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Effet de l'eau thermale sur béton

Cette étude examine l'impact de l'eau thermale sur les propriétés du mortier et du béton, en se concentrant sur la station thermale de Hammam El Bibane. Les résultats montrent une diminution significative des résistances mécaniques du béton à 28 jours, avec une meilleure résistance observée pour le béton contenant l'adjuvant MEDAFUGE L. L'étude met en évidence l'effet positif de la température sur la prise initiale du béton, malgré les conditions agressives de l'eau thermale.

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Effet de l'eau thermale sur béton

Cette étude examine l'impact de l'eau thermale sur les propriétés du mortier et du béton, en se concentrant sur la station thermale de Hammam El Bibane. Les résultats montrent une diminution significative des résistances mécaniques du béton à 28 jours, avec une meilleure résistance observée pour le béton contenant l'adjuvant MEDAFUGE L. L'étude met en évidence l'effet positif de la température sur la prise initiale du béton, malgré les conditions agressives de l'eau thermale.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

‫وزارة اﻟﺘـﻌـﻠـﯿــﻢ اﻟﻌـﺎﻟـــﻲ واﻟﺒـﺤـــﺚ اﻟﻌـﻠــﻤــﻲ‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Mohamed El Bachir El Ibrahimi –Bordj Bou Arreridj
« ‫ﺟـﺎﻣﻌﺔ ﷴ اﻟﺒﺸﯿﺮ اﻹﺑﺮاھﯿﻢي » ﺑﺮج ﺑﻮﻋﺮﯾﺮﯾﺞ‬
Faculté des Sciences et de la Technologie ‫ﻛﻠﯿﺔ اﻟﻌﻠﻮم واﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺎ‬
Département Génie Civil ‫ﻗﺴﻢ اﻟﮭﻨﺪﺳﺔ اﻟﻤﺪﻧﯿﺔ‬

Mémoire de fin d’études


PRESENTÉ EN VUE DE L’OBTENTION
DU DIPLOME DE : (Master)

Filière : Génie Civil


Option : Matériaux de construction

THÈME : ETUDE DE L’EFFET DE L’EAU


THERMALE SUR LES PROPRIETES DU
MORTIER ET BETON
(Cas de la station thermale de Hammam El Bibane)
Préparé par :

DJENDI Zoubir
BEDDAR Islam Taki Eddine

Devant le jury :
Président : LOGZIT Nacer
Rapporteur : [Link] Zine El Abidine
Co-Rapporteur : [Link] Ibrahim
Examinateur : BENAICHI El Hadj
Examinateur : MOUHAMADI Said
Examinateur : LOUMACHI Lazhar

Année Universitaire 2012-2013


Résumé
Plusieurs questions restent encore à poses notamment en ce qui concerne le
comportement de béton et de mortier soumis aux eaux thermales. Dans ce travail,
nous avons étudié le cas de Hammam EL Bibane, qui est caractérisé par une
température élevée (70±5°c) et une eau agressive.

Pour étudier l’effet de l’eau thermale sur le béton et le mortier on a formulé


trois types de béton et de mortier (témoin, béton à base de ciment avec ajout de
pouzzolane, et béton avec adjuvants (MEDAFUGE L ou MEDACCEL T85))
conservés dans différents milieux à différentes températures représentant les
caractéristiques de l’eau thermale.

Les résultats obtenus ont montré que :

Une chute considérable des résistances mécanique à 28 jours par rapport au béton
témoin conservé dans l’eau potable à 20±5° de l’ordre de :

• 25 % pour béton + pouzzolane.


• 10.6 % pour beton + adjuvant (MEDAFUGE L).
• 14.8 % pour beton + adjuvant (MEDACCEL T85).

Néanmoins, les résistances à 7 jours ont augmentés de l’ordre de 9 % à 31 %


Cela est du à l’effet de température qui joue le rôle d’accélérateur de prise aux
premiers jours.

Le principal résultat de cette étude est celui du béton avec adjuvant


MEDAFUGE L qui résiste mieux à l’eau thermale.

Mots clés :
Durabilité, eau thermale, milieu agressif, béton, mortier, caractéristiques
mécaniques, adjuvant, pouzzolane
TABLE DES MATIERES :

INTRODUCTION GENERALE

I. Introduction …………………………………………………………………………... 01
II. Objectif de travail ……………………………………………………………………. 01
III. Plan de travail ……………………………………………………………………… 01

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE BETON


I.1. Introduction ………………………………………………………………………… 04
I.2. Le béton …………………………………………………………………………….. 04
2.1. Formulation de béton ……………………………………………………………… 04
2.2. Classification du béton …………………………………………………………….. 05
2.3. Etude de la composition du béton ……………………………………………….... 06
2.4. Constituants de béton …………………………………………………………..…. 07
2.4.1. Le ciment …………………………………………………………………… …. 07
a. Introduction …………………………………………………………………….…… 07
b. Constituants du ciment …………………………………………………………....… 08
c. Type de ciment …………………………………………………………………..…… 09
d. Caractéristiques mécanique du ciment …………………………………………….… 10
2.4.2. LES GRANULATS ………………………………………………………...….… 11
1. Généralité …………………………………………………………………….………. 11
2. Les déférents types des granulats ……………………………………………….…… 11
2.1. Les granulats naturels ………………………………………………….………..… 11
2.2. Les granulats artificiels …………………………………………………………..… 12
3. Classifications des granulats …………………………………………………….…… 13
3.1. Gravier ………………………………………………………………………...…... 13
a. Définition …………………………………….. …………………………………. .… 13
b. Granularité de gravier …………………………… ……………………………..…… 14
c. Nature de gravier ……………………………………………………………...……… 14
d. Forme de gravier ………………………… ………………………..………………… 14
3.2. Sable ………………………………………..…… ……………………………….. 15
a. Définition ……………… ……… …………………………………………...…….… 15
b. Classification de sable………………………………………………………………... 15
c. Rôle du sable dans le béton ……………...…... ……………………………………… 16
d. Caractéristiques des sables à la fabrication du béton ………….. …… …………...… 16
4. Eau de gâchage ………………… …………………………………………...……… 16
a. Caractéristiques physiques ………… ………………………….……………….…… 17
b. Caractéristiques chimiques ……………… …………………………………….…… 17
5. Les ajouts …………………… ……………………………………..………..……… 17
a. Définition …………………… ………………………………………………….…… 17
b. La pouzzolane naturelle …………… ………………………..………………….…… 18
6. Adjuvant ………………………… ……………………………………………...…… 18
I.3. Propriétés principales du béton frais ………………….…………………………… 19
a. L’ouvrabilité du béton frais ………………………………….…………………..…… 19
b. Résistance du béton frais ………………………………………..…………………… 20
I.4. Caractéristiques principales du béton durci ……………………….. ………….…… 21
a. Le retrait de béton ……………… …………………………………………………… 21
b. Mécanisme de la fissuration …………… …………………………………………… 21
c. La dilatation ………………… …………………………………….……………… .. 23
d. Le fluage …………………… ………………………………………..……………… 23
e. Élasticité du béton ………… ………………………………………………………… 24
f. Effet «Poisson» ……………… ……………………………………………………… 24

CHAPITRE II : GENERALITE SUR LES EAUX THERMALES

II.1 Historique 27
II.2. Quelques définitions (définitions officielles et ambiguïté de certains termes) 27
a .Eau thermale 27
b. Eau minérale 28
II.3 .Les sources thermales en l’Algérie 28
a. Les stations thermales médicalisées 28
II .4. Etude cas de HAMMAM EL BIBANE 34
II.4.1. Reconnaissance de site 34
a. Situation 34
II.4.2. RECONNAISSANCE DU SOL 36
1. Essais sur le terrain 36
a. Programme des essais in-situ suivant les essais de L.T.P.O 36
b. Puits de reconnaissance 36
c. Pénétromètre dynamique suivant les essais de L.T.P.O 37
2. ESSAIS AU LABORATOIRE 38
a. Résultats des analyses chimiques du sol 38
b. SPECIFICATIONS 38
II.4.3. RECONNAISSANCE DE L’EAU 39
a. Les résultats des analyses physico-chimiques de l’eau thermale (station thermal EL 39
BIBANE)
II.4.4. Quelques images représentant les effets de l’agressivité du sol et de l’eau sur les 40
conduites et les constructions
a. Les conduites 40
b. Les constructions 41
c. Les revêtements 41

CHAPITRE III : CARACTERISATION DES MATERIAUX

III.1. INTRODUCTION………………………………………………………………….. 43
III .2 : Caractérisation du sable de dune (BOUSSAADA) ………………………………. 43
1. la masse volumique apparente à l’état lâche…………………………………………… 43
a. Masse volumique à l’état lâche ……………………………………………………….. 43
b. La masse volumique apparente a l’état compact………………………………………. 44
2. La masse volumique absolue …………………………………………………………. 44
3. La porosité …………………………………………………………………………….. 45
4. La compacité ………………………………………………………………………….. 45
5. L’indice de vide ………………………………………………………………………. 46
6. Dégrée d’absorbation …………………………………………………………………. 46
7. Equivalent de sable …………………………………………………………………… 47
a. Equivalent de sable visuel (E.S.V) ……………………………………………………. 47
b. Equivalent de sable piston …………………………………………………………….. 48
8. Analyse granulométrique du sable (M= 2 kg) …………… ………………………….. 48
III.3. Caractérisation du gravier (3/8 et 8/15) concassé …………………………………. 51
1. La masse volumique apparente ……………………………………………………….. 51
2. La masse volumique absolue………………………………………………………….. 52
3. La porosité ……………………………………………………………………………. 52
4. La compacité ………………………………………………………………………….. 52
5. L’indice de vide ………………………………………………………………………. 52
6. Degré d’absorption d’eau pour le gravier …………………………………………….. 52
7. Analyse granulométrique de gravier ………………………………………………….. 53
III.4. l’eau de gâchage …………………………………………………………………… 55
III.5. Les adjuvants ………………………………………………………………………. 55
III.6. L’ajout de pouzzolane ……………………………………………………………… 56
III.7. Caractérisation du ciment (CRS MOUKAWIM) ………………………………….. 57
1. Masse volumique apparente de ciment ……………………………………………….. 58
2. Masse volumique absolue de ciment ……………………………………….................. 59
3. La surface spécifique Blaine (SSB) …………………………………………………… 60
4. Mesure des temps de début et de fin de prise …………………………………………. 61

CHAPITRE IV : FORMULATION DU BETON ET DU MORTIER


IV .1. Introduction ……………………………………………………………………….. 64
IV .2. Mortier …………………………………………………………………………….. 64
IV.3. Béton ……………………………………………………………………………...... 66
a. Les composants de 1 m3 de béton……………………………………………………… 67
IV.4. Essais sur mortier (flexion et compression) ……………………………………….. 68
a. Essais Mécaniques …………………………………………………………………….. 68
1. Résistance à la flexion ………………………………………………………………… 68
2. Résistance à la compression ………………………………………………………….. 69
3. Variation de masse …………………………………………………………………….. 74
IV .5. Essais sur béton …………………………………………………………………... 75
1. Etat frais ……………………………………………………………………………….. 75
a. Affaissement au cône d’Abrams ………………………………………………………. 75
b. La teneur en air occlus ………………………………………………………………… 76
c. La masse volumique a l’état frais ……………………………………………………... 77
2. Essai sur béton état durci ……………………………………………………………… 79
a. La résistance à la compression ………………………………………………………… 79
b. Variation de masse ……………………………………………………………………. 84

CHAPITRE V : RESULTATS ET INTERPRETATIONS

V.1. Introduction …………………………………………………………………………. 86


V.2. Etude des caractéristiques physiques et mécaniques du béton et du mortier des
différentes formulations et interprétation des résultats…………………………………… 86
2.1. A l’état frais ……………………………………………………………………….. 86
1. L’effet de l’affaissement …………………………………………………………….. 86
2. L’effet de l’air occlus ………………………………………………………………… 87
3. L’effet de la masse volumique ………………………………………………………. 88
2.2. A l’état durci ……………………………………………………………………….. 89
1. Influence de milieu de conservation sur la résistance de béton et du mortier………… 89
2. Influence de super plastifiant sur la résistance de béton et de mortier ……………….. 91
3. L’influence de la température de l’eau thermale sur la résistance a la compression ….. 92
4. Les pertes des poids …………………………………………………………………… 94

CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES


LISTE DES FIGURES :
Figure (I1.1): Résistance du béton frais ………………………………………………….. 21
Figure (II.1): Hammam Boughrara (Tlemcen)……………………….……………………. 29
Figure (II.2): Hammam Bouhadjar (Ain Temouchent)……………………………………. 30
Figure (II.3): Hammam Bouhanifia……………………………………………………….. 31
Figure (II.4): Hammam Rabbi (Saïda)……………………………………………………. 31
Figure (II.5): Hammam Righa (AinDefla)………………………………………………… 32
Figure (II.6) : Hammam Guergour (Sétif)…………………………………………………. 32
Figure (II.7) : Hammam Meskoutine (Guelma)…………………………………………… 33
Figure (II.8) : Carte géographique représenté la situation de HAMMAM EL BIBANE… 34
Figure (II.9) : Carte topographique représenté la situation de station thermale………….. 35
Figure (II.10) : Dégradation sur les conduites en amiante……………………………...... 40
Figure (II.11) : Dégradation sur les conduites en PVC…………………………………... 40
Figure (II.12) : Dégradation sur dalles plain et les tempos…………………………....….. 41
Figure (II.13) : Dégradation des murs extérieurs (peinture)……………………….……... 41
Figure (III.1) : Analyse granulométrie de sable…………………………………………... 50
Figure (III.2) : Déférents types de graviers………………………………………………. 51
Figure (III.3) : Analyse granulométrie de gravier 3/8……………………………………. 54
Figure (III.4) : Analyse granulométrie de gravier 8/15…………………………………... 54
Figure (IV.1) : Milieu ambiant…………………………………………………………… 65
Figure (IV.2) : Eau thermal à température (20°c-±5°c)………………………………….. 65
Figure (IV.3) : Eau thermal à température (70 °c±5)……………………………………. 65
Figure (IV.4) : Milieu humide potable (20±5 C°)………………………………………... 66
Figure (IV.5) : Eprouvette de mortier après l’essai de compression…………………….. 68
Figure (IV.6): L’affaissement au Conne D’aBrhams……………………………………. 75
Figure (IV.7): Variation du pourcentage de l’air occlue selon le type du béton ………… 77
Figure (V.1) : L’affaissement des différents types de béton…………………………….. 86
Figure (V.2) : Variation du pourcentage de l’air occlue selon le type du béton…………. 87
Figure (V.3) : Masse volumique de béton………………………………………………... 88
Figure (V.4) : Résistance à la compression du mortier dans le milieu ambiant et l’eau
potable ……………………………………………………………………………………. 89
Figure (V.5) : Résistance à la compression du béton dans le milieu ambiant et l’eau
potable …………………………………………………………………………………… 89
Figure (V.6) : Résistance à la compression du mortier dans l’eau potable et l’eau thermal
…………………………………………………………………………………… 90
Figure (V.7) : Résistance a la compression du béton dans l’eau potable et dans l’eau
thermal…………………………………………………………………………………….. 90
Figure (V.8) : Influence de super plastifiant sur la résistance du mortier ……………….. 91
Figure (V.9) : Influence de super plastifiant sur la résistance du béton …………………. 91
Figure (V.10) : Résistance à la compression du mortier à températures différentes …….. 92
Figure (V.11) : Résistance à la compression du béton à températures différentes ………. 92
Figure (V.12): Perte de masse dans le milieu ambiant pour le mortier ………………….. 94
Figure (V.13) : Perte de masse dans le milieu ambiant pour le béton …………………… 94
Figure (V.14) : Gain de masse dans l'eau potable pour le mortier ……………………… 95
Figure (V.15) : Gain de masse dans l'eau potable pour le béton ………………………… 95
Figure (V.16) : Gain de masse dans l'eau thermal T=20°c pour le mortier ……………… 96
Figure (V.17) : Gain de masse dans l'eau thermal a T=20°C pour le beton ……………… 96
Figure (V.18): Gain de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le mortier ……………..... 97
Figure (V.19): Gain de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le beton ……………….... 97
Figure (V.20): Variation de la masse du mortier dans differents milieux ………..……… 98
Figure (V.21): Variation de masse pour le béton dans differents milieux ………………. 98
LISTE DES TABLEAUX

