RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland
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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
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INSTITUT SUPÉRIEUR « LE DIAMARÉ » DIAMARÉ HIGHER INSTITUTE
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Agrément N° 21-05211/L/MINESUP/DDES/ESUP/SDA/MF Du 19/08/2021
Tel : (Whatsapp) : [Link] / [Link]
E-mail : [Link]@[Link] Maroua-Cameroun
SOINS INFIRMIERS EN
OPHTALMOLOGIE
Specialité: BTS 3 SIN
ANNEE ACADEMIQUE : 2024/2025
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TECHNIQUES DE SOINS SPECIALISEES
UE : SOINS INFIRMIERS EN OPHTALMOLOGIE
PEDAGOGIQUES DU COURS
OBJECTIF GENERAL :
Assurer les soins infirmiers requis pour tout malade présentant une affection
ophtalmologique
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES SPECIFIQUES
Au terme de ce cours l'élève doit être capable de préparer le malade et le
matériel nécessaire pour :
Un examen du fond d'œil
Un test à la fluorescéine
Prendre la tension oculaire
Mesurer l'acuité visuelle
Réaliser un lavage oculaire
Assurer les soins infirmier chez un malade présentant uneaffection
oculaire
Informer, éduquer et orienter les patients en fonctions de leur
pathologie
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SCHEMA DU COURS
Rappel anatomophysiologique de l’œil
Quelques notions sur la sémiologie ophtalmologique
Définition de quelques pathologies en ophtalmologie
Rôle infirmier en consultation ophtalmologique
Préparation du matériel pour examen clinique
Examen des structures externes de l’œil
Lavage de l’œil o Nettoyage de l’œil
Instillation de collyre o Instillation, de pommade ophtalmique
Préparation du malade pour examen du fond d’œil
Préparation du malade pour un test à la fluorescéine
Préparation du malade à l’examen d’angiographie rétinienne à la
fluorescéine
Préparation du matériel pour extraction du corps étrangers de l’œil
Mesure de la tension oculaire
L’acuité visuelle
Examen de la réfraction, oculaire
I- RAPPEL ANATOMOPHYSIOLOGIQUE DE L'ŒIL
L'œil a la forme d'une sphère de 23mm de diamètre antéropostérieur. Il
pèse 7g, son volume est de 6,5 cm3. Il est contenu dans la partieantérieure
de l'orbite. L’œil est formé :
- D’une paroi
3
- D’un contenu
- Des annexes
I.1) La paroi
La paroi postérieure du globe oculaire est formé de 3 tuniques
concentriques ; de l'extérieur vers l'intérieur : la sclére ou sclérotique, la
choroïde et la rétine.
a) La tunique la plus externe
Est la sclère coque résistante fibreuse, blanche, consistant les 4/5
postérieurs du [Link] surface externe présente les insertions des muscles
oculomoteurs. Elle se prolonge en avant par la cornée parfaitement
transparente qui constitue la tunique fibreuse antérieure de l'œil. La zone de
transition est appelée limbe scléro-cornéen.
b) La tunique intermédiaire
Est la choroïde, qui se poursuit en avant par le corps ciliaire et l'iris .la
choroïde est la membrane vasculaire de l’œil. Le corps ciliaire sécrète la humer
aqueuse, grâce à ses procès ciliaires et dirige l'accommodation grâce au
muscle ciliaire. L’iris est plus ou moins pigmenté, prenant une couleur bleuvert
ou marron il est perforé en son centre par la pupille. Celle-ci se rétrécità la
lumière (myosis) s'élargit à l'obscurité (mydriase) grâce au réflexe
protomoteur (RPM).
c) La tunique la plus interne
Est la rétine, elle est située entre la choroïde et la vitré la face interne de
larétine est bien vue par l'examen du fond d'œil elle est transparente laissant
voir la choroïde richement vascularisée donnant au fond d'œil sa couleur
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orangée.
d) Deux zones à un aspect particulier
Au fond d'œil la papille, disque blanchâtre de 1.5 mm de diamètre elle est
àla fois le point de convergence des fibres de nerfs optique et le point de
passage des vaisseaux rétinien qui vont tapisser la rétine artère veine
centrale de la rétine et leurs branches de division elle se traduit par la tache
aveugle sur le relevé du champ visuel. La macula est située exactement au pôle
postérieur de l'œil de couleur rougeâtre elle présente une dépressioncentrale
la fovéa centralisée c'est elle qui assure l'acuité visuelle et la vision diurne.
I.2) Le contenu
Il est constitué des milieux transparents de l'œil que les rayons lumineux
doivent traverser après la cornée d'avant en arrière pour atteindre la rétine.
L'humeur aqueuse, liquide incolore, occupe l'espace situé entre la cornée et
le cristallin cet espace est divisé en chambres antérieur et postérieur par
l'iris. L’humeur aqueuse est sécrétée par les procès ciliaires du corps ciliaire
dans la chambre antérieure puis et évacuée par le trabéculum et le canal de
schlem dans l'angle irido coréen vers les veines épisclérites.
Le cristallin : est une lentille biconvexe située entre la chambre postérieuren
avant et le vitré en arrière il est maintenant en place par la zonule de zinne.
