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ECOLE NATIONALE D’ECONOMIE INSTITUT SOUS REGIONAL DE
APPLIQUEE (ENEA) STATISTIQUE ET D’ECONOMIE APPLIQUEE
DEPARTEMENT DE STATISTIQUE YAOUNDE - CAMEROUN
BP 5084
DAKAR -SENEGAL
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE
ET D'ECONOMIE APPLIQUEE
ABIDJAN
AVRIL 2001
CONCOURS D'ELEVE INGENIEUR DES TRAVAUX STATISTIQUES
VOIES A et B
ORDRE GENERAL
DUREE : 3 HEURES
Les candidats traiteront l’un des 3 sujets au choix.
SUJET N° 1
Comparez la Passion et la Volonté.
SUJET N° 2
Peut-on qualifier d’inhumaines certaines actions de l‘homme et
pourquoi ?
SUJET N° 3
L’inégalité des hommes rend-elle impossible l’égalité des citoyens ?
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ECOLE NATIONALE D’ECONOMIE INSTITUT SOUS REGIONAL DE
APPLIQUEE (ENEA) STATISTIQUE ET D’ECONOMIE APPLIQUEE
DEPARTEMENT DE STATISTIQUE YAOUNDE - CAMEROUN
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DAKAR - SENEGAL
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE
ET D'ECONOMIE APPLIQUEE
ABIDJAN
AVRIL 2001
CONCOURS D'ELEVE INGENIEUR DES TRAVAUX STATISTIQUES
VOIE A
PREMIERE EPREUVE DE MATHEMATIQUES
DUREE : 4 HEURES
EXERCICE n° 1
On considère la fonction f définie sur l’ensemble (R +* × R +* ) par
f ( x , y) = x α y β , où R +* désigne l’ensemble des nombres réels strictement positifs et
α, β appartiennent à R +* .
❶ Pour y fixé dans R +* , on pose g( x ) = f ( x, y) . Etudier les variations
de g selon les valeurs de α et donner l’allure de son graphe.
❷ On suppose que pour tout couple ( x, y) de (R +* × R +* ) , on a :
ax + by ≤ R , où a , b, R sont des réels strictement positifs.
Déterminer Max f ( x, y) ( Max désigne le maximum de f en x ).
x x
❸ Etudier les variations de la fonction h définie par :
α
R − bt β
h (t ) = t , où α, β, R , a , b > 0 et α + β = 1
a
2
EXERCICE n° 2
Ln ( x + 1)
Soit f la fonction réelle définie par : f ( x ) = , où Ln désigne le
x
logarithme népérien.
❶ Etudier les variations de f et donner l’allure de son graphe.
❷ Montrer que f admet un unique point fixe sur l’ensemble des
nombres réels strictement positifs.
EXERCICE n° 3
Au jeu de la roulette américaine, il y a 38 numéros ; de 1 à 36, plus le
zéro et le double zéro. Chaque joueur a la possibilité de miser sur un numéro,
deux numéros ensemble, trois, quatre, six, douze ou dix huit. Les 38 numéros
sont équiprobables et rapportent le même gain pour la même mise. A chaque
jeu, un seul numéro est gagnant.
Il revient au même de miser un jeton sur un seul numéro x et un autre
jeton sur un autre numéro y que de miser deux jetons sur l’ensemble des
deux numéros x et y. Il en est de même pour les autres combinaisons. Les
stratégies de jeu sont donc équivalentes au niveau des gains.
Le gain pour un seul numéro joué est de 35 fois la mise et on récupère
sa mise (par exemple, pour une mise de 100 sur un seul numéro gagnant, on
obtient 3600, soit un gain net de 3500).
❶ Quel est le gain obtenu lorsque l’on mise sur 2 numéros, sur 3
numéros, sur 6 numéros ?
❷ Quelle est la probabilité que le numéro x sorte deux fois de suite ?
Quelle est la probabilité pour que le couple (x,y) soit gagnant sur deux jeux
consécutifs.