Tableau (I.1): Classes de résistance du béton………………………………………………….. 6


Tableau (I.2) : Principaux ciment…………… ………………………………………….. 9
Tableau (I.3) : Classes de résistances des ciments…….. ……………………………….. 10
Tableau (I.4): Teneur minimale en ciment ……………………………………………… 10
Tableau (I.5): Classement des granulats………………………………………………….. 13
Tableau (I.6): Refus cumulés sur tamis ……………….. ………………………………… 14
Tableau (I.7): caractéristiques physiques de pouzzolane ………………………………... 18
Tableau (I.8): Caractéristiques et dosage des adjuvants (MDF, MDACCL)……………... 19
Tableau (I.9): Appréciation de la consistance en fonction de l'affaissement au cône 20
Tableau (II.1) : Analyse chimique de sol ………………………………………………… 38
Tableau (II.2) : Classe d’agressivité selon la quantité de SO4 dans le sol……………...… 38
Tableau (II. 3) : Résultats des analyses physico-chimiques de l’eau thermale…………… 39
Tableau (III .1) : Masse volumique apparente de sable à l’état lâche…………………… 43
Tableau (III.2) : Masse volumique apparente de sable à l’état compact ………………... 44
Tableau (III.3) : Masse volumique absolue de sable …….……………………………… 45
Tableau (III.4) : La porosité, La compacité et L’indice de vide…………………………. 46
Tableau (III.5) : Dégrée d’absorbation…………………………………………………… 46
Tableau (III.5) : Equivalent de sable. …………………………………………………….. 48
Tableau (III.6) : Analyse granulométrique du sable……………………………………… 49
Tableau (III.7) : Masse volumique apparent de gravier ………………………………….. 51
Tableau (III.8) : Masse volumique absolue de gravier. ………………………………….. 52
Tableau (III.9): La porosité, La compacité et L’indice de vide………………………..…. 52
Tableau (III.10) : Degré d’absorption d’eau pour le gravier……………………………... 52
Tableau (III.11) : Analyse granulométrique de gravier (3/8,8/15). …………………...…. 53
Tableau (III.12) : Analyse chimique de l’eau de robinet…………………………………. 55
Tableau (III.13) : Caractéristiques des adjuvants (MDF, MDAC) ……………..……….. 56
Tableau (III.14) : Quantité des solides dans les adjuvants……………………………….. 56
Tableau (III.15) : Caractéristique physique de l’ajout pouzzolane…………………….…. 57
Tableau (III.16) : Masse volumique apparente du ciment………………………………... 58
Tableau (III.17) : Masse volumique absolue du ciment……………………………..……. 59
Tableau (III.18) : Surface spécifique Blaine………………………………………...……. 61
Tableau (III.19) : Début et fin de prise. ……………………………………………….…. 62
Tableau (IV.01) : Formulation des mortiers……………………………………………… 65
Tableau (IV.2) : Formulation des bétons. ……………………………………………..… 66
Tableau (IV.3) : Conservation dans un milieu ambiant………………………….. …...… 70
Tableau (IV.4) : Conservation dans l’eau potable……………………………………..… 70
Tableau (IV.5) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=20±5°C ………………………………………………………..………………………. 71
Tableau (IV.6) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) température
T=70±5°C………………………………………………………………………………… 71
Tableau (IV.7) : Conservation dans un milieu ambiant ……..………………………….. 72
Tableau (IV.8) : Conservation dans l’eau potable ………………..…………………….. 72
Tableau (IV.9): Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=20±5°C ……………………………………………………………..…………………. 73
Tableau (IV.10) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=70±5°C ………………………………………………………………………………… 73
Tableau (IV.11) : Variation de masse des types de mortier selon le milieu de
conservation ……………………………………………………………………………… 74
Tableau (IV.12) : L’affaissement des bétons formulés…………………………………. 75
Tableau (IV.13) : L’air occlus dans différents types du béton ………………………... 76
Tableau (IV.14) : La masse volumique pour béton ordinaire…………………………..... 77
Tableau (IV.15) : La masse volumique pour béton ajouts pouzzolane…………………. 78
Tableau (IV.15) : La masse volumique pour béton avec adjuvant MDF .………………. 78
Tableau (IV.16) : La masse volumique pour béton avec adjuvant MDCCL……………. 79
Tableau (IV.17) : Conservation dans un milieu ambiant. ………………………………. 80
Tableau (IV.18) : Conservation dans l’eau potable à température (20±5c°)..………….… 80
Tableau (IV.19) : Conservation dans l’eau thermale à température T = 20±5c°…………. 81
Tableau (IV.20) : Conservation dans l’eau thermale température T = 70 ± 5°C…………. 81
Tableau (IV.21) : Conservation dans un milieu ambiant ………………………………... 82
Tableau (IV.22) : Conservation dans l’eau potable à température (20+5c°).………….… 82
Tableau (IV.23) : Conservation dans l’eau thermale à température T = 20±5c°………… 83
Tableau (IV.24) : Conservation dans l’eau thermale température T = 70 ± 5°C………… 83
Tableau (IV.25) : Variation de la masse dans différents milieux …………...…………… 84
Introduction générale

I. Introduction :
L’évaluation actuelle que connaissent les bétons dans les pays industrialisés et ceux en
voie de développement est liée aux meilleures connaissances acquises sur ce matériau grâce
aux nombreuses recherches menées à travers le monde. Ces recherches ont prouvé que les
bétons en général possèdent des caractéristiques mécaniques intrinsèques très satisfaisantes.
Cependant, plusieurs questions restent encore posées notamment en ce qui concerne leur
comportement sous des conditions agressives à température élevée tel que les eaux thermales.

Malgré le bon fonctionnement du béton ordinaire à température ambiante (20±5°c), mais


peut présenter un comportement critique dans un milieu agressif (eau thermale) dont la
température peut atteindre (80°c) qui peut dans certaines conditions se traduire par l’écaillage
et l’éclatement du béton.

II. Objectif de travail :


L’objectif de ce travail est de faire un état de connaissance sur les éléments agissant sur le
comportement du béton soumis aux eaux thermales. Les propriétés physiques et mécaniques
des bétons et des mortiers sont mises en évidence.

Nous avons considéré trois types de bétons et mortiers :

• Béton ordinaire et mortier ordinaire.


• Béton et mortier à base de ciment CRS avec ajout de 15% de pouzzolane.
• Béton et mortier à base de ciment CRS avec adjuvants (MEDAFUGE L ou
MEDACCEL T85).

III. Plan de travail :

 Introduction générale :

Chapitre 01 :

Généralités sur le béton.

 Chapitre 02 :

Généralités sur les eaux thermales.

 Chapitre 03 :

Caractérisation des matériaux utilisés.

1
Introduction générale

 Chapitre 04 :

Formulation du mortier et du béton.

 Chapitre 05 :

Résultats et interprétations.

 Conclusion générale et perspectives

2
CHAPITRE I Généralités sur le béton

I.1. Introduction :

Le béton à été depuis longtemps le matériau de construction, le plus courant utilisé


dans l’avenir ; tout comme dans le cas dans les autres industries, le besoin universel de
conserver les ressources de protéger l’environnement et bien utiliser l’énergie doit
nécessairement se faire ressentir dans le domaine de la technologie de béton.

Si le matériau est plastique donc modulable lors de sa fabrication, il acquiert ses


propriétés au cours du temps. Une fois mature, le béton doit être considéré comme un
composite constitué de granulats dont les propriétés dépendent, pour une grande part, de sa
formulation.

Dans ce chapitre on présente une revue générale sur le béton ordinaire, et ces
constituants (ciment, gravier, sable, eau), ainsi ces propriétés principales.

I.2. Le béton :

On sait que le béton est le matériau obtenu en solidarisant par une pâte de ciment.

Un squelette granulaire composé d’un sable et gravier, comme le liant a de propriétés


hydraulique, ces bétons sont aussi appelés béton hydrauliques. [1]

2.1. Formulation de béton :


Le choix des proportions de chacun des constituants d'un béton afin d'obtenir les
propriétés mécaniques et de mise en œuvre souhaitées s'appelle la formulation. Plusieurs
méthodes de formulations existent, dont notamment:

 la méthode Baron.
 la méthode Bolomey.
 la méthode de Féret.
 la méthode de Faury.
 la méthode Dreux-Gorisse.

La formulation d'un béton doit intégrer avant tout les exigences de la norme NF EN
206-1, laquelle, en fonction de l'environnement dans lequel sera mis en place le béton, sera
plus ou moins contraignante vis-à-vis de la quantité minimale de ciment à insérer dans la
formule ainsi que la quantité d'eau maximum tolérée dans la formule.

4
CHAPITRE I Généralités sur le béton

De même, à chaque environnement donné, une résistance garantie à 28 jours sur


éprouvettes sera exigée aux producteurs, pouvant justifier des dosages de ciments plus ou
moins supérieurs à la recommandation de la norme, et basée sur l'expérience propre à chaque
entreprise, laquelle étant dépendante de ses matières premières dont la masse volumique peut
varier, notamment celle des granulats.[2]

D'autres exigences de la norme NF EN 206-1 imposent l'emploi de ciment particuliers


en raison de milieux plus ou moins agressifs, ainsi que l'addition d'adjuvants conférant des
propriétés différentes à la pâte de ciment que ce soit le délai de mise en œuvre, la plasticité, la
quantité d'air occlus, etc. [2]

2. 2. Classification du béton :

Le béton fait partie de notre cadre de vie. Il a mérité sa place par sa caractéristique de
résistance, ses propriétés en matière thermique, sa résistance au feu, son isolation phonique,
son aptitude au vieillissement, ainsi que par la diversité qu'il permet dans les formes, les
couleurs et les aspects. Le béton utilisé dans le bâtiment, ainsi que dans les travaux publics
comprend plusieurs catégories.
En général le béton peut être classé en 4 groupes, selon la masse volumique:
• Béton très lourd: > 2500 kg/m3.
• Béton lourd (béton courant): 1800 - 2500 kg/m3.
• Béton léger: 500 - 1800 kg/m3.
• Béton très léger: < 500 kg/m3.
Le béton courant peut aussi être classé en fonction de la nature des liants:
• Béton de ciment (le ciment),
• Béton silicate (la chaux),
• Béton de gypse (le gypse)
• Béton asphalte.

Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface et peuvent ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par
ses performances et par son aspect. [2]

5
CHAPITRE I Généralités sur le béton

a) Les bétons courants sont les plus utilisés, aussi bien dans le bâtiment qu'en travaux publics.
Ils présentent une masse volumique de 300 kg/m3 environ. Ils peuvent être armés ou non, et
lorsqu'ils sont très sollicités en flexion où précontrainte.
b) Les bétons lourds, dont les masses volumiques peuvent atteindre 600 kg/m3 servent, entre
autres, pour la protection contre les rayons radioactifs.
c) Les bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, sont employés dans le
bâtiment, pour les plates-formes offshores ou les ponts.
d) Les bétons cellulaires (bétons très légers) dont les masses volumiques sont inférieures à
500 kg/m3. Ils sont utilisés dans le bâtiment, pour répondre aux problèmes d'isolation.
e) Les bétons de fibres, plus récents, correspondent à des usages très variés: dallages,
éléments décoratifs, mobilier urbain. [2]
La norme EN 206 classes les bétons en fonction de leur résistance caractéristique à la
compression conformément au tableau (I-1). Dans ce tableau fckcyl est la résistance
caractéristique mesurée sur cylindres (c’est cette résistance qui correspond à la résistance
caractéristique à laquelle il est fait référence dans l’Eurocode 2) ; fckcube est la résistance
caractéristique mesurée sur cubes. Les valeurs soulignées sont les valeurs recommandées. [2]
Tableau (I-1): Classes de résistance du béton. [2]
Classe C12/15 C16/20 C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60

fckcyl(Mpa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50

fckcube(Mpa) 15 20 25 30 37 45 50 55 60

2.3. Etude de la composition du béton :

En général il n’existe pas de méthode de composition du béton qui soit


universellement reconnue comme étant la meilleure. La composition du béton est toujours le
résultat d’un compromis entre une série d’exigences généralement contradictoires. [3]

De nombreuses méthodes de composition du béton plus ou moins compliquées et


ingénieuses ont été élaborées. On notera qu’une étude de composition de béton doit toujours
être contrôlée expérimentalement et qu’une étude effectuée en laboratoire doit généralement
être adaptée ultérieurement aux conditions réelles du chantier. [3]

Une méthode de composition du béton pourra être considérée comme satisfaisante si


elle permet de réaliser un béton répondant aux exigences suivantes :
6
CHAPITRE I Généralités sur le béton

Le béton doit présenter, après durcissement, une certaine résistance à la compression. Le


béton frais doit pouvoir facilement être mis en œuvre avec les moyens et méthodes utilisées
sur le chantier. Le béton doit présenter un faible retrait (source de fissurations internes et
externes : phénomène de « faïençage ») et un fluage peu important. Le coût du béton doit
rester le plus bas possible. Dans le passé, pour la composition du béton, on prescrivait des
proportions théoriques de ciment, d’agrégat fin et d’agrégat grossier. Mais l’élaboration des
ciments ayant fait des progrès considérables, de nombreux chercheurs ont exprimé des
formules en rapport avec les qualités recherchées. [3]

 Minimum de vides internes, déterminant une résistance élevée.


 Bonne étanchéité améliorant la durabilité.
 Résistance chimique.
 Résistance aux agents extérieurs tels que le gel, l’abrasion, la dessiccation.

Sur un petit chantier où l’on fabrique artisanalement et souvent bien son béton l’on utilise
le vieux principe : 2/3 de gros éléments et 1/3 d’éléments fins, soit 800 litres de gravillons
et 400 litres de sable par mètre cube de béton pour 350 à 400 kg de ciment. La quantité d’eau
de gâchage varie trop souvent au gré du savoir-faire du maçon, la nature de ciment, l’humidité
du granulat passant après la consistance du béton à obtenir.

Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface, et peut ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par ses
performances et par son aspect.

La composition d’un béton et le dosage de ses constituants sont fortement influencés par
l’emploi auquel est destiné le béton et par les moyens de mise en œuvre utilisés. [3]

2.4. Constituants de béton :

2.4.1. Le ciment :

a. Introduction :

Le ciment est un produit moulu du refroidissement du clinker qui contient un mélange de


silicates et d’aluminates de calcium porté à 1450 – 1550 °C, température de fusion.[4]

7
CHAPITRE I Généralités sur le béton

Le ciment usuel est aussi appelé liant hydraulique, car il a la propriété de s’hydrater et de
durcir en présence d’eau et par ce que cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une
consistance de départ plus ou moins fluide, en un solide pratiquement insoluble dans l’eau. Ce
durcissement est dû à l’hydratation de certains composés minéraux, notamment des silicates
et des aluminates de calcium. [4]

L’expression de «pâte de ciment durcissant» sera utilisée pour désigner la pâte de ciment
dans la transformation d’un état plus ou moins fluide en un état solide. [4]

b. Constituants du ciment

• Le silicate tricalcique : 3Ca O SiO2 que l’on écrit C 3S et qui représente 50 à 70% du
clinker.
• Le silicate bi calcique : 2CaO SiO2 ou C 2S (10 à 30%)
• L’aluminate tricalcique : 3CaO AL2O3 ou C 3A (2 à 15%)
• L’alumino-ferrite tétra calcique : 4CaO AL2O3 Fe2O3 ou C4 AF (5 à 15%)

Ces poudres constitués de sols, minéraux anhydres instables (en par loculaire silicate et
aluminates de chaux) forment avec l’eau une pate capable par hydratation de faire prise. Et de
durcir progressivement (plus ou moins rapidement d’ailleurs), d’où le nom de liants
hydrauliques par apposition avec (liant aérien à base de chaux grasse et maigre), qui ne
peuvent durcir qu’en contact avec l’air. [4]

La pâte de ciment : au moment de son gâchage avec l’eau, le produit obtenu après
durcissement.

Dans tout ce qui suit, on distinguera ces différents états en appelant.

Ciment anhydre : la poudre de ciment avant son gâchage avec l’eau.

Ciment hydraté : les composés, insolubles dans l’eau, obtenu par combinaison chimique de
l’eau avec le grain de ciment anhydre. [4]

Pâte fraiche de ciment : le mélange d’eau te de ciment anhydre avant que l’hydratation n’ait
conduit à en faire un solide appelé pate de ciment durcie. [5]

8
CHAPITRE I Généralités sur le béton

c. Type de ciment :

Les ciments sont classés en cinq catégories principales conformément à la norme


française .il sont présentés dans le tableau (I-2)

Tableau (I-2) : Principaux ciment [5]

Schistescalcinés
Type de ciment

Fumée de silice
Laitier de haut

Constituants
Pouzzolanes
Désignation

secondaire
naturelles

Siliceuses

Calcaires
fourneau

Calcique
Clinker

Ciment CPA -95 ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5
Portland CEM1 100
Ciment CPJ 94-80 06-20
portland CEMII/a
compose
CPJ 79-65 21-35
CEMII/b

Ciment de haut CHF 64-35 36-65 ‫ــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5
fourneau CEMIII/a

CHF 34-20 66-80 ‫ــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5
CEMIII/b
CHF 19-05 81-90 ‫ــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5
CEMIII/c

Ciment CBZCEMIV/a 90-65 ‫ــــــ‬ 11-35 ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5


pouzzolanique

CBZCEMIV/a 64-45 ‫ــــــ‬ 36-55 ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5

Ciment laitier CLCCEMV/a 64-40 18-30 ‫ــــ‬ 18-30 ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5
et aux cendre

CLCCEMV/a 39-20 31-50 ‫ــــ‬ 31-50 ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ ‫ــــــ‬ 0-5

9
CHAPITRE I Généralités sur le béton

• CEM I: Ciment Portland (CPA)


• CEM II: Ciment Portland compose (CPG)
• CEM III : Ciment de haut fourneau (CHF)
• CEM IV : Ciment pouzzolanique (CPZ)
• CEM V : Ciment au laitier et aux cendres (CLC)

d. Caractéristiques mécanique du ciment :

Les ciments sont classifiés par leurs classes de résistances.

Tableau (I-3) : Classes de résistances des ciments.

Classe de Résistance Résistance minimale garantie en (N/mm²)

2 jours 7 jours 28 jours

32.5 - 17.5 30

32.5R 12 - 30

42.5 10 - 40

42.5R 18 - 40

52.5 18 - 50

52.5R 28 - 50

Cette résistance est mesurée sur mortier normal Norme (EN 197-1). [3]

Dans norme AFNOR la teneur minimale en ciment détermine de la manière suivant :

Tableau (I-4): teneur minimale en ciment : (NF EN 206-1). [6]

Marteau de construction Teneur minimale en ciment (kg/m3)


Béton non armé (coulé gros masse) 150 à 250
Béton de route 300 à 325
Béton armé ordinaire 300 à 350
Béton spéciale 350 à 450
(préfabriqué, précontraint….)

10
CHAPITRE I Généralités sur le béton

2.4.2. LES GRANULATS :

1. Généralité :

A l’origine, on considérait les granulats comme des matériaux inertes dispersés dans la
pate de ciment, et cela pour des raisons purement économiques. On peut cependant juger les
granulats comme des matériaux de construction lies en une masse cohérente par une pate de
ciment. En effet, les granulats ne sont pas réellement inertes et leurs propriétés physiques,
thermiques, et dans certains cas chimiques, influencent les performances du béton.

Les granulats coutent beaucoup moins chère que le ciment, ils deviennent alors
économiques d’en inclure la plus grande quantité possible dans un béton contrairement au
ciment. Cependant, l’aspect économique n’est pas l’unique raison qui explique l’utilisation
des granulats car ces derniers confèrent au béton une plus grande stabilité sur le plan
volumétrique et une meilleure durabilité que la pate de ciment à elle seule.

2. Les déférents types des granulats :

Les granulats utilisés pour le béton sont soit d'origine naturelle, soit artificiels. Leur
taille variable déterminera l'utilisation du béton (les gros granulats pour le gros œuvre, les très
fin pour les éléments moulés). La résistance du béton augmente avec la variété des calibres
mélangés.

