Prévention des Incendies dans les Bâtiments
Prévention des Incendies dans les Bâtiments
DEPARTEMENT ARCHITECTURE
I- INTRODUCTION:
Le feu est un phénoméne qui occasionne chaque année des pertes importantes
Les causes des incendies sont trés diverses, de l'imprudance au court cercuit.
ensemble d'exigences portant sur la conception des batiments et sur le choix des
-2-
er
Chapitre 1 :
Présentation de la
prévention
-3-
1.1-Définitions
L’action rapide, efficace et sécurisée dans les meilleures conditions de sécurité des
sapeurs-pompiers est une priorité absolue.
-4-
1.3-Les principes de la prévention
-5-
L'embrasement généralisé d'un local correspond un régime stationnaire de
combustion, qui ne dépend plus que de la quantité de combustible et de la
dimension des ouvertures. Tous les matériaux thermo dégradables présents
entrent en combustion. Les flux thermiques et les débits énergétiques engendrés
deviennent dangereux pour 1'environnement du local sinistré, à la fois pour les
personnes et pour les biens matériels.
-6-
Pour 1'ensemble des ouvrages en béton armé, certaines règles constructives
générales facilitent la conception de structures aptes à satisfaire les critères
d'exigence de résistance au feu et leur confèrent des degrés coupe-feu et stables
au feu largement supérieurs aux exigences de la plupart des bâtiments.
Les joints de dilatation conçus pour s'opposer au passage des flammes et des
gaz doivent tenir compte des variations dimensionnelles provoquées par
1'é1évation de température en cas d'incendie.
-7-
Règles simples concernant les poteaux :
-8-
L'évolution des températures à l'intérieur d'un é1ément en béton, en fonction du
temps, de 1'exposition au feu et de sa section, conduit à préconiser des sections
de poteaux croissant avec la durée de résistance au feu envisagée. On constate
qu'avec des sections usuelles 20 x 20 cm, les poteaux exposés au feu sur une
face sont stables au feu pendant trois heures, ce qui est largement supérieur aux
exigences des bâtiments d'habitation (toutes familles) et de la plupart des autres
bâtiments.
Résistance au feu 1/2h 1h 1h 1/2 2h 3h 4h
Poteaux exposée au 15 20 24 30 36 45
feu sur les 4 faces
Poteau exposé au 10 12 14 16 20 26
feu sur 1 face
Comportement au feu du béton haute résistance
Le béton haute résistance (BHR) est devenu une solution de remplacement
attrayante du béton à résistance normale traditionnel (BRN), grâce à de meilleures
caractéristiques (plus grande résistance, faible porosité et plus grande durabilité).
-9-
Pour les dalles isostatiques de planchers, dont les armatures au niveau des
appuis sont prévus pour équilibrer les moments de flexion, 1'épaisseur cumulée
de la dalle et de la chape doit respecter les valeurs suivantes.
Duré de résistance 1/2h 1h 1h 1/2 2h 3h 4h
au feu
Epaisseur min(cm) 6 7 9 11 15 17.5
- 10 -
- Comportement des matériaux au feu
a) Métaux
- Les temperatures peuvent atteindre 1300'C dans les grands incendies,
ce qui correspond 'a la temperature de fusion de la plupart des M étaux
:étain 232°C, plomb 327°C, zinc 419°C, aluminium 660°C, cuivre
1080°C, acier 1300°C à 1400°C, fonte 1350°C 'a 1450)C. De plus, les
Métaux subissent des déformations du A la dilatation avant d'atteindre la
fusion. A partir de 400°C, le fer perd sa resistance mécanique ; il en est
de même des autre métaux, à des temperatures inférieures, de
I'aluminium en particulier, qui ne peut servir dans les elements porteurs.
La fonte se comporte mieux que I'acier, mais il existe un danger de
rupture à la suite d'un refroidissement brusque par arrosage des lances
combattant un incendie. Le zinc a le grave incovénient de bruler vers
3000C°.
b) Briques
- Elle resistant bien au feu, mais en général les murs de briques
comportent des elements : chainages en fer, pans de bois, qui peuvent
compromettre leur tenue.
c) Pierres
- leur resistance est bonne, mais elles subissent des modifications :
ecaillge des surfaces, transformation du calcaire en chaux.
d) Bétons
-La resistance depend du ciment employé. il se produit une
désydratation du ciment qui diminue la resistance du béton. Les
ciments alumineux donnent des bétons réfractaires resistant trés bien.
