Cours de Géométrie Affective Euclidienne
Cours de Géométrie Affective Euclidienne
2022-2023
Table des matières
1 Espace Ane 2
1.1 Dénition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Repère cartésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Sous-espaces ane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1
Chapitre 1
Espace Ane
1.1 Dénition
Dénition 1.1. Soit E un espace vectoriel. Un espace ane de direction E est un ensemble
−→ −→
−→
non vide E muni d'une application Φ de E × E dans E qui à un couple (A, B) de E associe
−
−−−
→
un vecteur noté AB et qui vérie
−
−−−
→ −−−−
→ −−−−
→
1) ∀(A, B, C) ∈ E 3 , AB + BC = AC (relation de Chasles).
−→
2) Pour tout point A de E, l'application ΦA dénie de E dans E par
−−−−→ −→
ΦA (M ) = Φ(A, M ) = AM est une bijection de E dans E .
−→
La dimension de l'espace ane E est par dénition celle de l'espace vectoriel E associé.
Les éléments de E sont appelés des points.
−→
Dans toute la suite on notera par E un espace ane et par E sa direction.
Remarque 1.1.
−→
1) On peut munir un espace vectoriel E d'une structure d'espace ane, de direction l'espace
−→ −→ −→ −→
vectoriel E lui-même, dite structure ane canonique : Φ est l'application de E × E dans E
dénie par −uv
−→
= Φ(u, v) = v − u. Donc v = u + uv .
−−→
Sans autre précision, un espace vectoriel sera toujours muni de sa structure ane canonique.
−
−−−
→
2)Si Φ−1
A (u) = B on écrit : B = A + u et cela signie que AB = u.
D'après cette notation on a
−→ −→
E = A + E = {A + x | x ∈ E }.
2
b. On dénit Φ de E ×E dans R3 par Φ((x, y, z), (x′ , y ′ , z ′ )) = (x′ −x, y ′ −y, z ′ −z). Montrez que
−→
Φ(E × E) est inclus dans E et que Φ dénit sur E une structure d'espace ane dont l'espace
−→
vectoriel sous-jacent est E .
1.2 Propriétés
Proposition 1.1.
−→
i) Pour tout point A ∈ E et tous vecteurs u, v ∈ E :
A + (u + v) = (A + u) + v
ii) Pour tous points A, B ∈ E :
−
−−−
→
AB = 0 ⇐⇒ A = B,
−
−−−
→ −
−−−
→
BA = −AB .
Remarque 1.2.
−
−−−−−
→ −−−−−−→
(A0 , ..., An ) est un repère ane de E si et seulement si (A0 , A0 A1 ..., A0 An ) est un repère
cartésien de E.
3
Dénition 1.4. Soient F et G deux sous-espaces anes de E de directions respectives F et
−→
−→
G . On dit que :
−→ −→
F et G sont parallèles si F = G ,
−→ −→
F est faiblement parallèle à G si F ⊂ G .
Proposition 1.2. Soit (Fi )i∈I une famille de sous-espaces anes de E. Leur intersection est
−→ −→
soit vide, soit un sous-espace ane de direction ∩i∈I F i , où les F i sont les directions des Fi .
−→ −→
Démonstration. Si ∩i∈I Fi ̸= ∅. Soit A ∈ ∩i∈I Fi , alors ∩i∈I Fi = ∩i∈I (A + F i ) = A + (∩i∈I F i )
−→ −→
et ∩i∈I F i est un s.e.v de E .
Dénition 1.5. Soit X une partie non vide de E. l'intersection des sous-espaces anes conte-
nant X s'appelle le sous-espace ane engendré par X. On le note Af f (X).
Démonstration.
i) D'après la proposition précédente.
−
−−−→
ii)Posons F = A + V ect({AB |B ∈ X}).
−
−−−
→
Soit M ∈ F, alors il existe I ⊂ R tel que M = A + λ∈I, B∈X λAB ∈ Af f (X).
P
−
−−−→
Soit B ∈ X, alors B = A + AB ∈ F. Donc X ⊂ F et par suite Af f (X) ⊂ F.
4
Dénition 1.6. Soient F et G deux sous-espaces anes de E de direction respectives F et G .
−→ −→
−→ −→ −→
On dit que F et G sont supplémentaires dans E si E = F ⊕ G .
Démonstration.
