Les provisions
En fin d’exercice, la valeur de certains postes du bilan (notamment les éléments d’actif non
amortissables) est corrigée par la constitution des provisions, en application des principes de
prudence, et d’indépendance d’exercice. Ces provisions portent sur les postes de l’actif et du
passif. Aussi, distingue-t-on :
- Pour les postes de l’actif : les provisions pour dépréciation. Elles constatent la perte
probable de valeur des éléments de l’actif et concernent :
L’actif immobilisé : provisions pour dépréciation des immobilisations. Elles
sont constatées comme pour les amortissements par une « dotation » qui
augmente la capacité d’autofinancement de l’entité.
L’actif circulant ou la trésorerie : provisions pour dépréciation des créances,
stocks ou titres de placement. Elles constatent une « charge provisionnée » non
prise en compte lors du calcul de la capacité d’autofinancement.
- Pour les postes du passif :
Les provisions pour risques et charges qui concrétisent les dettes probables de
l’entité.
Les provisions réglementées d’origine purement fiscale et des réglementaire
qui ne représentent pas des dettes probables mais des capitaux propres au sein
desquels elles s’inscrivent.
1. Les provisions pour dépréciation
Lors de l’inventaire, il convient de s’assurer que les valeurs comptables sont bien le reflet de
la réalité économique et juridique du moment. Il faut par conséquent rapprocher à l’inventaire,
les valeurs comptables ou valeurs d’entrée, et les valeurs « actuelles » ou valeurs à la date du
bilan, et constater une provision pour dépréciation par application du principe de prudence. En
effet, le principe de prudence implique que les charges et les moins-values doivent être
comptabilisées dès lors qu’elles apparaissent comme probables à la clôture de l’exercice, alors
que les plus-values ne sont pas enregistrées, aussi longtemps qu’elles ne sont pas certaines.
Donc la provision est constituée si :
Valeur actuelle A du bien (à la date de l’inventaire) < valeur d’entrée E
Provision P à E) A.
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La provision pour dépréciation est donc la constatation comptable d’un amortissement de la
valeur d’un élément d’actif résultant de causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
Elle constate donc un appauvrissement de l’entité, mais contrairement aux amortissements,
cet appauvrissement n’est pas irréversible, ce qui signifie qu’il n’est que probable et non
encore certaine.
1.1. Provisions pour dépréciation des immobilisations
a) Eléments concernés
Ces provisions pour dépréciation concernent généralement les éléments immobilisés non
amortissables :
- fonds commercial et droit au bail ;
- terrains ;
- titres de participation.
b) Calcul de la dépréciation
b-1. Immobilisations non amortissables
Provision = Coût d’acquisition – Valeur actuelle.
La valeur actuelle regroupe la valeur vénale (prix du marché) et la valeur d’utilité (revenus
attendus).
b-2. Immobilisation financière : provision pour dépréciation des titres (titres de
participation 26, autres titres immobilisés 27) :
- Titres de participation :
Provision = Coût d’acquisition (prix d’achat + frais accessoires) – Valeur actuelle.
La valeur actuelle tient compte de l’utilité des participations :
pour les titres cotés : cours moyen du dernier mois ;
pour les titres non cotés : valeur probable de négociation.
- Titres immobilisés de l’activité du portefeuille :
Provision = Coût d’acquisition (frais d’achat + frais accessoires) – Valeur actuelle.
La valeur actuelle tient compte non seulement des cours en bourse, mais aussi des
perspectives d’évolution des entités concernées.
- Autres titres immobilisés :
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Il s’agit notamment des titres participatifs, des certificats d’investissement et de parts
de fonds communs de placement pour lesquels la provision à constituer est égale à la
différence entre le prix d’achat et le cours moyen du dernier mois.
c) Comptabilisation
D : 69 Dotations aux provisions
C : 29 Provisions pour dépréciation
Les comptes divisionnaires concernés sont :
- Pour les immobilisations non amortissables
D : 691 Dotations aux provisions d’exploitation
C : 2915 Provisions pour dépréciation du fonds de commerce
C : 2916 Provisions pour dépréciation du droit au bail
C : 292 Provisions pour dépréciation des terrains
- Pour les immobilisations financières
D : 697 Dotations aux provisions financières
C : 296 Provisions pour dépréciation des titres de participation
C : 297 Provisions pour dépréciation des autres immobilisations financières
1.2. Provisions pour dépréciation des actifs circulants et de la trésorerie
Pour l’actif circulant :
- créances : clients ;
- stocks : matières premières, marchandises et produits finis.
