
nombre d'UP : 55 arrondi à 100 + 1 = 1+1 = 2 UP
nombre de sorties : 55 arrondi à 500/500 + 1 = 1+1 = 2 sorties

 385 personnes :
nombre d'UP :385 arrondi à 400/100 + 1 = 4+1 = 5 UP
nombre de sorties : 385 arrondi à 500/500 +1 = 1+1 = 2 sorties.

832 personnes :
nombre d'UP : 832 arrondi à 900 = 8+1 = 9 UP
nombre de sorties 832 arrondi à 1000/500 + 1 = 2+1 =3 sorties

8 342 personnes :
nombre d'UP : 8 342 arrondi à 8 400 = 84 UP
nombre de sorties 8 342 arrondi 8500/500 + 1 = 17+1 = 18 sorties.

3.9.5-Balisage

Les cheminements empruntés par le public pour l'évacuation de l'établissement sont


balisés par des indications bien lisibles, de jour et de nuit. Ces indications sont
placées de façon telle que, de tout point accessible au public, celui-ci en aperçoive
au moins une, même en cas d'affluence.

Ce balisage est généralement réalisé par des signaux (panneaux, blocs autonomes,
pancartes, etc) blancs sur fond vert.

3.9.6- Sorties et escaliers

[Link]-Répartition des sorties :

Les sorties réglementaires de l'établissement, des niveaux, des secteurs, des


compartiments et des locaux doivent être judicieusement réparties, dans le but
d'assurer l'évacuation rapide des occupants et d'éviter que plusieurs soient soumises
en même temps aux effets du sinistre.

La distance maximum que le public doit parcourir, en rez-de-chaussée à partir d'un


point quelconque d'un local pour atteindre une sortie donnant sur l'extérieur, ou un
dégagement protégé menant à l'extérieur ne peut excéder :
 50 mètres, si le choix existe entre plusieurs sorties ;
 30 mètres dans le cas contraire.

- 50 -
[Link]- La manœuvre des portes

 Les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou locaux


pouvant recevoir plus de 50 personnes, ainsi que les portes des sorties de secours,
doivent s'ouvrir dans le sens de la sortie.
Il en est de même pour les portes des escaliers.

 En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s'ouvrir de l'intérieur par
simple poussée ou par la manœuvre facile du dispositif d'ouverture.
Si ce dispositif est une barre anti-panique, celle-ci doit être conforme aux normes
françaises.

 A l'exception de celles pouvant se développer contre la paroi, toutes les portes


sont disposées de manière à ne former aucune saillie dans le dégagement.

 Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les deux
sens pour gagner une sortie vers l'extérieur, s'ouvrent obligatoirement en va-et-vient.
Elles doivent comporter une partie vitrée à hauteur de vue.

 Les portes des locaux en cul-de-sac sont signalées par une inscription «sans
issue» non lumineuse et pour laquelle la couleur verte est interdite.

Circulation

[Link]- Les portes coupe-feu à fermeture automatique :

Les portes résistantes au feu et qui pour des raisons d'exploitation sont maintenues
ouvertes, sont à fermeture automatique et répondent aux dispositions suivantes :

 comporter sur la face apparente, en position d'ouverture, une plaque


signalétique bien visible, portant en lettres blanches sur fond rouge ou vice-
versa, la mention «porte coupe-feu - ne mettez pas d'obstacle à la
fermeture» ;

 être équipées d'un ferme-porte conforme aux normes françaises ;


ou

- 51 -
 être maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture en
cas de sinistre.

La fermeture de chaque porte est commandée manuellement et :


 soit par un asservissement à une installation fixe de détection automatique,
si elle existe ;

 soit par un détecteur autonome-déclencheur sensible aux fumées et gaz de


combustion ;

 soit par asservissement à un système d'alarme.

[Link]- La répartition des escaliers :

 Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement répartis de manière à en


desservir toutes les parties de l’établissement et à diriger rapidement les occupants
vers les sorties sur l'extérieur.

Ils peuvent être :

Non protégés

Encloisonnés
Escaliers
Protégés
A l’air libre

 La distance maximum que le public doit parcourir, en étage ou en sous-sol, ne


peut excéder :
 40 mètres pour gagner un escalier protégé ou une circulation horizontale
protégée (ou 30 mètres pour gagner un de ces dégagements si on se trouve
dans une partie de l'établissement formant cul-de-sac) ;

 30 mètres pour gagner un escalier non protégé.

