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Éthanol et sulfate de cuivre anhydre

Le document présente le programme de physique-chimie pour la classe de seconde, détaillant les séquences d'apprentissage et les leçons associées. Il couvre des sujets tels que les corps purs et mélanges, la chromatographie, les solutions aqueuses, et les transformations physiques de la matière. Des exercices pratiques et des tests d'identification d'espèces chimiques sont également inclus pour renforcer l'apprentissage.

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Éthanol et sulfate de cuivre anhydre

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PHYSIQUE-CHIMIE

Classe de Seconde

- Premier trimestre -

76/78 rue Saint Lazare – 75009 Paris


[Link]
PROGRAMME DE PHYSIQUE-CHIMIE
Classe de Seconde
Cours rédigé par Mme Aleth Veillas

ORGANISATION DU PREMIER TRIMESTRE

Séquences Leçons Devoirs

Corps purs et mélanges :


Espèce chimique, mélange, identification d’espèces
1
chimiques, compositions massique et volumique d’un
mélange

Technique de la chromatographie sur couche mince


2 Tests chimiques d’identification d’espèces chimiques Devoir n° 1
Détermination de la masse volumique d’un échantillon

Les solutions aqueuses : définitions, concentration


3 massique, solubilité et saturation, dissolution, dilution,
dosage par étalonnage

Les transformations physiques de la matière :


4 Modélisation, transferts thermiques, énergie de changement Devoir n° 2
d’état

Le mouvement :
5
Référentiel, trajectoire, vecteur vitesse

Les forces :
6 Modélisation d’une action par un vecteur force, 3ème loi de
Newton, appareils de mesure d’une force

Force d’interaction gravitationnelle, poids, réaction et


7 Devoir n° 3
tension

Électricité :
8
Intensité et loi des nœuds, tension et loi des mailles

Notion de résistance, loi d’Ohm, caractéristique d’un dipôle,


9 Devoir n° 4
point de fonctionnement

De l’espèce chimique à l’entité chimique :


10
Les atomes
En fin de fascicule :
• Les corrigés des exercices non à soumettre
• puis les énoncés des devoirs à soumettre
Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 1
CORPS PURS ET MELANGES

Les espèces chimiques (rappel collège)


Une espèce chimique est un ensemble d’entités chimiques (molécules, atomes, ions)
identiques.
Un corps pur est constitué d’une seule espèce chimique. On distingue les corps purs
simples (constitué d’un seul type d’atomes), des corps purs composés (constitués d’au
moins deux types d’atomes)
Exemple :
le fer (Fe) : corps pur simple ;
le saccharose (sucre) - C12H22011) : corps pur composé ;
l’eau pure (H2O) : corps pur composé.

Un mélange est constitué d’au moins 2 espèces chimiques.


Exemple :
le bronze : alliage de cuivre et d'étain ;
l'air : essentiellement diazote et dioxygène.

Les mélanges (rappel collège)


Les mélanges homogènes
Après agitation puis repos d’un mélange, on ne peut distinguer aucun des constituants
qui le composent. Un mélange homogène est obtenu par diffusion d’un constituant au
sein d’un autre constituant. La diffusion est plus rapide dans un milieu gazeux que
liquide car les molécules sont plus agitées.
Exemple : l'air, l'eau minérale, sirop dans l’eau.

Les mélanges hétérogènes


Après agitation puis repos d’un mélange, on peut distinguer au moins 2 constituants qui
le composent.
Exemple : la terre dans l’eau, l’huile dans l’eau,

Notion de miscibilité (cas des liquides)


Lorsqu’au moins deux liquides forment un mélange homogène après agitation puis
repos, on dit qu'ils sont miscibles.
Exemple : colorant dans l’eau

Physique-Chimie 2nde - page 5 - Séquence 1


Cours de Physique-Chimie Seconde

Lorsqu’au moins deux liquides forment un mélange hétérogène après agitation puis
repos, ils sont non miscibles. On distingue plusieurs phases à l'œil nu.
Exemple : pétrole dans l’eau

Identification des espèces chimiques


Par leurs propriétés physiques
Une espèce chimique possède des propriétés physiques qui lui sont propres :
• sa masse volumique ou sa densité ;
• sa température de changement d’état ;
• sa solubilité dans un solvant donné.

Pour identifier une espèce chimique, il faut comparer ses propriétés physiques à celles
qui sont spécifiées dans les tables de référence.

Masse volumique ρ1 :

Il s’agit du quotient de la masse m d’un échantillon de matière par le volume V qu’il


occupe.
𝒎
ƍ= 𝒗
en kg.m-3 (SI)

La masse volumique peut aussi s’exprimer en [Link]-3, [Link]-1, kg.L-1.


Elle dépend de la température et de l’état physique.
Exemple :
ƍ(eau liquide) = 1,00 [Link]-3 = 1,00 kg.L-1 à 20°C (à connaitre)
ƍ(eau solide) = 0,92 [Link]-3 à 0 °C ;
ƍ(air) = 1,293 kg.m-3

Densité d :

La densité d'un liquide ou d'un solide est égale au quotient de la masse volumique de
ƍ
l'échantillon par la masse volumique de l’eau. d =
ƍ𝒆𝒂𝒖

La densité est une grandeur sans unité. Ainsi ρ et ρeau doivent être exprimées dans la
même unité.
Des espèces chimiques liquides de densités différentes sont non-miscibles et forment
plusieurs phases lorsqu’on les mélange. L’espèce chimique la plus dense se place sous
l’espèce chimique la moins dense.

1. ƍ : se prononce « rhô »
2. Unité du Système International : c’est le système d’unité le plus largement utilisé dans le monde.

Physique-Chimie 2nde - page 6 - Séquence 1


Cours de Physique-Chimie Seconde

Température de changement d’état2 :


Le changement d’état s’effectue à une température qui est caractéristique d’une espèce
chimique, pour une pression donnée. La température reste constante pendant le
changement d’état d’un corps pur.

Température de changement d’état de quelques corps purs, à pression atmosphérique normale (1 atm) :

Solubilité dans un solvant donné


La solubilité s (g.L-1) d’une espèce chimique (solide, liquide ou gaz) correspond à la
masse maximale de cette espèce que l’on peut dissoudre dans un litre de solvant. La
solubilité dépend de la température et de la nature du solvant.
Exemple : solubilité de l’acide benzoïque dans 2 solvants, à 25°C :
Dans l'eau : s(acide benzoïque) = 2,4 g.L-1; dans l'éthanol : s(acide benzoïque) = 43 g.L-1

Par leurs propriétés chimiques


Il existe des tests chimiques qui permettent d’identifier la présence de certaines
espèces chimiques dans un corps pur ou un mélange.

3. Les changements d’état seront développés dans le chapitre sur les transformations physiques.

Physique-Chimie 2nde - page 7 - Séquence 1


Cours de Physique-Chimie Seconde

Rappels des principaux tests vus au collège (à connaître)

Espèce chimique à Test Résultat positif


identifier
Eau Sulfate de cuivre anhydre Le sulfate de cuivre devient
bleu
Dioxyde de carbone Eau de chaux L’eau de chaux se trouble
Ions chlorure Solution de nitrate d’argent Précipité blanc
Ions zinc Soude Précipité blanc gélatineux
Ion cuivre Soude Précipité bleu
Ion fer II Soude Précipité vert
Ion fer III Soude Précipité rouge orangé

Un rappel sur le protocole de mise en œuvre de ces tests sera vu en semaine 2.

Compositions massique et volumique d’un mélange


Définitions
Composition massique : c’est la répartition en masse des espèces chimiques
contenues dans un mélange. Elle s’exprime généralement en pourcentage.
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒(𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒𝑐ℎ𝑖𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒)
% massique espèce chimique= × 100
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒

Composition volumique : c’est la répartition en volume des espèces chimiques


contenues dans un mélange. Elle s’exprime généralement en pourcentage.
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒(𝑒𝑠𝑝è𝑐𝑒𝑐ℎ𝑖𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒)
% volumique espèce chimique= × 100
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙

Un exemple à connaître : la composition volumique de l’air


L’air est composé de :
- 78 % de diazote (N2)
- 21 % de dioxygène (O2)
- moins de 1 % d’autres gaz (argon, néon, dioxyde de carbone, ozone etc.)

Physique-Chimie 2nde - page 8 - Séquence 1


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 1
Dans un laboratoire, deux bouteilles ont perdu leur étiquette. Mais on sait qu’il s’agit
soit d’éthanol, soit de dichlorométhane. On note les bouteilles A et B.

1. On ne dispose que de tubes à essai et de béchers. Peut-on identifier le contenu


des bouteilles ?
2. On dispose du matériel du labo dans sa totalité. Quel autre moyen peut-on
utiliser pour identifier les produits ?

Exercice 2
120g de lait contiennent : 105 g d’eau et 15 g de matière sèche. Cette matière sèche
est elle-même composée de : 5 g de matière grasse, 3,5g de protéines, 6 g de glucides
et 0,5 g de minéraux.
Donner la composition massique du lait.

