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Renaissance à Florence : Donatello et Médicis

Le document explore le printemps de la Renaissance à Florence sous l'influence des Médicis et des artistes comme Donatello. Il décrit l'évolution de la sculpture, l'importance de l'éducation et des échanges économiques, ainsi que les contributions artistiques majeures, notamment dans le domaine du bronze. La période est marquée par une quête d'harmonie et de beauté, illustrée par des œuvres emblématiques et des innovations techniques.

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Renaissance à Florence : Donatello et Médicis

Le document explore le printemps de la Renaissance à Florence sous l'influence des Médicis et des artistes comme Donatello. Il décrit l'évolution de la sculpture, l'importance de l'éducation et des échanges économiques, ainsi que les contributions artistiques majeures, notamment dans le domaine du bronze. La période est marquée par une quête d'harmonie et de beauté, illustrée par des œuvres emblématiques et des innovations techniques.

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2 – Le printemps de la Renaissance dans la Florence des Médicis autour de Donatello

1-Florence : La nouvelle Rome


2-La commande du Baptistère San Giovanni, la révolution du bronze
3-L’action de l’effigie : le chantier de Orsanmichele
4-La sculpture se fait peinture

Portail de la Cathédrale de Chartes – 13ème siècle


On fait des sculptures colonnes, qui sont véritablement des colonnes. Elles ont des plis artificiels, en
cascade, de manière extrêmement parallèle, les sculptures manquent de vie, ce ne sont pas des
personnages vivants, ils font partie d’un monde au-delà de la réalité. Le deuxième personnage est un
personnage barbu, un enfant et une épée cassée. Il s’agit d’Abraham (ancien testament). Personnage
du monde juif. Dieu lui aurait demandé de tuer de ses propres mains son fils Isaac. Abraham était
prêt à le faire, mais au dernier moment Dieu révoqua l’ordre et comprit que Abraham avait foi en lui.
Florence va effectuer une rupture, à la fin du 15ème siècle elle va subir une révolution décadente.
Cf. carte politique de l’Italie, on voit que Florence se situe en Toscane. A savoir qu’elle va devenir la
ville la plus puissante au 15 ème siècle, car ils ont un fleuve permettant de transporter des
marchandises. Le textile au moyen-âge est extrêmement important. De plus, il s’agit d’une ville de
banquier et l’accélération des échanges économiques permet de développer le métier. C’est une
république mais pas une démocratie. C’est la famille des Médicis qui vont régner à Florence pendant
1 siècle. Deux d’entre elles sont réellement importantes.

Cosme l’ancien ((cf. tableau de Cosme de Médicis dit Cosme l'ancien portrait tardif du personnage,
peint à la Tempera et est un portrait tardif,) est un personnage qui va rendre Florence plus puissante,
qui effectue diverses stratégies économiques.
Il aura un fils, Pierre de Médicis, dit le goutteux (règne de 1464-1468) qui est également banquier.
Celui-ci aura aussi un fils, Laurent le Magnifique (règne 1469-1492). Ils disent que Florence est une
république mais dirigée par des personnes. Un peu moins de 100 contribuables ont 30% des
richesses. Alors qu’il y avait 100 000 habitants à l’époque (maintenant beaucoup moins). C’était donc
une république inégalitaire mais très dynamique. Arrivera une révolution à la suite de ça où un moine
Savonarole (règne 1494-1498) qui marque un tournant à la ville de Florence car elle n’est plus la
même.

A Florence on échange beaucoup, les Florentins sont particulièrement soucieux de l’éducation,


dd(sûrement l’un des systèmes éducatifs les plus développés à l’époque). Les enfants apprennent
très tôt à lire, écrire, la littérature, on les oblige aux mathématiques. Les maths permettent de
trouver un monde idéal, le monde harmonieux donc on en fait beaucoup. La raison pour laquelle on
les oblige à en faire c’est parce qu’on fait beaucoup de calcul. On aime l’idée de société idéale. De
plus, il faut pouvoir convertir les monnaies très très vite (des mathématiciens signent des traités à
l’époque). A l’époque chaque ville a sa propre monnaie. Il faut convertir très vite des données
chiffrées. On oblige donc la population à avoir des aisances en calcul.

Cf. Luca Pacioli 1495, Musée de Capodimonte, Naples.


Luca Pacioli est un moine qui a inventé les débits et les crédits (un système de double écriture). En
1494 il publie son traité de double comptabilité.
Les Florentins sont convaincus que l’harmonie du monde (la beauté) se trouve dans les formes et il
faut la retrouver. On appelle ce moment le néoplatonisme. Cosme a créé l’académie Platonicienne
car il aime être entouré d'intellectuels qui réfléchissent à l’harmonie du monde.