❸ A votre avis existe-il une stratégie gagnante ? Expliquer.
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PROBLEME
On considère la fonction numérique f a définie par :
f a ( x) = − ax + Ln( x)
où Ln désigne le logarithme népérien et a est un réel strictement positif.
❶ Déterminer, selon les valeurs de a, le nombre de racines de
l’équation f ( x ) = 0 .
1
❷ Donner l’allure du graphe de f 1 ( a = ).
2
2
❸ Calculer l’aire comprise entre le graphe de f 1 , l’axe des abscisses,
2
les droites x=1 et x=2.
❹ Montrer que pour tout α ∈ ]0,1[ , et tout x, t > 0 , on a :
f (αx + (1 − α ) t ) ≤ αf ( x ) + (1 − α)f ( t )
❺ Etudier, selon les valeurs de a, la convergence de la suite (u n )
définie par : u 0 > 0 et u n +1 = au n .
1
Etudier la suite ( v n ) définie par : v 0 > 0 et v n +1 = v n − Ln ( v n ) .
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APPLIQUEE (ENEA) STATISTIQUE ET D’ECONOMIE APPLIQUEE
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ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE
ET D'ECONOMIE APPLIQUEE
ABIDJAN
AVRIL 2001
CONCOURS D'ELEVE INGENIEUR DES TRAVAUX STATISTIQUES
VOIE A
DEUXIEME EPREUVE DE MATHEMATIQUES
DUREE : 3 HEURES
Exercice n° 1
Une urne contient n boules numérotées de 1 à n, où n≥3. On suppose que le
tirage de chacune des boules est équiprobable.
On tire une boule, on note son numéro et on le remet dans l’urne. Puis on tire
une seconde boule, on en note le numéro.
On appelle X la variable aléatoire définie de la façon suivante :
1) si les deux numéros sont égaux, X prend leur valeur commune
2) si les deux numéros sont différents, X prend la valeur du plus grand des deux
1) Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
E2 : X = 2
E3 : X = 3
Ep : X = p, où p est un entier tel que 1≤p≤n.
2) Calculer l’espérance de X. On utilisera les expressions de :
n n
åp
p =1
et å p²
p =1
2
Exercice n° 2
Pour tout entier naturel n ≥1, on pose :
t
1 1
2 n +1 n! ò0
In = (1 − t ) n e 2 dt
1) Calculer I1 à l'aide d'une intégration par parties.
2) Démontrer que pour tout entier naturel n ≥1, on a :
1
I n +1 = I n − n +1
2 (n + 1)!
3) En déduire par récurrence que pour tout entier naturel n ≥1, on a :
11 1 1
e = 1+ + ... + n + I n
2 1! 2 n!
4) Montrer qu'on peut trouver une constante A telle que :
1
0 ≤ In ≤ n
A
2 n!
On pourra déterminer A en majorant sur l'intervalle [0, 1] la fonction :
t → (1 - t)n et/2
En déduire la limite quand n tend vers l'infini de la suite :
11 1 1
un = 1 + + ... + n
2 1! 2 n!
3
PROBLEME
H H
On considère le plan affine euclidien P muni d'un repère orthonormé (O, i , j ) ;
C est l'ensemble des nombres complexes et i le nombre complexe de module 1 et
d'argument π/2. On définit pour tout z de C les deux applications f et g de C dans C
par :
f(z) = z3 + 4(1 - i)z² - 2(2 + 7i)z - 16 + 8i
g(z) = z3 + 2 - 2i
I)
1) Déterminer le module et l'argument de chacun des nombres complexes z qui
vérifient g(z)=0. Représenter dans le plan les points ayant pour affixes les
nombres trouvés. Quelle est la nature du triangle formé par ces points.
2) Montrer qu'il existe un réel unique r, que l'on déterminera, qui vérifie f(r)=0.
Déterminer les deux nombres complexes a et b de façon à avoir :
f(z) = (z - r)(z² + az + b) pour tout z de C
3) Résoudre dans C l'équation f(z) = 0. Démontrer que les points dont les affixes
sont solutions de cette équation forment un triangle rectangle dans le plan P.
