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Analyse financière AFS et AFD des projets

L'évaluation financière d'un projet implique une analyse des coûts et des revenus pour déterminer sa viabilité, en se concentrant sur les ressources nécessaires, le type de financement, et les risques financiers. La distinction entre l'Analyse Financière Sommaire (AFS) et l'Analyse Financière Détailée (AFD) repose sur la profondeur de l'analyse et le moment de son intervention dans le cycle de vie du projet. L'AFD, plus exhaustive, se concentre sur des éléments tels que le plan de financement, les tableaux d'amortissement, et les tests de sensibilité pour évaluer la rentabilité et les risques associés au projet.

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Analyse financière AFS et AFD des projets

L'évaluation financière d'un projet implique une analyse des coûts et des revenus pour déterminer sa viabilité, en se concentrant sur les ressources nécessaires, le type de financement, et les risques financiers. La distinction entre l'Analyse Financière Sommaire (AFS) et l'Analyse Financière Détailée (AFD) repose sur la profondeur de l'analyse et le moment de son intervention dans le cycle de vie du projet. L'AFD, plus exhaustive, se concentre sur des éléments tels que le plan de financement, les tableaux d'amortissement, et les tests de sensibilité pour évaluer la rentabilité et les risques associés au projet.

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EVALUATION AFS ET AFD

L’analyse financière d’un projet consiste à comparer l’utilisation des ressources


(coûts) aux revenus (avantages) futurs étalés sur une période de temps.
L'Analyse financière permet de se prononcer sur la viabilité financière d'un projet.
Elle répond à cinq types de préoccupations dont:
- Déterminer le montant des ressources financières nécessaires à la réalisation
et à l'exploitation du projet
- Déterminer le type de financement et la politique financière à adopter pour le
projet
- Analyser les variantes de projets en vue de choisir la meilleure
- Calculer la rentabilité financière du projet
- Calculer les risques financiers liés au projet

Distinction entre AFS et AFD


Les raisons suivantes justifient la différence entre AFS et AFD
- Eviter l'apparition de projet mal conçu
- Permettre des modifications dès la maturation du projet
- Faire intervenir l'étude financière le plus tôt possible lors de la préparation des
projets
- Eviter la difficulté de mener dès le début une analyse financière détaillée car
elle a le défaut non seulement d'être un travail important fastidieux et couteux
de répéter pour chaque variante, mais aussi de s'inscrire dans un cadre
comptable qui demande des éléments dont on ne dispose pas toujours dans
une phase de préfaisabilité.
HYPOTHESES
a) L’analyse s’effectue hors conditions financières et fiscales. On suppose que le
projet sera non seulement réalisé sur fonds propres et sans recours à
l’endettement, mais aussi exonéré d’impôts. L’objet principal de l’AFS étant
l’analyse de variantes, la meilleure variante choisie hors conditions financières
et fiscales sera toujours la même lorsque ces conditions seront introduites
pour autant qu’elles appartiennent au même environnement.
b) On ne tient pas compte de l’amortissement mais plutôt des renouvellements.
Dans le tableau de l’EFF, les dépenses et les recettes sont inscrites à la
période où elles interviennent. Ainsi, un véhicule d’une durée économique de
5 ans et d’une valeur de 10 millions, utilisé à partir de l’année (1) sera
renouvelé à l’année (6) pour le même montant. Inclure l’amortissement
reviendrait à compter 2 fois la valeur de cet investissement.

c) Les flux financiers sont calculés en monnaie courante (sans tenir compte de
l’inflation). En effet, tous les flux futurs sont ramenés à leur valeur actuelle de
l’année (0) afin de comparer des grandeurs comparables. Loin d’ignorer
l’inflation, cette simplification suppose que les prix des biens et services
produits et consommés par le projet évoluent parallèlement.

