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Logique et Raisonnement en Mathématiques

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Mathématiques discrètes

Chapitre 1: Logique, raisonnement et ensembles

Année 2020-2021 - Semestre 1

Université Saint Joseph


Plan

1 Notions de logique

2 Méthodes de Raisonnements

3 Ensembles

2 / 131
Notions de logique

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

3 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

4 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.
2 Une propriété P (ou un prédicat) est une proposition faisant
intervenir (au moins) une variable.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.
2 Une propriété P (ou un prédicat) est une proposition faisant
intervenir (au moins) une variable.
P(x) est une assertion qui peut être vraie ou fausse.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.
2 Une propriété P (ou un prédicat) est une proposition faisant
intervenir (au moins) une variable.
P(x) est une assertion qui peut être vraie ou fausse.

Exemples 1
1 “5 est un nombre premier” est une assertion vraie.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.
2 Une propriété P (ou un prédicat) est une proposition faisant
intervenir (au moins) une variable.
P(x) est une assertion qui peut être vraie ou fausse.

Exemples 1
1 “5 est un nombre premier” est une assertion vraie.
2 “9 est divisible par 2”, “1 = 2”, “2<2” sont des assertions fausses.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Propositions

Définition 1
1 Une proposition (ou assertion) est un énoncé significatif dont le
résultat d’évaluation est soit “vrai” soit “faux”.
2 Une propriété P (ou un prédicat) est une proposition faisant
intervenir (au moins) une variable.
P(x) est une assertion qui peut être vraie ou fausse.

Exemples 1
1 “5 est un nombre premier” est une assertion vraie.
2 “9 est divisible par 2”, “1 = 2”, “2<2” sont des assertions fausses.
3 P : “est plus petit que 3” est une propriété.
P(2) est une assertion vraie.

5 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

Il y a les assertions qu’on démontrent on les appellent :

6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

Il y a les assertions qu’on démontrent on les appellent :


1 Proposition pour la plupart des résultats .

6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

Il y a les assertions qu’on démontrent on les appellent :


1 Proposition pour la plupart des résultats .
2 Théorème pour les résultats fondamenteaux.

6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

Il y a les assertions qu’on démontrent on les appellent :


1 Proposition pour la plupart des résultats .
2 Théorème pour les résultats fondamenteaux.
3 Un corollaire est une proposition vraie, conséquence immédiate
d’une autre proposition vraie.

6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Vocabulaire
Définition 2
Il y a des propositions qu’on admet on les appellent axiomes.
Exemple : Par un point ont peut faire passer une droite et une seule
parallèlle à une autre.

Il y a les assertions qu’on démontrent on les appellent :


1 Proposition pour la plupart des résultats .
2 Théorème pour les résultats fondamenteaux.
3 Un corollaire est une proposition vraie, conséquence immédiate
d’une autre proposition vraie.
4 Un lemme est une proposition vraie, utile à la démonstration d’une
proposition plus importante. 6 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P,

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F
F V

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F
F V

Exemples 2
Négation de
1 “Il pleut tous les jours.” :

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F
F V

Exemples 2
Négation de
1 “Il pleut tous les jours.” :
2 “Tout le monde est présent.” :

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F
F V

Exemples 2
Négation de
1 “Il pleut tous les jours.” : 3 “ab = 0” :
2 “Tout le monde est présent.” :

7 / 131
Notions de logique Propositions logiques

Négation

Définition 3
La négation de P notée NON P ou ¬P, est une assertion qui est vraie
si P est fausse et fausse si P est vraie.

Remarque 4 (Table de vérité)


P ¬P
V F
F V

Exemples 2
Négation de
1 “Il pleut tous les jours.” : 3 “ab = 0” :
2 “Tout le monde est présent.” : 4 “a ≥ b” :

7 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

8 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F
F V

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F
F V F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F
F V F
F F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F
F V F
F F F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Définition 5
La conjonction de P et Q notée P ET Q ou P ∧ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ;
fausse si l’une au moins de P ou Q est fausse.

Remarque 6 (Table de vérité)


P Q P ∧Q
V V V
V F F
F V F
F F F

9 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Exemples 3
1 Soit ABCD un rectangle. La proposition
“l’angle ABC est droit et les diagonales [AC] et [BD] se
coupent en leur milieu”

10 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Exemples 3
1 Soit ABCD un rectangle. La proposition
“l’angle ABC est droit et les diagonales [AC] et [BD] se
coupent en leur milieu”
est vraie.

10 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Exemples 3
1 Soit ABCD un rectangle. La proposition
“l’angle ABC est droit et les diagonales [AC] et [BD] se
coupent en leur milieu”
est vraie.

2 Soit ABC un triangle. La proposition


“AB > AC + BC et ABC [ + CAB
[ + BCA
[ = π”

10 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Conjonction

Exemples 3
1 Soit ABCD un rectangle. La proposition
“l’angle ABC est droit et les diagonales [AC] et [BD] se
coupent en leur milieu”
est vraie.

2 Soit ABC un triangle. La proposition


“AB > AC + BC et ABC [ + CAB
[ + BCA
[ = π”
est fausse.

10 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;
fausse si P et Q sont fausses.

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;
fausse si P et Q sont fausses.

Remarque 8 (Table de vérité)


P Q P ∨Q
V V V

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;
fausse si P et Q sont fausses.

Remarque 8 (Table de vérité)


P Q P ∨Q
V V V
V F V

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;
fausse si P et Q sont fausses.

Remarque 8 (Table de vérité)


P Q P ∨Q
V V V
V F V
F V V

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Définition 7
La disjonction de P et Q notée P OU Q ou P ∨ Q est une assertion
vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie ;
fausse si P et Q sont fausses.

Remarque 8 (Table de vérité)


P Q P ∨Q
V V V
V F V
F V V
F F F

11 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Remarque 9
Le “ou” considéré ici est un “ou” non exclusif.
P ∨ Q est vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie et non si
exactement une l’est.

12 / 131
Notions de logique Conjonction et disjonction

Disjonction

Remarque 9
Le “ou” considéré ici est un “ou” non exclusif.
P ∨ Q est vraie si l’une au moins de P ou Q est vraie et non si
exactement une l’est.

Exemple 4
Soit ABC un triangle. La proposition

“AB > AC + BC ou [ + CAB


ABC [ + BCA
[ = π”

est vraie.

12 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

13 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Définition 10
La proposition P =⇒ Q est une assertion
vraie si P est fausse ou si P et Q sont vraies ;

14 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Définition 10
La proposition P =⇒ Q est une assertion
vraie si P est fausse ou si P et Q sont vraies ;
fausse si P est vraie et Q fausse.

14 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Définition 10
La proposition P =⇒ Q est une assertion
vraie si P est fausse ou si P et Q sont vraies ;
fausse si P est vraie et Q fausse.

14 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Définition 10
La proposition P =⇒ Q est une assertion
vraie si P est fausse ou si P et Q sont vraies ;
fausse si P est vraie et Q fausse.

Remarque 11 (Table de vérité)


P Q P =⇒ Q
V V V
V F F
F V V
F F V

14 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.
“1 > 2 =⇒ 2 > 4” est vraie mais “1 > 2” et “2 > 4” non.

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.
“1 > 2 =⇒ 2 > 4” est vraie mais “1 > 2” et “2 > 4” non.

2 P =⇒ Q peut être vraie même si P et Q n’ont rien de commun :

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.
“1 > 2 =⇒ 2 > 4” est vraie mais “1 > 2” et “2 > 4” non.

2 P =⇒ Q peut être vraie même si P et Q n’ont rien de commun :


“0 = 0 =⇒ les oiseaux ont des plumes.” est vraie.

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.
“1 > 2 =⇒ 2 > 4” est vraie mais “1 > 2” et “2 > 4” non.

2 P =⇒ Q peut être vraie même si P et Q n’ont rien de commun :


“0 = 0 =⇒ les oiseaux ont des plumes.” est vraie.

3 P =⇒ Q est toujours vraie quand P est fausse :

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Implication

Remarques 12
1 Dire que P =⇒ Q est vraie ne signifie ni que P est vraie ni que Q
est vraie mais que
“dès que P est vraie alors Q est vraie”.
“1 > 2 =⇒ 2 > 4” est vraie mais “1 > 2” et “2 > 4” non.

2 P =⇒ Q peut être vraie même si P et Q n’ont rien de commun :


“0 = 0 =⇒ les oiseaux ont des plumes.” est vraie.

3 P =⇒ Q est toujours vraie quand P est fausse :


“0 6= 0 =⇒ 0 = 0” est vraie.

15 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Réciproque d’une implication

Définition 13
Q =⇒ P s’appelle la réciproque de P =⇒ Q.

16 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Réciproque d’une implication

Définition 13
Q =⇒ P s’appelle la réciproque de P =⇒ Q.

Remarque 14
Si une implication est vraie, sa réciproque n’est pas forcément vraie.

16 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Réciproque d’une implication

Définition 13
Q =⇒ P s’appelle la réciproque de P =⇒ Q.

Remarque 14
Si une implication est vraie, sa réciproque n’est pas forcément vraie.

Exemple 5
Soient a et b deux réels.
“a = b =⇒ a2 = b 2 ” est vraie ;
“a2 = b 2 =⇒ a = b” est fausse.

16 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Équivalence
Définition 15
P ⇐⇒ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ou si P et Q sont fausses ;
fausse sinon.

17 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Équivalence
Définition 15
P ⇐⇒ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ou si P et Q sont fausses ;
fausse sinon.

Remarque 16 (Table de vérité)


P Q P ⇐⇒ Q
V V V
V F F
F V F
F F V

17 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Équivalence
Définition 15
P ⇐⇒ Q est une assertion
vraie si P et Q sont vraies ou si P et Q sont fausses ;
fausse sinon.

Remarque 16 (Table de vérité)


P Q P ⇐⇒ Q
V V V
V F F
F V F
F F V

Exemple 6
“a = b ⇐⇒ ea = eb ” est vraie.
17 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Définition 17
1 Lorsque P =⇒ Q est vraie,
Q est une condition nécessaire de P. Autrement dit,

pour que P soit vraie, il faut que Q soit vraie.

P est une condition suffisante de Q. Autrement dit,


pour que Q soit vraie, il suffit que P soit vraie.

18 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Définition 17
1 Lorsque P =⇒ Q est vraie,
Q est une condition nécessaire de P. Autrement dit,

pour que P soit vraie, il faut que Q soit vraie.

P est une condition suffisante de Q. Autrement dit,


pour que Q soit vraie, il suffit que P soit vraie.

2 Lorsque P ⇐⇒ Q est vraie,

P est une condition nécessaire et suffisante de Q ;


P est vraie si et seulement si Q est vraie.

18 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Exemple 7
“ABCD est un parallélogramme” est une condition nécessaire
pour que ABCD soit un losange.

19 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Exemple 7
“ABCD est un parallélogramme” est une condition nécessaire
pour que ABCD soit un losange.

“ABCD est un carré” est une condition suffisante pour que ABCD
soit un losange.

19 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Exemple 7
“ABCD est un parallélogramme” est une condition nécessaire
pour que ABCD soit un losange.

“ABCD est un carré” est une condition suffisante pour que ABCD
soit un losange.

“Les diagonales de ABCD se coupent en leur milieu, et sont


perpendiculaires” est une condition nécessaire et suffisante pour
que ABCD soit un losange.

19 / 131
Notions de logique Implication et équivalence

Condition nécessaire - Condition suffisante

Exemple 7
“ABCD est un parallélogramme” est une condition nécessaire
pour que ABCD soit un losange.

“ABCD est un carré” est une condition suffisante pour que ABCD
soit un losange.

“Les diagonales de ABCD se coupent en leur milieu, et sont


perpendiculaires” est une condition nécessaire et suffisante pour
que ABCD soit un losange.

Exercice 1
1 “x > 1” est-elle une CN de “x 2 + x + 2 > 4” ?
2 “x > 1” est-elle une CS de “x 2 + x + 2 > 4” ?
19 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

20 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Définition 18
Une formule propositionnelle est une combinaison de propositions et
de connecteurs logiques.

21 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Définition 18
Une formule propositionnelle est une combinaison de propositions et
de connecteurs logiques.

Définition 19
Une formule propositionnelle est une tautologie si elle est vraie
quelques soient les valeurs de vérité des propositions logiques qui la
composent.

21 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Définition 18
Une formule propositionnelle est une combinaison de propositions et
de connecteurs logiques.

