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Évaluation des Risques en Sous-Oeuvre

Le document traite de l'évaluation des risques liés à la reprise en sous-œuvre, une technique de construction visant à renforcer les fondations. Il aborde les notions fondamentales telles que les aléas, la vulnérabilité, la criticité et les conséquences, ainsi que la méthodologie d'évaluation des risques. L'objectif est de garantir la sécurité des projets de construction tout en minimisant les impacts financiers et environnementaux.

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Évaluation des Risques en Sous-Oeuvre

Le document traite de l'évaluation des risques liés à la reprise en sous-œuvre, une technique de construction visant à renforcer les fondations. Il aborde les notions fondamentales telles que les aléas, la vulnérabilité, la criticité et les conséquences, ainsi que la méthodologie d'évaluation des risques. L'objectif est de garantir la sécurité des projets de construction tout en minimisant les impacts financiers et environnementaux.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

SOMMAIRE

INTRODUCTION ................................................................................................. 2
I. NOTIONS FONDAMENTALES POUR L’EVALUATION DES RISQUES ............... 3
1. LES ALEAS ............................................................................................................. 3
2. LA VULNERABILITE ............................................................................................ 5
3. LA CRITICITE ........................................................................................................ 7
4. CONSEQUENCES .................................................................................................. 8
5. RISQUES ................................................................................................................. 9
II. MÉTHODOLOGIE D’ÉVALUATION DES RISQUES ............................................. 10
1. IDENTIFICATION DES ALEAS .......................................................................... 10
2. ANALYSE DE LA VULNERABILITE ................................................................ 12
3. ÉVALUATION DE LA CRITICITE ...................................................................... 13
4. SIMULATION DES CONSEQUENCES .............................................................. 14
5. GESTION DES RISQUES .................................................................................... 15
III. CONSÉQUENCES D’UNE MAUVAISE ÉVALUATION DES RISQUES ............ 16
1. CONSEQUENCES TECHNIQUES ET STRUCTURELLES .............................. 16
2. CONSEQUENCES FINANCIERES ..................................................................... 18
3. CONSEQUENCES HUMAINES ET SOCIALES ................................................ 18
4. CONSEQUENCES ENVIRONNEMENTALES ................................................... 19
5. SYNTHESE ........................................................................................................... 20
CONCLUSION ................................................................................................... 21
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................. 22
TABLE DES MATIERES ................................................................................... 23

1
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

INTRODUCTION

La reprise en sous-œuvre est une technique cruciale dans le domaine de la construction,


utilisée pour renforcer ou remplacer les fondations existantes d’une structure. Elle intervient
généralement lorsque les fondations initiales ne répondent plus aux exigences actuelles, que ce
soit à cause d’un agrandissement du bâtiment, de changements dans les charges portées ou de
l’évolution des conditions géotechniques du sol. Cependant, ces travaux présentent de
nombreux risques qui, s’ils ne sont pas anticipés, peuvent entraîner des conséquences graves,
telles que l’effondrement partiel ou total de la structure, des impacts environnementaux ou
encore des coûts supplémentaires importants. L’évaluation des risques devient alors une étape
incontournable pour garantir la sécurité et la réussite des projets de reprise en sous-œuvre. Cette
évaluation s’appuie sur une méthodologie rigoureuse, prenant en compte plusieurs notions clés
: aléa, vulnérabilité, criticité, conséquences et risques. Ces concepts permettent d’analyser les
dangers potentiels, d’en mesurer les impacts, et de planifier des mesures préventives et
correctives adaptées. Ainsi, l’objectif de cette étude est de comprendre les étapes et les outils
nécessaires pour une évaluation optimale des risques dans un projet de reprise en sous-œuvre,
afin d’assurer la sécurité des travailleurs, des structures et des riverains, tout en maîtrisant les
impacts financiers et environnementaux.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

I. NOTIONS FONDAMENTALES POUR L’EVALUATION DES


RISQUES

L’évaluation des risques repose sur une combinaison de science, d’experience, et de


prévoyance. Elle est essentielle pour la prise de décision en matière de prévention, de
mitigation, et de gestion des risques dans tout projet de construction ou de réhabilitation. Pour
évaluer les risques, notamment dans des projets de construction ou des reprises en sous-œuvre,
plusieurs notions fondamentales doivent être comprises et appliquées :

1. LES ALEAS
Un aléa est un événement ou phénomène qui peut potentiellement causer des dommages
ou représenter un danger. Dans le contexte de la construction et plus spécifiquement de la
reprise en sous-œuvre, ces aléas peuvent être divers et variés.