Pour la trésorerie : il s’agit des titres de placement (actions et obligations).
Les provisions pour dépréciation des actifs circulants et de la trésorerie, ainsi que les risques
et les charges à moins d’un an correspondent à des sorties de trésorerie prochaines. Aussi, ces
provisions pour dépréciation sont-elles enregistrées dans le compte 659 Charges
provisionnées d’exploitation ou 679 Charges provisionnées financières, et non dans le
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compte 69 Dotations aux provisions. La réalisation de l’événement probable entraîne une
sortie de trésorerie prochaine, c’est-à-dire les risques et les charges à moins d’un an
correspondent à des sorties futures de trésorerie. Dans ce cas, les charges calculées relatives à
ces dotations ne sont pas prises en compte dans le calcul de la Capacité d’Autofinancement
Globale (CAFG). Ces charges provisionnées sont ainsi assimilées à des charges
décaissables ; voilà pourquoi le plan comptable OHADA les comptabilisa non dans les
dotations (69), mais dans les « Autres charges » (65) :
- au débit, dans les comptes : 659 Charges provisionnées d’exploitation ou 679
Charges provisionnées financières ;
- au crédit, dans les comptes :
d’actif soustractif : 39, 49 et 59 Dépréciation des stocks, des créances, de la
trésorerie ;
ou de passif : 499 Risques provisionnés d’exploitation, 599 Risques
provisionnés financiers.
1.2.1. Les provisions pour dépréciation des créances
a) Définition :
Les provisions pour dépréciation des créances douteuses correspondent à la partie des
créances que l’entité risque de ne pas recouvrer lorsqu’un client a des difficultés de règlement.
La constatation de ce risque ou de cette charge probable et la constitution de la provision
correspondante obéit au principe comptable de prudence. Les provisions sont dans ce cas
calculées sur les créances hors TVA. Si une créance est impayée, l’entité a le droit de
récupérer auprès de l’administration fiscale, la TVA qui avait été collectée.
b) Démarche
b-1. Constatation de la provision
La provision à constituer et à comptabiliser suit la démarche suivante :
- transfert de la créance dans le compte « 416 Créances douteuses » ;
- évaluation de la perte probable : le calcul de la perte probable s’effectue à partir du
montant hors taxe de la créance, sur la base d’une négociation ou d’une estimation
avec le client ;
- enregistrement de la provision :
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D : 659 Charges provisionnées d’exploitation
C : 491 Dépréciation des comptes clients
b-2. Évaluation de la provision
A la fin de chaque exercice, les provisions font l’objet d’une nouvelle évaluation, entraînant
des ajustements nécessaires selon trois situations :
- 1er cas : augmentation de la provision
Perte probable n + 1 (b) > Perte probable n (a) signifie constitution d’une nouvelle provision
(Provision = b – a).
Pour la comptabilisation :
D : 659 Charges provisionnées d’exploitation
C : 491 Dépréciation des comptes clients
2ème cas : diminution de la provision
Perte probable n + 1 (b) < Perte probable n (a), cela signifie reprise de la provision (Reprise =
a – b).
Pour la comptabilisation :
D : 491 Dépréciation des comptes clients
C : 759 Reprises de charges provisionnées
3ème cas : réalisation de l’événement
La perte probable est devenue certaine. La provision antérieure est annulée (à ce moment on
passe les écritures de la reprise, et la totalité de la créance est virée au compte 651 Pertes sur
créances clients.
Pour la comptabilisation :
D : 651 Pertes sur créances clients
D : 4431 TVA facturée sur vente
C : 416 Créances litigeuses ou douteuses
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c) Tableau
L’état des provisions est généralement récapitulé dans un tableau. Le tableau retrace l’état des
provisions pour dépréciation des créances comprenant :
- le nom des clients ;
- la perte envisagée = provision existante ;
- la situation de la trésorerie de l’entité par rapport au client douteux (encaissement
éventuel) ;
- l’observation relative au client : évolution de la provision.
Application
Les services comptables de l’entité « Océane », dont l’exercice coïncide avec l’année civile,
ont établi l’état des clients douteux suivant au 31 décembre 2022, avant inventaire (taux de
TVA 18%) :
Noms des clients Montants des Provisions Observation
créances existantes
TTC
Prince 1.119.600 200.000 Un règlement amiable est intervenu en
décembre : l’entité « Océane » récupérera
70% de sa créance en N+1
Olivier 710.760 0 L’état de cession de paiement déclaré le 15
septembre ; ouverture de la procédure de
redressement judiciaire. Les dirigeants de
l’entité « Océane » estiment qu’un
recouvrement sera peu probable.
