COURS LÉGISLATION
INTRODUCTION
Ces cours de législation du travail dont nous sommes chargés d’assurer pour
le compte des étudiants de 1er année : (tronc commun) de l’institut santé plus
privé comprennent 2 parties.
La 1er partie concerne l'étude ou l’explication des principaux textes régissant
le cadre de la santé et de l’action sociale et particulièrement le corps des
infirmières d’état, sages-femmes d’état, assistant infirmier etc…
Les conséquences du non-respect ou manquement de leur voix et obligation
professionnelle constituent notre 2ém partie.
Toutefois avant d’entamer notre 1er partie il importe de données un vrai
aperçu sur les notions de statuts et de fonctionnaires.
D’abord qu’est-ce qu’un statut ?
Il s’agit « d’un ensemble de règles juridiques destinées à régir la situation
d’un groupe ou des groupes de fonctionnaires. »
On parle d’statut général lorsque le texte en question définit « les règles
essentielles pour commune applicable à l’ensemble des fonctionnaires de
toute les administrations pour services », c’est à dire les principes généraux et
les garanties fondamentales , tout en revoyant pour sa mise en œuvre à des
textes d’application : décret (en général) et parmi lesquels l’statut particulier
qui a le tout apparaisse comme « l’ensemble des règles qui précisent pour
chaque corps de fonctionnaires les modalités d’application dudit statut
général sans pouvoir en principe idéologie ».
Quant à la notion de fonctionnaire se sont les dispositions des articles
premiers des statuts généraux de la fonction publique d’état (lois 61 33 du
15juin 1961 portant statut général des fonctionnaires de l’état et 2011 08 du
30 mars 2011 portant statut général les fonctionnaires des collectivités
territoriales du Sénégal) en stipulant que: « le président statut s’applique aux
personnes qui sont nommé dans un emploi permanent et qui ont été titularisé
dans un grade de la hiérarchie des corps de l’administration », nous permet de
nous donner une définition.
Ce qui signifie qu’un agent engagé par un contrat n’est pas fonctionnaire, de
même que l’agent engagé par un acte unilatéral pour une durée déterminée ou
non déterminée.
1er partie : Les principaux textes régissant le cadre de la profession de la
santé et de l’action sociale (infirmier d’état,sage-femme d’état assistante
infirmier etc..).
Il s’agira dans cette 1er partie de donner et cela de manière synthétique les
dispositions législatives (statuts généraux) et les dispositions règlementaires
(statuts particuliers) régissant la profession médicale et notamment en ce qui
concerne les infirmières d’état,sage-femme d’état,assistante infirmier
etc…sans oublier au passage la lois portant corps du travail (lois n°97.17 du
1er décembre 1997) et les textes réglementaires (décrets : n°74.347 du 12
avril 1974 et 2012.284 du 17 février 2012 régissant les agents non
fonctionnaires de l’état et des collectivités territoriales du Sénégal.
Toutefois,il importes selon la hiérarchie des normes de mentionner en dors de
la constitution la déclaration française des droits de l’homme et des citoyens
de 1789 celle universelle des droits de l’homme des nations unis 10 décembre
1948 ainsi que les conventions internationales interdisant la discrimination à
l’égard des femmes et des enfants (la conventions sur le droit des enfants du
20 novembre 1989).
Chapitre I : les dispositions constitutionnelles : articles 25 et 67.
Les dispositions de l’article 25 de la constitution sénégalaise du 22 janvier
2011 (jors du 22 janvier 2011) consacre pour la 1er fois non seulement « le
droit de travailler et de prétendre à un emploi,interdiction de tout
discrimination dans le travail basé sur les origine,le sexe,les opinions,le choix
politique ou les croyances mais aussi et surtout octroie la liberté de choix
pour le travailleur à adhérer au syndicat de son choix et de défendre ses droits
par l’action syndicale mais également interdit tout discrimination basé sur le
genre (un femme) « devant l’emploi,le salaire et l’impôt ».