−→ −→ −→
Si F et G sont supplémentaires dans E, alors E = F ⊕ G . D'après la Proposition 1.4,
−
−−−−−−−−−−−−−−
→ −→
Af f (F ∪ G) = E , donc Af f (F ∪ G) = E et F ∩ G ̸= ∅. De plus F ∩ G contient un unique
−−−−−
→ −→ −→
point car ∀M, N ∈ F ∩ G, M N ∈ F ∩ G = {0}, donc M = N.
−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
Si Af f (F ∪ G) = E et F ∩ G = {B}, E = F + G et F ∩ G = {0}, car ∀u ∈ F ∩ G , B + u ∈
−−−−
→
F ∩ G = {B}. Donc u = BB = 0.
5
Chapitre 2
Espaces Ane Euclidien
2.1 Rappels sur les espaces vectoriels euclidiens :
Remarque 2.1. Cette première partie a pour but de développer les principaux résultats concer-
nant les espaces vectoriels euclidiens. Cette étude n'est pas une n en soi mais elle est le passage
obligé pour étudier ensuite les espaces anes euclidiens qui sont l'objet principal du programme
de géométrie.
−→
On note E un espace vectoriel de dimension n non nulle sur le corps des réels R.
couple de vecteurs (x, y) associe un scalaire réel noté (x|y) ( ou x.y ou ⟨x, y⟩, ...) vériant les
trois propriétés suivantes :
PS1) l'application ϕ : (x, y) 7→ (x|y) est bilinéaire, c'est-à-dire linéaire en x :
−→
∀x, x′ , y ∈ E ; ∀λ, λ′ ∈ R; (λx + λ′ x′ |y) = λ(x|y) + λ′ (x′ |y),
6
−→
Un espace vectoriel E de dimension ni muni d'un produit scalaire est appelé un espace vectoriel
euclidien.
Remarques 2.1.
1. Grâce à la symétrie on peut se limiter à vérier la linéarité sur l'un des facteurs.
2. La condition PS1 appliquée avec λ = λ′ = 0 montre qu'on a (0|y) = (y|0) = 0 pour tout
−→
y ∈ E . À l'inverse, 0 est le seul vecteur x vériant (x|y) = 0 pour tout y (comme on le voit
avec la condition PS3 appliquée à x). On dit que la forme bilinéaire ϕ est non dégénérée.
Exemples : Les applications suivantes sont elles des p.s :
1) φ : R3 × R3 → R tel que φ((x1 , x2 , x3 ), (y1 , y2 , y3 )) = 2x1 y1 + x2 y1 + x1 y2 + 2x2 y2 .
2) φ : R3 × R3 → R tel que φ((x1 , x2 , x3 ), (y1 , y2 , y3 )) = 2x1 y1 + x2 y1 .
Exercice 1 :
−→ −→
E est un espace vectoriel euclidien muni d'un p.s (.|.). Soit x ∈ E tel que : (x|x) = 0. Montrer
−→
que pour tout y ∈ E ; (x|y) = 0.
2.1.2 Norme :
Théorème 2.1. soit (.|.) un p.s sur E , alors : ∥x∥ =
−→ −→
(x|x) est une norme sur E . c'est à
p
dire :
−→
N1) ∀x ∈ E , ∥x∥ ≥ 0 et (∥x∥ = 0 ⇐⇒ x = 0);
−→
N2) ∀λ ∈ R, ∀x ∈ E , ∥λx∥ = |λ|∥x∥;
−→
N3) Inégalité triangulaire : ∀x, y ∈ E , ∥x + y∥ ≤ ∥x∥ + ∥y∥.
−→
Cette norme s'appelle norme euclidienne de E .
Pour la preuve de ce théorème nous avons besoin de l'inégalité de Cauchy-Schwartz suivante :
Lemme 2.1. On a pour tout x, y dans E , l'inégalité :
−→
|(x|y)| ≤ ∥x∥∥y∥.
∀λ ∈ R; (x + λy|x + λy) ≥ 0.
7
Cette expression est un trinôme du second degré en λ qui est toujours positif ou nul, donc son
discriminant ∆′ = (x|y)2 − (x|x)(y| y) ≤ 0. D'où l'inégalité cherchée.
Il est clair que si x et y sont colinéaires on a égalité. Réciproquement, si y est nul, x et y sont
évidemment colinéaires. Si on a égalité, et que y ne soit pas nul, le discriminant ∆′ est nul,
donc l'équation a une racine double réelle λ0 :
(x + λ0 y|x + λ0 y) = 0.