4) Soient A, B, C les points de P dont les affixes respectives sont : −1+3i, 1+i et
−4. Déterminer l'affixe du barycentre G des points A, B, C affectés
respectivement des coefficients 4, 3 et 5.
5) On désigne par h l'application du plan P vers l'ensemble des réels R qui à tout
point M de P associe le réel :
h( M ) = [Link] + [Link] + [Link].
où [Link] désigne le produit scalaire de deux vecteurs.
H
Calculer h(A) et h(C). Exprimer h(M) en fonction de || MG ||² et h(G).
Déterminer et dessiner l'ensemble des points M de P qui vérifient h(M) = 18.
Justifier le choix du nombre 18.
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II) A tout point M de P d'affixe z on associe le point M' d'affixe f(z) - g(z)
H H
1) Déterminer les coordonnées (x', y') de M' dans le repère (O, i , j ) en fonction des
coordonnées (x, y) de M dans le même repère.
2) A, B, C étant les points définis en I-4), donner une équation de l'ensemble H1 des
points M de P tels que O, B et M' soient alignés (où O est l’origine du repère).
Montrer que H1 est une hyperbole dont on précisera le centre et les asymptotes.
3) Donner une équation de l'ensemble H2 des points M de P tels que O, I, M' soient
alignés, I étant le centre de gravité de A, B, C.
Montrer que H2 est une hyperbole dont on précisera le centre et les asymptotes.
Donner une équation de H2 sous la forme y = ϕ(x).
4) Démontrer qu'un point M est commun à H1 et H2 si, et seulement si, M' est
confondu avec l'origine O du plan.
5) Résoudre dans C l'équation f(z) = g(z). En déduire les points communs à H1 et
H2.
H H
Construire les courbes H1 et H2 dans le repère (O, i , j ) .
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APPLIQUEE (ENEA) STATISTIQUE ET D’ECONOMIE APPLIQUEE
DEPARTEMENT DE STATISTIQUE YAOUNDE - CAMEROUN
B.P. 5084
DAKAR - SENEGAL
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE
ET D'ECONOMIE APPLIQUEE
ABIDJAN
AVRIL2000
CONCOURS D'ELEVE INGENIEUR DES TRAVAUX STATISTIQUES
VOIES A
et
B OPTION MATHEMATIQUES
EPREUVE DE CONTRACTION DE TEXTE
DUREE : 3 HEURES
Ce texte est tiré du livre intitulé "Université de tous les savoirs",
tome 1 "Qu'est-ce que la vie ?", (auteurs collectifs), l'auteur en est Michel
Jouvet et le titre : "L'évolutions des états du sommeil". Ce livre est paru aux
éditions Odile Jacob en Juillet 2000. Il peut être résumé en 250 mots, plus ou
moins 10%.
✱✱✱
(... ) Pourquoi l'homme dort-il la nuit ?
On pourrait penser que la raison en est que cela revient moins cher, car on
a pas à s'éclairer ni à se chauffer la nuit, si l'on dort. Pendant très longtemps,
cette explication a été acceptée mais elle est fausse. Le fait que l'homme dorme la
nuit n'est pas dû au cycle soleil/obscurité.
2
Comment savoir si l'homme s'endort la nuit en fonction de l'alternance
lumière/obscurité ? des expériences ont été réalisées pour le savoir. On place
quelqu'un dans un bunker complètement fermé, sans aucun contact avec le soleil,
sans montre, en lui permettant d'allumer et d'éteindre la lumière électrique quand il
veut, ou bien, tout simplement dans une grotte ( expérience de Michel Siffre,
le spéléonaute ). On observe les moments où il est endormi et les moments où il est
éveillé. Dans ces conditions de free-running, ou de totale désynchronisation, ou
encore hors du temps, le soleil ne peut plus jouer son rôle de " donneur du temps "
ou de Zeitgeber ( Zeitgeber signifiant en Allemand " qui donne le temps "). Donc,
en dehors de tout Zeitgeber, le sujet se couche chaque jour un peu plus tard, si bien
qu'après une dizaine de jours, il a manqué un jour. Pour les gens qui sont en dehors
de la grotte, il est resté 20 jours dans celle-ci ; pour lui, il n'y est demeuré que
19 jours. Comment expliquer cela ?
