Gestion de projets IT et planification
Gestion de projets IT et planification
POLYCOPIE DE COURS
(Cours & TDs)
Module :
Management de projets IT
1
Préface
Le monde du travail s'est vigoureusement réformé au cours de ces dernières décennies. En effet,
l’acquisition d’expériences en matière management des projets a amené les organisations à
développer une approche qui est actuellement largement appliquée. Celle-ci répartit le
management des projets en un nombre de phases distinctes. L’ensemble de ces phases constitue
ce qu'on appelle Cycle de Projet et la gestion harmonieuse et intégrée de ces différentes phases
constitue le Management du Cycle de projet ou MCP. A cet effet, le management est le fruit de
la succession d’évènements marqués par l’accumulation des crises et échecs qui vont donner
des nouvelles réflexions sur l’organisation du travail des entreprises. De même, le management
de projet vise un ensemble de méthodes et d’outils servant à permettre le développement et la
livraison d’un produit ou d’un service à un niveau de qualité défini, dans les délais et au coût
prévus. Pour cela, la mise en place d'un projet est un des enjeux fondamentaux pour les
entreprises, les organisations et les institutions d'optimiser l'utilisation de leurs ressources
humaines et matérielles. De plus, un projet IT nécessite des connaissances et une réelle expertise
technique de l’équipe projet. Le responsable SI, au cœur du développement et de l’évolution
des systèmes, tient souvent le rôle de sponsor du projet IT. Il veillera à l’adaptation de la
solution déployée aux besoins des utilisateurs.
Nous proposons donc dans cet ouvrage de :
1. définir la notion de projet IT ;
2. établir un lien entre les éléments qui le caractérise et la manière de le conduire ;
3. étudier le processus mis en œuvre ;
4. analyser les rôles des différents acteurs d’un projet ;
5. déterminer les causes d’échec et les conditions de réussite ;
6. montrer l’intérêt de cette démarche.
Dans ma vie d’enseignant chercheur, ce que je vis au quotidien, ce sont de nombreux recadrages
et beaucoup de temps à clarifier les attentes et à préciser le contenu non exprimé de phrases
telles que : «vous voyez ce que je veux dire», «faites- moi cela»,…
Très pragmatique, cet ouvrage apporte un fil rouge méthodologique, des techniques, des
conseils, des outils et montre quels écueils éviter, pour que cette étape incontournable ne se
fasse plus dans les problèmes ! Bref, enfin, une méthode structurée accompagnée d’outils
pratiques et simples à utiliser !
2
Chapitre 5
Présentation des méthodes de planification et d’ordonnancement
3
la disponibilité de ressources requises pour la réalisation de ce projet IT. Il décrit l’exécution
des activités et l’allocation des ressources au cours du temps, satisfaisant les contraintes et
s’approchant au mieux des objectifs à atteindre.
Par conséquence, une tâche est une entité élémentaire qui comprend une date de début et/ou de
fin, dont la réalisation nécessite une durée et l’utilisation de moyens matériels, humains et
financiers.
Tâches Ressources
A M2 M1
M1 A B C
B M2 M1
M2 A B C
C M2 M1
Temps Temps
GANTT Tâches GANTT Ressources
4
Figure. 19. Deux modes de représentation GANTT
Chaque tâche est symbolisée par un rectangle dans lequel sont inscrits le code et la durée de la
tâche. Commençant par représenter les tâches avec antériorité , une tâche est portée dans le
diagramme lorsque toutes ses antériorités y sont déjà portées. Ceci est toujours possible, car
une tâche ne se succède pas à elle-même, les rectangles sont ainsi toujours placés à droite (c‘est
le même principe que celui des niveaux d‘un graphe sans circuit). Cette représentation indique
bien le déroulement des travaux mais moins bien les antériorités.
