Effet de l'eau thermale sur béton
Effet de l'eau thermale sur béton
DJENDI Zoubir
BEDDAR Islam Taki Eddine
Devant le jury :
Président : LOGZIT Nacer
Rapporteur : [Link] Zine El Abidine
Co-Rapporteur : [Link] Ibrahim
Examinateur : BENAICHI El Hadj
Examinateur : MOUHAMADI Said
Examinateur : LOUMACHI Lazhar
Une chute considérable des résistances mécanique à 28 jours par rapport au béton
témoin conservé dans l’eau potable à 20±5° de l’ordre de :
Mots clés :
Durabilité, eau thermale, milieu agressif, béton, mortier, caractéristiques
mécaniques, adjuvant, pouzzolane
TABLE DES MATIERES :
INTRODUCTION GENERALE
I. Introduction …………………………………………………………………………... 01
II. Objectif de travail ……………………………………………………………………. 01
III. Plan de travail ……………………………………………………………………… 01
II.1 Historique 27
II.2. Quelques définitions (définitions officielles et ambiguïté de certains termes) 27
a .Eau thermale 27
b. Eau minérale 28
II.3 .Les sources thermales en l’Algérie 28
a. Les stations thermales médicalisées 28
II .4. Etude cas de HAMMAM EL BIBANE 34
II.4.1. Reconnaissance de site 34
a. Situation 34
II.4.2. RECONNAISSANCE DU SOL 36
1. Essais sur le terrain 36
a. Programme des essais in-situ suivant les essais de L.T.P.O 36
b. Puits de reconnaissance 36
c. Pénétromètre dynamique suivant les essais de L.T.P.O 37
2. ESSAIS AU LABORATOIRE 38
a. Résultats des analyses chimiques du sol 38
b. SPECIFICATIONS 38
II.4.3. RECONNAISSANCE DE L’EAU 39
a. Les résultats des analyses physico-chimiques de l’eau thermale (station thermal EL 39
BIBANE)
II.4.4. Quelques images représentant les effets de l’agressivité du sol et de l’eau sur les 40
conduites et les constructions
a. Les conduites 40
b. Les constructions 41
c. Les revêtements 41
III.1. INTRODUCTION………………………………………………………………….. 43
III .2 : Caractérisation du sable de dune (BOUSSAADA) ………………………………. 43
1. la masse volumique apparente à l’état lâche…………………………………………… 43
a. Masse volumique à l’état lâche ……………………………………………………….. 43
b. La masse volumique apparente a l’état compact………………………………………. 44
2. La masse volumique absolue …………………………………………………………. 44
3. La porosité …………………………………………………………………………….. 45
4. La compacité ………………………………………………………………………….. 45
5. L’indice de vide ………………………………………………………………………. 46
6. Dégrée d’absorbation …………………………………………………………………. 46
7. Equivalent de sable …………………………………………………………………… 47
a. Equivalent de sable visuel (E.S.V) ……………………………………………………. 47
b. Equivalent de sable piston …………………………………………………………….. 48
8. Analyse granulométrique du sable (M= 2 kg) …………… ………………………….. 48
III.3. Caractérisation du gravier (3/8 et 8/15) concassé …………………………………. 51
1. La masse volumique apparente ……………………………………………………….. 51
2. La masse volumique absolue………………………………………………………….. 52
3. La porosité ……………………………………………………………………………. 52
4. La compacité ………………………………………………………………………….. 52
5. L’indice de vide ………………………………………………………………………. 52
6. Degré d’absorption d’eau pour le gravier …………………………………………….. 52
7. Analyse granulométrique de gravier ………………………………………………….. 53
III.4. l’eau de gâchage …………………………………………………………………… 55
III.5. Les adjuvants ………………………………………………………………………. 55
III.6. L’ajout de pouzzolane ……………………………………………………………… 56
III.7. Caractérisation du ciment (CRS MOUKAWIM) ………………………………….. 57
1. Masse volumique apparente de ciment ……………………………………………….. 58
2. Masse volumique absolue de ciment ……………………………………….................. 59
3. La surface spécifique Blaine (SSB) …………………………………………………… 60
4. Mesure des temps de début et de fin de prise …………………………………………. 61
I. Introduction :
L’évaluation actuelle que connaissent les bétons dans les pays industrialisés et ceux en
voie de développement est liée aux meilleures connaissances acquises sur ce matériau grâce
aux nombreuses recherches menées à travers le monde. Ces recherches ont prouvé que les
bétons en général possèdent des caractéristiques mécaniques intrinsèques très satisfaisantes.
Cependant, plusieurs questions restent encore posées notamment en ce qui concerne leur
comportement sous des conditions agressives à température élevée tel que les eaux thermales.
Introduction générale :
Chapitre 01 :
Chapitre 02 :
Chapitre 03 :
1
Introduction générale
Chapitre 04 :
Chapitre 05 :
Résultats et interprétations.
2
CHAPITRE I Généralités sur le béton
I.1. Introduction :
Dans ce chapitre on présente une revue générale sur le béton ordinaire, et ces
constituants (ciment, gravier, sable, eau), ainsi ces propriétés principales.
I.2. Le béton :
On sait que le béton est le matériau obtenu en solidarisant par une pâte de ciment.
la méthode Baron.
la méthode Bolomey.
la méthode de Féret.
la méthode de Faury.
la méthode Dreux-Gorisse.
La formulation d'un béton doit intégrer avant tout les exigences de la norme NF EN
206-1, laquelle, en fonction de l'environnement dans lequel sera mis en place le béton, sera
plus ou moins contraignante vis-à-vis de la quantité minimale de ciment à insérer dans la
formule ainsi que la quantité d'eau maximum tolérée dans la formule.
4
CHAPITRE I Généralités sur le béton
2. 2. Classification du béton :
Le béton fait partie de notre cadre de vie. Il a mérité sa place par sa caractéristique de
résistance, ses propriétés en matière thermique, sa résistance au feu, son isolation phonique,
son aptitude au vieillissement, ainsi que par la diversité qu'il permet dans les formes, les
couleurs et les aspects. Le béton utilisé dans le bâtiment, ainsi que dans les travaux publics
comprend plusieurs catégories.
En général le béton peut être classé en 4 groupes, selon la masse volumique:
• Béton très lourd: > 2500 kg/m3.
• Béton lourd (béton courant): 1800 - 2500 kg/m3.
• Béton léger: 500 - 1800 kg/m3.
• Béton très léger: < 500 kg/m3.
Le béton courant peut aussi être classé en fonction de la nature des liants:
• Béton de ciment (le ciment),
• Béton silicate (la chaux),
• Béton de gypse (le gypse)
• Béton asphalte.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface et peuvent ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par
ses performances et par son aspect. [2]
5
CHAPITRE I Généralités sur le béton
a) Les bétons courants sont les plus utilisés, aussi bien dans le bâtiment qu'en travaux publics.
Ils présentent une masse volumique de 300 kg/m3 environ. Ils peuvent être armés ou non, et
lorsqu'ils sont très sollicités en flexion où précontrainte.
b) Les bétons lourds, dont les masses volumiques peuvent atteindre 600 kg/m3 servent, entre
autres, pour la protection contre les rayons radioactifs.
c) Les bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, sont employés dans le
bâtiment, pour les plates-formes offshores ou les ponts.
d) Les bétons cellulaires (bétons très légers) dont les masses volumiques sont inférieures à
500 kg/m3. Ils sont utilisés dans le bâtiment, pour répondre aux problèmes d'isolation.
e) Les bétons de fibres, plus récents, correspondent à des usages très variés: dallages,
éléments décoratifs, mobilier urbain. [2]
La norme EN 206 classes les bétons en fonction de leur résistance caractéristique à la
compression conformément au tableau (I-1). Dans ce tableau fckcyl est la résistance
caractéristique mesurée sur cylindres (c’est cette résistance qui correspond à la résistance
caractéristique à laquelle il est fait référence dans l’Eurocode 2) ; fckcube est la résistance
caractéristique mesurée sur cubes. Les valeurs soulignées sont les valeurs recommandées. [2]
Tableau (I-1): Classes de résistance du béton. [2]
Classe C12/15 C16/20 C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60
fckcyl(Mpa) 12 16 20 25 30 35 40 45 50
fckcube(Mpa) 15 20 25 30 37 45 50 55 60
Sur un petit chantier où l’on fabrique artisanalement et souvent bien son béton l’on utilise
le vieux principe : 2/3 de gros éléments et 1/3 d’éléments fins, soit 800 litres de gravillons
et 400 litres de sable par mètre cube de béton pour 350 à 400 kg de ciment. La quantité d’eau
de gâchage varie trop souvent au gré du savoir-faire du maçon, la nature de ciment, l’humidité
du granulat passant après la consistance du béton à obtenir.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface, et peut ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par ses
performances et par son aspect.
