Matrice Hessienne 3x3 et Fonctions
Matrice Hessienne 3x3 et Fonctions
f: ]a, b[ −→ R
x 7−→ y = f (x).
Remarque 1. Un nombre x n’a qu’une seule image, mais un nombre y peut avoir plusieurs antécédents.
f: R −→ R
x 7−→ x2 − 1.
f (x) = 0 =⇒ x2 − 1 = 0 =⇒ x = 1 ou x = −1.
1
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 2
Exemple 2.
3x
f (x) = .
x2 −1
x ∈ Df ⇐⇒ x2 − 1 ̸= 0 ⇐⇒ x ̸= 1 et x ̸= −1.
x −∞ −1 4 +∞
x2 − 3x − 4 + 0 − 0 +
Si △ < 0, alors pas de solution pour (E). Le signe de ax2 + bx + c est le signe de a :
x −∞ x1 x2 +∞
Définition 3. Soit f : ]a, b[−→ R. La courbe représentative Cf de la fonction f est l’ensemble des
points M de coordonnées (x, f (x)) où x ∈ Df . Ainsi
M (x, y) ∈ Cf ⇐⇒ y = f (x) et x ∈ Df .
∀ x, y ∈ I x ≤ y ⇐⇒ f (x) ≤ f (y),
ou encore
∀ x, y ∈ I x ≥ y ⇐⇒ f (x) ≥ f (y).
∀ x, y ∈ I x ≤ y ⇐⇒ f (x) ≥ f (y),
ou encore
∀ x, y ∈ I x ≥ y ⇐⇒ f (x) ≤ f (y).
On dit que f est monotone sur I si f est croissante sur I ou f est décroissante sur I.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 4
Exemple 3.
x ≤ y ⇐⇒ 3x2 ≤ 3y 2 et 4x ≤ 4y
⇐⇒ 3x2 + 4x ≤ 3y 2 + 4y
⇐⇒ 3x2 + 4x − 5 ≤ 3y 2 + 4y − 5
⇐⇒ f (x) ≤ f (y).
f (x) ≤ f (x0 ) ∀ x ∈ Df .
f (x) ≥ f (x0 ) ∀ x ∈ Df .
f: R −→ R
x 7−→ x2 − 4x.
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert, Ix0 , de centre x0 de R (Ix0 ⊂ R), sauf peut être
en x0 et à valeurs dans R : f : Ix0 −→ R.
a) Limite finie en x0
Définition 6. On dit que f admet une limite en x0 , s’il existe l tel que
Remarque 2. Si la limite l existe alors elle est unique. On la note lim f (x).
x→x0
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 6
b) Limite infinie en x0
Dans le cas où lim f (x) = ±∞, on dit que la droite d’équation x = x0 est asymptote verticale à Cf
x→x0
en ±∞.
a) Limite finie
Dans le cas où lim f (x) = l, on dit que la droite d’équation y = l est asymptote horizontale à Cf
x→±∞
en ±∞.
b) Limite infinie
Dans le cas où lim f (x) = ±∞, la courbe Cf présente une branche parabolique ou une asymptote
x→±∞
oblique.
La recherche des branches infinies est indispensable à l’étude du comportement global d’une fonction.
f (x)
Pour ce faire on calcule lim . Trois sous-cas se présentent :
x→±∞ x
f (x)
Si lim = ±∞ alors la courbe Cf admet en ±∞ une branche parabolique en direction
x→±∞ x
de l’axe des ordonnées (OY ).
f (x)
Si lim = 0 alors la courbe Cf admet en ±∞ une branche parabolique en direction de
x→±∞ x
l’axe des abscisses (OX).
f (x)
Si lim = a ̸= 0, on calcule lim (f (x) − ax). Deux sous-cas se présentent :
x→±∞ x x→±∞
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 8
Exemple 5.