 10 mètres pour arriver au débouche d’un cul de sac

 Le débouché, au niveau du rez-de-chaussée, d'un escalier encloisonné,


s'effectue :
 soit directement sur l'extérieur ;

- 52 -
 soit à proximité d'une sortie ou d'un dégagement protégé donnant sur
l'extérieur dans ce cas la distance depuis le débouché doit être inférieure à 20
mètres.

 Les escaliers desservant les étages sont continus jusqu'au niveau permettant
l'évacuation sur l'extérieur.
Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux desservant
les sous-sols est interrompu de façon que :
la fumée provenant des sous-sols ne puisse envahir les étages supérieurs et
que le public ne descende pas au sous-sol en cas d’évacuation

[Link]- Escaliers et ascenseurs encloisonnés

 L'encloisonnement d'un escalier ou d'un ascenseur est constitué par une cage
continue jusqu'au niveau d'évacuation vers l'extérieur. Les volumes
d’encloisonnement de l’ascenseur et de l’escalier ne peuvent pas être communs .
Le volume d'encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne peut être en
communication directe avec celui des escaliers desservant les étages.
L'escalier encloisonné est maintenu à l'abri des fumées ou désenfumé.

 Les parois d'encloisonnement ont un degré coupe-feu égal au degré de stabilité


au feu de la structure du bâtiment.

 L'escalier ne comporte qu'un seul accès par niveau.


Les blocs-portes de la cage d'escalier sont pare-flammes de degré une demi-heure
et munis de ferme-portes.
Les blocs-portes de la cage d'ascenseur sont coupe-feu de degré un quart d'heure
ou pare-flammes de degré une demi-heure.

 Le volume d'encloisonnement ne comporte aucun conduit présentant des risques


d'incendie ou d'enfumage à l'exception des canalisations électriques propres à
l'escalier.
En outre, ce volume ne doit donner accès à aucun local annexe (sanitaire, dépôt,
etc).

ESCALIER ENCLOISONNÉ

Parois CF°= stabilité au


feu du bâtiment

- 53 -
[Link]- Escalier et ascenseur à l’air libre

Un escalier ou une cage d'ascenseur à l'air libre a au moins une de ses faces
ouvertes sur l'extérieur les autres parois et les portes d'accès, répondant aux
dispositions prévues pour les escaliers et ascenseurs encloisonnés.

[Link]- Escaliers droits

Les escaliers droits destinés à la circulation du public sont établis de manière à ce


que les marches répondent aux règles de l’art et que les volées comportent 25
marches.
La hauteur des marches est comprise entre 13 et 17 cm
Les paliers ont une largeur au moins égale à celle des escaliers.

[Link]- Escaliers tournants

Ils doivent être à balancement continu, sans autre palier que ceux desservant les
étages.

[Link]- Récapitulatif des distances maximales à parcourir

Partie d’établissement ne formant pas cul de sac en étage ou en sous-sol.

Escaliers protégés : d1 ou d2 < 40 m

d1 d2

Escaliers non protégés : d1 ou d2 < 30 m

d1 d2

- 54 -
Partie d’établissement formant cul de sac

Escaliers protégés ou non : a + b < 30 m et b < 10m

a
b

Au rez de chaussée la distance maximale à parcourir :


Pour atteindre 1 sortie seule = 30m
Si le choix existe entre plusieurs sorties = 50 m
Les aménagements intérieurs
But : imposer une certaine réaction minimale au feu aux revêtements, de la
décoration et du mobilier pour éviter le développement rapide du sinistre afin
d’optimiser l’évacuation du public.

Les aménagements fixes


M0

Bourrage
M3

5 cm max

M1 M1
M2 M1
M4 M3
5 cm
Recoupement M3 5 cm max
M3

Escalier
M2 encloisonné
Tasseau

Bourrage - 55 -

M0
M3 ou M4 sans gouttes
S < 25 % Ssol

M1 M0 M1
M0

M1
M1
M1 M3 : éléments suspendus
M2 : éléments suspendus M2
S < 25 % S plafond S < 25 % S plafond

M3 M4

Escalier encloisonné Autres locaux

Le gros mobilier

M3
Fixés ou difficilement
déplaçables

Les sièges
Enveloppe
Composition :
M2

Bourrage M4

Structure
M3

- 56 -
Chaque siège
fixé au sol
Ou
rendu solidaire
par rangée
chaque rangée fixée
au sol ou aux parois

Ou 8 sièges 16 sièges 8 sièges


rendu solidaire maximum maximum maximum
par rangé entre parois entre 2 entre parois
chaque rangé reliée et circulation circulations et circulation
de façon rigide
aux rangées voisines

Les éléments de décoration flottants

Objets légers de
décoration dans les
dégagements et
locaux : M1 si S > 0,5

PUB PUB
M1 si S > 0,5m²
M1 si S > 0,5m²
Eléments en relief : M2 si S > 20% de la superficie totale des parois
Elément en relief : M2

