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Historique et évolution de la logistique

Le document présente une introduction à la logistique, en abordant son historique, son évolution et ses définitions. Il décrit trois périodes clés de la logistique : séparée, intégrée et coopérée, en fonction des rapports entre l'offre et la demande. La logistique est définie comme un processus essentiel pour gérer les flux matériels et informationnels, avec un rôle stratégique dans la performance des entreprises.

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Historique et évolution de la logistique

Le document présente une introduction à la logistique, en abordant son historique, son évolution et ses définitions. Il décrit trois périodes clés de la logistique : séparée, intégrée et coopérée, en fonction des rapports entre l'offre et la demande. La logistique est définie comme un processus essentiel pour gérer les flux matériels et informationnels, avec un rôle stratégique dans la performance des entreprises.

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Chapitre I : Introduction à la logistique

Introduction
La Logistique est une activité qui a pour objet de gérer les flux physiques et informationnels
d'une organisation, mettant ainsi à disposition des ressources correspondant aux besoins, aux
conditions économiques et pour une qualité de service déterminée, dans des conditions de
sécurité et de sûreté satisfaisantes. Cependant, avant toute tentative de définition du concept
logistique, il nous parait opportun de l’envisager d’abord sous son aspect historique et son
évolution.

Section 1 : Historique et Evolution de la logistique


1.1Historique

Le terme de « logistique » vient d'un mot grec qui signifie l'art du raisonnement et du calcul.
La logistique dans le contexte militaire, c'est tout ce qui est nécessaire (physiquement) pour
permettre l'application sur le terrain des décisions stratégiques et tactiques (transports, stocks,
fabrication, achats, manutention) (Pons, 1996). L’institution militaire a utilisé ce terme pour
définir l’activité qui réussit à combiner deux facteurs nécessaires dans la gestion des flux :
l’espace et le temps. La logistique a donc été un sujet de réflexion intensif pour les grands
chefs militaires.
Au IV° siècle avant JC., Sun Tzu met en avant la nécessité de disposer de chariots
d’approvisionnement de denrées alors qu’Alexandre le Grand (356 – 323 avant JC.) avant de
se lancer dans son périple en Asie, brûla tous ses chariots de denrées afin de rendre moins
pesante la mobilité de ses troupes. De par cette réflexion, Alexandre le Grand avait pensé faire
précéder le mouvement de ses armées par l’organisation du ravitaillement. Ainsi Jules César
en créant la fonction « logista » chargeait un officier de s’occuper des mouvements des
légions romaines pour organiser les campements de nuit et constituer les dépôts
d’approvisionnements dans les villes soumises". Il apparait dès lors une prise de conscience

1
de l’importance de la gestion Logistique. Cette importance va, au fur et à mesure des siècles
se manifester.
La logistique d'entreprise est apparue après la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment
avec la reconversion dans les entreprises des spécialistes militaires en logistique. A l'époque,
la logistique concernait les activités opérationnelles de transport, de manutention et de
stockage des matières et des produits. Le concept de logistique a évolué depuis, avec les
évolutions des marchés et des systèmes industriels. C'est pourquoi le terme de « logistique »
recouvre aujourd'hui des interprétations très diverses selon les industriels auxquels on
s'adresse. Dans son acception la plus simple, la logistique reste synonyme de transport et de
manutention. Dans son acception la plus large, la logistique est devenue une science
interdisciplinaire combinant ingénierie, micro-économie et théories des organisations et dont
le champ d'application couvre les achats, la planification, la production et la
commercialisation. Dans les faits, il s'avère que le regard porté sur la logistique dépend
étroitement du contexte industriel dans lequel on se place, et plus spécifiquement des facteurs
environnementaux de l'entreprise : type de relation avec les clients, rapport de force avec la
concurrence, étendue des marchés, cadres réglementaires, etc.

1.2 Evolution
Nous analysons tout d'abord l'évolution du marché qui est à l'origine de l'évolution de la
logistique. Nous distinguons trois périodes.