Identification des aléas spécifiques à une reprise en sous-œuvre :

NATURE DU SOL
➢ Argileux : Les sols argileux peuvent gonfler avec l’humidité et rétrécir en période de
sécheresse, ce qui peut causer des mouvements de terrain et des fissures dans les structures
environnantes. Les aléas ici incluent les risques de tassements différentiels et de
déstabilisation des fondations.

3
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

Figure : Retrait-Gonflement des argiles

➢ Rocheux : Bien que généralement plus stables, les sols rocheux peuvent présenter des aléas
liés à la fracturation naturelle ou aux cavités karstiques, ce qui pourrait nécessiter des
techniques spécifiques de renforcement ou de consolidation.

Figure : Fracturation naturelle d’un massif

➢ Sableux : Les sols sableux sont moins cohésifs, et donc plus susceptibles aux écoulements
ou affaissements, particulièrement sous l’effet des vibrations ou du poids additionnel des
nouvelles constructions. Les aléas comprennent les risques de liquéfaction en cas de séisme.

Figure : Sol Sableux

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

PROXIMITE DE STRUCTURES ADJACENTES OU DE RESEAUX


SOUTERRAINS :

➢ Structures adjacentes : La présence de bâtiments ou infrastructures à proximité peut


augmenter le risque de dommages par propagation des vibrations, tassements ou
mouvements de terrain, surtout si ces structures ne sont pas conçues pour tolérer de tels
changements.
➢ Réseaux souterrains : Les canalisations, tunnels, ou autres réseaux peuvent être
endommagés par les travaux de sous-œuvre, causant potentiellement des fuites, des ruptures
ou des instabilités. L’aléa principal ici est le risque de perturber ces services essentiels, ce
qui pourrait avoir des conséquences sur la sécurité publique ou les services urbains.

Figure : Quelques structures proximités

Lors d’une reprise en sous-œuvre, il est crucial de réaliser des études géotechniques
approfondies pour identifier et quantifier ces aléas, afin de mettre en place des mesures de
mitigation appropriées, comme le renforcement des sols, la surveillance continue des
mouvements de terrain, ou l'utilisation de techniques de construction non invasives.

2. LA VULNERABILITE

La vulnérabilité, dans le contexte de la construction et des risques naturels ou techniques,


se réfère à la sensibilité ou à la fragilité d’une structure ou des populations face à un aléa. En
d’autres termes, c’est la capacité de quelque chose ou quelqu’un à être affecté, endommagé ou
détruit par un événement potentiellement dangereux. Quelques facteurs influençant la
vulnérabilité :

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

ÉTAT DE LA STRUCTURE EXISTANTE :

• Vieillissement : Avec le temps, les matériaux de construction se dégradent naturellement.


Le béton peut se fissurer, l’acier peut corroder, et les structures en bois peuvent pourrir ou
être infestées par des parasites. Un bâtiment vieillissant a souvent une vulnérabilité accrue
face aux aléas, car ses capacités à résister aux charges et aux mouvements sont réduites.
• Fissures : La présence de fissures, qu’elles soient dues à des mouvements de terrain, à des
variations de température, ou à des défauts de construction, augmente la vulnérabilité d’une
structure. Les fissures peuvent agir comme des points de faiblesse où les aléas peuvent
provoquer des dommages plus graves.

Figure : Fissures de fondations.