1
f (x) = √ , Df =]0, +∞[. f est définie à droite mais non à gauche de x0 = 0. On parlera de
x
la limite à droite de 0 et on note
1
lim+ f (x) = lim+ √ = +∞.
x→0 x→0 x
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 9
1
f (x) = √ , Df =] − ∞, 1[. f est définie à gauche mais non à droite de x0 = 1. On parlera
1−x
de la limite à gauche de 1 et on note
1
lim− f (x) = lim− √ = +∞.
x→1 x→1 1−x
1
f (x) = , Df =] − ∞, 0[∪]0, +∞[. f est définie à droite et à gauche de x0 = 0 et on a
x
1 1
lim+ f (x) = lim+ = +∞ et lim− f (x) = lim− = −∞.
x→0 x→0 x x→0 x→0 x
Remarque 3. On rencontrera aussi des formes dites indéterminées (F.I), ce sont les formes pour
lesquelles on ne peut pas conclure directement :
0 ∞
0 × ∞, +∞ − ∞, , , 1∞ , ∞0 et 00 .
0 ∞
Proposition 2. f admet une limite en x0 si et seulement si f admet une limite à droite et à gauche
en x0 et si ces deux limites sont égales. La limite de f en x0 est alors cette limite.
Proposition 3.
alors
lim f (x) = lim a0 xn .
x→±∞ x→±∞
Si
n n−1
f (x) = a0 x + a1 x
+ · · · + an avec a0 ̸= 0
g(x) = b xp + b xp−1 + · · · + b
avec b0 ̸= 0,
0 1 p
a0 x n
lim h(x) = lim .
x→±∞ x→±∞ b 0 xp
Exemple 7.
3x5 + 2x + 1 3x5
lim = lim = lim 3x3 = −∞.
x→−∞ x2 + 1 x→−∞ x2 x→−∞
f + g est continue en x0 .
f × g est continue en x0 .
∀ α ∈ R, αf est continue en x0 .
Proposition 5.
Théorème 1. Soit f une fonction définie sur un intervalle I. Si f est continue sur I alors
Pour tout (a, b) ∈ I 2 tels que a < b, pour tout réel β compris entre f (a) et f (b), il existe au
moins un réel α ∈]a, b[ tel que f (α) = β.
Si f est continue sur [a, b] et f (a) × f (b) < 0, alors ∃ c ∈]a, b[ tel que f (c) = 0.
Exemple 8. Montrer que l’équation x4 − 4x + 2 = 0 possède dans l’intervalle ]0; 1[ une racine réelle.
Soit f (x) = x4 − 4x + 2.
f est continue sur R (fonction polynôme), donc elle est continue sur ]0; 1[.
1.4.1 Définitions
f (x) − f (x0 )
lim = f ′ (x0 ).
x→x0 x − x0
f est dérivable à droite (resp. à gauche) en x0 s’il existe un nombre noté fd′ (x0 ) (resp. fg′ (x0 ))
tel que !
f (x) − f (x0 ) f (x) − f (x0 )
lim+ = fd′ (x0 ) resp. lim− ′
= fg (x0 ) .
x→x0 x − x0 x→x0 x − x0
Remarque 5.
Si on pose h = △x = x − x0 , alors
△y
est le rapport des accroissements ou le taux de variation de f entre x et x0 .
△x
△y
On a f ′ (x0 ) = lim . On peut alors écrire quand △x tend vers 0
△x→0 △x
△y ≃ f ′ (x0 )△x.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 15
1.4.2 Propriétés
Proposition 6.
Exemple 9.
Etudier la dérivabilité de f en x0 = 1.
On a f (1) = −3.
f (x) − f (1) x2 − 4 + 3 x2 − 1
(i) lim+ = lim+ = lim+ = lim+ x + 1 = 2.
x→1 x−1 x→1 x−1 x→1 x−1 x→1
f (x) − f (0) x2 + 1 − 1
(ii) lim+ = lim+ = lim+ x = 0.
x→0 x−0 x→0 x x→0
f (x) − f (x0 )
lim = f ′ (x0 ).
x→x0 x − x0
a) Règles de calcul
√ ′ f′
• (f n )′ = nf ′ f n−1 • f = √ (f strictement positive sur I)
2 f
′ f′
• ef = f ′ ef • (ln f )′ = (f strictement positive sur I)
f
Proposition 10.