2.1.3 Orthogonalité :
Dénition 2.2. On dit que deux éléments x et y de E sont orthogonaux si on a (x|y) = 0. On
−→
−→
l'ensemble A⊥ = {x ∈ E | ∀y ∈ A : (x|y) = 0}.
8
Remarques 2.3.
−→
1. A⊥ est un sous-espace vectoriel de E .
2. L'application V → V ⊥ est décroissante : si on a V ⊂ W on a, à l'inverse, W ⊥ ⊂ V ⊥ .
−→ −→
directe : E = V ⊕ V ⊥ et donc l'égalité : dimV ⊥ = dim E − dim V.
−→
de E si :
ei .ej = 0 si i ̸= j et ∥ei ∥ = 1 pour 0 ≤ i, j ≤ n
Remarques 2.4.
Les calculs relatifs aux normes et aux produits scalaires sont très faciles quand on travaille dans
une base orthonormée.
−→ −→
Soient E un e.v.e muni d'une base orthonormée (e1 , ..., en ) et x, y ∈ E tel que x = ni=1 xi ei
P
1. Les coordonnées de x sont données par les formules xi = [Link] avec i = 1, ..., n.
2. x.y = ni=1 xiyi.
P
3. ∥x∥ =
pPn 2
i=1 xi .
Bien entendu il faut encore s'assurer qu'il existe des bases orthonormées. C'est l'objet de la
proposition suivante :
Proposition 2.3. Dans tout espace euclidien il existe des bases orthonormées.
Démonstration. On démontre la proposition par récurrence sur n. Elle est triviale pour n = 1
x
(car on peut toujours remplacer un vecteur x non nul par le vecteur , colinéaire et de
∥x∥
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norme 1). Supposons la démontrée pour n et passons à n+1. Prenons un vecteur e0 non nul que
l'on peut supposer de norme 1 comme ci-dessus et considérons la droite vectorielle D = Re0
−→
engendrée par e0 . D'après la proposition 2.2, D⊥ est un hyperplan et on a E = D⊕D⊥ . L'espace
D⊥ muni de la restriction du produit scalaire est un espace euclidien de dimension n. Par
l'hypothèse de récurrence il contient une base orthonormée (e1 , ..., en ). Alors (e0 , e1 , ..., en )
−→
est une base orthonormée de E . En eet, par hypothèse, les ei sont de norme 1 et les ei pour
i ≥ 1 sont orthogonaux deux à deux. Enn e0 est orthogonal aux autres ei par dénition de
D⊥ .
−→
dit que E est un espace ane euclidien si E est un espace vectoriel euclidien, i.e. si l'on s'est
−→
donné un produit scalaire sur E .
produit scalaire déni par x.y = ni=1 xi yi , on obtient un espace ane euclidien que l'on peut
P
appeler espace ane euclidien canonique de dimension n. En utilisant les repères orthonormés
on montre que tous les espaces anes euclidiens de dimension n sont isomorphes à celui-là.
Dans toute la suite E désigne un espace ane euclidien xé, de dimension n et x.y le produit
−→
scalaire des vecteurs x et y de E .
2.2.2 Distance :
Dénition 2.6. On dénit une distance d sur E par la formule : d(A, B) = ∥AB ∥. On notera
−
−−−
→
10
2.2.3 Boules et sphères :
Soient O un point de E et r un réel positif ou nul. La sphère (resp. la boule fermée) de centre O et
de rayon r est l'ensemble S(O, r) = {M ∈ E|OM = r}, (resp. B(O, r) = {M ∈ E|OM ≤ r}.)
Si E est de dimension 2, on parle de cercle et de disque fermé plutôt que de sphère et de boule
fermée.
Exercices :
1. Dans l'espace ane euclidien canonique Rn montrez que l'équation de la sphère de centre
a = (a1 , ..., an ) et de rayon r est
Réciproquement, déterminer l'ensemble des points x = (x1 , ... , xn ) vériant une équation de
la forme :
x21 + ... + x2n − 2a1 x1 − ... − 2an xn + c = 0.
2. Dans le plan ane euclidien canonique R2 , montrez que le cercle de centre a = (a1 , a2 )
et de rayon r admet la représentation paramétrique : x1 = a1 + rcost, x2 = a2 + rsint pour
t ∈ [0, 2π[ ou pour t ∈] − π, +π].