METHODES DE CONSTRUCTION UTILISEES :

✓ Techniques de construction : Les méthodes de construction influencent grandement la


vulnérabilité d’une structure. Par exemple, les bâtiments construits avec des normes
parasismiques réduisent la vulnérabilité face aux tremblements de terre. De même, l’usage
de matériaux de qualité, la conception architecturale tenant compte des risques spécifiques
à la région (inondations, vents forts, etc.), et les techniques de renforcement (comme les
isolateurs sismiques) diminuent la vulnérabilité.
✓ Adaptation aux aléas : La manière dont une structure est conçue pour faire face à des aléas
spécifiques joue un rôle clé. Par exemple, les constructions sur pilotis dans les zones
inondables ou l’utilisation de toits renforcés dans les zones cycloniques sont des exemples
de méthodes qui réduisent la vulnérabilité.

En résumé, la vulnérabilité d’une structure ou d’une population est déterminée par une
combinaison de facteurs physiques, techniques et contextuels. Une bonne gestion de la

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

vulnérabilité implique non seulement de comprendre ces facteurs mais aussi d’intégrer des
mesures préventives et correctives dans les pratiques de construction et de gestion urbaine.

3. LA CRITICITE

La criticité est une mesure qui combine la probabilité qu’un aléa survienne avec la
gravité de ses conséquences potentielles. Elle permet d’évaluer et de classer les risques en
fonction de leur importance, en tenant compte à la fois de la fréquence attendue du phénomène
et de l’impact qu’il pourrait avoir sur les infrastructures, les populations ou l’environnement.

Importance de prioriser les aléas critiques pour orienter les efforts de prévention :

➢ Optimisation des Ressources : Les ressources en matière de prévention, qu’elles soient


financières, humaines ou technologiques, sont souvent limitées. En priorisant les aléas les
plus critiques, on assure que ces ressources sont utilisées là où elles pourront avoir le plus
grand impact, c’est-à-dire en réduisant les risques les plus menaçants ou les plus probables.
➢ Réduction des Risques : Par une évaluation de la criticité, on peut identifier quels aléas
nécessitent une action immédiate ou des mesures plus rigoureuses. Par exemple, un aléa
avec une faible probabilité mais des conséquences catastrophiques (comme un séisme
majeur dans une zone sismique modérée) peut être considéré comme très critique et donc
prioritaire pour des plans de prévention et de réponse d’urgence.
➢ Planification et Stratégie : La criticité aide à la planification stratégique. Elle informe les
décisions sur la construction d’infrastructures résilientes, les zones à développer ou à éviter,
les systèmes d’alerte précoce, et les politiques de zonage. En ciblant les aléas critiques, les
plans d’urbanisme et de développement peuvent être conçus pour minimiser les risques.
➢ Sensibilisation et Éducation : Connaître quels aléas sont critiques dans une région permet
de mieux sensibiliser et éduquer les populations locales. Les campagnes d’information
peuvent alors se concentrer sur les comportements à adopter, les signes avant-coureurs à
reconnaitre, et les mesures de protection individuelles et collectives à prendre.
➢ Évaluation Continue : La criticité n’est pas statique ; elle doit être réévaluée régulièrement
en fonction des changements dans l’environnement, les technologies, les politiques de
construction, et les données scientifiques. Prioriser les aléas critiques implique donc un
processus dynamique d’évaluation des risques et d’ajustement des stratégies de prévention.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

En conclusion, la priorisation basée sur la criticité des aléas est essentielle pour une gestion
efficace des risques. Elle permet de concentrer les efforts là où ils sont le plus nécessaires, en
vue de protéger les vies, les biens et l’environnement contre les dangers naturels ou industriels.

4. CONSEQUENCES

Lors d’une reprise en sous-œuvre, les conséquences des aléas peuvent être particulièrement
significatives en raison de la sensibilité des travaux. Voici une explication détaillée des
conséquences possibles :

❖ Effondrement ou Désordres Structurels :


Les aléas peuvent provoquer des fissurations, des tassements ou même des effondrements
dans les structures existantes ou adjacentes. Cela peut compromettre la stabilité de bâtiments,
nécessitant des réparations importantes ou, dans le pire des cas, la démolition.