2x + 3
∀ x ∈ R, f ′ (x) = √ .
2 x2 + 3x + 4
3
x −∞ − +∞
2
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
√
f (x) 7
2
Remarque 6.
x −∞ 0 +∞
f ′ (x) + 0 +
+∞
f (x) 0
−∞
Proposition 12. Si f ′ (x0 ) s’annule en changeant de signe en x0 alors f (x0 ) est un extremum de f .
√
Exemple 12. f (x) = x2 − 4x + 5. Df = R.
2x − 4
∀ x ∈ R, f ′ (x) = √ .
2 x2 − 4x + 5
x −∞ 2 +∞
f ′ (x) − 0 +
+∞ +∞
f (x)
1
f étant croissante à droite et décroissante à gauche au point d’abscisse 2, donc f présente un mini-
mum en ce point. Ce minimum est f (2) = 1.
Si f est deux fois dérivable en x0 avec f ′ (x0 ) = 0 et f ′′ (x0 ) ̸= 0, alors f admet un extremum en x0 .
Remarque 8.
x −∞ 1 +∞
f ′′ (x) − 0 +
Concavité
Concave A(1;2) Convexe
de Cf
Définition 9. On appelle fonction logarithme népérien, et on note ln, la fonction définie sur ]0; +∞[,
1
ayant pour dérivée la fonction inverse : x 7−→ , et s’annulant pour x = 1.
x
Remarque 9.
1
La fonction ln est la primitive sur ]0; +∞[ de la fonction x 7−→ s’annulant en 1.
x
On note e l’antécédent unique du nombre 1 par la fonction ln. On a donc ln e = 1.
Une valeur approchée de e à 10−1 est 2.7.
Signe de ln x
Limites à retenir
lim+ ln x = −∞ : L’axe des ordonnées (Oy) est asymptote verticale à la courbe représentative
x→0
de la fonction ln.
ln x
lim = 0 : La courbe représentative de la fonction ln admet en +∞ une branche
x→+∞ x
parabolique de direction (Ox).
ln x ln(1 + x)
lim ln x = +∞, • lim+ x ln x = 0− , • lim = lim = 1.
x→+∞ x→0 x→1 x − 1 x→0 x
Dérivation de la fonction ln
1
La fonction ln est continue et dérivable sur ]0 ; +∞[ : ∀ x > 0 on a ln′ (x) = .
x
La fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[. Ainsi ∀ x, y ∈ ]0; +∞[ :
x < y ⇐⇒ ln x < ln y et x = y ⇐⇒ ln x = ln y.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 23
Remarque 10. Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle I , alors la
u′ (x)
fonction ln u est dérivable sur I et, pour tout x de I on a : (ln u)′ (x) = .
u(x)
Courbe représentative de x 7−→ ln x
Définition 10. Soit a un nombre strictement positif et différent de 1. On appelle fonction logarithme
ln x
de base a, et on note loga , la fonction définie sur ]0; +∞[ par : loga x = .
ln a
Remarque 11.
Limites à retenir
Lorsque 0 < a < 1, la fonction x 7−→ loga x est strictement décroissante sur ]0 , +∞[.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 24
Remarque 12. Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle I , alors la
u′ (x)
fonction loga u est dérivable sur I et, pour tout x de I on a : (loga u)′ (x) = .
u(x) ln a
Courbe représentative de x 7−→ loga x
Définition 11. On appelle fonction exponentielle de base e et on note exp, la fonction réciproque
de la fonction logarithme népérien.
Conséquences
Limites à retenir
La fonction exp est continue et dérivable sur R et, pour tout réel x on a exp′ (x) = ex .
La fonction exp est strictement croissante sur R, donc, pour tous réels x et y :
x < y ⇐⇒ ex < ey et x = y ⇐⇒ ex = ey .