Le corps vitré est un gel transparent qui remplit la partie postérieure de l'œil
entre le cristallin et la rétine il est enfermé dans une membrane l’hyaloïde
I.3) Les annexes
Les paupières qui recouvrent l'œil jouent un rôle de protection et étalent
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le liquide lacrymal à la surface du globe La conjonctive tapisse la surface
palpébrale en contact avec le globe (conjonctive palpébrale) se réfléchit dans
les culs de sac et recouvre la sclére (conjonctive bulbaire) jusqu'à la cornée
en avant.
Glande lacrymale et voies lacrymales
La glande lacrymales est situées sous la paupière supérieure dans l’angle
supéroexterne de l'orbite elle sert à sécréter les larmes qui s'évacuent par
les tubercules lacrymaux situés à l'extrémité interne du bord libre de chaque
paupière et cheminent dans les voies lacrymales jusqu’aux fosses nasales Les
muscles oculomoteurs sont au nombre de six, 4 muscles droits (interne
externe supérieur inférieur) et 2 obliques (grand et petit) ils s’insèrent sur la
sclére de 5 à 8mm du limbe scléro-coréen et assurent toute la motilité oculaire
- Droit externe : Porte l'œil en dehors
- Droit interne : porte l'œil en dedans
- Droit supérieur : porte l'œil en haut
- Droit inférieur : porte l'œil en bas
- Droit oblique : muscle de la lecture porte l’œil en bas et en dedans
- Petit oblique : porte l'œil en haut et en dedans.
Le reste de la rétine assure la perception du champ visuel périphérique et la
vision dans l'obscurité.
Le rôle de la rétine est d'assurer grâce à ses photorécepteurs la transduction
visuelle c'est à dire la transformation de l'énergie lumineuse des rayons
lumineux qui arrivent en énergie électrique transmise au cerveaupar les fibres
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du nerf optique.
II- QUELQUES NOTIONS SUR LA SEMIOLOGIE OPHTALMOLOGIQUE
II.1) Les signes fonctionnels en ophtalmologie
a) La diplopie
Ce définit comme une vision double.
Elle peut être binoculaire par anomalie de l’oculomotricité. Elle est alors
corrigée en cachant chaque œil séparément. Elle est rarement monoculaire par
anomalie du système de réfraction et ne disparaît qu’en cachant l’œil atteint.
b) Douleur oculaire
Trois notions doivent être précisées : le siège, le type et le recensement
de la douleur :
Douleurs superficielles :
- Modérées, à type de grains de sable ou de sensation de corps
étrangers : conjonctivite ;
- Importante : kératite (inflammation de la cornée)
Douleurs profondes :
- Modérées : uvéite, épisclérite
- Intenses : glaucome aigu par fermeture de l’angle irido-cornéen
(GAFA)
Retentissement :
- Photophobie et blépharospasme (fermeture active des
paupières) : kératite
- Nausées, voire vomissement, névralgie du V : glaucome aigu
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c) Métamorphopsies
Déformation visuelle concernant particulièrement les lignes.
d) Micropsie et Macropsie
Vision rétrécie ou agrandie des objets.
e) Larmoiement
Ecoulement de larme traduisant une obstruction du canal lacrymal.
II.2) Regroupement syndromiques
a) Syndrome de fatigue visuelle
Oriente vers un trouble de réfraction (système optique). Les symptômes
prédominent en fin de journée : BAV (baisse progressive de l’acuité visuelle),
céphalées, rougeur oculaire, picotement et larmoiement. Ils disparaissent
après correction optique.
b) Syndrome maculaire
Oriente vers un trouble de la macula (vision centrale) : BAV,
métamorphopsies, dyschromatopsie, micropsie.
II.3) Signes physiques
a) Des paupières
Chémosis : œdème de la paupière (origine traumatique ou allergique
le plus souvent. Parfois œdème de stase veineuse, syndrome
néphrotique)
Orgelet : furoncle du bord libre de la paupière centrée par un cil
Chalazion : voussure de la paupière en regard d’un granulome situé sur
le bord interne de la paupière et qui correspond à l’inflammation d’une
glande de Meibomius (glande produisant un film lubrifiant et
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protégeant la cornée)
Blépharite : rougeur de toute la rangée du bord libre de la
paupière
Ectropion : éversion du bord libre de la paupière (en générale
intérieure), souvent chez la personne âgée.