Nana 1.179.400 750.000 Clôture de la liquidation pour insuffisance
d’actif en décembre.
Gloire 1.070.640 300.000 A la suite d’une transaction, l’entité
« Océane » a perçu 239.200 en novembre, à
titre définitif (montant porté en banque par
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le crédit du compte 416.
Chanceley 598.000 100.000 Créance faisant l’objet d’un litige ; accord à
l’amiable par correspondance d’avocat sur
un montant de 538.200 TTC.
Théodore 800.000 0 Lettre de relance recommandée envoyée.
TAF :
1. procéder à l’analyse de la situation de chaque client au 31 décembre 2022.
2. Enregistrer les régularisations nécessaires dans la comptabilité de l’entité « Océane »,
dans le cadre des travaux d’inventaire de l’exercice 2022.
1.2.2. Provisions pour dépréciation des stocks
A la fin de chaque exercice, on procède à l’inventaire des stocks puis à leur évaluation au coût
d’achat ou de production.
a) Inventaire des stocks et en-cours
L’inventaire extra-comptable consiste à déterminer les quantités et à évaluer les existants.
a-1. Détermination des quantités : inventaire physique
Il s’agit de déterminer les quantités de marchandises, approvisionnements, produits en stocks,
catégorie par catégorie. On procède alors à l’établissement d’une liste complète des divers
éléments composant les stocks et correspondant à la classification du plan comptable, et au
dénombrement des existants réels.
a-2. Valorisation des stocks
a-2.1. Les entrées
L’évaluation des stocks se fait au coût réel d’acquisition pour les biens achetés ou au coût réel
de production pour les biens produits par l’entité.
Le coût réel d’acquisition est le coût d’achat des stocks de marchandises et
approvisionnements, c’est-à-dire le prix d’achat augmenté des frais accessoires d’achat et
d’approvisionnement (valeur d’entrée).
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Le coût réel de production est déterminé par CAGE, comprend les charges directes et
indirectes de production.
a-2.2. Les sorties
La valorisation et la comptabilisation des stocks à leur sortie reposent sur la tenue d’un
inventaire permanent ou intermittent.
L’inventaire permanent consiste à contrôler les entrées et les sorties à l’aide de fiches de
stocks tenues au jour le jour qui indiquent le montant du stock. Il permet de connaître à tout
moment :
- les quantités et les montants des stocks ;
- le coût d’achat des marchandises vendues ;
- le coût d’achat des matières et fournitures engagées dans le processus de fabrication.
L’inventaire intermittent ne permet de connaître le montant des existants qu’à la clôture de
l’exercice, après réalisation de l’inventaire extra-comptable.
A leur sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens sont évalués selon deux méthodes :
- méthode du Premier Entré, Premier Sorti, dite PEPS ou FIFO ;
- méthode du Coût Moyen Unitaire Pondéré (CMUP) avec deux variantes :
coût moyen pondéré après chaque entrée ;
coût moyen pondéré correspondant à la durée moyenne de stockage.
a-3. Comptabilisation des variations de stocks et d’encours :
- variations de stocks (603) :
6031 : Variations des stocks de marchandises
6032 : Variations des stocks de matières premières et fournitures liées
6033 : Variations des stocks d’autres approvisionnements
- fonctionnement :
en cas d’inventaire intermittent, à la clôture de l’exercice
D : 603 Variation de stocks
C : 31, 32, 33
Pour le montant du stock initial
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D : 31, 32, 33
C : 603 Variations de stocks
Pour le montant du stock final
Virement du compte 603 Variations des stocks pour solde, avec les charges, dans le compte
13 Résultat net de l’exercice (montant débiteur ou montant créditeur, selon le cas) :
- SI > SF, cela signifie que le solde est débiteur
Pour l’écriture comptable, on aura :
D : 13 Résultat net
C : 603 Variations des stocks
- SI < SF, cela signifie que le solde est créditeur
Pour l’écriture comptable, on aura :
D : 603 Variations des stocks
C : 13 Résultat net
en cas d’inventaire permanent
en cours d’exercice
a) entrée en stock
D : 31, 32, 33
C : 603 Variations des stocks
b) sortie de stocks
D : 603 Variations des stocks
C : 31, 32, 33
à la clôture de l’exercice
Le compte 603 Variation des stocks est débité des différences en moins constatées entre
l’inventaire comptable et l’inventaire physique par le crédit des stocks concernés.