2.1. Les granulats naturels :

• Origine minéralogique:

Parmi les granulats naturels, les plus utilisés pour le béton proviennent de roches
sédimentaires siliceuses ou calcaires, de roches métamorphiques telles que les quartzites, ou
de roches éruptives telles que les basaltes, les granites, les porphyres

• Granulats roulés et granulats de carrières :

Indépendamment de leur origine minéralogique, on classe les granulats en deux


catégories qui doivent être conformes à la norme NF EN 12620 (granulats pour bétons) [7]:

 Les granulats alluvionnaires, dits roulés, dont la forme a été acquise par l'érosion. Ces
granulats sont lavés pour éliminer les particules argileuses, nuisibles à la résistance du
béton et criblés pour obtenir différentes classes de dimension. Bien qu'on puisse

11
CHAPITRE I Généralités sur le béton

trouver différentes roches selon la région d'origine, les granulats utilisés pour le béton
sont le plus souvent siliceux, calcaires ou silico-calcaires ;
 Les granulats de carrière sont obtenus par abattage et concassage, ce qui leur donne
des formes angulaires Une phase de pré-criblage est indispensable à l'obtention de
granulats propres. Différentes phases de concassage aboutissent à l'obtention des
classes granulaires souhaitées. Les granulats concassés présentent des caractéristiques
qui dépendent d'un grand nombre de paramètres : origine de la roche, régularité du
banc, degré de concassage
 La sélection de ce type de granulats devra donc être faite avec soin et après accord sur
un échantillon.
2.2. Les granulats artificiels :
• Sous produits industriels, concassés ou non:

Les plus employés sont le laitier cristallisé concassé et le laitier granulé de haut fourneau
obtenus par refroidissement à l'eau. La masse volumique apparente est supérieure
à 1 250 kg/m³ pour le laitier cristallisé concassé, 800 kg/m³ pour le granulé. Ces granulats
sont utilisés notamment dans les bétons routiers.

Les différentes caractéristiques des granulats de laitier et leurs spécifications font l’objet
des normes NF P 18-302 et 18-306.

• Granulats à hautes caractéristiques élaborés industriellement :

Il s'agit de granulats élaborés spécialement pour répondre à certains emplois, notamment


granulats très durs pour renforcer la résistance à l'usure de dallages industriels (granulats
ferreux, carborundum…) ou granulats réfractaires.

• Granulats allégés par expansion ou frittage :

Ces granulats, très utilisés dans de nombreux pays comme l'URSS ou les États-Unis,
n'ont pas eu en France le même développement, bien qu'ils aient des caractéristiques de
résistance, d'isolation et de poids très intéressants. Les plus usuels sont l'argile ou le schiste
expansé (norme NF P 18-309) et le laitier expansé (norme NF P 18-307). D'une masse
volumique variable entre 400 et 800 kg/m³ selon le type et la granularité, ils permettent de
réaliser aussi bien des bétons de structure que des bétons présentant une bonne isolation
thermique. Les gains de poids intéressants puisque les bétons réalisés ont une masse
volumique comprise entre 1200 et 2000 kg/m³.

12
CHAPITRE I Généralités sur le béton

• Les granulats très légers :

Ils sont d'origine végétale et organique que minérale (bois, polystyrène expansé). Très
légers (20 à 100 kg/m³) ils permettent de réaliser des bétons de masse volumique comprise
entre 300 et 600 kg/m³. On voit donc leur intérêt pour les bétons d'isolation, mais également
pour la réalisation d'éléments légers : blocs coffrant, blocs de remplissage, dalles, ou
rechargements sur planchers peu résistants. [7]

3. Classifications des granulats:

Les granulats sont classés en fonction de leurs dimensions par criblage sur des tamis à
mailles carrées dont les dimensions intérieures sont en (mm).le terme (granulats d/D) est
réservé ou granulats ont les dimensions s’étalent de d pour les petits à D pour les refus grands,
le tableau suivant détermine les classes des granulats selon la norme (NF EN 12-620).

Tableau (I-5): Classement des granulats. [7]

Appellation Mailles carrées des tamis (mm)


Fine, fillers <0.063
Sable Petits 0.080<D<0.310
Moyens 0.310<D<1.250
Gros 1.250<D<5.00
Gravillons Petits 5.00<D<8.00
Moyens 8.00<D<12.50
Gros 12.50<D<25.00
Pierres cassées Petits 25.00<D<40.00
Moyens 40.00<D<63.00
Gros 63.00<D<100.00

3.1. Gravier :

a. Définition :

On appelle gravier l’accumulation des grains de 5 à 70 mm provenant de la distraction


naturelle des roches. Tandis que la pierre concasser par broyage des roches massives, de
gravier pierre artificielle, en morceaux dont les démentions varient de : 5 à 70 mm [5]

b. Granularité de gravier:

La granularité conditionne la porosité de mélange, si tous les grains, ont une même
grosseur, ont aurais une porosité maximale, donc pour avoir un mélange de volume des vides

13
CHAPITRE I Généralités sur le béton

minimum il faut une composition granulométrique des grains de différents dimensions qui
doit se situer dans les limites appelées (fuseaux de spécifications) [7]

Tableau (I-6): Refus cumulés sur tamis [7].

Tamis Limite de refus cumulé(%)

Dmin 90-100

Dmax 0-10

½( Dmin+Dmax) 40-70

5/4 Dmax 0

c. Nature de gravier:

Le gravier provient de roches naturelles ou artificielles, constituées de minéraux


chaque roches à sa propre composition chimique minéralogique. Sa résistance, son adhérence
avec les ciments.

L’adhérence entre le gravier et la pâte de ciment influe sur la résistance de béton, l’état
de la surface lisse. Les grains de gravier concassé (naturel et artificiel) ont des surfaces
rugueuses, donc ces derniers s’adhèrent mieux que le gravier naturel au ciment durci dans le
béton, en revanche le mélange du béton à base de gravier concassé naturels et artificiels et
moins fluide en raison de l’angularité de ces derniers.[5].

d. Forme de gravier :

Les grains d’un gravier se distinguent par leurs formes : sphériques, cubiques
allongées …

Le coefficient volumique CV permet de donner une idée précise sur la forme de


l’élément considéré. C’est pour un grain, le rapport entre le volume absolu ou volume de la
sphère circonscrite à la plus grande dimension de grains.

Le coefficient volumique est donné par la relation :

v : volume absolu de grain de gravier. Cgv =V / [ ( 5/6 ) R3

d : la plus grande dimension du grain de gravie

14
CHAPITRE I Généralités sur le béton

Un coefficient faible correspond à un granulat présentant un certain nombre de «plats»


et «d’aiguilles» à l’opposé en coefficient élevé correspondants à un granulats dit «cubique»
ou «arrondi»[5]
La norme AFNOR P18-301 préconise :

Cv >_ 0.15 pour les graviers de 12.5 à 25 mm

Cv >_ 0.11 pour les cailloux de 25 à 50 mm

La présence d’impuretés dans le gravier influe beaucoup sur la qualité de béton, car les
impuretés perturbent l’hydratation de ciment et entrainent des défauts d’adhérence entre le
gravier et la pâte de ciment. [2]

3.2. Sable :

a. Définition :

Le sable est une masse meuble de matières minérales inorganiques, finement


granuleuses (0.08 à 5mm), habituellement composées de quartz (silice), et d’une petite
proportion de mica, de feldspath, de magnétite et autres minéraux durs. C’est le résultat de
l’érosion, dégradation et abrasion des roches par des processus chimiques et mécaniques.
Quand les grains viennent de se former, ils sont habituellement anguleux et très pointus. Par
la suite sous l’action du vent et de l’eau, ils s’usent, s’arrondissent et deviennent de plus en
plus petits.

Le sable est un élément très important dans la constitution des bétons et c’est
généralement par la médiocre qualité du sable que périssent les bétons. [5]

b. Classification de sable :

Suivant leurs grosseurs : en trois types

a) sable fin 0.08 à 0.315 mm


b) sable moyen 0.315 à 2.00 mm
c) sable gros 2.00 à 5.00 mm

Suivant leur provenance :

15
CHAPITRE I Généralités sur le béton

• Sable de rivière : absence de grains fins.


• Sable de dunes : uniformité et prédominance de grains fins
• Sable de plaines ou d’alluvions : absence de gros grains.
• Sable résidus de concassage : prédominance de gros grains et présence de farines, ou
fines ou fillers.
• Sable de mer

c. Rôle du sable dans le béton :

Dans le béton le sable occupe presque ¼ de son volume par conséquent la qualité du
sable influant considérablement sur la qualité du béton.

Il remplit avec le ciment et l’eau tous les vides entre les grains de gravier décidant ainsi la
structure compacte du béton, d’autre part de son coût de revient, puisqu’il est toujours moins
cher que le ciment. [5]

d. Caractéristiques des sables à la fabrication du béton:

La propriété des sables se déterminer par différentes méthodes parmi elles la méthode de
l’équivalent de sable {Es} l’emploi d’un sable souillé conduit à une baisse de la résistance et
une augmentation de retrait dans le béton.

La dureté des grains et enfin un facteur important pour l’obtention d’un béton
convenable.

Les sables siliceux sont les meilleurs, les sables calcaires au contraire sont rarement
assez durs pour assurer au béton une bonne résistance.

Notons que les sables peuvent contenir une quantité d’eau importante jusqu’à 200 litres
et plus par 1m3, pour cela lors de détermination de dosage en eau il faut tenir compte de cette
teneur en eau du sable, ou bien il faut sécher le sable en utilisant l’étuve ou bien
naturellement. [5]

4. Eau de gâchage :

L’eau de gâchage et la quantité d’eau totale ajoutée au mélange sec de béton elle est
nécessaire pour l’hydratation du liant, le mouillage des granulats et la facilité de mise en place

16
CHAPITRE I Généralités sur le béton

du béton, cette eau est une grande importance, elle est soumise à certaines exigences est à
même fait l’objet d’une norme (NF 18-303).

On conçoit donc, en premier lieu, que les impuretés nocives interdites pour les
granulats ne doivent pas être apportées par l’eau de gâchage.
a. Caractéristiques physiques :

L’eau de gâchage des bétons doit être propre, ne pas contenir de matières en suspension
au-delà de certaine valeurs permises
Les tolérances réglementaires sont les suivant :

• 2g/l pour les bétons type A et type B.


• 5g/l pour le béton type C.

Les matières en suspension n’ont pas la même nocivité.

• Béton type A : béton de haute qualité à résistance élevée.


• Béton type B : béton à faible perméabilité
• Béton type C : béton à faible résistance peut au non armé.

b. Caractéristiques chimiques :

L’eau de gâchage des bétons ne doit pas contenir de sels dissous au-delà de :
• 15g/l pour les bétons type A et type B.
• 30g/l pour le béton type C.

L’eau de mer est admise pour le gâchage des bétons du type C, sauf certaines
prescriptions spéciales

Toute eau douteuse doit être analysée chimiquement au laboratoire spécialisé. [5]

5. Les ajouts :

a. Définition :

Les ajouts cimentaires sont incorporés au clinker afin de produire un ciment mélangé
ou incorporées au mélange de béton comme agent complémentaire. Les ajouts cimentaires
sont des produits résiduaires d'autres industries destinés aux sites d'enfouissement. En

17
CHAPITRE I Généralités sur le béton

Algérie, la pouzzolane, le laitier de haut fourneau et la fumée de silice sont parmi les matières
les plus couramment utilisées comme ajouts cimentaires.

b. La pouzzolane naturelle :
La pouzzolane utilisée est une pouzzolane naturelle, fournie par la cimenterie d’AIN
ELKABIRA Sétif en quantité suffisante pour nos besoins d’élaboration sur le plan
expérimental. Cette pouzzolane est fournie sous forme de roches concassées de type pierre
ponce et scorie de diamètres variant de 5 à 10 mm. Pour pouvoir la substituer au ciment, nous
avons d’abord procédé à son étuvage à 105 °C afin d’éliminer toute éventuelle humidité et
faciliter son broyage. Nous l’avons ensuite complètement broyé puis passé au tamisage.

 composition chimique, minéralogique et physique de la pouzzolane


Les analyses des compositions chimiques et minéralogiques moyennes de la pouzzolane
naturelle sont effectuées au laboratoire de génie civil.

Tableau (I-7): Caractéristiques physique de pouzzolane.

Caractéristiques physiques Unité Valeurs

masse volumique apparente g/cm3 0.98


masse volumique absolue g/cm3 2.75
surface spécifique Blaine g/ cm² 3560

6. Adjuvant:
On appelle adjuvant, tout ingrédient autre que le ciment, les granulats et l’eau que l’on
ajoute au mélange. Ce sont le plus souvent des polymères de synthèse au poids moléculaire
assez élevé (2000_3000).

Les adjuvants des bétons sont des produits chimique solubles dans l’eau qui modifier
principalement :

Les solubilités, les vitesses de dissolution.

L’hydratation des divers constituants d’un liant hydraulique.

Pour la confection des éprouvettes de mortier avec un rapport E/C égal à 0.5,et un béton
avec une affaissement 7cm on a utilisé deux adjuvant MEDAFUGE L pourcentage de 1,25٪
de poids de ciment ET MEDAACCEL T85 pourcentage de 0 ,6٪de poids de ciment
18
CHAPITRE I Généralités sur le béton

(l’entreprise de GRANITEX) le tableaux suivant représenté les caractéristique des ces


adjuvants :

Tableau (I-8): Caractéristiques et dosage des adjuvants (MDF, MDAC).

Adjuvant Définition caractéristique Dosage

aspect : liquide
Hydrofuge de masse couleur : marron 1 à 1,5 de poids de
liquide destiné à la ciment
MEDAFUGE L confection de béton densité : 1,10(0,01)
et mortier étanche (0,9L à 1,35L pour
pH : 5,6 100 Kg de ciment)
teneur en chlore : 0,1g/l

Agit sur le béton en aspect : liquide


activant la chaleur
d’hydratation du couleur : transparent 0,4 à 0,75 de poids de
ciment, amélioré ciment
MEDAACCEL T densité : 1,10(0,01)
ainsi le temps de
85 (0,4 L à 0,75 L pour
début de prise pH : 9,5 _ 10,5 100 Kg de ciment)
teneur en chlore 0,1g/l

I.3. Propriétés principales du béton frais :

La caractéristique essentielle du béton frais est l'ouvrabilité, qui conditionne non


seulement sa mise en place pour le remplissage parfait du coffrage et du ferraillage, mais
également ses performances à l'état durci.
Il existe un très grand nombre d'appareils de mesure de l'ouvrabilité du béton reposant
sur des principes différents. Certains mesurent une compacité, d'autres un temps d'écoulement
ou encore utilisent l'énergie potentielle du béton ou nécessitent un apport d'énergie extérieur.
On comprend qu'il est difficile de convenir d'un tel appareil tenant compte de tous les
bétons possibles pour tous les usages et qui tiennent compte aussi des différents facteurs de
l'ouvrabilité. Certains appareils sont utilisés à la fois par les laboratoires et par les chantiers.
La distinction proposée est donc parfois assez artificielle, sauf dans le cas d'appareillage très
élaboré. [3]

19
CHAPITRE I Généralités sur le béton

a. L’ouvrabilité du béton frais.


Il existe de nombreux essais et tests divers permettant la mesure de certaines
caractéristiques dont dépend l'ouvrabilité. On n'en citera Affaissement au cône
d'Abrams qu’est le plus couramment utilisé dans la pratique. [3]

• Affaissement au cône d'Abrams :


Cet essai (slump-test) est incontestablement un des plus simples et des plus fréquemment
utilisés, car il est très facile à mettre en œuvre. Il ne nécessite qu'un matériel peu coûteux et
peut être effectué directement sur chantier par un personnel non hautement qualifié mais
ayant reçu simplement les instructions nécessaires au cours de quelques séances de
démonstration. L'appareillage est complètement décrit dans la norme NF P 18-451 et est
schématisé sur la figure. Il se compose de 4 éléments: un moule tronconique sans fond de 30
cm de haut, de 20 cm de diamètre en sa partie inférieure et de 10 cm de diamètre en sa partie
supérieure; une plaque d'appui; une tige de piquage; un portique de mesure. [8]
Les mesures sont évidemment quelques peu dispersées et il ne faut pas accorder à cet essai un
caractère trop rigoureux, mais on peut admettre qu'il caractérise bien la consistance d'un
béton et permet le classement approximatif indiqué au tableau [3]

Tableau (I-9): Appréciation de la consistance en fonction de l'affaissement

au cône d'Abrams.

b. Résistance du béton frais :


La résistance du béton frais est faible, mais elle intéresse plus particulièrement les
fabricants pour le démoulage immédiat (avant prise du ciment) d'éléments de grande série.
À la suite d'études faites sur ce sujet, il semble que:
• le rapport optimal E/C est voisin de 0,40 (béton plutôt sec),

• le pourcentage optimal est d'environ 0,38 (soit : G/S = 2,6 valeur élevée),
• les granulats concassés donnent des résistances plus élevées que les granulats roulés,
20
CHAPITRE I Généralités sur le béton

• la fréquence de la vibration est prépondérante (résistance triplée quand on passe de


3000 à 6000 périodes par minute).

Rc

Figure (I-1): Résistance du béton frais [3].


