𝙇𝙚 𝙈𝙚𝙧𝙘𝙧𝙚𝙙𝙞 𝙙𝙪 𝙋𝙖𝙧𝙩𝙖𝙜𝙚
𝙀𝙥𝙞𝙨𝙤𝙙𝙚 n°59 : 𝑼𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒅𝒖𝒓𝒆́𝒆, 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒆 𝒅’𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕,
𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒊𝒈𝒏𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆, 𝒒𝒖𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆?
Avez-vous déjà eu à faire à un contrat dépourvu de durée, de prise d'effet ou encore de date de
signature?
Ne dit-on pas que les conventions légalement formées tiennent lieu de lois à ceux qui les ont faites. Le
contrat n'étant pas doté d'une exigence particulière de forme de contenu, les parties peuvent, dans la
limite de la légalité, contracter sous la forme qui leur convient.
Tout d'abord, sachez que cela arrive bien plus que vous ne pourrez l'imaginer. Si vous rencontrez un tel
cas, ne paniquez pas.
✔ La solution la plus évidente est celle qui consiste à s'accorder avec toutes les parties au contrat en vue
de procéder à une régularisation via : soit un courrier cosigné par toutes les parties au contrat; soit un
avenant audit contrat; soit à la signature d'un nouveau contrat pour ne citer que celles-là.
✔ Si les parties ont déjà des litiges en cours, vous pourrez aborder entre autre la situation de la manière
suivante:
𝐋
𝐚 𝐝𝐮𝐫𝐞́𝐞
En matière contractuelle, les parties demeurent libres de déterminer la durée de validité qui leur sied.
Lorsque la durée n'est pas mentionnée, il est de principe que le contrat est conclu pour une durée
indéterminée.
Toutefois il faut garder à l'esprit que les engagements perpétuels sont proscrits.
𝐋
𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝'𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭
Lorsqu'un contrat ne mentionne pas de date de prise d'effet, en fonction du type de contrat il est censé
avoir pris effet à la date de début d'exécution des prestations. A noter que l'exécution d'un contrat n'est
pas toujours active, ou ne débute pas forcément par une action du prestataire.
𝐋
𝐚 𝐝𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
Ce cas n'inclut pas celui de la date de signature d'une des parties à un contrat, qui suffit pour déterminer
la date de validation du contrat, si celui-ci est signé par toutes les parties.
Très souvent lorsqu'un contrat ne comporte pas de date de signature, les parties se contentent de la
date de prise d'effet. Mais si cette dernière n'est pas mentionnée dans le contrat, le début d'exécution
demeure la clé.
Au-delà de toutes ces propositions il incombe d'apporter la précision selon laquelle, elles ne sauraient
être imposées à une partie qui n'y est pas encline.
En cas de mauvaise foi et de refus catégorique d'une des parties, le juge risque de demeurer la seule
alternative.
Si vous souhaitez éviter tous les pièges que peuvent contenir un contrat, nous laisser un message sera
un début de solution.