D : 603 Variations des stocks
C : 31, 32, 33
Le compte 603 Variation des stocks est crédité des différences en plus constatées entre
l’inventaire comptable et l’inventaire physique par le débit des comptes de stocks concernés.
D : 31, 32, 33
C : 603 Variations des stocks
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Le compte 603 Variation des stocks est viré (pour solde), avec les charges, dans le compte
13 Résultat net de l’exercice (montant débiteur ou montant créditeur, selon le cas).
Les achats et les ventes doivent être corrigés en fin de période. On constate ce qui suit :
Variation de stock = SF – SI.
- Charges
Achats consommés = Achats – Variation de stocks de marchandises, de matières
premières.
CSV (coût du stock vendu) = Achats – (SF – SI)
CSV (coût du stock vendu) = Achats + SF – SI
Consommation effective (charge) = Achats – Variation de stock
NB : Cette correction des achats est opérée en fin d’exercice.
- Produits
Produits = Ventes + Variation de stocks de produits finis
Production = Ventes + (SF – SI)
Production = Ventes – SI + SF
Production effective (produit) = Ventes + Variation de stocks de produits finis
b) Dépréciation des stocks
A la date d’inventaire, lorsque la valeur actuelle des marchandises ou des matières premières
est inférieure à leur valeur d’achat ou de production (valeur d’entrée) par suite d’une
détérioration ou d’une mévente, il est nécessaire de constater une dépréciation des stocks.
Sur les différences entre l’inventaire comptable (données comptables) et l’inventaire physique
(valeurs d’inventaire) :
- différence en moins (Manquants en stock), classe 6 ;
D : 603 Variation des stocks
C : 31, 32, 33
- différence en plus (Surplus en stock), classe 7.
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D : 31, 32, 33
C : 603 Variation des stocks
Application
L’état des stocks de la SA BOUMBA en 2022 se présente comme suit :
N° Stocks Valeur au bilan Dépréciation
1er janvier 31 décembre 1er janvier 31 décembre
311 Marchandises 15.000.000 9.000.000 - 10%
321 Matières premières 11.200.000 7.500.000 15% 5%
361 Produits finis 23.400.000 25.800.000 10% 15%
TAF : passer les écritures des provisions et de régularisations des stocks
Solution
392 Dépréciation de stocks des MP 1.680.000
396 Dépréciation de stocks de produits finis 2.340.000
759 Reprise de charges provisionnées 4.020.000
(Annulation de la provision antérieure)
659 Charges provisionnées d’exploitation 5.145.000
391 Dépréciation de stocks de marchandises 900.000
392 Dépréciation de stocks de MP 375.000
396 Dépréciation de stocks de produits finis 3.870.000
(Constatation des provisions sur stocks)
6031 Variation de stocks de marchandises 11.200.000
6032 Variation de stocks de matières premières 15.000.000
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736 Variation de stocks de produits finis 23.400.000
311 Stocks de marchandises 11.200.000
321 Stocks de matières premières 15.000.000
361 Stocks de produits finis 23.400.000
(Annulation du stock initial)
311 Stocks de marchandises 9.000.000
321 Stocks de matières premières 7.500.000
361 Stocks de produits finis 25.800.000
6031 Variation de stocks de marchandises 9.000.000
6032 Variation de stocks de matières premières 7.500.000
736 Variation de stocks de produits finis 25.800.000
(Constatation du stock final)
1.2.3. provisions pour dépréciation des titres de placement
Les titres de placement sont des titres représentatifs de créances souscrites généralement pour
moins de 5 ans. Ils sont enregistrés à leur prix d’achat dans le compte « 50 Titres de
placement ». Les frais accessoires d’achat sont portés au débit du compte 6311 Frais
bancaires.
Ces titres sont cessibles à tout moment en vue d’en retirer un revenu ou une plus-value. Ils
comprennent : actions, obligations, bons du trésor.
A la date d’inventaire, il est fait une évaluation des titres détenus en portefeuille. La valeur
des titres peut être inférieure à leur prix d’achat. Il convient alors de constituer une provision
pour dépréciation si la valeur d’inventaire est supérieure au prix d’achat, la plus-value
probable ne fait l’objet d’aucune écriture par respect du principe comptable de prudence.
a) Evaluation des titres à l’inventaire
L’évaluation de la valeur d’inventaire se fait de manière différente selon :
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- la valeur d’usage pour les titres de participation, c’est-à-dire la somme que l’on est
prêt à engager pour une prise de participation ;
- le cours moyen du dernier mois pour les titres immobilisés et les titres de placement
cotés en bourse ;
- la valeur probable de réalisation pour les titres non cotés.