Première explication le cycle soleil/obscurité ne joue aucun rôle dans
l'entretien de ce rythme. Deuxième élément d'explication : le rythme n'est pas tout à
fait de 24 heures, il est d'un peu plus de 24 heures. Il varie selon les sujets, mais on
admet actuellement que la période endogène d'un sujet que l'on met dans une grotte
ou dans un bunker est de 24,3 heures, ce qui n'est pas exactement un jour. En latin,
on dit " à peu près un jour " : circa diem. Le qualificatif de " circadien " est en fait
apparu dans la littérature récemment, dans les années 1960, sous la plume de
Halberg. Comment expliquer ce rythme " circadien " ?
La raison en est la suivante : nous avons une horloge dans la tête. Cette
idée d'avoir une horloge dans la tête est née au XVIIIe siècle, dans l'esprit de
l'astronome François Ortous de Mairan. Cet amoureux des plantes possédait chez
lui un Mimosa pudica. Les feuilles de mimosa ont ceci de particulier qu'elles se
redressent le jour et se replient la nuit, d'une façon tout à fait remarquable.
L'astronome eut un jour l'idée d'enfermer son mimosa dans un placard obscur :
lorsqu'il l'ouvrit à midi, il constata que le mimosa savait qu'il y avait du soleil à cette
heure-là, puisque ses feuilles étaient ouvertes ; il l'ouvrit à nouveau à minuit,
et remarqua que les feuilles étaient fermées. Il décrivit cette expérience dans une
note d'une page parue dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences ,
en 1729, dans laquelle il concluait : " il y a une horloge à l'intérieur du mimosa ".
Personne ne l'a cru. Il a fallu attendre 100 ans, en 1820, pour que l'un des meilleurs
botanistes, de Candolle, enregistre les mouvements des feuilles de mimosa la nuit et
le jour, puis dans l'obscurité totale, et constate les mêmes mouvements des feuilles.
La seule explication, conclut-il également, c'est qu'il se trouve une sorte d'horloge
dans la plante. Cette horloge, qui nous permet d'aller nous coucher le soir, même
sans connaître l'heure, jour un rôle fondamental.
3
Où se trouve cette horloge dans notre cerveau ? Et pourquoi a t-on une
horloge ? Cette horloge est présente en effet dans tous les êtres vivants, de
l'unicellulaire à l'homme ; c'est sans doute une des plus grandes inventions de
l'évolution, car elle est responsable de ce qu'on appelle " l'homéostasie prédictive ".
Où se trouve l'horloge ? On s'est aperçu, en travaillant sur les plantes ou les
animaux, que lorsqu'ils avaient un rythme de 23 ou 24,3 heures, il suffisait de leur
projeter un bref éclair de lumière pour que leur horloge vienne se remettre à
24 heures. Autrement dit, le rôle du Zeitgeber solaire, de la lumière, est très
important pour que pour que l'horloge que nous avons dans la tête vienne se
remettre à un rythme de 24 heures. L'horloge est donc en rapport avec la lumière,
et surtout avec la lumière bleue chez l'homme. L'horloge se trouve dans les yeux de
la mouche. Chez les oiseaux, l'horloge est situé dans la " glande pinéale " ou
l'épiphyse, qui est juste sous l'os du crâne, lequel laisse passer suffisamment de
photons pour que le soleil vienne agir sur l'horloge. Le chat, pour sa part, a une
horloge qui fonctionne très mal, il n'a pas de rythme circadien, et il dort autant le jour
que la nuit.
L'horloge, chez l'homme, n'a été découverte que dans les années 1970.
