Des super-aliments à redécouvrir
Les racines et tubercules
Avant, ils constituaient l’alimentation de base des populations de
l’océan Indien. Aujourd’hui, racines et tubercules sont en grande partie
remplacés par le riz, souvent importé. Mais face aux changements
climatiques et à la volatilité des prix des produits agricoles, menaces
pour la sécurité alimentaire, l’intérêt renaît pour ces aliments hyper-
nourrissants cultivés localement
Patate douce, patate riche
Chair blanche, orange, jaune, rose, rouge,
violette: la patate douce (1) est haute en
couleurs. Consommée frite en beignets,
bouillie en purée, en gateaux, et même parfois
crue, on la conseille dans l’alimentation des
enfants et femmes carencés. Et pour cause :
non seulement gorgé d’amidon, le tubercule
est riche en vitamines B et C ainsi qu’en sels
minéraux. Les patates douces à chair orange,
elles, apportent aussi du béta-carotène,
1 précurseur de la vitamine A.
Le manioc, quatrième source de calories
sous les tropiques
Le manioc (2) n’est pas une espèce difficile : il
s’accomode d’une terre médiocre et demande
peu de travail au champ, pour un rendement
quasi certain. Il est naturellement résistant
aux sécheresses et aux hautes températures,
ce qui en fait une culture tout à fait adaptée
aux changements climatiques. Originaire
d’Amérique du Sud, le manioc représente la
quatrième source de calories dans les pays
tropicaux : 700 millions de personnes s’en
nourrissent.
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Taro, cambarre, et autres plantes
amylacées
Etiquetées « plat du pauvre », les plantes
amylacées, soit les plantes riches en amidon,
possèdent une haute valeur énergétique.
Parmi elles, le maïs, le riz, le blé, mais aussi
des espèces moins connues, comme le fruit
à pain ou le taro (3), aussi appelé songe.
Pour encourager la consommation de ces
super-aliments, diverses déclinaisons sont
testées dans l’océan Indien : à La Réunion,
chips, frites et purées à base de cambarre et
de fruit à pain ont par exemple été produits.