Les titres doivent être évalués catégorie par catégorie (actions, obligations, bons du trésor).
Les plus-values probables n’étant jamais comptabilisées, il en résulte que toute compensation
entre plus-value et moins-value, concernant des titres de nature différente est interdite : on ne
compense pas une plus-value sur titre d’une entité par une moins-value sur titre d’une entité.
Lorsque des titres de même nature ont été acquis à des dates et à des cours différents, on
compare la valeur d’inventaire avec la valeur globale d’entrée de l’ensemble des titres.
b) Comptabilisation
b-1. Constitution de la provision
Les comptes suivants doivent être mouvementés pour constater la provision :
D : 679 Charges provisionnées financières
C : 590 Dépréciation des titres de placement
Application
A l’inventaire au 31 décembre 2022, le portefeuille des titres de placement de l’entité
« VICTOIRE » comprend :
- 15 actions SNH acquises le 31 mars 2022 au cours de 74.450 et cotées à 67.800 ;
- 50 actions MTN dont 20 acquises le 30 mars 2022 au cours de 54.500 et le reste le 30
juin 2022 au cours de 60.000 ; le cours moyen est de 55.000 ;
- 30 obligations CAMTEL acquises au cours de 75.000 et cotées à 80.000.
TAF : calculer et comptabiliser les dépréciations probables
b-2. Ajustement de la provision
Lorsqu’une dépréciation concernant des titres de placement a été comptabilisée lors d’un
inventaire, il faut toujours à l’inventaire suivant, réexaminer la situation des titres concernés.
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Il faut, à nouveau comparer la valeur d’entrée des titres de placement (le prix d’achat) avec la
nouvelle valeur actuelle (cours moyen ou valeur probable de réalisation), afin de déterminer
s’il y a ou non, une dépréciation probable, ainsi que le montant éventuel.
Si le montant de la dépréciation probable calculée est supérieure à celle constatée à la fin de
l’exercice précédent ; il y a lieu d’augmenter la provision de la différence entre la provision
nouvelle et la provision précédente.
D : 679 Charges provisionnées financières
C : 590 Dépréciation des titres de placement
Si la nouvelle dépréciation probable est inférieure à la dépréciation déjà constatée, il faut
diminuer la provision de la différence entre les deux dépréciations.
D : 590 Dépréciation des titres de placement
C : 779 Reprises de charges provisionnées financières
Etude de cas :
1er cas :
1. Les stocks d’une entité, de début et de fin d’exercice N, sont les suivants :
Rubriques Stock initial Stock final
Matières premières 18.700.000 20.300.000
Fournitures 9.500.000 9.100.000
Produits finis 11.300.000 11.100.000
Produits en-cours 3.000.000 3.900.000
Dépréciation des matières premières - 750.000
Dépréciation des produits finis 900.000 300.000
TAF :
1. Passer au journal les écritures de fin d’exercice.
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2. Quelle est leur incidence globale sur le compte de résultat ?
3. Indiquer les postes (rubriques) concernés pour l’élaboration du compte de résultat.
2. L’entité artisanale « ISCOM-GCF L2 » est spécialisée dans la fabrication de grilles et
portails. L’ensemble du personnel travaille sur un projet unique, consistant en la réfection
des grilles d’un château. Le projet a débuté en octobre N et sera achevé en juin N+2.
Le détail des coûts de production engagés chaque année est le suivant :
Eléments N N+1 N+2
Coût d’acquisition des matières consommées 800.000 2.000.000 100.000
Charges directes de production 150.000 1.500.000 300.000
Charges indirectes de production 40.000 150.000 160.000
Totaux 990.000 3.650.000 560.000
Les travaux sont facturés pour 6.300.000 FCFA HT à la fin de l’exercice N+2 et sont payés au
comptant par chèque (TVA au taux normal).
TAF :
1. Enregistrer dans le livre journal de l’entité toutes les écritures de fin d’exercice et de
facturation concernant ce chantier pour ces trois exercices.
L’entité utilise la méthode de l’inventaire intermittent. Les résultats définitifs par
chantier sont dégagés lors de l’achèvement des travaux (méthode classique).
2. Calculer l’incidence du projet sur le résultat comptable de chacun des exercices.
2ème cas :
L’entité « Croyance SA » spécialisée dans la vente des articles de sport vous consulte pour
l’assister dans la réalisation de ses travaux de fin d’exercice au 31 décembre 2022. Un dossier
relatif aux créances présentant des problèmes vous est remis pour analyse et proposition des
enregistrements comptables si nécessaires dans le journal.