L'Analyse financière Sommaire


L’analyse financière sommaire est une méthode extra comptable de calcul rapide de
la rentabilité de variantes d’un projet.
L’outil qu’elle utilise est l’Echéancier des Flux Financiers (EFF

L'Echéancier des Flux Financiers


C’est un tableau qui retrace année par année et pour toute la durée de vie du projet,
les coûts initiaux et le renouvellement des investissements nécessaires au
fonctionnement du projet. EFF fait l’état des dépenses d’investissement et des
dépenses et recettes d’exploitation du projet
Définition : L’EFF est la somme algébrique du coût de l’investissement, des
dépenses et des recettes d’exploitation.
On peut donc décrire un projet d’investissement par un échéancier des flux nets, se
présentant de façon synthétique sous la forme d’un tableau récapitulatif, année par
année, l’ensemble des dépenses d’investissement et de renouvellement, des
dépenses d’exploitation et des recettes. Le solde cumulé en fin d’échéancier donnera
la valeur nette du projet qui, bien sûr, devra être positif pour que le projet ou la
variante soit retenue
L’EFF est articulé autour de six rubriques principales :
 Les investissements et renouvellements ;
 La dotation en fonds de roulement (FDR) ;
 Les dépenses d’exploitation ;
 Les recettes d’exploitation ;
 Les flux nets annuels (différence entre d’une part le total des investissements
et renouvellements, de la dotation en FDR, des dépenses d’exploitation, et
d’autre part le total des recettes, des valeurs résiduelles et reprise FDR) ;
 Les flux nets cumulés
L’EFF découle des informations fournies par les études techniques, commerciales,
organisationnelles et institutionnelles. Il permet de présenter les dépenses
d’investissement et de renouvellement, le fonds de roulement, les dépenses
d’exploitation et les recettes attendues.

2- Estimation des besoins et de la dotation en FDR :


Le fonds de roulement se définit comme la partie des capitaux circulants qui n’est
pas financé par les dettes à court terme, mais par des capitaux permanents ou
investissements. Cette approche met l’accent sur l’équilibre des emplois et des
dettes à court terme.
Une seconde approche définit le fonds de roulement comme la partie des capitaux
qui n’est pas utilisé pour le financement des valeurs immobilisées.
Une mauvaise appréciation du FDR peut conduire à un gaspillage des ressources
rares ou à des difficultés de trésorerie. Son calcul doit se faire sur les données
propres à l’exploitation du projet.

4-La rubrique recettes de ce tableau est constituée des éléments suivants :


 Chiffre d’affaires annuel
 Valeur résiduelle des investissements
 Reprise du fonds de roulement.
Méthode de calcul de la rentabilité
Méthodes utilisant l’actualisation
1- La Valeur Actuelle Nette (VAN)
a. Définition
La Valeur Actuelle Nette, ou Bénéfice total Actualisé, est égal à la somme des flux
actualisés sur toute la durée de vie du projet : somme des avantages bruts annuels
actualisés diminuée de la somme des coûts annuels actualisés.
Elle est donc égale à la somme des avantages nets actualisés.

2- Le taux de rentabilité interne (TRI ou TIR)


a. Définition
Le taux de rentabilité interne est le taux d’actualisation i, qui annule la valeur actuelle
nette ou le bénéfice actualisé.
b. Utilisation
La seule utilisation correcte de cet indicateur est de le comparer à la valeur (ou à la
fourchette de valeurs) du taux d’actualisation i : l’investissement est acceptable si
le TRI > i, et « à rejeter » dans le cas contraire.

En analyse financière, le TRI peut être interprété comme le taux d’intérêt maximal
que l’agent pourrait supporter en équilibrant ses comptes si tous les investissements
Analyse financière détaillée
Elle intervient dans la phase de faisabilité du projet et porte sur l'étude approfondie
de la variante choisie
BUT
 Mettre au point le plan de financement détaillé ;
 Vérifier la capacité de remboursement des emprunts et de renouvellement du
matériel ;
 Vérifier l’équilibre de la trésorerie du projet ;
 Calculer la rentabilité définitive du projet du point de vue des actionnaires et
des capitaux investis.

ETAPES / RUBRIQUES DE L’AFD


L’étude financière détaillée porte sur l’élaboration et l’examen des éléments
suivants :
 Le tableau d’amortissement des investissements ;
 Le schéma de financement ;
 Le tableau de remboursement des emprunts ;
 Le compte de résultat prévisionnel ;
 La capacité maximale d’autofinancement ;
 Le tableau d’équilibre des ressources et des emplois de fonds ;
 capitaux investis ;
 Les tests de sensibilité.