La résistance en compression peut atteindre 0,3 à 0,4 MPa tandis que celle en traction ne
dépasse guère 1/100e de ces valeurs, soit 0,004 MPa. [3]

I.4. Caractéristiques principales du béton durci :


La déformation du béton :
La résistance mécanique et la déformation sont des caractéristiques importantes du
béton, car elles jouent un grand rôle non pas seulement pour la stabilité, mais aussi la
durabilité des ouvrages.
Lorsque le béton est soumis à l’action d’une charge rapidement croissante, il se
compose comme un matériau fragile. D’une part, sa rupture n’est pas précédée de
déformations importantes et d’autre part, sa résistance à la traction est beaucoup plus faible
que sa résistance à la compression. La résistance à la traction s’annule même complètement
si des fissures de retrait se sont développées.
Le choix judicieux des matériaux, une mise en œuvre correcte, l’adoption de dispositions
constructives appropriées jouent un rôle essentiel dans l’art de construire. Toutefois, comme
une partie importante de ses activités est consacrée aux problèmes de dimensionnement des
constructions, l’ingénieur attache une importance particulière aux caractéristiques de
résistance mécanique et de déformation des matériaux, car leur connaissance lui est
indispensable pour réaliser des constructions à la fois sûres et économiques.
Dès la fin de la mise en œuvre, le béton est soumis à des déformations, même en absence
de charges. [3]

21
CHAPITRE I Généralités sur le béton

a. Le retrait de béton :

Introduction :

La durabilité des ouvrages en béton armé ou précontraint est fortement dépendante de


la qualité du béton, et en particulier de la zone d’enrobage. C’est en effet au travers de la
porosité que peuvent migrer des agents agressifs (sulfates, chlorures, CO2, etc.) susceptibles
d’interagir avec les constituants du ciment et de provoquer l’apparition des désordres.
Néanmoins, la compacité des bétons ne peut, a elle seule, être garante de la bonne tenue dans
le temps. En effet, la manifestation de phénomènes de fissuration ouverte dans la zone
d’enrobage peut augmenter les propriétés de transfert des bétons, aussi compacts soient-ils, et
ainsi nuire leur durabilité. Dans cette optique, la maitrise de la fissuration précoce des bétons,
liés aux phénomènes de retrait, apparait essentielle. [9]

Définition de retrait :
Le retrait correspond à des variations dimensionnelles mettant en jeu des phénomènes
physiques avant, pendant ou après la prise des bétons. Lorsqu’ elles ne sont pas maitrisées par
le ferraillage ou la présence de joints, ces variations dimensionnelles donnent lieu à
l’apparition de fissurations précoces, d’ouverture conséquente. Les fissurations liées au retrait
doivent être différenciées des phénomènes de fissuration fonctionnelle des ouvrages, ces
derniers étant généralement maitrisés par les règles de calcul, et restent compatibles avec la
bonne tenue des ouvrages dans le temps, notamment en raison des faibles ouvertures des
fissures. [9]

Les conséquences du retrait :


Dans tous les cas, la conséquence essentielle du retrait est l’apparition de phénomènes
de fissuration pouvant diminuer la durabilité des structures en béton armé ou précontraint,
et/ou limiter leur capacité portante, notamment dans le cas de manifestation dans la masse.
Cette fissuration peut conduire à limiter l’adhérence entre un matériau rapporté en surface
(revêtement par exemple) et le support en béton.
Les conséquences de la fissuration sur la durabilité des structures en béton sont dues à
l’augmentation de la cinétique de pénétration des agents agressifs présents dans le milieu
environnant, au travers des fissures ouvertes sur les parements.

22
CHAPITRE I Généralités sur le béton

L’impact que peut avoir une fissuration ouverte de surface sur un voile en béton armé
affecté par un phénomène de retrait plastique. En dehors de la fissure, la profondeur de
carbonatation, liée à la diffusion du CO2 atmosphérique dans le béton, est limitée à quelques
millimètres sur les deux faces, et aucun désordre n’est observé. En revanche, le phénomène de
carbonatation est accéléré le long des fissures traversantes, entrainant ainsi la corrosion des
armatures recoupées par les fissures. [9]
b. Mécanisme de la fissuration
Deux bétons ayant un même retrait final peuvent se comporter très différemment du
point de vue de la fissuration
• Le béton correspondant à L ne se fissure pas.
• Le béton correspondant à L’ se fissure en I au temps t.

Condition de fissuration d’un béton:


Le phénomène de retrait étire le béton de telle façon que l’allongement résultant
compense le raccordement imposé par le retrait, si l’élément était libre de se déformer.
Le retrait augmente avec le temps, la tension interne aussi: si elle dépasse la limite de rupture
du béton, la fissuration se produit. [3]
c. La dilatation
Puisque le coefficient de dilatation thermique du béton est évalué à 1 x 10-5 pour une
variation de±20°C on obtient: Δl = ±2‰ x longueur.
Pour chaînage en B.A. de 20 m de longueur et un écart de température de 20 °C, on a
une dilatation de : 2 ‰ x 2000 cm = 0,4 cm. [3]

d. Le fluage

Lorsqu’il est soumis à l’action d’une charge de longue durée, le béton se comporte
comme un matériau viscoélastique. La déformation instantanée qu’il subit au moment de
l’application de la charge est suivie d’une déformation lente ou différée qui se stabilise après
quelques années. C’est ce que l’on appelle le fluage (Fig. II.4).
Le fluage est pratiquement complet au bout de 3 ans.
Au bout d’un mois, les 40 % de la déformation de fluage sont effectués et au bout de
six mois, les 80%. Estimation de la déformation de fluage:
Δl = 4 à 5 ‰ longueur.

23
CHAPITRE I Généralités sur le béton

Cette déformation varie surtout avec la contrainte moyenne permanente imposée au


matériau.

e. Élasticité du béton

Le module d’élasticité E est défini par le rapport:

Pour les projets courant, on admet:


Eij = 11 000 Rcj 1/3 (module de déformation longitudinale instantanée du béton) avec
Rcj = résistance caractéristique à « j » jours. Evj = 3 700 Rcj 1/3
(Module de déformation différée)
Il s’ensuit que

Notes : Eij, Evj, Rc28, Rcj sont exprimés en MPa.


Le module d’électricité de l’acier est de l’ordre de : 200 000 N/mm2, soit 2 000000 daN/cm2.
. [3]

f. Effet «Poisson»

En compression comme en traction, la déformation longitudinale est aussi accompagnée


d’une déformation transversale.
Le coefficient « Poisson » est le rapport :
Déformation transversale dont la valeur varie 015 et 0.30 . [3]
Déformation longitudinale

24
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

II.1 Historique :
Les traces retrouvées dans les stations thermales remontent à l’époque romaine. En
effet les romains accordaient une importance très particulière aux sources thermales, très
souvent ils construisirent leurs sites autour de ces sources, comme c’est le cas pour les sites
suivants : Aquae Mauretaniae (Hammam Righa) ; Aquae Sirenses (Hammam Bouhanifia) ;
Aquae Chibilita Nae (Hammam Meskoutine).
Les sources thermales furent aussi bien exploitées par les arabes ,en effet très souvent
des sources portent le nom d’un marabout qui a vécu dans la région comme hammam
Bouhadjar qui doit son nom au marabout Sid Ahmed Bouhadjar qui a vécu dans la tribu des
Ouled Bouhadjar avant la colonisation française et dont le mosolé est situé au Sud-Est de la
ville de Hammam Bouhadjar.
Les Turcs aussi très amateurs des bains chauds construisirent dans les villes plusieurs
bains avec des installations permettant le stockage de l’eau de source. Pendant l’époque
coloniale les français construisirent des hôpitaux thermaux autour des sources pour soigner les
blessés et convalescents. [10]
Aujourd’hui comme dans le passé les stations thermales sont très sollicitées par les
algériens pour divers traitements d’ordre rhumatologique, dermatologique et psychiatrique.

II.2. Quelques définitions (définitions officielles et ambiguïté de certains


termes) :

a .Eau thermale:

Il s'agit d'une eau dont la température est supérieure à la température moyenne des
eaux de nappe de la région. En général, la température des eaux régionales est très proche
de la température moyenne annuelle de l'air dans cette même région. La température des
eaux du sol et du sous sol suivent les variations de la température de l'air avec un décalage
temporel et un amortissement qui augmente avec la profondeur. Au delà de 1.50 m les
variations temporelles sont assez faibles et rapidement en dessous de cette profondeur, la
température peut être considérée comme constante (sauf cas particulier comme certains
systèmes karstiques). Donc les eaux thermales sont des eaux dont la température est
supérieure à cette valeur régionale. On distingue les eaux thermales de basse enthalpie
(basse température) et les eaux thermales de haute enthalpie. [10]
27
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

b. Eau minérale:

Eau dont la composition chimique est recommandée pour une bonne santé. Ce caractère,
qui peut paraître suggestif, est défini par l'Académie de Médecine à partir de sa composition
chimique.
En effet, certaines eaux thermales, du fait de la température du réservoir, acquièrent des
propriétés chimiques particulière, différentes des caractéristiques habituellement observées
pour les eaux froides de surface. Du fait des températures qui peuvent être élevées dans le
réservoir (200 ou 300°C), elles sont capables de dissoudre certains minéraux et s'enrichir en
«oligo» éléments durant le long temps de contact, parfois plusieurs dizaines de milliers
d’années, avec les roches du réservoir profond. Par ailleurs, le circuit des eaux thermales est
généralement assez long. Aussi, les eaux thermales sont généralement exemptes de
contaminants tels que les nitrates ou les produits xénobiotiques. A coté de ses définitions,
d'autres termes peuvent apparaître comme «Eau thermo-minérale» ou d’autres dénominations
qui ne sont pas reconnues. [10]

II.3 .Les sources thermales en Algérie :

Il existe sur le territoire algérien plus de 200 sources thermales d’après les études
réalisées à ce sujet, ce nombre croit régulièrement quand on se déplace vers l’Est. Les
températures mesurées à l’émergence varient de 19°C à Ben Haroune à 98 °C à Hammam
Meskoutine.
La minéralisation des eaux est déterminée surtout par la nature chimique et
minéralogique des sédiments qu’elles traversent. Les sources thermales les plus minéralisées
sont en relation directe avec les sédiments gypso-salins du Trias si répandu en Algérie [11], ce
cas est rencontré à titre d’exemple à Hammam Melouane 29.42 gr/l, Hammam El Biban
15gr/l, Hammam Salhine 9 gr/l.

a. Les stations thermales médicalisées :


Parmi les nombreuses stations thermales qui existent en Algérie, huit seulement sont
médicalisées, il s’agit des stations thermales : Hammam Bouhanifia (Mascara), Hammam
Bouhadjar (Ain Temouchent), Hammam Boughrara (Tlemcen), Hammam Rabbi (Saida),
Hammam Righa (AinDefla), Hammam Guergour (Setif), Hammam Salhine (Biskra),
Hammam Meskoutine (Guelma). Ces stations thermales sont gérées par la Société Algérienne
28
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
de Thermalisme et sont conventionnées avec les différentes caisses de sécurité sociale
(CNAS, Casnos, caisse militaire) [12].
Les établissements disposent de structures d’accueil et d’équipements adéquats ainsi
qu’un encadrement médical et paramédical qualifié pour prodiguer des soins basés sur des
méthodes scientifiques de la crénothérapie aux différents malades et curistes. Les autres
stations thermales éparpillées à travers le territoire national enregistrent par contre un déficit
dans les infastuctures d’accueil, elles sont surtout sollicitées par les curistes pour les bains
thermaux traditionnels.
• Hammam Boughrara :
Hammam Boughrara (Figure. II.1) est situé à 282 mètre d’altitude à l’extrême Ouest du
pays, sur les bords de l’Oued Tafna à proximité de la ville frontalière de Maghnia. Dans une
zone essentiellement agricole avec un centre commercial et des équipements de loisir et de
soins.
La station thermale de hammam Boughrara est mise en exploitation en 1974, ses eaux
sulfatées et bicarbonatées sodiques, émergent à une température de 45°C.
Les indications thérapeutiques sont d’ordre rhumatologique, dermatologique,
gynécologique et respiratoire. Les techniques thermales consistent en des bains simples, bains
carbo-gazeux, bains locaux, douches au jet, auxquelles s’ajoutent des soins complémentaires :
thermothérapie (infrarouges et applications de paraffine), électrothérapie, massage à sec. [10]

Figure (II.1): Hammam Boughrara (Tlemcen)

• Hammam Bouhadjar :
Hammam Bouhadjar ([Link].2) est situé 21 Km de la ville d’Aïn Témouchent,
s’élève sur une altitude de 150 mètres et s’étend au milieu des vignobles et d’oliviers sur une
superficie de 603 240 m2.

29
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
La station thermale est mise en exploitation en 1974, on y dénombre une quarantaine
de sources en majorité chaudes, entre 35 et 72°C. Les eaux chaudes et sulfureuses jaillissent
des entrailles de la roche appelées «Dracones». Les indications thérapeutiques principales
sont les rhumatismes et les séquelles de traumatismes ostéoarticulaires qui regroupent 85%
des curistes. Qualité de ses eaux : Eaux Chlorurées Sodiques (70 ° C). [10]

Figure (II.2): Hammam Bouhadjar (Ain Temouchent)

• Hammam Bouhanifia :
Géographiquement, hammam Bouhanifia (Figure II.3) est situé à 25 Km au Sud-ouest
de Mascara, il s’étale dans un paysage sauvage dans le Tell oranais sur les bords de l’Oued El
Hammam. La station thermale qui n’est qu’à 230 mètres d’altitude est entourée de montagnes
culminant à 800 mètres. Grande station thermale, Bouhanifia est aménagée dans un îlot de
verdure et de fraîcheur, le climat est sec et l’atmosphère saturée des émanations gazeuses des
sources qui l’entourent. Les eaux thermales jaillissent à des températures entre 20 et 70°C.
Reconnues d’utilité publique, les eaux de hammam Bouhanifia sont répertoriées par les
spécialistes comme étant des eaux hyperthermales, thermales, chloro-sulfatées ayant un débit
de 23 l/s. Bien que chaudes, les eaux de Bouhanifia sont agréables à déguster d’autant plus
qu’elles tiennent en dissolution une grande quantité de gaz carbonique qui les rend
éminemment digestibles. Les principales maladies traitées sont le rhumatisme dégénératif
(arthrose), le rhumatisme inflammatoire chronique, les séquelles de traumatisme et tous les
autres cas liés aux problèmes de la sphère (ORL). [10]

30
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

Figure (II.3): Hammam Bouhanifia

• Hammam Rabbi :
La station thermale de hammam Rabbi (Figure II.4) est située à 20 Km de la ville de Saîda
sur l’axe Saida – Oran, logé dans un site d’une beauté saisissante, la station thermale de
Hammam Rabbi est mise en exploitation en 1970, son eau a des origines profondes et arrive
en surface sous pression à une température moyenne de 40°C et un débit moyen de 8 l/s.
Les eaux thermale de hammam Rabbi traitent les affectations en : Dermatologie,
douleurs rhumatismales aiguës, articulaires, fièvres anémiques, affections cutanées et
respiratoires. [10]

Figure (II. 4): Hammam Rabbi (Saîda).


• Hammam Righa :
Hammam Righa (Figure II.5) est situé à 100 Km au Sud-Ouest d’Alger dans la wilaya
d’Ain Defla à une altitude de 525 mètres. Il se trouve dans une région verdoyante et boisée
appréciée pour ses qualités climatiques.
Les installations sanitaires et les équipements de loisir font de lui un lieu de bien être
privilégié pour les curistes. En 1934, la station comprenait un hôpital militaire et plusieurs
établissements environnants. L’hôpital est alimenté par neuf sources dont le débit total est de
15 l/s. Les eaux sont sulfatées calciques hyperthermales (54 °C). Les techniques de cure sont

31
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
classiques : balnéation générale et locale, douches au jet et affusions, massages sous l’eau,
mésothérapie à sec, électrothérapie, rééducation et enveloppements de paraffine. [10]

Figure (II. 5): Hammam Righa (AinDefla)

• Hammam Guerguour :
La station thermale de hammam Guerguour (Figure. II.6) est située à 60 Km au Nord-
Ouest de Setif à la sortie des gorges traversées par l’Oued Boussellem , dominée notamment
par le Djebel Kraim el-Rar et le Djebel Tafat culminant à plus de 700 mètres d’altitude.
Les études physico-chimiques faites à diverses reprises ont toutes conclu à la
radioactivité des eaux thermales et minérales, elles sont classées au 1er rang en Algérie et au
3ème rang mondial après les bains de Brembach (Allemagne) et les bains de Jachimov
(Tchécoslovaquie), son taux de radioactivité est de 122 millimicrocuries/l. Elles se placent de
par leur composition chimique dans le groupe des eaux sulfatées-calciques et
chlorurée sodiques dont les eaux sont hyperthermales à une température avoisinant les
quarante quatre degrés. Dans le cadre du développement du tourisme thermal en Algérie, le
gouvernement décida la construction d’un complexe thermal au milieu des années soixante
dix au niveau d’un ancien site romain qui surplombe le village de Hammam Guerguour sur
une superficie de 14 hectares, Il fut inauguré le 20 juin 1987. [10]

Figure(II.6) : Hammam Guergour (Sétif)

32
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
Aujourd’hui la station thermale de hammam Guerguour accueille des curistes
pendant toute l’année pour des soins rhumatologiques et neurologiques, elle ne cesse de
prendre de l’ampleur et de l’estime auprès de toutes les personnes qui s’y rendent.
• Hammam Meskoutine :
Hammam Meskoutine (Figure. II.7) est situé à l’Est Constantinois, à 110 Km de
Constantine et 20 Km de Guelma, son site qui se trouve à 320 mètres d’altitude est
particulièrement surprenant au sein de collines et montagne boisées, a proximité de cascades
solidifiées a l’aspect lunaire. La source de hammam Meskoutine est la plus florissante de
l’Algérie et ses eaux sont les plus chaudes. Il existe neuf sources hyperthermales dont la
température de l’eau varie entre 90 et 98°C, le débit total des sources actuelles n’est pas
inférieur à 55 l/s.
Les eaux sont d’une nature saline, avec une odeur sulfureuse, leurs faciès chimique est
bicarbonaté calciques, chloruré sodique, radioactives, avec dégagement d’hydrogène sulfuré.
Les indications sont prioritairement rhumatologiques mais aussi respiratoires (ORL et
bronches). [10]

Figure(II.7) : Hammam Meskoutine (Guelma)


• Hammam Salhine :
Hammam Salhine (FigureII.8) est situé dans la commune d’El Hamma, à 8 Km de
Biskra et à 140 mètres d’altitude, cette localité se caractérise par un climat sec. Situé dans une
région forestière au climat particulier, Hammam Salhine est fréquenté par de nombreux
curistes, il enregistre jusqu’à 700 000 visiteurs par an. Il a été aménagé le 20 Septembre
1988 sur la base de l’ancienne source. La température des eaux avoisine 70 °C, elles sont
sulfurées et chlorurées sodiques avec un débit de 65 l/s. leur composition chimique leur
confère des thérapeutiques indiquées pour les maladies rhumatismales, respiratoires et
dermatologiques. [10]

33
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

II .4. Etude cas de HAMMAM EL BIBANE :

II.4.1. Reconnaissance de site :


a. Situation :

Le terrain retenu pour la réalisation du projet est situé à Hammam El Bibane, à l’est du
complexe thermal.

Le terrain est délimité comme suit :

 Au nord : par un oued


 Au sud : par le chemin menant de la RN5 vers le complexe thermal
 A l’est : par l’ancien Hammam en ruine
 A l’ouest : par un terrain vierge.