Cette disposition a aussi le mérite d’accorder les droits de grève (qui figurait
déjà dans la constitution de 1963) mais aussi et de protéger la liberté de
travail pour éviter de mettre en péril l’entreprise. Elle permet également aux
travailleurs de participer à la détermination des conditions de travail (par
l’intermédiaire des délégués du personnel) mais aussi et enfin oblige l’état et
l’entreprise de veiller au condition sanitaires et humaines dans les lieux de
travail.
Quant à l’article 67 il mentionne dans rémunération des domaines du pouvoir
législatives : « les garantis fondamentaux accordé au fonctionnaires civiles et
militaires de même que le droit du travail le droit syndical,le droit de la
sécurité sociale ainsi que le régime de rémunération des agents de l’état qui
figures sur les principes fondamentaux déterminés par la lois ».
Chapitre II : disposition législative relative aux statuts généraux des
fonctionnaires de l'État et les collectivités territoriales du Sénégal.
Ces dispositions législatives proviennent respectivement des lois n°61.33 du
15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires de l'État et 2011.08
🇸🇳
du 30 mars 2011 relative au statut général des fonctionnaires des collectivités
territoriales du Sénégal .
Dans les 2 textes l’architecture juridiques est quasiment identique et
comprend 8 titres qui sont relatifs :
-Aux dispositions général
-Aux recrutement
-A la rémunération
-A l’évaluation et à l’événement
-A la discipline
-Aux positions
-A la sédation définitive des fonctions
-Aux dispositions finales.
Section 1 : disposition général (article 1er à 19 de la loi 2011.08).
Outre la notion de fonctionnaire,ces dispositions d’état concerne les autres
règles relatives aux corps,emplois à hiérarchie (a,b,c,d,e) aux actes
d’administrations et de gestions,aux droits syndicales et de grèves à la
protection juridique des fonctionnaires (fautes de service et fautes
personnel,au conseil supérieur de la fonction publique et enfin au commission
administrative paritaire).
Section 2 : recrutement (article 20 à 26 de la loi).
En dehors des pièces à fournir énuméré à l’article 21 (la nationalité,extrait de
naissance,casier judiciaire datant moins de 3 mois,certificat de vie et de
bonne masse,état signalétique,certificat de visite contre visite) les
dispositions de l’article 20 précise que « nul ne peut être nommé à un
emploie dans le cadre de l’administration s’il ne remplit pas les conditions
suivantes : »
1. Etre de nationalité sénégalaise;
2. Jouir de ses droits civile et être de bonne moralité;
3. Se trouver en position régulière au regard des lois sur le recrutement de
l’armé ;
4. Remplir les conditions d'aptitude physique exigé pour l’exercice de la
fonction et être indemne d’affection contagieuse entraînant une
incapacité temporaire de longue duré ou non;
5. Être âgée de 18 à 35 ans ou 40 ans au plus.
Section 3: la rémunération (article 27.30 de loi 2011)
Après servir fait tout fonctionnaires (agents publics ou privés) a droit à une
rémunération (salaire ou solde). Elle a trait aux traitement indiciaires ou
salaire de base ou (solde indemnité de base ,complément spécial et allocation
à caractère familial). Peuvent s’y ajouter aux traitements des indemnités
représentatives de frais pour justifier par des sujétions ou des risques
inhérents à l’emploi de même que l’indemnité différentiel et en cas de cumul
autorisé la rémunération du second d’emploi.
Section 4: évaluation et avancements
L’évaluation est étroitement liée à l’avancement et notamment l’avancement
de grade ou de classe.
A/ Évaluation (article 31)
L’évacuation a pour objectif de donner aux administrations les moyens
d’apprécier la qualité et l’efficacité du fonctionnaire ou de l’agent. Elle vise
la promotion du professionnalisme et du mérite de l’agent et se traduit
annuellement par une appréciation et une note chiffrée attribuée à tout agent
en activité ou en service détaché.
Les agents sont pour l’évaluation repartit en 3 groupes ou catégories et en
appliquant pour chaque groupe les critères d’évaluation.
Le 1er groupe concerne les personnes chargées des fonctions de direction de
supervision dont les critères d’évaluation sont : les qualités professionnelles,
le comportement du travail et l’attitude à diriger.