Physique-Chimie 2nde - page 9 - Séquence 1


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 2
CORPS PURS ET MELANGES

Technique de la chromatographie sur couche mince


La chromatographie
C’est une technique d’analyse qui permet de séparer les différents composants d’un
mélange et d’identifier les espèces chimiques qui le constituent.
CCM : chromatographie sur couche mince
Matériel
- une cuve avec couvercle (il peut s’agir d’un bécher assez haut),
- une phase fixe généralement constituée d’une plaque recouverte de silice (pour
analyser les espèces organiques) ou de papier Wathman (pour analyser les colorants
alimentaires),
- une phase mobile ou éluant, constituée d’un solvant (organique le plus souvent,
l’eau salée peut être utilisée pour les colorants alimentaires)

Préparation
On verse un peu d’éluant au fond de la cuve (il peut s’agir d’un bécher assez haut). On
dépose une goutte de mélange sur la ligne de dépôt de la plaque que l’on place dans la
cuve. On ferme la cuve et on attend que l’éluant monte jusqu’à environ 1 cm du haut
de la plaque.

Illustration d’une chromatographie : mode opératoire

Physique-Chimie 2nde - page 10 - Séquence 2


Cours de Physique-Chimie Seconde

Principe
L’éluant monte le long de la plaque et entraîne avec lui les constituants du mélange
déposés sur la ligne de dépôt. Un constituant est plus ou moins entraîné par l’éluant
selon sa solubilité dans l’éluant. Ainsi, à la fin de l’élution, des taches ont migré à des
hauteurs différentes par rapport à la ligne de dépôt : les constituants du mélange ont
été séparés.
- Si on observe une seule tache, on peut conclure que le produit déposé est pur.
- Pour un éluant donné, une espèce chimique migre de la même façon qu’elle soit
pure ou dans un mélange, on peut donc identifier une espèce chimique. En effet, on
compare sa position sur la plaque à celle du corps pur de référence déposé
également sur la ligne de dépôt.

Chromatogramme

A : échantillon à analyser
B et C : échantillons de référence

La révélation
A B C

Si les espèces chimiques sont incolores, il est nécessaire de les « révéler » pour observer
leurs taches. Pour cela :
- soit on observe la plaque sous lampe UV ;
- soit on plonge la plaque dans un révélateur chimique (ex : permanganate de
potassium) qui rendra les taches visibles.

Rapport frontal
Le rapport frontal (Rf) d’une espèce est défini comme le rapport de la distance h
parcourue par l’espèce sur la distance H parcourue par l’éluant.
𝒉
Rf = 𝑯

Les mesures sont effectuées sur le chromatogramme à partir de la ligne de base. Le


rapport frontal est un nombre compris entre 0 et 1. Il est caractéristique de l’espèce
considérée dans les conditions de l’expérience.

Mise en œuvre des tests chimiques d’identification d’espèces chimiques


Il s’agit de rappels succincts du collège.
Protocole expérimental d’identification des ions

Physique-Chimie 2nde - page 11 - Séquence 2


Cours de Physique-Chimie Seconde

- Verser un échantillon de quelques mL de la solution à tester dans un tube à essais


- Ajouter quelques gouttes du réactif testeur à l’aide d’une pipette. Le réactif testeur
est choisi en fonction de l’espèce chimique que l’on souhaite mettre en évidence.

Protocole expérimental d’identification de l’eau


- Pour tester un solide : mettre le solide à tester dans une coupelle et déposer le
sulfate de cuivre anhydre avec une spatule.
- Pour tester un liquide : mettre le sulfate de cuivre anhydre dans une coupelle et
déposer quelques gouttes du liquide à tester avec une pipette.

Protocole expérimental d’identification du dioxyde de carbone (CO2)


- Prélever le gaz à tester à l’aide d’une seringue, par déplacement d’eau ou en utilisant
un tube à dégagement.
- Vider la seringue ou faire tremper le tube à dégagement dans un bécher rempli d’eau
de chaux.

Protocole de détermination de la masse volumique d’un échantillon


Pour un solide :
Déterminer la masse : allumer la balance électronique, attendre quelques secondes
pour qu’elle se stabilise. Poser le solide sur la balance et lire la masse affichée.
Puis déterminer le volume du solide : remplir d’eau une éprouvette graduée (d’une
capacité adaptée à l’échantillon), avec suffisamment d’eau pour immerger
complètement l’échantillon. Noter le volume d’eau introduit. Immerger le solide et noter
le nouveau volume. Le volume du solide est alors égal à la différence entre ces 2
volumes.
Faire le rapport m/V pour déterminer la masse volumique.

Pour un liquide :
Choisir le volume de liquide à mesurer, verser le liquide dans une éprouvette graduée
jusqu’à obtenir le volume souhaité.
Puis déterminer la masse du liquide : poser un bécher sur la balance électronique, faire
la tare, puis verser le contenu de l’éprouvette graduée dans le bécher. Lire la masse
affichée.
Faire le rapport m/V pour déterminer la masse volumique.

Physique-Chimie 2nde - page 12 - Séquence 2


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 3

1. Parmi les échantillons étudiés, quelles sont les substances pures ?


2. Indiquer quels sont les constituants communs à plusieurs échantillons.
Dépôt 1 : dissolution d’aspirine « P18 »
Dépôt 2 : acide acétylsalicylique pur (principe actif de l’aspirine)
Dépôt 3 : aspirine du Rhône
Dépôt 4 : médicament acheté à un marchand ambulant lors de vacances à l’étranger
3. Y a-t-il tromperie sur le médicament acheté en vacances ?

Exercice 4
Afin de vérifier que l’essence d’œillet contient du benzoate de méthyle, on réalise une
CCM. On obtient le chromatogramme suivant :

E B A

Dépôts : E (essence d’œillet), B (benzoate de méthyle), A (acide benzoïque)


1. Que matérialisent les deux traits horizontaux situés en haut et en bas du
chromatogramme ?
2. L’essence d’œillet contient-elle du benzoate de méthyle ?
3. Le benzoate de méthyle utilisé comme échantillon de référence est-il pur ?
4. Déterminer le rapport frontal de l’acide benzoïque.

Physique-Chimie 2nde - page 13 - Séquence 2


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 5
Vous possédez une très belle bague et souhaitez savoir si elle est en or massif.
Quel protocole expérimental pouvez-vous mettre en œuvre afin de répondre à cette
question ?
Vous disposez de tout le matériel de laboratoire et vous connaissez la masse volumique
de l’or.

Envoyer le devoir à soumettre n°1

Physique-Chimie 2nde - page 14 - Séquence 2


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 3
LES SOLUTIONS AQUEUSES

Définitions
Solvant : il s’agit d’une espèce chimique liquide qui va accueillir en elle une autre espèce
chimique pour former un mélange homogène.
L’espèce chimique qui compose le solvant reste majoritaire devant l’espèce chimique
introduite.
Exemple : le solvant de l'eau salée est l'eau.

Soluté : Il s’agit d’une espèce chimique (solide ou gaz) qui est mélangée à une autre (le
solvant). Le soluté est dissous dans le solvant.

Exemple : le soluté de l'eau salée est le sel.

Solution : mélange homogène d’un soluté et d’un solvant.

Exemple : l'eau salée est une solution

Dissolution : processus physico-chimique par lequel un soluté est dissous dans un


solvant pour former un mélange homogène appelé solution.

Exemple : l'eau salée est le résultat de la dissolution du sel dans de l'eau.


ATTENTION : la dissolution n’est pas une transformation chimique.

Concentration massique
La concentration massique (Cm) d’une solution est égale au quotient de la masse de
soluté (mx) apportée par le volume (V) de solution.
𝑚𝑥
Cm= (g.L-1)
𝑉

Exemple :
On dissout 5,85 g de sel NaCl dans 100 ml d’eau. Calculer la concentration massique
Cm de la solution obtenue.
𝑚𝑁𝑎𝐶𝑙 5,85
La concentration massique Cm = = = 58,5 g.L-1
𝑉 0,1

Attention : bien distinguer la masse volumique d’un échantillon de la concentration


massique d’un soluté dans une solution. L’unité est la même mais la réalité physique est très
différente.

Physique-Chimie 2nde - page 15 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

Solubilité et saturation
Un solide ou un gaz ne peut pas se dissoudre en n'importe quelle quantité dans un
solvant. Au bout d'une certaine quantité, le soluté ne se dissout plus.

La solubilité est la masse maximale mmax de soluté que l'on peut dissoudre dans un litre
de solvant.
𝒎𝒎𝒂𝒙
s= (g.L-1)
𝑽

Lorsque la masse du soluté ajouté au solvant est supérieure à la solubilité, alors on dit
que la solution est saturée. On est arrivé à saturation.
Quelques exemples :
Craie dans l’eau à 20°C :
mmax soluté = 0.03g ,
Volumesolvant = 2 000 mL => s = 0.015g/L
Soude dans l’eau à 60°C :
mmax soluté = 87 g,
Volumesolvant = 50 mL => s = 1740g/L

SOLIDE SOLUBILITE dans l’eau à 20°C (g/L)


Sel 360
Farine 0
Sucre 2 000

Lors de la dissolution, les atomes ou les molécules se dispersent dans les atomes ou les
molécules du solvant.
La masse du soluté et du solvant avant dissolution est égale à la masse de la solution
obtenue après dissolution.