Figure (II .8) : carte géographique représenté la situation de HAMMAM EL BIBANE


34
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

• Topographie :

Figure (II .9) : carte topographique représenté la situation de station thermale

35
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

II.4.2. RECONNAISSANCE DU SOL :

1. Essais sur le terrain :


a. Programme des essais in-situ suivant les essais de L.T.P.O :

Exécutés avec une pelle mécanique « poclain » jusqu’à une profondeur totale de 1.00m
environ, ces puits ont permis d’identifier du moins visuellement la succession des couches de
sol rencontrées et d’y prélever six échantillons à différents horizons. Pour mieux visualiser la
physionomie du terrain en profondeur, une coupe lithologique a été établie :

b. Puits de reconnaissance :

Les formations rencontrées de haut en bas sont :

 Puits K1:

0.00-----0.40m : terre végétale.

0.40-----0.70m : argile consistante brune.

0.70-----1.00m : argile sableuse blanchâtre.

1.00-----1.20 m: tuf thermal beige compact.

 Puits K2:

0.00-----0.10m : terre végétale.

0.10-----0.70m : argile sableuse consistante rougeâtre.

0.70-----1.20 m: tuf thermal beige compact dur.

 Puits K3:

0.00-----0.10m : terre végétale.

0.10-----0.40m : argile sableuse consistante rougeâtre.

0.40-----1.00 m: tuf thermal beige compact, avec présence d’eau.

36
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
 Puits K4:

0.00-----0.30m : terre végétale.

0.30-----0.50m: tuf thermal compact raiderougeâtre.

0.50-----1.00 m: tuf thermal compact dur verdatre.

 Puits K5:

0.00-----0.20m : argile sableuse consistante brune.

0.20-----0.80m: tuf thermal beige compact dur.

 Puits K6:

0.00-----0.10m : terre végétale.

0.10-----0.40m : argile consistante brune.

0.40-----1.00 m: tuf thermal beige compact dur.

c. Pénétromètre dynamique suivant les essais de L.T.P.O :

Cinq essais au pénétromètre dynamique ont été réalisés avec des refus obtenus entre 0.80
et 1.20 m de profondeur.

De l’examen des diagrammes pénétrométriques, on a déduit la conclusion suivante :

La résistance de pointe « Rp » prend des valeurs importantes à partir de 1.00 m de


profondeur, la résistance minimale dépasse 30Mpa

37
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

2. ESSAIS AU LABORATOIRE

Vu l’état et la nature des échantillons prélevés, seules les analyses chimiques ont été
programmées pour déterminer l’agressivité du sol à l’égard du béton.

a. Résultats des analyses chimiques du sol :


Tableau (II.1) : Analyse chimique de sol.

TENEUR EN % PAR RAPPORT AU [Link] TENEUR EN


CHLORURES GYPSES
DESIGNATION NaC1 Ca SO42H2O ANIONS DE
DES INSOLUBLE CARBONATES
ECHANTILLONS (%) (%) SULFATE
(%) (%)
SO4¯ mg/kg
K1 (0.80 m) 29.21 63.28 - 1.00 5578
K2 (1.00 m) 23.97 68.75 - 0.65 3626
K3 (0.80 m) 15.70 78.12 - 0.72 4016
K4 (1.00 m) 18.61 78.12 - 1.17 6526
K5 (0.60 m) 21.68 68.75 - 1.33 7418
K6 (1.00 m) 22.07 70.31 - 1.22 6805

b. SPECIFICATIONS

CIRCULAIRE MINISTERIELLE : N° 83/04 DU 04/12/83

Tableau (II.2) : Classe d’agressivité selon la quantité de SO4 dans le sol:

So4-- <2000 mg/kg Agressivité. nulle

So4-- 2000 à 6000mg/kg Agressivité. faible


So4-- 6000 à 12000mg/kg Agressivité. modérée
X
--
So4 >12000 mg/kg Agressivité forte

38
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
II.4.3. RECONNAISSANCE DE L’EAU :

a. Les résultats des analyses physico-chimiques de l’eau thermale (station thermal


EL BIBANE) :

Tableau (II. 3) : Résultats des analyses physico-chimiques de l’eau thermale.

Analyse chimique
Analyse Analyse physique Anions dominants Cations dominants

Examen
- Bicarbonates (CO3H-) : - Calcium (Ca++):
- Résistivité électrique / 262 mg/l 203 mg/l
conductivité : 4.6 - Chlorures (Cl): 1250 mg/l - Magnesium (Mg++):
Exam n°1 - pH (potentiel - Sulfates (SO4-): 500 mg/l 172 mg/l
hydrogène) : 7.7 - Nitrites (NO2-): 0.018 - Potassium (K+):
- Résidu sec : 2894 mg/l mg/l 100 mg/l
- Dureté totale: 32.8°F - Nitrates (NO3-): 00 mg/l - Sodium (Na+): 500
- Température: 80°C - Fluorures (F): 00 mg/l mg/l
- Fer (Fe+): 00 mg/l

- Bicarbonates (CO3H-) : - Calcium (Ca++):


- Résistivité électrique / 250 mg/l 408 mg/l
conductivité : 255 - Chlorures (Cl): 8300 mg/l - Magnesium
- pH (potentiel hydrogène: - Sulfates (SO4-): 1000 mg/l (Mg++):155 mg/l
Exam n°2 7.8 - Nitrites (NO2-): 0.032 - Potassium (K+): 13
- Résidu sec 180°: 16108 mg/l mg/l
mg/l - Nitrates (NO3-): 00 mg/l - Sodium (Na+): 5000
- Dureté totale : 32.8°F - Fluorures (F): 00 mg/l mg/l
- Température: 80°C - Fer (Fe+): 00 mg/l

Remarque :

Les analyses on révélé que l’eau thermal de la station El BIBANE ne contient pas des
bactéries ce qu’il la rend une eau bacteriologiquement potable.

39
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
II.4.4. Quelques images représentant les effets de l’agressivité du sol et de l’eau sur
les conduites et les constructions :

a. Les conduites :

Figure(II.10) : Dégradation sur les conduites en amiante

Figure (II.11) : Dégradation sur les conduites en PVC

40
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales

b. Les constructions

Figure (II.12) : Dégradation sur dalles pleines et les tampons

c. Les revêtements :

Figure (II.13) : Dégradation des murs extérieurs (peinture)

41
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
III.1. Introduction :

Nous présentons dans ce chapitre les caractéristiques des matériaux et matériels


utilisés pour la confection du béton, ainsi que les essais exécutés au laboratoire de génie civil
de l’université de BORDJ BOU ARRERIDJ.

III .2 : Caractérisation du sable de dune (BOUSSAADA)

1 : La masse volumique apparente à l’état lâche : EN 1097

a. Masse volumique à l’état lâche :

• On détermine la masse volumique apparente du sable à l’aide d’un entonnoir


standardisé de capacité 1 l.
• On remplit l’entonnoir avec du sable sec
• On pèse le récipient sous l’entonnoir à une distance de 10 à 15 cm et on le remplit
avec du sable.
• On nivelle la surface du sable et on pèse le tout soit M2 ce poids.

La masse volumique apparente du sable est donnée par la formule suivante :

ρapp= (M2-M1)/Vr

M1 : Masse du récipient vide

M2 : Masse du récipient plus le sable

Vr : Volume du récipient (Vr = 1L .)

Tableau (III.1) : Masse volumique apparente de sable à l’état lâche.

Essai Volume de poids de Poids du γ γmoy


récipient récipient récipient+sable (kg/l)
(kg/l)
(l) (g) (g)
1 1717 1.654
2 1 63 1708 1.645 1.647
3 1705 1.642

43
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

b. La masse volumique apparente a l’état compact :

C’est la masse du matériau par unité de volume après remplissage du récipient et le


compacter par tassement à 30 secousses manuelles, jusqu’au remplissage du récipient après
on nivelle ce dernier et on le pèse, soit M2 la masse de l’ensemble (sable +récipient) M1 la
masse de le récipient.
La masse volumique à l’état compacte est donnée par la formule suivante :
ρc= (M2 -M1)/Vr
M1 : Masse du récipient vide
M2 : Masse du récipient plus le sable
Vr : Volume du récipient (Vr = 1L ).
Tableau (III.2) : Masse volumique apparente de sable à l’état compact

Essai Volume de poids de Poids du γ γmoy


récipient récipient récipient+sable (kg/l)
(kg/l)
(l) (g) (g)
1 1670 1.60
2 1 63 1660 1.597 1.61
3 1700 1.637

2. La masse volumique absolue : EN 1097


Il s’agit de connaître le poids de l’unité de volume du matériau étudie supposé compact.
La masure peut s’effectuer par déplacement de liquide.
• Mode opératoire
La masse volumique absolue du sable est déterminée à l’aide d’un récipient d 1000 cm3 on
prend 3 échantillons de masse 300g.
On place l’échantillon dans le récipient de capacité 1000ml et on y verse 400ml d’eau,
puis on malaxe soigneusement le contenu pour chasser l’air qui y existeAprès cette opération,
on détermine le volume final occupé par le mélange sable-eau (V).
Donc le volume occupé par le sable seul c’est :
Volume de sable =V1 =V –Ve Ve=400cm3
La masse volumique absolue du sable et calculée par la formule :
ρs=M/V1 M=300g

44
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Tableau (III.3) : Masse volumique absolue de sable :

Essai Masse de Volume Volume Vt– Ve ρ ρmoy


sable Ms d’eau Vw total Vt (g/ml) (g/lm)
(g) (ml) (ml)
1 490 90 3.33
2 300 400 515 115 2.60 2.84
3 515 115 2.60

3. La porosité : NF P18-554

C’est le volume des vides entre les grains du sable, la porosité peut être déterminée par
la formule :
P (%) = 100 – (Masse volumique apparente /masse volumique absolue)/100
P (%) = [1-( γ / ρ )] x 100.
On distingue deux cas :
• À l’état lâche :
PL= [1-(ρapp/ρabs)].100%
PL= [1-(1.647/2.84)].100% = 42 %
• À l’état compact:
PC= [1-(ρapp/ρabs)].100%
4. La compacité :
La compacité d’un matériau est une proportion de son volume réellement occupé par
la matière solide qui le constitue, c’est le rapport du volume absolu des grains au volume
apparent du matériau.
• Mode opératoire
Peser un échantillon de sable (Ms=150g)
Verser à l’aide d’un entonnoir dans une éprouvette graduée au niveau V1
Verser un volume d’eau V2 = 150 cm3 sur le sable, obtient alors un volume total V3.
La compacité du sable est donnée par le rapport
C= (V3 – V2)/V1
Ou :
V1 : volume du sable en ml
V2 : volume d’eau = 150ml
V3 : volume (sable +eau) en ml

45
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
• À l’état lâche :
CL = 1- PL
CL = 1- 0.42 = 0.58 = 58 %

• À l’état compact:
Cc = 1-Pc
5. L’indice de vide :

• À l’état lâche :
EL= (PL/CL)= 42/58 = 0.724
• À l’état compact:
Ec = (Pc / Cc)
Tableau (III.4) : La porosité, La compacité et L’indice de vide

Porosité (P) Compacité(C) Indice de vide (e)


Lâche compact Lâche Compact Lâche compact
42 43,3 58 56,7 0.724 0,763

6. Dégrée d’absorbation : EN 1097

C’est le pouvoir d’un matériau d’absorber et de retenir l’eau. Elle est définit par la
formule :
A = [(m1 – m2)/m2].100
Mh : la masse du matériau sature d’eau en g
Ms : la masse du matériau sec en g .
Tableau (III.5) : Dégrée d’absorbation

N° d’essai mh(g) ms (g) A (%) A (%)moy


1 300 265 12.82
2 300 267 12.35 13.07
3 300 263 14.06

46
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

7. Equivalent de sable : EN 933-8

Selon la norme NF-18-598 qui décrit de manière détaillée le mode opératoire


concernant cet essai.
Cet essai nous permet de mettre en évidence la proportion d’impuretés argileuses
contenues dans le sable et le pourcentage d poussières nuisibles et les éléments argileux qui
diminuent la qualité des bétons et provoque des gonflements et des retraits.
Mode opératoire :
• tamiser une quantité de sable (masse supérieure à 500g).
• prendre une pesée de 120g.
• Remplir l’éprouvette de solution lavant jusqu’au premier repère.
• A l’aide de l’entonnoir verser la prise d’essai (120g) dans l’éprouvette et taper
fortement à plusieurs reprises avec la paume de la main a fin de chasser les bulles d’air
• laisser reposer pendant 10 minutes.
• fermer l’éprouvette à l’aide du bouchon en caoutchouc et lui imprimer 90cycles de
20cm de course horizontal en 30 secondes à l’aide d’un agitateur mécanique.
• retirer le bouchon, le rincer avec la solution lavante au-dessus de l’éprouvette, rincée
ensuite les parois de cette dernière.
• Faire descendre le tube laveur dans l’éprouvette, le rouler entre le pouce et l’index en
faisant tourner lentement le tube et l’éprouvette et en impriment en même temps eu tube un
léger piquage, cette opération a pour but d laver le sable et de faire montrer les éléments fins
et argileux.
• Effectuer cette opération jusqu’à ce que la solution lavante atteigne le 2éme repère,
laisser ensuite reposer pendant 20minutes.
a. Equivalent de sable visuel (E.S.V) :
• Après 20 minutes de dépôt de sable, lire la hauteur h1du niveau supérieur du floculant
jusqu’au fond de l’éprouvette à l’aide d’une réglette.
• Mesurer également avec la règle la hauteur h2 comprise entre le niveau supérieur de
la partie sédimentaire et le fond de l’éprouvette.
ESV = (h2 /h1) x100 (%)
On h2< h4
h1 : La hauteur du sable

47
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

b. Equivalent de sable piston :


• Introduire le piston dans l’éprouvette et laisser descendre doucement jusqu’à ce qu’il
repose sur le sédiment, cet instant bloquer le manchon du piston, et sortir celui-ci de
l’éprouvette.
• Introduire la règle dans l’encoche du piston jusqu’à ce que le zéro vienne buter contre
la face intérieure de la tête du piston, soit h’2 la hauteur lue et correspondant à la hauteur de la
partie sédimentée
E.S.P = (h’2 / h1) x 100(%)
h1 : La hauteur du sable +floculat
h2 : La hauteur du sable (h’2< h1).
Tableau (III.5) : Equivalent de sable.

N° d’essais h1 [cm] h2 [cm] E.S.V [%] h’2 [cm] E.S.P [%]


1 12.3 9.7 78.86 9.2 74.79
2 12.4 9.8 79.03 9.3 75
3 12.5 9.9 79.2 9.4 75.2
(E.S.V)moy = 79.03 % (E.S.P)moy = 74.99 %

75% < E.S.V< 80% C’est un sable propre à faible

70% <E.S.P <80% Pourcentage de fines argileuses

8. Analyse granulométrique du sable (M= 2 kg) :NF18-304

L’analyse granulométrique a pour but de déterminer la grosseur et les pourcentages


pondéreux respectifs des différentes familles de grains constituant l’échantillon, la
distribution en poids des particules d’un granulat suivant leurs dimensions permet de
déterminer ses continuités.
Mode Opératoire :
• prélever une masse de 1.5kg de matériau (Sable sec).
• peser chaque tamis à vide, soit mi la masse du tamis.
• constituer une colonne de tamis propres et sec dont l’ouverture des mailles de haut en
bas (exprimée en mm) [5, 2.5, 1.25, 0.63, 0.315, 0.125, 0.08]
• verser le sable sur la colonne de tamis et celle-ci est vibrée à l’aide de la tamiseuse
électrique pendant 5 minutes.
• peser chacun des tamis.

48
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
• On considère que le tamisage est terminé lorsque les refus ne varient pas de plus de
1% entre deux séquences de vibration de la tamiseuse.
• A la fin de tamisage peser les refus en matière retenue par chaque tamis a 1g. Soit Mi
= la masse de tamis (i) + le sable
• Calculer la différence entre Mi et mi (tamis de plus grandes mailles correspond au
refus partiel R1 de tamis 1).
• Reprendre la même opération avec le tamis immédiatement inférieur.
• Ajouter le refus obtenu sur le second tamis a R1, soit R2 la masse de refus m du tamis
2 ( R2 = R1 +refus partiel sur tamis 2)
• Poursuivre la même opération avec le rente des tamis pour obtenir les masses de
différentes refus cumulés R3, R4,...Rn le tamisât est calculé par la relation : T= 100 - Rc
Rc : refus cumulé en %, T : tamisât en %
Les résultats sont représenté dans le tableau suivant :

Tableau(III.6) : Analyse granulométrique du sable

Type de Maille de Refus Refus Refus Tamisât


Sable tamis (mm) partial (g) cumule (g) cumule (%) (%)
45 45 2.25 97.75
5 54 54 2.7 97.3
56 56 2.8 97.2
172 217 10.85 89.15
2.5 171 225 11.25 88.75
166 222 11.1 88.9
90 307 15.35 84.65
1.25 82 307 15.35 84.65
85 307 15.35 84.65
0/5 99 406 20.3 79.7
0.63 90 397 19.85 80.15
94 401 20.05 79.95
694 1100 55 45
0.315 688 1085 54.25 45.75
753 1154 57.7 42.3
758 1858 92.9 7.1
0.16 797 1882 94.1 5.9
747 1901 95.05 4.95
131 1989 99.45 0.55
0.08 108 1990 99.5 0.50
99 2000 100 00
10 1999 99.95 0.05
fond 10 2000 100 00
00 2000 100 00

49
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

100
90
80
70
Tamisât (%)

60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
0,08 0,16 0,315 0,63 1,25 2,5 5

Maille de tamis (mm)

Figure (III.1) : Analyse granulométrie de sable

Module de finesse :
Correspond à la somme des pourcentages des refus cumulés des tamis d’ouvertures
(0.16, 0.315, 0.63, 1.25 ,2.5, 5) (mm)
Il est donné par la relation suivante :

Mf =
∑R c
Rc : refus cumule
100

Mf = 2.9 alors ce sable est un sable gros.

50
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

III.3. Caractérisation du gravier (3/8 et 8/15) concassé :

Figure(III.2) : Déférents types de graviers

1. La masse volumique apparente : EN 1097


γapp= (M2-M1)/V
Tableau(III.7) : Masse volumique apparent de gravier

∑ M2 γapp
Poids de Récipient plain
volume de
Fraction récipient vide (moyenne) (kg /l)
récipient (L) M2 (g)
M1 (g)

7283

3/8 5L 841 7291 1.28


7286
7284

7401

8/15 5L 841 7556 1.33


7494.33
7526

51
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

2. La masse volumique absolue de gravier : EN 1097


ρg = P1*ρ’ / (P0+P1- P2)

Tableau (III.8) : La masse volumique absolue de gravier.