Le tableau d’amortissement des investissements


Il fournit à la fois le récapitulatif et le détail des sommes à affecter à la dépréciation
des immobilisations. Les annuités d’amortissement figurent dans les comptes de
résultats prévisionnels annuels du projet.

Le tableau du schéma de financement

Le tableau de remboursement des emprunts

Le compte de résultat :

C’est un tableau qui présente année par année, les charges et les recettes
d’exploitation du projet. Il indique également les soldes caractéristiques de gestion
permettant de procéder à une analyse fine de la rentabilité et des risques du projet

NB :
1) La valeur résiduelle d’un bien d’équipement est la valeur comptable du bien
à la fin du projet. Elle est égale à la valeur initiale du bien moins la somme des
amortissements annuels prélevés au titre de ce bien.
2) Reprise du fonds de roulement : le fonds de roulement ne faisant pas l’objet
d’un amortissement comptable, il est anormal qu’il soit récupéré à la fin du
projet, à la liquidation du projet.
3) Les intérêts intercalaires : ils sont comptabilisés de la même manière que
les autres investissements.

Le calcul des différents niveaux de rentabilité du projet : comme dans le cas de


la rentabilité intrinsèque, les critères utilisés pour apprécier la rentabilité financière
aux différents niveaux sont le délai de récupération, le bénéfice actualisé et le taux
de rendement interne

La rentabilité du point de vue des actionnaires :


Le délai de récupération : C’est le temps nécessaire aux actionnaires pour
récupérer les capitaux investis à partir des avantages financiers qu’ils obtiennent du
projet (dividendes et solde final cumulé de trésorerie).

Le bénéfice actualisé, ou valeur actuelle nette : Pour un taux d’actualisation


donné, le bénéfice actualisé se calcule de la façon suivante :

( )
p=n
Divp+Tn−Kp
B=∑
p=0 (1+ i) p
Avec :
Kp = capitaux propres investis à l’année p ;
Tn= solde final de trésorerie de l’année p;
Divp = dividendes reçus à l’année p ;
i = taux d’actualisation(en général on utilise le taux d’intérêt auquel l’actionnaire pourrait
placer ses capitaux).
Taux de rentabilité interne pour les actionnaires : Le TRI des capitaux propres
est le taux d’actualisation qui égalise les capitaux propres (Kp) au solde final de
trésorerie (Tn) plus les dividendes (Divp). Il est donné par la formule suivante :

𝑩=∑
( )
p=n
Divp +Tn−Kp
=0
p=0 (1+i) p

Kp = capitaux propres investis à l’année p ;


Tn= solde final de trésorerie de l’année p (solde de la dernière année);
Divp = dividendes reçus à l’année p ;
i = taux d’actualisation à rechercher.
Ce critère permet d’évaluer la rentabilité de l’investissement pour les actionnaires au
regard de l’alternative que constitue le placement de leurs fonds.
NB : le solde final est reversé aux actionnaires à la fin du projet.
La rentabilité des fonds propres : En plus des dividendes perçus par les
actionnaires, cette rentabilité fait intervenir au titre des avantages les soldes de
trésorerie. Ces ressources disponibles dans le projet et non distribués aux
actionnaires sont considérées comme des réserves.

Le bénéfice actualisé, ou valeur actuelle nette : Pour un taux d’actualisation


donné, le bénéfice actualisé se calcule de la façon suivante :
( Divp+Tp−Kp )
p=n
B=∑ p
p=0 (1+i)
La rentabilité des capitaux investis :

Pour le calcul de la rentabilité des capitaux investis (c'est-à-dire capitaux propres


plus emprunts), on tiendra compte des conditions particulières de financement du
projet, des coûts et avantages pour les actionnaires et des soldes annuels de
trésorerie.
Dans la pratique, la détermination de la rentabilité des capitaux investis peut se faire
de deux façons distinctes :
 L’utilisation de l’échéancier des recettes et dépenses ;
 L’utilisation d’un tableau retraçant année par année les flux des
actionnaires, ceux des bailleurs de fonds et le solde de trésorerie.
1. L’utilisation de l’échéancier des recettes et dépenses : Le bénéfice
actualisé est donnée par la formule suivante :

( Fp−Imp
(1+i) )
p=n
B=∑ p
p=0

Fp = Flux financiers à l’année p = flux nets annuels de l’échéancier des flux


financiers
Imp = Impôt sur les BIC à l’année p.