8
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

Figure : Fissuration et tassement

❖ Retards de Chantier et Surcoûts Financiers :


La rencontre d’aléas non prévus ou mal évalués peut entraîner des arrêts de travail pour
réévaluation, renforcement ou réparation. Ces retards peuvent causer des surcoûts dus à la
prolongation des temps de chantier, à l’augmentation des coûts de main-d’œuvre et matériaux,
ainsi qu’à des pénalités contractuelles.
❖ Nuisances pour l’Environnement et les Riverains :
Les travaux de sous-œuvre peuvent générer des nuisances sonores, des vibrations, de la
poussière ou des perturbations dans l’approvisionnement en services publics (eau, électricité,
etc.). Ces impacts peuvent affecter la qualité de vie des riverains et l’écosystème local, parfois
nécessitant des mesures d’atténuation ou de compensation environnementale.

Ces conséquences soulignent l’importance d’une évaluation rigoureuse des risques avant et
pendant les travaux, ainsi que la mise en œuvre de stratégies de gestion des risques pour
minimiser les impacts négatifs.

5. RISQUES

Le risque est défini comme la combinaison de l’aléa (l’événement potentiellement


dangereux), de la vulnérabilité (la sensibilité ou fragilité face à cet aléa), et des conséquences
(les impacts négatifs résultants). En somme, le risque est le produit de la probabilité de

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

survenance de l’aléa et de la gravité des dommages qu’il peut causer, modulé par la
vulnérabilité.

Exemples de Risques dans une Reprise en Sous-Œuvre :

EFFONDREMENT DES TRANCHEES :


• Aléa : Instabilité du sol, présence d’eau (nappe phréatique), vibrations dues aux travaux.
• Vulnérabilité : Méthodes de soutènement inadaptées, non-respect des procédures de
sécurité, manque de surveillance.
• Conséquences : Risque de blessures ou de décès pour les travailleurs, retards de projet, coût
supplémentaire pour la réparation ou la sécurisation.

TASSEMENTS DIFFERENTIELS ENTRAINANT DES FISSURES :


• Aléa : Variations de la charge sur le sol, modifications de la nappe phréatique, nature
hétérogène du sous-sol.
• Vulnérabilité : Structures adjacentes non conçues pour supporter des mouvements de
terrain, mauvaise évaluation initiale des conditions de sol.
• Conséquences : Fissuration des bâtiments existants, dégradation de l’intégrité structurelle,
nécessité de travaux supplémentaires pour stabiliser ou réparer les structures affectées,
potentiellement des évacuations ou des relogements.

Dans les deux cas, la gestion du risque implique une analyse préalable des sols, des études
géotechniques détaillées, l’application de techniques de construction adaptées, et un suivi
vigilant pendant les travaux pour anticiper et atténuer les risques identifiés.

II. MÉTHODOLOGIE D’ÉVALUATION DES RISQUES

1. IDENTIFICATION DES ALEAS

L’identification des aléas constitue une étape fondamentale pour anticiper les dangers
susceptibles de survenir au cours des travaux. Un aléa désigne tout événement ou phénomène

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

potentiel pouvant perturber les travaux ou compromettre la stabilité des structures.

TYPES D’ALEAS A CONSIDERER

Un aléa peut être d’origine géotechnique, environnementale, structurelle ou humaine. Ces


phénomènes doivent être soigneusement analysés afin de prévoir des solutions adaptées.

• Aléas géotechniques :
- Instabilité des sols : risque d'effondrement ou de tassements différentiels.
- Nature des sols : sols argileux (sensibles à l’humidité), sols rocheux (difficiles à
creuser), sols sableux (instables).
- Présence de vides ou cavités souterraines.
- Proximité de nappes phréatiques ou de cours d’eau souterrains.
• Aléas environnementaux :
- Vibrations causées par les équipements de chantier (compacteurs, marteaux-piqueurs).
- Conditions météorologiques défavorables : fortes pluies pouvant inonder les fouilles.
• Aléas structurels :
- Faiblesse des fondation existantes (fondations superficielles, fissures).
- Déséquilibres créés par le retrait ou le renforcement partiel des fondations.
• Aléas humains et techniques :
- Mauvaise manipulation des équipements.
- Manque de formation des ouvriers aux techniques de reprise en sous-œuvre.

