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Mise-bas et soins des truies

La mise-bas chez la truie se déroule généralement entre le 113e et le 116e jour de gestation et nécessite une préparation adéquate pour minimiser les risques pour la mère et les porcelets. Des soins appropriés doivent être dispensés aux nouveau-nés, notamment en s'assurant qu'ils reçoivent du colostrum rapidement et en surveillant leur santé pour prévenir l'anémie. En cas de complications, comme des mises-bas lentes ou des maladies post-partum, une intervention vétérinaire peut être nécessaire.

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Mise-bas et soins des truies

La mise-bas chez la truie se déroule généralement entre le 113e et le 116e jour de gestation et nécessite une préparation adéquate pour minimiser les risques pour la mère et les porcelets. Des soins appropriés doivent être dispensés aux nouveau-nés, notamment en s'assurant qu'ils reçoivent du colostrum rapidement et en surveillant leur santé pour prévenir l'anémie. En cas de complications, comme des mises-bas lentes ou des maladies post-partum, une intervention vétérinaire peut être nécessaire.

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REPUBLIQUE DU BENIN

Université Nationale d’Agriculture (UNA)

Ecole de Gestion et d’Exploitation des Systèmes d’Elevage (EGESE)

ECUE :

MISE-BAS CHEZ LA TRUIE

Réalisé par : Sous la direction du :

Dr KOURA B. Ivan

ANNEE ACADEMIQUE: 2020-2021


PLAN
Introduction

I. Préparation
II. Mise-bas
III. Soins dispensés aux nouveaux nés
IV. Problèmes relatifs à la mise-bas
1. Mises-bas trop lentes
2. Maladies de la truie après la mise-bas
Conclusion
Références bibliographiques

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INTROODUCTION
La mise-bas chez la truie a normalement lieu entre le 113e et 116e jour de la gestation
(3 mois, 3 semaines et 3 jours) et le plus souvent dans la nuit ou la soirée. Environ 90% des
truies mettent bas 114 ou 115 jours après la saillie. C’est un processus à risque pour la truie et
les porcelets et ce risque augmente en cas de mises-bas dystociques qui sont le résultat de
mises-bas naturelles prolongés ou nécessitant une intervention.

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I. PREPARATION
Environ une semaine avant la date prévue pour la mise-bas, la truie doit être parquée dans
un lieu séparé qui aura été nettoyé et désinfecté. Il est recommandé de la traiter contre les vers
trois ou quatre jours avant de l’isoler. Le jour même, lavez-la avec de l’eau tiède et du savon,
puis rincez-la avec un désinfectant contre les poux et la gale.

Le corps de la truie est ainsi propre intérieurement et extérieurement et aucune infection n’est
à craindre puisque l’enclos a également été désinfecté. Si toutefois il existe un risque spécifique
de maladie pouvant toucher les porcelets, la truie et l’enclos seront de nouveau nettoyés et
désinfectés 2 jours avant la mise bas.

S´il n’y a pas de cage à truie, il faut donner à la truie une grande quantité de litière pour qu’elle
puisse faire son nid. Pour les truies en cage, on déposera aussi de la litière ou une bâche dans
un coin de la cage. Une niche peut aussi aider à créer un bon microclimat pour les porcelets.
Dans les élevages (semi-) intensifs, on peut même envisager de placer un chauffage ou une
lampe de chauffage. Le jour de la naissance, il est recommandé de diminuer considérablement
la ration alimentaire de la truie (environ 0,5 kg par jour) et de lui donner un laxatif (par exemple
du fourrage vert) si elle est constipée.

II. MISE BAS


A peu près un jour avant la naissance du premier porcelet, la mamelle devient visiblement
plus rouge. Du liquide blanc ou clair s’échappe de quelques tétines si on tire dessus. La truie
devient plus alerte, active, agitée et souvent, elle se met à mordre. Elle gratte le sol de ses
pattes de devant et balaie de son museau la litière pour faire son nid dans un coin.