2. L’utilisation du tableau retraçant les flux annuels des actionnaires, ceux


des bailleurs de fonds et le solde annuel de trésorerie :
 Le bénéfice actualisé :

( −Kp+ Ep+(1+i) )
p=n
Divp+ Ap+Tp
B=∑ p
p=0

Kp = capitaux propres investis à l’année p ;


Ep = emprunts à l’année p ;
Divp = dividendes perçus à l’année p ;
Ap = service de la dette à l’année p ;
Tp = solde annuel de trésorerie à l’année p ;
i = taux d’actualisation

3. L’utilisation de l’échéancier des recettes et dépenses :


 Le bénéfice actualisé est donnée par la formule suivante :

( Fp−Imp
(1+i) )
p=n
B=∑ p
p=0

Test de sensibilité :
Qu’il s’agisse de l’évaluation financière ou de l’évaluation économique, le
raisonnement est couramment mené sur des données supposées fiables.
Toutefois, du fait de l’incertitude nécessairement liée aux données utilisées dans
l’étude de projets, il est important de vérifier l’impact que peut avoir la variation de
certains déterminants de la rentabilité tant financière qu’économique :
investissements, quantités produites, prix de vente, coûts d’exploitation, conditions
commerciales, taux de change, etc.
Une des méthodes de vérification les plus courantes est le test de sensibilité, qui
permet de mesurer la sensibilité des résultats du projet aux erreurs d’appréciation
des principales variables.
En pratique, on identifie d’abord les variables essentielles auxquelles ensuite on
ajoute des variations (généralement de l’ordre de plus ou moins 10%) pour voir l’effet
produit sur les résultats escomptés du projet.
L’analyse de sensibilité est la mesure de l’incidence des aléas identifiés comme étant
les plus probables sur la rentabilité du projet. Il s’agit de retenir ainsi divers scénarios
probables (en général négatifs) concernant l’évolution de certaines variables et d’en
mesurer l’impact sur les indicateurs de rentabilité (notamment VAN, TRI, ratio
avantages sur coûts). Le choix de telles variables peut obéir à deux critères
fondamentaux :
 On choisira les variables les plus difficiles à prévoir et pour lesquelles les
risques d’erreur sont d’estimation sont les plus élevés,
 On choisit les variables clés pour lesquelles toute erreur d’estimation peut
avoir des conséquences fâcheuses, compte tenu de la nature du projet.

L’analyse de sensibilité permet à l’évaluateur et au décideur de se faire une meilleure


idée de la viabilité du projet, en considérant à la fois les aspects liés à la rentabilité et
ceux liés aux risques.

HYPOTHESES
 Prise en compte de l’inflation :

Dans l’analyse financière détaillée, l’étude est menée en monnaie courante. Il est
dispensable d’intégrer l’inflation, notamment, en tenant compte des hausses de prix,
poste par poste, tant pour les biens d’investissement que pour les charges
d’exploitation ou les recettes.
Des prévisions de hausse de prix doivent être prévues, ce qui est d’autant plus
difficile lorsque l’on a à faire à des projets de longue durée de vie.
En pratique, du fait de la difficulté de prévoir l’inflation sur une longue période, on
procédera à une limitation de la période sur laquelle porteront les prévisions
porteront les prévisions d’inflation (entre 3 et 5 ans ; maximum 8 ans).
 Période de calcul :

La période sur laquelle portera l’AFD est réduite par rapport à l’AFS (entre 8 et 15
années au maximum). Cette simplification est basée sur l’hypothèse qu’un projet qui
ne présente pas de signes de viabilité au durant de cette période comporte des
risques.
 Intégration des normes comptables dans les calculs :
 Le calcul des amortissements se fait selon les règles fiscales ;
 Les conditions financières et fiscales sont introduites.
ANALYSE DES INDICATEURS DE RESULTATS ET DE RENTABILITE

1. Taux de rentabilité : Le taux de rentabilité des capitaux constitue sans doute


le ratio le plus largement utilisé en matière d’analyse de performances
financières.
'
Resultat de l exercice
¿
 Ratio 1 Capitaux propres
¿
¿
Ce ratio traduit l’aptitude de l’entreprise à rémunérer les apports en fonds propres.