Définition 19
Une formule propositionnelle est une tautologie si elle est vraie
quelques soient les valeurs de vérité des propositions logiques qui la
composent.

Exemple 8 (Principe du tiers exclu)


P ∨ (¬P) est une tautologie.

21 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Définition 20
Une formule propositionnelle est une contradiction si elle est fausse
quelques soient les valeurs de vérité des propositions logiques qui la
composent.

22 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Définition 20
Une formule propositionnelle est une contradiction si elle est fausse
quelques soient les valeurs de vérité des propositions logiques qui la
composent.

Exemple 9 (Principe de non contradiction)


P ∧ (¬P) est une contradiction.

22 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Proposition 21
Les formules suivantes sont des tautologies :
1 (P =⇒ Q) ⇐⇒ ((¬P) ∨ Q).
2 (P ⇐⇒ Q) ⇐⇒ ((P =⇒ Q) ∧ (Q =⇒ P)).
3 (P ∨ Q) ⇐⇒ ((¬P) =⇒ Q).

23 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Proposition 21
Les formules suivantes sont des tautologies :
1 (P =⇒ Q) ⇐⇒ ((¬P) ∨ Q).
2 (P ⇐⇒ Q) ⇐⇒ ((P =⇒ Q) ∧ (Q =⇒ P)).
3 (P ∨ Q) ⇐⇒ ((¬P) =⇒ Q).

P Q P ∨Q ¬P (¬P) =⇒ Q P3
V V
V F
F V
F F

23 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Exercice 2
Montrer que (P∧(P =⇒ Q)) =⇒ Q est une tautologie.

24 / 131
Notions de logique Formule propositionnelle

Formule propositionnelle

Exercice 2
Montrer que (P∧(P =⇒ Q)) =⇒ Q est une tautologie.

P Q P =⇒ Q P∧(P =⇒ Q) (P∧(P =⇒ Q)) =⇒ Q


V V
V F
F V
F F

24 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

25 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 22 (Commutativité)

(P ∧ Q) ⇐⇒ (Q ∧ P) et (P ∨ Q) ⇐⇒ (Q ∨ P).

26 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 22 (Commutativité)

(P ∧ Q) ⇐⇒ (Q ∧ P) et (P ∨ Q) ⇐⇒ (Q ∨ P).

Proposition 23 (Idempotence)

P ∧ P ⇐⇒ P et P ∨ P ⇐⇒ P.

26 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 22 (Commutativité)

(P ∧ Q) ⇐⇒ (Q ∧ P) et (P ∨ Q) ⇐⇒ (Q ∨ P).

Proposition 23 (Idempotence)

P ∧ P ⇐⇒ P et P ∨ P ⇐⇒ P.

Proposition 24 (Associativité)
P ∨ (Q ∨ R) ⇐⇒ (P ∨ Q) ∨ R ;
P ∧ (Q ∧ R) ⇐⇒ (P ∧ Q) ∧ R.

26 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 25 (Distributivité)
P ∨ (Q ∧ R) ⇐⇒ (P ∨ Q) ∧ (P ∨ R) ;
P ∧ (Q ∨ R) ⇐⇒ (P ∧ Q) ∨ (P ∧ R).

P Q R Q∧R P ∨ (Q ∧ R) P ∨Q P ∨R (P ∨ Q) ∧ (P ∨ R)
V V V
V V F
V F V
V F F
F V V
F V F
F F V
F F F

27 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Remarque 26
On dit que la conjonction (resp. la disjonction) est distributive sur la
disjonction (resp. conjonction).

28 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 27 (Négations)
1 ¬(¬P) ⇐⇒ P.
2 ¬(P ∧ Q) ⇐⇒ (¬P ∨ ¬Q).
3 ¬(P ∨ Q) ⇐⇒ (¬P ∧ ¬Q).
4 ¬[P =⇒ Q] ⇐⇒ (P ∧ ¬Q).

29 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 27 (Négations)
1 ¬(¬P) ⇐⇒ P.
2 ¬(P ∧ Q) ⇐⇒ (¬P ∨ ¬Q).
3 ¬(P ∨ Q) ⇐⇒ (¬P ∧ ¬Q).
4 ¬[P =⇒ Q] ⇐⇒ (P ∧ ¬Q).
3
P Q P ∧Q ¬(P ∧ Q) ¬P ¬Q ¬P ∨ ¬Q
V V
V F
F V
F F

29 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Proposition 27 (Négations)
1 ¬(¬P) ⇐⇒ P.
2 ¬(P ∧ Q) ⇐⇒ (¬P ∨ ¬Q).
3 ¬(P ∨ Q) ⇐⇒ (¬P ∧ ¬Q).
4 ¬[P =⇒ Q] ⇐⇒ (P ∧ ¬Q).
3
P Q P ∧Q ¬(P ∧ Q) ¬P ¬Q ¬P ∨ ¬Q
V V
V F
F V
F F
4 ¬[P =⇒ Q] ⇐⇒ ¬[¬P ∨ Q]
⇐⇒ P ∧ ¬Q.
29 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Exemples 10
1 La négation de “x > −1” est :
2 La négation de la proposition “−1 6 x 6 2” est :
3 La négation de “[(ABCD rectangle) =⇒ (AC = BD)]” est :

30 / 131
Notions de logique Règles de calcul propositionnel

Calcul propositionnel

Exemple 11
Soient P la proposition “Il y a de la fumée” et Q la proposition “Il y a du
feu”.
Le proverbe “Il n’y a pas de fumée sans feu” se traduit par P =⇒ Q.
Sa négation est “Il y a de la fumée et il n’y a pas de feu” qui se traduit
par P ∧ ¬Q.

31 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Plan

1 Notions de logique
Propositions logiques
Conjonction et disjonction
Implication et équivalence
Formule propositionnelle
Règles de calcul propositionnel
Quantificateurs

32 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)”

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” exprime que tout élément x de E
vérifie la propriété P.

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” exprime que tout élément x de E
vérifie la propriété P. Autrement dit,

“P(x) est vraie pour toutes les valeurs de x dans E”.

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” exprime que tout élément x de E
vérifie la propriété P. Autrement dit,

“P(x) est vraie pour toutes les valeurs de x dans E”.

∀ est appelé quantificateur universel.

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” exprime que tout élément x de E
vérifie la propriété P. Autrement dit,

“P(x) est vraie pour toutes les valeurs de x dans E”.

∀ est appelé quantificateur universel.

Exemples 12
1 Le carré de tout réel est positif s’écrit :

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Définition 28
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” exprime que tout élément x de E
vérifie la propriété P. Autrement dit,

“P(x) est vraie pour toutes les valeurs de x dans E”.

∀ est appelé quantificateur universel.

Exemples 12
1 Le carré de tout réel est positif s’écrit :

2 L’addition des entiers est commutative s’écrit :

33 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur universel

Remarque 29
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” signifie “x ∈ E =⇒ P(x)”.

34 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Définition 30
1 La proposition “∃x ∈ E; P(x)”

35 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Définition 30
1 La proposition “∃x ∈ E; P(x)” exprime qu’au moins un élément x
de E vérifie la propriété P.

35 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Définition 30
1 La proposition “∃x ∈ E; P(x)” exprime qu’au moins un élément x
de E vérifie la propriété P. Autrement dit,
“il existe au moins une valeur x de E t.q. P(x) soit vraie”.

35 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Définition 30
1 La proposition “∃x ∈ E; P(x)” exprime qu’au moins un élément x
de E vérifie la propriété P. Autrement dit,
“il existe au moins une valeur x de E t.q. P(x) soit vraie”.
∃ est appelé quantificateur existentiel.

35 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Définition 30
1 La proposition “∃x ∈ E; P(x)” exprime qu’au moins un élément x
de E vérifie la propriété P. Autrement dit,
“il existe au moins une valeur x de E t.q. P(x) soit vraie”.
∃ est appelé quantificateur existentiel.
2 La proposition “∃!x ∈ E; P(x)” exprime qu’un seul élément x de E
vérifie la propriété P. Autrement dit,
“il existe une valeur unique x de E t.q. P(x) soit vraie”.

35 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Exemples 13
1 Certains réels sont supérieurs à leur carré :

36 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateur existentiel

Exemples 13
1 Certains réels sont supérieurs à leur carré :

2 Tout réel positif peut s’écrire comme le carré d’un nombre :

36 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateurs

Remarques 31
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” ne dépend d’aucun x. La variable x
est une variable muette.
On aurait pu écrire ∀y ∈ E, P(y ) sans modifier le sens.

37 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Quantificateurs

Remarques 31
La proposition “∀x ∈ E, P(x)” ne dépend d’aucun x. La variable x
est une variable muette.
On aurait pu écrire ∀y ∈ E, P(y ) sans modifier le sens.

La proposition “∃x ∈ E; P(x)” affirme qu’il existe (au moins) un


élément x de E tel que P(x) soit vraie, mais n’en définit aucun en
particulier.

37 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Remarque 32
On peut former des propositions avec plusieurs quantificateurs :

38 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Remarque 32
On peut former des propositions avec plusieurs quantificateurs :

On peut changer l’ordre de plusieurs ∀ qui se suivent ou de


plusieurs ∃ qui se suivent.

38 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Remarque 32
On peut former des propositions avec plusieurs quantificateurs :

On peut changer l’ordre de plusieurs ∀ qui se suivent ou de


plusieurs ∃ qui se suivent.

On ne peut pas permuter un ∀ et un ∃ sans changer le sens de la


proposition.

38 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Remarque 32
On peut former des propositions avec plusieurs quantificateurs :

On peut changer l’ordre de plusieurs ∀ qui se suivent ou de


plusieurs ∃ qui se suivent.

On ne peut pas permuter un ∀ et un ∃ sans changer le sens de la


proposition.
“∀x ∈ E, ∃y ∈ F ; P(x, y)” et “∃y ∈ F ; ∀x ∈ E, P(x, y)” ont
souvent des significations très différentes.

38 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

∀h ∈ H, ∃f ∈ F; f est la mère de h

et

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

∀h ∈ H, ∃f ∈ F; f est la mère de h

et
∃f ∈ F; ∀h ∈ H, f est la mère de h

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

∀h ∈ H, ∃f ∈ F; f est la mère de h

et
∃f ∈ F; ∀h ∈ H, f est la mère de h
ont des significations différentes :

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

∀h ∈ H, ∃f ∈ F; f est la mère de h

et
∃f ∈ F; ∀h ∈ H, f est la mère de h
ont des significations différentes :
La première signifie que “tout homme à une mère” ;

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 14
On désigne par H l’ensemble des hommes et F celui des femmes.
Les propositions

∀h ∈ H, ∃f ∈ F; f est la mère de h

et
∃f ∈ F; ∀h ∈ H, f est la mère de h
ont des significations différentes :
La première signifie que “tout homme à une mère” ;
La deuxième signifie que “il existe une mère de tous les
hommes”.

39 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie : pour tout entier naturel x, il existe un entier naturel y qui lui
est supérieur.

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie : pour tout entier naturel x, il existe un entier naturel y qui lui
est supérieur.

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie : pour tout entier naturel x, il existe un entier naturel y qui lui
est supérieur.

La proposition

∃y ∈ N; ∀x ∈ N, x 6 y

est

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie : pour tout entier naturel x, il existe un entier naturel y qui lui
est supérieur.

La proposition

∃y ∈ N; ∀x ∈ N, x 6 y

est fausse

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exemple 15
La proposition

∀x ∈ N, ∃y ∈ N; x 6 y

est vraie : pour tout entier naturel x, il existe un entier naturel y qui lui
est supérieur.

La proposition

∃y ∈ N; ∀x ∈ N, x 6 y

est fausse : elle signifie qu’il existe un entier naturel y supérieur ou


égal à tous les entiers naturels.

40 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).
2 ∃i, ∃f ; R(i, f ).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).
2 ∃i, ∃f ; R(i, f ).
3 ∃i; ∀f , R(i, f )).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).
2 ∃i, ∃f ; R(i, f ).
3 ∃i; ∀f , R(i, f )).
4 ∃f ; ∀i, R(i, f )).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).
2 ∃i, ∃f ; R(i, f ).
3 ∃i; ∀f , R(i, f )).
4 ∃f ; ∀i, R(i, f )).
5 ∀i, ∃f , R(i, f )).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 3
Soit I l’ensemble des individus, F l’ensemble des films. Soit la
propriété R(i, f ) : “L’individu i a vu le film f ” .Traduire en toutes
lettres les propositions suivantes :

1 ∀i ∈ I, ∀f ∈ F , R(i, f ).
2 ∃i, ∃f ; R(i, f ).
3 ∃i; ∀f , R(i, f )).
4 ∃f ; ∀i, R(i, f )).
5 ∀i, ∃f , R(i, f )).
6 ∀f , ∃i, R(i, f ).