Ptôsis : déficit d’ouverture de la paupière supérieure (ptôsis
supérieur) et/ou inférieure (ptôsis inversé)
Lagophtalmie : fermeture incomplète des paupières (Paralysie faciale)
b) Des glandes lacrymales
Dacryoadénite : inflammation d’une glande lacrymale qui devient rouge,
chaude, douloureuse et tuméfiée (la glande principale est visible en
soulevant la paupière supérieure et en demandant au sujet de regarder
en bas et en dedans)
Dacryocystite : inflammation du canal lacrymal souvent responsable
d’un larmoiement.
c) Anomalies de position du globe oculaire
Exophtalmie : protrusion du globe oculaire hors de l’orbite. La cause
fréquente à rechercher est la maladie de Basedow (hyperthyroïdie
auto-immune)
Enophtalmie : enfoncement du globe dans l’orbite.
d) De la cornée et de la conjonctive
Douleur : seule la kératite est très douloureuse. Une conjonctivite est
habituellement indolore (gêne à type grain de sable) sauf si associée à
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une atteinte cornéenne (kérato-conjonctive)
Rougeur localisée :
- Cercle périkératique (CPK) : cercle vasculaire situé autour de lacornée,
dû à une vasodilatation des vaisseaux épiscléaux. Il oriente vers 3
diagnostics : kératite (inflammation de la cornée), GAFA (hypertonie
du globe oculaire par fermeture de l’angle irido-cornéen), uvéite
antérieure (inflammation de la chambre antérieure)
- Rougeur en secteur : épisclérite (inflammation sclérale) souvent
associée à des maladies systémiques (polyarthrite rhumatoïde
surtout)
Rougeur diffuse :
- Avec capillaires dilatés : conjonctivite
- En nappe, sans visibilité des capillaires : hémorragie sous conjonctivale
e) Anomalies de la pupille
Leucocorie : reflet pupillaire blanc orientant vers une
cataracte
Synéchie : déformation de la pupille qui n’est plus sphérique
Diamètre pupillaire :
- Mydriase : dilatation de la pupille
- Myosis : diminution du diamètre pupillaire
f) Anomalies de l’AV
L’AV est la capacité de l’œil à discerner 2 points très proches.
C’est une vision précise centrale qui est assurée par la macula, et plus
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précisément la foveola.
Anomalies du système de réfraction : amétropies
Myopie : l’œil converge trop ou est trop long. L’image se forme en avant de la
rétine. En vision de près, le BAV est moins ressentie puisque l’œilconverge
bien
Hypermétropie : l’œil ne converge pas assez ou est trop court. L’image
se forme en arrière de la rétine. La BAV est maximale lorsque l’œil a besoin
de converger au maximum, soit en vision de près.
Astigmatisme : la BAV est due à un défaut de sphéricité de la cornée.
L’image ne converge plus en un point mais en lignes.
Presbytisme : c’est la perte du pouvoir d’accommodation de l’œil.
III- QUELQUES PATHOLOGIES EN OPHTALMOLOGIE
1) Trachome
Définition
Maladie infectieuse de l’œil due à une bactérie Chlamydia trachomatis.
Symptomatologie
- Douleur oculaire
- Retournement des paupières
- Hyperhémie conjonctivale
- Œdème palpébral
- Larmoiement
- Photophobie
- Cécité
2) Conjonctivite
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Définition
Inflammation de la conjonctive. L’érythème de la conjonctive est causé par
l’hyperémie des vaisseaux superficiels sinueux.
Causes
Il existe trois types de conjonctivite :
– Bactérienne : Chlamydia, Haemophilus influenzae, Neisseria gonorrhoeae,
Staphylococcus aureus, Streptococcus pneumoniae, Moraxella,
Corynebacterium
– Virale : adénovirus, virus Coxsackie, échovirus
– Allergique : pollens saisonniers ou exposition environnementale
Facteurs de prédisposition
– Contact avec une personne souffrant de conjonctivite
– Exposition à un micro-organisme responsable de MTS
– Autres affections atopiques (allergiques)
Symptomatologie
Conjonctivite bactérienne
– Rougeur aiguë et écoulement purulent
– Brûlure, sensation de corps étranger dans l’œil
– Contact récent avec une personne présentant des symptômes
similaires
Conjonctivite virale
– Rougeur subite – Larmoiement
– Sensation de corps étranger dans l’œil
– Durée : de 7 à 12 jours; période infectieuse pouvant durer 2
12
semaines
– Symptômes généraux (par exemple, éternuements, écoulement
nasal, mal de gorge)
– Contact récent avec une personne présentant des symptômes
similaires
Conjonctivite allergique
– Antécédents d’allergies saisonnières, d’eczéma, d’asthme,
d’urticaire
– Larmoiement, rougeur, démangeaison sans écoulement purulent
3) Cataracte
Définition
Opacification du cristallin nuisant à la [Link]
Les protéines coagulent dans certaines zones du cristallin pour des raisons
inconnues. L’opacité du cristallin se retrouve chez 95 % des personnes de 65 ans
ou plus. Dans la plupart des cas (90 %), il s’agit du processus normal de
vieillissement. Autrement, les causes sont d’ordre métabolique, congénital ou
médicamenteux, ou résultent d’un traumatisme ou d’une affection oculaire telle
que l’uvéite antérieure chronique.
Voici quelques facteurs de risque de cataracte : exposition aux rayons
ultraviolets B; diabète sucré; consommation d’alcool; prise de médicaments
comme les principaux tranquillisants, diurétiques et corticostéroïdes par voie
générale; carence de vitamines antioxydantes.