En regardant certaines projections de la rétine, on s'est aperçu qu'il y avait deux
systèmes dans le cerveau : un système visuel, qui passe par la rétine, qui va dans le
cerveau, et se termine au niveau du cortex occipital : c'est le système dit visuel,
qui fait que je vois que vous êtes là. Mais depuis on a découvert le système photique
: certaines cellules ganglionnaires de la rétine se projettent au niveau du noyau
supra-chiasmatique ( qui est l'horloge chez l'homme et les mammifères ). A partir de
ce noyau, tout un système va prévenir le cerveau qu'il fait jour. Ce n'est pas parce
que nous sommes conscients qu'il fait jour, grâce à notre système visuel, que notre
cerveau, lui le sait. Il y a même un rat complètement aveugle, mais à qui il reste
quelques petites cellules sous la peau, qui forment un système suffisant pour venir
activer son noyau suprachiasmatique. On peut donc être totalement aveugle, et avoir
notre cerveau capable de savoir qu'il fait jour. Certains se demandent même si
certaines maladies psychiatriques ne pourraient pas être dues à l'inverse : on peut
très bien voir, mais avoir notre système photique défectueux, de telle sorte que
l'horloge se recale mal le matin. Ainsi, à certains moments, tandis qu'il sera 3 heures
de l'après-midi, elle peut dire à l'organisme qu'il est trois heures du matin.
C'est pourquoi, pour traiter certaines maladies dépressives, on fait regarder aux
patients, le matin, des tubes fluorescents pour exciter leur système photique.
En dehors du système photique, la glande pinéale, ( ou épiphyse ), est reliée aux
noyaux supra-chiasmatiques. A l'obscurité, elle secrète une hormone, la mélatonine,
qui favorise l'endormissement. En conclusion, il faut retenir que l'horloge circadienne
organise notre sommeil dans le temps, mais elle n'est pas responsable du sommeil.
4
La preuve en est donnée par l'expérience suivante. Un rat est placé dans l'obscurité
continue, son noyau supra-chiasmatique lui " dit " d'être éveillé ou de dormir toutes
les 24 heures. Ensuite, si on détruit l'horloge des noyaux supra-chiasmatiques
(par coagulation avec des électrodes ), le rythme circadien est détruit, puisqu'on a
plus d'horloge ; et le rat va dormir selon un rythme plus rapide que le rythme
circadien, c'est à dire selon un rythme ultradien ( à peu près toutes les trois heures ).
L'explication de ce rythme ultradien dans la physiologie du sommeil, n'a pas encore
été apportée. Le sommeil est un mystère dans lequel il reste encore beaucoup à
découvrir.
Maintenant que l'on sait où est l'horloge et que l'on sait que ce n'est pas le
centre du sommeil, et qu'elle sert à installer des périodes de sommeil, posons-nous
la question suivante : pourquoi a-t-on une horloge ? A quoi cela peut-il servir ?
Permettez-moi la métaphore suivante : au commencement du monde, dans l'océan
primitif, il n'y avait que des algues bleues. Elles se groupent dans le fond de l'océan
et montent à la surface de la mer pour absorber des photons, c'est à dire à la
lumière du soleil, déclenchant une chaîne de réactions chimiques produisant des
sucres. Supposons que certaines d'entre elles, " pas très intelligentes ", mettent en
jeu les synthèses protéiques lorsque le soleil est au zénith, pendant 5 ou 6 heures
pour fabriquer des sucres à partir du soleil : lorsque tout sera prêt pour qu'elles
fabriquent des sucres, le soleil sera malheureusement couché. Ce sera donc un
échec lamentable. C'est après bien des essais et des erreurs de cette sorte, que les
algues se sont enfin mises à fabriquer tous les mécanismes de synthèses avant
6 heures du matin ( prenant ainsi en compte l'aspect très prédictif de la courbe de la
Terre autour du soleil ), afin que, le soleil étant à son zénith, toutes les choses soient
prêtes, et que tout marche. Cette invention, on lui a donné le nom d'homéostasie
prédictive. Sans ce système, la vie serait impossible. Tout système vivant entre en
réaction avec les milieux extérieurs, et il se produit des réactions chimiques plus ou
moins rapides, et si elles ne sont pas préparées par la synthèse des protéines qui
doit avoir lieu avant, le système ne peut pas fonctionner, en particulier le système qui
dépend du jour et de la nuit.