Les Florentins vont inventer la perspective linéaire, ils vont avoir des règles et compas en
permanence, et ce avec un point de fuite. Alors qu’il n’y a que 2 dimensions il faut en faire naître une
3ème
Cf. Vue de Florence, Le Duomo Santa Maria del Fiore.
Cathédrale entamée au moyen-âge dont la coupole n’a pas été réalisée. Pendant 1000 ans les
hommes n’ont jamais fait de coupole en Occident. Florence étant la seule ville a tenté l’expérience
vers 1420 et plus particulièrement Filippo Brunelleschi, un architecte, mathématicien.

2-

Cf. La Baptistère San Giovanni, Florence. Il était fréquent d’avoir une église/cathédrale et à côté le
baptistère. Il s’agit ici d’un baptistère ancien avec un style très arabo-musulman. Le baptistère est
construit en octogone car il y a à l’époque 7 vertus, un homme au moyen-âge en a au total 7. De ce
fait, quelque chose qui est au-dessus de 7, c’est 8 et ce qui est au-dessus de l’Homme c’est 8.
Ce bâtiment a trois portes. Cf. Porte Nord, Florence. On va coller des feuilles en Bronze mais
malheureusement pour des problèmes d’argent on ne va pas au-delà de la première porte. Mais
Florence va mieux au 15ème siècle, par conséquent on décide de relancer la production des portes. En
1401 on décide de faire un concours pour le second jeu de porte. L’objectif est que ce soit jugé par
un jury, en général ce sont des corporations qui financent ce genre de choses. C’est la corporation
des changeurs (ceux qui échangent la monnaie) qui vont financer le concours. 7 artistes ont participé
à ce concours. Filippo Brunelleschi, Le sacrifice d’Isaac, 1401, Florence, créa l’un des jeux de porte
avec la scène similaire à la sculpture étudiée tout à l’heure. Il y a aussi une mauvaise gestion de
l’espace avec une vision encore trop médiévale. Brunelleschi veut montrer qu’il connaît l’antiquité
via la sculpture de Isaac mais aussi la reprise de la sculpture antique « Spinario ou le tireur d’épine »
1er siècle avant JC, Musée du Capitole, Rome. Le but est de montrer qu’il a de la culture.
Bronze = 60% cuivre, 30% Etain, 10% Plomb.
Pour faire une sculpture de bronze, il faut faire une fente directe. Donc un noyau où on met de la
cire, ensuite un moule en plâtre et des trous pour que le bronze chaud prenne la place de la cire pour
qu’elle parte, enfin il faut casser le moule. Par contre en cassant le moule, le bronze peut être cassé
et la probabilité que tout se passe bien est très basse. On fait beaucoup de bronze à Rome mais pas à
Florence.
Après le 15èmes on fait de la fonte indirecte, en ciselant différents morceaux faits avec des petits
moules.
Le Spinario (s’appelait Gracius) était un exemple de valeur romaine. C’était un berger qui vivait nu
avec ses moutons. Un jour le sénat Romain lui donne une lettre qu’il doit absolument porter à
l’empereur et il le fit. Il ne faut pas penser à soi en tant que romain, de plus la valeur importante est
le civisme puisque celui-ci enlève l’épine une fois la lettre apportée.

Le second artiste et celui qui va gagner est Lorenzo Ghiberti (un orfèvre), cf le sacrifice d’Isacc, 1401,
Florence.
Il y a l’âme et les personnages. Dieu arrive par le haut. Il y a beaucoup plus de narrativité, les drapés
sont beaucoup plus réussis Ici le bronze est intéressant car il permet de jouer autour de la lumière.
Lui aussi veut montrer sa connaissance de l’antiquité. Son corps extrêmement musclé vient d’une
sculpture de l’antiquité (à Abraham).
Cf. Le centaure chevauché par l’amour, Paris, Musée du Louvre dont il y a un grand torse. Abraham
partage le même. Florence réinvite ou s’appuie sur ce genre de choses.

Cf. Porte du baptistère « Porte du Paradis », 1425-1452, bronze doré. Personnage n’a jamais sculpté
autant de bronze. Il met son propre portrait sur la porte et le signe. Lorenzo Ghiberti (1378-1455),
sculpteur architecte, peintre. hbIl se montre sortant pour donner l’illusion de perspective.

3-
Donatello 1386- 1466, Gravure de Nicolas De Larmessin, 17ème siècle. C’est un artiste italien,
considéré comme l’un des plus grands sculpteurs.
David de Donatello, 1430-1432, Palais du Bargello, Florence.
Il était l’élève de Ghiberti, il connaît donc le bronze. Il façonne des corps en ronde bosse, c’est-à-dire
qu’on peut le regarder de tout les côtés. De ce fait, on libère le corps. Cette statue n’est pas tout à
fait parfaite car elle a un trou au menton et dans le genou. Il s’agit de David, un berger. Dans
l'histoire, le peuple juif avait peur d’un géant Goliath. Celui-ci souhaitait défier le plus fort et c’est ce
qui se passa avec David. On le voit avec un casque et des lauriers car c’est un musicien. De plus, il y a
la tête de Goliath sur laquelle il a un pied.
Cette sculpture montre un jeune homme pur. Pour la première fois en Europe, la sculpture bouge. Le
sculpteur fait un contrapposto, c’est le fait d’avoir une jambe droite et l’autre légèrement plié. Ça
permet de travailler le corps dans l’espace. Par ailleurs, cet homme a l’air très féminin. Il est à la fois
fragile, courageux, nu, il a rien caché, il est juste ce qu’il est. Cette sculpture va être extrêmement
célèbre, à tel point qu’elle va se retrouver dans le palais des Médicis. Le bronze est lustré, patiné, ce
qui permet de faire valoir la lumière

Cf. Eglise Orsanmichele, Florence.