Types d’agrégats Poids des Volume de l’eau Volume finale ρg moyennes
(mm) granulats P1 (g) (ml) (ml) (kg/l)
515
3/8 300 400 515 2.60
515
512
8/15 300 400 512 2.66
515

3. La porosité: NF P18-554

P= [1-(γg/ρg)]. 100%

4. La compacité: NF P18-554
C = 1-P

5. L’indice de vide : NF P18-554

e = P/C

Tableau (III.9): La porosité, La compacité et L’indice de vide


type d’agrégat Porosité Compacité Indice de vide
(mm) P(%) C(%) e
3/8 50.76 49.23 1.03
8/15 50 50 1

6. Degré d’absorption d’eau pour le gravier : EN 1097


A= [(mh-ms)/ms] .100

Tableau (III.10) : Degré d’absorption d’eau pour le gravier


Type de gravier mh(g) ms (g) A (%)
3/8 300 297 1.04
8/15 300 298 0.69

52
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

7. Analyse granulométrique de gravier :


M (3/8) = 1.6 kg
M (8/15) = 3.2 kg
Tableau (III.11) : Analyse granulométrique de gravier (3/8 et 8/15).
Type de Maille de Refus partiel Refus Refus Tamisât
granulats tamis (mm) (g) cumule (g) cumule (%) (%)
10 00 00 00 100
00 00 00 100
00 00 00 100
8 103 103 6.437 93.5625
114 114 7.125 92.875
133 133 8.312 91.687
6.3 645 748 46.75 53.25
712 826 51.625 48.375
681 814 50.875 49.125
5 507 1255 78.437 21.562
447 1273 79.562 20.437
466 1280 80 20
3/8
4 286 1541 96.312 3.687
265 1538 96.125 3.875
267 1547 96.687 3.312
3.15 55 1596 99.75 0.25
55 1593 99.562 0.43
49 1596 99.75 0.25
2.5 03 1599 99.937 0.062
03 1596 99.75 0.25
02 1598 99.875 0.125
Fond 01 1600 100 00
00 1596 99.75 0.25
00 1598 99.875 0.125
16 48 48 1.5 98.5
53 53 1.65 98.35
85 85 2.65 97.35
12.5 480 528 16.5 83.5
552 605 18.9 81.1
530 615 19.21 80.79
10 907 1435 44.84 55.16
958 1563 48.84 51.16
956 1571 49.09 50.91
8 1076 2511 78.46 21.54
1080 2643 82.59 17.41
1004 2575 80.46 19.54
8/15
6.3 561 3072 96 04
461 3104 97 03
509 3084 96.37 3.63
5 85 3157 98.65 1.35
72 3176 99.25 0.75
79 3164 98.87 1.13
Fond 42 3199 99.96 0.04
25 3200 100 00
33 3194 99.81 0.19

53
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

100
90
80
70
Tamisât (%)

60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
2,5 3,15 4 5 6,3 8 10

Maille de tamis (mm)

Figure (III.3) : Analyse granulométrie de gravier 3/8.

100
90
80
70
Tamisât (%)

60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
5 6,3 8 10 12,5 16

Maille de tamis (mm)

Figure (III.4) : Analyse granulométrie de gravier 8/15.

54
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
III.4. Eau de gâchage :

L’eau de gâchage et la quantité d’eau totale ajoutée au mélange sec de béton elle est
nécessaire pour l’hydratation du liant, le mouillage des granulats et la facilité de mise en place
du béton, cette eau est une grande importance, elle est soumise à certaines exigences est à
même fait l’objet d’une norme (NF 18-303).

Dans notre travail on a utilisé l’eau de robinet de l'université de BOURDJ


BOUAARIRIDJ comme eau de gâchage, le tableau suivant représente les caractéristiques
chimiques de l’eau de gâchage :

Tableau (III.12) : Analyse chimique de l’eau de robinet.

Caractéristiques Analyse chimique


Ph 8,18
conductivité 1250 µs/cm
Taux de (Cl) 0,24mg/l
Taux de (NO2) 0,15 mg / l
Taux de (N03) 1,8 mg/l
Turbidité 1,44 NTU
Dureté 6,72 F°
Résidé sec 100 mg/l

III.5. Les adjuvants:

On appelle adjuvant, tout ingrédient autre que le ciment, les granulats et l’eau que l’on
ajoute au mélange. Ce sont le plus souvent des polymères de synthèse au poids moléculaire
assez élevé (2000_3000) ;
Les adjuvants des bétons sont des produits chimique solubles dans l’eau qui modifier
principalement :
• Les solubilités, les vitesses de dissolution.
• L’hydratation des divers constituants d’un liant hydraulique.
Pour la confection des éprouvettes de mortier avec un rapport E/C égal à 0.6,et un béton
avec une affaissement 7cm on a utilisé deux adjuvant MEDAFUGE L pourcentage de 1,25٪
de poids de ciment ET MEDAACCEL T85 pourcentage de 0 ,6٪de poids de ciment
( l’entreprise de granitex ) le tableaux suivant représenté les caractéristique des ces adjuvants :

Tableaux (III.13) : Caractéristique des adjuvants (MDF, MDAC)

55
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Adjuvant Définition caractéristique Dosage

Hydrofuge de • aspect : liquide 1 à 1,5 de poids de


masse liquide • couleur : marron ciment
destiné à la • densité : 1,10(0,01)
• pH : 5,6 (0,9L à 1,35L pour
MEDAFUGE L confection de béton
• teneur en chlore 0,1g/l 100 Kg de ciment)
et mortier étanche

Agit sur le béton


en activant la • aspect : liquide
0,4 à 0,75 de poids
chaleur • couleur : transparent
de ciment
MEDAACCEL d’hydratation du • densité : 1,10(0,01)
T 85 • pH : 9,5 _ 10,5 (0,4 L à 0,75 L pour
ciment, amélioré
• teneur en chlore 0,1g/l
ainsi le temps de 100 Kg de ciment)
début de prise

Tableau (III.14) : Quantité des solides dans les adjuvants

adjuvant Poids du Poids du Poids après Poids des


récipient vide récipient+adj séchage solides
(g) (g) (rec+adj) (g)
(g)
MEDAFUGEL 100 140 106 06
MEDAACCEL 100 130 101 01
T85

III.6. L’ajout de pouzzolane :

La pouzzolane utilisée est une pouzzolane naturelle fournie par la cimenterie


d’AINLEKBIRA SETIF en quantité suffisante pour nos besoins d’élaboration sur le plan
expérimental. Cette pouzzolane est fournie sous forme de roches concassées de type pierre
ponce et scorie de diamètres variant de 5 à 10 mm. Pour pouvoir la substituer au ciment, nous
avons d’abord procédé à son étuvage à 105 °C afin d’éliminer toute éventuelle humidité et
faciliter son broyage. Nous l’avons ensuite complètement broyé puis passé au tamisage.

56
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Tableau (III.15) : Caractéristique physique de l’ajout pouzzolane

Caractéristiques physiques Unité Valeurs

masse volumique apparente g/cm3 0.98

masse volumique absolue g/cm3 2.75

surface spécifique Blaine g/ cm² 3560

III .7. Caractérisation du ciment (CRS MOUKAWIM)

Le ciment utilisé dans tous les essais est Ciment pour béton en milieux agressifs
CPJ – CEM II/B 42,5 – ES NA 443
MOKAOUEM est un ciment résistant aux sulfates, c’est le résultat de la mouture d’un
clinker contenant un faible taux d’aluminates de calcium avec une proportion de laitier de
haut fourneau et du gypse.
Avec son sac de couleur bleue, le Mokaouem est un ciment résistant aux sulfates. Il est
destiné aux réalisations en milieu chimiquement agressifs, notamment humides (par exemple,
pour la construction de fondations, de barrages ou de digues). Il permet la fabrication de
bétons résistants aux eaux polluées, aux agressions chimiques naturelles, aux eaux de mer,
canalisation, etc.

 Domaine d'utilisation:

MOKAOUEM est généralement utilisé pour les ouvrages en béton exposés à des
conditions agressives sévères dues à l’attaque des sulfates de sol ou de l’eau souterraines tels
que :
• Les fondations et Les structures à réaliser dans un milieu agressif
• Les travaux maritimes
• Les stations de dessalement et d’épuration
• Les travaux hydrauliques
• Les barrages et les digues de soutènement collinaire

57
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

1. Masse volumique apparente de ciment :

La densité apparente d’un matériau est le poids d’une unit » de volume de matériau pores
comprises. Il s’exprime en g/l ou en Kg / m3

 Matériel Utilise:

• Dispositif Entonnoir ;
• Récipient –volume 1 Litre ;
• Réglette ;
• Balance.

 MODE OPERATOIRE :

• Tarer le récipient P1
• Remplir le récipient [Link]é de l’axe du dispositif
entonnoir avec l’ajout de ciment (pouselat)
• faire l’opération son vibration .raser avec une réglette
appuyée sur les bords de récipient
• nettoyer l’extérieur de récipient
• Peser de nouveau le récipient rempli P2
Soit la densité = (P2-P1)/V [q/l]
 Résultat d’essai :
Tableau (III.16) : Masse volumique apparente du ciment
Essais Masse Volumique Apparente (g/cm3) Moyenne (g/cm3)

01 0.982

02 0.895 0.927

03 0.906

58
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

2. Masse volumique absolue de ciment :


 Le but :
Détermination de Masse spécifique d’un ciment par le densimètre LECHATELIER
 Définition :
La masse spécifique peut être un indice de la qualité du liant, en générale, sa valeur permet de déceler
l’introduction des adjuvants ou des produit ou liants, la masse spécifique est la masse d’un liant par
unité de volume de matière plein, examiné dans les conditions d’ambiance.
 MATERIEL NECESSAIRE :
• Un voluménomètre Le Chatelier
• Un liquide inerte vis-à-vis du ciment (alcool à brûler de
préférence, à défaut eau).
• Une balance.
• Un entonnoir à long col.
• Une tige métallique.
• Une spatule.
 MODE OPERATOIRE :
• On pèse 64g du ciment
• On introduit cette quantité dans le densimètre LECHATELIER déjà rempli en benzène.
• On introduit le densimètre dans un bain thermostatique à une température de (20±1°)
• Lorsque le niveau de benzène devient stable on note le volume déplacé V
On calcule la masse spécifique avec la formule suivante :
ρc=M/V (kg/l)
Ou m =masse de ciment dans le densimètre
Résultat d’essai :
Tableau (III.17) : Masse volumique absolue du ciment

Volume de récipient volume d’eau reseté Poids de ρ ρmoyenne


Essai
(ml) (ml) ciment (g) kg/L kg/L

1 0 22.9 64 2.79

2 0 22,7 64 2 ,82 2.80

3 0 22,8 64 2,80

59
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

3. La surface spécifique Blaine (SSB) norme NF-P 15 442 :


La SSB et la surface totale en cm2 développée par 1g de liant, elle est mesurée
conventionnement selon la norme NF-P 15 442
 Matériel Utilise:
Un appareil appelé «Perméabilimètre de Blaine». Il se compose pour l’essentiel de :
• Cellule : dans laquelle est placé le ciment à tester
• Manomètre : constitué d’un tube en verre en forme de U rempli, jusqu’à son
repère inférieur d’une huile légère ou mercure.
• La cellule est équipée d’une grille en sa partie inférieure.
• une grille : est plane et perforé de 30a40trous de 1mm de diamètre
• Un piston : sert à tasser le ciment dans la cellule sous un volume V défini.
• Une balance : précise à 0,001 g.
• Un chronomètre : précis à 0,2 s près.
• Des rondelles de papier filtre : adaptées au diamètre de la cellule.
• Du mercure pour mesurer le volume V de la couche tassée.
• Un thermomètre précis à 0,1 °C près pour mesurer la température de l’air.
 MODE OPERATOIRE :
• Placer grille + papier filtre + ciment (quantité calculée) + papier filtre.
• Tasser et ôter le piston.
• Vérifier le niveau du liquide : il doit arriver au trait inférieur (4);si nécessaire, parfaire ce
• Niveau.
• Placer la cellule sur l’ajutage. La jonction doit être étanche (très mince couche de vaseline).
• s’assurer de l’étanchéité de l’ensemble (boucher la cellule avec le pouce, aspirer avec la poire
pour faire monter le liquide aux environs du trait supérieur (1), si on ferme le robinet, le
niveau doit rester constant).
• L’étanchéité tant réalisée, aspirer le liquide jusqu’à ce qu’il atteigne le trait supérieur (1), et
fermer le robinet.
• L’air traverse le ciment, et le niveau du liquide baisse : chronométrer le temps que met le
liquide à passer du 2e trait au 3e trait; soit t (en secondes) la moyenne des temps résultant des
3 3 mesures consécutives.

60
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
La surface spécifique est calculée par la formule

- t : Temps mesuré en secondes.


- k : Constante de l’appareil.
- ρ : Masse spécifique (g/cm3).
-E : Porosité de la couche tassée, égale 0.500.
- η Viscosité de l’air à la température air=20°c.
- S – Surface spécifique (cm2/g).
Résultat d’essai :
Tableau (III.18) : Surface spécifique Blaine

Surface spécifique SSB Moyenne


2
Essai (cm /g) (cm2/g)

1 3680

2 3630 3652
3 3645

4. Mesure des temps de début et de fin de prise (EN 196-3) :

• Le début de prise : c’est l’instant ou l’aiguille cesse de s’enfoncer et s’arrêter à


1mm au fond du moule pour une pâte normal.
• La fin de prise : c’est l’instant ou l’aiguille ne s’enfonce plus dans la pâte.
Principe de l'essai :
L’essai consiste à suivre l’évolution de la consistance d’une pate de consistance
Normalisée ; l’appareil de viciât équipé d’une aiguille de 1.13 mm de diamètre.
Quand, sous l'effet d'une charge de 300 g, l'aiguille s'arrête à une distance d du fond du moule
telle que d = 4 mm ± l mm

61
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés

Equipement nécessaire :
• Salle climatisée (20 °C ± 1 °C) et dont l'humidité relative soit supérieure à 90%.
• Malaxeur normalisé.
• Appareil de Vicat équipé d'une aiguille de 1,13 mm.

MODE OPERATOIRE
On détermine l'essai de prise avec l'appareil de VICAT. Après avoir préparé la pâte
normale, il faut remplir immédiatement le moule tronconique et araser la surface supérieure
avec une spatule.
Placer le moule remplit de la pâte sous l'axe de l'aiguille, laissé descendre, cette dernière
perpendiculairement à la surface et l'immobiliser à son contact. L’aiguille est amenée à la
surface de l'échantillon et relâchée sans vitesse initiale, lorsqu'elle est immobilisée (ou après
30s d'attente) relever la distance d séparant l'extrémité de l'aiguille de la plaque de base.
Résultat d’essai :
Tableau (III.19) : Début et fin de prise.

150 min
Le début de prise 180 min 167min
170 min
232 min
La fin de prise 260 min 248min
253 min

62
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

Formulation du mortier et du béton

IV .1. Introduction :
Dans le but de mettre en évidence l’influence des ajouts minéraux et adjuvants sur
les propriétés mécaniques et sur la durabilité des mortiers et des bétons confectionnés à base
de ciment résiste au sulfates (CRS) des essais physiques, chimiques, minéralogiques et
mécaniques ont été effectués au sein des laboratoires suivants :
 Laboratoire du département de Génie Civil d’université de BORDJ BOU ARRERIDJ
 Laboratoire chimique d’université de BORDJ BOU ARRERIDJ.
 Laboratoire (LTPO) de BORDJ BOU ARRERIDJ.
IV .2. Mortier :
Nous utiliserons des mortiers normaux, selon la norme NFP 15-403 dont la composition
est la suivante :
• 450g de liant, les ajouts étant toujours introduits en substitution du ciment.
• 1350g de sable de carrière de BOUSSAADA.
Ceci correspond donc à un rapport sable/ciment égal à 3.
• Le taux de l’eau de gâchage à été maintenu constant pour l’ensemble des gâchées :
E/C= 0,6
• Le dosage de l’adjuvant aussi : 1,25 ٪du poids de ciment pour MEDAFUGE L et 0,6 ٪
du poids de ciment pour MEDAACCEL T85
• Le dosage de l’ajout de pouzzolane et de 15٪ du poids de ciment
• Le mortier normal est réalisé à l’aide d’un malaxeur dans une cuve de cinq litres
répandant aux caractéristiques de la norme NF P 15-411

Nous avons élaboré les éprouvettes suivantes :


(40x40x160) mm3 destinées pour les essais mécaniques.
La procédure de malaxage est celle préconisée dans la norme NF P 15-403:
• Le liant (ciment seul + ajout préalablement malaxés) et l’eau de gâchage sont mélangés à
la vitesse de 140 tours/min pendant une minute.
• Le sable est ensuite ajouté.
• Un malaxage de 3 minutes à la vitesse de 280 tours /min est réalisé.
• Après l’arrêt du malaxage, on effectue un raclage manuel des parois de la cuve.
• Enfin, le cycle se termine par un malaxage de trois minutes à 280 tours/min.

64
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

Tableau (IV. 01) : Formulation des mortiers

Type du CRS + 15 % CRS + 1.25 % CRS + 0.6 %


mortier ORDINAIRE POUZZOLANE MEDAFUGEL MEDAACCEL
(du poids de (du poids de T85 (du poids
composants ciment) ciment) de ciment)
Sable (g) 1350 1350 1350 1350
Ciment (g) 450 382 450 450
Eau (ml) 270 270 220 222
Adjuvant (g) sans 68 5.625 2.70
Le rapport E/C 0.6 0.6 0,6 0,6
La conservation des éprouvettes dans (04) milieu :

Figure (IV .1) : Milieu ambiant figure (IV .2) : Eau thermal à température
(20 ±5°C).

Figure (IV.3) : Eau thermal à température (70 ±5°C)

65
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

Figure (IV.4) : Eau potable 20±5 C°

IV.3. Béton :

Le béton ordinaire a été formulé selon la méthode graphique C E S DE DREAUX


GOURISE (71) Qui consiste à étudier le meilleur arrangement des granulats de manière
a obtenir la meilleur compacité le rapport E/C=0,6 et la résistance en compression visée
était pris de 40 MPa après des gâchées, les Moules utiliser (10x10x10) cm3.
Les Dosages des constituants sont porté sur le tableau suivant :
Tableau (IV.2) : Formulation des bétons.