41 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 4
Soit f une fonction de R dans R. Écrire à l’aide de quantificateurs les
propositions suivantes :
1 f est l’application nulle.

42 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 4
Soit f une fonction de R dans R. Écrire à l’aide de quantificateurs les
propositions suivantes :
1 f est l’application nulle.
2 f ne s’annule pas sur R.

42 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 4
Soit f une fonction de R dans R. Écrire à l’aide de quantificateurs les
propositions suivantes :
1 f est l’application nulle.
2 f ne s’annule pas sur R.
3 f n’est pas la fonction nulle.

42 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 4
Soit f une fonction de R dans R. Écrire à l’aide de quantificateurs les
propositions suivantes :
1 f est l’application nulle.
2 f ne s’annule pas sur R.
3 f n’est pas la fonction nulle.
4 f s’annule sur R.

42 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Succession de quantificateurs

Exercice 4
Soit f une fonction de R dans R. Écrire à l’aide de quantificateurs les
propositions suivantes :
1 f est l’application nulle.
2 f ne s’annule pas sur R.
3 f n’est pas la fonction nulle.
4 f s’annule sur R.
5 f est une fonction affine.

42 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Proposition 33
1 La négation de “∀x ∈ E, P(x)” est

43 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Proposition 33
1 La négation de “∀x ∈ E, P(x)” est

∃x ∈ E; ¬P(x).

43 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Proposition 33
1 La négation de “∀x ∈ E, P(x)” est

∃x ∈ E; ¬P(x).

2 La négation de “∃x ∈ E; P(x)” est

43 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Proposition 33
1 La négation de “∀x ∈ E, P(x)” est

∃x ∈ E; ¬P(x).

2 La négation de “∃x ∈ E; P(x)” est

∀x ∈ E, ¬P(x).

43 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Exemples 16
1 Tous les étudiants en classe comprennent le cours.
Négation :

44 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Exemples 16
1 Tous les étudiants en classe comprennent le cours.
Négation :
2 Tout réel est inférieur à son carré.
Négation :

44 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Exemples 16
1 Tous les étudiants en classe comprennent le cours.
Négation :
2 Tout réel est inférieur à son carré.
Négation :
3 ∃x ∈ R; x 2 + x + 1 = 0.
Négation :

44 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Exemples 16
1 Tous les étudiants en classe comprennent le cours.
Négation :
2 Tout réel est inférieur à son carré.
Négation :
3 ∃x ∈ R; x 2 + x + 1 = 0.
Négation :
4 ∀x ∈ R, x + 1 ∈ Z.
Négation :

44 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Négation d’une proposition avec quantificateurs

Exemples 16
1 Tous les étudiants en classe comprennent le cours.
Négation :
2 Tout réel est inférieur à son carré.
Négation :
3 ∃x ∈ R; x 2 + x + 1 = 0.
Négation :
4 ∀x ∈ R, x + 1 ∈ Z.
Négation :
5 ∀x > 0, ∃y > 0; x > y =⇒ f (x) > f (y ).
Négation :

44 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 34
1 Quand l’hypothèse est “∀x ∈ E, P(x)” :
On peut utiliser P(x) avec n’importe quel élément x de E mais en
général, il faut choisir un élément convenable selon le but qu’on
veut atteindre.

45 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 34
1 Quand l’hypothèse est “∀x ∈ E, P(x)” :
On peut utiliser P(x) avec n’importe quel élément x de E mais en
général, il faut choisir un élément convenable selon le but qu’on
veut atteindre.

2 Quand l’hypothèse est “∃x ∈ E; P(x) :


On peut prendre un élément x ∈ E vérifiant P puis l’utiliser pour
montrer le résultat demandé.

45 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 5
Étant donné deux réels a et b, on considère la fonction f définie pour
tout réel x par f (x) = ax 2 + b.
1 Montrer que si l’on a : ∀x ∈ R, f (x) = 0 alors a = b = 0.

46 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 5
Étant donné deux réels a et b, on considère la fonction f définie pour
tout réel x par f (x) = ax 2 + b.
1 Montrer que si l’on a : ∀x ∈ R, f (x) = 0 alors a = b = 0.

En utilisant l’hypothèse pour x = 0, on obtient b = 0.

46 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 5
Étant donné deux réels a et b, on considère la fonction f définie pour
tout réel x par f (x) = ax 2 + b.
1 Montrer que si l’on a : ∀x ∈ R, f (x) = 0 alors a = b = 0.

En utilisant l’hypothèse pour x = 0, on obtient b = 0.


Puis en utilisant cette hypothèse avec x = 1, on obtient que a = 0.

46 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 5
Étant donné deux réels a et b, on considère la fonction f définie pour
tout réel x par f (x) = ax 2 + b.
1 Montrer que si l’on a : ∀x ∈ R, f (x) = 0 alors a = b = 0.

En utilisant l’hypothèse pour x = 0, on obtient b = 0.


Puis en utilisant cette hypothèse avec x = 1, on obtient que a = 0.
D’où, a = b = 0.

46 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 5
Étant donné deux réels a et b, on considère la fonction f définie pour
tout réel x par f (x) = ax 2 + b.
1 Montrer que si l’on a : ∀x ∈ R, f (x) = 0 alors a = b = 0.

En utilisant l’hypothèse pour x = 0, on obtient b = 0.


Puis en utilisant cette hypothèse avec x = 1, on obtient que a = 0.
D’où, a = b = 0.
On remarque que, parmi l’infinité des valeurs possibles de x, on n’a
utilisé que deux, mais cela a suffi pour établir la conclusion.

46 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

2 On suppose que a 6= 0 et b 6= 0. Montrer que si l’on a :


∃x ∈ R; f (x) = 0 alors les réels a et b vérifient ab < 0.

47 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

2 On suppose que a 6= 0 et b 6= 0. Montrer que si l’on a :


∃x ∈ R; f (x) = 0 alors les réels a et b vérifient ab < 0.

Par hypothèse, on peut trouver un réel x tel que ax 2 + b = 0.


On prend un tel réel et on le note x0 .

47 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

2 On suppose que a 6= 0 et b 6= 0. Montrer que si l’on a :


∃x ∈ R; f (x) = 0 alors les réels a et b vérifient ab < 0.

Par hypothèse, on peut trouver un réel x tel que ax 2 + b = 0.


On prend un tel réel et on le note x0 .
Comme b 6= 0, et on a :b = −ax02 alors x0 6= 0 car a 6= 0 .

47 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

2 On suppose que a 6= 0 et b 6= 0. Montrer que si l’on a :


∃x ∈ R; f (x) = 0 alors les réels a et b vérifient ab < 0.

Par hypothèse, on peut trouver un réel x tel que ax 2 + b = 0.


On prend un tel réel et on le note x0 .
Comme b 6= 0, et on a :b = −ax02 alors x0 6= 0 car a 6= 0 .
On a alors ab = a(−ax02 ) = −a2 x02 < 0.

47 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

2 On suppose que a 6= 0 et b 6= 0. Montrer que si l’on a :


∃x ∈ R; f (x) = 0 alors les réels a et b vérifient ab < 0.

Par hypothèse, on peut trouver un réel x tel que ax 2 + b = 0.


On prend un tel réel et on le note x0 .
Comme b 6= 0, et on a :b = −ax02 alors x0 6= 0 car a 6= 0 .
On a alors ab = a(−ax02 ) = −a2 x02 < 0.
On remarque que le réel x0 qui nous a été donné par l’hypothèse
∃x ∈ R; f (x) = 0, est a priori quelconque dans R.
Pour cela, on a dû justifier que x0 6= 0.

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Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 35
1 Pour montrer que “∀x ∈ E, P(x)” est vraie :
On commence par fixer un élément quelconque x de E, avec
lequel on doit travailler pour démontrer que P(x) est vraie.
Une telle démonstration doit commencer par
“Soit x un élément de E”.

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Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 35
1 Pour montrer que “∀x ∈ E, P(x)” est vraie :
On commence par fixer un élément quelconque x de E, avec
lequel on doit travailler pour démontrer que P(x) est vraie.
Une telle démonstration doit commencer par
“Soit x un élément de E”.

2 Pour montrer que “∀x ∈ E, P(x)” n’est pas vraie :


Il suffit de trouver un élément de E qui ne vérifie pas P.

48 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemples 17
1 L’assertion “∀x ∈ R, x 2 + 1 > 0” est vraie.
2 L’assertion “∀x ∈ R, x 2 − 1 > 0” est fausse.
3 Les entiers sont-ils toujours divisibles par 3 ?
4 Si la somme des chiffres d’un entier naturel est un multiple de 6, le
nombre est-il un multiple de 6 ?

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Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 36
1 Pour montrer que “∃x ∈ E; P(x)” est vraie :
Il faut trouver un élément x de E tel que P(x) soit vraie.

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Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 36
1 Pour montrer que “∃x ∈ E; P(x)” est vraie :
Il faut trouver un élément x de E tel que P(x) soit vraie.

2 Pour montrer que “∃x ∈ E; P(x)” n’est pas vraie :


Il faut montrer que tous les éléments de E ne vérifie pas P.

50 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Remarques 36
1 Pour montrer que “∃x ∈ E; P(x)” est vraie :
Il faut trouver un élément x de E tel que P(x) soit vraie.

2 Pour montrer que “∃x ∈ E; P(x)” n’est pas vraie :


Il faut montrer que tous les éléments de E ne vérifie pas P.

3 Pour montrer l’existence unique, il faut passer par deux étapes :

Existence d’un élément x de E tel que P(x) soit vraie.


Unicité de cet élément x dans E.

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Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemple 18
L’assertion “∃x ∈ R; x 2 − 1 > 0” est vraie.

51 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemple 18
L’assertion “∃x ∈ R; x 2 − 1 > 0” est vraie.

Exemple 19
Pour prouver que “∀x, y ∈ R, ∃z ∈ R, z > x + y”, on commence la
rédaction de la manière suivante :

51 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemple 18
L’assertion “∃x ∈ R; x 2 − 1 > 0” est vraie.

Exemple 19
Pour prouver que “∀x, y ∈ R, ∃z ∈ R, z > x + y”, on commence la
rédaction de la manière suivante :

Soient x, y ∈ R.

51 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemple 18
L’assertion “∃x ∈ R; x 2 − 1 > 0” est vraie.

Exemple 19
Pour prouver que “∀x, y ∈ R, ∃z ∈ R, z > x + y”, on commence la
rédaction de la manière suivante :

Soient x, y ∈ R.

Maintenant que x et y sont fixés, il suffit de trouver z supérieur à


x + y . On achève la démonstration ainsi :

51 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exemple 18
L’assertion “∃x ∈ R; x 2 − 1 > 0” est vraie.

Exemple 19
Pour prouver que “∀x, y ∈ R, ∃z ∈ R, z > x + y”, on commence la
rédaction de la manière suivante :

Soient x, y ∈ R.

Maintenant que x et y sont fixés, il suffit de trouver z supérieur à


x + y . On achève la démonstration ainsi :

Posons z = x + y + 1.
On a z > x + y.

51 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 6
Soit f la fonction définie par f (x) = x 2 + x + 1.
1 Montrer que ∀x ∈ R, f (x) > 0.

52 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 6
Soit f la fonction définie par f (x) = x 2 + x + 1.
1 Montrer que ∀x ∈ R, f (x) > 0.

Soit x ∈ R. On a alors

1 2 3
 
f (x) = x + + ,
2 4

ce qui entraîne que f (x) > 3


4 > 0, et prouve que : ∀x ∈ R, f (x) > 0.

52 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 6
Soit f la fonction définie par f (x) = x 2 + x + 1.
1 Montrer que ∀x ∈ R, f (x) > 0.

Soit x ∈ R. On a alors

1 2 3
 
f (x) = x + + ,
2 4

ce qui entraîne que f (x) > 3


4 > 0, et prouve que : ∀x ∈ R, f (x) > 0.

2 Montrer que ∃x ∈ R ; f (x) > 2.

52 / 131
Notions de logique Quantificateurs

Démonstrations et quantificateurs

Exercice 6
Soit f la fonction définie par f (x) = x 2 + x + 1.
1 Montrer que ∀x ∈ R, f (x) > 0.