3. Montrer que pour tout point M appartientà une sphère de diamètre [AB], si et seulement si
le triangle ABM est rectangle en M.
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2.2.5 Orthogonalité et perpendicularité des sous-espaces :
Orthogonalité :
Dénition 2.8.
−→ −→ −→ −→⊥
1) On dit que F et G sont orthogonaux si F et G le sont, i.e. si G ⊂ F (ou encore, si
−→ −→⊥
F ⊂ G ). On note alors F ⊥G ou G⊥F .
−→ −→ −→ −→⊥
2) On dit que F et G sont supplémentaires orthogonaux si F et G le sont, i.e. si G = F (ou
−→ −→⊥
encore, si F = G .)
Démonstration.
−→ −→ −→ −→
1) Si F ⊥G, alors F ⊥G , donc F ∩ G = {0}. Par suite, si F ∩ G n'est pas vide, alors pour
−
−−−−→ −→ −→ −
−−−−
→
M, N ∈ F ∩ G, M N ∈ F ∩ G = {0}. Donc M N = 0 et M = N.
2) D'après la Proposition 1.5 du Chapitre 1.
Remarques 2.5.
−→
- Les hyperplans vectoriels d'un espace vectoriel E de dimension quelconque sont la généralisa-
tion des plans vectoriels d'un espace vectoriel de dimension 3 : ce sont les sous-espaces vectoriels
−→ −→
de codimension 1 dans E . Si E est de dimension nie n non nulle, les hyperplans sont donc
les sous-espaces de dimension n − 1.
- Un hyperplan ane d'un espace ane est un sous espace ane associé à un hyperplan vec-
toriel.
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Exemple 2.2. Dans un triangle ABC d'un plan ane euclidien, l'unique droite passant par
A et orthogonale à (BC) s'appelle la hauteur issue de A. Son unique point d'intersection avec
(BC) est son pied. (On dénit de même les hauteurs issues de B et de C.)
Remarques 2.6.
- En dimension 2, les trois dénitions précédentes de la perpendicularité coïncident. En parti-
culier, pour deux droites d'un plan ane, orthogonales est synonyme de perpendiculaires.
- En revanche, en dimension 3, deux hyperplans ne peuvent jamais être orthogonaux (puisque
la somme des dimensions de leurs directions est ≥ 2n − 2 > n), et a fortiori on ne peut pas dire
que deux hyperplans sont perpendiculaires si et seulement s'ils sont sécants et orthogonaux. Cet
exemple illustre la diérence des notions introduites.
- En réalité, il n'existe aucune dénition de la perpendicularité qui englobe simultanément les
trois dénitions précédentes (et qui réponde donc aux conventions habituelles) en toute dimen-
sion.
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Vecteur normale à un hyperplan :
Dénition 2.10. Soit H un hyperplan ane d'un espace euclidien E, de direction un hyperplan
−−→ −
−→
vectoriel H. On appelle vecteur normal à H tout vecteur non nul de la droite vectorielle D =
−
−→⊥
H .
c.à.d : n n n
ai ci = 0 ( on prend b =
X X X
ai xi − ai ci .)
i=1 i=1 i=1
Réciproquement :
supposons qu'il existe b ∈ R tel que H est l'ensemble des points M (x1 , ..., xn ) d'équation :
n
X
ai xi + b = 0.
i=1
ker f = (vect(u))⊥ .
n n
X X c −−−−→
M ∈ H ⇐⇒ ai xi + c = 0 ⇐⇒ ai xi + ak (xk + ) = 0 ⇐⇒ CM .u = 0.
i=1 i=1, i̸=k
ak
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2.3 Projection orthogonale :
2.3.1 Projeté orthogonal :
Dénition 2.11. Soient V un sous-espace ane de dimension k, M un point de E et W son
supplémentaire orthogonal passant par M. L'unique point d'intersection de V et W est appelé
projeté orthogonal de M sur V.
L'application qui à M associe son projeté orthogonal sur V est appelée projection orthogonale
de E sur V et notée p⊥V ou simplement pV .
Supposons E muni d'un repère orthonormé R. Dans ce repère, soient (ai )1≤i≤n les coordonnées
de A, et soit α1 x1 + ... + αn xn + c = 0 une équation cartésienne de H. Alors
|α1 a1 + ... + αn an + c|
d(A, H) = p .