Type du CRS + 15 % CRS + 1.25 % CRS + 0.6 %


béton ORDINAIRE POUZZOLANE MEDAFUGEL MEDAACCEL
Pour 1m3 (du poids de (du poids de T85 (du poids
composants ciment) ciment) de ciment)
Kg % Kg % Kg % Kg %
Sable (g) 699.4 100 699.4 100 699.4 100 699.4 100
Ciment (g) 385.125 100 327,36 75 385.125 100 385.125 100
Eau (ml) 222.5 100 222.5 100 219,71 98,75 221,165 99,04
Gravier (3/8) 655.74 60 655.74 60 655.74 60 655.74 60
Gravier (8/15) 437.16 40 437.16 40 437.16 40 437.16 40
MEDAFUGE L 00 00 00 00 2,78 1,25 00 00
MEDAACCEL 00 00 00 00 00 00 1,335 0,6
T 85
POUZZOLANE 00 00 57,77 15 00 00 00 00
Le rapport E/C 0,57 / 0,57 / 0,57 0,57 0,57 /

66
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

a. Les composants de 1 m3 de béton :


 Alors pour 1 m3 de béton on utilise :

E = 197.5 + 25 = 222.5 L

C = 385.125 Kg

G = 1092.9 Kg

S = 699.4 Kg

 Pour les moles de 10X10X10 on utilise :

E = 1.335 L

C = 2.310 kg

S = 4.196 Kg

3.934 kg (8/15)

G = 6.557 Kg

2.62 Kg (3/8)

 Mode opératoire :
• Peser les quantités nécessaires à laide d’une balance
• Verser le gravier en premier puis le ciment, et le sable en terminant dans un malaxeur
a béton
• Malaxer le tout pendant 3min a sec puis commencer à verser l’eau en douceur
• Remplir les moule en 3 couches (piquer chaque couche 10 fois a l’aide d’un pique)
• Maitre les moules sur la table vibrante pendant 15 seconde
• Surfacer les moules à l’aide d’une règle

N.B : Le mode de conservation est le même que celui de la conservation du mortier.

67
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

IV.4. Essais sur mortier (flexion et compression)

Figure (IV .5) : Eprouvette de mortier après l’essai de compression

a. Essais Mécaniques :
 Confection des éprouvettes :

On a utilisé des éprouvettes prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 pour les essais de flexion et
compression.

 Procédure d’essai:

Les échantillons d’essais ont été confectionnés conformément à la Norme ENV 197-1
dans des moules prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 et compactés mécaniquement à l’aide
d’une table à choc. Une fois arasés, les moules contenant les échantillons sont couverts de
film en plastique et stockés dans l’environnement de laboratoire sous une température de 20°
± 1°C et une humidité relative d’environ 55 ± 5%. Le démoulage est effectué après une durée
de 24h et les échantillons sont conservés au laboratoire dans une eau saturée en chaux
jusqu'au jour de l’échéance.

Il est à noter que les essais mécaniques ont été effectues aux échéances de : 7 et 28 jours.

1. Résistance à la flexion :

La mesure de la résistance à la flexion a été effectuée à l’aide d’un appareil


IBERTEST pourvu d’un dispositif de flexion trois points

68
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Pour chaque combinaison, 3 échantillons prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 sont
testés à une vitesse de chargement constante de 0 ,5MPA/S

Les essais de flexion sont réalisés sur l’appareil de flexion en plaçant l’éprouvette
symétrique et centrée sur le plateau de la presse hydraulique puis une charge continue est
appliquée sur l’éprouvette jusqu'à la rupture. La charge P en KN et la résistance à la flexion Rf
en MPa sont affichées sur l’écran de l’appareil où l’on effectue la lecture.

Les essais sont effectues conformément à la Norme NF P15-471.

2. Résistance à la compression :

La résistance à la compression des mortiers a été évaluée sur les six demi-primes
issues de la flexion trois-points. Le demi-prisme est centré entre les deux plateaux de
l’appareil IBERTEST et un chargement est effectué à une vitesse constante de 0.5 MPA/s
jusqu'à la rupture. On effectue la lecture de la charge d’écrasement P en KN et la résistance à
la compression Rc en MPa sur l’écran de l’appareil.

Les essais sont effectués conformément à la Norme NF P 15-471.

69
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

 Ecrasement a 7 jours
Tableau (IV .3) : Conservation dans un milieu ambiant.
Flexion compression
Type de mortier
σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)

CRS 3.1 22.04

CRS + 15 %
POUZZOLANE 2.525 18.31

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 4.7 32,51

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL 4.355 28.20
T85

Tableau (IV.4) : Conservation dans l’eau potable


Flexion compression
Type de mortier
σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)

CRS 6.067 29.20

CRS + 15 %
POUZZOLANE 5.8 24.82

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.62 33,83

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL 6.5 32.58
T85

70
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau(IV.5) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=20±5°C :
Flexion compression
Type de mortier
σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)

CRS 6.13 28.43

CRS + 15 %
POUZZOLANE 5.64 24.90

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.2 38.604

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 5.41 34.17

Tableau (IV .6) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) température
T=70±5°C

Flexion compression
Type de mortier

σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)

CRS 7.16 34.82

CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.223 28.051

CRS + 1.25 % 41.188


MEDAFUGEL 8.21

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 7.74 38.840

71
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

 Ecrasement a 28 jours
Tableau(IV.7) : Conservation dans un milieu ambiant

Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)

CRS 4.85 24.59

CRS + 15 %
POUZZOLANE 3.83 22.034

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.27 31.5

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.04 30.95

Tableau (IV.8) : Conservation dans l’eau potable

Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)

CRS 7.26 41.62

CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.9 37.66

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 7.77 46.4

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.7 45.783

72
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

Tableau (IV.9) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température


T=20±5°C

Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)

CRS 6.65 45.68

CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.48 42.918

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 7.4 57.133

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.81 49.31

Tableau (IV. 10) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=70±5°C
Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)

CRS 7.9 36.761

CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.43 30.29

CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 9.4 44.550

CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 8.9 43.02

73
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

3. Variation de masse :
Tableau(IV.11) : Variation de masse des types de mortier selon le milieu de conservation.

Variation du
poids (g)
Milieux de Type De 2 jours a 7 De 2 jours a 28
conservation Du jours jours
mortier % %

CRS -4.33 -6.31


Milieu ambiant CRS+15% POUZ -3.08 -5.08
20± 5°C CRS+1.25% MDF -1.82 -2.73
CRS+0.6% MCC -1.66 -3.32
CRS +1.61 +2.14
CRS+15% POUZ +1.42 +1.25
Milieu humide
CRS+1.25% MDF +2 +2.21
température 20± 5°C
CRS+0.6% MCC +2.3 +1.41
CRS +2.7 +2.7
Milieu humide CRS+15% POUZ +3.45 +3.07
agressive température
CRS+1.25% MDF +2.18 +2.36
20± 5°C
CRS+0.6% MCC +1.98 +2.15
CRS +2.52 +3.6
Milieu humide CRS+15% POUZ +1.98 +1.99
agressive température
CRS+1.25% MDF +0.9 +1.1
70± 5°C
CRS+0.6% MCC +1.07 +0.89

74
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

IV .5. Essais sur béton


1. Etat frais :
a. : Affaissement au cône d’Abrams (slump test EN 12382) :
C’est l’essai le plus couramment utilisé car il est très simple à mètre en œuvre, il est
utilisable tant que la dimension maximale des granulas ne dépasse pas 40mm, il réalise à
l ‘ordre suivant :
• Introduire le béton dans le moule légèrement ;
• Piquer chaque couche 25 coups avec une tige de Φ = 16mm ;
• Araser en roulant la tige de piquage sur le bord supérieur de moule ;
• Démouler le cône et mesurer l’affaissement à l’aide d’un portique et arrondi au
centimètre.
Le tableau
Tableau (IV. 12): L’affaissement des bétons formulés
Le type de béton Affaissement (cm)
ordinaire 7
CRS + 15 % POUZZOLANE 6.5
CRS + 1.25 % MEDAFUGEL 7.5
CRS + 0.6 % MEDAACCEL T85 6.8

7,6
7,4
7,2
affaissement (cm)

7
6,8
6,6
6,4
6,2
6
temoin CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
Type de beton

Figure(IV.6): L’affaissement au Conne d’Abrhams

75
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

b. La teneur en air occlus selon la Norme : EN 12350–7

• Assure une lecture directe de la pression


• Equipé d’une cuve en fonte de capacité 8 litres
• Fixation de la cuve à la partie supérieure par 4 attaches rapides
• Pressurisation de la chambre au moyen d’une pompe manuelle
• Lecture du pourcentage d’air sur le manomètre
• Dimensions : ø 215 mm x hauteur : 560 mm
• Poids : 9,7 kg
 Mode opératoire :
La masse volumique est la masse par unité de volume d’un béton. L’essai est effectué
conformément à la norme CSA A23.2-4C Ou ASTM C231. L’appareillage utilisé est un air-
mètre. Le béton est placé en 3 couches consolidées avec 25 coups de pilon. La surface
supérieure du béton est ensuite arasée à l’aide d’une règle.
La masse du contenant rempli de béton – la tare divisée par le volume du contenant donne
la masse volumique du béton.
Le tableau suivant représentés les résultats :

Tableau (IV .13): L’air occlus dans différents types du béton


Type du béton N ° de Poids du Poids du L’air Moyenne
l’essai pot vide pot remplis occlus (%) de l’air
(g) (g) occlus (%)
Ordinaire 01 22900 2.55
02 22890 2.52
03 22910 2.50 2.53
04 22915 2.57
CRS+15 % 01 22851 2.3
POUZZOLANE 02 22855 2.35
03 22845 2.25 2.36
3954
04 22850 2.40
CRS+1.25 % 01 22900 2.24
MEDAFUGEL 02 22894 2.25 2.24
03 22902 2.22
04 22899 2.26
CRS+0.6 % 01 22857 2.45
MEDAACCEL 02 22855 2.50
T85 03 22860 2.42 2.45
04 22856 2.45

76
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

2,6
2,55
2,5
2,45
2,4
air occlus (%)

2,35
2,3
2,25
2,2
2,15
2,1
2,05
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MACC
type du beton

Figure (IV.7): Variation du pourcentage de l’air occlue selon le type du béton

C. : La masse volumique a l’état frais:


• Béton ordinaire :
Tableau(IV.14) : La masse volumique pour béton ordinaire
Numéro du 1 2 3 4
moule
Poids du
moule+béton 3.045 3.037 3.032 3.054
(Kg)
Poids du moule 0.485 0.581 0.583 0.590
(Kg)
Masse volumique 2.56 2.45 2.45 2.46
ρ Moyenne (Kg/l) 2.48

77
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

• Béton avec ajouts (15 % POUZZOLANE) :


Tableau(IV.15): La masse volumique pour béton ajouts pouzzolane
Numéro du 1 2 3 4
moule
Poids du
moule+béton 3.009 3.032 3.022 3.007
(Kg)
Poids du moule 0.485 0.581 0.583 0.590
(Kg)
Masse 2.52 2.45 2.44 2.42
volumique
ρ Moyenne (Kg/l) 2.45

• Béton avec adjuvant (1.25 % MEDAFUGEL) :


Tableau (IV.15) : La masse volumique pour béton avec adjuvant MDF.
Numéro du 1 2 3 4
moule
Poids du
moule+béton 3.096 3.074 3.073 3.074
(Kg)
Poids du moule 0.485 0.581 0.583 0.590
(Kg)
Masse 2.61 2.49 2.49 2.48
volumique
ρ Moyenne (Kg/l) 2.518

78
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

• Béton avec adjuvant (0.6 % MEDAACCEL T85) :


Tableau (IV.16): La masse volumique pour béton avec adjuvant MDAC
Numéro du 1 2 3 4
moule
Poids du
moule+béton 3.034 3.030 3.035 3.032
(Kg)
Poids du moule 0.485 0.581 0.583 0.590
(Kg)
Masse 2.55 2.45 2.45 2.44
volumique
ρ Moyenne (Kg/l) 2.47

2. Essai sur béton état durci :


a. La résistance à la compression :(essai d’écrasement) EN 12390-3
La résistance a été longtemps considérée comme la qualité essentielle, pour ne pas dire
la seule, à rechercher pour un béton.

Les tableaux IV.17, IV.18, IV.19et IV.20 ; présentent les résultats de la résistance à
la compression à 7 jour :

79
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV .17) : Conservation dans un milieu ambiant

Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)

CRS 2.360
22.12
2.385

CRS + 15 % 2.342
POUZZOLANE 19.51
2.334

CRS + 1.25 % 2.370


MEDAFUGEL 23.33
2.330

CRS + 0.6 % 2.345


MEDAACCEL T85 19,88
2.338

Tableau(IV.18) : Conservation dans l’eau potable à température (20±5c°).

Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)

CRS 2.399
26.247
2.439

CRS + 15 % 2.406
POUZZOLANE 20.13
2.405

CRS + 1.25 % 2.442


MEDAFUGEL 31.12
2.416

CRS + 0.6 % 2.453


MEDAACCEL T85 25.09
2.452

80
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV.19) : Conservation dans l’eau thermale à température T = 20±5c°

Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)

2.386
CRS 16.565
2.428

2.394
CRS + 15 % 14.14
POUZZOLANE 2.402

2.372
CRS + 1.25 % 20.1
MEDAFUGEL 2.370

2.389
CRS + 0.6 % 11.45
MEDAACCEL T85 2.386

Tableau (IV.20) : Conservation dans l’eau thermale température T = 70 ± 5°C

Type du béton Densité Compression


(g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)
2.419
CRS 28.36
2.418

2.416
CRS + 15 % 24.13
POUZZOLANE 2.457

2.454
CRS + 1.25 % 34.4
MEDAFUGEL 2.468

2.489
CRS + 0.6 % 28.59
MEDAACCEL T85 2.415

81
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Les tableaux IV.21, IV.22, IV.23 et IV.24 ; présentent les résultats de la
résistance à la compression à 28 jour
Tableau (IV. 21) : Conservation dans un milieu ambiant.

Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)

2.356
CRS 25.13
2.345

2.344
CRS + 15 % 17.06
POUZZOLANE 2.283

2.424
CRS + 1.25 % 30,22
MEDAFUGEL 2.398

2.395
CRS + 0.6 % 25,23
MEDAACCEL T85 2.396

Tableau (IV.22) : Conservation dans l’eau potable à température (20±5c°).


Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)
2.415
CRS 26.634
2.440

2.465
CRS + 15 % 21.96
POUZZOLANE 2.430

2.388
CRS + 1.25 % 33.26
MEDAFUGEL 2.411

2.423
CRS + 0.6 % 29,11
MEDAACCEL T85 2.406

82
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV.23) : Conservation dans l’eau thermales à température (20±5c°)

Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)

2.393
CRS 28,518
2.394

2.395
CRS + 15 % 23,768
POUZZOLANE 2.395

2.395
CRS + 1.25 % 34.61
MEDAFUGEL 2.424

2.425
CRS + 0.6 % 31,31
MEDAACCEL T85 2.397

Tableau (IV.24) : Conservation dans l’eau thermale température T = 70 ± 5°C


Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)

2.404
CRS 25,19
2.421

2.432
CRS + 15 % 19,95
POUZZOLANE 2.421

2.468
CRS + 1.25 % 23,815
MEDAFUGEL 2.424

2.434
CRS + 0.6 % 22,7
MEDAACCEL T85 2.404

83
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton

b. Variation de masse :

Tableau (IV.25) : Variation de la masse dans différents milieux

Variation du
poids
Milieux de Type De 2 jours a 7 jours De 2 jours a 28 jours
conservation Du (%) (%)
BETON

ordinaire -2.86 -2,28


Milieu ambiant 20± CRS+15% POUZ -3.125 -2
5°C CRS+1.25% MDF -2.465 -1,56
CRS+0.6% MCC -2.13 -1,71
Milieu humide ordinaire +0,49 +0,24
température 20± 5°C CRS+15% POUZ +0,46 -0,1
CRS+1.25% MDF +1,18 +0,45
CRS+0.6% MCC +0,98 +0,68
Milieu humide Ordinaire +0,95 +1,47
agressive CRS+15% POUZ +1,2 +1,18
température 20± 5°C CRS+1.25% MDF +0,33 +0,87
CRS+0.6% MCC +0,24 +0,67
Milieu humide Ordinaire +0,85 +0,91
agressive CRS+15% POUZ +0,72 +0,7
température 70± 5°C CRS+1.25% MDF +0,5 +0,33
CRS+0.6% MCC +0,59 +0,45

84
CHAPITRE V Interprétations des résultats

V.1. Introduction :
Notre travail consiste à étudier l’influence des paramètres physiques et mécaniques
sur les propriétés du béton et mortier à l’état frais et durci soumis à un milieu agressif qui est
l’eau thermale. Pour cela nous avons confectionné quatre formulations pour le béton et pour
le mortier.

Pour chaque formulation nous avons mesuré les caractéristiques suivantes :


l’affaissement, l’air occlus, la résistance en compression et la perte de masse.

Les résultats obtenus de l’étude expérimentale sont représenté par les figures ci-
dessous.

V.2. Etude des caractéristiques physiques et mécaniques du béton et du


mortier des différentes formulations et interprétation des résultats:

2.1. A l’état frais :

1. L’effet de l’affaissement :

7,6
7,4
affaissement (cm)

7,2
7
6,8
6,6
6,4
6,2
6
temoin CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
Type de beton
Figure (V.1): L’affaissement des différents types de béton

• D’après la figure V.1, on constate que l’affaissement des bétons formulés varie entre
6,5 et 7,5 (béton plastique).
• Avec l’ajout du 15% de pouzzolane l’ouvrabilité du béton diminue par rapport au
béton témoin.
• On remarque aussi que le béton est plus plastique avec l’ajout de 1.25% de super
plastifiant MEDAFUG L (MDF) du fait de sa propriété d’hydrofuge par contre la
plasticité du béton diminue avec l’ajout de 0.6% de MEDAACEL T85 ce qui est du à
son effet d’accélérateur de prise.

86
CHAPITRE V Interprétations des résultats

2. L’effet de l’air occlus :

2,6
2,55
2,5
2,45
Air occlus (%)

2,4
2,35
2,3
2,25
2,2
2,15
2,1
2,05
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MACC

type du beton

Figure (V.2) : Variation du pourcentage de l’air occlue selon le


type du béton.