Lors d'une dissolution, il y a conservation de la masse.

Facteurs influant sur la solubilité d’un soluté


3 facteurs influent sur la solubilité d’un soluté :
• la nature du solvant : pour un soluté donné, la solubilité dépend du solvant.
Exemple : s (sel dans l’eau) = 360 g/L s (sel dans l’éthanol) = 0,65g/L.
• La température du solvant : pour un soluté solide : plus 𝑇 augmente, plus 𝑠 est
grande.
Pour un soluté gazeux : plus 𝑇 augmente, plus 𝑠 est petite
• La pression : plus un soluté gazeux subit une pression élevée et plus sa solubilité est
importante.

Physique-Chimie 2nde - page 16 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

Mode opératoire de préparation d’une solution


Pour préparer une solution d’une concentration massique en soluté donné, il existe 2
techniques : la dissolution et la dilution

La dissolution
La dissolution est la dispersion du soluté dans le solvant. On peut dissoudre des solides,
des liquides et même des gaz.
Protocole de dissolution :
On souhaite préparer 100 mL d’une solution de chlorure de sodium (NaCl) de
concentration massique Cm = 9 g.L-1.
Dans un premier temps il faut calculer la masse de sel (NaCl) ) à prélever.
𝒎
𝑪𝒎 = 𝑵𝒂𝑪𝒍 = donc 𝑚𝑁𝑎𝐶𝑙 = 𝐶𝑚 𝑥 𝑉 = 9 𝑥0,1 = 0,9 𝑔
𝑽

• Prélever à l’aide d’une spatule, puis peser à l’aide d’une coupelle et d’une balance
électronique 0,9 g de sel.
• Introduire à l’aide d’un entonnoir le sel dans une fiole jaugée de 100mL.
• Rincer l’entonnoir et la coupelle avec de l’eau distillée.
• Remplir la fiole au 2/3 avec de l’eau distillée. Boucher et agiter pour homogénéiser
le mélange.
• Compléter avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge. Le bas du ménisque doit
être tangent au trait de jauge. Boucher et agiter.
Entonnoir
spatule

Balance Fiole
électronique jaugée

Schéma d’une dissolution

Le bas du ménisque est


tangent au trait de jauge

Zoom sur le haut de la fiole jaugée

La dilution
La dilution est la diminution de la concentration d’une solution par ajout de solvant et
sans ajout de soluté.

Physique-Chimie 2nde - page 17 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

La solution mère est la solution de départ et la solution fille est la solution que l’on
cherche à obtenir.
La masse de soluté prélevé dans la solution mère et égale à la masse de soluté que l’on
retrouve dans la solution fille. Soit :
𝑪𝒎è𝒓𝒆 𝑽
𝒎𝒎è𝒓𝒆 = 𝒎𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 donc 𝑪𝒎è𝒓𝒆 . 𝑽𝒎è𝒓𝒆 = 𝑪𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 . 𝑽𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 ou = 𝑽 𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 = 𝑭
𝑪𝒇𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒎è𝒓𝒆

F est appelé le facteur de dilution

Protocole de dilution
On dispose d’une solution de NaCl de concentration massique égale à 18 g.L-1. On
souhaite obtenir 100 mL d’une solution de NaCL de concentration massique égale à
9 g.L-1.
On cherche à connaître le volume de solution mère à prélever :
𝐶𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 .𝑉𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 9 × 100
𝑉𝑚è𝑟𝑒 = = = 50 mL
𝐶𝑚è𝑟𝑒 18

• Prélever à l’aide d’une pipette jaugée munie d’une propipette 50 mL de solution


mère.
• Introduire le prélèvement dans une fiole jaugée de 100 mL.
• Compléter avec de l’eau distillée jusqu’au 2/3. Boucher et agiter.
• Compléter jusqu’au trait de jauge avec de l’eau distillée, le bas du ménisque étant
tangent au trait de jauge.

Pipette munie d’une


propipette

Bécher Fiole jaugée

Schéma d’une dissolution

Dosage par étalonnage


A partir de résultats expérimentaux, il est possible de déterminer la concentration
massique d’une solution. Il suffit pour cela d’établir une gamme d’étalonnage qui peut
être :
• Une échelle de teinte, pour les solutions colorées ;
• Une courbe représentant la masse volumique comme fonction de la concentration
massique : ρ = f(Cm).

Physique-Chimie 2nde - page 18 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

Dosage par échelle de teinte


Pour les solutions colorées, plus la solution est diluée et plus elle est claire. Ainsi en
préparant une série de solutions, de concentrations connues, on réalise une gamme
d’étalonnage qui sert de référence pour la détermination approchée de la concentration
d’une solution contenant la même espèce chimique.
Exemple :
On réalise une échelle de teinte par dilutions successives d’une solution mère de sulfate
de cuivre (CuSO4)aq (tubes à essais n°1 à 4, le tube n°4 étant la solution mère). On
cherche à connaître la concentration massique de la solution n°5.

En comparant les teintes de la solution 5 avec l’échelle de teinte. On en déduit que la


concentration de la solution 5 est proche de la concentration en CuSO4 de la solution
2.
Remarques :
• Dans cet exemple le tube n°2 et le tube n°5 ont une teinte très proche. Dans
d’autres cas on donnera un encadrement de la concentration car la solution à
déterminer à une teinte située entre 2 teintes de l’échelle.
• Plus on souhaite un résultat précis, plus il faudra faire de dilutions pour composer
l’échelle de teinte.

Masse volumique comme fonction de la concentration massique


Pour une solution donnée, si l’on trace la masse volumique comme fonction de la
concentration massique, on obtient une droite. A partir de cette droite et, connaissant
la masse volumique d’une solution, il est possible de déterminer graphiquement la
concentration massique de cette solution.
Exemple :
On dispose de la gamme d’étalonnage suivante et on cherche la concentration d’une
solution de NaCl de masse volumique ƍ = 1,015 [Link]-1

Physique-Chimie 2nde - page 19 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

On détermine graphiquement qu’une solution de NaCl, de masse volumique


ƍ = 1,015 [Link]-1, a une concentration massique 𝐶𝑚 = 14,00 𝑔. 𝐿−1 .
On peut réaliser ce graphique sur du papier millimétré : on place les points du tableau
ci-dessus dans un repère orthonormé puis on trace la droite qui passe par le plus grand
nombre de points. Attention à ne pas tracer une ligne brisée.
On peut aussi utiliser un tableur (Excel, LibreOffice Calc) ou une calculatrice graphique.

Exercice 6
On souhaite préparer 50 mL une solution S2 de sulfate de cuivre de concentration
massique C2 = 17 g.L-1 à partir d’une solution S1 de sulfate de cuivre de concentration
massique C1 = 34 g.L-1.
1. Quel est le nom de la technique qui permet de préparer une telle solution ?
2. Quelle est la masse m2 de sulfate de cuivre contenue dans la solution S2 ?
3. Quel volume V1 doit-on prélever de la solution S1 ?
4. Écrire le protocole de la manipulation à mettre en œuvre.
5. Calculer le facteur de dilution F.

Exercice 7
On souhaite déterminer la concentration en glucose d’une solution de masse volumique
ρ = 1,020 [Link]-1.
Pour cela on dispose des données suivantes :

Physique-Chimie 2nde - page 20 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

avec Cm la concentration massique et ρ la masse volumique des solutions de glucose.


Expliquer la méthode qui permet de répondre à la question posée et y répondre.

Exercice 8
On souhaite fabriquer 50 mL d’une solution de permanganate de potassium (KMnO4)aq
de concentration massique 𝐶𝑚 = 2,0 𝑔. 𝐿−1
On dispose pour cela de cristaux de permanganate de potassium (KMnO4)s.
Ecrire le protocole de la manipulation à mettre en œuvre.

Physique-Chimie 2nde - page 21 - Séquence 3


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 4
LES TRANSFORMATIONS PHYSIQUES DE LA MATIERE

Modélisation des transformations physiques de la matière


Les états de la matière
Les 3 états de la matière ont été vus au collège. Le tableau ci-dessous en donne un
résumé.
Etat Propriétés physiques Interprétation moléculaire
Solide Forme propre Molécules compactes, immobiles, ordonnées.
Volume propre Il y a des liaisons intermoléculaires.
Liquide Pas de forme propre Molécules compactes, mobiles, désordonnées.
Volume propre Il y a des liaisons intermoléculaires.
Gazeux Pas de forme propre Molécules dispersées, agitées, désordonnées.
Pas de volume propre Il n’y a pas de liaisons intermoléculaires.

Les changements d’état


Lors d’un changement d’état, les propriétés physiques de la matière changent.
Au niveau moléculaire, l’arrangement spatial est modifié (disposition), les molécules se
comportent différemment (liaison, mobilité).
Exemple : lors d’une vaporisation, les molécules commencent à s’agiter, les liaisons
intermoléculaires se cassent et les molécules se dispersent.