Juste avant la naissance, le pis gonfle et la truie se calme. Juste avant la mise bas du premier
porcelet, un fluide muqueux, rougi de sang s’écoule de la fente vulvaire. Chez les cochettes,
cela peut se produire un peu plus tôt. Avant et pendant la naissance, les porcelets sont
enveloppés d’une membrane qui se déchire lors de la naissance. Les porcelets naissent par la
tête ou par le siège. En général, ils naissent les uns après les autres toutes les 15 à 20 minutes
mais les porcelets de très petite taille peuvent se succéder encore plus rapidement. Beaucoup
de porcelets naissent attachés au cordon ombilical. Normalement le cordon se rompt tout seul
et aucune intervention n’est nécessaire. Pendant la mise-bas, des morceaux de placenta
peuvent être expulsés entre les naissances, mais le plus souvent le placenta sort dans sa totalité

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entre une demi-heure et une heure après la naissance du dernier porcelet. Si le placenta n’est
pas totalement expulsé une heure après la fin de la mise-bas, il faut demander une assistance
vétérinaire. On évacuera le placenta de l’enclos dès qu’il aura été expulsé. Les porcelets nés
prématurément (avant 110 jours) se reconnaissent à leur peau, qui ressemble à du parchemin
et est souvent très rouge. Ils sont par ailleurs dépourvus de poils ou ont des poils très courts. Il
se peut aussi qu’ils aient des pattes malformées et les yeux fermés, et qu’ils respirent avec
difficulté. Ils errent alors dans l’étable à la recherche des mamelles maternelles. La plupart ne
survivront pas. En général, 5 à 7% des porcelets sont mort-nés, ce pourcentage étant encore
supérieur chez les truies plus âgées. Même si, normalement, la mise-bas se passe sans
problème, il est conseillé d’être présent au cas où il y aurait une complication.

III. Soins dispensés aux nouveau-nés


Au bout de quelques minutes, il faut retirer ou, si nécessaire, couper le cordon ombilical (en
laissant environ 5 cm). Tout de suite après la naissance, on trempe le nombril et le reste du
cordon toujours attaché au corps du porcelet dans une solution d’iode pour éviter les
inflammations. En l’absence de chauffage, il est nécessaire de sécher chaque porcelet avec un
torchon et de le mettre à téter. En poussant et en suçant, les porcelets stimulent la lactation. Il
est important qu’ils profitent au plus vite du colostrum, le premier lait maternel, très riche, qui
les immunise les premières semaines de leur vie contre toutes sortes de maladies. Les porcelets
qui ont des difficultés à respirer (respirent faiblement et irrégulièrement) et ceux qui ont l’air
d’être mort-nés, peuvent pendant un moment être tenus en l’air par les pattes de derrière. En
appuyant sur le thorax d’un mouvement rythmique on peut stimuler la respiration. Verser un
peu d’eau sur la tête et le thorax peut également s’avérer efficace, à condition de sécher le
porcelet tout de suite après. Il sera parfois nécessaire de couper les dents des porcelets pour
empêcher qu’ils ne blessent les tétines. Reportez-vous au paragraphe 4.6 pour en savoir plus
sur ce sujet. Si la truie donne trop peu de lait, il faudra mettre les porcelets à allaiter sous une
autre truie ayant mis bas trois jours auparavant et dont les mamelles ne sont pas toutes
utilisées par ses porcelets. Si vous ne disposez pas d’une telle truie, il vous faut alors nourrir les
nouveau-nés avec une alimentation d’appoint que vous leur proposerez dans la main.