La composition d’un béton et le dosage de ses constituants sont fortement influencés par
l’emploi auquel est destiné le béton et par les moyens de mise en œuvre utilisés. [3]
2.4.1. Le ciment :
a. Introduction :
7
CHAPITRE I Généralités sur le béton
Le ciment usuel est aussi appelé liant hydraulique, car il a la propriété de s’hydrater et de
durcir en présence d’eau et par ce que cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une
consistance de départ plus ou moins fluide, en un solide pratiquement insoluble dans l’eau. Ce
durcissement est dû à l’hydratation de certains composés minéraux, notamment des silicates
et des aluminates de calcium. [4]
L’expression de «pâte de ciment durcissant» sera utilisée pour désigner la pâte de ciment
dans la transformation d’un état plus ou moins fluide en un état solide. [4]
b. Constituants du ciment
• Le silicate tricalcique : 3Ca O SiO2 que l’on écrit C 3S et qui représente 50 à 70% du
clinker.
• Le silicate bi calcique : 2CaO SiO2 ou C 2S (10 à 30%)
• L’aluminate tricalcique : 3CaO AL2O3 ou C 3A (2 à 15%)
• L’alumino-ferrite tétra calcique : 4CaO AL2O3 Fe2O3 ou C4 AF (5 à 15%)
Ces poudres constitués de sols, minéraux anhydres instables (en par loculaire silicate et
aluminates de chaux) forment avec l’eau une pate capable par hydratation de faire prise. Et de
durcir progressivement (plus ou moins rapidement d’ailleurs), d’où le nom de liants
hydrauliques par apposition avec (liant aérien à base de chaux grasse et maigre), qui ne
peuvent durcir qu’en contact avec l’air. [4]
La pâte de ciment : au moment de son gâchage avec l’eau, le produit obtenu après
durcissement.
Ciment hydraté : les composés, insolubles dans l’eau, obtenu par combinaison chimique de
l’eau avec le grain de ciment anhydre. [4]
Pâte fraiche de ciment : le mélange d’eau te de ciment anhydre avant que l’hydratation n’ait
conduit à en faire un solide appelé pate de ciment durcie. [5]
8
CHAPITRE I Généralités sur le béton
c. Type de ciment :
Schistescalcinés
Type de ciment
Fumée de silice
Laitier de haut
Constituants
Pouzzolanes
Désignation
secondaire
naturelles
Siliceuses
Calcaires
fourneau
Calcique
Clinker
Ciment CPA -95 ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ 0-5
Portland CEM1 100
Ciment CPJ 94-80 06-20
portland CEMII/a
compose
CPJ 79-65 21-35
CEMII/b
Ciment de haut CHF 64-35 36-65 ــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ 0-5
fourneau CEMIII/a
CHF 34-20 66-80 ــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ 0-5
CEMIII/b
CHF 19-05 81-90 ــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ ــــــ 0-5
CEMIII/c
Ciment laitier CLCCEMV/a 64-40 18-30 ــــ 18-30 ــــــ ــــــ ــــــ 0-5
et aux cendre
9
CHAPITRE I Généralités sur le béton
32.5 - 17.5 30
32.5R 12 - 30
42.5 10 - 40
42.5R 18 - 40
52.5 18 - 50
52.5R 28 - 50
Cette résistance est mesurée sur mortier normal Norme (EN 197-1). [3]
10
CHAPITRE I Généralités sur le béton
1. Généralité :
A l’origine, on considérait les granulats comme des matériaux inertes dispersés dans la
pate de ciment, et cela pour des raisons purement économiques. On peut cependant juger les
granulats comme des matériaux de construction lies en une masse cohérente par une pate de
ciment. En effet, les granulats ne sont pas réellement inertes et leurs propriétés physiques,
thermiques, et dans certains cas chimiques, influencent les performances du béton.
Les granulats coutent beaucoup moins chère que le ciment, ils deviennent alors
économiques d’en inclure la plus grande quantité possible dans un béton contrairement au
ciment. Cependant, l’aspect économique n’est pas l’unique raison qui explique l’utilisation
des granulats car ces derniers confèrent au béton une plus grande stabilité sur le plan
volumétrique et une meilleure durabilité que la pate de ciment à elle seule.
Les granulats utilisés pour le béton sont soit d'origine naturelle, soit artificiels. Leur
taille variable déterminera l'utilisation du béton (les gros granulats pour le gros œuvre, les très
fin pour les éléments moulés). La résistance du béton augmente avec la variété des calibres
mélangés.
• Origine minéralogique:
Parmi les granulats naturels, les plus utilisés pour le béton proviennent de roches
sédimentaires siliceuses ou calcaires, de roches métamorphiques telles que les quartzites, ou
de roches éruptives telles que les basaltes, les granites, les porphyres
Les granulats alluvionnaires, dits roulés, dont la forme a été acquise par l'érosion. Ces
granulats sont lavés pour éliminer les particules argileuses, nuisibles à la résistance du
béton et criblés pour obtenir différentes classes de dimension. Bien qu'on puisse
11
CHAPITRE I Généralités sur le béton
trouver différentes roches selon la région d'origine, les granulats utilisés pour le béton
sont le plus souvent siliceux, calcaires ou silico-calcaires ;
Les granulats de carrière sont obtenus par abattage et concassage, ce qui leur donne
des formes angulaires Une phase de pré-criblage est indispensable à l'obtention de
granulats propres. Différentes phases de concassage aboutissent à l'obtention des
classes granulaires souhaitées. Les granulats concassés présentent des caractéristiques
qui dépendent d'un grand nombre de paramètres : origine de la roche, régularité du
banc, degré de concassage
La sélection de ce type de granulats devra donc être faite avec soin et après accord sur
un échantillon.
2.2. Les granulats artificiels :
• Sous produits industriels, concassés ou non:
Les plus employés sont le laitier cristallisé concassé et le laitier granulé de haut fourneau
obtenus par refroidissement à l'eau. La masse volumique apparente est supérieure
à 1 250 kg/m³ pour le laitier cristallisé concassé, 800 kg/m³ pour le granulé. Ces granulats
sont utilisés notamment dans les bétons routiers.
Les différentes caractéristiques des granulats de laitier et leurs spécifications font l’objet
des normes NF P 18-302 et 18-306.
Ces granulats, très utilisés dans de nombreux pays comme l'URSS ou les États-Unis,
n'ont pas eu en France le même développement, bien qu'ils aient des caractéristiques de
résistance, d'isolation et de poids très intéressants. Les plus usuels sont l'argile ou le schiste
expansé (norme NF P 18-309) et le laitier expansé (norme NF P 18-307). D'une masse
volumique variable entre 400 et 800 kg/m³ selon le type et la granularité, ils permettent de
réaliser aussi bien des bétons de structure que des bétons présentant une bonne isolation
thermique. Les gains de poids intéressants puisque les bétons réalisés ont une masse
volumique comprise entre 1200 et 2000 kg/m³.
12
CHAPITRE I Généralités sur le béton
Ils sont d'origine végétale et organique que minérale (bois, polystyrène expansé). Très
légers (20 à 100 kg/m³) ils permettent de réaliser des bétons de masse volumique comprise
entre 300 et 600 kg/m³. On voit donc leur intérêt pour les bétons d'isolation, mais également
pour la réalisation d'éléments légers : blocs coffrant, blocs de remplissage, dalles, ou
rechargements sur planchers peu résistants. [7]
Les granulats sont classés en fonction de leurs dimensions par criblage sur des tamis à
mailles carrées dont les dimensions intérieures sont en (mm).le terme (granulats d/D) est
réservé ou granulats ont les dimensions s’étalent de d pour les petits à D pour les refus grands,
le tableau suivant détermine les classes des granulats selon la norme (NF EN 12-620).