Capacité d ' autofinancement


 Ratio 2 =
Capitaux propres

Ce ratio traduit son aptitude à assurer la reproduction, et si possible l’extension de


ces apports puisque que la CAF inclut les dotations qui sont supposées permettre la
reconstitution des actifs durables et la couverture des risques.
1. Excédent Brut d’Exploitation(EBE)

C’est un indicateur pivot de la rentabilité économique de l’entreprise, à la fois


résultante de toute gestion courante et préalable à une répartition qui diffère d’une
entreprise à l’autre.
Il est en effet indépendant des politiques d’amortissement, d’endettement, de
distribution, et des éléments exceptionnels.
C’est parce qu’il ne subit pas ces distorsions variant d’une entreprise à l’autre et qu’il
est quasi indépendant du degré d’intégration économique (contrairement à la valeur
ajoutée). Il est l’indicateur le plus pertinent pour opérer des comparaisons intra-
sectorielles.
Il représente de plus la trésorerie potentielle générée par l’exploitation, sa capacité à
produire des ressources financières (<<potentielle>>) du fait des décalages de
paiement sur le chiffre d’affaires et les achats et des variations de stock.

Excédent Brut d’Exploitation(EBE)

C’est un indicateur pivot de la rentabilité économique de l’entreprise, à la fois


résultante de toute gestion courante et préalable à une répartition qui diffère d’une
entreprise à l’autre.
Il est en effet indépendant des politiques d’amortissement, d’endettement, de
distribution, et des éléments exceptionnels.
C’est parce qu’il ne subit pas ces distorsions variant d’une entreprise à l’autre et qu’il
est quasi indépendant du degré d’intégration économique (contrairement à la valeur
ajoutée). Il est l’indicateur le plus pertinent pour opérer des comparaisons intra-
sectorielles.
Il représente de plus la trésorerie potentielle générée par l’exploitation, sa capacité à
produire des ressources financières (<<potentielle>>) du fait des décalages de
paiement sur le chiffre d’affaires et les achats et des variations de stock.
Il est le point de départ de plusieurs calculs financiers : capacité d’autofinancement
(CAF), Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE), ou rentabilité économique.

EBE
 Indicateur de la performance économique :
EBE EBE
REB ¿ =
Immo . d exploitation +BFRE Capital é conomique Brut
'

RBE= Rentabilité Economique


Le premier ratio sert des comparaisons interentreprises
Le second ratio sert à une analyse interne.

 Comparable d’une entreprise à l’autre dans le même secteur.


 Trésorerie potentielle générée par l’exploitation.
 Base de calculs financiers (CAF, ETE, rentabilité économique brute).

Le Résultat d’exploitation : Il reflète l’activité normale de l’entreprise mais après


prise en compte des dotations et reprises sur amortissements et provisions
d’exploitation (DAP, RAP). De ce fait, il devient moins comparable avec les
entreprises concurrentes, mais reste un bon outil d’appréciation des performances
économiques si l’on raisonne dans une logique interne et pluriannuelle.

Les trois autres soldes : Résultat avant impôt, Résultat exceptionnel et le


Résultat net :

Ils sont trop composites pour autoriser une analyse, en particulier pour les
comparaisons interentreprises.
Le suivi de leur évolution pour une même firme peur contribuer à comprendre
certains accidents en cas de variation brutale (notamment pour le résultat
exceptionnel).

La capacité d’autofinancement (CAF) : Elle représente l’épargne dégagée par


l’entreprise sur un exercice et indique sa capacité à financer son propre
développement.

Le calcul du résultat net comporte des charges et des produits <<fictifs>> ou


<<calculés>>, c'est-à-dire ne donnant pas lieu à décaissements ou encaissements.