• D’après la figure V.2, le pourcentage de l’air occlus a diminué dans le béton qui
contient la pouzzolane par rapport au béton ordinaire (témoin), ce qui explique que
les fillers (pouzzolane) remplissent les vides entre les grains dans le cas du béton.
• Pour les éprouvettes qui contiennent les supers plastifiants, l’air occlus as diminué, ce
qui est du au fait que les supers plastifiants jouent le rôle d’un réducteur d’eau.
• Le pourcentage de l’air occlus a diminué ce qui prouve que le béton est plus compact
(compacité élevée).

87
CHAPITRE V Interprétations des résultats

3. L’effet de la masse volumique :

2,54
2,52
2,5
ρ (g/cm3)

2,48
2,46
2,44
2,42
2,4
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
type de beton

Figure (V.3) : Masse volumique de béton

• On remarque que l’ajout du MEDAFUGEL (MDF) dans le cas de la formulation (CRS


– MDF) ce qui rend le béton plus dense et donc plus compact
• On constate aussi que l’ajout du MEDACCEL T85 dans la formulation
(CRS+MDAC) n’influe pas sur la densité, c’est-à-dire qu’on a une valeur proche de
celle du béton témoin
• Pour la formulation de pouzzolane on trouve une densité inférieure à celle du béton
témoin du fait que la masse volumique du ciment est supérieure à celle de la
pouzzolane.

88
CHAPITRE V Interprétations des résultats

2.2. A l’état durci :

1. Influence de milieu de conservation sur la résistance de béton et du


mortier :

50
45 eau potable T=20 ± 5°c
40
35
30
Rc (MPa)

25

CRS+MDAC
CRS+POUZ

CRS+MDF
20
CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+POUZ

15 CRS
CRS

10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.4) : Résistance à la compression du mortier dans le
milieu ambiant et l’eau potable

40
35
eau potable T=20 ± 5°c
30
25
Rc (MPa)

20
CRS+POUZ

CRS+MDAC
CRS+MDF

CRS+MDF
CRS+MDAC

15
CRS+POUZ
CRS
CRS

10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.5) : Résistance à la compression du béton dans le
milieu ambiant et l’eau potable

• Les résistances à la compression des quatre formulations augmentent dans le temps


entre 7 et 28 jours dues aux réactions d’hydratation.
• Les résistances à la compression des éprouvettes conservées dans l’eau potable sont
plus grandes que ceux conservées a l’air libre ce qui est expliqué par le besoin en eau
pour une hydratation complète du ciment.
• Les résultats des formulations avec adjuvant sont supérieurs à celle des formulations
sans adjuvants : il y a moins de vides dans la matrice cimentaire suite à la diminution
du rapport E/C.

89
CHAPITRE V Interprétations des résultats

60 eau potable T=20 ± 5°c

50 eau thermal T=20 ± 5°c

40
Rc (MPa)

30

CRS+MDAC

CRS+MDAC
CRS+POUZ
20
CRS+MDF

CRS+MDF
CRS+POUZ

CRS
CRS

10

0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.6) : Résistance à la compression du mortier dans l’eau potable et
l’eau thermal

40
eau potable T=20 ± 5°c
35
eau thermal T=20 ± 5°c
30
25
Rc (MPa)

20
CRS+MDF

CRS+MDAC

15
CRS+MDAC

CRS+POUZ
CRS+MDF
CRS+POUZ

CRS

10
CRS

5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)

Figure (V.7) : Résistance a la compression du béton dans l’eau potable et


dans l’eau thermal

• A 7 jours les résultats sont comparables dans les deux milieux mais à 28 jours les
échantillons conservés dans l’eau thermale sont devenus plus résistants que ceux
conservés dans l’eau potable.
• Les résultats des formulations avec adjuvant sont supérieurs à celle des formulations
sans adjuvants (moins de vides- E/C faible).
• La formulation avec pouzzolane donne toujours les résultats les plus faibles par
rapport aux autres formulations quelque soit le milieu de conservation ou l’âge. Cela
est du à la réactivité à moyen terme de la pouzzolane.
• La résistance des bétons et mortiers dans l’eau thermale est légèrement supérieure à
celle des bétons et mortiers conservés dans l’eau potable. Ce résultat a été démontré

90
CHAPITRE V Interprétations des résultats
par Messaouden [13] en expliquant que lorsque le milieu contenant de petites
quantités en sulfates (dans notre cas1000 mg/l), les formations gypseuses se
substituent à la Portlandite facilement soluble. Ces formations comblent les vides et le
béton devient plus compact et plus résistant.

2. Influence de super plastifiant sur la résistance de béton et de mortier


60

50

40
Rc (MPa)

30

CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDF

eau potable T=20 ± 5°c


CRS
20
CRS+POUZ
CRS

eau thermal T=20 ± 5°c


10

0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)

Figure (V.8) : Influence de super plastifiant sur la résistance du mortier

40
35
30
25
Rc (MPa)

eau potable T=20 ± 5°c


CRS+MDF

20
CRS+MDF

CRS+MDAC
CRS+MDACC

eau thermal T=20 ± 5°c


CRS+POUZ

15
CRS+POUZ
CRS

CRS

10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)

Figure (V.9) : Influence de super plastifiant sur la résistance du béton

• D’après la figure V.7, on observe que les éprouvettes qui contiennent les adjuvants
(MEDAFUGE L ou MEDAACCEL T 85) donnent de meilleures résultats à la
compression par rapport au témoin (CRS) ou ceux qui contiennent l’ajout de la
pouzzolane (E/C faible).
• On observe aussi que la formulation avec le super plastifiant MEDAFUGE L (MDF)
donne des résultats meilleurs que tous les autres. Ceci explique que notre béton et plus
compacte et donc plus imperméable.

91
CHAPITRE V Interprétations des résultats
• Les éprouvettes formulées à base de CRS+Pouzzolane donnent de faibles résultats par
rapport au témoin au jeune âge ce qui confirme la réactivité à moyen terme de la
pouzzolane.

3. L’influence de la température de l’eau thermale sur la résistance a la


compression :

60

50

40
RC (MPa)

CRS+MDF

CRS+MDAC
30

CRS+POUZ
eau potable T=20 ± 5°c
CRS+MDF

CRS+MDAC

20 CRS eau thermal T=20 ± 5°c


CRS+POUZ
CRS

eau thermal T=70 ± 5°c


10

0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.10) : Résistance à la compression du mortier à températures
différentes

40
35
30
25
RC (MPa)

CRS+MDF

CRS+MDAC

20
CRS+POUZ

15 eau potable T=20 ± 5°c


CRS
CRS+MDF

CRS+MDAC
CRS+POUZ

10 eau thermal T=20 ± 5°c


CRS

5 eau thermal T=70 ± 5°c


0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)

Figure (V.11) : Résistance à la compression du béton à températures


différentes

• A partir des figures si dessus, on observe que les résistances des mortiers et bétons
dans les 7 premiers jours, pour les deux milieux à température 20°C sont comparables.
• La résistance augmente légèrement à 70°C : l’augmentation de la température accélère
la prise et par conséquent le durcissement au jeune âge.
• Par contre, après 28 jours, les résistances à la compression des éprouvettes conservées
à 70°C, sont inférieures à celles des autres conservées à 20°C. La température de 70°C

92
CHAPITRE V Interprétations des résultats
et la période de conservation (28j) ont eu un effet négatif sur la résistance, ceci
s‘explique par la dégradation de la matrice cimentaires : décomposition des CSH.
• Evidemment, les résistances des éprouvettes qui contiennent des supers plastifiants
sont toujours meilleurs que les résistances des témoins et ceux qui contiennent l’ajout
de pouzzolane.

93
CHAPITRE V Interprétations des résultats

4. Les pertes et les gains des masses :

0
7 7 7 7 28 28 28 28
-1

CRS+MDF

CRS+MDF
CRS+POUZ

CRS+MDAC
CRS+MDAC

CRS+POUZ
Perte de masse (%)

-2 CRS
-3

CRS
-4

-5

-6

-7
Age(jours)

figure (V.12): Perte de masse dans le milieu ambiant pour le mortier

0
7 7 7 7 28 28 28 28
-0,5

CRS+MDF

CRS+MDAC
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDF
Perte de masse (%)

CRS+POUZ

-1
CRS
CRS

-1,5

-2

-2,5

-3
age(jours)
-3,5

figure (V.12): Perte de masse dans le milieu ambiant pour le béton

On observe à partir des deux figures :

• La masse des éprouvettes en milieu ambiant (20°C) diminue par rapport à sa masse
initiale (au démoulage après 2 jours) suite à l’évaporation de l’eau et l’hydratation du
ciment.
• Les échantillons confectionnés avec ajout d’adjuvants (1.25 % MDF ou 0.6 %
MDAC) sont plus denses (moins de perte de masse) que ceux sans adjuvants : l’eau
occlus dans les vides a été évacuée.
• L’ajout de pouzzolane diminue la masse, cela est du à sa grande porosité [13].

94
CHAPITRE V Interprétations des résultats

2,5
Variation de masse (%)

1,5

CRS+MDAC

CRS+MDF
CRS+MDF

CRS

CRS+MDAC
CRS+POUZ
1

CRS+POUZ
CRS

0,5

0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)

figure (V.14): Variation de masse dans l'eau potable pour le mortier

1,4

1,2

1
Variation de masse (%)

0,8
CRS+MDF

CRS+MDAC

0,6

CRS+MDAC
CRS+POUZ

0,4
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS

0,2
CRS

0
7 7 7 7 28 28 28 28
-0,2
Age(jours)

figure (V.15): Variation de masse dans l'eau potable pour le béton

• On remarque un gain de masse pour tous les échantillons qui est justifié par
l’absorbation de l’eau du milieu de conservation
• Les échantillons qui sont formulés à base de (CRS, CRS avec POUZZOULANE), le
gain des poids est inferieur que les autres échantillons avec adjuvants (MDF,
MEDAACCEL).
• Le gain durant les premiers 7 jours est supérieur à celui de 28 jours.
• On remarque aussi un cas particulier dans le béton qui contient 15% de pouzzolane à
28 jours (une diminution de masse). La pouzzolane est plus légère que le clinker.

95
CHAPITRE V Interprétations des résultats

4
3,5
Variation de masse (%)

3
2,5

CRS+POUZ
2

CRS+POUZ

CRS+MDF

CRS+MDAC
1,5

CRS+MDF

CRS+MDAC
CRS

CRS
1
0,5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)
figure (V.16): Variation de masse dans l'eau thermal T=20°c
pour le mortier

1,6
Variation de masse (%)

1,4
1,2
1
CRS+POUZ

0,8
CRS+POUZ
CRS
CRS+MDAC

CRS+MDAC
CRS+MDF

0,6
CRS+MDF
CRS

0,4
0,2
0
7 7 7 7 28 28 28 28
age(jours)
figure (V.17): Variation de masse dans l'eau thermal T=20°c
pour le mortier

• On constate que les échantillons formulés à base du CRS+POUZZOULANE ont pris


plus de poids, cela est du à la présence de la pouzzolane qui absorbe une grande
quantité d’eau .
• Les échantillons qui contiennent les adjuvants (MDF, MEDEACCEL), ont pris moins
de poids que les autres échantillons et ça explique que les adjuvants rend les
éprouvettes imperméables.

96
CHAPITRE V Interprétations des résultats

4
3,5
Variation de masse (%)

3
2,5
2
1,5

CRS+MDAC

CRS+MDAC
CRS+POUZ

CRS+POUZ
CRS+MDF

CRS+MDF
1
0,5
CRS

CRS
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)
figure (V.18): Variation de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le
mortier

1
0,9
0,8
Variation de masse (%)

0,7
0,6
0,5
CRS+POUZ

CRS

CRS+POUZ
CRS

CRS+MDAC

0,4
CRS+MDF

CRS+MDAC
0,3 CRS+MDF
0,2
0,1
0
7 7 7 7 28 28 28 28
age(jours)
figure (V.19): Variation de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le mortier

• On remarque un gain de masse pour tous les échantillons qui est justifié par
l’absorbation de l’eau du milieu de conservation
• Les échantillons qui contiennent les adjuvants (MDF, MEDEACCEL), le gain de
masse poids est inferieur que les autre échantillons tel que CRS, CRS avec ajouts de
pouzzolane
• Les gains durant les premiers 7 jours sont inferieures que les derniers 28 jours.

97
CHAPITRE V Interprétations des résultats

0
Masse (%)

eau potable T=20+5°c


7j 7j 7j 7j 28j 28j 28j 28j
eau thermale T=20+5° c
-2
eau thermale T=70+5° c
-4

-6
Age(jours)
-8
figure (V.20): Variation de la masse du mortier dans differents milieux

2
1,5
1
0,5
0
Mileu ambiant
Masse (%)

-0,5 7 7 7 7 28 28 28 28
Eau potable T=20°c
-1
Eau thermale T=20°C
-1,5
Eau thermale T=70°c
-2
-2,5
-3 Age(jours)
-3,5
figure (V.20): Variation de la masse du béton dans differents milieux

• Les ciments avec ajouts de pouzzolane augmente la masse des mortiers et béton suite à
la réaction Pouzzolanique (Ca(OH)2+ SiO2 CSH) qui forme d’autres CSH
plus stable, ces CSH comblent les vides intergranulaires.
• Dans l’eau thermale, on enregistre un gain de masse plus important pour les premiers
7 jours que dans les derniers jours (28j) ont eu un effet négatif sur la résistance, ceci
s‘explique par la dégradation de la matrice cimentaires : décomposition des CSH.

98
Conclusion générale et perspectives

1. Conclusion générale :
L’étude pratique nous a permis de comprendre, la formulation, la caractérisation des
bétons, à l’état frais et durci, l’effet de l’ajout de pouzzolane et des adjuvants (MDF,
MDAC) dans différents milieux de conservation représentant l’eau thermale.

D’après les résultats obtenus on peut conclure que :

Les résultats obtenus ont montré que :

Une chute considérable des résistances mécanique à 28 jours par rapport au béton témoin
conservé dans l’eau potable à 20±5° de l’ordre de :

• 25 % pour béton + pouzzolane.


• 10.6 % pour béton + adjuvant (MEDAFUGE L).
• 14.8 % pour béton + adjuvant (MEDACCEL T85).

Néanmoins, les résistances à 7 jours ont augmentés de l’ordre de 9 % à 31 %. Cela est


du à l’effet de température qui joue le rôle d’accélérateur de prise aux premiers jours.

Le pourcentage de l’air occlus diminue dans les bétons qui contiennent 15% de l’ajout
de pouzzolane ou les adjuvants ; 1,25 % MDF, 0,6% MDAC.

L’ajout de la pouzzolane dans la formulation (CRS + 15% pouzzolane) donne une


densité inférieure à celle du béton témoin(CRS).

L’ajout du MEDAFUGEL (MDF) dans la formulation (CRS +1,25 MDF) rend le


béton plus dense.

L’ajout du MEDACCEL T85 dans la formulation (CRS+0,6MDAC) n’influe pas sur


la densité du béton.

Les résistances à la compression des éprouvettes conservées dans l’eau potable sont
plus grandes que ceux conservées à l’air libre.

Les résultats à la compression des formulations avec adjuvant sont supérieurs à celle
des formulations sans adjuvants.

Les résistances à la compression des bétons et mortiers dans l’eau thermale à


température 20 +5°C est légèrement supérieure à celle des bétons et mortiers conserves dans
l’eau potable ; et aussi supérieure à celle des éprouvettes conservés à l’air libre.

Les résistances à la compression augmentent légèrement à 70 + 5°C aux jeunes âges ;


et rechutent après 28 jours, par rapport à celles des autres éprouvettes conservées à
20°C+5°C.

Les résistances des éprouvettes qui contiennent des supers plastifiants sont toujours
meilleures que les résistances des témoins et ceux qui contiennent l’ajout de pouzzolane dans
touts les milieux des conservations.
Conclusion générale et perspectives
La masse des éprouvettes en milieu ambiant (20°C) diminue par rapport à sa masse
initiale (au démoulage après 2 jours).

Les échantillons confectionnés avec ajout de (1,25% MDF ou 0,6% MDAC) sont plus
denses (moins de perte de masse) que ceux sans adjuvants.

L’ajout de pouzzolane diminue la masse, cela est du à sa grande porosité.

Le principal résultat de cette étude est celui du béton avec adjuvant MEDAFUGE L
qui résiste mieux à l’eau thermale.

2. Perspectives
Pour comprendre mieux l’effet de l’eau thermale sur les propriétés des bétons, l’étude à
longue échéance est plus que nécessaire (1 an)
Références bibliographiques
[1] [Link] – ARROMAN, [Link]. «Granulats, Sols, Ciments et Béton ». 4e édition
actualisée.

[2] NF EN 206-1 : Norme française partie 1 «béton : spécification, performance, production et


conformité ».

[3] COURS EN LIGNE, Matériaux de construction, le béton, Chapitre 6, Disponible sur site
web <[Link]

[4] COURS EN LIGNE, Matériaux de construction, Les ciments, Chapitre 2, Disponible sur
site web <[Link]
[5] AMMARI MOHAME et ABDELOUAHAD SIHEM « thèse sur L’effet des fillers de
marbres sur la réponse mécanique d’un béton recyclé à base de ciment CRS » Juin 2006.

[6] VITRUVE (traduction). – De Architectura. (De l’architecture), Edit. Perrault, Édit.


Nizard, Paris 1852 [Link]/pdf/textes/ [Link].

[7] NF EN 12620 Norme française «granulats pour les bétons ».


[8] NF P15-414, NF P15-431, Norme française, «essai de début de prise».

[9] I R E X, institué pour la recherche appliquée et l’expérimentation en génie civil «


recyclage complet des bétons » France, mai2011.
[10] [Link], ‘‘ les sources thermales en Algérie’’, Division Energie Solaire thermique et
géothermie. juin 2008.

[11] Guigue S., ‘‘ Les sources thermo minérales de l’Algérie’’, Etude géochimique, Bulletin
du service de la carte géologique de l’Algérie, 1947, série 3, volume 2.

[12] Boughalali M, ‘‘Thermalisme et thalassothérapie en Algérie’’, communication, Revue la


Presse thermale et climatique 2003, pp 140,165. Société française d’hydrologie et de
climatologie médicale, 2003.

[13] Messaoudene I, ‘‘ formulation, caractérisation et durabilité des matériaux cimentaires au


ajout minéraux locaux ’’, thèse, INSA-Renne, 2012.

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