Symptomatologie
– Baisse de la vision
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– Augmentation de l’éblouissement causé par les sources d’éclairage ou
le soleil, ou pendant la conduite de nuit
– Perception amoindrie des couleurs
– Facteurs de risque
4) Glaucome à angle ouvert
Une neuropathie optique glaucomateuse peut se présenter avec ou sans une
augmentation de la pression intraoculaire. Des lésions progressives touchent la
papille du nerf optique selon un angle ouvert entre l’iris et la cornée. Elle est
souvent asymptomatique. Elle cause des lésions au nerf optique qui peuvent
entraîner la perte de la vue. Le glaucome à angle ouvert est le type de glaucome
le plus fréquent.
Causes
En cas de glaucome primitif à angle ouvert, l’angle entre l’iris et la cornée
ne présente pas d’anomalie structurelle obstruant la voie d’éjection.
– La sécrétion de l’humeur aqueuse et sa circulation entre le cristallin et
l’iris jusqu’à la chambre antérieure en passant par la pupille sont
normales. Toutefois, l’obstruction de l’évacuation de l’humeur aqueuse
associée au glaucome à angle ouvert entraîne une élévation de la pression
Les symptômes
Ne sont visibles que lorsque la maladie est très avancée.
- Perte de la vue (graduelle et indolore)
- Vision périphérique touchée en premier (vision tunnel)
- Halos autour des sources d’éclairage
5) Glaucome aigu à angle fermé
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Définition
Hausse soudaine de la pression intraoculaire causée par un blocage du passage
de l’humeur aqueuse de la chambre postérieure à la chambreantérieure. Il s’agit
d’une neuropathie optique caractérisée par une pression intraoculaire élevée
causant la perte de fibres nerveuses de larétine et des altérations de la papille
optique.
Causes
L’angle iridocornéen de drainage est fermé, ce qui signifie que l’iris adhère au
réseau trabéculaire, ou y est apposé, empêchant ainsi l’évacuation normale de
l’humeur aqueuse.
Symptomatologie –
- Douleur vive et subite dans un œil
- Vision brouillée, réduite ou nulle
- Nausées et vomissements, douleur abdominale
- Larmoiement
6) Ulcère cornéen
Définition
Infection de la cornée provoquant la dégradation de l’épithélium
protecteur. L’ulcère peut être central ou périphérique.
Causes
– Bactéries (habituellement), virus ou champignons (rarement)
– Bactéries les plus fréquentes : Pseudomonas, Staphylococcus,
Streptococcus
– Virus le plus fréquent : herpès simplex
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– Facteurs de risque : lésion abrasive de la cornée, port de lentilles cornéennes
molles, sécheresse des yeux, maladies de la thyroïde, diabète sucré, affection
immunosuppressive, usage prolongé de stéroïdes ophtalmiques
Symptomatologie
– Douleur oculaire (installation progressive)
– Vision brouillée
– Larmoiement
– Sensation de corps étranger dans l’œil
– Photophobie
– Rougeur oculaire
IV- ROLE INFIRMIER EN CONSULTATION OPHTALMOLOGIQUE
1) Accueil et interrogatoire du malade
L'appréciation par l'infirmier des signes ophtalmologique fonctionnels
dont souffre le malade constitue une étape capitale pour collaborer à la pose
du diagnostic et à la détermination des soins à entreprendre, l'interrogatoire
du malade vise avant tout le motif de la consultation mais aussi les
antécédents ophtalmologique et généraux du patient à savoir : diabète
hypertension artérielle, les traitements en cours.
Les signes qui amènent le patient à consulter peuvent être décrits en 3
variétés
a. La douleur oculaire
Qui revêt différent degrés une sensation de brûlure
Au niveau des paupières fait penser à une blépharite inflammation du
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bord libre des paupières, celles-ci sont rouges parfois couvertes de
sécrétions
Au niveau de l'œil indique une conjonctivite, inflammation de la
conjonctive
L’œil est rouge, rougeur diffuse recouvert d'une sécrétion muco
purulente le plus souvent.
Une douleur vive s’accompagnant de blépharospasme (fermeture forcée des
paupières, de larmoiement indique une atteinte de la cornée (kératite) dont
l'origine est très variées traumatisme infection local ou générale Une douleur
intolérable avec céphalée violente nausée et baisse rapide de la vision doit
faire penser à un glaucome aigu : l'œil est congestionné la pupille est dilatée
le globe est dur un traitement d'urgences s'impose pour éviter la perte totale
de la vision.
b. Les troubles de la vision
Qui sont nombreuse et varié ce peut être une anomalie de la dioptrique
visuelle (amétropie) un trouble et la vision binoculaire( notamment une
insuffisance de convergence) ou une maladie du globe oculaire( paupière
conjonctive) tel que : blépharite conjonctivite . Le malade vient consulter
parce qu'il présente des céphalées un gène dans son travail scolaire ou
professionnel.
c. La perte brutale de la vue :
C’est un accident grave nécessitant une prise en charge d'urgence ; elle peut
être due à :
Une thrombose de la veine centrale de la rétine le malade présente en
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outre de violentes céphalées occipitales
Un décollement de la rétine le malade voit des scintillements de
lumière et un rideau qui flotte devant ses yeux
2) Préparation du matériel pour l'examen clinique
L’examen clinique en ophtalmologie nécessite des documents, un
matérielet un apprentissage spécial.
a) Les documents
Registre des rendez-vous
Registre des statistiques ordonnances + bons d'examen
b) le matériel technique
Lampe mural donnant au faisceau lumineux, facile à diriger la lumière
doit être Placée à la hauteur des yeux du malade latéralement en avant
Un miroir plat reflétant le faisceau lumineux sur la pupille (palette)
pour apprécier la perception lumineuse
Frontofocomètre pour mesurer la puissance des verres des lunettes
Réfractomètre automatique donnant une réfraction globale
objective
Lentille destinées à examiner la partie antérieure du globe oculaire :
verre à 3 miroirs
Lampe à fente ou bio microscope pour examiner la partie antérieure de
l’œil.