METHODES POUR IDENTIFIER LES ALEAS

L’identification des aléas repose sur plusieurs approches qui permettent de collecter des
données précises sur les conditions du site et les risques potentiels.

• Études géotechniques :
- Sondages du sol pour évaluer ses propriétés mécaniques et sa composition.
- Analyse des variations de la nappe phréatique.

11
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

• Inspections structurelles :
- Diagnostic de l’état des fondations et des structures portantes.
- Analyse des fissures ou signes de déformation.
• Recherches documentaires :
- Antécédents d’incidents similaires dans la zone (glissements de terrain,
effondrements).
• Consultation des parties prenantes :
- Ingénieurs géotechniciens, experts en structure, responsables de chantier.

2. ANALYSE DE LA VULNERABILITE

La vulnérabilité désigne la sensibilité ou la fragilité de la structure, des infrastructures


environnantes ou des personnes face aux aléas identifiés. Cette étape vise à évaluer l'impact
potentiel de ces phénomènes sur le projet.

ÉVALUATION DE LA STRUCTURE EXISTANTE

L'évaluation de la structure existante consiste à analyser les éléments porteurs, les matériaux
utilisés et les éventuelles faiblesses qui pourraient amplifier les effets des aléas.

• Points faibles fréquents :


- Matériaux de construction vétustes ou non adaptés ;
- Présence de fissures, d’éclatements ou de décollements ;
- Faible capacité portante des fondations.
• Influence des travaux sur la structure :
- Retrait d’une partie des fondations pouvant déséquilibrer l’ensemble ;
- Vibrations induisant des fissures supplémentaires.

VULNERABILITE DES OUVRAGES VOISINS

Cette analyse évalue les risques que les travaux de reprise en sous-œuvre pourraient représenter
pour les bâtiments ou infrastructures adjacents.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

• Risques pour les bâtiments adjacents :


- Transmission des vibrations pouvant causer des désordres structurels ;
- Tassements différentiels affectant les fondations voisines ;
• Analyse des réseaux souterrains :
- Dommages possibles aux conduites d’eau, gaz ou électricité ;
- Impact sur les systèmes d’assainissement ou d’évacuation des eaux pluviales.

VULNERABILITE HUMAINE

La vulnérabilité humaine prend en compte les dangers pour les travailleurs et les riverains
directement ou indirectement affectés par les travaux.

➢ Sécurité des travailleurs :


- Risque d’effondrement des fouilles lors des opérations.
- Exposition aux nuisances (bruit, poussière) ;
➢ Impacts sociaux :
- Nuisances pour les riverains (vibrations, bruit, perturbation de la circulation).

3. ÉVALUATION DE LA CRITICITE

La criticité évalue l’importance des risques en fonction de leur probabilité et de leur gravité.
Cela permet de prioriser les efforts pour réduire ou éliminer les risques les plus critiques.

PROBABILITE DES ALEAS

La probabilité décrit la fréquence avec laquelle un aléa est susceptible de se produire.


Classement des aléas selon leur fréquence attendue :
- Faible probabilité : effondrement d’une cavité très profonde ;
- Probabilité moyenne : infiltration d’eau dans les fouilles ;
- Haute probabilité : tassements différentiels dans un sol meuble.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

GRAVITE DES CONSEQUENCES

La gravité des conséquences mesure l’ampleur des impacts qu’un aléa pourrait engendrer
sur la structure, l’environnement ou les personnes.

• Impact structurel :
- Déformation ou effondrement d’une partie de la structure.
• Impact environnemental :
- Pollution des sols par des matériaux ou produits chimiques.
• Impact humain :
- Blessures graves pour les travailleurs ou riverains.