L'homéostasie prédictive a également lieu chez l'homme : le matin, il faut
que notre système corticosurrénalien, nos muscles, soient en parfait état. Or, cela ne
peut pas se faire instantanément le matin : ça doit être mis en jeu la nuit. Sous
l'influence de notre horloge circadienne, vers 2 h du matin, l'hypothalamus, se met à
libérer certains facteurs ( CRF ), qui vont agir sur l'ACTH, lequel va agir sur la
corticosurrénale, laquelle va augmenter le tau de cortisone trop faible le matin. Ainsi,
c'est au cours du sommeil le plus profond, vers 2-3 heures du matin, que se met en
route le véritable mécanisme dont on a besoin lorsqu'on se réveille.
5
Quittons maintenant les algues bleues pour remonter l'arbre de l'Evolution
jusqu'aux Ectothermes, c'est à dire les lézards, les batraciens, certains reptiles.
Qu'est-ce que le sommeil pour ces animaux là ? A vrai dire, les physiologistes
n'osent pas parler de " sommeil ", chez une grenouille, chez un lézard; ils parlent
plutôt de " repos ", de " cycle activité/repos ". La température ambiante est le
principal facteur qui va entretenir le repos et l'activité. La température, lorsqu'elle
monte, rend l'animal actif, lorsqu'elle redescend, le rend inactif. On peut très bien
aller chercher une vipère dans le bois de Saint-Cloud à minuit : elle ne mordra pas,
parce qu'il fait froid.
Tout ceci résulte de l'application d'un principe : le principe du Q10.
Admettons que la fréquence cardiaque de l'animal à 37° C soit de 100; à 27° C, elle
sera de 50 ; et le Q10 sera le quotient de 37/27 : ce sera 2. Chez tous les animaux,
tous les phénomènes biologiques quels qu'ils soient ont un Q10 compris entre 2 et 3.
Une baisse de température de l'ordre de 5° est suffisante pour que ces animaux qui
dépendent de la température extérieure, ne puissent pas être éveillés et restent dans
leur abri. L'homéostasie prédictive joue toujours un jeu : l'horloge circadienne vers
5 heures de l'après-midi, " dit " au lézard : " mets-toi vite à l'ombre, autrement, plus
tard, tu ne pourras pas rentrer car il fera trop froid ". Avec les oiseaux et les autres
mammifères, nous sommes des animaux homéothermes. Nous possédons
suffisamment de mitochondries pour que notre chaleur animale nous permette de
nous promener lorsqu'il fait froid. Les variations de la température extérieure ne sont
donc pas suffisantes pour expliquer le rythme éveil-sommeil.
Il faut maintenant essayer d'expliquer pourquoi on est inconscient pendant
le sommeil.
Pourquoi le ronfleur ne sait-il pas qu'il ronfle ? Que se passe-t-il dans le
sommeil des oiseaux et des mammifères que nous sommes, pour que nous
perdions conscience au cours du sommeil ?
C'est facile à comprendre pour une grenouille : si elle est à basse
température, son système nerveux ne marche pas très bien. Mais, chez les
mammifères, chez l'homme, la température reste la même, donc il faut chercher une
autre explication. Qu'est-ce que, chez les mammifères et les oiseaux ont acquis de
plus par rapport aux reptiles et aux batraciens ? Ils ont acquis le manteau cortical
- le cortex cérébral avec lequel on pense -, et un système qui est le thalamus, il y a
une espèce de " machine automatique " qui nous rend inconscients lorsque nous
dormons.