dans le béton armé, il faut que les armatures secondaires soient
parfaitement enrobées et protégées : 3 cm pour les armatures
secondaires, 4/5 cm pour les artnaturs principales.
e) Platre
- 11 supporte les hautes temperatures d'un incendie, mais par dilatation
et déshydratation, 1'enduit peut se décoller de son support il ya intêret à
le fixer sur une armature fixé elle-même au support.
f) Verre
- La temperature du fusion est de 800°C, mais le matériau se déforme
vers 650°C. en réalite, le verre éclate le plus souvent sous la pression
des gaz qui se dégagent dans un local clos au début d'un incendie. 11 se
produit un appel d'air de 1'extdrieur, ce qui contrébue à activer le
sinistre.
- 11 -
g) Matériaux d'itanchéite
- Le bitume et le goudron sont combustubles, surtou lorsqu'il s'agit
d'enduits impregnant des feutres. Le mastic d'asphalte est pratiquement
incomustible, mais sa fusion est à craindre.
h) Amiante et amiante-ciment
- L'arniante résiste aux hautes temperatures. Par contre, I'amiante-
ciment se brise rapidement par déshydratation du ciment.
- 12 -
Chapitre 2 :
Le comportement au feu
des matériaux
- 13 -
3.1- Généralités
- 14 -
3.2- La réaction au feu
Définition :
Classification :
Les matériaux sont classés en 5 catégories :
- 15 -
Les essais :
Le classement des matériaux est obtenu à partir d’essais réalisés par des
laboratoires agréés. A l’issu, chaque produit testé reçoit un procès-verbal de
classement.
Il existe des essais principaux et des essais complémentaires :
- 16 -
3.3- La résistance au feu
3.3.1- Définition :
C’est le temps pendant lequel les matériaux de construction vont jouer le rôle
qui leur est dévolu malgré l’action de l’incendie.
1400
Evolution de la température
1200
1000
800
600
400
200
0
0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 330 360
Temps
Les essais sont réalisés dans des fours (poteaux) ou devant des fours (murs,
cloisons, portes, planchers…)
- 17 -
3.3.3- La classification :
La résitance au feu est en fonction :
de la résistance :
- La stabilité au feu
Résistance à la charge
- Le pare-flamme
Résistance à la charge
Gaz
Flamme
Chaleur
- 18 -
- Le coupe-feu
Résistance à la charge
Gaz
inflammab
le Flamme
Chaleur
CFx
CFa+CFb=CFx
CFa CFb
- 19 -
Pour obtenir le coupe-feu de traversé CFx, il suffit d’additionner le temps réel que
met le feu à pénétrer dans la gaine (CFa) avec le temps que met le feu situé dans la
gaine pour en ressortir (CFb).
Les couvertures
Les essais sont effectués dans une construction à 2 niveaux : LERIP 2 ( local
expérimental pour incendie réel à 2 niveaux ) .
Après avoir installé la façade dans les conditions normales, l’essai permet de
déterminer l’indice C représentant la distance verticale minimum entre 2 parties non
détruites situées de part et d’autre du planchers.
Cette donnée est une des composantes du C+D exprimée en mètres.
Divers
- 20 -
Chapitre 3 :
Les établissements
recevant du public
- 21 -
La réglementation contre les risques d’incendie et de panique s’est développée suite
à des sinistres qui ont marqués l’opinion publique :
- le magasin des « Nouvelles Galeries » (1938) : décret du 7 février 1941
- Cinéma à Rueil Malmaison (1947) : décret du 13 août 1954
- Dancing de St Laurent du Pont (1970) : décret du 31 octobre 1973
- CES Edouard Pailleron à Paris (1973) : décret du 31 octobre 1973
- 22 -
3.1- Définitions
Est considérée comme faisant partie du public toute personne admise dans un
établissement recevant du public à quelque titre que ce soit en plus du
personnel. (Art. R123.2 Code Construction Habitation).
- 23 -
3.2- CL.I.C.D.V.E.C.R.M.
L'étude des dangers potentiels d'un établissement débouche sur l'analyse du risque,
qui est une sorte de tableau de bord établi lors d'une visite approfondie grâce à un
schéma précis (C.L.I.C.D.V.E.C.R.M.).
déceler tout ce qui peut être à l'origine d'un feu, d'une explosion ou de la
panique, rechercher les éléments favorisant la propagation d'un sinistre ;
- 24 -
Risques spéciaux : ils sont liés à l'exploitation et doivent faire l’objet d'une étude
très précise.