MATRICE DE CRITICITE

La matrice de criticité combine la probabilité et la gravité pour attribuer un niveau de


priorité aux risques identifiés. Exemple d’analyse critique :

• Aléa : tassements différentiels ;


• Probabilité : élevée ;
• Gravité : moyenne ;
• Criticité : élevée (priorité).

4. SIMULATION DES CONSEQUENCES

Les simulations permettent de prédire les effets des aléas identifiés sur le chantier et les
infrastructures environnantes, aidant à anticiper les solutions les plus adaptées.

TECHNIQUES UTILISEES

Les techniques de simulation incluent des modèles numériques et des scénarios basés sur
des données collectées sur le terrain.

14
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

❖ Modélisation numérique :
- Simulations des charges exercées sur la structure.
- Tests de stabilité des soutènements et des coffrages.
❖ Analyses scénarios :
- Exemples : infiltration soudaine de la nappe phréatique ou effondrement localisé.

UTILITE DES SIMULATIONS

Les simulations sont essentielles pour tester différentes hypothèses et identifier les points
critiques à renforcer avant l’exécution des travaux.
- Identifier les points critiques à renforcer.
- Tester différents scénarios pour choisir la meilleure approche.

5. GESTION DES RISQUES

La gestion des risques implique la mise en œuvre de mesures préventives et correctives


pour atténuer ou éliminer les aléas identifiés, tout en assurant la sécurité et la viabilité des
travaux.

MESURES PREVENTIVES

Les mesures préventives visent à réduire la probabilité des aléas et leur impact potentiel.

➢ Stabilisation du sol :
- Injection de résines ou compactage.
- Drainage des eaux souterraines.
➢ Sécurisation des structures :
- Installation d’étais ou de soutènements temporaires.
- Réparation des fissures avant les travaux.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

Suivi et contrôle

Le suivi et le contrôle assurent la surveillance continue des travaux pour anticiper les
défaillances et réagir rapidement en cas d’incidents.

✓ Surveillance continue :
- Capteurs pour suivre les vibrations, tassements et infiltrations.
- Inspection régulière des soutènements et des coffrages.
✓ Plan de réponse d’urgence :
- Procédures pour gérer un effondrement ou une inondation imprévue.

III. CONSÉQUENCES D’UNE MAUVAISE ÉVALUATION DES


RISQUES

1. CONSEQUENCES TECHNIQUES ET STRUCTURELLES

Les conséquences structurelles se manifestent principalement par des désordres


affectant la stabilité et l’intégrité des bâtiments concernés. Ces défaillances résultent d’une
mauvaise anticipation des aléas ou d’un sous-dimensionnement des mesures correctives.

DEFINITION

Les conséquences techniques et structurelles englobent les désordres physiques touchant


les fondations, les murs, les planchers ou tout autre élément porteur d’un bâtiment.

EXEMPLES
• Retrait ou renforcement mal exécuté des fondations entraînant un déséquilibre.
-Tassements différentiels causés par l’instabilité du sol.
• Fissures majeures :
Apparition de fissures importantes dues à des vibrations ou des tassements non maîtrisés.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

• Déformation permanente :
- Déplacement ou affaissement des bâtiments voisins provoqué par un manque de
soutènement adéquat.

Figure : Déplacement ou affaissement des bâtiments voisins provoqué par un manque de


soutènement adéquat

Figure : Désordre physique affectant les fondations, les murs et les planchers.

17
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

2. CONSEQUENCES FINANCIERES

La dimension financière est souvent la plus visible et immédiate dans un projet où les
risques ont été mal évalués. Ces surcoûts peuvent rapidement mettre en péril la rentabilité ou la
faisabilité du projet.

DEFINITION

Les conséquences financières désignent l’impact économique d’une mauvaise gestion


des risques, incluant les dépenses imprévues, les retards, et les pertes liées à l’indemnisation
des tiers.

EXEMPLES
 Coûts imprévus de réparation ;
 Réparation des fissures, renforcement supplémentaire des fondations ou remplacement des
éléments défaillants ;
 Retards dans les délais de livraison ;
 Temps supplémentaire nécessaire pour résoudre des problèmes structurels imprévus ;
 Pénalités contractuelles ;
 Paiement de compensations pour non-respect des délais contractuels ;
 Coûts liés à l'arrêt du projet ;
 Suspension des travaux pour raisons de sécurité.