Remarque 13. Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I, alors la fonction composée eu est
dérivable sur l’intervalle I et on a : (eu )′ = u′ × eu .
Courbe représentative de x 7−→ ex : Les courbes des fonctions exp et ln sont symétriques
par rapport à la droite △ d’équation y = x.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 26
Définition 12. Soit a un nombre strictement positif. La fonction définie sur R par : x 7−→ ax
s’appelle fonction exponentielle de base a.
Remarque 14.
Limites à retenir
Lorsque a > 1, lim ax = 0 et lim ax = +∞.
x→−∞ x→+∞
Remarque 15. Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I, alors la fonction composée au est
dérivable sur l’intervalle I et on a : (au )′ = u′ au ln a.
Les courbes des fonctions ax et loga x sont symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 27
1 aα 1 a α aα
a0 = 1, aα aβ = aα+β , (ab)α = aα bα , = a−α , = aα−β = β−α , = .
aα a β a b bα
Lorsque n est pair, fn est décroissante sur ] − ∞, 0] et croissante sur [0, +∞[.
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I, alors la fonction composée un est dérivable
sur l’intervalle I et on a : (un )′ = nu′ un−1 .
Courbe représentative
1
b) Etude des fonctions gn : x 7−→ avec n entier n ≥ 1
xn
−n
gn est définie sur R∗ . • Pour tout réel x ̸= 0, gn′ (x) = .
xn+1
Lorsque n est pair, gn est strictement croissante sur ] − ∞, 0[ et strictement décroissante sur
]0, +∞[.
Lorsque n est impair, gn est strictement décroissante sur ] − ∞, 0[ et sur ]0, +∞[.
Si u est une fonction dérivable ne s’annulant pas sur un intervalle I, alors la fonction composée
1 −nu′
g = n est dérivable sur l’intervalle I et on a : g ′ = n+1 .
u u
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 28
Courbe représentative
Pour tout réel α, la fonction hα est dérivable sur ]0 , +∞[. Pour tout x > 0, h′α (x) = αxα−1 .
Lorsque α > 0, la fonction x 7−→ hα (x) est strictement croissante sur ]0 , +∞[.
Lorsque α < 0, la fonction x 7−→ hα (x) est strictement décroissante sur ]0 , +∞[.
Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle I, alors la fonction
composée uα est dérivable sur l’intervalle I et pour tout x de I, (uα )′ = αu′ uα−1 .
Courbe représentative
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 29
Remarque 16. Lorsque α est un entier n, les fonctions hα sont les fonctions x 7−→ xn qui ont été
déja étudiées. Dans ce cas, l’ensemble de définition n’est pas ]0 , +∞[ mais R lorsque n est positif
et R∗ lorsque n est négatif.
Pour tout entier n ≥ 1 et pour tout réel x ≥ 0, la racine nième de x est le nombre positif, noté
√ √
n
x, dont la puissance nième vaut x : n x = x1/n .
Courbe représentative : Les courbes des fonctions x1/n et xn sont symétriques par rapport
à la droite d’équation y = x.
Pour ces deux limites on dit que l’exponentielle l’emporte sur la puissance.
(log x)n
lim = 0, • lim xm (log x)n = 0.
x→+∞ xm x→0+
Pour ces deux limites on dit que la puissance l’emporte sur le logarithme.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 30
Le coût total Ct de production d’un bien est généralement une fonction de la quantité produite
Q de ce bien. Le coût total vérifie les conditions suivantes
(i) Q ≥ 0.
(ii) Ct (Q) ≥ 0.
(iii) Ct est une fonction croissante de Q : Ct′ (Q) ≥ 0 car quand Q augmente Ct augmente aussi
et vice versa.
Le coût moyen noté CM (ou coût unitaire) est le coût de production par unité produite.
Ct (Q)
CM (Q) = .
Q
Exemple 15. Supposons que le coût total Ct (en dhs) de production d’un bien est fonction de la
quantité produite de ce bien.
Q3
Ct (Q) = 10−10 − 10−5 Q2 + 5Q.