3.1. Gravier :
a. Définition :
b. Granularité de gravier:
La granularité conditionne la porosité de mélange, si tous les grains, ont une même
grosseur, ont aurais une porosité maximale, donc pour avoir un mélange de volume des vides
13
CHAPITRE I Généralités sur le béton
minimum il faut une composition granulométrique des grains de différents dimensions qui
doit se situer dans les limites appelées (fuseaux de spécifications) [7]
Dmin 90-100
Dmax 0-10
½( Dmin+Dmax) 40-70
5/4 Dmax 0
c. Nature de gravier:
L’adhérence entre le gravier et la pâte de ciment influe sur la résistance de béton, l’état
de la surface lisse. Les grains de gravier concassé (naturel et artificiel) ont des surfaces
rugueuses, donc ces derniers s’adhèrent mieux que le gravier naturel au ciment durci dans le
béton, en revanche le mélange du béton à base de gravier concassé naturels et artificiels et
moins fluide en raison de l’angularité de ces derniers.[5].
d. Forme de gravier :
Les grains d’un gravier se distinguent par leurs formes : sphériques, cubiques
allongées …
14
CHAPITRE I Généralités sur le béton
La présence d’impuretés dans le gravier influe beaucoup sur la qualité de béton, car les
impuretés perturbent l’hydratation de ciment et entrainent des défauts d’adhérence entre le
gravier et la pâte de ciment. [2]
3.2. Sable :
a. Définition :
Le sable est un élément très important dans la constitution des bétons et c’est
généralement par la médiocre qualité du sable que périssent les bétons. [5]
b. Classification de sable :
15
CHAPITRE I Généralités sur le béton
Dans le béton le sable occupe presque ¼ de son volume par conséquent la qualité du
sable influant considérablement sur la qualité du béton.
Il remplit avec le ciment et l’eau tous les vides entre les grains de gravier décidant ainsi la
structure compacte du béton, d’autre part de son coût de revient, puisqu’il est toujours moins
cher que le ciment. [5]
La propriété des sables se déterminer par différentes méthodes parmi elles la méthode de
l’équivalent de sable {Es} l’emploi d’un sable souillé conduit à une baisse de la résistance et
une augmentation de retrait dans le béton.
La dureté des grains et enfin un facteur important pour l’obtention d’un béton
convenable.
Les sables siliceux sont les meilleurs, les sables calcaires au contraire sont rarement
assez durs pour assurer au béton une bonne résistance.
Notons que les sables peuvent contenir une quantité d’eau importante jusqu’à 200 litres
et plus par 1m3, pour cela lors de détermination de dosage en eau il faut tenir compte de cette
teneur en eau du sable, ou bien il faut sécher le sable en utilisant l’étuve ou bien
naturellement. [5]
4. Eau de gâchage :
L’eau de gâchage et la quantité d’eau totale ajoutée au mélange sec de béton elle est
nécessaire pour l’hydratation du liant, le mouillage des granulats et la facilité de mise en place
16
CHAPITRE I Généralités sur le béton
du béton, cette eau est une grande importance, elle est soumise à certaines exigences est à
même fait l’objet d’une norme (NF 18-303).
On conçoit donc, en premier lieu, que les impuretés nocives interdites pour les
granulats ne doivent pas être apportées par l’eau de gâchage.
a. Caractéristiques physiques :
L’eau de gâchage des bétons doit être propre, ne pas contenir de matières en suspension
au-delà de certaine valeurs permises
Les tolérances réglementaires sont les suivant :
b. Caractéristiques chimiques :
L’eau de gâchage des bétons ne doit pas contenir de sels dissous au-delà de :
• 15g/l pour les bétons type A et type B.
• 30g/l pour le béton type C.
L’eau de mer est admise pour le gâchage des bétons du type C, sauf certaines
prescriptions spéciales
Toute eau douteuse doit être analysée chimiquement au laboratoire spécialisé. [5]
5. Les ajouts :
a. Définition :
Les ajouts cimentaires sont incorporés au clinker afin de produire un ciment mélangé
ou incorporées au mélange de béton comme agent complémentaire. Les ajouts cimentaires
sont des produits résiduaires d'autres industries destinés aux sites d'enfouissement. En
17
CHAPITRE I Généralités sur le béton
Algérie, la pouzzolane, le laitier de haut fourneau et la fumée de silice sont parmi les matières
les plus couramment utilisées comme ajouts cimentaires.
b. La pouzzolane naturelle :
La pouzzolane utilisée est une pouzzolane naturelle, fournie par la cimenterie d’AIN
ELKABIRA Sétif en quantité suffisante pour nos besoins d’élaboration sur le plan
expérimental. Cette pouzzolane est fournie sous forme de roches concassées de type pierre
ponce et scorie de diamètres variant de 5 à 10 mm. Pour pouvoir la substituer au ciment, nous
avons d’abord procédé à son étuvage à 105 °C afin d’éliminer toute éventuelle humidité et
faciliter son broyage. Nous l’avons ensuite complètement broyé puis passé au tamisage.
6. Adjuvant:
On appelle adjuvant, tout ingrédient autre que le ciment, les granulats et l’eau que l’on
ajoute au mélange. Ce sont le plus souvent des polymères de synthèse au poids moléculaire
assez élevé (2000_3000).
Les adjuvants des bétons sont des produits chimique solubles dans l’eau qui modifier
principalement :
Pour la confection des éprouvettes de mortier avec un rapport E/C égal à 0.5,et un béton
avec une affaissement 7cm on a utilisé deux adjuvant MEDAFUGE L pourcentage de 1,25٪
de poids de ciment ET MEDAACCEL T85 pourcentage de 0 ,6٪de poids de ciment
18
CHAPITRE I Généralités sur le béton
aspect : liquide
Hydrofuge de masse couleur : marron 1 à 1,5 de poids de
liquide destiné à la ciment
MEDAFUGE L confection de béton densité : 1,10(0,01)
et mortier étanche (0,9L à 1,35L pour
pH : 5,6 100 Kg de ciment)
teneur en chlore : 0,1g/l
19
CHAPITRE I Généralités sur le béton
au cône d'Abrams.
• le pourcentage optimal est d'environ 0,38 (soit : G/S = 2,6 valeur élevée),
• les granulats concassés donnent des résistances plus élevées que les granulats roulés,
20
CHAPITRE I Généralités sur le béton
Rc
21
CHAPITRE I Généralités sur le béton
a. Le retrait de béton :
Introduction :
Définition de retrait :
Le retrait correspond à des variations dimensionnelles mettant en jeu des phénomènes
physiques avant, pendant ou après la prise des bétons. Lorsqu’ elles ne sont pas maitrisées par
le ferraillage ou la présence de joints, ces variations dimensionnelles donnent lieu à
l’apparition de fissurations précoces, d’ouverture conséquente. Les fissurations liées au retrait
doivent être différenciées des phénomènes de fissuration fonctionnelle des ouvrages, ces
derniers étant généralement maitrisés par les règles de calcul, et restent compatibles avec la
bonne tenue des ouvrages dans le temps, notamment en raison des faibles ouvertures des
fissures. [9]
22
CHAPITRE I Généralités sur le béton
L’impact que peut avoir une fissuration ouverte de surface sur un voile en béton armé
affecté par un phénomène de retrait plastique. En dehors de la fissure, la profondeur de
carbonatation, liée à la diffusion du CO2 atmosphérique dans le béton, est limitée à quelques
millimètres sur les deux faces, et aucun désordre n’est observé. En revanche, le phénomène de
carbonatation est accéléré le long des fissures traversantes, entrainant ainsi la corrosion des
armatures recoupées par les fissures. [9]
b. Mécanisme de la fissuration
Deux bétons ayant un même retrait final peuvent se comporter très différemment du
point de vue de la fissuration
• Le béton correspondant à L ne se fissure pas.
• Le béton correspondant à L’ se fissure en I au temps t.
d. Le fluage
Lorsqu’il est soumis à l’action d’une charge de longue durée, le béton se comporte
comme un matériau viscoélastique. La déformation instantanée qu’il subit au moment de
l’application de la charge est suivie d’une déformation lente ou différée qui se stabilise après
quelques années. C’est ce que l’on appelle le fluage (Fig. II.4).
Le fluage est pratiquement complet au bout de 3 ans.
Au bout d’un mois, les 40 % de la déformation de fluage sont effectués et au bout de
six mois, les 80%. Estimation de la déformation de fluage:
Δl = 4 à 5 ‰ longueur.
23
CHAPITRE I Généralités sur le béton
e. Élasticité du béton
f. Effet «Poisson»
24
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
II.1 Historique :
Les traces retrouvées dans les stations thermales remontent à l’époque romaine. En
effet les romains accordaient une importance très particulière aux sources thermales, très
souvent ils construisirent leurs sites autour de ces sources, comme c’est le cas pour les sites
suivants : Aquae Mauretaniae (Hammam Righa) ; Aquae Sirenses (Hammam Bouhanifia) ;
Aquae Chibilita Nae (Hammam Meskoutine).