Etat
gazeux

Etat FUSION
Etat
solide SOLIDICATION
liquide

Équation de changement d’état


Un changement d’état peut être modélisé sous la forme d’une équation. Il est
important de noter que lors d’un changement physique de la matière, les espèces
chimiques (atomes, molécules, ions) ne sont pas modifiées. Seuls leur arrangement
spatial et leurs comportements sont modifiés.

Physique-Chimie 2nde - page 22 - Séquence 4


Cours de Physique-Chimie Seconde

Ainsi on peut écrire le changement d’état de l’espèce chimique X, sous la forme :


X(état physique 1) X (état physique 2)
On utilisera les lettres g, l, et s pour désigner respectivement les états gazeux, liquide
et solide.
Exemple :
La vaporisation de l’eau peut s’écrire : H2O (l) H2O (g)

Transferts thermiques
Un changement d’état peut être de 2 natures : endothermique ou exothermique.
Changement d’état endothermique : la transformation consomme de la chaleur, car les
molécules absorbent de l’énergie. Les molécules s’agitent, les liaisons peuvent se
rompre.
Changement d’état exothermique : la transformation produit de la chaleur, car les
molécules libèrent de l’énergie. Les molécules ralentissent, des liaisons peuvent se
former.
Ainsi on distinguera sur le schéma précédent les 2 types de changement d’état :

- TRANSFORMATIONS ENDOTHERMIQUES

- TRANSFORMATIONS EXOTHERMIQUES

Énergie de changement d’état


Définition de l’énergie massique de changement d’état
On note L, l’énergie massique de changement d’état. Elle s’exprime en [Link]-1. On
l’appelle aussi chaleur latente de changement d’état ou enthalpie de changement d’état.
C’est l’énergie qu’il faut fournir à une unité de masse (1 kg) d’un corps pour lui faire
subir un changement d’état.
Ainsi :
- pour les transformations endothermiques → L > 0
- pour les transformations exothermiques → L < 0
On note :
Lfusion = Lf
Lsolidification = Ls
Lvaporisation = Lv

Physique-Chimie 2nde - page 23 - Séquence 4


Cours de Physique-Chimie Seconde

Lliquéfaction = Ll
On remarque que : Lf = -Ls et Lv = -Ll

Pour chaque type de changement d’état, pour une pression donnée et pour un corps
pur donnée, on a une énergie massique de changement d’état qui correspond.
Exemple pour l’eau :
Lf = 334 [Link]-1 ; Ls = - 334 [Link]-1

Calcul de l’énergie de changement d’état


L’énergie échangée lors d’un changement d’état peut être quantifiée, elle est
proportionnelle à la masse m d’espèce chimique qui a subi ce changement d’état.
Cette énergie échangée se note ΔE3. On peut aussi la noter Q. Elle s’exprime en Joules
(J).
Q = ΔE = L × m
Attention : il s’agit bien de l’énergie échangée entre le début du changement d’état et
la fin du changement d’état, c’est à dire pendant le temps où coexistent ensemble 2
états de la matière. Pour les corps purs c’est l’énergie échangée durant tout le temps
pendant lequel la température reste constante.

Q = ΔE = Lsol x m

3 La lettre Δ (« delta ») est très utilisée en physique pour désigner « une différence de ».

Physique-Chimie 2nde - page 24 - Séquence 4


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 9
On fait chauffer de l’eau dans une casserole. Au bout d’un certain temps, des petites
bulles apparaissent, l’eau commence à bouillir. Sa température est à 100°C.
1. Quel est le changement d’état qui se produit ? Comment qualifier le transfert
thermique ?
2. Décrire du point de vue moléculaire le changement d’état observé.
3. Au sommet de l’Everest, l’eau bout à 72°C. Pourriez-vous expliquer ce
phénomène ? Indice : la température de changement d’état dépend de la pression.

Exercice 10
On met un glaçon d’eau de forme cubique à fondre au soleil. On souhaite connaître
l’énergie échangée avec l’extérieur lors de la fusion de ce glaçon.
Données :
L’arête du glaçon vaut : a = 2 cm
ρeau à 0°C = 999,8 g.L-1
Pour l’eau : Lf = 334 [Link]-1

1. Faire une interprétation moléculaire de la fusion du glaçon.


2. A partir de quel moment commence la fusion ? Quelle est la température du corps
pendant la fusion ? Quand termine-t-elle ?
3. Calculer l’énergie reçue du soleil pendant la durée de la fusion (donner l’expression
littérale puis faire l’application numérique).

Envoyer le devoir à soumettre n°2

Physique-Chimie 2nde - page 25 - Séquence 4


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 5
LE MOUVEMENT

Le référentiel d’un système


Exemple
Un passager P est assis dans un train qui est en mouvement le long d’un quai de gare.
- Pour une personne immobile sur le quai, le passager est en mouvement : le
référentiel est le quai.
- Pour un autre passager du train, le passager P est immobile : le référentiel est le
train.

Système
On appelle système l’objet dont on étudie le mouvement (ex : passager P). Pour
simplifier, on modélise le système par un point situé au centre de gravité de l’objet.
C’est le modèle du point matériel. On le note M.

Référentiel
Un référentiel est un solide de référence à partir duquel on décrit le mouvement du
système. On lui associe un repère d’espace et un repère de temps.
Pour un mouvement à 2 dimensions, on associe un repère cartésien à 2 dimensions.
Ainsi le point M a pour coordonnées M (x ; y) dans ce repère.

La relativité du mouvement
L’exemple précédent montre que le mouvement est relatif et dépend du référentiel
choisi.
Ci-dessous on observe la relativité du mouvement d’une balle lâchée dans un train :
pour la personne dans le train le mouvement est rectiligne (en ligne droite) alors qu’il
est curviligne (c’est à dire en courbe) pour l’observateur placé sur le quai :

Physique-Chimie 2nde - page 26 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

La description du mouvement dépend du référentiel d’étude choisi. C’est ce que l’on


appelle la relativité du mouvement.
Ainsi, il faudra bien préciser, pour toute étude de trajectoire d’un mouvement, le
référentiel dans lequel on se place.
Le choix du bon référentiel permet de simplifier l’étude d’un mouvement.
Exemple :
Pour étudier …. , on se place …. C’est le référentiel : …

un objet sur la terre ou dans Au niveau du sol de la terre Terrestre


l’atmosphère terrestre

La lune ou un satellite Au centre de la Terre Géocentrique


artificiel de la Terre

Une planète ou un astre en Au centre du Soleil Héliocentrique


mouvement autour du soleil

La Terre est immobile dans le référentiel géocentrique et est mobile dans le référentiel
héliocentrique.

La trajectoire d’un point matériel M


Définition
La trajectoire est la courbe obtenue en reliant les positions successives d’un point
matériel au cours du mouvement.
Exemple :
Les traces de pas laissées dans la neige → la courbe qui les relie est la trajectoire de la
personne en mouvement.

Plusieurs types de trajectoires


Trajectoire rectiligne : l’objet se déplace en ligne droite dans un référentiel donné.
Exemple : voiture qui roule en ligne droite, balle qui chute librement, dans le référentiel
terrestre.

Physique-Chimie 2nde - page 27 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

Trajectoire circulaire : l’objet se déplace sur un cercle ou un arc de cercle, dans un


référentiel donné.
Exemple : nacelle d’une grande roue qui tourne, dans le référentiel terrestre.
Trajectoire curviligne : l’objet se déplace selon des lignes courbes, dans un référentiel
donné.
Exemple : skieur

Vecteur vitesse

Définitions
Le vecteur vitesse d’un point matériel M décrit, à un instant t donné, la direction, le
sens et la valeur de la vitesse.
A chaque instant t, il est tangent à la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement.
Cas d’un mouvement rectiligne : la flèche suit la direction et le sens de la trajectoire.
Exemple : déplacement de 2 voitures sur une trajectoire rectiligne.
VA = 50km/h
VB = 100 km/h
B
A

VB

VA

Cas d’un mouvement circulaire ou curviligne : la direction de la flèche change


constamment pour être toujours tangente à la trajectoire. Le sens est celui de la
trajectoire.

V2

V1

V3

Physique-Chimie 2nde - page 28 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

Relation entre le vecteur vitesse ⃗𝑽et le vecteur déplacement ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑴𝑴′
Vitesse instantanée
Pour obtenir la vitesse instantanée 𝑣 du point matériel M à la date t, il faut connaître sa
position à une date t′ très proche de t. On calcule alors le vecteur vitesse instantanée :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑴′
⃗ =
𝒗 𝜟𝒕
avec Δt = t’ - t

La vitesse instantanée est la vitesse indiquée par un compteur de vitesse.

Vitesse moyenne
En pratique, lorsque l’on étudie un mouvement, on a accès aux positions du point
matériel M à des instants t proches, mais pas suffisamment rapprochés pour parler de
vitesse instantanée. On mesure alors la vitesse moyenne entre 2 points.
𝑣2 d'un système au point M2, entre deux dates t1 et t3, a
Le vecteur vitesse moyenne ⃗⃗⃗⃗
pour expression :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀1 𝑀3
𝑣2 =
⃗⃗⃗⃗
𝑡3 − 𝑡1

Caractéristique du vecteur ⃗⃗⃗⃗


𝑣2 :
- point d’application : position de M2
- direction : parallèle au segment M1M3
- sens : celui de la trajectoire
𝑀 𝑀
- norme (valeur) : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
‖𝑣2 ‖ = 𝑣2 = 1 3
𝑡3 −𝑡1
avec M1M3 : distance en mètre (m) ; t3 – t1 : durée en seconde (s) et v2 : valeur de la
vitesse en m.s-1
Remarque : le vecteur vitesse moyenne est le vecteur vitesse étudié en seconde.