Anémie
Le lait de la truie ne contenant pas suffisamment de fer pour satisfaire aux besoins de ses
petits, les porcelets élevés sur du béton risquent de souffrir assez rapidement d’une forte
anémie. Au bout d’une semaine, ils commencent à pâlir et leur croissance ralentit. Ils peuvent

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aussi développer un cou gras. Il faut éviter cette situation en jetant chaque jour dans un coin de
l’enclos une pelletée de bonne terre ou de compost riche en fer. Veillez à ce que la terre soit
propre, c’est à dire qu’elle ne vienne pas d’un endroit fréquenté par les porcs, car il faut éviter
tout risque de contamination par les vers. En fouinant dans la terre, les porcelets trouveront
ainsi du fer. La plupart des terres rouges, brunes ou jaunes des zones tropicales contiennent
des quantités non négligeables de fer. Dans les élevages (semi-) intensifs, il arrive également
que l’éleveur injecte des préparations à base de fer aux porcelets sains âgés de 1 à 3 jours. Vous
pouvez également répandre des cendres de bois car elles sont riches, non pas en fer, mais en
d’autres minéraux importants

IV. Problèmes relatifs à la mise bas


Bien que les mises bas se passent généralement bien, il est conseillé d’être présent en cas
de besoin. Si le processus prend plus de 8 à 12 heures, ou si le laps de temps entre deux
naissances dure plus de 45 minutes, il faut s’en inquiéter. Les derniers porcelets peuvent
notamment naître enveloppés de l’amnios et risquent d’étouffer s’ils ne sont pas libérés. Du
reste, les truies ne se soucient pas vraiment de leurs petits tant que les porcelets ne sont pas
tous nés, et les porcelets qui s’approchent à la recherche de lait sont facilement écrasés quand
la truie s’allonge à nouveau pour mettre bas. La truie ne tolérant pas de présence humaine
pendant la mise-bas, il est bon de rester à distance, prêt à intervenir si la situation devient
inquiétante.

1- Les mises-bas trop lentes


Si la naissance ne progresse pas ou prend trop de temps, il faut essayer d’expulser le premier
porcelet manuellement. A condition de respecter des conditions d’hygiène optimale ! Voilà
comment procéder : lavez minutieusement et désinfectez éventuellement l’arrièretrain de la
truie ainsi que vos mains. Lubrifiez votre main et votre bras ainsi que le vagin de la truie d’une
huile végétale ou de vaseline (évitez le savon) et introduisez la main lentement dans le vagin en
la faisant tourner légèrement. Cela suffit souvent à stimuler les contractions et à faire expulser
le porcelet. Si tel n’est pas le cas, vous pouvez essayer de saisir le porcelet par la gueule en
positionnant deux doigts à l’extérieur et le doigt médium à l’intérieur de la gueule. Pour
accélérer la naissance, vous pouvez encore injecter à la truie 1 à 2 petites cuillères (en fonction
de la taille de la truie) d’ocytocine (en vente sur le marché sous différentes appellations). Avant
de procéder à l’injection, il est utile de vérifier que le canal utérin n’est pas bloqué. La
césarienne est parfois la seule alternative possible lorsque le porcelet est vraiment trop gros.
Dans ce cas, il faut appeler un vétérinaire et s’il n’y en a pas dans le voisinage, il n’y a pas
d’autre solution que d’abattre la truie.

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La truie se retourne contre ses porcelets Il est assez naturel chez une truie de manger son
placenta et ses propres porcelets mort-nés. D’une manière générale, il n’est pas souhaitable de
laisser une truie manger le placenta. Certaines truies, surtout les cochettes, ont en outre
tendance à attaquer leurs petits pour des raisons qu’on ignore. Pendant la mise bas, les
cochettes peuvent être effrayées par les porcelets nouveau-nés qu’elles ignorent ou qu’elles
mordent. En pareil cas, vous pouvez mettre les nouveau-nés dans une caisse (avec une lampe
pour la chaleur), ce qui devrait calmer la truie. Si ce procédé ne réussit pas, on peut lui donner
de la bière (une ou deux bouteilles) après la mise-bas. Lorsque le problème se répète, il peut
être utile de mettre un lapin dans la cage (et seulement si la truie est en cage) quelques jours
avant la mise bas. La truie, qui aura essayé de mordre le lapin sans succès, abandonnera la
partie au bout de quelques jours et sera plus tranquille lorsque la mise-bas arrivera.