Dégagement protégé locaux et autres


dégagements

- 57 -
Les arbres de noël

Pour une courte durée Décoration M4

Interdit

Moyens d ’extinction à
proximité

- 58 -
Chapitre 4 :

Les bâtiments
d’habitation

- 59 -
4.1- Les principes de sécurité

Le règlement de sécurité fixe le principe de base qui impose de pouvoir assurer


l'évacuation des occupants par l'un des moyens suivants :

 échelles à coulisses des sapeurs-pompiers par les baies accessibles à


moins de 8 m du sol ;

 escaliers encloisonné en cas de logements non accessibles aux échelles à


coulisse (plancher bas du dernier niveau supérieur à 8 mètres).

4.2- La procédure
La Commission Communale de Sécurité n'est pas compétente en matière de
bâtiments d'habitation.

Aucun contrôle à priori n’est obligatoire dans le cadre de la procédure du


permis de construire. Il est toutefois vivement recommandé de consulter le Service
prévention de la Direction Départementale des Services d'Incendie et de Secours.

Cette consultation est systématique pour les dossiers instruits par la Direction
Départementale de l'équipement de l’Essonne.

4.3- Les bâtiments assujettis


Constituent des bâtiments d'habitation en matière de sécurité incendie :

 les bâtiments ou parties de bâtiments abritant un ou plusieurs logements ;


 les logements-foyers ;
 l'habitat de loisirs à gestion collective ;
 les locaux destinés à la vie professionnelle (cabinets médicaux,
dentaires…suivant l’effectif du public ) ;
 les dépendances du domicile familial.

4.4- Le classement

6.4.1- Les bâtiments de 1ère famille

Isolées Jumelées En bande


R+1 R+1 R+0 maximum
maximum maximum - 60 -
En bande à structure indépendante
R+1 maximum
4.4.2- Les bâtiments de 2ème famille individuelle

Isolées Jumelées En bande à structure non


R+2 minimum R+2 minimum indépendante R+1 maximum

En bande à structure indépendante ( R+2 minimum)

- 61 -
4.4.3- Les bâtiments de 2ème famille collective

R+3 maximum
Le 4ème étage est admis si l’accès et
une pièce principale est au 3ème (duplex)

3 3

2 2
Si h>8m
1 1

R R

Escalier encloisonné

4.4.4- Les bâtiments de 3ème famille A

Le 8ème étage est admis si l’accès et


une pièce principale est au 7ème

R+7
au plus
7
logement 6

D=7 m D 5
H<28 m
au plus D 4
logement 3
2 Accès escalier directement
1 atteint par une voie échelle

- 62 -
4.4.5- Les bâtiments de 3ème famille B

Le n+1ème étage est admis si l’accès et


Le Perpendiculaire ou parallèle
classement en 3ème B si
une pièce principale est au nème
 soit >R+7
 soit D>7m
n  soit accès de l ’escalier non
atteint par la voie échelle
logemen
t D
D
H<28 m
logement

2
1
R
L =50m au plus

6.4.6- Les bâtiments de 4ème famille


Le n+1ème étage est admis si l’accès et une pièce principale
est au nième et le plancher bas est à 50 m au plus

28 m< h< 50 m

2
1
R

Voie engin à 50 m au plus

- 63 -
L‘établissement sera classé en IGH si il contient d’autres locaux sauf :
ERP type N :
 500 personnes au plus
 2 derniers niveaux
 aucune communication avec l ’immeuble
 2 escaliers protégés de 2 UP
Activité professionnelle :
 intégrée au logement

6.5- Les mesures de sauvegarde


6.5.1 – Les bâtiments de 2ème famille collective

 Accessibilité de tous les niveaux PAR l’échelle à coulisse ( - 8 mètres) ;


ou
 Escalier encloisonné avec un exutoire commandé au rez-de-chaussée.

6.5.2 – Les bâtiments de 3ème famille

 Escalier encloisonné avec un exutoire commandé au rez-de-chaussée

6.5.3 – Les bâtiments de 3ème famille B et de la 4ème famille

 Escalier encloisonné avec un exutoire commandé au rez-de-chaussée ;


 Désenfumage des circulations horizontales asservi à une détection automatique

6.5.4 – Autres moyens de secours

 Colonne sèche pour tout bâtiment supérieur à R+7.

- 64 -
Chapitre 5 :

Les immeubles de grande


hauteur

- 65 -
7.1- Définition

Constitue un I.G.H., tout bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau accessible
aux occupants par rapport au niveau d'accès des secours est situé :

 à plus de 50 mètres pour les immeubles d'habitation ;

 à plus de 28 mètres pour les autres immeubles.