12
De la vente d’une quantité Q résulte un revenu total (ou recette totale) Rt (Q) = P.Q où P est
le prix unitaire. Si P dépend de Q on aura Rt (Q) = P (Q).Q.
De la vente d’une unité supplémentaire découle un revenu marginal (ou recette marginale) Rm .
C’est donc ce qui apporte la dernière unité vendue.
Rt (Q)
Le revenu moyen (revenu unitaire ou encore recette moyenne) est : RM (Q) = .
Q
La fonction profit est définie par Πt = Rt − Ct .
−10 Q3
Ct (Q) = 10 − 10−5 Q2 + 5 Q.
12
Q
P (Q) = −10−5 + 5.
2
Q2
La recette totale est Rt (Q) = Q.P (Q) = −10−5 + 5 Q.
2
Le revenu marginal est
Rm (Q) = Rt′ (Q) = −10−5 Q + 5.
De la vente d’une unité supplémentaire, on peut escompter un revenu de Rm (15.104 ) = 3.5 dhs.
Le coût de production d’un bien est généralement une fonction croissante de la quantité de ce bien.
Par contre les coûts moyen et marginal peuvent aussi croı̂tre que décroı̂tre.
Il serait intéressant pour l’économiste de déterminer le coût moyen minimum.
′ Q 10−10
CM (Q) = 10−10 − 10−5 = (Q − 6.105 ) = 0 ⇐⇒ Q = 6.105 .
6 6
Q 0 6.105
′
CM (Q) − 0 +
5
CM (Q)
2
Remarque 19. Une situation dans laquelle le coût marginal est inférieur au coût moyen incite
l’économiste à produire.
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 33
Etude de Cm
On a
Q3 Q2
Ct (Q) = 10−10 − 10−5 Q2 + 5 Q et Cm (Q) = Ct′ (Q) = 10−10 − 2.10−5 Q + 5.
12 4
′ Q 10−10
Cm (Q) = 10−10 − 2.10−5 = (Q − 4.105 ).
2 2
Q 0 4.105
′
Cm (Q) − 0 +
5
Cm (Q)
1
2 2
C t (Q) Q −5 −10 Q −5
Cm (Q) − CM (Q) = Ct′ (Q) − = 10−10 − 2.10 Q + 5 − 10 − 10 Q + 5
Q 4 12
Q2
= 10−10 − 10−5 Q
6
10−10
= Q (Q − 6.105 ).
6
Q 0 6.105
Cm (Q) − CM (Q) − 0 +
Si 0 < Q < 6.105 alors Cm − CM < 0 c’est à dire Cm < CM : Situation intéressante pour
l’économiste. On ajoute des unités qui reviennent moins chère que CM .
Si Q = 6.105 alors Cm = CM .
b) Maximisation du profit
Soit Q0 la valeur qui maximise le profit, c’est à dire la valeur pour laquelle Π′t (Q) s’annule en
changeant de signe.
Π′t (Q0 ) = 0 ⇐⇒ Rt′ (Q0 ) − Ct′ (Q0 ) = 0 ⇐⇒ Rm (Q0 ) − Cm (Q0 ) = 0 ⇐⇒ Rm (Q0 ) = Cm (Q0 ).
Chapitre 1 FONCTIONS D’UNE SEULE VARIABLE S. Assoudou 34
Q 0 Q0
Πt (Q0 )
Πt (Q)
Remarque 20.
On a alors
Q 0 5 500
Π′t (Q) + 0 −
332 750
Πt (Q)
2.1 Définitions
On appelle fonction réelle à deux variables x et y toute correspondance de R2 (ou une partie de R2 )
dans R.
f: I ⊂ R2 −→ R
(x,y) 7−→ f (x, y).
Exemple 19.
f (x, y) = x2 + xy + y 2 , Df = R × R = R2 .
Rappel
(x − a)2 + (y − b)2 = r2 .
x2 + y 2 = r 2 .