3. CONSEQUENCES HUMAINES ET SOCIALES

Une mauvaise évaluation des risques peut engendrer des dangers importants pour les
ouvriers et les populations avoisinantes. Les conséquences humaines concernent à la fois la
sécurité des intervenants et les nuisances causées aux riverains.

18
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

DEFINITION

Les conséquences humaines et sociales se réfèrent aux impacts sur la santé, la sécurité
et le bien-être des travailleurs et des communautés locales affectées par les travaux.

EXEMPLES
• Accidents graves ou mortels :
- Effondrement de tranchées ou de soutènements causant des blessures aux ouvriers.
- Exposition à des conditions de travail dangereuses (chute de matériaux, vibrations
excessives).
• Perturbations pour les riverains :
- Nuisances sonores importantes dues aux vibrations et aux équipements lourds ;
- Dégradation des infrastructures environnantes (routes, trottoirs, réseaux souterrains).
• Impact psychologique :
- Stress ou anxiété des populations locales face aux dangers potentiels liés aux travaux.

4. CONSEQUENCES ENVIRONNEMENTALES

Les travaux de reprise en sous-œuvre mal planifiés peuvent avoir des impacts néfastes
sur l’environnement, notamment en ce qui concerne les sols, les eaux souterraines et les
écosystèmes locaux.

DEFINITION

Les conséquences environnementales désignent les perturbations écologiques causées


par des pratiques de construction inadéquates ou une gestion insuffisante des risques
environnementaux.

EXEMPLES
✓ Pollution des sols :
- Déversements accidentels de produits chimiques ou de matériaux polluants ;
- Mauvaise gestion des déchets de chantier.

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EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

✓ Contamination des eaux souterraines :


- Infiltration de polluants dans la nappe phréatique.
✓ Dégradation des écosystèmes :
- Déracinement de végétation ou destruction d’habitats naturels.
✓ Augmentation de l’érosion :
- Instabilité du sol causée par un drainage ou un terrassement inadéquat.

Figure : Instabilité du sol causée par un drainage ou un terrassement inadéquat

5. SYNTHESE

Une mauvaise évaluation des risques dans une reprise en sous-œuvre peut engendrer des
conséquences profondes sur les plans technique, financier, humain et environnemental. Ces
impacts soulignent l’importance cruciale d’une méthodologie rigoureuse d’analyse et de
gestion des risques. Ils rappellent également que négliger ces aspects peut non seulement
compromettre le projet, mais aussi mettre en danger les infrastructures, les finances, et la
sécurité des personnes.

20
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

CONCLUSION

La reprise en sous-œuvre est une intervention technique essentielle pour renforcer ou


adapter les fondations existantes d’un bâtiment. Cependant, elle s’accompagne de nombreux
risques qui, s’ils ne sont pas correctement identifiés, évalués et gérés, peuvent avoir des
conséquences graves sur la structure, l’environnement, les finances, et les personnes
impliquées. A travers cette analyse, nous avons vu l’importance d’une méthodologie rigoureuse
qui repose sur les notions clés d’aléa, de vulnérabilité, de criticité, de conséquences, et de risque.
Ces étapes permettent de mieux comprendre les défis spécifiques à chaque projet, de prioriser
les risques critiques, et de planifier des mesures préventives et correctives adaptées. La
mauvaise évaluation des risques peut entraîner des effets désastreux : des défaillances
structurelles, des pertes financières importantes, des impacts environnementaux irréversibles,
et des atteintes à la sécurité des travailleurs et des riverains. Ces exemples soulignent la
nécessité d’investir dans des outils modernes, comme les simulations numériques, et dans
l’expertise d’équipes qualifiées pour anticiper et atténuer ces dangers. En conclusion, une
évaluation rigoureuse des risques est un gage de succès pour tout projet de reprise en sous-
œuvre. Elle garantit non seulement la sécurité et la durabilité des structures, mais également le
respect des coûts, des délais et des impacts sur l’environnement et les communautés locales.
Dans une perspective d’avenir, l’intégration croissante des nouvelles technologies dans les
processus de construction promet de renforcer encore davantage la gestion des risques, rendant
ces interventions toujours plus sûres et efficaces.