Ophtalmoscope pour examen du fond de l'œil la lumière est placée
obliquement et en arrière par rapport au malade à la hauteur des yeux
L’échelle murale portant des lettres ou dessins de dix grandeurs
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décroissante pour mesurer l’acuité visuelle ou netteté de la vision.
Astigmométre ou ophtalmomètre de javel pour mesurer le degré
d’astigmatisme cornéen
Des montures d'essai et une boite de verres de réfraction à écartement
réglable corrigeant la vue et lui donnant le maximum d'acuité
Le tonomètre pour mesurer la tension intra oculaire scholtz : manuel à
aplanat ion annexé au bio microscope o Un plateau avecdes collyres
dilatateurs (ex: mydriatique) et anesthésiques (exNovesine)
Un plateau stérile avec seringues et aiguilles à usage unique
1 tambour contenant des compresses stériles +1 tambour avec tampon
de coton stériles + cupules stériles
Boite à instruments (pinces, écarteurs, +releveurs des paupières …)
Gants de protection stériles +antiseptiques, bétadine dé[Link] à
70 % Table d'examen +escabeau+2 chaises
L’examen physique ophtalmologique consiste en :
L'examen des structures externes de l'œil : Cet examen doitêtre
méthodique et conduit de la manière suivante :
Se laver les mains à l'eau et au savon et les désinfecter à l'alcool à 70°
Expliquer au malade l'objet et la nature de l'examen
Placer le malade dans une position assise confortable
Se placer devant le malade légèrement de coté
Commencer l'examen par l'œil sain
Utiliser le pouce et l'index pour ouvrir les paupières
Demander au malade de regarder en haut et en bas à gauche à droite
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Noter les observations sur le carnet de santé du malade
Se laver soignement les mains
Examen de la conjonctive palpébrale : éversion de la paupière supérieure
Après avoir lavé et désinfecter les mains l'examinateur demande au sujet
de :
Fermer les yeux doucement
À l'aide d'une main, saisir les cils de la paupière supérieure
Mettre l'index de l'autre main dans le pli de la paupière
supérieure
Retourner la paupière vers le haut
Examiner attentivement la conjonctive à la recherche de toute
anomalie, inflammation
Noter les résultats observés
Se laver soignement les mains
N.B: Pour l'examen oculaire d'un enfant :
S'asseoir sur une chaise face a un aide (parent); les genoux fermés
Etendre l'enfant sur le dos, sa tête serrée entre les genoux de
l'examinateur
L’aide tient les bras et les jambes de l'enfant
Procéder à l'examen des yeux comme chez l'adulte
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IV- SOINS INFIRMIERS PROPREMENT DIT
IV.1) LE LAVAGE DE L'ŒI
Définition:
Le lavage de l'œil consiste à nettoyer le cul de sac conjonctival pour le
débarrasser des sécrétions et des corps étrangers.
Indication:
- Conjonctivite purulente
- Soins pré-opération
- Elimination d'un corps étranger, en particulier acide et basique
Matériel Nécessaire pour le lavage :
- Cupule stérile
- Eau stériles ou solution salée à 14%
- UN ballon laveur ou une seringue de 20 cc ou poire en caoutchouc
- Tampons de coton stériles dans une cupule stérile
Nécessaire pour la protection du malade
- Serviette ou alèze
- Une petite cuvette, 2 haricots, alcool à 70
Technique: Installation du malade
Le malade est installé en positions assise ou couchée l'épaule protégée par
laserviette il tient la petite cuvette contre sa joue sous l'œil s'il ne peut pas
le faire prévoir un aide.
Lavage
Se laver les mains et se les désinfecter
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Ouvrir l'œil du malade placer une main sur le front avecle pouce et l'index
abaisser la paupière inférieure et relever la paupière supérieure
On peut aussi utiliser un blé-photostat
Laisser couler l'eau de lavage dans le cul de sacconjonctival inférieur
Ne jamais diriger le jet directement sur la cornée
Demander au malade de mouvoir son œil en tous sens pour favoriser un bon
nettoyage des replis conjonctivaux
Laver ainsi jusqu'à disparition de toutes sécrétions purulentes lors de
projection de produit toxiques dansl'œil lavé pendant 5 à 10 minutes
Il est parfois nécessaire d'instiller dans l'œil une goutte d'un collyre à
la cocaïne ou à la pantocaine afin de créer une anesthésie locale
Essuyer en tamponnant et mettre le collyre indiqué
Réinstaller le malade entretenir et ranger le matériel
IV.2) LE NETTOYAGE DE L'ŒIL
Définition :
Il consiste à débarrasser les paupières des sécrétions ou du sang
qui s'y sont accumulés.