7.2- Classement
Les immeubles de grande hauteur sont classés comme suit :

G.H.A. : immeubles à usage d'habitation


G.H.O. : immeubles à usage d'hôtel ;

G.H.R. : immeubles à usage d'enseignement;

G.H.S. : immeubles à usage de dépôts d'archives

G.H.U. : immeubles à usage sanitaire ;

G.H.W1 : immeubles à usage de bureaux dont la hauteur du plancher bas du dernier

niveau est comprise entre 28 et 50 m par rapport au niveau d’accès des secours

G.H.W2 : immeubles à usage de bureaux dont la hauteur du plancher bas du dernier

niveau est supérieure à 50 m par rapport au niveau d’accès des secours

G. H. Z. : immeubles à usage mixte

- 66 -
7.3- Les règles d’implantation

Isolement du

IGH
voisinage : Au niveau et à proximité
- volume de de l’accès des secours
protection de 8 m
ou
- Façade CF 2h
PCS

30 mètres au plus entre la


sortie et la VP accessible
aux engins de secours

CSP à moins de 3 km

- 67 -
7.4 Les principes de sécurité

L’évacuation générale du bâtiment en cas de sinistre étant impossible, il est procédé


à des évacuations partielles par niveau (niveau sinistré, inférieur et supérieur).

Pour ce faire, la réglementation I.G.H. est basée sur plusieurs principes :

 Compartiments avec parois et planchers coupe-feu 2 h ;

 Limitation des matériaux combustibles ;


 Evacuation par 2 escaliers au moins ;

 Présence d'une source électrique autonome ;

 Présence d'un système d'alarme et de moyens d'extinction ;

 Fonctionnement des ascenseurs dans les niveaux non-sinistrés ;

 Présence d'un système permettant l'évacuation de la fumée directement


sur l'extérieur ;

 Communication entre compartiments assurée par des sas étanches aux


fumées et désenfumables ;

 Création d'un volume de protection autour de l'immeuble ;

 Présence d'une équipe de sécurité 24 / 24 h ;

 Présence à proximité d'un centre de secours principal .

- 68 -
7.5- La conception des niveaux

Escaliers sur faces opposées

Noyau central

Circulation

Locaux

- 69 -
7.6- Les activités interdites

 Installation classée ( sauf parc de stationnement couvert) ;

 Matières inflammables du 1er groupe ;

 Stockage et utilisation de tous combustibles liquides, solides ou gazeux ;

 Chaufferie intérieure sauf gaz en terrasse.

7.7- Le désenfumage

7.7.1- Objectif

 Permettre l’évacuation des fumées produites dans le compartiment ;

 Permettre l’évacuation rapide des occupants ;

 Faciliter l’intervention des secours ;

 Eviter la propagation dans les escaliers et les autres compartiments.

7.7.2- Fonctionnement

 Automatique dans le compartiment sinistré (détection) ;

 Manuel dans les autres compartiments.

- 70 -
7.7.3- Solution A

C’est l’une des 2 techniques de désenfumage des IGH. Elle permet de mettre en
place un gradient de pression décroissant entre l’escalier encloisonné, le sas, et le
niveau :

Extraction Sas Extraction niveau

Soufflage
Escalier
Soufflage Sas
Soufflage niveau

Gradient de pression

- 71 -
7.7.4- Solution B

La solution B utilise le principe du transfert entre le sas et la circulation pour réaliser


le gradient de pression. Il réduit le nombre de ventilateurs et donc le coût.
Extraction niveau

Soufflage
Escalier

Soufflage Sas

Gradient de pression

- 72 -
7.7.5- Le désenfumage de secours (naturel)

Il est mis en œuvre en cas de dysfonctionnement de l’installation de désenfumage


principale.

Il sera réalisé dans :

les circulations :
 4 ouvrants en façade ;
 Surface unitaire 1 m² ;
 Sur des façades opposées ;
 Situé dans des locaux proches des dégagements ;
 Manœuvré uniquement par SP.
Les escaliers :
 Exutoire 1 m² ;
 Ouverture manuelle ou télécommandée du PCS ;
 Manœuvré uniquement par SP.

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BIBLIOGRAPHIE

 Prévention du feu dans le projet de batiment (RENE-BAYAN)

 Aid-mémoire d‘équipement du batiment (Benjamin -boulet)

 Cour MDC (Mr GHOMARI)

 lntemet: [Link] recherche: prévention contre l'incendie

 Secteur de prévention de Tlemcen (ERRIADE)

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