Soit x ∈ R. On a alors

1 2 3
 
f (x) = x + + ,
2 4

ce qui entraîne que f (x) > 3


4 > 0, et prouve que : ∀x ∈ R, f (x) > 0.

2 Montrer que ∃x ∈ R ; f (x) > 2.

Posons x = 1. On a alors f (x) = 3, ce qui prouve que : ∃x ∈ R ;


f (x) > 2.
52 / 131
Méthodes de Raisonnements

false

53 / 131
Méthodes de Raisonnements

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

53 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

54 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par implication

Proposition 37
On suppose que P est vraie et que l’implication P =⇒ Q est vraie.
Alors, Q est vraie.

55 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par implication

Proposition 37
On suppose que P est vraie et que l’implication P =⇒ Q est vraie.
Alors, Q est vraie.

Exemple 20
Soit f une fonction paire dérivable sur R.
Montrer que f 0 est impaire.

55 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par implication

Proposition 37
On suppose que P est vraie et que l’implication P =⇒ Q est vraie.
Alors, Q est vraie.

Exemple 20
Soit f une fonction paire dérivable sur R.
Montrer que f 0 est impaire.

f est paire donc pour tout x ∈ R, f (x) = f (−x).


Donc pour tout x ∈ R, f 0 (x) = −f 0 (−x) (car f est dérivable).
Donc f 0 est impaire.

55 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Proposition 38
L’équivalence P ⇐⇒ Q est vraie ssi les implications P =⇒ Q et
Q =⇒ P sont vraies.

56 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Proposition 38
L’équivalence P ⇐⇒ Q est vraie ssi les implications P =⇒ Q et
Q =⇒ P sont vraies.

Explication 1
En pratique, la démontration se fait en deux temps :
une première débutant par “Supposons que P est vraie et montrons
que Q est vraie” ;
une seconde débutant par “Supposons que Q est vraie et montrons
que P est vraie”.

56 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Exemple 21
Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer l’équivalence :

a < b ⇐⇒ a2 < b2 .

57 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Exemple 21
Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer l’équivalence :

a < b ⇐⇒ a2 < b2 .

Supposons que a < b. Montrons que a2 < b2 .

57 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Exemple 21
Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer l’équivalence :

a < b ⇐⇒ a2 < b2 .

Supposons que a < b. Montrons que a2 < b2 .


Comme a, b > 0 alors a + b > 0.
Or a − b < 0, on déduit que (a − b)(a + b) < 0 et donc a2 < b2 .

57 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Exemple 21
Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer l’équivalence :

a < b ⇐⇒ a2 < b2 .

Supposons que a < b. Montrons que a2 < b2 .


Comme a, b > 0 alors a + b > 0.
Or a − b < 0, on déduit que (a − b)(a + b) < 0 et donc a2 < b2 .

Supposons que a2 < b2 . Montrons que a < b.

57 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par double implication

Exemple 21
Soient a et b deux réels strictement positifs. Montrer l’équivalence :

a < b ⇐⇒ a2 < b2 .

Supposons que a < b. Montrons que a2 < b2 .


Comme a, b > 0 alors a + b > 0.
Or a − b < 0, on déduit que (a − b)(a + b) < 0 et donc a2 < b2 .

Supposons que a2 < b2 . Montrons que a < b.


Comme a2 < b2 alors (a − b)(a + b) < 0.
Or a, b > 0, donc a + b > 0, on déduit que a − b < 0, et donc a < b.

57 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 39
Pour montrer que P ⇐⇒ Q est vraie, on peut procéder en une seule
étape en passant de P à Q avec des équivalences successives.

Cette méthode est plus courte mais il faut vérifier qu’on a bien des
équivalences à chaque étape.

On l’utilise lorsque les équivalences intermédiaires sont bien connues


(Sinon, par double implication).

58 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Exemple 22
Montrons que
a2 = b2 ⇐⇒ (a = b ou a = −b).

59 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Exemple 22
Montrons que
a2 = b2 ⇐⇒ (a = b ou a = −b).

On a : a2 = b2 ⇐⇒ a2 − b2 = 0

59 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Exemple 22
Montrons que
a2 = b2 ⇐⇒ (a = b ou a = −b).

On a : a2 = b2 ⇐⇒ a2 − b2 = 0
⇐⇒ (a − b)(a + b) = 0

59 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Exemple 22
Montrons que
a2 = b2 ⇐⇒ (a = b ou a = −b).

On a : a2 = b2 ⇐⇒ a2 − b2 = 0
⇐⇒ (a − b)(a + b) = 0
⇐⇒ a = b ou a = −b.

59 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 1
x2 + y2 .

2

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 1
x2 + y2 .

2

1 2 
Soient x, y ∈ R. On a : xy 6 x + y2
2

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 12 x 2 + y 2 .


1 2 
Soient x, y ∈ R. On a : xy 6 x + y 2 ⇐⇒ 2xy 6 x 2 + y 2
2

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 12 x 2 + y 2 .


1 2 
Soient x, y ∈ R. On a : xy 6 x + y 2 ⇐⇒ 2xy 6 x 2 + y 2
2
⇐⇒ 0 6 x 2 + y 2 − 2xy

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 12 x 2 + y 2 .


1 2 
Soient x, y ∈ R. On a : xy 6 x + y 2 ⇐⇒ 2xy 6 x 2 + y 2
2
⇐⇒ 0 6 x 2 + y 2 − 2xy
⇐⇒ 0 6 (x − y )2 .

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnements directs

Raisonnement par équivalences successives

Remarque 40
Ce raisonement permet de montrer qu’une proposition est vraie en
montrant qu’elle est équivalente à une autre proposition qui est vraie.

Exemple 23
Montrer que pour tous réels x, y , on a : xy 6 12 x 2 + y 2 .


1 2 
Soient x, y ∈ R. On a : xy 6 x + y 2 ⇐⇒ 2xy 6 x 2 + y 2
2
⇐⇒ 0 6 x 2 + y 2 − 2xy
⇐⇒ 0 6 (x − y )2 .
La dernière proposition étant vraie, la première l’est également.

60 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

61 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Définition 41
La contraposée de l’implication P =⇒ Q est l’implication
(¬Q) =⇒ (¬P).

62 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Définition 41
La contraposée de l’implication P =⇒ Q est l’implication
(¬Q) =⇒ (¬P).

Proposition 42
L’assertion P =⇒ Q est vraie ssi sa contraposée est vraie.

62 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Exemple 24
Soit n ∈ N. Montrer que si n2 est pair, alors n est pair.

63 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Exemple 24
Soit n ∈ N. Montrer que si n2 est pair, alors n est pair.

Par contraposition :
Si n est impair alors

63 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Exemple 24
Soit n ∈ N. Montrer que si n2 est pair, alors n est pair.

Par contraposition :
Si n est impair alors il existe k ∈ N tel que n = 2k + 1.
Par suite, n2 = (2k + 1)2 = 4k 2 + 4k + 1 = 2(2k 2 + 2k ) + 1 est impair.

63 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par contraposition

Raisonnement par contraposition

Exemple 24
Soit n ∈ N. Montrer que si n2 est pair, alors n est pair.

Par contraposition :
Si n est impair alors il existe k ∈ N tel que n = 2k + 1.
Par suite, n2 = (2k + 1)2 = 4k 2 + 4k + 1 = 2(2k 2 + 2k ) + 1 est impair.
D’où, par contraposition, si n2 est pair, alors n est pair.

63 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

64 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

Proposition 43
Pour démontrer qu’une proposition P est vraie, on suppose que ¬P est
vraie et on démontre que cela entraîne une contradiction.

65 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

Proposition 43
Pour démontrer qu’une proposition P est vraie, on suppose que ¬P est
vraie et on démontre que cela entraîne une contradiction.

Exemple 25

On veut montrer que 2 est un irrationnel.

65 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

On peut écrire 2 = qp avec p et q entiers strictement positifs et
premiers entre eux.

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

On peut écrire 2 = qp avec p et q entiers strictement positifs et
premiers entre eux.
En élevant au carré, on a 2q 2 = p2 , ce qui entraîne que p2 est pair.

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

On peut écrire 2 = qp avec p et q entiers strictement positifs et
premiers entre eux.
En élevant au carré, on a 2q 2 = p2 , ce qui entraîne que p2 est pair.
Donc p est pair et on a p = 2k avec k entier, d’où 2q 2 = 4k 2 et donc
q 2 = 2k 2 .

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

On peut écrire 2 = qp avec p et q entiers strictement positifs et
premiers entre eux.
En élevant au carré, on a 2q 2 = p2 , ce qui entraîne que p2 est pair.
Donc p est pair et on a p = 2k avec k entier, d’où 2q 2 = 4k 2 et donc
q 2 = 2k 2 .
D’où, q 2 et par suite q sont pairs.

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par l’absurde

Raisonnement par l’absurde

On raisonne par l’absurde :



On suppose que 2 ∈ Q.

On peut écrire 2 = qp avec p et q entiers strictement positifs et
premiers entre eux.
En élevant au carré, on a 2q 2 = p2 , ce qui entraîne que p2 est pair.
Donc p est pair et on a p = 2k avec k entier, d’où 2q 2 = 4k 2 et donc
q 2 = 2k 2 .
D’où, q 2 et par suite q sont pairs.
On déduit que p et q ne sont pas premiers entre eux. Contradiction.

66 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

67 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Proposition 44
On suppose que P ⇐⇒ (P1 ou P2 ). Alors,

(P =⇒ Q) ⇐⇒ [P1 =⇒ Q et P2 =⇒ Q]

68 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Proposition 44
On suppose que P ⇐⇒ (P1 ou P2 ). Alors,

(P =⇒ Q) ⇐⇒ [P1 =⇒ Q et P2 =⇒ Q]

Exemple 26
Montrer que, pour tout n ∈ N, n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

68 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Pour démontrer que n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2, on considère


deux cas :

69 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Pour démontrer que n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2, on considère


deux cas : n est pair et n est impair.

69 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Pour démontrer que n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2, on considère


deux cas : n est pair et n est impair.

Si n est pair, alors n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

69 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Pour démontrer que n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2, on considère


deux cas : n est pair et n est impair.

Si n est pair, alors n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

Si n est impair, alors 7n est impair et 7n + 1 est pair, donc


n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

69 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par disjonctions de cas

Raisonnement par disjonction des cas

Pour démontrer que n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2, on considère


deux cas : n est pair et n est impair.

Si n est pair, alors n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

Si n est impair, alors 7n est impair et 7n + 1 est pair, donc


n(2n + 1)(7n + 1) est divisible par 2.

On a bien démontré en deux temps : P1 =⇒ Q et P2 =⇒ Q.

69 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

70 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Proposition 45
Soit P une propriété portant sur les entiers naturels.

On suppose que P(0) est vraie : Initialisation.

On suppose, pour tout entier n > 0, que si P(n) est vraie alors
P(n + 1) est vraie : Hérédité.

Alors, la proposition P(n) est vraie pour tout entier n > 0.

71 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 46
1 L’initialisation est une vérification indispensable.
Par exemple, le prédicat P(n) : n = n + 1, vérifie l’hérédité :

n = n + 1 =⇒ n + 1 = n + 2,

mais pour tout n, P(n) est fausse.

72 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 46
1 L’initialisation est une vérification indispensable.
Par exemple, le prédicat P(n) : n = n + 1, vérifie l’hérédité :

n = n + 1 =⇒ n + 1 = n + 2,

mais pour tout n, P(n) est fausse.

2 Il est possible de procéder à l’initialisation à partir d’un entier


n0 6= 0.
Dans ce cas, P(n) sera vraie pour tout entier n > n0 .

72 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 27
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n − 2n est divisible par 7.

73 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 27
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n − 2n est divisible par 7.

Pour n = 0, on a 30 − 20 = 0 avec 0 = 0 × 7. La prop. est donc vraie.

73 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 27
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n − 2n est divisible par 7.

Pour n = 0, on a 30 − 20 = 0 avec 0 = 0 × 7. La prop. est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 0, càd il existe k ∈ N t.q.
32n − 2n = 7k et montrons la pour n + 1.

73 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 27
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n − 2n est divisible par 7.

Pour n = 0, on a 30 − 20 = 0 avec 0 = 0 × 7. La prop. est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 0, càd il existe k ∈ N t.q.
32n − 2n = 7k et montrons la pour n + 1.