35
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 36
L’équation du disque D(ω, r) de centre ω(a, b) et de rayon r (fontière incluse) est donnée par
(x − a)2 + (y − b)2 ≤ r2 .
Définition 13. On appelle dérivée partielle première de f (ou du premier ordre) par rapport à x,
au point (a, b) la limite suivante (lorsqu’elle existe)
∂f f (1, y) − f (1, 2)
(1, 2) = lim
∂y y→2 y−2
1 + y + y2 − 7 y2 + y − 6
= lim = lim
y→2 y−2 y→2 y−2
(y − 2)(y + 3)
= lim = lim (y + 3) = 5.
y→2 y−2 y→2
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 37
∂g ∂g
g(x, y) = ln(x2 + y 2 ). Calculer directement (1, 2) et (1, 2).
∂x ∂y
Pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)}, on a :
∂g 2x ∂g 2
(x, y) = 2 =⇒ (1, 2) = .
∂x x + y2 ∂x 5
∂g 2y ∂g 4
(x, y) = 2 2
=⇒ (1, 2) = .
∂y x +y ∂y 5
∂h ∂h
h(x, y) =
p
x2 + y 2 − 4. Calculer directement (1, 2) et (1, 2).
∂x ∂y
Pour tout (x, y) ∈ R2 tel que x2 + y 2 > 4, on a :
∂h 2x x ∂h
(x, y) = p =p =⇒ (1, 2) = 1.
∂x 2 2
2 x +y −4 2 2
x +y −4 ∂x
∂h 2y y ∂h
(x, y) = p =p =⇒ (1, 2) = 2.
∂y 2 2
2 x +y −4 2 2
x +y −4 ∂y
∂f ∂f
∂ ∂
∂ 2f 2
′′ ∂x
∂ f ′′ ∂y
∂x2 (x, y) = fx2 (x, y) = ∂x∂y (x, y) = fyx (x, y) =
∂x ∂x
∂f
∂f
2 ∂
2 ∂
∂ f ′′ ∂x
∂ f ′′ ∂y
(x, y) = fxy (x, y) = (x, y) = f 2 (x, y) =
y
∂y∂x ∂y ∂y 2 ∂y
Exemple 21.
f (x, y) = x2 + xy + y 2 . ∀ (x, y) ∈ R2 , on a
∂f ∂f
(x, y) = 2x + y et (x, y) = x + 2y.
∂x ∂y
2 2
∂ f ∂ f
∂x2 (x, y) = 2 ∂x∂y (x, y) = 1
et
∂ 2f
∂ 2f
(x, y) = 1
(x, y) = 2
∂y∂x ∂y 2
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 38
2
2y 2 − 2x2
2
∂ g ∂ g −4xy
∂x2 (x, y) = (x, y) =
(x2 + y 2 )2 ∂x∂y (x2 + y 2 )2
et
∂ 2g −4xy
∂ 2g 2x2 − 2y 2
(x, y) =
(x, y) =
∂y∂x (x + y 2 )2
2 ∂y 2 (x2 + y 2 )2
Théorème 2. (Théorème de Schwartz)
∂ 2g ∂ 2g
Soit la fonction réelle f : I ⊂ R2 −→ R. Si les dérivées partielles et existent et
∂x∂y ∂y∂x
sont continues alors elles sont égales.
Exemple 22.
f (x, y) = xex/y . Df = R × R∗ .
Soit (x, y) ∈ R × R∗ on a alors ∀ t > 0, (tx, ty) ∈ R × R∗ . De plus
Exemple 23.
f (x, y) = x2 + xy + y 2 .
∂f ∂f
x (x, y) + y (x, y) = x(2x + y) + y(x + 2y)
∂x ∂y
= 2x2 + xy + xy + 2y 2
f (x, y) = xex/y .
2
∂f ∂f x/y x x/y x x/y
x (x, y) + y (x, y) = x e + e + y − 2e
∂x ∂y y y
On dit que f admet un maximum en (a, b) si, pour tout (x, y) ∈ I, f (x, y) ≤ f (a, b).