Variation du vecteur vitesse


- Si ‖𝒗
⃗ ‖ reste constante, le mouvement est uniforme.
- Si ‖𝒗
⃗ ‖ augmente, le mouvement est accéléré.
- Si ⃗ ‖ diminue, le mouvement est décéléré (ralenti).
‖𝒗

Physique-Chimie 2nde - page 29 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

Cas du mouvement rectiligne


Si la direction du vecteur vitesse est constante dans un référentiel donné, alors le
mouvement est rectiligne.
Si la direction, le sens et la norme du vecteur vitesse sont constants dans un référentiel
donné, alors le mouvement est rectiligne et uniforme.
Si la direction et le sens du vecteur vitesse sont uniformes mais que la norme varie, le
mouvement est rectiligne non uniforme.

Représentation d’un vecteur vitesse à l’aide de Python


Le langage Python est enseigné en mathématiques au cours de l’année de seconde. Le
programme ci-dessous est largement commenté afin d’être compréhensible même si la
représentation des vecteurs avec Python n’a pas encore été abordée en
mathématiques.
La programmation en Python permet de représenter et calculer les vecteurs vitesse
d’un système modélisé par un point lors d’un mouvement.
En physique, on utilisera très souvent la fonction quiver car elle permet de
représenter un vecteur à partir :
- de son point d’application ;
- de ses coordonnées.
Dans le cas suivant, on souhaite représenter les vecteurs vitesse d’une bille lancée sur
un plan. On connait les coordonnées de sa position (X, Y) et l’intervalle de temps entre
2 positions successives (t =1,5 s).

Physique-Chimie 2nde - page 30 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

Le programme peut s’écrire ainsi :

L’exécution du programme renvoie un graphique représentant les positions de la bille


et les vecteurs vitesse pour chaque position (sauf pour les 2 extrêmes).
On obtient également les valeurs de la norme du vecteur vitesse, sous forme d’une liste.

Ce programme devra être revu lorsque la programmation en Python sera bien maîtrisée.

Physique-Chimie 2nde - page 31 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 11
Une coccinelle est posée sur la grande aiguille d’une horloge.
1. Dans le référentiel terrestre, décrire le mouvement de la coccinelle lorsqu’elle est
immobile et lorsqu’elle avance vers le centre de l’horloge.
2. Dans le référentiel « grande aiguille » décrire le mouvement de la coccinelle
lorsqu’elle est immobile et lorsqu’elle avance vers le centre.

Exercice 12
Un cycliste roule sur une chaussée à vitesse constante v = 20 km . h -1
1. Quelle distance d parcourt-il en 10 min ?
2. Convertir la vitesse en m . s-1.
3. Combien de temps met-il pour faire 220 m ?

Exercice 13
La trajectoire d’un mobile ponctuel est donnée ci-dessous. Entre chaque position
successive, il s’est écoulé t = 20 ms
1. Représenter sur le schéma le vecteur vitesse moyenne V1 lorsque le mobile est à la
position M1, puis le vecteur vitesse moyenne V5 (en position M5). Pour cela vous
devez toute d’abord donner les caractéristiques de chaque vecteur.
2. Décrire le mouvement.

Physique-Chimie 2nde - page 32 - Séquence 5


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 6
LES FORCES

Modélisation d’une action par un vecteur force


Exemples d’action
- Un footballeur shoote dans un ballon, cette action mécanique a mis en mouvement
le ballon, il y a eu contact entre le ballon et le pied du joueur.
- Un joueur de tennis renvoie une balle, cette action a modifié le mouvement de la
balle (direction et vitesse), suite au contact balle/raquette.
- Un basketteur vise le panier, il sait que la trajectoire du ballon sera parabolique. C’est
l’effet de la gravité, action de la terre sur le ballon, qui ramène le ballon vers le sol.

Modélisation

On modélise une action mécanique par une force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐹𝐴⁄𝐵 (force exercée par l’objet A sur
l’objet B) représentée par un vecteur qui possède les trois caractéristiques suivantes :

- une norme notée FA/B. C’est la valeur de la force, qui s’exprime en newton (N) ;

- une direction ;

- un sens

Le point d’application du vecteur force est le point matériel sur lequel s’applique
l’action.

Actions de contact et actions à distance


Action de contact : les 2 objets doivent être en contact pour que l’action ait lieu.
Exemple : tir dans un ballon
Action à distance : les 2 objets ne sont pas en contact et l’action a quand même lieu.
Exemple : l’action de la terre sur la lune, action d’un aimant sur un métal.

Effets d’une force sur un point matériel


Une force qui est exercée sur un point matériel peut provoquer :
- sa mise en mouvement ;
- la modification de sa trajectoire ;
- la modification de sa vitesse ;
- son maintien au repos.

Physique-Chimie 2nde - page 33 - Séquence 6


Cours de Physique-Chimie Seconde

Principe des actions réciproques : 3ème loi de Newton


Lorsqu’un objet A exerce sur un objet B une force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐴⁄𝐵 , alors l’objet B exerce sur A une
force 𝐹𝐵⁄𝐴 , telle que 𝐹𝐵⁄𝐴 = - 𝐹𝐴⁄𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Les caractéristiques de ces 2 forces réciproques sont identiques, sauf le sens qui, lui,
est opposé.
Ce principe est appelé la 3ème loi de Newton.

Appareil de mesure d’une force au laboratoire


Au laboratoire le dynamomètre permet de mesurer une force. Il peut être mécanique
ou numérique.

Principe de fonctionnement du dynamomètre mécanique :

On fixe au bout du crochet l’objet qui exerce la force. Puisqu'un ressort suit une relation
de type « force = raideur × allongement », on peut en déduire la valeur d'une force par
mesure de l'allongement d'un ressort dont on connaît la raideur. La valeur de la force
en Newton se lit au niveau des graduations du dynamomètre.

Principe de fonctionnement du dynamomètre numérique :

Le dynamomètre numérique est composé d'un capteur de force, d'un dispositif


électronique et d'un afficheur. Le capteur de force peut être assimilé à un ressort.
Lorsque celui-ci se déforme, l’appareil émet une tension électrique proportionnelle à la
valeur de la force. Cette tension est interprétée par l’appareil qui l’affiche en unité de
force.

Physique-Chimie 2nde - page 34 - Séquence 6


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 14
Répondre par vrai ou faux aux affirmations suivantes :
A. Le poids d’un volant de badminton peut modifier la direction de son mouvement.
B. La vitesse du volant de badminton est une force.
C. La force exercée par l’air sur un volant de badminton peut modifier la vitesse.

Exercice 15
Un véliplanchiste est immobile sur sa planche à voile. La planche et le véliplanchiste se
déplacent sur l’eau.
1. Faire l’inventaire des forces subies par l’ensemble véliplanchiste + planche à voile,
en citant le corps responsable de chaque force. Puis les représenter sur un schéma.
2. Indiquer les forces de contact et celles à distance
3. Quelles forces modifient la vitesse du véliplanchiste ?

Physique-Chimie 2nde - page 35 - Séquence 6


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 7
LES FORCES (SUITE)

La suite de ce cours a pour objet de détailler 4 types de forces très fréquemment


rencontrées dans les situations étudiées en seconde :
- la force d’interaction gravitationnelle ;
- le poids ;
- la réaction exercée par un support ;
- la tension exercée par un fil
D’autres types de forces pourront être rencontrés dans les exercices. Il s’agira alors de
les identifier en lisant attentivement les énoncés, mais aussi en faisant preuve de
réflexion.

La force d’interaction gravitationnelle


On considère 2 corps : A et B. La force d’interaction gravitationnelle est la force
qu’exerce A sur B (𝐹 𝐴⁄𝐵 ) et reciproquement. Il s’agit toujours d’une force attractive.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Selon la 3ème loi de Newton : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝐹𝐴⁄𝐵 = - ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐵⁄𝐴

𝐹𝐴⁄𝐵 a les caractéristiques suivantes :


⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

• Point d’application : le centre de gravité de B


• Direction : la droite passant par A et B
• Sens : de B vers A (attractif)
𝑀𝐴. 𝑀𝐵
• Valeur : FA/B = 𝐺. , en Newton (N),
𝑑2
avec : G la constante de gravitation universelle G= 6,67 × 10-11 [Link]-2
MA et MB la masse des corps A et B (en kg)
d, la distance entre les corps A et B (en m)

Le poids
A proximité de la surface d’un astre (par exemple la terre), tout corps de masse m est
soumis à la force de pesanteur. C’est la force qui ramène les objets au sol. On nomme
cette force le poids et on la modélise par le vecteur 𝑃⃗.