32n+2 − 2n+1 = 32 · 32n − 2n · 2


= 9 · (7k + 2n ) − 2n · 2 d’après (HR)
= 7 · (9k ) + 2n (9 − 2)
= 7(9k + 2n ) = 7k 0 .

73 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 27
Montrer que pour tout n ∈ N, 32n − 2n est divisible par 7.

Pour n = 0, on a 30 − 20 = 0 avec 0 = 0 × 7. La prop. est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 0, càd il existe k ∈ N t.q.
32n − 2n = 7k et montrons la pour n + 1.

32n+2 − 2n+1 = 32 · 32n − 2n · 2


= 9 · (7k + 2n ) − 2n · 2 d’après (HR)
= 7 · (9k ) + 2n (9 − 2)
= 7(9k + 2n ) = 7k 0 .

D’où, la propriété est vraie pour n + 1.


Elle est donc vraie pour tout entier n ∈ N∗ .
73 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.
On a : (n + 1)2 =

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.
On a : (n + 1)2 = n2 + 2n + 1

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.
On a : (n + 1)2 = n2 + 2n + 1 6 2n + 2n + 1 d’après (HR).

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.
On a : (n + 1)2 = n2 + 2n + 1 6 2n + 2n + 1 d’après (HR).
De plus, 2n + 1 6 2n + n 6 3n 6 n2 6 2n .

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exemple 28
Montrer que n2 6 2n pour tout n > 4.

Pour n = 1, on a bien 1 6 2. Pour n = 2, on a bien 4 6 4.


Pour n = 3, on n’a pas 9 6 8. Pour n = 4, on a bien 16 6 16.
Supposons la propriété vraie pour n > 4 et montrons la pour n + 1.
On a : (n + 1)2 = n2 + 2n + 1 6 2n + 2n + 1 d’après (HR).
De plus, 2n + 1 6 2n + n 6 3n 6 n2 6 2n .
D’où, (n + 1)2 6 2n + 2n = 2n+1 .
D’où, la propriété est vraie pour n + 1.
Elle est donc vraie pour tout entier n ≥ 4.

74 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).
Or n > 1 donc n + 1 > 2.

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).
Or n > 1 donc n + 1 > 2.
D’où, n! · 2 6 (n + 1)!.

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).
Or n > 1 donc n + 1 > 2.
D’où, n! · 2 6 (n + 1)!.
D’autre part, (n + 1)! = n!(n + 1) 6 nn (n + 1) (HR) avec n 6 n + 1.

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).
Or n > 1 donc n + 1 > 2.
D’où, n! · 2 6 (n + 1)!.
D’autre part, (n + 1)! = n!(n + 1) 6 nn (n + 1) (HR) avec n 6 n + 1.
D’où, (n + 1)! 6 (n + 1)n (n + 1) = (n + 1)n+1 .

75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Exercice 7
Montrer que ∀n ∈ N∗ , 2n−1 6 n! 6 nn .

Pour n = 1, on a 20 = 1 6 1 6 1. La propriété est donc vraie.


Supposons la propriété vraie pour n > 1 et montrons la pour n + 1.
On a : 2n = 2n−1 · 2 6 n! · 2 (HR).
Or n > 1 donc n + 1 > 2.
D’où, n! · 2 6 (n + 1)!.
D’autre part, (n + 1)! = n!(n + 1) 6 nn (n + 1) (HR) avec n 6 n + 1.
D’où, (n + 1)! 6 (n + 1)n (n + 1) = (n + 1)n+1 .
D’où, la propriété est vraie pour n + 1.
Elle est donc vraie pour tout entier n ∈ N∗ .
75 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 47
1 Dans l’hypothèse de récurrence, il ne faut pas écrire “∀n” ou “pour
tout n” :

76 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 47
1 Dans l’hypothèse de récurrence, il ne faut pas écrire “∀n” ou “pour
tout n” :
L’hypothèse de récurrence porte sur un seul entier n à la fois.

76 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 47
1 Dans l’hypothèse de récurrence, il ne faut pas écrire “∀n” ou “pour
tout n” :
L’hypothèse de récurrence porte sur un seul entier n à la fois.

Écrire “on suppose le résultat vrai pour tout n ∈ N” signifie que


vous supposez ce que vous voulez montrer.

76 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence (faible)

Remarques 47
1 Dans l’hypothèse de récurrence, il ne faut pas écrire “∀n” ou “pour
tout n” :
L’hypothèse de récurrence porte sur un seul entier n à la fois.

Écrire “on suppose le résultat vrai pour tout n ∈ N” signifie que


vous supposez ce que vous voulez montrer.

2 Si dans la phase d’hérédité, l’hypothèse de récurrence n’est pas


employée, c’est que la démonstration par récurrence est inutile.

76 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Proposition 48
On suppose que :
P(0) et P(1) sont vraies ;
Pour tout entier n > 0, si P(n) et P(n + 1) sont vraies alors P(n + 2)
est vraie.
Alors, la proposition P(n) est vraie pour tout entier n > 0.

77 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Proposition 48
On suppose que :
P(0) et P(1) sont vraies ;
Pour tout entier n > 0, si P(n) et P(n + 1) sont vraies alors P(n + 2)
est vraie.
Alors, la proposition P(n) est vraie pour tout entier n > 0.

Explication 2
On utilise la récurrence double si l’hypothèse P(n) est insuffisante
pour démontrer P(n + 1).

77 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Exemple 29
On considère la suite réelle

 u0

= 4
u = 5
 1
un+2 = 3un+1 − 2un

Montrer que un = 2n + 3 pour tout n ∈ N.

78 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Pour n = 0, on a u0 = 4 = 20 + 3. La propriété est donc vraie.

79 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Pour n = 0, on a u0 = 4 = 20 + 3. La propriété est donc vraie.


Pour n = 1, on a u1 = 5 = 21 + 3. La propriété est donc vraie.

79 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Pour n = 0, on a u0 = 4 = 20 + 3. La propriété est donc vraie.


Pour n = 1, on a u1 = 5 = 21 + 3. La propriété est donc vraie.
Supposons que la propriété est vraie pour n > 0 et n + 1 et montrons
la pour n + 2.

79 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Pour n = 0, on a u0 = 4 = 20 + 3. La propriété est donc vraie.


Pour n = 1, on a u1 = 5 = 21 + 3. La propriété est donc vraie.
Supposons que la propriété est vraie pour n > 0 et n + 1 et montrons
la pour n + 2.

un+2 = 3un+1 − 2un


= 3(2n+1 + 3) − 2(2n + 3)
= 3 · 2n+1 + 9 − 2n+1 − 6
= 2n+1 + 3.

79 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence double

Pour n = 0, on a u0 = 4 = 20 + 3. La propriété est donc vraie.


Pour n = 1, on a u1 = 5 = 21 + 3. La propriété est donc vraie.
Supposons que la propriété est vraie pour n > 0 et n + 1 et montrons
la pour n + 2.

un+2 = 3un+1 − 2un


= 3(2n+1 + 3) − 2(2n + 3)
= 3 · 2n+1 + 9 − 2n+1 − 6
= 2n+1 + 3.

D’où, la propriété est vraie pour n + 2.


Elle est donc vraie pour tout entier n ∈ N.

79 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte

Proposition 49
On suppose que :
P(0) est vraie
Pour tout entier n > 0, si P(k ) est vraie pour tout k ∈ {0, . . . , n},
alors P(n + 1) est vraie.
Alors, la proposition P(n) est vraie pour tout entier n > 0.

80 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte

Proposition 49
On suppose que :
P(0) est vraie
Pour tout entier n > 0, si P(k ) est vraie pour tout k ∈ {0, . . . , n},
alors P(n + 1) est vraie.
Alors, la proposition P(n) est vraie pour tout entier n > 0.

Explication 3
On utilise la récurrence forte si pour prouver P(n + 1), on veut utiliser
tout ou partie des hypothèses P(n0 ), P(n0 + 1), . . . , P(n).

80 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte

Exemple 30
On considère la suite réelle
u0

= 1
un+1 = u0 + . . . + un

Montrer que un 6 2n pour tout n ∈ N.

81 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte
Pour n = 0, on a u0 = 1 6 1 = 20 . La propriété est donc vraie.

82 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte
Pour n = 0, on a u0 = 1 6 1 = 20 . La propriété est donc vraie.
Soit n ∈ N. Supposons la propriété vraie jusqu’au rang n. On a
un+1 = u0 + · · · + un .

82 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte
Pour n = 0, on a u0 = 1 6 1 = 20 . La propriété est donc vraie.
Soit n ∈ N. Supposons la propriété vraie jusqu’au rang n. On a
un+1 = u0 + · · · + un .
D’après l’hypothèse de récurrence, on a
u0 6 20 , u1 6 21 , . . . , un 6 2n ,
d’où,
un+1 6 20 + 21 + · · · + 2n .

82 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par récurrence

Récurrence forte
Pour n = 0, on a u0 = 1 6 1 = 20 . La propriété est donc vraie.
Soit n ∈ N. Supposons la propriété vraie jusqu’au rang n. On a
un+1 = u0 + · · · + un .
D’après l’hypothèse de récurrence, on a
u0 6 20 , u1 6 21 , . . . , un 6 2n ,
d’où,
un+1 6 20 + 21 + · · · + 2n .
C’est une somme de n + 1 termes d’une suite géom. de raison 2. Donc
1 − 2n+1
un+1 6 = 2n+1 − 1 6 2n+1 .
1−2
La propriété est donc vraie pour n + 1.
Elle est donc vraie pour tout entier n ∈ N.
82 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Plan

2 Méthodes de Raisonnements
Raisonnements directs
Raisonnement par contraposition
Raisonnement par l’absurde
Raisonnement par disjonctions de cas
Raisonnement par récurrence
Raisonnement par analyse-synthèse

83 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Explication 4
Pour trouver les solutions à un problème, on raisonne en deux étapes :

l’analyse : on suppose que l’on a une solution du problème et on


cherche toutes les propriétés possibles de cette solution ;

84 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Explication 4
Pour trouver les solutions à un problème, on raisonne en deux étapes :

l’analyse : on suppose que l’on a une solution du problème et on


cherche toutes les propriétés possibles de cette solution ;

la synthèse : on détermine parmi les objets mathématiques ayant


ces propriétés, ceux qui sont effectivement solutions.

84 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Explication 4
Pour trouver les solutions à un problème, on raisonne en deux étapes :

l’analyse : on suppose que l’on a une solution du problème et on


cherche toutes les propriétés possibles de cette solution ;

la synthèse : on détermine parmi les objets mathématiques ayant


ces propriétés, ceux qui sont effectivement solutions.

84 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Explication 4
Pour trouver les solutions à un problème, on raisonne en deux étapes :

l’analyse : on suppose que l’on a une solution du problème et on


cherche toutes les propriétés possibles de cette solution ;

la synthèse : on détermine parmi les objets mathématiques ayant


ces propriétés, ceux qui sont effectivement solutions.

Remarque 50 (En pratique)


On montre que, si x est solution, x ne peut prendre que certaines
valeurs (Analyse).
On vérifie ensuite si ces valeurs sont solutions (Synthèse).

84 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

On se donne une fonction f de R dans R.

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

On se donne une fonction f de R dans R.


Analyse : On suppose que f est la somme d’une fonction paire g et
d’une fonction impaire h.

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

On se donne une fonction f de R dans R.


Analyse : On suppose que f est la somme d’une fonction paire g et
d’une fonction impaire h.
Alors, pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x).

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

On se donne une fonction f de R dans R.


Analyse : On suppose que f est la somme d’une fonction paire g et
d’une fonction impaire h.
Alors, pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x).
On a donc également, f (−x) = g(−x) + h(−x) pour tout x ∈ R.

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exemple 31
Montrer que toute fonction de R dans R est la somme d’une fonction
paire et d’une fonction impaire.

On se donne une fonction f de R dans R.


Analyse : On suppose que f est la somme d’une fonction paire g et
d’une fonction impaire h.
Alors, pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x).
On a donc également, f (−x) = g(−x) + h(−x) pour tout x ∈ R.
Mais g et h étant respectivement paire et impaire, f (−x) = g(x) − h(x)
pour tout x ∈ R.