On dit que f admet un minimum en (a, b) si, pour tout (x, y) ∈ I, f (x, y) ≥ f (a, b).
Dans ce cas les variables x et y sont indépendantes. La recherche des extremums de la fonction f
passe successivement par la vérification des
On suppose que f est dérivable au point A(a, b). Si f admet un extremum en A(a, b) alors
∂f ∂f
(a, b) = 0 et (a, b) = 0.
∂x ∂y
Un point A(a, b) vérifiant les conditions précédentes est appelé un point critique ou stationnaire ou
encore un point condidat à être extremum.
Remarque 21.
Pour qu’un point critique soit un extremum, il doit vérifier en plus les conditions suffisantes.
Les conditions suffisantes permettent aussi de déterminer la nature de cet extremum : minimum
ou maximum.
On appelle matrice Hessienne de f au point (a, b), la matrice Hf (a, b) définie par
∂ 2f ∂ 2f
∂x2 (a, b) (a, b)
∂x∂y
Hf (a, b) =
∂ 2f ∂ 2f
(a, b) (a, b)
∂y∂x ∂y 2
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
∇f (a, b) = (a, b). (a, b) − (a, b). (a, b).
∂x2 ∂y 2 ∂y∂x ∂x∂y
Remarque 22. La quantité ∇f (a, b) n’est autre que le déterminant de la matrice Hessienne de f :
Théorème 4. Soit f : I ⊂ R2 −→ R. On suppose que f est dérivable et soit A(a, b) ∈ I tel que
∂f ∂f
(a, b) = 0 et (a, b) = 0 (A point critique).
∂x ∂y
Alors
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 41
(i) si ∇f (a, b) < 0 alors f n’admet pas d’extremum en A(a, b), on dit que A(a, b) est un point selle.
f (x, y) = x2 + 4y 2 + 2x − 4y.
2
∂ 2f
∂ f
∂x2 (x, y) ∂x∂y (x, y)
2 0
Hf (x, y) = = .
∂ 2f ∂ 2f 0 8
(x, y) (x, y)
∂y∂x ∂y 2
Le Hessien est : ∇f (x, y) = det(Hf (x, y)) = 16 > 0. Ainsi f admet un extremum au point
A −1, 21 .
∂ 2f 1
De plus (−1, 1/2) = 2 > 0 donc f admet un minimum au point A −1, 2
et ce min-
∂x2
imum est f −1, 12 = −2.
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 42
f (x, y) = x3 + xy + y 3 .
① =⇒ y = 0 ou 27y 3 + 1 = 0 =⇒ y = 0 ou y = −1/3.
② =⇒ x = 0 ou x = −1/3.
∂ 2f ∂ 2f
∂x2 (x, y) (x, y)
∂x∂y 6x 1
Hf (x, y) = = .
∂ 2f ∂ 2f 1 6y
(x, y) (x, y)
∂y∂x ∂y 2
* Pour A (0, 0) : ∇f (0, 0) = −1 < 0. Le point A (0, 0) est donc un point selle.
∂ 2f
1 1
* Pour B − 13 , − 13 − 31 , − 13
: ∇f = 3 > 0. De plus − ,− = −2 < 0 donc f
∂x2 3 3
1
admet un maximum au point B − 13 , − 13 et ce maximum est f − 13 , − 13 = .
27
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 43
Il s’agit de chercher les extremums d’une fonction f (x, y) dont les variables x et y sont liées par une
relation exprimée par la contrainte g(x, y) = 0.
Il y a deux méthodes pour traiter un tel problème :
Méthode de substitution,
a) Méthode de substitution
Exemple 25.
Exprimer y en fonction de x n’est pas toujours facile sous la contrainte g(x, y). La présente méthode
fait appel à une fonction auxiliaire dite fonction de Lagrange de f ou le Lagrangien de f notée
F (x, y, λ) telle que F (x, y, λ) = f (x, y) + λg(x, y), λ est le multiplicateur de Lagrange.