Indication :
- Inflammation des paupières et de la conjonctive
- Traumatisme cranio faciale
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Matériel
- Tampons de coton stériles dans une cupule stérile
- Eau bouillie tiède dans un godet stérile
- Alcool à 70%
- Serviette ou alèze pour protéger le malade
- Haricot
Technique
- Se laver les mains et les désinfecter
- Installer confortablement le malade en position assise ou couchée
- Placer la protection sur le thorax du malade en position assise ou
couché
- Placer confortablement le malade, une protection sur le thorax du
malade
- Nettoyer chaque œil passant le tampon de coton de l'angle interne
vers l'angle externe pour éviter l'infection du sac lacrymal
- Nettoyer la partie externe des paupières sans appuyer sur l'œil
- Ecarter ensuite les paupières en abaissant la paupière inférieure
- Passer le tampon de coton en l'exprimant
- L’eau qui s'écoule vers l'extérieur sera essuyé avec un autre
tampon
- Ce nettoyage sera effectuer au moins 2 fois par jours il pourra
être suivi d’instillation d'un collyre prescrit
IV.3) INSTILLATION DE COLLYRE
Définition:
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Introduction de gouttes médicamenteuses au niveau des yeux.
Matériel :
Si besoin prévoir le matériel nécessaire au nettoyage de l'œil
Goutte et compte-g
Haricot
Technique:
Aller voir le malade le prévenir du soin
Le faire asseoir la tête renversée en arrière
Nettoyer le compte-gouttes
Abaisser la paupière inférieure, le malade regarde vers le haut
Déposer les gouttes de collyre dans le cul de sac conjonctival
inférieur sans faire toucher le compte-gouttes à la cornée ou au
globe oculaire ce qui peut favoriser la formation de larmes
entraînant l'élimination des médicament et traumatiser l'œil
Eviter :
L'angle interne : fuite du produit par le canal lacrymal
L'angle externe rejet à l'extérieur
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Essuyer les larmes éventuellement avec du coton
Après l'application du médicament nettoyer le compte-gouttes
Demander au malade de fermer les yeux sans les serrer et de les
bouger de droite à gauche pour répartir le médicament
Réinstaller le malade
Nettoyer et ranger et le matériel Noter le soin
IV.4) INSTILLATION DE POMMADE OPHTALMIQUE
La pommade peut être appliquée sur l'œil de deux façons :
Au niveau des paupières
Au niveau du globe oculaire
Matériel :
Nécessaire pour nettoyer les paupières
Si besoin prévoir le matériel pour une irrigation oculaire
Pommade en tube spécial
Coton stérile pour essuyer l'extérieur du tube de pommade après
utilisation, ainsi que les éventuels larmoiements
Prévoir une spatule spéciale très fine ayant deux extrémités aplatie
arrondie pour étendre la pommade lorsqu’elle n'est pas en tube
Haricot
Technique
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Pommade à mettre sur la paupière
Nettoyer soigneusement les paupières
Etendre la quantité de pommade nécessaire sur le bord despaupière le long
des cils en insistant légèrement pour bien la fairepénétrer, si spatule se servir
de l'extrémité aplatie
Pommade à mettre sur le globe oculaire
Après nettoyage abaisser le bord de la paupière inférieure
Approcher dans le sens de la longueur et au milieu la spatule
chargée de pommade bord arrondi ou l'extrémité du tube y
déposer la quantité d'une petite lentille de pommade
Faire refermer la paupière du malade
Retirer doucement la spatule
Faire ouvrir et fermer l'œil du malade plusieurs fois de suite
Eviter de mettre la pommade près du canal lacrymal elle risque de
l'obturer
Nettoyer ensuite la spatule et la faire stériliser
Si la pommade est utilisée en tube en nettoyer l'extérieur avec du
coton stérile et le tube doit rester personnel pendant toute la durée
du traitement
V- PREPARATION DU MALADE POUR EXAMEN DU FONDD’ŒIL
Cette étude se fait sous biomicroscope ou ophtalmoscope, etsouvent après
dilatation pupillaire. On étudie ainsi les zones du FO en appréciant la papille
(tête du nerf optique, la macula et les vaisseaux rétiniens).
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Définition :
C’est une préparation à un examen médical effectuer par unophtalmologiste
à l'aide de dispositifs spécifiques permettant l'observation directe du fond
d'œil papille macula vaisseaux rétiniens,rétine.