Tableau de la situation de certaines créances au 31 décembre 2022 :
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Clients Montant Date Situation au Situation au 31/12/2022
créance créance 31/12/2021
Moussa 1.165.000 28/03/2017 Provision La boutique de Moussa avait été brûlée
50% par incendie survenu au marché de
Mokolo. Faute de moyens pour
relancer ses activités, il est rentré dans
son village dans la province de
l’Adamoua.
Nana 2.967.500 16/08/2017 Provision Une somme de 217.500 a été
60% recouvrée difficilement au mois de mai
2022. Au mois d’août 2022, les
bureaux de Nana ont été scellés pour
problèmes avec le fisc. Il y a lieu de
constituer une provision de 30% en
plus.
Zambo 2.136.600 10/04/2018 Provision Il a remboursé 536.600 le 04/07/2022.
20% Maintenir la provision à 20% du solde.
Balla 890.250 15/05/2019 690.250 On espère encore récupérer 30% du
(reste à solde dû. Suivant les informations à
payer) notre disposition, M. Balla a des
difficultés financières graves.
Magne 1.780.500 20/11/2020 Provision Aux dernières nouvelles, elle se serait
75% installée en Suisse où elle a épousé M.
Ackeman. Elle aurait donc décidé
d’arrêter de faire le commerce.
Njock 4.035.800 12/02/2019 Provision Au cours de l’exercice qui s’achève,
50% des négociations avec Njock ont
permis de recouvrer 1.235.800 le
15/11/2022. Compte tenu de son
engagement à honorer sa dette, il y a
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lieu de ramener la provision à 30%.
3ème cas :
L’entité « Nathan-Victoire » vous communique l’état de son portefeuille titres au 31
décembre 2022 :
Titres Quantités Cours d’achat Cours au 31/12/2021 Cours au 31/12/2026
31/12/2022
A 10 35.000 28.000 30.000
B 15 74.000 75.000 68.500
C 20 51.000 48.000 55.000
D 10 25.000 24.000 20.000
TAF : passer les écritures d’ajustement des provisions
4ème cas :
L’entité BISSO qui pratique l’inventaire intermittent vous demande de présenter les écritures
de régularisation des stocks à partir des extraits de sa de sa balance avant inventaire par
soldes :
- 31 Marchandises : 25.000.000
- 32 Matières premières : 11.500.000
- 3352 Emballages récupérables : 1.200.000
- 36 Produits finis : 70.000.000
- 391 Dépréciations des stocks de marchandises : 1.400.000
- 392 Dépréciations des stocks de matières premières : 2.000.000
- 393 Dépréciations des stocks d’autres approvisionnements : 150.000
- 396 Dépréciations des stocks de produits finis : 9.000.000
- 4194 Clients, dettes pour emballages consignés : 600.000
Données d’inventaire :
Il reste en magasin :
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- 18.600.000 FCFA de marchandises ; ce stock comprend un lot ayant coûté 5.000.000
FCFA mais dont le prix de vente probable ne dépassera pas 4.000.000 FCFA (frais de
distribution 20% de ce montant) ;
- 500.000 FCFA d’emballages récupérables (le coût d’achat représente 40% du prix de
consignation) ;
- 85.000.000 FCFA de produits finis pour lesquels il faut tenir compte d’une moins-
value probable de 10%.
TAF : présenter les écritures nécessaires de régularisation.
1.2. Les provisions pour risques et charges
Les provisions pour dépréciation comme les provisions pour risques et charges résultent de
l’application du principe de prudence et d’indépendance des exercices. Mais les provisions
pour dépréciation régularisent l’actif du balan (moins-values sur actif), alors que les
provisions pour risques et charges régularisent le passif du bilan (dettes probables). L’analyse
des provisions pour risques et charges conduit à distinguer :
- les risques et charges probables à plus d’un pour lesquels on constate une dotation qui
augmentera la capacité d’autofinancement de l’entité ; en contrepartie on crédite un
compte de ressources durables : « 19 Provisions pour risques et charges » ;
- les risques et charges probables à moins d’un an qui s’inscrivent au débit d’un compte
de dépréciations, par le crédit d’un compte de dettes à court terme « 499 Risques
provisionnés d’exploitation » ou « 599 Risques provisionnés à caractère
financier ».