La période de la « logistique séparée » 1945-1975

Cette période fait référence aux années antérieures à 1975 où la demande était supérieure à
l’offre. Les produits étant attendus par les clients, le producteur n’avait pas de raison de
raccourcir ses délais de livraison, d’améliorer la qualité des produits ou d’aller au-devant de
nouveaux besoins. Sa priorité était la production. Les cycles de vie des produits étaient longs,
l’entreprise n’offrait pas un large choix de produits, le client avait peu d’influence sur le
producteur. Il n’y avait pas vraiment de relation entre le producteur et le client, c’est le
producteur qui était roi. La philosophie de management était à la production de masse et au
zéro temps d’inoccupation. La performance industrielle était synonyme de productivité, son
évaluation était uniquement financière. Cette période était dite de logistique séparée dans le
sens où chaque maillon de l’entreprise travaillait de manière indépendante sans se soucier des
répercutions de ses décisions sur l’ensemble des activités de l’entreprise. On avait ainsi un
ensemble d’optimisations locales, et non une recherche d’optimisation globale.

La période de la « logistique intégrée » 1975- 1990

Dans un second temps, après 1975, l’offre est venue égaler le niveau de la demande en raison
de l’apparition de nombreuses entreprises pour un même segment de marché, ce qui amena la
concurrence. Le producteur devait donc fournir des produits de qualité et être flexible en
s’adaptant à une demande variable, pour conserver ses clients. Le cycle de vie des produits
s’est un peu réduit, le choix du client est devenu plus diversifié. Cette fois c’est le client qui
était devenu roi. La philosophie de management était au zéro défaut et zéro stock. Pour
augmenter le niveau de satisfaction client, tous les services devaient collaborer et échanger

2
des données techniques. On visait donc une optimisation globale dans le cadre de l’entreprise,
c’était la période de la logistique intégrée.

La période de la « logistique coopérée » à partir de 1990

Depuis les années 1990, l’offre est devenue plus abondante que la demande, la compétition
s’est accrue. La demande se fait incertaine en raison du comportement de consommation
imprévisible du client, la priorité du producteur est la vitesse de réponse qui doit être la plus
courte possible, le cycle de vie des produits s’est considérablement réduit. Le choix du client
est désormais personnalisé. Pour rester sur le marché, l’entreprise doit trouver de nouveaux
marchés, les produits doivent être de bonne qualité, à un faible coût et les temps de réponse
aux évolutions du marché doivent être toujours plus courts. Pour atteindre ces objectifs, le
mot d’ordre est la coopération. La coopération entre le producteur et le fournisseur contribue à
augmenter la qualité des matières premières et ainsi des produits semi-finis et finis. La
coopération entre le fournisseur et son client peut diminuer les coûts pour les 2 parties. La
relation entre le producteur et le client fait donc l’objet d’une coopération forte. La
philosophie de management est au zéro temps de réponse, à l’ingénierie simultanée et au
concept de chaîne logistique.

Schématiquement, on peut retenir trois grandes périodes, en fonction du rapport entre l'offre
(le producteur) et la demande le client (Voir Chandler, 1988 et Marty, 1991).

Contexte Années 1945-1975 Années1975-1990 A partir 1990


Rapport Demande > Offre Demande = Offre Demande < Offre
Offre/Demande
Connaissance de la La quantité à Demande prévisible Demande incertaine
demande produire est avec erreur
déterminée acceptable

Priorités du Quantité Quantité flexible Vitesse de réponse


producteur
Cycle de vie du Long Moyen Court
produit
Choix du client Limité Diversifié Personnalisé
Etendue du marché National Continental Mondial
Relation entre Producteur est roi Le client est roi Coopération entre le
producteur et le client client et le producteur
Philosophie de Production de masse Zéro défaut Zéro temps de
management Zéro temps Zéro stock réponse
Inoccupation Ingénierie simultanée
chaîne logistique
Section 2 : Définitions /Missions/Rôle de la logistique
La logistique est un secteur essentiel de l’activité économique et constitue une nouvelle forme
de l’activité industrielle et de services ». Elle s’est imposée comme un élément de
différenciation par le service (respect des délais, conformité des commandes, capacité à gérer
les retours clients et le service après-vente…) et offre une gamme d’activités de plus en plus

3
large. Elle est indissociable des systèmes de production et de consommation et très imbriquée
avec toutes les fonctions de l’entreprise (fonctions commerciales, achats, recherche et
développement, marketing …).
Pour définir l’activité, réussit à combiner deux facteurs nécessaires dans la gestion des flux :
l’espace et le temps. »