Pour le second groupe sont concernés les fonctions d’étude de conseil et de
contrôle. Les critères d’évaluation pour ce groupe sont relatifs aux qualités
professionnelles, aux comportements au travail, à la créativité et au
rendement.
Quant au groupe trois, il concerne les fonctions opérationnelles ou
d’exécution.
Les critères d’évaluation pour ce groupe sont relatifs aux qualités
professionnelles, la capacité d'initiative et le rendement.
B/ Avancements
L’avancement des agents comprend : l'avancement d'échelon et l’avancement
de grade ou de classe.
1.L’avancement de grade ou de classe
Le grade ou la classe est le titre qui confère à ces bénéficiaires vocation à
occuper l’un des emplois qui leur sont réservés. L’avancement de grade à lieu
au choix et est prononcé par l’autorité investi du pouvoir de nomination après
avis de la commission administrative paritaire (CAP) siégeant en matière
d’avancement.
2.L’avancement d'échelon
L’avancement automatique d’échelon (article 33 à 40) « est fonction de
l’ancienneté . Il est concerné par l’autorité investi du pouvoir de nomination
et se traduit par une augmentation du traitement. Il a lieu en général tous les 2
ans. Dans certains classes 3 ans peuvent être requis.
Section 5 : la discipline (article 42 à 53)
Les sanctions disciplinaires sont au nombre de 3 décrets : 1er décret ;2em
décret et 3em décret.
A/ les sanctions du 1ere décret sont :
⁃le blâme ;
⁃L’avertissement.
B/ les sanctions du décret
Dans ce degré,il n'existe qu’une seule sanction, c’est la réduction
d’ancienneté qui ne peut excéder 2 ans.
C/ les sanctions du 3em degré
Elles sont au nombre de 5 :
⁃la radiation du tableau d’avancement pour 2 ans ;
⁃La rétrogradation;
⁃L’exclusion temporaire de fonction pour une durée de 6 mois, elle est
privative de toute rémunération à l’exception des allocations (familiales);
⁃La révocation sans suspension des droits à pension;
⁃La révocation avec suspension des droits à pension.
Les sanctions du 1er et du 2nd décret sont prononcées sans consultation du
conseil de discipline, tandis que celle du 3eme décret sont prononcés avec
consultations dudit conseil de l’administration qui donne son avis.
Section 6 : les positions (article 54 à 95)
Tout fonctionnaire est placé dans une des positions suivantes :
⁃position d’activité;
⁃Position de détachement ;
⁃Position de disponibilité;
⁃Position sous les drapeaux.
A/ la position d’activité
« L’activité est la position du fonctionnaire qui Régulièrement titulaire d’un
grade exercé effectivement les fonctions de l’un des emplois correspondent
dans une administration » (état collectivités territoriales et autres personnes
morales de droits publics) sont assimilés à la position :
⁃congé annuel avec rémunération du duré de 30 jours minimum;
⁃Le congé de maladie;
⁃Le congé de longue durée (pour maladie);
⁃Le congé de maternité 14 semaine;
⁃Le congé sans rémunération pour affaire personnel;
⁃Le congé pour un examen;
⁃Le maintien par ordre sans attestation;
⁃Le stage de formation professionnelle
⁃Le maintien par ordre sa attestation et sans rémunération de la femme
d’un fonctionnaire ayant suivi son époux agent de l’état en service dans une
mission diplomatique sans préjudice des droit à la pension de retraite
B/ le position de détachement
« est la position du fonctionnaire placée hors de son cadre d’origine mais
continuant à bénéficier dans ce cadre de ses droits à l’avancement et à la
retraite ».
Le détachement est soit prononcé d’office soit à la demande du fonctionnaire
par l’autorité investi du pouvoir de nomination.
Il est révocable, il ne peut avoir lieu que dans les cas suivants :
⁃détachement auprès d'un établissement public (EP)d’une société
nationale (auprès d’une personne morale de droit publique et privé…) ;
⁃Administration d’état collectivités territoriales ;
⁃Organismes d’intérêt national ou local ;
⁃Services relevant d’un état étranger ou d’organismes internationaux
pour remplir les fonctions d’un gouvernement ou les fonctions électives(les
conseillers municipaux et départementaux).