2-Maladie de la truie après la mise-bas


La maladie la plus fréquente chez les truies suite à la mise bas est une maladie
inflammatoire, à savoir une inflammation soit de l’utérus (métrite), soit de la tétine (mastite), et
parfois une combinaison des deux. La truie se montre étourdie, reste couchée, ne mange plus
et est fiévreuse.

2.1 Métrite

Un liquide blanc-jaunâtre, parfois malodorant, peut s’écouler du vagin. (La sécrétion de


faibles quantités de mucus rougeâtre dans les jours suivant la naissance est toutefois normale,
même si ce n’est pas toujours le cas). Si un liquide rouge sanguin malodorant s’écoule du vagin,
ce peut être un signe que la truie porte encore en elle un ou plusieurs porcelets. Il faut alors
vérifier cette éventualité et si c’est le cas, on essayera d’expulser les porcelets mort-nés en
suivant les procédures expliquées ci-dessus. On prendra également la température de la truie.
Au-delà de 39,5 °C, et si la truie mange peu, on lui administrera de l’ocytocine et des
antibiotiques. Une truie ne recouvrant pas sa température normale après 4 semaines devra
être abattue.

2.2 Mastite

Une mastite se caractérise par le durcissement d’une ou de plusieurs mamelles qui enflent
également et prennent une couleur rougeâtre ou bleuâtre. Souvent cela commence par les
mamelles arrière. Il s’ensuit que la production de lait diminue rapidement ; les porcelets
commencent à avoir faim et se mettent à s’agiter et à crier. Lorsque la truie fiévreuse a plus de

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39,5 °C de température, il faut la traiter sans plus attendre en lui injectant 5 cc d’ocytocine
(lisez bien l’étiquette d’abord!) avec un antibiotique (pénicilline/streptomycine, (ocy)
tétracycline). Si, au bout de 24 heures, ce traitement reste sans résultat, on utilise un autre
antibiotique.

2.3 Constipation

Il est normal que la truie mange moins ou s’arrête complètement de manger peu de temps
avant la mise bas. Elle souffre alors souvent de constipation, mange encore moins et en néglige
ses petits. On peut la soulager en lui donnant de la nourriture laxative (salades, fruits et autres
aliments très fibreux comme le son) ou bien en mélangeant de l’huile ou du saindoux aux
aliments. Si la constipation persiste, on peut administrer de l’huile de ricin ou du sel
d’Angleterre (sel d’Epsom, sulfate de magnésium). Il faut dans ce cas faire fondre le sel dans
une petite quantité d’eau. Pour prévenir une constipation, vous pouvez, à l’approche de la mise
bas, mélanger 1 à 2 cuillerées de sel d’Angleterre aux aliments tous les jours et en tout cas
ajouter des fourrages verts à son alimentation. Les porcelets affamés doivent recevoir
suffisamment de chaleur (grâce à une lampe chauffante, une caisse ou de la litière) ainsi qu’un
complément alimentaire, par exemple du lait de chèvre ou de vache, ou de la bouillie de farine
de haricots sucrée.

Dans des cas extrêmes, il faut soit trouver une truie nourrice, soit élever les porcelets soi-
même.

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CONCLUSION
En résumé la mise-bas chez la truie consiste à libérer des porcelets. Quelques jours et/
heures avant la mise bas la truie gestante développe l’instinct maternel et ses traits
morphologiques et comportementaux changent. Elle doit être assistée tout au long du
processus de la mise bas car des soins y sont nécessaires même si elle se déroule normalement
ou lorsqu’il y a de dystocie.

Références bibliographiques :
Elevage de porc zone tropicale
[Link]

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