2.1 Définitions des notions :


Quant à Miami et Venturelli, la définition militaire est « L’ensemble des opérations ayant
pour but de permettre aux armées de vivre, de se déplacer, de combattre et d’assurer les
évacuations et le traitement médical du personnel ».
D’après L’ASLOG (Association française pour la logistique) « La logistique est l’ensemble
des activités permettant de gérer les flux physiques et d’informations aux moindres coûts en
respectant les conditions de délais et de qualité ».
La logistique est un processus de planification, de mise en œuvre et de contrôle des flux.
La logistique est la science de l’optimisation, de coordination parfaite des différents flux.
Selon Sami ALEXANDRE, « La logistique est le processus triple de planification,
d’approvisionnement et de clôture d’une commande à la satisfaction du client :

 Qui permet de se procurer le capital, les matières, le personnel, les technologies, et


informations nécessaires pour satisfaire ces désirs et volontés ;
 Qui anticipe les désirs et les volontés du client ;
 Qui permet d’optimaliser et d’utiliser les réseaux de distribution de bien industriels,
d’informations et de services afin de satisfaire complètement et rapidement la commande
ou l’ordre placé par le client au coût le plus juste. »
 La logistique est l’art de livrer le bon produit au bon moment, au bon endroit et aux
meilleures conditions.
 La logistique est la gestion rationnelle des flux matériels et informationnels
 La logistique désigne l’ensemble des méthodes et des moyens relatifs à l’organisation
d’un service, d’une E/se etc. et comprenant les manutentions ; les transports, les
conditionnements et les approvisionnements.
A la lumière de ces définitions la logistique peut être définie comme en termes de moyens et
d’outils comme la discipline qui consiste à gérer et réguler : Les flux optimaux d’une
entreprise.
2.2 Le rôle de la logistique : Elle a pour but de permettre :
- la gestion économique de la production, en supprimant les ruptures de stocks coûteuses,
grâce à une information constante sur l’état du marché ;
- la réduction des stocks grâce à une rotation accélérée des marchandises entreposées ;
- la réponse adaptée à une demande très volatile ;
- la mise à disposition du produit chez le client final dans les délais les plus courts et au
meilleur coût de distribution possible ;
- la surveillance et l’amélioration de la qualité de la chaîne qui relie le producteur au
consommateur pour parvenir au « zéro défaut » du produit servi et du service rendu.

4
2.3 place/les missions de la logistique dans l’entreprise
Suite à l’ouverture des marchés, le succès de toute entreprise est fondé sur sa capacité à se
différencier de ses concurrents, c'est-à-dire à proposer de meilleurs offres commerciales
(coûts et délais optimisés) aux clients tout en générant du profit. La logistique dans ce
contexte est une arme stratégique à la fois offensive et défensive. De nombreuses études
révèlent que les entreprises les plus pointues en logistique sont aussi celles qui occupent les
meilleures positions concurrentielles. Bien qu’étant un levier de performance, la logistique est
une fonction toujours peu connue.

 Les missions de la logistique :

Bon Produit Bon Endroit Bon Moment

Bon Prix Bonne Quantité Bonne Qualité

 La logistique contribue à l’atteinte des objectifs :

- Service à la clientèle
- rentabilité de l’entreprise
- Reduction des temps de livraison
- Optimisation des trajets d’approvisionnement

Section 3 : Les principaux métiers logistiques et domaines


Les métiers de la logistique
la logistique est la mise à disposition des moyens et l’accomplissement des formalités pour
assurer l’acheminement des marchandises d'un point à un autre, ou pour assurer la réalisation
d'un évènement dans un lieu précis. La logistique s’occupe de la gestion des ressources avec
le souci d’optimiser les coûts et de réaliser les opérations dans le strict respect des délais

Le tableau ci-dessous analyse les formes de logistique sous différents angles :

Directeur Supply Chain Optimisation de la chaine -leadership : capacité de


logistique : coordination et meneur d’hommes ;
planification du transport -connaissance opérationnelles
et expéditions ; gestion des et techniques du transport et de
activités de l’entrepôt ; la logistique ;
gestion du terrain -réactivité , gout pour le
terrain ;