Physique-Chimie 2nde - page 36 - Séquence 7


Cours de Physique-Chimie Seconde

𝑃⃗ a les caractéristiques suivantes :

• Point d’application : le centre de gravité du corps considéré


• Direction : verticale
• Sens : du haut vers le bas
• Valeur : P = m.g, en Newton (N)
avec m en kg et g l’intensité de pesanteur en [Link]-1.

Remarque importante : à la surface de la Terre, la force de pesanteur 𝑃⃗ et la force


d’interaction gravitationnelle ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑇𝑒𝑟𝑟𝑒⁄𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡 sont une même est unique force.
𝑀𝑇𝑒𝑟𝑟𝑒 . 𝑀𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡
Ainsi on peut écrire : 𝐺. 2 = 𝑀𝑜𝑏𝑗𝑒𝑡 . 𝑔
𝑅𝑇
𝑴𝑻𝒆𝒓𝒓𝒆
d’où : 𝑔 = 𝑮. avec RT le rayon de la Terre.
𝑹𝟐𝑻

Forces exercées par un support : la réaction


La réaction ⃗𝑹
⃗ est la force exercée par un support sur un corps en contact avec lui.

Exemple : une balle posée sur le sol ne s’y enfonce pas car le sol exerce une force sur
la balle qui va s’opposer au poids.
Dans le cas d’un objet posé sur un support horizontal : le vecteur 𝑅⃗ associé à la réaction
de la table sur le solide a la même direction et la même valeur que le vecteur poids 𝑃⃗
du solide mais son sens est opposé : 𝑅⃗ = - 𝑃⃗

𝑅⃗ a les caractéristiques suivantes :


• Point d’application : le point de contact entre l’objet et le support
• Direction : perpendiculaire au support
• Sens : du bas vers le haut
• Valeur : dans le cas d’un objet sur un support horizontal : R = P = m.g

Force exercée par un fil : la tension


La tension 𝑻⃗ est la force exercée par un fil sur un objet accroché à l’une de ses
extrémités.

Physique-Chimie 2nde - page 37 - Séquence 7


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exemple : une balle suspendue à un fil ne tombe pas car le fil exerce une force sur la balle
qui va s’opposer au poids.

Cas d’un objet immobile suspendu à un fil vertical : Le vecteur 𝑇 ⃗ associé à la tension du
fil sur l’objet a la même direction et la même valeur que le vecteur poids 𝑃⃗du solide mais
son sens est opposé : 𝑇 ⃗ = - 𝑃⃗

⃗ a les caractéristiques suivantes :


𝑇
• Point d’application : le point de contact entre l’objet et le fil
• Direction : celle du fil
• Sens : du bas vers le haut
• Valeur : dans le cas d’un objet immobile suspendu par un fil vertical : T = P = m.g

T

P

Balle suspendue à un fil

Physique-Chimie 2nde - page 38 - Séquence 7


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 16
Un enfant tire une luge à l’aide d’une corde attachée à celle-ci. Le sol est horizontal. Un
considère le système « luge ».
1. Sur un schéma, représenter les forces qui s’exercent sur la luge et préciser leurs
caractéristiques.
2. Piste de réflexion : quelle relation y-a-t-il entre la force de frottement et la tension
de la corde lorsque la luge est en mouvement ? La masse de la luge influe-t-elle sur
la tension dans la corde à fournir pour mettre la luge en mouvement ? De quelle
manière ?

Exercice 17
On considère une bille en acier suspendue à un fil à côté d’un aimant. La bille est
immobile dans le référentiel du laboratoire.

On considère le système « bille en acier » :


1. Préciser pour chaque force : le corps qui l’exerce, ainsi que la direction et le sens
de chacune.
2. Parmi les actions précédentes, lesquelles sont des actions à distance ? des actions
de contact ?

Envoyer le devoir à soumettre n°3

Physique-Chimie 2nde - page 39 - Séquence 7


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 8
ÉLECTRICITE

Rappels des symboles électriques


Les éléments suivants permettent de schématiser un circuit électrique. Ils doivent être
connus.

Dipôle Symbole Dipôle Symbole

Pile Générateur + -
G

Moteur Diode
M

DEL Résistance

Voltmètre Ampèremètre
V A

Ohmmètre Lampe
Ω

Dipôle : un dipôle est un élément d’un circuit électrique possédant 2 bornes

Les schémas électriques doivent être tracés au crayon de papier et à l’aide d’une règle. Il est
nécessaire que leur tracé soit suffisamment aéré pour y ajouter les légendes nécessaires à
la résolution des exercices (intensité, tension, lettre de repère...)

Physique-Chimie 2nde - page 40 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

On travaillera avec le circuit suivant dans la suite de ce cours :


C
B R2 R3 D

I2

P N
A R1
I
I4

UPA UPN

UAE
R4 UNF A

UEF

E R5 F

Circuit électrique de travail

Intensité du courant – la loi des nœuds


Définition de l’intensité du courant
L’intensité du courant est une grandeur quantifiant le nombre d’électrons qui
traversent la section d’un fil ou d’un dipôle en 1 seconde .
Elle se note I et s’exprime en ampère (A).
On mesure l’intensité avec un ampèremètre placé en série dans le circuit.
Par convention, le courant électrique circule de la borne + à la borne – , à l’extérieur du
générateur. On le représente ainsi :
I

Physique-Chimie 2nde - page 41 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

Mesure de l’intensité avec un ampèremètre (rappels de collège)

Etapes à réaliser :
- placer l’ampèremètre en série dans la branche où l’on souhaite mesurer l’intensité
- utiliser les bornes mA ou 10A et COM (la borne COM doit être du côté de la borne
négative du générateur). On utilisera mA pour une lecture en mA avec une intensité
max de 2 000 mA, et on utilisera 10 A pour une lecture en A.
- se placer sur le calibre le plus élevé
- faire une première mesure
- choisir le calibre le plus adapté (celui qui est juste supérieur à la première valeur lue)
pour une meilleure précision de mesure
- lire la valeur de l’intensité. Elle a l’unité du calibre choisi (mA ou A).

La loi des nœuds


Un nœud est une connexion qui relie au moins 3 dipôles entre eux. Dans notre
exemple : A et N sont des nœuds.
La quantité d’électrons qui circulent dans un circuit est toujours la même, on dit qu’elle
se conserve. Ainsi, si on considère un nœud dans un circuit électrique, le nombre
d’électrons qui arrive jusqu’à ce nœud est égal au nombre d’électrons qui en repart.

I1
I2

I3
I4

I1 + I 2 = I3 + I4

Physique-Chimie 2nde - page 42 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

Lorsqu’il n’y a pas de nœud (par exemple pour des dipôles placés en série), l’intensité
reste la même.
On applique la loi des nœuds sur le circuit électrique de travail :
En A : I = I2 + I4

Tension électrique – la loi des mailles


Définition de la tension électrique
La tension électrique est une grandeur caractérisant une différence d’état électrique
(ou différence de potentiel) entre 2 points d’un circuit.
Elle se note U et s’exprime en Volt (V).
On mesure la tension aux bornes d’un dipôle avec un voltmètre placé en dérivation
entre les bornes de ce dipôle.
Pour comprendre la notion d’état électrique, on peut faire l’analogie entre un circuit électrique et un
circuit d’eau :
- pour que l’eau s’écoule dans un circuit, il faut une différence de hauteur (une dénivellation)

- pour que le courant (les électrons) circule dans un circuit, il faut une différence d’état électrique entre
2 points du circuit.

Représentation de la tension électrique aux bornes d’un dipôle :


UAB

A B

Remarque : UAB = - UBA

Mesure de la tension avec un voltmètre

Etapes à réaliser :
- placer le voltmètre aux bornes du dipôle dont on souhaite mesurer la tension (en
dérivation)

Physique-Chimie 2nde - page 43 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

- utiliser les bornes VΩ et COM .


- Sélectionner le calibre le plus élevé (du côté de V — pour le courant continu et du
côté de V ~ pour le courant alternatif).
- faire une première mesure
- choisir le calibre le plus adapté (celui qui est juste supérieur à la première valeur lue)
pour une meilleure précision de mesure
- donner la valeur de la tension. Si la valeur de la tension est négative, vous pouvez
inverser les branchements entre VΩ et COM.

La loi des mailles


Une maille est une boucle de circuit électrique fermée. Dans notre exemple il y a 3
mailles : ABCDNP, ABCDFE, et APNFE.
La somme des tensions des dipôles le long d’une maille d’un circuit électrique est nulle.
Ainsi dans le circuit électrique de travail, si l’on considère la maille APNFE, on peut
écrire :
UPA + UAE + UEF + UFN + UNP = 0
On peut aussi écrire : UPN = UPA + UAE + UEF + UFN
Remarque : la tension est nulle aux bornes d’un fil. Ainsi UDN = 0 V et UAB = 0 V

Exercice 18
Soit le circuit suivant :

UAC = 10 V
I1 = 2 A
I2 = 3 A
+ I5 = 1 A
UDC = 3 V
G
UBC = 8V
-

I1

1. Calculer : I, I3 et I4.
2. Calculer : UAD, UAB, UDB

Physique-Chimie 2nde - page 44 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 19
Le circuit électrique étudié comporte :
- 1 générateur de tension continue de 12 V, 4 résistances (R1, R2, R3, R4)
- 2 mailles : ABD et ABCD

Le dipôle …. … est sur la branche :

Générateur AD

R1 AB

R2 BD

R3 BC

R4 CD

Le pôle positif du générateur est placé du côté du point A.