85 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

On en déduit que nécessairement

f (x) + f (−x) f (x) − f (−x)


g(x) = et h(x) = , ∀x ∈ R.
2 2

86 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

f (x)+f (−x) f (x)−f (−x)


Synthèse : Posons donc g(x) = 2 et h(x) = 2 pour
tout x ∈ R. On vérifie alors que

87 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

f (x)+f (−x) f (x)−f (−x)


Synthèse : Posons donc g(x) = 2 et h(x) = 2 pour
tout x ∈ R. On vérifie alors que

f = g + h puisque pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x) ;

87 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

f (x)+f (−x) f (x)−f (−x)


Synthèse : Posons donc g(x) = 2 et h(x) = 2 pour
tout x ∈ R. On vérifie alors que

f = g + h puisque pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x) ;

g est paire puisque pour tout x ∈ R, g(−x) = g(x) ;

87 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

f (x)+f (−x) f (x)−f (−x)


Synthèse : Posons donc g(x) = 2 et h(x) = 2 pour
tout x ∈ R. On vérifie alors que

f = g + h puisque pour tout x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x) ;

g est paire puisque pour tout x ∈ R, g(−x) = g(x) ;

h est impaire puisque pour tout x ∈ R, h(−x) = −h(x).


f est donc bien la somme d’une fonction paire et d’une fonction
impaire.

87 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exercice 8
Montrer que toute fonction f : [0, 1] → R est la somme d’une fonction
affine et d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1.

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Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exercice 8
Montrer que toute fonction f : [0, 1] → R est la somme d’une fonction
affine et d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1.

Analyse : supposons qu’il existe une fonction g qui s’annule en 0 et en


1, ainsi que deux réels a et b tels que

∀x ∈ [0, 1], f (x) = g(x) + ax + b.

88 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exercice 8
Montrer que toute fonction f : [0, 1] → R est la somme d’une fonction
affine et d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1.

Analyse : supposons qu’il existe une fonction g qui s’annule en 0 et en


1, ainsi que deux réels a et b tels que

∀x ∈ [0, 1], f (x) = g(x) + ax + b.

En évaluant en 0 on doit avoir f (0) = b.

88 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exercice 8
Montrer que toute fonction f : [0, 1] → R est la somme d’une fonction
affine et d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1.

Analyse : supposons qu’il existe une fonction g qui s’annule en 0 et en


1, ainsi que deux réels a et b tels que

∀x ∈ [0, 1], f (x) = g(x) + ax + b.

En évaluant en 0 on doit avoir f (0) = b.


En évaluant en 1 on doit avoir f (1) = a + b, d’où
a = f (1) − b = f (1) − f (0).

88 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Exercice 8
Montrer que toute fonction f : [0, 1] → R est la somme d’une fonction
affine et d’une fonction qui s’annule en 0 et en 1.

Analyse : supposons qu’il existe une fonction g qui s’annule en 0 et en


1, ainsi que deux réels a et b tels que

∀x ∈ [0, 1], f (x) = g(x) + ax + b.

En évaluant en 0 on doit avoir f (0) = b.


En évaluant en 1 on doit avoir f (1) = a + b, d’où
a = f (1) − b = f (1) − f (0).
Maintenant que a et b sont connus, on en déduit que g est la fonction
définie par g(x) = f (x) − ax − b.
88 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Synthèse : posons b = f (0), a = f (1) − f (0) et g(x) = f (x) − ax − b.

89 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Synthèse : posons b = f (0), a = f (1) − f (0) et g(x) = f (x) − ax − b.


Il est clair que f (x) = g(x) + ax + b.

89 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Synthèse : posons b = f (0), a = f (1) − f (0) et g(x) = f (x) − ax − b.


Il est clair que f (x) = g(x) + ax + b.
D’autre part g(0) = f (0) − b = 0 et
g(1) = f (1) − a − b = f (1) − f (1) + f (0) − f (0) = 0.

89 / 131
Méthodes de Raisonnements Raisonnement par analyse-synthèse

Raisonnement par analyse-synthèse

Synthèse : posons b = f (0), a = f (1) − f (0) et g(x) = f (x) − ax − b.


Il est clair que f (x) = g(x) + ax + b.
D’autre part g(0) = f (0) − b = 0 et
g(1) = f (1) − a − b = f (1) − f (1) + f (0) − f (0) = 0.
Donc a, b et g sont bien solution du problème et celle-ci est unique.

89 / 131
Ensembles

Plan

3 Ensembles
Appartenance et inclusion
Opérations sur les ensembles
Familles et produit cartésien

90 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Plan

3 Ensembles
Appartenance et inclusion
Opérations sur les ensembles
Familles et produit cartésien

91 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Définition 51
1 Un ensemble est une collection d’objets mathématiques appelés
éléments.

92 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Définition 51
1 Un ensemble est une collection d’objets mathématiques appelés
éléments.
2 Un élément a appartient à un ensemble E (on écrit : a ∈ E) ou
n’appartient pas à E (on écrit : a 6∈ E).

92 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Définition 51
1 Un ensemble est une collection d’objets mathématiques appelés
éléments.
2 Un élément a appartient à un ensemble E (on écrit : a ∈ E) ou
n’appartient pas à E (on écrit : a 6∈ E).
3 L’ensemble vide, noté ∅, est l’ensemble ne contenant aucun
élément.

92 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Définition 51
1 Un ensemble est une collection d’objets mathématiques appelés
éléments.
2 Un élément a appartient à un ensemble E (on écrit : a ∈ E) ou
n’appartient pas à E (on écrit : a 6∈ E).
3 L’ensemble vide, noté ∅, est l’ensemble ne contenant aucun
élément.
4 Un singleton {x} est un ensemble formé d’un seul élément.

92 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Définition 51
1 Un ensemble est une collection d’objets mathématiques appelés
éléments.
2 Un élément a appartient à un ensemble E (on écrit : a ∈ E) ou
n’appartient pas à E (on écrit : a 6∈ E).
3 L’ensemble vide, noté ∅, est l’ensemble ne contenant aucun
élément.
4 Un singleton {x} est un ensemble formé d’un seul élément.

Exemple 32
L’ensemble N des entiers naturels, l’ensemble Q des rationnels,
l’ensemble R des réels.

92 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Remarque 52
Un ensemble peut être défini
en extension : en donnant la liste (non ordonnée) de ses éléments

93 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Remarque 52
Un ensemble peut être défini
en extension : en donnant la liste (non ordonnée) de ses éléments
en compréhension : en donnant le (ou les) critère(s) permettant
d’affirmer si un objet est un élément ou non de l’ensemble.

93 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit
En extension : E = {2, 3, 4, 5, 6}.

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit
En extension : E = {2, 3, 4, 5, 6}.
En compréhension : E = {n ∈ N; 2 6 n 6 6}.

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit
En extension : E = {2, 3, 4, 5, 6}.
En compréhension : E = {n ∈ N; 2 6 n 6 6}.

2 Si E est l’ensemble des entiers naturels pairs, on écrit

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit
En extension : E = {2, 3, 4, 5, 6}.
En compréhension : E = {n ∈ N; 2 6 n 6 6}.

2 Si E est l’ensemble des entiers naturels pairs, on écrit


En extension : E = {2k , k ∈ N}.

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notion d’ensembles

Exemples 33
1 Si E est l’ensemble des entiers compris entre 2 et 6, on écrit
En extension : E = {2, 3, 4, 5, 6}.
En compréhension : E = {n ∈ N; 2 6 n 6 6}.

2 Si E est l’ensemble des entiers naturels pairs, on écrit


En extension : E = {2k , k ∈ N}.
En compréhension : E = {n ∈ N; ∃k ∈ N; n = 2k }.

94 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notations

Notations 53
Soient a, b ∈ Z tels que a 6 b, on note [[a, b]] l’ensemble des entiers
compris entre a et b :

[[a, b]] = {n ∈ Z; a 6 n 6 b}.

Par exemple : [[0, 2]] = {0, 1, 2}.

95 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Notations

Notations 53
Soient a, b ∈ Z tels que a 6 b, on note [[a, b]] l’ensemble des entiers
compris entre a et b :

[[a, b]] = {n ∈ Z; a 6 n 6 b}.

Par exemple : [[0, 2]] = {0, 1, 2}.

Notations 54
Si I est un ensemble et pour tout i ∈ I, xi un élément de E, {xi , i ∈ I}
désigne l’ensemble de tous les xi . Par exemple,
{xi , i ∈ [[1, 5]]} = {x1 , x2 , x3 , x4 , x5 } ;
{xi , i ∈ N} = {x0 , x1 , x2 , x3 , . . .}.

95 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Définition 55
Soient E et F deux ensembles.
On dit que F est inclus dans E et on note F ⊂ E si tout élément de F
est un élément de E ; i.e.

96 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Définition 55
Soient E et F deux ensembles.
On dit que F est inclus dans E et on note F ⊂ E si tout élément de F
est un élément de E ; i.e.

∀x ∈ F , x ∈ E,

96 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Définition 55
Soient E et F deux ensembles.
On dit que F est inclus dans E et on note F ⊂ E si tout élément de F
est un élément de E ; i.e.

∀x ∈ F , x ∈ E,

ou aussi
x ∈ F =⇒ x ∈ E.

On dit F est une partie ou sous-ensemble de E.

96 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarques 56
1 L’ensemble ∅ est inclus dans tout ensemble.

97 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarques 56
1 L’ensemble ∅ est inclus dans tout ensemble.

2 Chaque ensemble est inclus dans lui-même ; i.e. E ⊂ E.

97 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarques 56
1 L’ensemble ∅ est inclus dans tout ensemble.

2 Chaque ensemble est inclus dans lui-même ; i.e. E ⊂ E.


3 Si E ⊂ F et F ⊂ G alors E ⊂ G.

97 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E.

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

Si k est pair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

Si k est pair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p donc


n = 2p(2p + 1) = 2[p(2p + 1)] est pair.

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

Si k est pair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p donc


n = 2p(2p + 1) = 2[p(2p + 1)] est pair.
Si k est impair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p + 1

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

Si k est pair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p donc


n = 2p(2p + 1) = 2[p(2p + 1)] est pair.
Si k est impair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p + 1 donc
n = (2p + 1)(2p + 2) = 2[(p + 1)(2p + 1)] est pair.

98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion
Exemple 34
Montrer que l’ensemble E des entiers qui s’écrivent de la forme
k (k + 1) avec k ∈ Z est inclus dans l’ensemble F des entiers pairs.

Soit n ∈ E. Montrons que n ∈ F .


Comme n ∈ E, alors

∃k ∈ N; n = k (k + 1).

Si k est pair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p donc


n = 2p(2p + 1) = 2[p(2p + 1)] est pair.
Si k est impair donc il existe p ∈ N tel que k = 2p + 1 donc
n = (2p + 1)(2p + 2) = 2[(p + 1)(2p + 1)] est pair.
On déduit que n ∈ F et par suite E ⊂ F .
98 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarque 57
Ne pas confondre appartenance et inclusion :

x E F

On a

99 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarque 57
Ne pas confondre appartenance et inclusion :

x E F

On a
x ∈ E, E ⊂F et x ∈ F ,
mais :

99 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Relation d’inclusion

Remarque 57
Ne pas confondre appartenance et inclusion :

x E F

On a
x ∈ E, E ⊂F et x ∈ F ,
mais :
E∈
/ F, x 6⊂ E et x 6⊂ F .

99 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Égalité de deux ensembles

Définition 58
Soient E et F deux ensembles.
On dit que E et F sont égaux (et on note E et F ) s’ils ont les mêmes
éléments.

100 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Égalité de deux ensembles

Définition 58
Soient E et F deux ensembles.
On dit que E et F sont égaux (et on note E et F ) s’ils ont les mêmes
éléments. Autrement dit, E et F sont égaux si

∀x

100 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Égalité de deux ensembles

Définition 58
Soient E et F deux ensembles.
On dit que E et F sont égaux (et on note E et F ) s’ils ont les mêmes
éléments. Autrement dit, E et F sont égaux si

∀x (x ∈ E ⇐⇒ x ∈ F ).

100 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Égalité de deux ensembles

Définition 58
Soient E et F deux ensembles.
On dit que E et F sont égaux (et on note E et F ) s’ils ont les mêmes
éléments. Autrement dit, E et F sont égaux si

∀x (x ∈ E ⇐⇒ x ∈ F ).

Proposition 59
Deux ensembles E et F sont égaux ssi E ⊂ F et F ⊂ E.

100 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Exemples 35
P({a, b}) = {∅, {a}, {b}, {a, b}}.

101 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Exemples 35
P({a, b}) = {∅, {a}, {b}, {a, b}}.