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-maitrise de logiciel …
Responsable logistique Conception et organisation Disponible ;
des stratégies logistiques : Rigueur ;
fonction transversale en Leadership ;
relation avec Relations humaines ;
l’approvisionnement ; Connaissances informatiques
production ; et les bureautiques + logiciels
commerciaux ; gestion des spécialisés.
ressources humaines
Responsable : Des Fonction transversale entre leadership
expéditions et des réceptions les fournisseurs, sous- force de persuasion capacité à
traitants et les clients ; convaincre rigueur
planification de l’activité ; initiative
Coordination de l’activité ; connaissances des
Gestion des ressources réglementations.
humaines ; Mesure des
indicateurs de l’activité ;
Prise en compte des écarts
avec les prévisions et
réductions de ces écarts.
Gestionnaire des stocks Organisation du stockage rigueur
des marchandises ; -réactivité
Fonction transversale en -sens des relations humaines
relation avec l’entrepôt et -méthodologie,
les magasins ; capacité d’organisation
Amélioration des
performances au niveau de
l’entrepôt et des magasins.
On peut définir les métiers et domaines de la logistique sous différents angles comme présenté
ci-dessous :
Selon l’espace : logistique urbaine, Logistique interne, Logistique internationale
Selon le domaine : Logistique agroalimentaire, Logistique industrielle, Logistique pétrolière
Logistique verte
Selon la fonction : Logistique commerciale, Logistique d’approvisionnement, Logistique de
Distribution, Logistique de production, logistique de soutien, Logistique des transports,
Logistique durable, Logistique inversée

Selon les niveaux décisionnels de l’entreprise

- Décisions stratégiques : Logistique de pilotage


- Décisions tactiques : Logistique de support
- Décisions opérationnelles : Logistique opérationnelle

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Chapitre II : La démarche logistique
La démarche logistique consiste à : Observer et étudier, Analyser, Optimiser, Contrôler
Remettre en cause, et L’évolution de la démarche logistique concernant tous les flux de
l’entreprise.

1. Observer et étudier
La démarche logistique s’inscrit dans une démarche à moyen terme avec un but et des
objectifs précis. Il faut donc bien connaître la situation actuelle de l’entreprise, un audit de la
situation est alors nécessaire. Il a pour but de montrer les dysfonctionnements et les
perturbations de flux. Il faut également connaître la stratégie globale de l’entreprise et son
environnement économique: les spécificités liées aux produits : détecter les besoins et
connaître la demande pour adapter le produit à celle-ci, les spécificités liées aux marchés :
analyser son marché pour déterminer les paramètres de la concurrence et évaluer les habitudes
des consommateurs, connaître l’environnement réglementaire et normatif afin de vérifier la
conformité du produit, connaître les éléments d’une politique produit : définir les critères de
qualité et de prix, connaître les critères de la politique de qualité et de service, connaître les
caractéristiques du mode de commercialisation : définir quand, comment et où
être présent.

2. Analyser
Cette étape est dynamique, il s’agit de définir les outils dont on va se doter pour arriver au
résultat et de définir comment peut être adaptée l’entreprise. Le responsable logistique devra
établir : un schéma d’approvisionnement : il faut choisir l’origine des matières premières et
des composants, les transporter vers l’usine de transformation et les stocker éventuellement.
Tout ceci doit s’articuler de manière cohérente avec le schéma de production. Il convient
ensuite d’organiser le transport de ces produits. Les quantités à approvisionner, la fréquence
des livraisons, etc. dépendront des installations de stockage (et de la politique de stockage de
l’entreprise) et de l’ordonnancement de la production. Un schéma de production : il s’agit de
choisir entre faire et faire-faire, recourir à des unités de production décentralisées ou non,
gérer les flux physiques de production, l’ordonnancement de la fabrication et les encours. Un
schéma de circulation des flux amont : une fois les schémas d’approvisionnement et de
production définis, il convient de maîtriser la circulation des flux que l’on prévoit de générer.
Il faut donc prévoir les flux physiques mais aussi les flux d’information (documents et
procédures de travail notamment). La connaissance des informations quantitatives et
qualitatives permet de construire les tableaux de bord qui permettront de suivre l’activité et
éventuellement ses dérives. Un schéma de circulation des flux aval : de la même manière, les
services commerciaux et marketing de l’entreprise vont transmettre à la logistique la structure
du marché, les objectifs de stock. Tout ceci permettra d’apprécier les contraintes liées aux
modes de transport (et les implications sur l’organisation interne), au mode de
commercialisation, de définir qui a la maîtrise du stock, etc. Une quantification des coûts est
indispensable : liées aux produits (analyser le coût de l’immobilisation des produits, etc.) et
liées au marché (analyser tous les coûts de modifications et déterminer toutes les prestations à
réaliser pour que le produit ou le service soit compétitif).