Indications
Hypertension artérielle
Néphropathie
Insuffisance cardiaque
Diabète
Méningite
Trouble neurologiques
Hémopathie
Atteintes oculaires névrite optique rétinite décollement rétinien
La maladie de BEHCE
Matériel :
Collyre mydriatique, Ex: neosynephrine, mydriaticum
Tampon de coton stérile dans une cupule stérile
Haricot
Dispositif d'ophtalmoscopie selon disponibilité et habitude de
l'opérateur ophtalmoscope à image droite, appareil de shepens
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(ophtalmoscopie indirecte) loupe de volk, verre à 3 miroirs
Miroirs de clar
Préparation du malade
Informer le malade du déroulement de l'examen et le rassurer
Instiller dans chaque œil du malade 1 goutte de collyre mydriatique
prescrit et demander au malade de fermer les yeux pendant 10 à 15
minutes afin de permettre la dilatation de la pupille
Installer le malade en position confortable
Assister et servir l'opérateur durant l'examen
Résultat normal :
La papille est le repère capital elle correspond au nerf optique c'est le lieu de
convergence des vaisseaux sanguins elle est normalement de couleur blanche
rosée à bord nets La surface rétinienne est de couleur rouge orangéLa macula
est située au pôle postérieur du globe en dehors de la papille elle est de
teinte uniforme et plus grisâtre que le reste du fond d'œil les vaisseaux
sanguins convergent vers elle mais s'arrêtent à distance du centre qui est
marqué par une tache plus ombrée la fovéa centralisé. Les vaisseaux sanguins
se distinguent en artères plus brillante et en veines de coloration plus foncée
et homogène leur calibre est légèrement supérieur.
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VI. PREPARATION DU MALADE A UN TEST A LA
FLUORESCEINE
Définition :
C'est un teste oculaire par instillation d'une goutte de collyre à la
fluorescéine servant à déceler des irritations ou ulcères de la cornée.
Indication
Suite d'extraction de corps étranger de l'œil
Traumatismes de l'œil
Kératites
Matériel
Préparer sur un chariot
Un petit plateau contenant 1flacon de fluorescéine
Tampon de coton stérile
Dans une cupule stérile sérum physiologique ou eau distillée
Matériel de nettoyage si œil sal
Serviette pour la protection du malade
Haricot
Technique
☼ Installer le malade en position confortable et le rassurer
☼ Nettoyer l'œil si besoin
☼ Instiller une goutte de fluorescéine à 1%
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☼ Demander au malade de patienter pendant 5minutes
☼ Assister le médecin au cours de l'examen
Résultat
Si la cornée est irritée l'espace touché prend une couleur verte brillantetandis
que le reste de la cornée a un aspect homogène. L’examinateur est ainsi en mesure
de localiser et d'apprécier l'étendu de l'irritation afin de décider la conduite à
entreprendre
VI- PREPARATION DU MATERIEL POUR EXTRACTIONDE CORPS
ETRANGERS DE L'ŒIL
Définition
Les corps étrangers dans l'œil (poussières insectes cendres etc.…) sont
souvent cause d'ennuis et d'irritation de la conjonctivite ils peuvent être
superficiels ou pénétrants.
Matériel
Collyre anesthésique
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Solution de lavage oculaire
Aiguilles à corps étrangers
Collyres antibiotique
Une lampe fente
Tampons de coton stériles dans une cupule stérile
Deux haricots + protection +sparadrap + compresses stériles
Technique
Deux cas peuvent se présenter :
1. Corps étrangers superficiel
Logé dans le cul de sac conjonctival ou fixé sur la cornée :
Instiller un collyre anesthésique non traumatisant pour la
cornée
Le malade est couché examiner l'œil à l'aide d'une lampe pour tenter
de repérer le corps étrangers d'abord en écartant les paupières puis
en retournant la paupière supérieure
Si la paupière repose sur la conjonctive, essayé de l'élever à
l'aide d'un coton humide stérile.
Si le corps est fixé se placer en arrière de la tête du malade maintenir la paupière
supérieure à l'aide d'un releveur tenu de la main gauche De la maindroite avec une
aiguille à corps étrangers racler doucement les couches superficielles de la
cornée jusqu'à extraction du corps étrangers et éventuellement éliminer la rouille
s'il s'agit d'un éclat de fer.
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La lame de l'aiguille doit faire un angle très faible à la surface de la cornée
Ensuite laver l'œil appliquer une pommade antibiotique et maintenir un
passement occlusif jusqu'à cicatrisation complète de la cornée.
2. Corps étranger pénétrant
Le corps étranger pénétrant est susceptible d'amener de graves lésions
intra oculaires la porte d'entrée peut parfois être très petite et passer
inaperçuedans tous les cas :
Prévenir le spécialiste :
Amener le malade pour faire les clichée radiographiques demandés, afin
de visualiser et préciser le siège du corps étrangers, (l'ablation s'effectue
en générale au bloc opératoire avec instillation d’un collyre antibiotique
prescritet application d'un pansement occlusif).
Surveillance
Surveiller la malade pendant le soin, surveiller ses réactions le faciès
le pouls pour dépister un éventuel choc
Surveiller la fonction oculaire
Incident et accidents
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Si corps étranger très petit difficiles à distinguer écouter les plaintes du
malade et examiner l'œil à la lampe à fente.
VII- LA MESURE DE LA TENSION OCULAIRE
Définition
C'est la mesure de la pression des liquides à l'intérieur de l'œil.
La pression intra oculaire résulte d'un équilibre entre la production d'humeur
aqueuse par le corps ciliaire et son excrétion par le canal de schlem. Cette
pression est beaucoup supérieure à celles des autres organes creux Elle est
sans rapport avec la tension artérielle.