C’est un grenier à grain, on décide de transformer ce grenier en une église. Des niches sont creusées
dans les parois et une seule d’entre elles sont décorées car ça coûte cher (marbre). Plusieurs artistes
travaillaient autour de cette sculpture. Donatello fit la première
« Donatello, Saint Marc, Eglise Orsanmichele, Florence », pause en chiasme (un peu cassée). L’artiste
en a fait un dieu romain, un sage, les plis accompagnent le mouvement du bras et ne sont pas
forcément géométriques.

Andrea del Verrocchio, L’incrédulité de Saint Thomas. Une corporation des lainiers travailla autour
d’une niche petite. La corporation a commandé deux personnages. Andrea del Verrocchio était le
maître de Léonard da Vinci. Sculpture faite de bronze et très petite. L’artiste décide de prendre un
thème, l’incrédulité de Saint Thomas. Pour l'histoire, Thomas mit sa main dans la plaie de Saint
Thomas. Le pied de Saint Thomas dépasse de la niche. Il y a deux types de plis : en cascade et des plis
harmonieux pour le christ et plus compliqués pour Saint Thomas. Ils renvoient au doute, qui fait
référence au doute de Saint Thomas. Il est donc très réussi pas l’artiste car on peut imaginer un
cerveau qui est travaillé

Donatello, La Madone Pazzi, 1425, Musée national de Berlin. Ici la sculpture devient peinture. 1 cm
de marbre où Donatello donne l’illusion de l’espace. Le pied droit de l’enfant est mis en diagonale
pour donner l’illusion de profondeur. La vierge est très fortement évoquée. Pour la première fois
depuis le christianisme, il n’y a pas d’auréole. Il y a de l’émotions, des sentiments dans ce monde. Par
ailleurs, la vierge essaye d’avoir un rapport avec l’enfant et paraît triste. Elle sait ce qui va arriver à
son enfant. La peur de la mort fait qu’à l’époque on fait beaucoup d'enfants. En occident, on n’y
pense pas trop.
Relief écrasant, très très peu de matière avec beaucoup d’illusion.

« Donatello, Le festin d’Hérode, Palais des beaux-Arts, Lille » Panneau de marbre signé Donatello
Commande liée à la famille Médicis.
Ici, le prophète Hérode épouse Hérodiade qui avait une fille qui s’appelait Salomé qui aimait
beaucoup son beau-père et lors d’un repas elle propose à Hérode de danser. Hérode est satisfait et
demande quel cadeau ferait plaisir à Salomé et elle demande la tête de Saint Jean Baptiste car il
disait du mal d’eux. Tout est sculpté sur 1cm de marbre.
« Desiderio Da Settignano, Le tondo Visconti, Musée du Louvre, Paris » Desiderio réalise des
sculptures très très fines, on a l’impression qu’il y a un dialogue muet. C’est un style doux ou
« dolce ». La sculpture est poussée à un degré tellement raffiné qu’on a l’impression qu’il y a du vent.

« Desiderio da Settignano, Buste de Niccolo da Uzzano, 1430, Musée du Bargello, Florence » c’est
une sculpture en terre cuite, première fois que le personnage regarde un autre point de vu, prix du
premier plan reprend le pli du visage. La terre cuite est peinte.

« Desiderio da Settignano, Garçon riant, Musée de Vienne » On y voit l’émotion, dans l’antiquité il n’y
a pas de personnage qui sourit. L’enfant est légèrement tourné.
On commandait ce genre de sculpture d’enfant car beaucoup d’enfant mourrait à moins d’un an,
donc on les commandait pour essayer d’enlever un « mauvais sort ».

« Bacchus, 1497, Musée du Bargello, Florence, Michel Ange » Sculpture qui achève l’idée de
sculpture.
Ici un personnage bouge, on est contrapposto, la sculpture tient car il y a un faune en bas. La
sculpture se tient via le pied de Bacchus. Bacchus qui est un dieu propose de trinquer avec lui. Le
faune lui chaparde des grappes de raisins et les écrase contre la jambe. Bacchus se tient bizarrement,
il est homme mais très féminin, Bacchus est ivre, à tel point qu’il transpire. Michel Ange a étudié la
sueur lors de l’ivresse. C’est avec cette sculpture que le siècle de la sculpture se clot, les peintres vont
seulement copier les sculptures.

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