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3. Optimiser
Toute organisation mise en place se doit d’être optimisée. Les tableaux de bords construits
lors de la précédente étape vont permettre de suivre l’évolution de l’organisation. Des outils
existent, ils sont propres à chaque point abordé. Cependant, implanter les manières de
travailler et les outils, cela n’est possible que lorsque l’on a défini l’organisation dans le
processus logistique de l’entreprise. Concernant par exemple : l’organisation du stockage, il
faut analyser la localisation des points de stockage, le problème de transmission des
informations, etc. Il faudra également veiller à contrôler et gérer les dysfonctionnements
externes (avec les fournisseurs). Par ailleurs, un système d’audits des procédures et des modes
de fonctionnement sera établi.

4. Contrôler
Le tableau de bord logistique permet de contrôler le processus logistique. Il permet de rendre
compte de l’évolution de l’entreprise. Cette partie sera développée dans « La mesure de la
performance logistique ».

5. Remettre en cause
Le plan de progrès logistique permet d’améliorer les performances logistiques de manière à
assurer une meilleure compétitivité à l’entreprise avec un meilleur service aux clients, en
baissant les coûts et les immobilisations financières des stocks. Cela permet également de
s’adapter aux évolutions, de suivre les clients dans leur développement et leurs projets. En
effet, il ne faut pas oublier de remettre en cause régulièrement l’organisation que l’on vient de
mettre en place. Les pistes pour améliorer les performances de l’entreprise sont : le service au
client :il faut d’abord bien comprendre le client et ses besoins (référence, quantité, délai, etc.).
Il faut donc le rencontrer et se comparer à la concurrence. Avoir comme indicateur le taux de
service permet de vérifier si l’on tient ses engagements. Les stocks : on travaille à
l’optimisation des stocks, cela nécessite donc des analyses et des actions afin de s’adapter à
ses objectifs. On vise donc les « stocks en trop ». Les coûts de la logistique : réduire les
stocks, les coûts de manutention, optimiser les taux de remplissage des unités de transport
pour limiter les coûts de transport. Pour ces calculs, on peut utiliser une analyse séquentielle
du flux physiques d’un lot tout au long de son déplacement à travers diverses étapes
(stockage, transformation, etc.) de manière à comprendre et quantifier les choses.

6. L’évolution de la démarche logistique


Lorsque la démarche logistique est maîtrisée par l’entreprise, elle va devenir un outil de
stratégie. L’entreprise pourra alors prendre en compte les données fournies par la logistique et
le marketing pour élaborer la stratégie de l’entreprise. Ainsi, lors du choix des implantations
de site, une analyse détaillée des flux depuis l’amont jusqu’à l’aval va permettre de
déterminer quels sont les meilleurs lieux de stockage et de distribution. De nombreux
paramètres pourront être pris en considération dans le traitement du flux physique et du flux
d’information. Nous venons de voir comment se met en place une démarche logistique. Nous
allons maintenant vous présenter la segmentation d’une chaîne logistique.

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Chapitre III : Typologie de logistique
Section 1 : les différents types de logistiques
La logistique peut être subdivisée de la manière suivante :
 Logistique d’approvisionnement, ensemble d’activités dédiées à l’assurance de la mise à
disposition dans les délais souhaités, par l’entreprise, des références et quantités voulues,
des matières premières, produits semi-finis, équipements à moindre coût.
 Logistique de production, son objectif est d’assurer la mise en place dans le délai
souhaité les unités de production et quantités voulues de matières premières et en-cours de
production à moindre de coût
 Logistique de distribution, ensemble d’activités destinées à assurer la mise à disposition
dans les délais souhaités par le client ou le consommateur final des références et quantités
voulues de produits finis dans les meilleurs coûts
 Logistique inversée, processus assurant les retours des marchandises (mise en place par
L’entreprise pour l’évaluation).

Section 2 : Les flux logistiques


2.1 Définition :
Le mot flux désigne en général un ensemble d'éléments évoluant dans un sens commun, en
d’autres termes c’est mouvement ou déplacement quelle qu'en soit sa nature, caractérisé par
une origine, une destination et un trajet.

2.2 Les différentes catégories de flux logistiques


Dans l’espace, on distingue deux catégories de flux logistiques : les flux logistiques internes
et les flux logistiques externes.

2.2.1. Flux logistiques internes

o Flux de production : circulation de matières et composants dans le réseau de


fabrication. Ces flux sont constitués par la chaîne des opérations de transformation,
d’usinage, de manutention et de stockage intermédiaires.