Le bilan de la visite doit déboucher sur plusieurs solutions pour remédier aux défauts
constatés, la solution retenue étant souvent celle qui permet de répondre aux
exigences réglementaires à un moindre coût.
- 25 -
3.3.2- En catégories, selon l'effectif du public reçu
1ère catégorie : plus de 1500 personnes
2ème catégorie : de 701 à 1500 personnes
3ème catégorie : de 301 à 700 personnes
4ème catégorie : du seuil à 300 personnes.
- 26 -
3.3.3- Comment classer un établissement ?
Groupement
d’établissements
OUI NON
SEUIL
Une des
exploitation est-
N public<seuil N public>seuil
elle du 1er Groupe
OUI NO
N
Effectif =
Effectif public :
personnel+public
S/Sol> 50p
Etage> 100p Effectif =
Total >200 p personnel+public
5ème catégorie
OUI NON
1ère à 4ème
Effectif = catégories
5ème
personnel+ catégorie
public
- 27 -
3.5- Implantation (articles CO)
3.5.1-Généralité .
Afin de permettre, en cas de sinistre :
l'évacuation du public ;
l'intervention des secours ;
la limitation de la propagation de l'incendie ;
les établissements doivent être construits selon les dispositions ci-après, un choix
étant laissé aux concepteurs entre :
cloisonnement traditionnel ;
création de secteurs ;
création de compartiments.
La desserte des bâtiments sera réalisée :
soit par des voies engins et voies échelles;
soit par des espaces libres.
Stationnement
ment
VOIE
- 28 -
Définition d’une voie engin
Il s'agit de la voie utilisable par les engins de secours (FPT par exemple).
R 11m minimum
90 KN 40KN
= surcharge de 130KN
L 3 m minimum
L 3 m minimum
R 11m minimum
H>3,3+0,2 m
L 3 m minimum
P< 15% maximum
Surlargeur
S=15/R
si R<50m
l=4m
L=10m
P< 10%
maximum
R , résistance au poinçonnement
= 100 KN sur diamètre de 20 cm
L = 4m
minimum
- 29 -
3.5.3- Caractéristiques des espaces libres
Les espaces libres sont des surfaces accessibles aux secours et possédant les
caractéristiques minimales suivantes :
H
2 baies accessibles
à l ’échelle aérienne
Si H<8m : L=1,8m minimum
Si H>8m : L=3m minimum
d d<60m
Ces espaces libres peuvent être soient des cours, soient des voies permettant
d'accéder :
à des façades ;
à des baies ;
à des compartiments.
Cas des secteurs (art. CO 24) : accès des échelles aériennes ( espace libre)
avec 1 baie accessible par secteur
Secteur
1
H > 8m
Secteur
2
- 30 -
3.5.4- Choix de la desserte des bâtiments
Définitions :
Hauteur «h» du
plancher h < 8m 8m <h< 28m
bas du dernier niveau
accessible au public
Cas général Cloisonnement traditionnel Cloisonnement traditionnel
Voie engin ou espace libre Voie échelle
- 31 -
3.5.5- Isolement par rapport au tiers
[Link]-Généralité
Un établissement recevant du public doit être isolé de tout bâtiment ou local occupé
par des tiers, afin d'éviter qu'un incendie ne puisse se propager rapidement de l'un à
l'autre.
Ou PF°1h et 8 m si
PF°1h bâtiments à risque particulier
1m PF°1/2h
Tiers 4m
Tiers
ou
ERP ERP
CF° 2h ou 3h
- 32 -
CF° 2h PF°1/2h ou 1 h et 8 m si
établissement à risques
ERP 4m Tiers
8m PF° 2h
Tiers ERP
ou
CF° 2h ou 3h
CF° 2h ou 3h
Cas du dièdre :
PF°1/2h
2m
ERP Tiers
<135°
ERP Tiers
PF°1/2h
D<8m
- 33 -
Nota : La façade devient coupe-feu de degré une heure, s'il existe des locaux à
sommeil au-dessus du premier étage.
CF° 1h
Risque courant
H 8m
ERP ou
Tiers CF° 2h
Risque particulier
ERP ou
Tiers
CF° 2h
Risque courant
H>8m
CF° 3h
Risque particulier
- 34 -
3.6- Construction
3.6.1- Généralités :
Afin de limiter la propagation du feu et des fumées à travers la construction, les
parois des locaux et des dégagements doivent posséder des degrés de résistance
au feu.