1. Faire le schéma électrique de ce circuit ;
2. On donne Ugénérateur = 12 V ; UAB = 8V ; UBC = 2V.
Calculer UBD et UCD
On donne I1 (intensité dans la branche AB) = 26 mA ; I2 ‘(intensité dans la branche BD)
= 15 mA.
Calculer l’intensité I3 dans la branche BC.

Physique-Chimie 2nde - page 45 - Séquence 8


Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 9
ÉLECTRICITE (SUITE)

Notion de résistance
La résistance : une grandeur électrique
La résistance électrique est une grandeur électrique qui caractérise la capacité d’un
dipôle électrique à laisser passer le courant.
Elle se note r et s’exprime en ohm (Ω)
Elle se mesure avec un multimètre en mode ohmmètre placé aux bornes du dipôle en
dehors d’un circuit.
Exemple : on mesure la résistance d’un conducteur ohmique.

La résistance : un dipôle de type « conducteur ohmique »


Il existe 2 types de conducteur ohmique : la résistance et le rhéostat. Leur premier
intérêt est de résister au courant électrique pour :
- protéger un autre dipôle ;
- produire de la chaleur par effet Joule (transformation de l’énergie électrique en
énergie thermique)
La résistance d’un conducteur ohmique se note R.
Il est important de bien comprendre la notion de résistance : elle ne concerne pas
seulement le conducteur ohmique. Tout dipôle possède une résistance.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

La loi d’Ohm
La loi d’Ohm relie la tension aux bornes d’un conducteur ohmique à l’intensité du
courant qui le traverse, selon la relation : U = R.I
Convention d’écriture : pour que la tension représentée sur un schéma corresponde à
une valeur positive, il faut orienter la flèche représentant la tension dans le sens inverse
de l’intensité.
U

Caractéristique d’un dipôle


Aux bornes de tout dipôle il existe une relation entre U et I.
On appelle la caractéristique d’un dipôle électrique la courbe du type U = f(I) ou I = g(U),
qui caractérise l’ensemble des points de fonctionnement possibles d’un dipôle.
Nous allons étudier la caractéristique de 3 types de dipôles : le conducteur ohmique, le
générateur et la lampe à incandescence.

Pour un conducteur ohmique (résistance, rhéostat) :


La caractéristique du dipôle est une droite passant par l’origine qui suit la loi d’Ohm,
𝑈 = 𝑅. 𝐼 (équation d’une droite de type y = a.x)

Caractéristique d’un conducteur ohmique

Pour un générateur :
La caractéristique d’un générateur peut être modélisée par l’équation de droite :
𝑼 = 𝑬 – 𝒓. 𝑰 (équation de droite du type y = a.x + b), avec E la tension aux bornes du
générateur lorsqu’il n’est pas branché dans un circuit (c’est l’ordonnée à l’origine), et r
la résistance interne du générateur (- r est le coefficient directeur de la droite).

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Caractéristique d’un générateur

Pour une lampe à incandescence :


La caractéristique d’une lampe à incandescence ne peut pas être modélisée par une
équation de droite. Il s’agit en effet d’une courbe.

Caractéristique d’une lampe à incandescence

Remarque : plus la tension augmente, plus le filament de la lampe chauffe. Et plus le


filament chauffe, plus la résistance interne de la lampe augmente (la courbe est
convexe).

Point de fonctionnement
Lorsqu’un générateur (dipôle actif) est relié à un récepteur (dipôle passif), ils ont la
même tension à leurs bornes et ils sont traversés par le même courant. On dit qu’ils ont
le même point de fonctionnement (même tension, même intensité).
Le point de fonctionnement (M) est l’intersection des caractéristiques du générateur
et du récepteur.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Exemple : générateur alimentant une résistance

UPN

P
+ - N
G

A B

UAB

Caractéristiques du générateur et de la résistance, M est le point de fonctionnement

Représenter et exploiter la caractéristique d’un dipôle à l’aide d’outils


informatiques
La représentation et l’exploitation d’une caractéristique peut se faire manuellement,
comme vu au collège. Il faudra pour cela utiliser du papier millimétré, reporter les points
au crayon de papier puis tracer la courbe de tendance qui passe par le plus grand
nombre de points (ne pas tracer de ligne brisée !)

Plusieurs outils permettent également de réaliser ce travail en offrant une plus grande
précision :
- les tableurs (type Excel) ;
- la calculatrice ;
- l’utilisation d’un langage de programmation du type Python.
L’utilisation de ces outils est étudiée en mathématiques.
La suite de ce cours présente l’utilisation d’un tableur, puis la rédaction d’un programme
en Python.

Réalisation de la série de mesures


On souhaite tracer la caractéristique d’une résistance. Pour cela on la branche à un
générateur de tension variable (0-12V).

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Cours de Physique-Chimie Seconde

On place un ampèremètre pour mesurer l’intensité (I) dans le conducteur ohmique et


un voltmètre pour mesurer la tension (U) aux bornes de ce conducteur.
On allume le générateur et on fait varier la tension de 0 à 5 V en relevant à chaque
variation la tension et l’intensité.
On reporte les valeurs dans un tableur :

Tracé et exploitation de la caractéristique avec un tableur


A partir du tableau de valeurs saisi, on peut réaliser un graphique en « nuage de
points » :
- sélectionner le tableau saisi ;

- dans l’onglet Insertion, sélectionner : graphique en nuage de points (appelé


aussi XY dispersion dans certains tableurs), et mettre la série U(V) comme Y et la
série I(mA) comme X. Ajouter un titre au graphique et aux axes.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Caractéristique de la résistance étudiée


6

3
U(V)

U = f(I)

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
I(mA)

Les points semblent alignés selon une droite passant par l’origine.
On peut, à l’aide du tableur tracer la courbe de tendance de ce nuage de points : cliquer-
droit sur le nuage de points dans le graphique, sélectionner « ajouter une courbe de
tendance », choisir une courbe linéaire et sélectionner « afficher l’équation ».
On obtient le graphique suivant :

Caractéristique de la résistance étudiée


6

3 U = f(I)
U(V)

Linéaire (U = f(I))

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
I(mA) Equation de la droite
f(x) = ,12 x + ,00 calculée par le tableur

L’équation indique une fonction affine de type y = ax, avec a = 0,12


Comme on a tracé U = f(I) et d’après la loi d’Ohm, on en conclut que R = 0,12 × 103 =
120 Ω (l’intensité étant en mA, le coefficient directeur de la droite 0,12 doit être
multiplié par 103 pour obtenir des Ω).

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Tracé et exploitation de la caractéristique avec un programme Python


La fonction linregress (langage Python) permet d’effectuer une régression linéaire
renvoyant les coefficients : a, b et rho à partir des 2 séries de mesures U et I.
a : coefficient directeur de la droite U=f(I)
b : ordonnée à l’origine de la droite U=f(I)
rho : coefficient de corrélation. Il faut qu’il soit très proche de 1 pour conclure à une loi
linéaire existant entre les 2 grandeurs U et I.

Comme avec le tableur, on obtient : a=0,12, on en conclut que R = 0,12 × 103 = 120 Ω.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 20

Courbe 1 Courbe 2

Le schéma ci-dessus représente 2 courbes du type U = f(I).


1. Comment se nomment ces courbes ? Attribuer chacune d’elle à un générateur et
un conducteur ohmique et justifier.
2. On associe ces 2 dipôles dans un circuit. On sait que le conducteur ohmique à une
résistance R = 90 Ω et que le générateur à une résistance interne r = 5 Ω et une
tension à vide E = 12 V.
Déterminer le point de fonctionnement du circuit. On donnera les valeurs de I et U
respectivement en A et V, arrondies à 10-2 près.
3. Cette résistance tolère une puissance maximale Pmax = 1,50 W.
Rappeler la formule calcul de la puissance pour un dipôle (rappel collège), puis, par
le calcul, déterminer si la résistance tolérera le point de fonctionnement du circuit.

Envoyer le devoir à soumettre n°4

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Cours de Physique-Chimie Seconde

SÉQUENCE 10
DE L’ESPECE CHIMIQUE A L’ENTITE CHIMIQUE

Introduction
Une espèce chimique est une collection d’un nombre très élevé d’entités chimiques.
Quelques exemples :
- dans une seule goutte d’eau, il y a 1021 molécules de H2O.
- dans un sachet de sucre-dosette de 5g, il y a 8.1021 molécules de saccharose
(C12H22O11)
- dans un grain de sel de 1mm3, il y a 2.1019 molécules de NaCl.
Il y a 3 types d’entités chimiques : les atomes, les ions et les molécules. Les ions et les
molécules se forment à partir des atomes.
Dans la suite de ce cours, nous allons étudier les 3 types d’entités chimiques, puis nous
apprendrons à compter les entités chimiques dans un échantillon de matière.