Les sources thermales furent aussi bien exploitées par les arabes ,en effet très souvent
des sources portent le nom d’un marabout qui a vécu dans la région comme hammam
Bouhadjar qui doit son nom au marabout Sid Ahmed Bouhadjar qui a vécu dans la tribu des
Ouled Bouhadjar avant la colonisation française et dont le mosolé est situé au Sud-Est de la
ville de Hammam Bouhadjar.
Les Turcs aussi très amateurs des bains chauds construisirent dans les villes plusieurs
bains avec des installations permettant le stockage de l’eau de source. Pendant l’époque
coloniale les français construisirent des hôpitaux thermaux autour des sources pour soigner les
blessés et convalescents. [10]
Aujourd’hui comme dans le passé les stations thermales sont très sollicitées par les
algériens pour divers traitements d’ordre rhumatologique, dermatologique et psychiatrique.
a .Eau thermale:
Il s'agit d'une eau dont la température est supérieure à la température moyenne des
eaux de nappe de la région. En général, la température des eaux régionales est très proche
de la température moyenne annuelle de l'air dans cette même région. La température des
eaux du sol et du sous sol suivent les variations de la température de l'air avec un décalage
temporel et un amortissement qui augmente avec la profondeur. Au delà de 1.50 m les
variations temporelles sont assez faibles et rapidement en dessous de cette profondeur, la
température peut être considérée comme constante (sauf cas particulier comme certains
systèmes karstiques). Donc les eaux thermales sont des eaux dont la température est
supérieure à cette valeur régionale. On distingue les eaux thermales de basse enthalpie
(basse température) et les eaux thermales de haute enthalpie. [10]
27
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
b. Eau minérale:
Eau dont la composition chimique est recommandée pour une bonne santé. Ce caractère,
qui peut paraître suggestif, est défini par l'Académie de Médecine à partir de sa composition
chimique.
En effet, certaines eaux thermales, du fait de la température du réservoir, acquièrent des
propriétés chimiques particulière, différentes des caractéristiques habituellement observées
pour les eaux froides de surface. Du fait des températures qui peuvent être élevées dans le
réservoir (200 ou 300°C), elles sont capables de dissoudre certains minéraux et s'enrichir en
«oligo» éléments durant le long temps de contact, parfois plusieurs dizaines de milliers
d’années, avec les roches du réservoir profond. Par ailleurs, le circuit des eaux thermales est
généralement assez long. Aussi, les eaux thermales sont généralement exemptes de
contaminants tels que les nitrates ou les produits xénobiotiques. A coté de ses définitions,
d'autres termes peuvent apparaître comme «Eau thermo-minérale» ou d’autres dénominations
qui ne sont pas reconnues. [10]
Il existe sur le territoire algérien plus de 200 sources thermales d’après les études
réalisées à ce sujet, ce nombre croit régulièrement quand on se déplace vers l’Est. Les
températures mesurées à l’émergence varient de 19°C à Ben Haroune à 98 °C à Hammam
Meskoutine.
La minéralisation des eaux est déterminée surtout par la nature chimique et
minéralogique des sédiments qu’elles traversent. Les sources thermales les plus minéralisées
sont en relation directe avec les sédiments gypso-salins du Trias si répandu en Algérie [11], ce
cas est rencontré à titre d’exemple à Hammam Melouane 29.42 gr/l, Hammam El Biban
15gr/l, Hammam Salhine 9 gr/l.
• Hammam Bouhadjar :
Hammam Bouhadjar ([Link].2) est situé 21 Km de la ville d’Aïn Témouchent,
s’élève sur une altitude de 150 mètres et s’étend au milieu des vignobles et d’oliviers sur une
superficie de 603 240 m2.
29
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
La station thermale est mise en exploitation en 1974, on y dénombre une quarantaine
de sources en majorité chaudes, entre 35 et 72°C. Les eaux chaudes et sulfureuses jaillissent
des entrailles de la roche appelées «Dracones». Les indications thérapeutiques principales
sont les rhumatismes et les séquelles de traumatismes ostéoarticulaires qui regroupent 85%
des curistes. Qualité de ses eaux : Eaux Chlorurées Sodiques (70 ° C). [10]
• Hammam Bouhanifia :
Géographiquement, hammam Bouhanifia (Figure II.3) est situé à 25 Km au Sud-ouest
de Mascara, il s’étale dans un paysage sauvage dans le Tell oranais sur les bords de l’Oued El
Hammam. La station thermale qui n’est qu’à 230 mètres d’altitude est entourée de montagnes
culminant à 800 mètres. Grande station thermale, Bouhanifia est aménagée dans un îlot de
verdure et de fraîcheur, le climat est sec et l’atmosphère saturée des émanations gazeuses des
sources qui l’entourent. Les eaux thermales jaillissent à des températures entre 20 et 70°C.
Reconnues d’utilité publique, les eaux de hammam Bouhanifia sont répertoriées par les
spécialistes comme étant des eaux hyperthermales, thermales, chloro-sulfatées ayant un débit
de 23 l/s. Bien que chaudes, les eaux de Bouhanifia sont agréables à déguster d’autant plus
qu’elles tiennent en dissolution une grande quantité de gaz carbonique qui les rend
éminemment digestibles. Les principales maladies traitées sont le rhumatisme dégénératif
(arthrose), le rhumatisme inflammatoire chronique, les séquelles de traumatisme et tous les
autres cas liés aux problèmes de la sphère (ORL). [10]
30
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
• Hammam Rabbi :
La station thermale de hammam Rabbi (Figure II.4) est située à 20 Km de la ville de Saîda
sur l’axe Saida – Oran, logé dans un site d’une beauté saisissante, la station thermale de
Hammam Rabbi est mise en exploitation en 1970, son eau a des origines profondes et arrive
en surface sous pression à une température moyenne de 40°C et un débit moyen de 8 l/s.
Les eaux thermale de hammam Rabbi traitent les affectations en : Dermatologie,
douleurs rhumatismales aiguës, articulaires, fièvres anémiques, affections cutanées et
respiratoires. [10]
31
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
classiques : balnéation générale et locale, douches au jet et affusions, massages sous l’eau,
mésothérapie à sec, électrothérapie, rééducation et enveloppements de paraffine. [10]
• Hammam Guerguour :
La station thermale de hammam Guerguour (Figure. II.6) est située à 60 Km au Nord-
Ouest de Setif à la sortie des gorges traversées par l’Oued Boussellem , dominée notamment
par le Djebel Kraim el-Rar et le Djebel Tafat culminant à plus de 700 mètres d’altitude.
Les études physico-chimiques faites à diverses reprises ont toutes conclu à la
radioactivité des eaux thermales et minérales, elles sont classées au 1er rang en Algérie et au
3ème rang mondial après les bains de Brembach (Allemagne) et les bains de Jachimov
(Tchécoslovaquie), son taux de radioactivité est de 122 millimicrocuries/l. Elles se placent de
par leur composition chimique dans le groupe des eaux sulfatées-calciques et
chlorurée sodiques dont les eaux sont hyperthermales à une température avoisinant les
quarante quatre degrés. Dans le cadre du développement du tourisme thermal en Algérie, le
gouvernement décida la construction d’un complexe thermal au milieu des années soixante
dix au niveau d’un ancien site romain qui surplombe le village de Hammam Guerguour sur
une superficie de 14 hectares, Il fut inauguré le 20 juin 1987. [10]
32
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
Aujourd’hui la station thermale de hammam Guerguour accueille des curistes
pendant toute l’année pour des soins rhumatologiques et neurologiques, elle ne cesse de
prendre de l’ampleur et de l’estime auprès de toutes les personnes qui s’y rendent.
• Hammam Meskoutine :
Hammam Meskoutine (Figure. II.7) est situé à l’Est Constantinois, à 110 Km de
Constantine et 20 Km de Guelma, son site qui se trouve à 320 mètres d’altitude est
particulièrement surprenant au sein de collines et montagne boisées, a proximité de cascades
solidifiées a l’aspect lunaire. La source de hammam Meskoutine est la plus florissante de
l’Algérie et ses eaux sont les plus chaudes. Il existe neuf sources hyperthermales dont la
température de l’eau varie entre 90 et 98°C, le débit total des sources actuelles n’est pas
inférieur à 55 l/s.
Les eaux sont d’une nature saline, avec une odeur sulfureuse, leurs faciès chimique est
bicarbonaté calciques, chloruré sodique, radioactives, avec dégagement d’hydrogène sulfuré.
Les indications sont prioritairement rhumatologiques mais aussi respiratoires (ORL et
bronches). [10]
33
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
Le terrain retenu pour la réalisation du projet est situé à Hammam El Bibane, à l’est du
complexe thermal.