a) provisions pour risques
Elles portent sur :
- les provisions pour litiges : elles sont constituées pour couvrir les risques encourus à
propos de litiges qui opposent l’entité à des tiers (clients, fournisseurs, employés,…) et
pour faire face au paiement probable de dommages et intérêts, indemnités de
licenciement et autres condamnations pécuniaires ;
- les provisions pour garanties données aux clients : ces provisions sont destinées à
couvrir, pendant une période de temps limitée, les dépenses susceptibles d’être
engagées du fait de la garantir jouant sur les biens vendus ou les travaux réalisés ;
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- les provisions pour pertes de change : ces provisions sont constituées pour couvrir
les pertes latentes consécutives aux dettes et créances libellées en monnaie étrangère ;
- les provisions pour pertes sur marchés à achèvement futur : ces provisions sont
constituées en vue de faire face à une perte qui pourrait résulter de le hausse des cours
de marchandises à livrer et vendues à des prix convenus ;
- les provisions pour amendes et pénalités : elles sont destinées à faire face aux
transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature mises à la charge des
contrevenants aux dispositions fiscales.
b) Provisions pour charges
Ces provisions correspondent à des charges prévisibles, qui compte tenu de leur nature et leur
importance, auraient des difficultés à être supportées par le seul exercice au cours duquel elles
seront engagées. Le plus souvent il s’agit des provisions pour grosses réparations.
1.2.1. Provisions pour risques et charges à plus d’un an
Les provisions pour risques et charges permettent de prévoir ces charges probables. La charge
probable est inscrite au débit du compte « 69 Dotations aux provisions ». La dette qui en
résultera probablement sera enregistrée au crédit du compte « 19 Provisions pour risques et
charges ».
a) Constitution des provisions
La constitution d’une provision pour risque et charge fait intervenir les comptes suivants :
D : 691 Dotations aux provisions d’exploitation
D : 697 Dotations aux provisions financières (pertes de change essentiellement)
C : 191 Provisions pour litiges
C : 192 Provisions pour garanties données aux clients
C : 193 Provisions pour pertes sur marchés à achèvement futur
C : 194 Provisions pour pertes de change
C : 195 Provisions pour impôts
C : 197 Provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices
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C : 1971 Provisions pour grosses réparations
C : 198 Autres provisions financières pour risques et charges
C : 1981 Provisions pour amendes et pénalités.
Application
A l’inventaire du 31/12/2022, l’entité SOKI fait les constatations suivantes :
- les garanties accordées aux clients pourraient coûter 2.800.000 FCFA ; ce risque est à
plus d’un an d’échéance ;
- de grosses réparations doivent être effectuées courant 2025 : coût probable 6.000.000
FCFA à répartir sur 3 ans soit 2.000.000 FCFA par an.
TAF : passer les écritures de régularisation nécessaires.
b) Ajustement des provisions
A la fin de l’exercice qui suit la constitution d’une provision pour risque et charge à plus d’un
an, il faut reconsidérer le risque ou la charge :
- si la provision est insuffisante, il faut l’augmenter en comptabilisant une nouvelle
dotation :
D : 691 Dotations aux provisions d’exploitation
D : 697 Dotations aux provisions financières
C : 19 Provisions pour risques et charges
- si la provision est trop élevée, il convient de reprendre l’excédent :
D : 19 Provisions pour risques et charges
C : 791 Reprises de provisions et dépréciations d’exploitation
C : 797 Reprises de provisions et dépréciations financières
Application
Le 31/12/2021, la SA MABIALA prévoit des risques et des charges à plus d’un an : un litige
avec un fournisseur qui pourrait coûter à l’entité 5.000.000 FCFA ainsi qu’une amende fiscale
probable de 500.000 FCFA.
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Le 31/12/2022, on estime que les dommages et intérêts à verser au fournisseur pourraient
s’élever à 4.000.000 FCFA alors que l’amende fiscale se montrera probablement à 1.800.000
FCFA.
TAF : procéder aux régularisations nécessaires au 31/12/2021 et au 31/12/2022.