But :
- préserver le stabilité de l’édifice malgré l’action de l’incendie ;
- s’opposer à la propagation du sinistre pendant le temps nécessaire à
l’évacuation ;
- Permettre une intervention efficace des secours.
- 35 -
Règles générales
Cas particulier
Les plafonds suspendus : ils ne sont pris en compte pour le calcul de la résistance
au feu des planchers que dans les cas suivants :
- ils n’ont pas à être soumis à un démontage fréquent ;
- ils ne sont pas démontables sur une simple poussée ou pression ;
- Ils n’abrite pas dans le plénum ( espace entre plancher haut et plafond
suspendu) un potentiel calorifique important.
TIERS
CF°y (CO 9)
TIERS
SF°y
ERP
CF°x (3 h maximum)
ERP
TIERS
SF°x
TIERS
- 36 -
Traversée des locaux à risques particuliers :
Lorsque les structures porteuses traversent un local à risque particulier, la stabilité
au feu de celle-ci doit être au moins égale au degré coupe-feu de ce local ( 1 heure
pour les locaux à risques moyens, 2 heures pour les locaux à risques important).
Structure de toiture
Le comportement au feu doit répondre aux exigence suivantes :
SF°1/2h si :
l’établissement occupe le dernier niveau
la toiture n’est pas accessible au public
la ruine de la toiture ne risque pas de provoquer d’effondrement en
chaîne
aucune stabilité au feu
les conditions ci-dessus sont réalisées
les matériaux utilisés sont M0 ou reconnu comme tel
la structure de la toiture est incombustible
La structure est visible
ou
la structure est protégée par une installation de détection
automatique
ou
la toiture est protégée par un écran de protecteur assurant un
SF°1/2 h à la structure
- 37 -
Bâtiments à 3 niveaux au plus.
But : éviter la propagation du feu par les façades, ainsi que par les couvertures
faisant un angle inférieur à 30° avec la verticale et formant façade.
- 38 -
Les façades avec baies
La règle du C+D : c’est la création d’un obstacle au passage du feu d’un étage à
l’autre.
D C
Revêtement de façade :
M3 ou M2 si la règle du C+D n’est pas applicable à l’ensemble de la façade
- 39 -
3.7- Les locaux à risques
3.7.1- Le classement :
Les locaux sont classés suivant les risques qu'ils présentent en :
RISQUES COURANTS
LOCAUX
MOYENS
RISQUES PARTICULIERS
IMPORTANTS
ouverture dans le
sens de la sortie
CF°2h CF°2h
CF°1h
Pas de communication directe
avec un local accessible
au public Public
Pas Public
- 40 -
Sont concernés
les chaufferies d’une puissance 70 kW ;
les locaux électriques haute tension ;
les batteries d'accumulateurs ;
les stockages divers ;
les réceptacles de vide-ordures ;
les locaux cités dans les arrêtés complémentaires ;
etc.
CF°1h
CF°1h CF°1h
CF°1/2 h
porte munie d ’un
ferme-porte Public
Logements du personnel :
Ils sont isolés des autres parties de l'établissement, par des parois verticales et des
blocs-portes présentant le même degré de résistance au feu que les locaux réservés
au sommeil.
Les dégagements sont indépendants de ceux réservés au public, ou si les
dégagements sont communs, ils seront équipés de blocs-portes coupe-feu de degré
une demi-heure, munis de ferme-porte.
- 41 -
3.8- Les solutions de conception
3.8.1- Généralité
Locaux non
S > 300m²
accessible au
PF°1/2 public – Risques
courants
CF°1h Blocs portes : PF°1/2 CF°1h
SF°0
Locaux à sommeil
S < 300m²
- 42 -
3.8.3- Cloisonnement par secteur
CF°1h
CF°1h
Espace libre
les secteurs sont isolés entre eux par des murs coupe-feu de degré une
heure et des blocs-portes en va-et-vient pare-flammes de degré une demi-
heure ;
les établissements comportant des locaux à sommeil sont équipés d'un système
de détection automatique et d'une alarme de type 1 ;
- 43 -
les dispositions particulières de chaque type précisent si les secteurs sont
autorisés comme mode de conception.
3.8.4- Compartiments
PF°x/2
Aucune exigence de
résistance au feu
PF°x
Circulation
protégée
CF°x
Circulation protégée
- 44 -
Exemple de 7 compartiments en coupe
- 45 -
3.8.5- La différence entre secteurs et compartiments
- 46 -
3.9- Dégagements
3.9.1- Terminologie
Dégagement : On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le
cheminement d'évacuation des occupants : porte, sortie, issue, circulation
horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe, etc.