• Topographie :
35
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
Exécutés avec une pelle mécanique « poclain » jusqu’à une profondeur totale de 1.00m
environ, ces puits ont permis d’identifier du moins visuellement la succession des couches de
sol rencontrées et d’y prélever six échantillons à différents horizons. Pour mieux visualiser la
physionomie du terrain en profondeur, une coupe lithologique a été établie :
b. Puits de reconnaissance :
Puits K1:
Puits K2:
Puits K3:
36
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
Puits K4:
Puits K5:
Puits K6:
Cinq essais au pénétromètre dynamique ont été réalisés avec des refus obtenus entre 0.80
et 1.20 m de profondeur.
37
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
2. ESSAIS AU LABORATOIRE
Vu l’état et la nature des échantillons prélevés, seules les analyses chimiques ont été
programmées pour déterminer l’agressivité du sol à l’égard du béton.
b. SPECIFICATIONS
38
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
II.4.3. RECONNAISSANCE DE L’EAU :
Analyse chimique
Analyse Analyse physique Anions dominants Cations dominants
Examen
- Bicarbonates (CO3H-) : - Calcium (Ca++):
- Résistivité électrique / 262 mg/l 203 mg/l
conductivité : 4.6 - Chlorures (Cl): 1250 mg/l - Magnesium (Mg++):
Exam n°1 - pH (potentiel - Sulfates (SO4-): 500 mg/l 172 mg/l
hydrogène) : 7.7 - Nitrites (NO2-): 0.018 - Potassium (K+):
- Résidu sec : 2894 mg/l mg/l 100 mg/l
- Dureté totale: 32.8°F - Nitrates (NO3-): 00 mg/l - Sodium (Na+): 500
- Température: 80°C - Fluorures (F): 00 mg/l mg/l
- Fer (Fe+): 00 mg/l
Remarque :
Les analyses on révélé que l’eau thermal de la station El BIBANE ne contient pas des
bactéries ce qu’il la rend une eau bacteriologiquement potable.
39
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
II.4.4. Quelques images représentant les effets de l’agressivité du sol et de l’eau sur
les conduites et les constructions :
a. Les conduites :
40
Chapitre II Généralités sur les eaux thermales
b. Les constructions
c. Les revêtements :
41
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
III.1. Introduction :
ρapp= (M2-M1)/Vr
43
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
44
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Tableau (III.3) : Masse volumique absolue de sable :
3. La porosité : NF P18-554
C’est le volume des vides entre les grains du sable, la porosité peut être déterminée par
la formule :
P (%) = 100 – (Masse volumique apparente /masse volumique absolue)/100
P (%) = [1-( γ / ρ )] x 100.
On distingue deux cas :
• À l’état lâche :
PL= [1-(ρapp/ρabs)].100%
PL= [1-(1.647/2.84)].100% = 42 %
• À l’état compact:
PC= [1-(ρapp/ρabs)].100%
4. La compacité :
La compacité d’un matériau est une proportion de son volume réellement occupé par
la matière solide qui le constitue, c’est le rapport du volume absolu des grains au volume
apparent du matériau.
• Mode opératoire
Peser un échantillon de sable (Ms=150g)
Verser à l’aide d’un entonnoir dans une éprouvette graduée au niveau V1
Verser un volume d’eau V2 = 150 cm3 sur le sable, obtient alors un volume total V3.
La compacité du sable est donnée par le rapport
C= (V3 – V2)/V1
Ou :
V1 : volume du sable en ml
V2 : volume d’eau = 150ml
V3 : volume (sable +eau) en ml
45
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
• À l’état lâche :
CL = 1- PL
CL = 1- 0.42 = 0.58 = 58 %
• À l’état compact:
Cc = 1-Pc
5. L’indice de vide :
• À l’état lâche :
EL= (PL/CL)= 42/58 = 0.724
• À l’état compact:
Ec = (Pc / Cc)
Tableau (III.4) : La porosité, La compacité et L’indice de vide
C’est le pouvoir d’un matériau d’absorber et de retenir l’eau. Elle est définit par la
formule :
A = [(m1 – m2)/m2].100
Mh : la masse du matériau sature d’eau en g
Ms : la masse du matériau sec en g .
Tableau (III.5) : Dégrée d’absorbation
46
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
47
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
48
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
• On considère que le tamisage est terminé lorsque les refus ne varient pas de plus de
1% entre deux séquences de vibration de la tamiseuse.
• A la fin de tamisage peser les refus en matière retenue par chaque tamis a 1g. Soit Mi
= la masse de tamis (i) + le sable
• Calculer la différence entre Mi et mi (tamis de plus grandes mailles correspond au
refus partiel R1 de tamis 1).
• Reprendre la même opération avec le tamis immédiatement inférieur.
• Ajouter le refus obtenu sur le second tamis a R1, soit R2 la masse de refus m du tamis
2 ( R2 = R1 +refus partiel sur tamis 2)
• Poursuivre la même opération avec le rente des tamis pour obtenir les masses de
différentes refus cumulés R3, R4,...Rn le tamisât est calculé par la relation : T= 100 - Rc
Rc : refus cumulé en %, T : tamisât en %
Les résultats sont représenté dans le tableau suivant :
49
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
100
90
80
70
Tamisât (%)
60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
0,08 0,16 0,315 0,63 1,25 2,5 5
Module de finesse :
Correspond à la somme des pourcentages des refus cumulés des tamis d’ouvertures
(0.16, 0.315, 0.63, 1.25 ,2.5, 5) (mm)
Il est donné par la relation suivante :
Mf =
∑R c
Rc : refus cumule
100
50
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
∑ M2 γapp
Poids de Récipient plain
volume de
Fraction récipient vide (moyenne) (kg /l)
récipient (L) M2 (g)
M1 (g)
7283
7401
51
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
3. La porosité: NF P18-554
P= [1-(γg/ρg)]. 100%
4. La compacité: NF P18-554
C = 1-P
e = P/C
52
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
53
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
100
90
80
70
Tamisât (%)
60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
2,5 3,15 4 5 6,3 8 10
100
90
80
70
Tamisât (%)
60
50 Série1
40
Série2
30
Série3
20
10
0
5 6,3 8 10 12,5 16
54
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
III.4. Eau de gâchage :
L’eau de gâchage et la quantité d’eau totale ajoutée au mélange sec de béton elle est
nécessaire pour l’hydratation du liant, le mouillage des granulats et la facilité de mise en place
du béton, cette eau est une grande importance, elle est soumise à certaines exigences est à
même fait l’objet d’une norme (NF 18-303).
On appelle adjuvant, tout ingrédient autre que le ciment, les granulats et l’eau que l’on
ajoute au mélange. Ce sont le plus souvent des polymères de synthèse au poids moléculaire
assez élevé (2000_3000) ;
Les adjuvants des bétons sont des produits chimique solubles dans l’eau qui modifier
principalement :
• Les solubilités, les vitesses de dissolution.
• L’hydratation des divers constituants d’un liant hydraulique.
Pour la confection des éprouvettes de mortier avec un rapport E/C égal à 0.6,et un béton
avec une affaissement 7cm on a utilisé deux adjuvant MEDAFUGE L pourcentage de 1,25٪
de poids de ciment ET MEDAACCEL T85 pourcentage de 0 ,6٪de poids de ciment
( l’entreprise de granitex ) le tableaux suivant représenté les caractéristique des ces adjuvants :
55
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Adjuvant Définition caractéristique Dosage
56
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Tableau (III.15) : Caractéristique physique de l’ajout pouzzolane
Le ciment utilisé dans tous les essais est Ciment pour béton en milieux agressifs
CPJ – CEM II/B 42,5 – ES NA 443
MOKAOUEM est un ciment résistant aux sulfates, c’est le résultat de la mouture d’un
clinker contenant un faible taux d’aluminates de calcium avec une proportion de laitier de
haut fourneau et du gypse.
Avec son sac de couleur bleue, le Mokaouem est un ciment résistant aux sulfates. Il est
destiné aux réalisations en milieu chimiquement agressifs, notamment humides (par exemple,
pour la construction de fondations, de barrages ou de digues). Il permet la fabrication de
bétons résistants aux eaux polluées, aux agressions chimiques naturelles, aux eaux de mer,
canalisation, etc.