Degré
d’avancement Echelle de temps
5
M Boiserie 1 K, L
N Peinture 4 K, L
Tableau.4. Table initiale d’ordonnancement
Les jalons1 permettent de faire apparaître des tâches de coordination sans durée précise. A partir
du graphe de PERT (voir la section 1.3 ci-dessous), on peut dresser le diagramme de Gantt qui
établit le planning des opérations. Ainsi, il existe actuellement d‘autres formes du diagramme
de Gantt utilisant les sous forme de tableau, mais le principe reste toujours celui qu‘on a
présenté.
Exemple
Nous avons choisi un exemple excessivement simple pour expliquer la manière dont un Gantt
se construit. Supposons qu’on cherche à ordonnancer la réalisation des tâches d’un projet ayant
les caractéristiques suivantes :
Tâches à réaliser :
Tâche A : durée 3 jours
Tâche B : durée 6 jours
Tâche C : durée 4 jours
Tâche D : durée 7 jours
Tâche E : durée 5 jours
B et D après A ;
C après B ;
E après D
Le diagramme de Gantt se présente sous la forme d’un tableau quadrillé où chaque colonne
correspond à une unité de temps et chaque ligne à une opération à réaliser.
1
Le jalon (bornes ou événement) : Appelé aussi bornes ou événements. Ils représentent les événements significatifs dans le
cours d’un projet. Ils correspondent à des objectifs, à des livrables ou à des résultats intermédiaires, permettant de constater
sans ambiguïté l’état d’avancement du projet. Il matérialise la fin d’une phase d’un projet. Les jalons sont des tâches de durée
nulle. Les événements extérieurs qui influent sur le projet doivent figurer dans le plan sous la forme de jalons. (exp : si
construction d’une maison : permis de construire…).
6
On définit une barre horizontale pour chaque tâche ; la longueur de celle-ci correspond à la
durée de la tâche. La situation de la barre sur le graphique est fonction des liens entre les
différentes tâches (voir tableau 5).
Temps
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Tâches
A
B
C
D
E
Flottement
Représentation
des tâches
7
La méthode des potentiels a été développée vers la fin des années 50 parallèlement à la méthode
PERT (voir la section 1.3 ci-dessous). Algorithmiquement, les deux méthodes sont
équivalentes. Elles se distinguent seulement par la manière d‘écrire le graphe de réseau. Aussi,
elle est appelée également la méthode MPM (méthode des potentiels Metra) ou encore méthode
des potentiels –tâches.
Les activités sont liées entre elles par des liaisons de dépendances représentées par des flèches.
C’est une représentation synthétique des relations logiques entre activités, construit de gauche
à droite pour représenter la chronologie d’un projet.
L’avantage de ce réseau des antécédents est qu’il permet une visualisation claire de la logique
des dépendances, il donne la possibilité de relations avec des délais (écart/recouvrement). Cette
représentation a été notamment retenue dans les outils de gestion de projet suivants : PMW
(Project Management Workbench) et Microsoft Project.
La figure 22 montre la représentation par la méthode des potentiels.
Contrainte n
D + Tôt D + Tard D + Tôt D + Tard
Précède m
Tâche n Durée Tâche m Durée
Figure. 22. Représentation par la méthode des potentiels
Exemple :
Soit un projet se décomposant en 6 tâches.
Tâches Précédentes durées
A C 3
B C 3
C - 2
D B 1
E D, F 1
F A 2
Ensuite, il faut représenter les tâches par une des modélisations proposées. Prenons la méthode
des potentiels. Soit de la tâche fictive matérialisant le début du projet et Fin celle symbolisant
la fin de projet. La figure 23 donne l'ordonnancement du projet.
A 3 F 2
Début Fin
C 2 E 1
B 3 D 1
Figure. 23. Modélisation par la méthode des potentiels
8
(maximum sur les tâches directement précédentes de la somme de leur date au plus tôt et de
leur durée).