21
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

BIBLIOGRAPHIE

✓ Dupont, F. (2019). "L'évaluation des aléas géotechniques dans les projets de reprise en
sous-œuvre." *Revue Européenne de Génie Civil*, 24(8), 745-763.
✓ Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). *Reprise en sous-œuvre :
Techniques et pratiques modernes*. Disponible sur :
[[Link]
✓ Fédération Française du Bâtiment (FFB). *Gestion des risques en construction*.
Disponible sur : [[Link]

22
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION ................................................................................................. 2
I. NOTIONS FONDAMENTALES POUR L’EVALUATION DES RISQUES ............... 3
1. LES ALEAS ............................................................................................................. 3
NATURE DU SOL ............................................................................................... 3
PROXIMITE DE STRUCTURES ADJACENTES OU DE RESEAUX
SOUTERRAINS : .......................................................................................................... 5
2. LA VULNERABILITE ............................................................................................ 5
ÉTAT DE LA STRUCTURE EXISTANTE : ....................................................... 6
METHODES DE CONSTRUCTION UTILISEES : ........................................... 6
3. LA CRITICITE ........................................................................................................ 7
4. CONSEQUENCES .................................................................................................. 8
5. RISQUES ................................................................................................................. 9
EFFONDREMENT DES TRANCHEES : ......................................................... 10
TASSEMENTS DIFFERENTIELS ENTRAINANT DES FISSURES : ........... 10
II. MÉTHODOLOGIE D’ÉVALUATION DES RISQUES ............................................. 10
1. IDENTIFICATION DES ALEAS .......................................................................... 10
TYPES D’ALEAS A CONSIDERER ................................................................ 11
METHODES POUR IDENTIFIER LES ALEAS .............................................. 11
2. ANALYSE DE LA VULNERABILITE ................................................................ 12
ÉVALUATION DE LA STRUCTURE EXISTANTE ....................................... 12
VULNERABILITE DES OUVRAGES VOISINS ............................................ 12
VULNERABILITE HUMAINE ........................................................................ 13
3. ÉVALUATION DE LA CRITICITE ...................................................................... 13
PROBABILITE DES ALEAS ............................................................................ 13
GRAVITE DES CONSEQUENCES .................................................................. 14
MATRICE DE CRITICITE ................................................................................ 14
4. SIMULATION DES CONSEQUENCES .............................................................. 14
TECHNIQUES UTILISEES .............................................................................. 14
UTILITE DES SIMULATIONS ........................................................................ 15
5. GESTION DES RISQUES .................................................................................... 15
MESURES PREVENTIVES.............................................................................. 15

23
EVALUATION DES RISQUES D’UNE REPRISE EN SOUS-ŒUVRE

Suivi et contrôle ................................................................................................. 16


III. CONSÉQUENCES D’UNE MAUVAISE ÉVALUATION DES RISQUES ............ 16
1. CONSEQUENCES TECHNIQUES ET STRUCTURELLES .............................. 16
DEFINITION ..................................................................................................... 16
EXEMPLES ....................................................................................................... 16
2. CONSEQUENCES FINANCIERES ..................................................................... 18
DEFINITION ..................................................................................................... 18
EXEMPLES ....................................................................................................... 18
3. CONSEQUENCES HUMAINES ET SOCIALES ................................................ 18
DEFINITION ..................................................................................................... 19
EXEMPLES ....................................................................................................... 19
4. CONSEQUENCES ENVIRONNEMENTALES ................................................... 19
DEFINITION ..................................................................................................... 19
EXEMPLES ....................................................................................................... 19
5. SYNTHESE ........................................................................................................... 20
CONCLUSION ................................................................................................... 21
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................. 22
TABLE DES MATIERES ................................................................................... 23

24

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