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 44
O+ O+ O+
a11 a12 a13 a11 a12
O O O
a31 a32 a33 a31 a32
- - -
1 1 1
Exemple : Soit à calculer le déterminant : 2 0 1 .
3 2 0
On applique la règle de Sarrus :
1 1 1 1 1
2 0 1 2 0
3 2 0 3 2
1 1 1
2 0 1 = 0 + 3 + 4 − (0 + 2 + 0) = 5.
3 2 0
Les Conditions Suffisantes
On calcule le Hessien de F (x, y, λ) pour chacun des points condidats Mi (xi , yi , λ) obtenus.
(iii) si ∇F (xi , yi , λ) = 0 alors les C.S ne permettent pas de conclure (hors pogramme).
Les C.S
∂ 2F ∂ 2F ∂ 2F
(x, y, λ) (x, y, λ) (x, y, λ)
∂x2 ∂x∂y ∂x∂λ
2 1 1
2
∂ F ∂ 2F ∂ 2F
HF (x, y, λ) = (x, y, λ) (x, y, λ) (x, y, λ) = 1 2 1 .
∂y∂x
∂y 2 ∂y∂λ
∂ 2F
1 1 0
∂ 2F ∂ 2F
(x, y, λ) (x, y, λ) (x, y, λ)
∂λ∂x ∂λ∂y ∂z 2
2 1 1
Le Hessien est donc ∇F (x, y, λ) = det(HF (x, y, λ)) = 1 2 1 .
1 1 0
On applique la règle de Sarrus pour calculer ∇F (2, 2, −6), le Hessien de F au point M (2, 2, −6)
:
2 1 1 2 1
1 2 1 1 2
1 1 0 1 1
2 1 1
Ainsi ∇F (2, 2, −6) = 1 2 1 = 0 + 1 + 1 − (0 + 2 + 2) = −2 < 0.
1 1 0
Donc f admet un minimum au point A(2, 2) et ce minimum est f (2, 2) = 12.
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 47
(i) x ≥ 0 et y ≥ 0.
(ii) Ct (x, y) ≥ 0.
∂Ct
(iii) Ct est une fonction croissante par rapport à x (avec y constant) : (x, y) ≥ 0.
∂x
∂Ct
(iv) Ct est une fonction croissante par rapport à y (avec x constant) : (x, y) ≥ 0.
∂y
Soient P1 et P2 les prix unitaires respectifs des biens X et Y . De la vente des quantités x et y
résulte une recette totale (ou revenu total) donnée par
Généralement les prix P1 et P2 sont fonctions des quantités x et y, donc le profit Πt s’exprime par :
Optimisation sans contrainte (extremums libres) : le problème revient à chercher les extremums
d’une fonction d’une seule variable.
Exemple 27. Les prix de deux biens X et Y en fonction de leurs quantités x et y sont
P1 (x) = 69 − 2 x et P2 (y) = 93 − 3 y.
2. Déterminer les prix et les quantités de ces deux biens qui maximisent le profit.
Solution
Rt (x, y) = xP1 (x) + yP2 (y) = x(69 − 2 x) + y(93 − 3 y) = −2x2 − 3y 2 + 69x + 93y.
2. Déterminons les prix et les quantités de ces deux biens qui maximisent le profit.
Πt (x, y) = Rt (x, y)−Ct (x, y) = −2x2 −3y 2 +69x+93y−x2 −3 xy−y 2 = −3x2 −4y 2 −3xy+69x+93y.
6 3
△= = 48 − 9 = 39 ̸= 0,
3 8
donc
69 3 6 69
93 8 273 3 93 351
x= = =7 et y= = = 9.
39 39 39 39
Le point critique est alors A(7, 9).
Chapitre 2 FONCTIONS REELLES A DEUX VARIABLES S. Assoudou 49
∂ 2 Πt
De plus (7, 9) = −6 < 0, donc Πt admet un maximum au point A (7, 9).
∂y 2
Ainsi, les quantités des deux biens X et Y qui maximisent le profit total sont repectivement
x = 7 et y = 9.