P({0, 1, 2}) = { |{z}


∅ , {0}, {1}, {2}, {0, 1}, {0, 2}, {1, 2}, {0, 1, 2} }.
| {z } | {z } | {z }
0 élément 1 élément 2 éléments 3 éléments

101 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Exemples 35
P({a, b}) = {∅, {a}, {b}, {a, b}}.

P({0, 1, 2}) = { |{z}


∅ , {0}, {1}, {2}, {0, 1}, {0, 2}, {1, 2}, {0, 1, 2} }.
| {z } | {z } | {z }
0 élément 1 élément 2 éléments 3 éléments
P(∅) = {∅}.

101 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Définition 60
L’ensemble des parties d’un ensemble E se note P(E) et vérifie :

∀A

102 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Définition 60
L’ensemble des parties d’un ensemble E se note P(E) et vérifie :

∀A (A ⊂ E ⇐⇒ A ∈ P(E)).

102 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Définition 60
L’ensemble des parties d’un ensemble E se note P(E) et vérifie :

∀A (A ⊂ E ⇐⇒ A ∈ P(E)).

Remarques 61
1 P(E) est un ensemble dont les éléments sont eux-même des
ensembles.

102 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Définition 60
L’ensemble des parties d’un ensemble E se note P(E) et vérifie :

∀A (A ⊂ E ⇐⇒ A ∈ P(E)).

Remarques 61
1 P(E) est un ensemble dont les éléments sont eux-même des
ensembles.
2 A appartient à P(E) équivaut à A est incluse dans E :
Ce qui est une partie de E est un élément de P(E).

102 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble

Définition 60
L’ensemble des parties d’un ensemble E se note P(E) et vérifie :

∀A (A ⊂ E ⇐⇒ A ∈ P(E)).

Remarques 61
1 P(E) est un ensemble dont les éléments sont eux-même des
ensembles.
2 A appartient à P(E) équivaut à A est incluse dans E :
Ce qui est une partie de E est un élément de P(E).
3 x ∈ E ⇐⇒ {x} ∈ P(E).

102 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble


Propriété 62
A ⊂ B ⇐⇒ P(A) ⊂ P(B).

103 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble


Propriété 62
A ⊂ B ⇐⇒ P(A) ⊂ P(B).

(=⇒) : Supposons A ⊂ B et montrons que P(A) ⊂ P(B).

103 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble


Propriété 62
A ⊂ B ⇐⇒ P(A) ⊂ P(B).

(=⇒) : Supposons A ⊂ B et montrons que P(A) ⊂ P(B).

X ∈ P(A) =⇒ X ⊂ A
=⇒ X ⊂ B car A ⊂ B
=⇒ X ∈ P(B).

103 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble


Propriété 62
A ⊂ B ⇐⇒ P(A) ⊂ P(B).

(=⇒) : Supposons A ⊂ B et montrons que P(A) ⊂ P(B).

X ∈ P(A) =⇒ X ⊂ A
=⇒ X ⊂ B car A ⊂ B
=⇒ X ∈ P(B).
(⇐=) : Supposons P(A) ⊂ P(B) et montrons que A ⊂ B.

103 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Ensemble des parties d’un ensemble


Propriété 62
A ⊂ B ⇐⇒ P(A) ⊂ P(B).

(=⇒) : Supposons A ⊂ B et montrons que P(A) ⊂ P(B).

X ∈ P(A) =⇒ X ⊂ A
=⇒ X ⊂ B car A ⊂ B
=⇒ X ∈ P(B).
(⇐=) : Supposons P(A) ⊂ P(B) et montrons que A ⊂ B.

x ∈ A =⇒ {x} ∈ P(A)
=⇒ {x} ∈ P(B) car P(A) ⊂ P(B)
=⇒ x ∈ B.
103 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E.

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

2 Pour montrer que E = F : Onpeut :


Soit montrer que x ∈ E ssi x ∈ F par équivalences successives.

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

2 Pour montrer que E = F : Onpeut :


Soit montrer que x ∈ E ssi x ∈ F par équivalences successives.
Soit montrer que E ⊂ F et F ⊂ E en deux étapes :

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

2 Pour montrer que E = F : Onpeut :


Soit montrer que x ∈ E ssi x ∈ F par équivalences successives.
Soit montrer que E ⊂ F et F ⊂ E en deux étapes :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

104 / 131
Ensembles Appartenance et inclusion

Inclusion et égalité en pratique

Remarques 63
1 Pour montrer que E ⊂ F :
On montre que tout élément de E est un élément de F . On écrit :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .

2 Pour montrer que E = F : Onpeut :


Soit montrer que x ∈ E ssi x ∈ F par équivalences successives.
Soit montrer que E ⊂ F et F ⊂ E en deux étapes :
Soit x ∈ E. Montrons que x ∈ F .
Soit x ∈ F . Montrons que x ∈ E.

104 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Plan

3 Ensembles
Appartenance et inclusion
Opérations sur les ensembles
Familles et produit cartésien

105 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Définition 64
La réunion de A et B notée A ∪ B est l’ensemble des éléments qui sont
dans A ou dans B :

A ∪ B = {x ∈ E; x ∈ A ou x ∈ B}.

106 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Définition 64
La réunion de A et B notée A ∪ B est l’ensemble des éléments qui sont
dans A ou dans B :

A ∪ B = {x ∈ E; x ∈ A ou x ∈ B}.

B E

A∪B
A

106 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A⊂A∪B

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A⊂A∪B et B ⊂ A ∪ B.

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A⊂A∪B et B ⊂ A ∪ B.
2 x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A ou x ∈ B).

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A⊂A∪B et B ⊂ A ∪ B.
2 x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A ou x ∈ B).

Exemple 36
 
1
[1, 2] ∪ 0,
2

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Réunion

Remarques 65
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A⊂A∪B et B ⊂ A ∪ B.
2 x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A ou x ∈ B).

Exemple 36
 
1
[1, 2] ∪ 0, ∪ ] − 1, 1] =
2

107 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Définition 66
L’intersection de A et B notée A ∩ B est l’ensemble des éléments qui
sont à la fois dans A et dans B :

A ∩ B = {x ∈ E; x ∈ A et x ∈ B}.

108 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Définition 66
L’intersection de A et B notée A ∩ B est l’ensemble des éléments qui
sont à la fois dans A et dans B :

A ∩ B = {x ∈ E; x ∈ A et x ∈ B}.

B E

A∩B
A

108 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A∩B ⊂A

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A∩B ⊂A et A ∩ B ⊂ B.

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A∩B ⊂A et A ∩ B ⊂ B.
2 x ∈ A ∩ B ⇐⇒ (x ∈ A et x ∈ B).

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A∩B ⊂A et A ∩ B ⊂ B.
2 x ∈ A ∩ B ⇐⇒ (x ∈ A et x ∈ B).

Exemple 37
[1, 3[ ∩ ]2, 4[

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection

Remarques 67
Soient A et B deux parties de E et x un élément de E. On a

1 A∩B ⊂A et A ∩ B ⊂ B.
2 x ∈ A ∩ B ⇐⇒ (x ∈ A et x ∈ B).

Exemple 37
[1, 3[ ∩ ]2, 4[ ∩ ]1, 7] =

109 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai =
i∈I

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai = {x ∈ E; ∃i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai = {x ∈ E; ∃i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

i.e. l’ensemble des objets qui appartiennent à l’un des Ai .

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai = {x ∈ E; ∃i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

i.e. l’ensemble des objets qui appartiennent à l’un des Ai .


2 L’intersection des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
\
Ai =
i∈I

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai = {x ∈ E; ∃i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

i.e. l’ensemble des objets qui appartiennent à l’un des Ai .


2 L’intersection des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
\
Ai = {x ∈ E; ∀i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Définition 68
Soient E un ensemble, I un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ai
une partie de E.
1 La réunion des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
[
Ai = {x ∈ E; ∃i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

i.e. l’ensemble des objets qui appartiennent à l’un des Ai .


2 L’intersection des Ai , i décrivant I, est l’ensemble
\
Ai = {x ∈ E; ∀i ∈ I, x ∈ Ai } ;
i∈I

i.e. l’ensemble des objets qui appartiennent à tous les Ai .

110 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion
Exercice 9
[  1 1
1 Montrer que − , =] − 1, 1[.
n n
n∈N

111 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion
Exercice 9
[  1 1
1 Montrer que − , =] − 1, 1[.
n n
∗ n∈N

Soit x ∈ − n1 , n1 .
S  
n∈N

111 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion
Exercice 9
[  1 1
1 Montrer que − , =] − 1, 1[.
n n
∗ n∈N

Soit x ∈ − n1 , n1 .
S  
n∈N

Alors, il existe n ∈ N∗ tel que


 
1 1
x∈ − , ⊂] − 1, 1[.
n n

111 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion
Exercice 9
[  1 1
1 Montrer que − , =] − 1, 1[.
n n
∗ n∈N

Soit x ∈ − n1 , n1 .
S  
n∈N

Alors, il existe n ∈ N∗ tel que


 
1 1
x∈ − , ⊂] − 1, 1[.
n n

Donc, x ∈] − 1, 1[.
[  1 1
D’où, − , ⊂] − 1, 1[.
n n
n∈N

111 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Soit x ∈] − 1, 1[.

112 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Soit x ∈] − 1, 1[.
Alors, il existe n ∈ N∗ (n = 1) tel que x ∈ − n1 , n1 .
 

112 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Soit x ∈] − 1, 1[.
Alors, il existe n ∈ N∗ (n = 1) tel que x ∈ − n1 , n1 .
 

[  1 1
D’où, ] − 1, 1[⊂ − , .
n n
n∈N

112 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Soit x ∈] − 1, 1[.
Alors, il existe n ∈ N∗ (n = 1) tel que x ∈ − n1 , n1 .
 

[  1 1
D’où, ] − 1, 1[⊂ − , .
n n
n∈N
 
[ 1 1
Finalement, − , =] − 1, 1[
n n
n∈N ∗

112 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Intersection et réunion

Remarque 69
Pour tous ensembles A et B, on a

A⊂B ⇐⇒ A∪B =B ⇐⇒ A ∩ B = A.

113 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Ensembles disjoints

Définition 70
Deux ensembles A et B sont dits disjoints si A ∩ B = ∅.

114 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Ensembles disjoints

Définition 70
Deux ensembles A et B sont dits disjoints si A ∩ B = ∅.

Remarque 71
Ne pas confondre distincts et disjoints :

114 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Ensembles disjoints

Définition 70
Deux ensembles A et B sont dits disjoints si A ∩ B = ∅.

Remarque 71
Ne pas confondre distincts et disjoints :
E et F distincts :

(∃x ∈ E; x 6∈ F ) ou (∃x ∈ F ; x 6∈ E).

114 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Ensembles disjoints

Définition 70
Deux ensembles A et B sont dits disjoints si A ∩ B = ∅.

Remarque 71
Ne pas confondre distincts et disjoints :
E et F distincts :

(∃x ∈ E; x 6∈ F ) ou (∃x ∈ F ; x 6∈ E).

E et F disjoints :

(∀x ∈ E, x 6∈ F ) ou (∀x ∈ F , x 6∈ E).

114 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence ensembliste
Définition 72
On appelle différence ensembliste A moins B, l’ensemble

A \ B = {x ∈ E; x ∈ A et x 6∈ B}.

115 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence ensembliste
Définition 72
On appelle différence ensembliste A moins B, l’ensemble

A \ B = {x ∈ E; x ∈ A et x 6∈ B}.

B E

A
A\B

115 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence ensembliste
Définition 72
On appelle différence ensembliste A moins B, l’ensemble

A \ B = {x ∈ E; x ∈ A et x 6∈ B}.

B E

A
A\B

Remarque 73

x ∈ A \ B ⇐⇒ (x ∈ A et x 6∈ B).
115 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Complémentaire

Définition 74
Lorsque B ⊂ A, l’ensemble A \ B s’appelle le complémentaire de B
dans A, et il se note aussi {A B.

116 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Complémentaire

Définition 74
Lorsque B ⊂ A, l’ensemble A \ B s’appelle le complémentaire de B
dans A, et il se note aussi {A B.

B E

A
{A B

116 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Complémentaire

Définition 74
Lorsque B ⊂ A, l’ensemble A \ B s’appelle le complémentaire de B
dans A, et il se note aussi {A B.

B E

A
{A B

Le complémentaire de A dans E peut être noté A ou Ac .