Dégagement protégé : Dégagement dans lequel le public est à l'abri des flammes et
de la fumée, soit
dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les parois ont
un degré minimum de résistance au feu imposé.
- 47 -
3.9.2- La conception des dégagements
Les dégagements sont réalisés de façon à :
permettre une évacuation sûre et rapide de l'établissement en faisant
correspondre une circulation principale, à une sortie donnant sur l'extérieur ou
un dégagement protégé ;
relier, par des circulations horizontales de 2 unités de passage :
au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre-
elles ;
Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée «unité de passage»
(UP) de 0,60 mètres.
1 UP 2UP 3UP
- 48 -
3.9.4- Calcul des dégagements :
Les locaux, niveaux, secteurs et bâtiments doivent être desservis conformément au
tableau ci-après.
Le calcul de l'effectif à évacuer est déterminé par les dispositions des arrêtés
complémentaires, relatifs à chaque type auquel est ajouté l'effectif du personnel
empruntant les mêmes dégagements que le public.
A chaque niveau, l'effectif à prendre en compte est celui de son propre auquel on
ajoute l'effectif des niveaux supérieurs ou /et inférieurs au niveau d’évacuation.
H > 8m 1 E + 1 1 E : 1UP
dégagement accessoire 1 dégagement accessoire
- 49 -
Exemples de calcul :
55 personnes :
nombre d'UP : 55 arrondi à 100 + 1 = 1+1 = 2 UP
nombre de sorties : 55 arrondi à 500/500 + 1 = 1+1 = 2 sorties
385 personnes :
nombre d'UP :385 arrondi à 400/100 + 1 = 4+1 = 5 UP
nombre de sorties : 385 arrondi à 500/500 +1 = 1+1 = 2 sorties.
832 personnes :
nombre d'UP : 832 arrondi à 900 = 8+1 = 9 UP
nombre de sorties 832 arrondi à 1000/500 + 1 = 2+1 =3 sorties
8 342 personnes :
nombre d'UP : 8 342 arrondi à 8 400 = 84 UP
nombre de sorties 8 342 arrondi 8500/500 + 1 = 17+1 = 18 sorties.
3.9.5-Balisage
Ce balisage est généralement réalisé par des signaux (panneaux, blocs autonomes,
pancartes, etc) blancs sur fond vert.
- 50 -
[Link]- La manœuvre des portes
En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s'ouvrir de l'intérieur par
simple poussée ou par la manœuvre facile du dispositif d'ouverture.
Si ce dispositif est une barre anti-panique, celle-ci doit être conforme aux normes
françaises.
Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les deux
sens pour gagner une sortie vers l'extérieur, s'ouvrent obligatoirement en va-et-vient.
Elles doivent comporter une partie vitrée à hauteur de vue.
Les portes des locaux en cul-de-sac sont signalées par une inscription «sans
issue» non lumineuse et pour laquelle la couleur verte est interdite.
Circulation
Les portes résistantes au feu et qui pour des raisons d'exploitation sont maintenues
ouvertes, sont à fermeture automatique et répondent aux dispositions suivantes :
- 51 -
être maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture en
cas de sinistre.
Non protégés
Encloisonnés
Escaliers
Protégés
A l’air libre
- 52 -
soit à proximité d'une sortie ou d'un dégagement protégé donnant sur
l'extérieur dans ce cas la distance depuis le débouché doit être inférieure à 20
mètres.
Les escaliers desservant les étages sont continus jusqu'au niveau permettant
l'évacuation sur l'extérieur.
Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux desservant
les sous-sols est interrompu de façon que :
la fumée provenant des sous-sols ne puisse envahir les étages supérieurs et
que le public ne descende pas au sous-sol en cas d’évacuation
L'encloisonnement d'un escalier ou d'un ascenseur est constitué par une cage
continue jusqu'au niveau d'évacuation vers l'extérieur. Les volumes
d’encloisonnement de l’ascenseur et de l’escalier ne peuvent pas être communs .
Le volume d'encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne peut être en
communication directe avec celui des escaliers desservant les étages.
L'escalier encloisonné est maintenu à l'abri des fumées ou désenfumé.
ESCALIER ENCLOISONNÉ
- 53 -
[Link]- Escalier et ascenseur à l’air libre
Un escalier ou une cage d'ascenseur à l'air libre a au moins une de ses faces
ouvertes sur l'extérieur les autres parois et les portes d'accès, répondant aux
dispositions prévues pour les escaliers et ascenseurs encloisonnés.