2.2.2. Flux logistiques externes

o Flux d’approvisionnement ou flux amont : circulation des matières et consommables


depuis le magasin du fournisseur jusqu’au magasin de l’entreprise cliente.
o Flux de distribution ou flux aval : circulation des produits finis ou semis finis de
l’entrepôt de l’entreprise jusqu’à ce lui d’une autre entreprise cliente.
Les flux de logistique externe sont tous constitués par une chaîne d’opération
d’emballage, de manutention, de transport et de stockage. Selon la méthode
d’approvisionnement choisie dans le processus, les flux logistiques peuvent prendre
différentes formes.

2.3 Les locutions nominatives de la logistiques ou les formes :

Nous distinguons quelques formes de flux logistique :


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o Les flux poussés : une particularité des flux internes, dans ce type d’organisation,
chaque étape de fabrication est déclenchée par la disponibilité des matières premières
ou des composants au niveau du poste amont. Les produits fabriqués sont stockés en
attente d’une demande pour la consommation.
o Les flux tirés : Le déclenchement de la livraison ou de la fabrication d'un produit se
fait uniquement sur la demande d’un poste client. Par principe il y a zéro stock dans la
chaîne.
o Les flux tendus : une combinaison des deux précédents flux, c’est équivalent d’un
flux tiré, mais avec un minimum de stocks et d'en-cours repartis le long de la chaîne
logistique.
o Les flux synchrones : dans ce type d’organisation, la livraison de composants
différents est réalisée dans le respect de leur ordre d'entrée dans le processus de
fabrication. Ils sont donc livrés juste ou moment de leur utilisation. Ce qui permet de
réduire les stocks et les coûts qui y sont liés.

2.4 Les différents types de flux logistique

Les entreprises d’une chaîne logistique sont liées entre elles par trois flux : les flux
d’informations, les flux physiques et les flux financiers.

2.4.1 Le flux d’informations :

Représentent l’ensemble des informations qui circulent dans les deux sens (du fournisseur
vers le client ou du client vers le fournisseur) qui sont utilisées par les acteurs de la chaîne
pour coordonner, planifier et prévoir leurs activités et demandes d’approvisionnement jusqu'à
la livraison du client final.

C’est le cerveau qui fera fonctionner le flux physique.

Flux d’information

2.4.2 Le flux physique :

Il peut être associé à la chaîne logistique, c’est-à-dire le mouvement et le stockage des


marchandises. Nous partons d’un site de production, puis nous nous déplaçons probablement
vers un ou plusieurs entrepôts, puis vers un magasin ou un client final.

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2.4.3 Le flux financier :

Les flux financiers correspondent aux mouvements d’argent entre partenaires, fournisseurs et
sous-traitants. Ils correspondent aussi aux opérations financières en interne, au sein de
l’entreprise. C’est une composante essentielle de la stratégie d’approvisionnement. Dans les
grandes entreprises, ce flux peut impliquer plusieurs devises, rendant la gestion des paiements
cruciale pour le succès ou l’échec des opérations

flux financier
Section 3 : Les outils de la logistique

Le logisticien cherche l’équilibre qui minimise le cout des flux physiques tout en livrant a
l’usager le bon produit, au bon moment, au bon endroit et a moindre cout. Pour cela, il utilise
des outils d’analyse, de mesure et d’organisation. Les outils logistiques sont les éléments qui
interviennent dans la chaine logistique. Ces outils peuvent être le matériel de
conditionnement, de transport, les services logistiques et les outils de contrôle et d’analyse des
couts ainsi que les outils de planification logistique. Le tableau ci-dessous donne une
illustration simplifiée des outils logistiques de base.

Tableau 3 : Les éléments de base des outils logistiques

Outils de la Exemples d’éléments


logistique

Outils - Les audits


d’analyse - Les analyses de processus et de déroulement
- Les analyses statiques
- Les analyses dynamiques
Outils de - Les plannings,
planification - Les prévisions,
- L’ordonnancement,
- Les outils de gestion des flux, des stocks, des entrepôts,
- Les outils de gestion d’ordonnancement des commandes,
- Les outils de gestion d’ordonnancement de la production,
- Les outils de gestion d’ordonnancement de la distribution,
- Les techniques de négociation des achats
Outils d’action - Le plan logistique,
- L’optimisation par l’informatique,
- L’optimisation par l’automatisation,
- La rédaction et le suivi des cahiers de charges,
- Les mesures de la performance,
- Les Tableaux De Bord Logistiques (TDBL),
- La coordination et l’harmonisation des documents et
procédures…

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