C/ la position de disponibilité
« Est la position du fonctionnaire qui placé hors cadre de son administration
d’origine cesse de bénéficier dans cette position de ses droits à l’avancement
et à la retraite.
La disponibilité est prononcée par l’autorité investi du pouvoir de nomination
soit d’office soit à la demande de l’intéressé.
La mise en disponibilité ne peut être d’office accordée que dans le cas où le
fonctionnaire ayant épuisé ses droits aux congés de longue durée pour
maladie ne peut à l’expiration de la dernière période reprendre son service.
D/ la position sous les drapeaux
« est placé dans la position dite « sous les drapeaux » le fonctionnaire
incorporée dans une formation militaire pour le temps du service légal »
Section 7: cessation définitive de fonctions
La cessation définitive de fonction entraînant la radiation des cadre et perte
de la qualité de fonctionnaire résulte :
1. De la démission régulièrement acceptée ;
2. Du licenciement (mesure de santé et insuffisance professionnelle) ;
3. De la révocation (mesure disciplinaire) ;
4. De l’admission ou mis de la retraite (limite d’âge) ;
5. De la perte des droits civiques (ni électeurs ni élu) ;
L’acceptation de la démission rend la démission irrévocable.
Section 8 : dispositions final
Les dispositions finales ont généralement pour objet l’abrogation de toutes
les dispositions antérieures contraires à celle des règles nouvelles et parfois,
elles peuvent en maintenir certaines en attendant l’adoption de nouvelles
règles. Elle précise enfin que la loi nouvelle sera exécutée comme la loi de
l'État .
Chapitre III: dispositions réglementaires régissant la profession des
infirmières et sages-femmes et assistant infirmières.
(Décrets 77.887 du 12 octobre 1977 des décrets 2012.973 du 18 octobre 2012
portant respectivement statut particulier du cadre des fonctionnaires de la
santé et de l’action sociale de l'État et les collectivités territoriales).
Cependant nous nous limiterons dans le cadre de secours au disposition
régissant les infirmières sage-femme d’état et assistant infirmier etc..
Nous traiterons dans une 1er section les dispositions spécifiques applicables à
chaque corps et celle commune ou identique dans la 2nd section.
Section 1 : les dispositions spécifiques applicables à chaque corps
de fonctionnaires.
Ces dispositions spécifiques concernent leurs missions ou fonctions .
A/ Mission des infirmières d’état
Les infirmières d’état sont chargées de soins à donner aux différentes
malades dans les hôpitaux et dispensaires et différentes formations sanitaire
sous l’autorité de la direction d’un médecin
Ils peuvent être Affectés dans les formations de service médicaux et sociaux
B/ Mission ou fonction des sage-femmes d’état
Elles ont pour mission de suivre régulièrement l’évolution de la grossesse de
pratiquer les accouchements normaux et donner les soins nécessaires à la
mère et aux nouveau-nés normales et sous l’autorité et la direction d’un
médecin et de donner également en cas de nécessité des soins aux différentes
malades dans les hôpitaux et dispensaires.
Section 2 : les dispositions communes applicables aux
sages-femmes et infirmières d'État.
Ces dispositions communes qui régissent le corps des infirmières et
sages-femmes d’état concernent respectivement :
⁃la carrière ;
⁃La hiérarchie ;
⁃Le recrutement ;
⁃L’avancement
A/ La carrière des infirmières et sages-femmes d’état
La carrière des fonctionnaires appartenant aux corps des infirmières et
sages-femmes d’état, assistants infirmières et aides soignants comporte 3
grades (ou classes) et 11 échelons qui sont déterminés par le tableau suivant.
B/ la hiérarchie des infirmières et sages-femmes d’état
À l’intérieur du corps est sous réserve des décisions individuelles de
nomination ou d’affectation qui pourront déroger exceptionnellement à cette
règle « la subordination est établie de grade à grade dans chaque grade, elle
est établie d’échelon à échelon dans chaque échelon, elle résulte dans
l’ancienneté.