Ils doivent être à balancement continu, sans autre palier que ceux desservant les
étages.
d1 d2
d1 d2
- 54 -
Partie d’établissement formant cul de sac
a
b
Bourrage
M3
5 cm max
M1 M1
M2 M1
M4 M3
5 cm
Recoupement M3 5 cm max
M3
Escalier
M2 encloisonné
Tasseau
Bourrage - 55 -
M0
M3 ou M4 sans gouttes
S < 25 % Ssol
M1 M0 M1
M0
M1
M1
M1 M3 : éléments suspendus
M2 : éléments suspendus M2
S < 25 % S plafond S < 25 % S plafond
M3 M4
Le gros mobilier
M3
Fixés ou difficilement
déplaçables
Les sièges
Enveloppe
Composition :
M2
Bourrage M4
Structure
M3
- 56 -
Chaque siège
fixé au sol
Ou
rendu solidaire
par rangée
chaque rangée fixée
au sol ou aux parois
Objets légers de
décoration dans les
dégagements et
locaux : M1 si S > 0,5
m²
PUB PUB
M1 si S > 0,5m²
M1 si S > 0,5m²
Eléments en relief : M2 si S > 20% de la superficie totale des parois
Elément en relief : M2
- 57 -
Les arbres de noël
Interdit
Moyens d ’extinction à
proximité
- 58 -
Chapitre 4 :
Les bâtiments
d’habitation
- 59 -
4.1- Les principes de sécurité
4.2- La procédure
La Commission Communale de Sécurité n'est pas compétente en matière de
bâtiments d'habitation.
Cette consultation est systématique pour les dossiers instruits par la Direction
Départementale de l'équipement de l’Essonne.
4.4- Le classement
- 61 -
4.4.3- Les bâtiments de 2ème famille collective
R+3 maximum
Le 4ème étage est admis si l’accès et
une pièce principale est au 3ème (duplex)
3 3
2 2
Si h>8m
1 1
R R
Escalier encloisonné
R+7
au plus
7
logement 6
D=7 m D 5
H<28 m
au plus D 4
logement 3
2 Accès escalier directement
1 atteint par une voie échelle
- 62 -
4.4.5- Les bâtiments de 3ème famille B
2
1
R
L =50m au plus
28 m< h< 50 m
2
1
R
- 63 -
L‘établissement sera classé en IGH si il contient d’autres locaux sauf :
ERP type N :
500 personnes au plus
2 derniers niveaux
aucune communication avec l ’immeuble
2 escaliers protégés de 2 UP
Activité professionnelle :
intégrée au logement
- 64 -
Chapitre 5 :
- 65 -
7.1- Définition
Constitue un I.G.H., tout bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau accessible
aux occupants par rapport au niveau d'accès des secours est situé :
7.2- Classement
Les immeubles de grande hauteur sont classés comme suit :
niveau est comprise entre 28 et 50 m par rapport au niveau d’accès des secours
- 66 -
7.3- Les règles d’implantation
Isolement du
IGH
voisinage : Au niveau et à proximité
- volume de de l’accès des secours
protection de 8 m
ou
- Façade CF 2h
PCS
CSP à moins de 3 km
- 67 -
7.4 Les principes de sécurité
- 68 -
7.5- La conception des niveaux
Noyau central
Circulation
Locaux
- 69 -
7.6- Les activités interdites
7.7- Le désenfumage
7.7.1- Objectif
7.7.2- Fonctionnement
- 70 -
7.7.3- Solution A
C’est l’une des 2 techniques de désenfumage des IGH. Elle permet de mettre en
place un gradient de pression décroissant entre l’escalier encloisonné, le sas, et le
niveau :
Soufflage
Escalier
Soufflage Sas
Soufflage niveau
Gradient de pression
- 71 -
7.7.4- Solution B
Soufflage
Escalier
Soufflage Sas
Gradient de pression
- 72 -
7.7.5- Le désenfumage de secours (naturel)
les circulations :
4 ouvrants en façade ;
Surface unitaire 1 m² ;
Sur des façades opposées ;
Situé dans des locaux proches des dégagements ;
Manœuvré uniquement par SP.
Les escaliers :
Exutoire 1 m² ;
Ouverture manuelle ou télécommandée du PCS ;
Manœuvré uniquement par SP.
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BIBLIOGRAPHIE
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