Quand toutes les tâches ont été traitées, on regarde celle se terminant en dernier. Cela nous
donne la date au plus tôt de la fin du projet. Pour connaître le chemin critique et les marges
relatives, il faut contracter au plus le projet. On va donc déterminer les dates de début de chaque
tâche au plus tard de manière à ne pas dépasser la date de fin au plus tôt que l'on vient de trouver.
Les tâches sont alors revisitées mais dans le sens anti-chronologique cette fois-ci. On part de la
dernière tâche pour laquelle on fixe la date au plus tard égale à la date au plus tôt, et on remonte
le réseau en suivant les précédences. Pour une tâche i donnée, on regarde parmi ses successeurs
directs quelle tâche commencera en premier par rapport à sa programmation au plus tard
(minimum sur les tâches directement successeurs de la différence entre leur date au plus tard et
leur durée).
Ces informations déterminées, les marges des tâches vont pouvoir être calculées.
La marge totale d'une tâche :
𝑴𝑻𝒊 = 𝑫𝒂𝒕𝒆𝑨𝒖𝑷𝒍𝒖𝒔𝑻𝒂𝒓𝒅𝒊 − 𝑫𝒂𝒕𝒆𝑨𝒖𝑷𝒍𝒖𝒔𝑻ô𝒕𝒊
La marge libre d'une tâche i (avec J l'ensemble de ses successeurs directs) :
𝑴𝑳𝒊 = 𝐦𝐢𝐧(𝑫𝒂𝒕𝒆𝑨𝒖𝑷𝒍𝒖𝒔𝑻ô𝒕𝒋 ) − (𝑫𝒂𝒕𝒆𝑨𝒖𝑷𝒍𝒖𝒔𝑻ô𝒕𝒊 + 𝑫𝒖𝒓𝒆𝒆𝒊 )
𝒋∈𝑱
Remarque : les marges sont nulles sur les tâches constituant un chemin critique.
Tout retard pris dans le lancement ou l’exécution d’une tâche critique augmente d’autant la
durée minimum de réalisation du programme.
9
Néanmoins, en cas de problème de disponibilité de ressource par exemple, il est possible de
réajuster cette planification en jouant sur les marges des différentes tâches.
Le diagramme est également un bon moyen de communication entre les différents acteurs d'un
projet. Il permet une visualisation de ce qu'il faut accomplir à chaque période.
Il est généralement possible (et utile) de faire apparaître des ressources humaines ou matérielles
afin de permettre une estimation des besoins et donner une idée du coût global.
Avec la modélisation précédente (voir figure 24), il est facile de déterminer les dates au plus tôt
et au plus tard de chacune des tâches, ainsi de leurs marges. Le résultat pour l'exemple étudié
est donné dans la figure suivante.
Marges 2 2 5 5
A 3 F 2
8 8
0 0 7 7
Début Fin
C 2 E 1
2 3 5 6
B 3 D 1
2 2 5 5
Chemin critique A 3 F 2
0 0 7 7
Début Fin
C 2 M=0 M=0 E 1
2 3 5 6
B 3 D 1
Marges 2 2 5 5
M=0 A 3 F 2 M=0
8 8
0 0 7 7
Début Fin
C 2 MT=1 MT=1 E 1
2 3 5 6
B 3 D 1
ML=0 ML=1
Figure. 24. Calcul des marges et du chemin critique
Remarque : la détermination des dates au plus tôt et au plus tard n'est valable que lorsque le
graphe ne présente pas de circuit.
10
dépendance des tâches et de procéder à leur ordonnancement. On utilise un graphe de
dépendances. Par définition, le calcul du réseau PERT consiste à déterminer le placement des
tâches dans le temps et les caractéristiques de chaque tâche vis-à-vis du réseau. De même, le
PERT sert à ordonnancer les tâches et à trouver l’organisation optimale (sans perte de temps).