Domaine d'utilisation:
MOKAOUEM est généralement utilisé pour les ouvrages en béton exposés à des
conditions agressives sévères dues à l’attaque des sulfates de sol ou de l’eau souterraines tels
que :
• Les fondations et Les structures à réaliser dans un milieu agressif
• Les travaux maritimes
• Les stations de dessalement et d’épuration
• Les travaux hydrauliques
• Les barrages et les digues de soutènement collinaire
57
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
La densité apparente d’un matériau est le poids d’une unit » de volume de matériau pores
comprises. Il s’exprime en g/l ou en Kg / m3
Matériel Utilise:
• Dispositif Entonnoir ;
• Récipient –volume 1 Litre ;
• Réglette ;
• Balance.
MODE OPERATOIRE :
• Tarer le récipient P1
• Remplir le récipient [Link]é de l’axe du dispositif
entonnoir avec l’ajout de ciment (pouselat)
• faire l’opération son vibration .raser avec une réglette
appuyée sur les bords de récipient
• nettoyer l’extérieur de récipient
• Peser de nouveau le récipient rempli P2
Soit la densité = (P2-P1)/V [q/l]
Résultat d’essai :
Tableau (III.16) : Masse volumique apparente du ciment
Essais Masse Volumique Apparente (g/cm3) Moyenne (g/cm3)
01 0.982
02 0.895 0.927
03 0.906
58
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
1 0 22.9 64 2.79
3 0 22,8 64 2,80
59
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
60
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
La surface spécifique est calculée par la formule
1 3680
2 3630 3652
3 3645
61
CHAPITRE III Caractérisation des matériaux utilisés
Equipement nécessaire :
• Salle climatisée (20 °C ± 1 °C) et dont l'humidité relative soit supérieure à 90%.
• Malaxeur normalisé.
• Appareil de Vicat équipé d'une aiguille de 1,13 mm.
MODE OPERATOIRE
On détermine l'essai de prise avec l'appareil de VICAT. Après avoir préparé la pâte
normale, il faut remplir immédiatement le moule tronconique et araser la surface supérieure
avec une spatule.
Placer le moule remplit de la pâte sous l'axe de l'aiguille, laissé descendre, cette dernière
perpendiculairement à la surface et l'immobiliser à son contact. L’aiguille est amenée à la
surface de l'échantillon et relâchée sans vitesse initiale, lorsqu'elle est immobilisée (ou après
30s d'attente) relever la distance d séparant l'extrémité de l'aiguille de la plaque de base.
Résultat d’essai :
Tableau (III.19) : Début et fin de prise.
150 min
Le début de prise 180 min 167min
170 min
232 min
La fin de prise 260 min 248min
253 min
62
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
IV .1. Introduction :
Dans le but de mettre en évidence l’influence des ajouts minéraux et adjuvants sur
les propriétés mécaniques et sur la durabilité des mortiers et des bétons confectionnés à base
de ciment résiste au sulfates (CRS) des essais physiques, chimiques, minéralogiques et
mécaniques ont été effectués au sein des laboratoires suivants :
Laboratoire du département de Génie Civil d’université de BORDJ BOU ARRERIDJ
Laboratoire chimique d’université de BORDJ BOU ARRERIDJ.
Laboratoire (LTPO) de BORDJ BOU ARRERIDJ.
IV .2. Mortier :
Nous utiliserons des mortiers normaux, selon la norme NFP 15-403 dont la composition
est la suivante :
• 450g de liant, les ajouts étant toujours introduits en substitution du ciment.
• 1350g de sable de carrière de BOUSSAADA.
Ceci correspond donc à un rapport sable/ciment égal à 3.
• Le taux de l’eau de gâchage à été maintenu constant pour l’ensemble des gâchées :
E/C= 0,6
• Le dosage de l’adjuvant aussi : 1,25 ٪du poids de ciment pour MEDAFUGE L et 0,6 ٪
du poids de ciment pour MEDAACCEL T85
• Le dosage de l’ajout de pouzzolane et de 15٪ du poids de ciment
• Le mortier normal est réalisé à l’aide d’un malaxeur dans une cuve de cinq litres
répandant aux caractéristiques de la norme NF P 15-411
64
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Figure (IV .1) : Milieu ambiant figure (IV .2) : Eau thermal à température
(20 ±5°C).
65
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
IV.3. Béton :
66
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
E = 197.5 + 25 = 222.5 L
C = 385.125 Kg
G = 1092.9 Kg
S = 699.4 Kg
E = 1.335 L
C = 2.310 kg
S = 4.196 Kg
3.934 kg (8/15)
G = 6.557 Kg
2.62 Kg (3/8)
Mode opératoire :
• Peser les quantités nécessaires à laide d’une balance
• Verser le gravier en premier puis le ciment, et le sable en terminant dans un malaxeur
a béton
• Malaxer le tout pendant 3min a sec puis commencer à verser l’eau en douceur
• Remplir les moule en 3 couches (piquer chaque couche 10 fois a l’aide d’un pique)
• Maitre les moules sur la table vibrante pendant 15 seconde
• Surfacer les moules à l’aide d’une règle
67
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
a. Essais Mécaniques :
Confection des éprouvettes :
On a utilisé des éprouvettes prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 pour les essais de flexion et
compression.
Procédure d’essai:
Les échantillons d’essais ont été confectionnés conformément à la Norme ENV 197-1
dans des moules prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 et compactés mécaniquement à l’aide
d’une table à choc. Une fois arasés, les moules contenant les échantillons sont couverts de
film en plastique et stockés dans l’environnement de laboratoire sous une température de 20°
± 1°C et une humidité relative d’environ 55 ± 5%. Le démoulage est effectué après une durée
de 24h et les échantillons sont conservés au laboratoire dans une eau saturée en chaux
jusqu'au jour de l’échéance.
Il est à noter que les essais mécaniques ont été effectues aux échéances de : 7 et 28 jours.
1. Résistance à la flexion :
68
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Pour chaque combinaison, 3 échantillons prismatiques (40 x 40 x 160) mm3 sont
testés à une vitesse de chargement constante de 0 ,5MPA/S
Les essais de flexion sont réalisés sur l’appareil de flexion en plaçant l’éprouvette
symétrique et centrée sur le plateau de la presse hydraulique puis une charge continue est
appliquée sur l’éprouvette jusqu'à la rupture. La charge P en KN et la résistance à la flexion Rf
en MPa sont affichées sur l’écran de l’appareil où l’on effectue la lecture.
2. Résistance à la compression :
La résistance à la compression des mortiers a été évaluée sur les six demi-primes
issues de la flexion trois-points. Le demi-prisme est centré entre les deux plateaux de
l’appareil IBERTEST et un chargement est effectué à une vitesse constante de 0.5 MPA/s
jusqu'à la rupture. On effectue la lecture de la charge d’écrasement P en KN et la résistance à
la compression Rc en MPa sur l’écran de l’appareil.
69
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Ecrasement a 7 jours
Tableau (IV .3) : Conservation dans un milieu ambiant.
Flexion compression
Type de mortier
σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 2.525 18.31
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 4.7 32,51
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL 4.355 28.20
T85
CRS + 15 %
POUZZOLANE 5.8 24.82
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.62 33,83
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL 6.5 32.58
T85
70
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau(IV.5) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=20±5°C :
Flexion compression
Type de mortier
σ7j moyenne (MPa) σ7j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 5.64 24.90
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.2 38.604
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 5.41 34.17
Tableau (IV .6) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) température
T=70±5°C
Flexion compression
Type de mortier
CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.223 28.051
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 7.74 38.840
71
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Ecrasement a 28 jours
Tableau(IV.7) : Conservation dans un milieu ambiant
Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 3.83 22.034
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 6.27 31.5
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.04 30.95
Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.9 37.66
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 7.77 46.4
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.7 45.783
72
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.48 42.918
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 7.4 57.133
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 6.81 49.31
Tableau (IV. 10) : Conservation dans l’eau thermal (l’eau du hammâm) à température
T=70±5°C
Flexion compression
Type de mortier
σ28j moyenne (MPa) σ28j moyenne (MPa)
CRS + 15 %
POUZZOLANE 6.43 30.29
CRS + 1.25 %
MEDAFUGEL 9.4 44.550
CRS + 0.6 %
MEDAACCEL T85 8.9 43.02
73
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
3. Variation de masse :
Tableau(IV.11) : Variation de masse des types de mortier selon le milieu de conservation.