Les atomes
Composition d’un atome
Un atome est constitué d’un noyau entouré de vide dans lequel des électrons, tous
identiques, sont en mouvement rapide et désordonné.
Un atome peut être représenté simplement par une boule d’un rayon 𝑟 de l’ordre de
10-10 m.
Le noyau situé au centre de l’atome, est de l’ordre de 10-15 m.
Entre le noyau et les électrons se trouvent un espace vide : on dit que l’atome a une
structure lacunaire.
Ainsi il y a un facteur 105 entre le rayon du noyau et le rayon de l’atome. En changeant
d’échelle, on pourrait imaginer qu’un atome dont le rayon ferait 1 km aurait un noyau
de seulement 1 cm.
- Le noyau est constitué de nucléons (protons et neutrons).
- A ce jour l’homme a recensé 118 types d’atomes différents, dont la taille varie avec
le nombre de nucléons et d’électrons.
Attention : le schéma ci-dessous ne respecte pas les proportions réelles. Il s’agit d’une
illustration.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Noyau constitué de
nucléons (neutrons et
protons)

10-10 m 10-15 m

Électron lié au noyau

Rappels des puissances de 10 :

Puissance 1012 109 106 103 1 10-3 10-6 10-9 10-12 10-15

Préfixe Tera Giga Méga Kilo Milli Micro Nano Pico Femto

On peut aussi utiliser en chimie l’Angström : 1 Å = 10-10 m

Neutralité de l’atome
Particules composant l’atome Charges
Électrons qe- = -e = -1,6.10 -19 C
Neutrons qn = 0 C
Protons qp = +e = +1,6.10 -19 C
C = coulomb : unité de charge électrique ayant pour symbole C.
On remarque que le proton (+) et l’électron (-) ont des charges électriques opposées.
L’atome est électriquement neutre : il contient toujours autant de protons que
d’électrons, donc les charges électriques s’annulent.

Écriture conventionnelle du noyau atomique


Soit un atome X, son écriture conventionnelle est :

A
X
Z

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Cours de Physique-Chimie Seconde

A est le nombre de masse de l’atome X représentant le nombre de nucléons


(protons+neutrons).
Z est le nombre de charge de l’atome X également appelé numéro atomique,
représentant le nombre de protons.
On peut connaître le nombre de particules présentes dans un atome X de la façon
suivante :
Ne- = Np = Z (car l’atome est électriquement neutre)

Nn = A - Z

• Ne- est le nombre d’électrons présents dans l’atome X


• Np est le nombre de protons présents dans l’atome X
• Nn est le nombre neutrons présents dans l’atome X
Exemple : l’atome de carbone a pour notation symbolique :

12
C
6
Ainsi l’atome de carbone possède :
Ne- = Z = 6 (6 électrons)
Np = Z = 6 (6 protons)
Nn = A – Z = 12 – 6 = 6 (6 neutrons)

Masse de l’atome
Particules composant l’atome Masses
Électrons me- = 9,1.10 -31 kg
Neutrons mn = 1,67.10 -27 kg
Protons mp = 1,67.10 -27 kg

- le proton et le neutron, ont la même masse.


- l’électron est environ 2 000 fois plus léger qu’un nucléon.
Ainsi on considère que la masse d’un atome est concentrée dans son noyau.
Remarque : on comprend ainsi que le nombre A (protons+neutrons) soit appelé le
nombre de masse.
Calcul de la masse d’un atome X :
mx = (Np + Nn) . mnucléon
mx = A . mnucléon

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Cours de Physique-Chimie Seconde

(on néglige la masse des électrons dans le calcul)


Exemple : calculer la masse d’un atome d’or noté :
197
Au
79 A = 197 Z = 79
mAu = 197 . 1,67.10-27 = 3,29.10-25 kg
Remarque : pour des ordres de grandeur très grands ou, comme ici, très petits, il est
demandé d’utiliser l’écriture scientifique (a.10n , avec 1<a<10 et n nombre entier relatif)

Charge électrique du noyau


On peut calculer la charge électrique Q du noyau, c’est-à-dire la charge électrique des
protons présents dans le noyau. Elle est toujours positive.
On note e la charge élémentaire d’un proton :
Q = Np e
Q = Z.e
Exemple : calculer la charge du noyau d’un atome d’aluminium :
27
Al
13 A = 27 Z = 13
Q = Z.e = 13x1,6.10-19 = 2,1.10-18 C

Les isotopes
Les isotopes sont des atomes qui ont le même nombre de protons mais un nombre de
neutrons différents.
Ils ont le même numéro atomique Z mais un nombre de masse A différent.
Exemple : 126𝐶 et 14
6𝐶

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Le carbone 12 et le carbone 14 existent tous les 2 naturellement. Le carbone 14 existe


cependant en plus petite quantité et il est radioactif.

Gestion des chiffres significatifs en physique-chimie


Ce paragraphe constitue un chapitre à part valable pour l’ensemble des cours de
physique et de chimie.
Les chiffres significatifs sont les chiffres qui donnent une indication sur la précision
d’une mesure ou d’un calcul. La notion de nombre de chiffres significatifs est propre
aux scientifiques qui manipulent des valeurs mesurées ou calculées comportant
toujours une certaine incertitude.
Un bon choix du nombre de chiffres significatifs donnés à l’issue d’une mesure ou d’un
calcul permet de refléter la réalité de la précision.

Détermination du nombre de chiffres significatifs d’un nombre


Dans un nombre, les chiffres significatifs correspondent à l’ensemble des chiffres
apparaissant à partir du premier chiffre différent de zéro en allant de gauche à droite.
Exemple :
m = 012,013 kg contient 5 chiffres significatifs (1,2,0,1 et 3)
l = 5,00 cm contient 3 chiffres significatifs (5,0 et 0). En effet, on comprend que
l’instrument qui a permis de réaliser cette mesure donne une précision au dixième de
mm.
l = 0,35 m contient 2 chiffres significatifs (3 et 5)
Cas de la notation scientifique : tous les chiffres se trouvant devant la puissance de 10
sont significatifs.
me- = 9,1.10 -31 kg contient 2 chiffres significatifs (9 et 1)
me- = 9,109.10 -31 kg contient 4 chiffres significatifs (9,1,0 et 9). On comprend bien que
cette valeur est plus précise que la précédente.

Choix du nombre de chiffres significatifs à présenter à l’issue d’un calcul


Cas des multiplications et des divisions
Le produit ou le quotient possèdent une précision équivalente à celle du terme dont la
précision est la plus faible.
Ainsi, on détermine le terme du calcul qui possède le moins de chiffres significatifs.
C’est le terme limitant.
On présentera le résultat du calcul avec le nombre de chiffres significatifs du terme
limitant.
Exemple :
Q = Z.e = 13x1,6.10-19
La calculatrice donne le résultat : 2,08.10-18. Or les termes du calcul ne possèdent que
2 chiffres significatifs. Donc on présentera le résultat du calcul avec 2 chiffres
significatifs en effectuant un arrondi.
Soit : Q = Z.e = 13x1,6.10-19 =2,1.10-18C

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Cas des additions et des soustractions


Dans ce cas, on se concentre sur le nombre de chiffres après la virgule de chaque terme
et non sur leur nombre de chiffres significatifs.
Le résultat de l’addition ou de la soustraction doit présenter le même nombre de chiffres
après la virgule que le terme qui en a le moins.
Exemple :
123,45 + 45,2
La calculatrice donne le résultat : 168,65. Or le terme « 45,2 » ne possède qu’un chiffre
après la virgule. Donc on présentera le résultat du calcul avec 1 chiffre après la virgule
en effectuant un arrondi.
123,45 + 45,2 = 168,7
Si on avait eu : « 123,45 + 45,20 » on aurait pu afficher le résultat : 168,65 (avec 2
chiffres après la virgule).

Exercice 21
Soient les 4 atomes ci-dessous :
Atomes A B C D
Nombre de protons 9 10 10 11
Nombre de neutrons 10 10 11 12
1. Quels sont les atomes isotopes ?
2. Quels sont les atomes correspondants connaissant les numéros atomiques
suivants :
Z = 9 pour le fluor (symbole F)
Z = 10 pour le néon (symbole Ne)
Z = 11 pour le sodium (symbole Na)

Exercice 22
On donne le numéro atomique et le nombre de masse d’un atome de Bore, de symbole
B:
Z=4;A=9
1. Donner le nombre de protons, d’électrons et de neutrons composant un atome de
bore.
2. Donner la représentation symbolique du noyau de l’atome de bore.

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Cours de Physique-Chimie Seconde

Exercice 23
L’uranium est bien connu pour ses propriétés radioactives. L’uranium 238 est l’isotope
le plus important présent à l’état naturel.
A (nombre de masse) = 238
Z (numéro atomique) = 92
1. Donner la composition d’un atome d’uranium 238.
2. Calculer la masse d’un atome d’uranium 238.
3. Calculer la charge du noyau d’un atome d’uranium 238.
4. Les 2 isotopes naturels de l’uranium sont l’uranium 234 et l’uranium 235.
Donner l’écriture conventionnelle de ces isotopes.

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