116 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence et complémentaire

Proposition 75
1 x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A.

117 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence et complémentaire

Proposition 75
1 x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A.
2 {E ({E A) = A.

117 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence et complémentaire

Proposition 75
1 x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A.
2 {E ({E A) = A.
3 {E E = ∅ et {E ∅ = E.

117 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence et complémentaire

Proposition 75
1 x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A.
2 {E ({E A) = A.
3 {E E = ∅ et {E ∅ = E.
4 A ∩ {E A = ∅ et A ∪ {E A = E.

117 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence et complémentaire

Proposition 75
1 x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A.
2 {E ({E A) = A.
3 {E E = ∅ et {E ∅ = E.
4 A ∩ {E A = ∅ et A ∪ {E A = E.
5 A \ B = A ∩ {E B.

117 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

Proposition 76
1 Associativité :

A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C ;

118 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

Proposition 76
1 Associativité :

A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C ;
A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C.

118 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

Proposition 76
1 Associativité :

A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C ;
A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C.

2 Distributivité :

A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) ;

118 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

Proposition 76
1 Associativité :

A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C ;
A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C.

2 Distributivité :

A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C) ;
A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C).

118 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

Montrons que A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).

x ∈ A ∩ (B ∪ C) ⇐⇒ x ∈ A et x ∈ B ∪ C
⇐⇒ x ∈ A et (x ∈ B ou x ∈ C)
⇐⇒ (x ∈ A et x ∈ B) ou (x ∈ A et x ∈ C)
⇐⇒ x ∈ A ∩ B ou x ∈ A ∩ C
⇐⇒ x ∈ (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).

D’où, A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).

119 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

3 Complémentaire d’une réunion/intersection :

{E (A ∩ B) = ({E A) ∪ ({E B) ;

120 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

3 Complémentaire d’une réunion/intersection :

{E (A ∩ B) = ({E A) ∪ ({E B) ;
{E (A ∪ B) = ({E A) ∩ ({E B).

120 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

3 Complémentaire d’une réunion/intersection :

{E (A ∩ B) = ({E A) ∪ ({E B) ;
{E (A ∪ B) = ({E A) ∩ ({E B).

120 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

3 Complémentaire d’une réunion/intersection :

{E (A ∩ B) = ({E A) ∪ ({E B) ;
{E (A ∪ B) = ({E A) ∩ ({E B).

Montrons que {E (A ∪ B) = ({E A) ∩ ({E B). On a :

120 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

4 Ensembles disjoints :

A ∩ B = ∅ ⇐⇒ A ⊂ {E B.

121 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Règles de calcul

4 Ensembles disjoints :

A ∩ B = ∅ ⇐⇒ A ⊂ {E B.
A ∩ B = ∅ ⇐⇒ B ⊂ {E A.

121 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication :

122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication : On suppose que A ⊂ B.

122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication : On suppose que A ⊂ B. Montrons


que {E B ⊂ {E A. On a
x ∈ {E B ⇐⇒ x ∈ E et x 6∈ B
=⇒ x ∈ E et x 6∈ A car A ⊂ B
=⇒ x ∈ {E A.

122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication : On suppose que A ⊂ B. Montrons


que {E B ⊂ {E A. On a
x ∈ {E B ⇐⇒ x ∈ E et x 6∈ B
=⇒ x ∈ E et x 6∈ A car A ⊂ B
=⇒ x ∈ {E A.
Réciproquement, supposons {E B ⊂ {E A.

122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication : On suppose que A ⊂ B. Montrons


que {E B ⊂ {E A. On a
x ∈ {E B ⇐⇒ x ∈ E et x 6∈ B
=⇒ x ∈ E et x 6∈ A car A ⊂ B
=⇒ x ∈ {E A.
Réciproquement, supposons {E B ⊂ {E [Link] que A ⊂ B. On a
x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A
=⇒ x 6∈ {E B
=⇒ x ∈ B.
D’où, A ⊂ B.
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations
Proposition 77
1 A ⊂ B ⇐⇒ {E B ⊂ {E A.

Montrons la première implication : On suppose que A ⊂ B. Montrons


que {E B ⊂ {E A. On a
x ∈ {E B ⇐⇒ x ∈ E et x 6∈ B
=⇒ x ∈ E et x 6∈ A car A ⊂ B
=⇒ x ∈ {E A.
Réciproquement, supposons {E B ⊂ {E [Link] que A ⊂ B. On a
x ∈ A ⇐⇒ x 6∈ {E A
=⇒ x 6∈ {E B
=⇒ x ∈ B.
D’où, A ⊂ B.
122 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations

2 A ∪ B ⊂ C ⇐⇒ A ⊂ C et B ⊂ C.

123 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Inclusion et opérations

2 A ∪ B ⊂ C ⇐⇒ A ⊂ C et B ⊂ C.
3 A ⊂ B ∩ C ⇐⇒ A ⊂ B et A ⊂ C

123 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Définition 78
La différence symétrique A∆B est

A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B).

124 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Définition 78
La différence symétrique A∆B est

A∆B = (A ∪ B) \ (A ∩ B).

B E

A∆B

124 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).

125 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2 A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).

125 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2 A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).

Exemples 38
1 Calculer A∆A.

125 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2 A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).

Exemples 38
1 Calculer A∆A.
A∆A = (A ∩ A) ∪ (A ∩ A) = A ∪ A = E.

125 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2 A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).

Exemples 38
1 Calculer A∆A.
A∆A = (A ∩ A) ∪ (A ∩ A) = A ∪ A = E.

2 Calculer A∆E.

125 / 131
Ensembles Opérations sur les ensembles

Différence symétrique

Remarques 79
1 A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A).
2 A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).

Exemples 38
1 Calculer A∆A.
A∆A = (A ∩ A) ∪ (A ∩ A) = A ∪ A = E.

2 Calculer A∆E.
A∆E = (A ∩ ∅) ∪ (E ∩ A) = ∅ ∪ A = A.

125 / 131
Ensembles Familles et produit cartésien

Plan

3 Ensembles
Appartenance et inclusion
Opérations sur les ensembles
Familles et produit cartésien

126 / 131
Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 80
Soient I est un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ei un ensemble.
Si, pour tout i ∈ I, xi est un élément de Ei , alors (xi )i∈I s’appelle la
famille des éléments xi indexée par I.

127 / 131
Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 80
Soient I est un ensemble (d’indices) et pour tout i ∈ I, Ei un ensemble.
Si, pour tout i ∈ I, xi est un élément de Ei , alors (xi )i∈I s’appelle la
famille des éléments xi indexée par I.

Remarque 81
Si (xi )i∈I et (yi )i∈I sont deux familles indexées par I, alors

(xi )i∈I = (yi )i∈I ⇐⇒ ∀i ∈ I, xi = yi .

127 / 131
Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 82
On appelle n-uplet toute famille formée de n éléments.
Un 2-uplet s’appelle aussi un couple, un 3-uplet un triplet.

128 / 131
Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 82
On appelle n-uplet toute famille formée de n éléments.
Un 2-uplet s’appelle aussi un couple, un 3-uplet un triplet.

Remarque 83
Ne pas confondre famille (x1 , . , xn ) et ensemble {x1 , . , xn } :
Ensemble : éléments sans ordre et comptés une seule fois ;

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Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 82
On appelle n-uplet toute famille formée de n éléments.
Un 2-uplet s’appelle aussi un couple, un 3-uplet un triplet.

Remarque 83
Ne pas confondre famille (x1 , . , xn ) et ensemble {x1 , . , xn } :
Ensemble : éléments sans ordre et comptés une seule fois ;
Famille : l’ordre compte et les répétitions sont possibles.

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Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 82
On appelle n-uplet toute famille formée de n éléments.
Un 2-uplet s’appelle aussi un couple, un 3-uplet un triplet.

Remarque 83
Ne pas confondre famille (x1 , . , xn ) et ensemble {x1 , . , xn } :
Ensemble : éléments sans ordre et comptés une seule fois ;
Famille : l’ordre compte et les répétitions sont possibles.

Exemples 39
{1, 2, 3} = {2, 3, 1} mais (1, 2, 3) 6= (2, 3, 1).

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Ensembles Familles et produit cartésien

Familles indexées

Définition 82
On appelle n-uplet toute famille formée de n éléments.
Un 2-uplet s’appelle aussi un couple, un 3-uplet un triplet.

Remarque 83
Ne pas confondre famille (x1 , . , xn ) et ensemble {x1 , . , xn } :
Ensemble : éléments sans ordre et comptés une seule fois ;
Famille : l’ordre compte et les répétitions sont possibles.

Exemples 39
{1, 2, 3} = {2, 3, 1} mais (1, 2, 3) 6= (2, 3, 1).
{1, 2, 1 + 1} = {1, 2} mais (1, 2, 1 + 1) 6= (1, 2).

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Définition 84
Le produit cartésien E × F est l’ensemble
 
E × F = (x, y ); x ∈ E et y ∈ F .

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Définition 84
Le produit cartésien E × F est l’ensemble
 
E × F = (x, y ); x ∈ E et y ∈ F .

Le produit cartésien de n ensembles E1 , . . . , En est l’ensemble


n
Y  
Ei = (x1 , . . . , xn ) ; ∀i ∈ [[1, n]], xi ∈ Ei .
i=1

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Définition 84
Le produit cartésien E × F est l’ensemble
 
E × F = (x, y ); x ∈ E et y ∈ F .

Le produit cartésien de n ensembles E1 , . . . , En est l’ensemble


n
Y  
Ei = (x1 , . . . , xn ) ; ∀i ∈ [[1, n]], xi ∈ Ei .
i=1

Si E1 = · · · = En = E, ce produit est noté E n .

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Remarque 85
Il revient au même d’écrire ∀x ∈ E, ∀y ∈ F ou ∀(x, y ) ∈ E × F . On peut
également écrire ∀x, y ∈ E pour résumer.

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Remarque 85
Il revient au même d’écrire ∀x ∈ E, ∀y ∈ F ou ∀(x, y ) ∈ E × F . On peut
également écrire ∀x, y ∈ E pour résumer.

Exemples 40
1 Soient E = {a, b, c} et F = {1, 2}. Alors,

E ×F =

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Remarque 85
Il revient au même d’écrire ∀x ∈ E, ∀y ∈ F ou ∀(x, y ) ∈ E × F . On peut
également écrire ∀x, y ∈ E pour résumer.

Exemples 40
1 Soient E = {a, b, c} et F = {1, 2}. Alors,

E × F = {(a, 1), (a, 2), (b, 1), (b, 2), (c, 1), (c, 2)}.

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Ensembles Familles et produit cartésien

Produit cartésien

Remarque 85
Il revient au même d’écrire ∀x ∈ E, ∀y ∈ F ou ∀(x, y ) ∈ E × F . On peut
également écrire ∀x, y ∈ E pour résumer.

Exemples 40
1 Soient E = {a, b, c} et F = {1, 2}. Alors,

E × F = {(a, 1), (a, 2), (b, 1), (b, 2), (c, 1), (c, 2)}.

2 L’ensemble R2 est l’ensemble des couples de réels, i.e. l’ensemble


des (x, y ) avec x, y ∈ R.

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Ensembles Familles et produit cartésien

Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si

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Ensembles Familles et produit cartésien

Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si
∀i ∈ I, Ai 6= ∅ ;

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Ensembles Familles et produit cartésien

Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si
∀i ∈ I, Ai 6= ∅ ;
[
Ai = E ;
i∈I

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Ensembles Familles et produit cartésien

Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si
∀i ∈ I, Ai 6= ∅ ;
[
Ai = E ;
i∈I
∀i, j ∈ I, i 6= j =⇒ Ai ∩ Aj = ∅.

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Ensembles Familles et produit cartésien

Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si
∀i ∈ I, Ai 6= ∅ ;
[
Ai = E ;
i∈I
∀i, j ∈ I, i 6= j =⇒ Ai ∩ Aj = ∅.

Exemples 41
1 Si A 6= ∅ et A 6= E, alors {A, A} est une partition de E.

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Partitions

Définition 86
Une famille (Ai )i∈I de parties de E est une partition de E si
∀i ∈ I, Ai 6= ∅ ;
[
Ai = E ;
i∈I
∀i, j ∈ I, i 6= j =⇒ Ai ∩ Aj = ∅.

Exemples 41
1 Si A 6= ∅ et A 6= E, alors {A, A} est une partition de E.
Si E = {1, 2, 3}, {1}, {2}, {3} est une partition de E.

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