Variation du
poids (g)
Milieux de Type De 2 jours a 7 De 2 jours a 28
conservation Du jours jours
mortier % %
74
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
7,6
7,4
7,2
affaissement (cm)
7
6,8
6,6
6,4
6,2
6
temoin CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
Type de beton
75
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
76
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
2,6
2,55
2,5
2,45
2,4
air occlus (%)
2,35
2,3
2,25
2,2
2,15
2,1
2,05
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MACC
type du beton
77
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
78
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Les tableaux IV.17, IV.18, IV.19et IV.20 ; présentent les résultats de la résistance à
la compression à 7 jour :
79
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV .17) : Conservation dans un milieu ambiant
Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)
CRS 2.360
22.12
2.385
CRS + 15 % 2.342
POUZZOLANE 19.51
2.334
Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)
CRS 2.399
26.247
2.439
CRS + 15 % 2.406
POUZZOLANE 20.13
2.405
80
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV.19) : Conservation dans l’eau thermale à température T = 20±5c°
Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ7j moyenne (MPa)
2.386
CRS 16.565
2.428
2.394
CRS + 15 % 14.14
POUZZOLANE 2.402
2.372
CRS + 1.25 % 20.1
MEDAFUGEL 2.370
2.389
CRS + 0.6 % 11.45
MEDAACCEL T85 2.386
2.416
CRS + 15 % 24.13
POUZZOLANE 2.457
2.454
CRS + 1.25 % 34.4
MEDAFUGEL 2.468
2.489
CRS + 0.6 % 28.59
MEDAACCEL T85 2.415
81
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Les tableaux IV.21, IV.22, IV.23 et IV.24 ; présentent les résultats de la
résistance à la compression à 28 jour
Tableau (IV. 21) : Conservation dans un milieu ambiant.
Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)
2.356
CRS 25.13
2.345
2.344
CRS + 15 % 17.06
POUZZOLANE 2.283
2.424
CRS + 1.25 % 30,22
MEDAFUGEL 2.398
2.395
CRS + 0.6 % 25,23
MEDAACCEL T85 2.396
2.465
CRS + 15 % 21.96
POUZZOLANE 2.430
2.388
CRS + 1.25 % 33.26
MEDAFUGEL 2.411
2.423
CRS + 0.6 % 29,11
MEDAACCEL T85 2.406
82
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
Tableau (IV.23) : Conservation dans l’eau thermales à température (20±5c°)
Densité Compression
Type du béton (g/cm 3) σ28j moyenne (MPa)
2.393
CRS 28,518
2.394
2.395
CRS + 15 % 23,768
POUZZOLANE 2.395
2.395
CRS + 1.25 % 34.61
MEDAFUGEL 2.424
2.425
CRS + 0.6 % 31,31
MEDAACCEL T85 2.397
2.404
CRS 25,19
2.421
2.432
CRS + 15 % 19,95
POUZZOLANE 2.421
2.468
CRS + 1.25 % 23,815
MEDAFUGEL 2.424
2.434
CRS + 0.6 % 22,7
MEDAACCEL T85 2.404
83
Chapitre IV Formulation du mortier et du béton
b. Variation de masse :
Variation du
poids
Milieux de Type De 2 jours a 7 jours De 2 jours a 28 jours
conservation Du (%) (%)
BETON
84
CHAPITRE V Interprétations des résultats
V.1. Introduction :
Notre travail consiste à étudier l’influence des paramètres physiques et mécaniques
sur les propriétés du béton et mortier à l’état frais et durci soumis à un milieu agressif qui est
l’eau thermale. Pour cela nous avons confectionné quatre formulations pour le béton et pour
le mortier.
Les résultats obtenus de l’étude expérimentale sont représenté par les figures ci-
dessous.
1. L’effet de l’affaissement :
7,6
7,4
affaissement (cm)
7,2
7
6,8
6,6
6,4
6,2
6
temoin CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
Type de beton
Figure (V.1): L’affaissement des différents types de béton
• D’après la figure V.1, on constate que l’affaissement des bétons formulés varie entre
6,5 et 7,5 (béton plastique).
• Avec l’ajout du 15% de pouzzolane l’ouvrabilité du béton diminue par rapport au
béton témoin.
• On remarque aussi que le béton est plus plastique avec l’ajout de 1.25% de super
plastifiant MEDAFUG L (MDF) du fait de sa propriété d’hydrofuge par contre la
plasticité du béton diminue avec l’ajout de 0.6% de MEDAACEL T85 ce qui est du à
son effet d’accélérateur de prise.
86
CHAPITRE V Interprétations des résultats
2,6
2,55
2,5
2,45
Air occlus (%)
2,4
2,35
2,3
2,25
2,2
2,15
2,1
2,05
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MACC
type du beton
• D’après la figure V.2, le pourcentage de l’air occlus a diminué dans le béton qui
contient la pouzzolane par rapport au béton ordinaire (témoin), ce qui explique que
les fillers (pouzzolane) remplissent les vides entre les grains dans le cas du béton.
• Pour les éprouvettes qui contiennent les supers plastifiants, l’air occlus as diminué, ce
qui est du au fait que les supers plastifiants jouent le rôle d’un réducteur d’eau.
• Le pourcentage de l’air occlus a diminué ce qui prouve que le béton est plus compact
(compacité élevée).
87
CHAPITRE V Interprétations des résultats
2,54
2,52
2,5
ρ (g/cm3)
2,48
2,46
2,44
2,42
2,4
ordinaire CRS+POUZ CRS+MDF CRS+MDAC
type de beton
88
CHAPITRE V Interprétations des résultats
50
45 eau potable T=20 ± 5°c
40
35
30
Rc (MPa)
25
CRS+MDAC
CRS+POUZ
CRS+MDF
20
CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+POUZ
15 CRS
CRS
10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.4) : Résistance à la compression du mortier dans le
milieu ambiant et l’eau potable
40
35
eau potable T=20 ± 5°c
30
25
Rc (MPa)
20
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+MDF
CRS+MDAC
15
CRS+POUZ
CRS
CRS
10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.5) : Résistance à la compression du béton dans le
milieu ambiant et l’eau potable
89
CHAPITRE V Interprétations des résultats
40
Rc (MPa)
30
CRS+MDAC
CRS+MDAC
CRS+POUZ
20
CRS+MDF
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS
CRS
10
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.6) : Résistance à la compression du mortier dans l’eau potable et
l’eau thermal
40
eau potable T=20 ± 5°c
35
eau thermal T=20 ± 5°c
30
25
Rc (MPa)
20
CRS+MDF
CRS+MDAC
15
CRS+MDAC
CRS+POUZ
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS
10
CRS
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)
• A 7 jours les résultats sont comparables dans les deux milieux mais à 28 jours les
échantillons conservés dans l’eau thermale sont devenus plus résistants que ceux
conservés dans l’eau potable.
• Les résultats des formulations avec adjuvant sont supérieurs à celle des formulations
sans adjuvants (moins de vides- E/C faible).
• La formulation avec pouzzolane donne toujours les résultats les plus faibles par
rapport aux autres formulations quelque soit le milieu de conservation ou l’âge. Cela
est du à la réactivité à moyen terme de la pouzzolane.
• La résistance des bétons et mortiers dans l’eau thermale est légèrement supérieure à
celle des bétons et mortiers conservés dans l’eau potable. Ce résultat a été démontré
90
CHAPITRE V Interprétations des résultats
par Messaouden [13] en expliquant que lorsque le milieu contenant de petites
quantités en sulfates (dans notre cas1000 mg/l), les formations gypseuses se
substituent à la Portlandite facilement soluble. Ces formations comblent les vides et le
béton devient plus compact et plus résistant.
50
40
Rc (MPa)
30
CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDF
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
40
35
30
25
Rc (MPa)
20
CRS+MDF
CRS+MDAC
CRS+MDACC
15
CRS+POUZ
CRS
CRS
10
5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
• D’après la figure V.7, on observe que les éprouvettes qui contiennent les adjuvants
(MEDAFUGE L ou MEDAACCEL T 85) donnent de meilleures résultats à la
compression par rapport au témoin (CRS) ou ceux qui contiennent l’ajout de la
pouzzolane (E/C faible).
• On observe aussi que la formulation avec le super plastifiant MEDAFUGE L (MDF)
donne des résultats meilleurs que tous les autres. Ceci explique que notre béton et plus
compacte et donc plus imperméable.
91
CHAPITRE V Interprétations des résultats
• Les éprouvettes formulées à base de CRS+Pouzzolane donnent de faibles résultats par
rapport au témoin au jeune âge ce qui confirme la réactivité à moyen terme de la
pouzzolane.
60
50
40
RC (MPa)
CRS+MDF
CRS+MDAC
30
CRS+POUZ
eau potable T=20 ± 5°c
CRS+MDF
CRS+MDAC
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
Figure (V.10) : Résistance à la compression du mortier à températures
différentes
40
35
30
25
RC (MPa)
CRS+MDF
CRS+MDAC
20
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+POUZ
• A partir des figures si dessus, on observe que les résistances des mortiers et bétons
dans les 7 premiers jours, pour les deux milieux à température 20°C sont comparables.