CAF = Produits encaissables – Charges décaissables


Ou
CAF = Résultat Net + DAP – RAP
Avec
DAP : Dotations aux amortissements et provisions
RAP : Reprises sur amortissements et provisions
La CAF est ainsi le surplus monétaire encaissable dégagé par l’entreprise
sur l’exercice.
La fonction de la CAF est d’assurer le financement des besoins de l’entreprise,
soit :
 Rembourser les emprunts (l’emprunt est une anticipation de la CAF)
 Renouveler l’outil de production (fonction des amortissements)
Contribuer à :
 Faire face aux risques (fonction des provisions)
 Rémunérer les actionnaires (dividendes)
 Assurer le développement de l’entreprise (autofinancement).

Une CAF insuffisante se traduira nécessairement par un appel de fonds extérieurs


(emprunts bancaires, augmentation du capital…) qui seront plus difficiles à obtenir
que cette CAF sera faible. Les banquiers craindront de ne pas être remboursés, les
actionnaires de ne pas être rémunérés.

L’autofinancement : Il s’agit de la CAF après paiement des dividendes :

Autofinancement = CAF – Dividendes


Logiquement l’autofinancement doit contribuer à assurer les quatre autres fonctions
de la CAF : remboursement des emprunts, renouvellement de l’outil de production,
couverture des risques et développement de l’entreprise.

Le Taux de rentabilité interne (TRI) :

La notion de TRI et la méthode qu’elle inspire permettent de formuler une


appréciation financière sur les projets d’investissement.
 Définition :

La définition du taux de rentabilité interne d’un projet d’investissement peut être


dérivée de la notion de VAN.
On définit précisément le TRI comme le taux d’actualisation qui annule la VAN d’un
projet d’investissement.
Le TRI est tel que :

( )
t =n
Ft
-I+∑ t
=0
t =1 (1+i)

Le TRI est exprimé en taux (i) à chercher


Le TRI d’un projet peut en effet être considéré comme le taux d’intérêt maximal que
l’entreprise pourrait supporter pour financer sans perte l’investissement considéré.
Dégager un TRI de 4% par exemple signifie donc que l’investisseur s’expose à une
perte dès que le coût de ses ressources excède ce taux

La Valeur actuelle nette (VAN) :

La VAN se définit comme la différence entre:


 la somme des cash flows (flux monétaires ou revenus monétaires) futurs F1,
F2, Tt,… Fn, produit par l’investissement au cours des années futures 1, 2,
3…t…, n et actualisés au taux i ;
 et le coût initial du projet.
Or, pour un projet dont les caractéristiques sont données en termes de coût
immédiat et de revenus futurs, le niveau de la VAN est influencé par le choix du
taux d’actualisation appliqué dans le calcul.
Sa formule nous est donnée par :

( )
t =n
Ft
VAN (i) = - I + ∑ t
t =1 (1+i)

La VAN permet de mesurer la création de la richesse attendu d’un projet


d’investissement.
Lorsque la VAN est positive, c’est que le projet envisagé permet, grâce aux revenus
futurs qu’il semble devoir produire, de reconstituer les capitaux initialement avancés
et de dégager un surcroit de richesse. Un projet dégageant une VAN positive devrait
donc être retenu puisqu’il enrichit l’entreprise en assurant la reproduction élargie des
mises de fonds effectuées.
Lorsque la VAN est négative, les revenus espérés ne parviennent pas à compenser
l’avance initiale en capitaux. Donc appauvrit l’entreprise,
il est impossible de recourir à la VAN sans mesurer les deux difficultés majeures
soulevées par son application.
- En premier lieu, la prévision des revenus ou cash flows futurs attendus d’un
projet soulève des difficultés inhérentes à tout effort de prévision qui est voué
à l’erreur et, au mieux, à l’approximation.
- En second lieu, le choix du taux d’actualisation utilisé dans le calcul de la VAN
repose sur un principe simple, mais soulève des problèmes de mesure
complexes. En principe, le taux d’actualisation retenu devrait représenter le
coût des ressources pour l’entreprise (ou encore son <<coût du capital>>
ou son << coût du financement>>). Puisque ce taux d’actualisation mesure
le manque à gagner que l’entreprise supporte du fait d’une perception décalée
dans le futur des revenus monétaires liés à l’investissement, le coût des
ressources qu’elle est contrainte de solliciter dans l’attente de ces revenus
futurs en fournit bien une mesure adéquate. Cependant la détermination de ce
coût du financement soulève des difficultés méthodologiques et théoriques
bien connues mais complexes

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