6
Que se passe-t-il quand nous sommes éveillés ? Ce cortex cérébral est
excité par un réseau de neurones ( comme le Web ). Cette excitation provoque une
activité électrique rapide qui est nécessaire à la conscience.. Comment s'endort-on ?
Normalement : lorsque l'horloge - le noyau supra-chiasmatique - va envoyer le signal
" il est 10 heures du soir ", on va bailler, avoir sommeil. Des mécanismes compliqués
vont commencer à baisser notre température centrale. Elle descend avant que l'on
dorme. Ordre est alors donné à un nouveau système situé dans l'hypothalamus
- le système du sommeil - d'entrer en jeu. Ce système va venir bloquer les systèmes
de l'éveil, avec un neurotransmetteur qui est le " GABA ". Etant donné que les
systèmes de l'éveil bloquent cette machine automatique qui est situé au coeur du
thalamus, le thalamus envoie alors cette activité vers le cortex où elle vient " brouiller
" les processus de la conscience. On a donné à cette activité électrique le nom de
" fuseaux ", ou, comme elle a été découverte par les Américains, de spindle.
Voilà les grandes acquisitions des homéothermes : ce n'est pas la baisse de
la température centrale, qui est minime, qui fait qu'ils ne peuvent pas réagir au bruit,
et qu'ils ne savent pas qu'ils ronflent. C'est le système de sommeil qui bloque les
informations de l'éveil, libère le système thalamo-cortical responsable des " fuseaux
". L'apparition de ces " fuseaux " au niveau du cortex est l'indice du sommeil et de la
perte de conscience. Les fuseaux sont ensuite suivis par l'apparition d'ondes lentes
qui sont l'indice d'un sommeil très profond. ( ... )
EPREUVE DE CALCUL NUMERIQUE
CONCOURS 2001
ITS A – 2H
Exercice 1. : Une urne contient 4 boules numérotées de 1 à 4. On y effectue
deux tirages sans remise. Soient X, Y et Z les variables aléatoires représentant
respectivement le plus grand, le plus petit et la somme des deux numéros obtenus.
1. Faire les tableaux T1, T2 et T3 croisant les valeurs des variables X, Y et Z
et leurs probabilités correspondantes.
2. Calculer les espérances mathématiques et les variances de X, Y et Z.
3. Déterminer la fonction de répartition de Z.
Exercice 2. :
1. Démontrer les formules suivantes :
n n
n(n + 1) n(n + 1)(2n + 1)
k2 =
X X
k= .
k=1 2 k=1 6
Indication : on pourra utiliser un raisonnement par récurrence.
n!
2. On rappelle que pour 0 ≤ p ≤ n, Cnp = p!(n−p)!
, établir une relation reliant la
p+1
quantité Cn+1 aux quantités Cnp et Cnp+1 .
Exercice 3. : Etant donnée une suite xk , k = 1, . . . , n, de réels, on note µn sa
moyenne et σn2 sa variance définies par
n n
1X 1X
µn = xk σn2 = (xk − µn )2 .
n k=1 n k=1
1
1. Première expression de la variance.
On pose
n
x2k
X
qn =
k=1
.
Exprimer σn2 en fonction de qn et de µn .
2. Deuxième expression de la variance.
2.1.
a. Etablir les égalités :
2
(n + 1) σn+1 = n σn2 + n (µn+1 − µn )2 + (xn+1 − µn+1 )2 ,
(n + 1) µn+1 = nµn + xn+1 .
b. En déduire
2 n 1
σn+1 = σn2 + (xn+1 − µn+1 )2 .
n+1 n
2.2. On considère une suite de réels xk = 1 + ε 2k−n−1
n−1
, k = 1, . . . , n (n > 1) et
ε ∈ IR. A partir des relations obtenues à la question 2.1. et des formules établies à
l’Exercice 2., déterminer sa moyenne et sa variance.
Exercice 4. : En faisant une intégration par parties, calculer l’intégrale suivante
Z 2
ln(t)dt.
1