Matériel
Tonomètre il existe deux types
Appareil de SCHIOTZ manuel
Appareil à aplanation ( monté sur la lampe à fente)
Antiseptique pour désinfecter l'appareil
Alcool à 70%
Tampons de coton stériles dans une cupule stérile
Haricot
Technique
Se laver les mains et se les désinfecter
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Installer le malade en position : Décubitus dorsal la tête renverser
en arrière si appareil de SHIOTZ
Assise si l'appareil à aplanation
Ecarter les paupières demandé au malade de regarder en haut
Instiller 2 gouttes du collyre anesthésique (novésine 4%) pour
anesthésier la cornée
Appliquer sur la cornée le tonomètre qui déprime le globe la mesure
de cette dépression permet de déterminer la pression intra
oculaire
Désinfecter l'appareil après son utilisation.
On peut apprécier la tension oculaire en appliquant deux doigts à travers
la paupière supérieure avec l'un des doigts on appuie sur le globe avec
l'autre ou perçoit la poussée produite par cette pression cette
appréciation est très sujette à caution La tension oculaire normale est
entre 10 et 20mmhg elle est plus élevée le matin.
VIII- L'EXAMEN DE LA REFRACTION OCULAIRE
Définition
C’est un examen qui explique la direction des rayons lumineux dans l'œil.
Méthode utilisé
La réfraction est étudiée par :
La skiascopie : recherche des ombres produits dans la pupille par la
projection d’un faisceau lumineux envoyé par un miroir concave
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L'ophtalmomètre de javel qui mesure spécialement l'astigmatisme
L'utilisation de verres correcteurs devant l'optotype
Résultat
On appelle œil emmétrope ou œil normal un œil constitué de telle façon
que les images se forment sur la rétine. Quand les images ne se forment
pas sur la rétine on parle d'amétropie dont on distingue :
La myopie : l'image se forme en avant de la rétine il y a excès
de convergence l'œil est trop long elle se corrige par des
verres divergents pour que les rayons lumineux convergent
juste sur la rétine et non en avant
L'hypermétropie : l'image se forme en arrière de la rétine i
l y a défaut de convergence
L'astigmatisme : l'image d'un point n'est plus un point mais
elle est formé de petit droites perpendiculaire l'un à l'autre
et non situé dans le même [Link] convergence varieselon les
axes l'image est nette selon un axe et floue selonun autre
La presbytie: difficulté de voir de près entre 40 et 50 ans
due à un défaut de plasticité du cristallin le port de verres
convexes augmente la convergence du système oculaire
suppléant l'accommodation.
NB : Le daltonisme est une vision imparfaite des couleurs.
IX- L'ACUITE VISUELLE
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Définition :
L’AV est la capacité de l’œil à discerner 2 points très proches.
C’est une vision précise centrale qui est assurée par la macula, et plus
précisément la foveola (vision maculaire/fovéolaire).
L’examen consiste donc à l'exploration de la vision précise. L’acuité est
dite normale lorsque le minimum séparable correspond à un angle d'une
minute.
Matériel
☼ L'acuité visuelle ou netteté de la vision se mesure à l'aide
d’échelle murale
☼ De la lettre montrée par l'examinateur sur l'échelle :
☼ Echelles des carrés ouverts au milieu à l'un des coté
☼ Echelles de parinaud si on veut mesurer l'acuité visuelle de prés
☼ Echelles de lettres de dessins de dix grandeurs décroissants
Technique
La mesure de l'acuité visuelle doit se faire de préférence dans une
piècepeu éclairée.
Chaque œil est examiné séparément et l'on note l'acuité sans verre et
éventuellement avec un verre corrigeant une amétropie L'acuité visuelle
de loin se mesure à l'aide d'optotypes tableaux placés à 5 mètres du
sujet à examiner ou 2.5 mètres avec miroir.
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L'acuité visuelle de prés se mesure à l'aide de textes d'imprimerie
de dimensions différentes que le sujet doit lire à 35 cm de distance
Etude :
On étudie l’AV par la lecture de lettre :
De près avec l’échelle de Parinaud :
On demande au sujet de lire à haute voix, sans puis avec correction
optique (si nécessaire), un texte composé de plusieurs paragraphes de
tailles décroissantes, et placé à 33 cm du sujet. Cette échelle va de
Pirinaud 1,5 (noté P1,5) à P14. Attention, l’interprétation est inverse de
celle de l’échelle de Monoyer.
De loin avec l’échelle de Monoyer :
On place à 5 mètres une liste de lettres sur 10 lignes, et de tailles
décroissantes. On demande au sujet de lire chaque ligne, sans puis avec
correction. On obtient ainsi, pour la plus petite ligne lue correctement ;
l’AV de loin en dixièmes. Le maximum est 10/10𝑒
A noter qu’il existe d’autres échelles, notamment pour les illettrés.
On étudie toujours l’AV sans correction optique puis avec correction
optique.
Si l’AV avec correction optique ne permet pas de retrouver des chiffres
normaux (AV dite « non améliorable »), on en déduit qu’il ne s’agit pas d’une
anomalie du système optique de réfraction mais de la rétine, ou enaval (nerf
optique).
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IX.1)