• La résistance augmente légèrement à 70°C : l’augmentation de la température accélère
la prise et par conséquent le durcissement au jeune âge.
• Par contre, après 28 jours, les résistances à la compression des éprouvettes conservées
à 70°C, sont inférieures à celles des autres conservées à 20°C. La température de 70°C
92
CHAPITRE V Interprétations des résultats
et la période de conservation (28j) ont eu un effet négatif sur la résistance, ceci
s‘explique par la dégradation de la matrice cimentaires : décomposition des CSH.
• Evidemment, les résistances des éprouvettes qui contiennent des supers plastifiants
sont toujours meilleurs que les résistances des témoins et ceux qui contiennent l’ajout
de pouzzolane.
93
CHAPITRE V Interprétations des résultats
0
7 7 7 7 28 28 28 28
-1
CRS+MDF
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDAC
CRS+POUZ
Perte de masse (%)
-2 CRS
-3
CRS
-4
-5
-6
-7
Age(jours)
0
7 7 7 7 28 28 28 28
-0,5
CRS+MDF
CRS+MDAC
CRS+POUZ
CRS+MDAC
CRS+MDF
Perte de masse (%)
CRS+POUZ
-1
CRS
CRS
-1,5
-2
-2,5
-3
age(jours)
-3,5
• La masse des éprouvettes en milieu ambiant (20°C) diminue par rapport à sa masse
initiale (au démoulage après 2 jours) suite à l’évaporation de l’eau et l’hydratation du
ciment.
• Les échantillons confectionnés avec ajout d’adjuvants (1.25 % MDF ou 0.6 %
MDAC) sont plus denses (moins de perte de masse) que ceux sans adjuvants : l’eau
occlus dans les vides a été évacuée.
• L’ajout de pouzzolane diminue la masse, cela est du à sa grande porosité [13].
94
CHAPITRE V Interprétations des résultats
2,5
Variation de masse (%)
1,5
CRS+MDAC
CRS+MDF
CRS+MDF
CRS
CRS+MDAC
CRS+POUZ
1
CRS+POUZ
CRS
0,5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age (jours)
1,4
1,2
1
Variation de masse (%)
0,8
CRS+MDF
CRS+MDAC
0,6
CRS+MDAC
CRS+POUZ
0,4
CRS+MDF
CRS+POUZ
CRS
0,2
CRS
0
7 7 7 7 28 28 28 28
-0,2
Age(jours)
• On remarque un gain de masse pour tous les échantillons qui est justifié par
l’absorbation de l’eau du milieu de conservation
• Les échantillons qui sont formulés à base de (CRS, CRS avec POUZZOULANE), le
gain des poids est inferieur que les autres échantillons avec adjuvants (MDF,
MEDAACCEL).
• Le gain durant les premiers 7 jours est supérieur à celui de 28 jours.
• On remarque aussi un cas particulier dans le béton qui contient 15% de pouzzolane à
28 jours (une diminution de masse). La pouzzolane est plus légère que le clinker.
95
CHAPITRE V Interprétations des résultats
4
3,5
Variation de masse (%)
3
2,5
CRS+POUZ
2
CRS+POUZ
CRS+MDF
CRS+MDAC
1,5
CRS+MDF
CRS+MDAC
CRS
CRS
1
0,5
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)
figure (V.16): Variation de masse dans l'eau thermal T=20°c
pour le mortier
1,6
Variation de masse (%)
1,4
1,2
1
CRS+POUZ
0,8
CRS+POUZ
CRS
CRS+MDAC
CRS+MDAC
CRS+MDF
0,6
CRS+MDF
CRS
0,4
0,2
0
7 7 7 7 28 28 28 28
age(jours)
figure (V.17): Variation de masse dans l'eau thermal T=20°c
pour le mortier
96
CHAPITRE V Interprétations des résultats
4
3,5
Variation de masse (%)
3
2,5
2
1,5
CRS+MDAC
CRS+MDAC
CRS+POUZ
CRS+POUZ
CRS+MDF
CRS+MDF
1
0,5
CRS
CRS
0
7 7 7 7 28 28 28 28
Age(jours)
figure (V.18): Variation de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le
mortier
1
0,9
0,8
Variation de masse (%)
0,7
0,6
0,5
CRS+POUZ
CRS
CRS+POUZ
CRS
CRS+MDAC
0,4
CRS+MDF
CRS+MDAC
0,3 CRS+MDF
0,2
0,1
0
7 7 7 7 28 28 28 28
age(jours)
figure (V.19): Variation de masse dans l'eau thermal T=70°c pour le mortier
• On remarque un gain de masse pour tous les échantillons qui est justifié par
l’absorbation de l’eau du milieu de conservation
• Les échantillons qui contiennent les adjuvants (MDF, MEDEACCEL), le gain de
masse poids est inferieur que les autre échantillons tel que CRS, CRS avec ajouts de
pouzzolane
• Les gains durant les premiers 7 jours sont inferieures que les derniers 28 jours.
97
CHAPITRE V Interprétations des résultats
0
Masse (%)
-6
Age(jours)
-8
figure (V.20): Variation de la masse du mortier dans differents milieux
2
1,5
1
0,5
0
Mileu ambiant
Masse (%)
-0,5 7 7 7 7 28 28 28 28
Eau potable T=20°c
-1
Eau thermale T=20°C
-1,5
Eau thermale T=70°c
-2
-2,5
-3 Age(jours)
-3,5
figure (V.20): Variation de la masse du béton dans differents milieux
• Les ciments avec ajouts de pouzzolane augmente la masse des mortiers et béton suite à
la réaction Pouzzolanique (Ca(OH)2+ SiO2 CSH) qui forme d’autres CSH
plus stable, ces CSH comblent les vides intergranulaires.
• Dans l’eau thermale, on enregistre un gain de masse plus important pour les premiers
7 jours que dans les derniers jours (28j) ont eu un effet négatif sur la résistance, ceci
s‘explique par la dégradation de la matrice cimentaires : décomposition des CSH.
98
Conclusion générale et perspectives
1. Conclusion générale :
L’étude pratique nous a permis de comprendre, la formulation, la caractérisation des
bétons, à l’état frais et durci, l’effet de l’ajout de pouzzolane et des adjuvants (MDF,
MDAC) dans différents milieux de conservation représentant l’eau thermale.
Une chute considérable des résistances mécanique à 28 jours par rapport au béton témoin
conservé dans l’eau potable à 20±5° de l’ordre de :
Le pourcentage de l’air occlus diminue dans les bétons qui contiennent 15% de l’ajout
de pouzzolane ou les adjuvants ; 1,25 % MDF, 0,6% MDAC.
Les résistances à la compression des éprouvettes conservées dans l’eau potable sont
plus grandes que ceux conservées à l’air libre.
Les résultats à la compression des formulations avec adjuvant sont supérieurs à celle
des formulations sans adjuvants.
Les résistances des éprouvettes qui contiennent des supers plastifiants sont toujours
meilleures que les résistances des témoins et ceux qui contiennent l’ajout de pouzzolane dans
touts les milieux des conservations.
Conclusion générale et perspectives
La masse des éprouvettes en milieu ambiant (20°C) diminue par rapport à sa masse
initiale (au démoulage après 2 jours).
Les échantillons confectionnés avec ajout de (1,25% MDF ou 0,6% MDAC) sont plus
denses (moins de perte de masse) que ceux sans adjuvants.
Le principal résultat de cette étude est celui du béton avec adjuvant MEDAFUGE L
qui résiste mieux à l’eau thermale.
2. Perspectives
Pour comprendre mieux l’effet de l’eau thermale sur les propriétés des bétons, l’étude à
longue échéance est plus que nécessaire (1 an)
Références bibliographiques
[1] [Link] – ARROMAN, [Link]. «Granulats, Sols, Ciments et Béton ». 4e édition
actualisée.
[3] COURS EN LIGNE, Matériaux de construction, le béton, Chapitre 6, Disponible sur site
web <[Link]
[4] COURS EN LIGNE, Matériaux de construction, Les ciments, Chapitre 2, Disponible sur
site web <[Link]
[5] AMMARI MOHAME et ABDELOUAHAD SIHEM « thèse sur L’effet des fillers de
marbres sur la réponse mécanique d’un béton recyclé à base de ciment CRS » Juin 2006.
[11] Guigue S., ‘‘ Les sources thermo minérales de l’Algérie’’, Etude géochimique, Bulletin
du service de la carte géologique de l’Algérie, 1947, série 3, volume 2.