c) Réalisation du risque ou de la charge prévue
Lorsque le risque ou la charge prévue se réalise, il convient de :
- comptabiliser la charge réellement supportée ;
- solder, en fin d’exercice, la provision en la réintégrant dans les produits :
D : 19 Provisions pour risques et charges
C : 791 Reprises de provisions et dépréciations d’exploitation
C : 797 Reprises de provisions et dépréciations financières
1.2.2. Provisions pour risques et charges à moins d’un an
Les provisions pour risques et charges échéant à moins d’un an respectant la procédure est la
suivante :
a) constitution de la provision
D : 659 Charges provisionnées d’exploitation
C : 4991 Risques provisionnés sur opérations d’exploitation
Pour les risques à caractère financier (pertes de change), les comptes à mouvementer sont les
suivants :
D : 679 Charges provisionnées financières
C : 599 Risques provisionnés à caractère financier
b) ajustement des provisions
A la fin de l’exercice qui suit la constatation d’un risque provisionné, il convient de
reconsidérer le risque :
- si la provision constituée est insuffisante, il faut l’augmenter en comptabilisant la
nouvelle charge :
D : 659 Charges provisionnées d’exploitation
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D : 679 Charges provisionnées financières
C : 4991 Provisions pour risques sur opérations d’exploitation
C : 599 Provisions pour risques à court terme à caractère financier
- si la provision est trop élevée, il convient de reprendre l’excédent :
D : 4991 Provisions pour risques sur opérations d’exploitation
D : 599 Provisions pour risques à court terme à caractère financier
C : 759 Reprises de charges provisionnées d’exploitation
C : 779 Reprises de charges provisionnées financières
c) réalisation du risque ou de la charge prévue
Lorsque la charge prévue se réalise il faut :
- comptabiliser la charge réellement supportée ;
- solder ou annuler, en fin d’exercice, la provision qui avait été constituée.
Application
Les données d’inventaire de la SA Rose au 31/12/2021 se présentent comme suit :
- un procès est en cours avec l’un des anciens employés de l’entité qui réclame une
indemnité de licenciement de 2.500.000 FCFA à payer dans moins d’un an ;
- il faut prévoir le règlement probable à fin mars d’une amende fiscale de 500.000
FCFA ;
- le 31/12/2022, l’entité reçoit un avertissement pour amende à payer de 750.000 FCFA.
TAF : présenter les écritures relatives aux différents faits.
1.2.3. Les provisions règlementées
Il s’agit de provisions constituées en vertu de textes fiscaux et notées au crédit du compte « 15
Provisions réglementées ».
Parmi les provisions réglementées, il faut citer les provisions :
- pour investissement ;
- pour hausse des prix ;
- pour fluctuation des cours ;
- pour amortissements dérogatoires…
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Etudes de cas :
1er cas :
La SA « VISION » envisage des travaux de réfection par suite d’un affaissement de terrain.
En effet, les murs d’un important bâtiment commercial se fissurent et devront être reconstruits
dans les deux ou trois années à venir. La dépense liée à la réfection du bâtiment est estimée
approximativement à 15.000.000 FCFA. Il est décidé d’étaler la charge future sur estimée sur
les trois prochaines années à raison de 5.000.000 FCFA par an.
Au cours de l’année N+3, les travaux sont effectués et le 18 juillet la facture définitive est
reçue et s’élève à 18.000.000 FCFA.
TAF : passer les écritures nécessaires en N et N+3.
2ème cas :
Au cours de l’exercice 2020, un litige oppose la SA BINGO avec l’un de ses salariés, licencié
durant l’exercice, a fait l’objet d’une provision de 1.000.000 FCFA.
En 2021, le litige n’est toujours pas réglé, et l’on estime le risque à 1.500.000 FCFA.
Le 4 février 2022, au terme de la procédure, la SA doit verser 1.400.000 FCFA au salarié à
titre d’indemnité et 200.000 FCFA au cabinet MAB, avocat conseil, pour frais et honoraires.
TAF :
1. passer les écritures nécessaires en 2020, 2021 et 2022.
2. Quelle incidence ces opérations auront-elles sur le compte de résultat ?
3ème cas :
A l’inventaire au 31/12/2022, la SA Brives constate les faits suivants :
- la réparation de la toiture doit être effectuée d’ici deux ans. Le devis s’élève à
7.000.000 FCFA. Il est décidé de provisionner sur deux exercices ;
- un litige avec un transporteur risque d’entraîner le versement d’une indemnité de
900.000 FCFA ;
- un contrôle fiscal a eu lieu et un redressement a été réalisé. Le montant des pénalités
devrait s’élever à 1.250.000 FCFA ;
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- le montant des réparations à effectuer sur les appareils vendus aux clients au titre de la
garantie est estimé pour l’année à venir à 2.300.000 FCFA.
TAF : passer les écritures de régularisation au 31/12/2022.
4ème cas :
Au 31/12/2020, une provision de 6.500.000 FCFA est constituée en raison d’un procès qu’a
intenté un cadre de la SA PALA pour licenciement abusif. A la fin de l’année 2021 les frais
prévisibles sont réévalués et estimés à 4.800.000 FCFA. Le 04/08/2022, l’entité PALA est
assignée à verser par chèque la somme de 5.000.000 FCFA à son ancien salarié.
TAF : enregistrer toutes ces opérations.
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