α12 + ... + αn2
−−−−→ −
−→⊥ −−−−→
Démonstration. Comme AA′ ∈ H , alors il existe λ ∈ R tel que AA′ = λN.
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−−−−→
−−−−→ AA′ .N
Par suite AA .N = λ∥N ∥ . Donc λ =
′ 2
. d'où
∥N ∥2
−−−−→ −−−−→
AA′ .N
−−−−→
′ |AA′ .N |
d(A, H) = ∥AA ∥ = ∥N ∥ = .
∥N ∥2 ∥N ∥
Donc −
−−−
→
−
→
BA .u
t = −→ 2 .
∥u ∥
On conclut que −
−−−
→
−
→
BA .u −→
−
−−−
→
AH = BA − −→ 2 u .
∥u ∥
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la sphère de l'espace ane euclidien V, de centre w et de rayon r = R2 − d2 si R > d,
réduite au point w si R = d,
vide si R < d.
−→ −→⊥
Démonstration. w = pV (o). Si m ∈ V, on a −wm −−−
→
∈ V et wo ∈ V , donc le théorème de
−
−−→
D'où
∅ si R − d < 0
2 2
S∩V = {w} si R2 − d2 = 0
√
S (w, R2 − d2 ) la sphère de V si R2 − d2 > 0.
′
Exemples :
1) L'intersection d'une droite et d'une sphère est formée de 0, 1 ou 2 points.
Déterminer les points d'intersection
( de la sphère d'équation x + y + z − 4x + 2z − 4 = 0 avec
2 2 2
x+y+z+2 = 0
la droite d'équation cartésienne
3x − y + z + 4 = 0
2) L'espace ane E de dimension 3 est rapporté à un repère orthonormé. Soit H le plan ane
d'équation : x − 2y + 2z − 1 = 0. S est la sphère de centre o(2, −2, 2) et de rayon R = 3.
Déterminer S ∩ H.
Proposition 2.12. Soit S une sphère de centre o. Pour a ∈ S il existe un unique hyperplan
tangent à S en a, noté Ta (S). C'est l'hyperplan orthogonal à la droite (oa) passant par a. Les
sous-espaces anes tangents à S en a sont exactement les sous-espaces anes de Ta (S) passant
par a.
Démonstration. On sait d'après la Proposition 2.11 que si Ta (S) ∩ S = {a}, alors p⊥ Ta (s) (o) = a,
donc Ta (S) = a + vect(oa ) .
−−→ ⊥
Ta (S) est associé à l'hyperplan vectoriel vect(oa )⊥ . Donc les sous-espaces anes tangents à S
−−→
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en a ont pour directions les sous espaces vectoriels inclus dans vect(−oa ) . Donc sont exactement
−→ ⊥
plan P qui passe par les points A(0, 2, 0) et B(1, 0, 2) et qui est parallèle à la droite Ox et
ainsi que le plan Q qui passe par le point C(1, 2, −2) et de vecteur normal −n→ = (0, 3, 1).
a) Ecrire les équations cartésiennes des plans P et Q.
b) Déterminer l'équation cartésienne de la sphère S de centre Ω(1; 0; 0) et tangente au plan P.
c) Déterminer les coordonnées du centre ω et le rayon r du cercle Γ d'intersection de la sphère
S avec le plan Q.
d) Montrer que la droite D d'intersection des plans P et Q est tangente au cercle Γ.
Exercice 3 :
Soient a, b, o trois points du plan tels que o soit le milieu de [ab]. Montrer qu'un point m du
plan appartient au cercle de diamètre [ab] si et seulement si le triangle amb est rectangle en m.
1
En déduire qu'un triangle amb est rectangle en m si et seulement si om = ab.
2
Exercice 4 :
Tangentes à une sphère issues d'un point. Soit S(o, R) une sphère et a un point de E. On
se propose de déterminer les droites D tangentes à S et passant par a. 1) Montrez que si
D ∩ S = {m}, on a R2 + am2 = ao2 . Déduisez-en que l'ensemble des points de contact m
éventuels est l'intersection de S et d'une sphère S ′ . Discutez.
2) On se place dans le plan, donnez une construction à la règle et au compas des tangentes à
un cercle C passant par un point a donné. Discutez.
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