Il permet d’évaluer le temps nécessaire à la réalisation d’un projet ou d’une activité. Il se
présente sous la forme d’un schéma qui propose une visualisation générale des différentes
tâches à réaliser : les durées, les antériorités. Ces tâches peuvent être parallèles ou séquentielles.
La méthode PERT cherche donc à déterminer la chronologie des tâches dans le temps en
déterminant la date de début et la date de fin et les marges de chaque tâche par rapport au projet
en prenant en compte les contraintes de précédence et de délai, et une date au plutôt et au plus
tard de chaque tâche, il permet d’identifier les tâches critiques et donc estimer une durée
minimale du projet. La méthode PERT s’appuie dans le calcul des dates de début et les dates
de fin sur un parcourt du réseau dans deux sens différents :
calcul des dates au plus tôt en parcourant le graphe du début vers la fin, la date de début
au plus tôt d’une tâche est la date de fin la plus tardive des tâches qui la précède. Pour
deux tâches i et j (i précède j) on a :
𝒕𝒋 = 𝒎𝒂𝒙(𝒕𝒊 + 𝒅𝒊 )
calcul des dates au plus tard et les marges en parcourant le graphe de la fin vers le début.
La date de début au plus tard d’une tâche est égale à la plus petite date de début au plus
tard des tâches qui la suivent moins la durée de la tâche. Pour deux tâches i et j (i précède
j) on a :
𝒕𝒊 = 𝐦𝐢𝐧(𝒕𝒋 − 𝒅𝒊 )
Tâche
Code de la tâche
+ A2
Temps de réalisation
Tâche ou Activité
Etape
Début Fin
Chemin critique
Tâche
11
Pour chaque tâche, on indique une date de début et de fin au plus tôt et au plus tard. Le
diagramme permet de déterminer le chemin critique qui conditionne la durée minimale du
projet. Pour déterminer le chemin critique on procède de la manière suivante :
En commençant par les tâches de début, on détermine les dates au plus tôt,
Puis
En commençant par les tâches de fin, on détermine les tâches au plus tard.
On calcule ensuite, pour chaque tâche, la marge. Le chemin critique est le chemin correspondant
aux marges nulles. Le chemin critique est constitué de taches critiques. Tout retard dans
l’exécution d’une tâche critique aura un impact sur la date de fin du projet.
Cet outil (graphe PERT) fournit une méthode permettant d'optimiser et de planifier
l'ordonnancement de tâches. Il est utilisé dans la gestion de projet. Son but est de trouver la
meilleure organisation possible pour qu'un projet soit terminé dans les meilleurs délais, et
d'identifier les tâches critiques, c'est-à-dire les tâches qui ne doivent souffrir aucun retard sous
peine de retarder l'ensemble du projet.
Exemple détaillé :
Lorsque deux tâches convergentes précèdent une ou plusieurs tâches en communs, et que l’une
de ces deux tâches convergentes précède également une tâche (ou plusieurs) que l’autre tâche
convergente ne précède pas, il est nécessaire d’avoir recours à une tâche fictive.
L’intérêt de la tâche fictive est de préciser la dépendance chronologique qu’il existe entre
certaines tâches de manière qualitative (avant/après) mais pas de manière quantitative : elle
possède donc une durée qui est considérée comme nulle, et n’induit aucun retard sur le délai
final.
Une tâche fictive est représentée par une flèche à trait pointillé, sans aucune indication de lettre
(ou nom) et de durée.
A B
1 2 3
2 Tâche fictive
C D
4 5 6
2 12
Les tâches A et C sont convergents et précèdent la tâche D. C ne précède que D, mais, en
revanche, A précède non seulement D, mais aussi B2. On précise alors cette dernière condition
à l’aide d’une tâche fictive.
Après avoir défini chaque tâche/étape, il faut estimer le temps de chaque tâche. Pour ce faire,
il est possible d’avoir recours à la méthode de l’estimation à 3 points. Il s’agit d’un calcul qui
permet de donner une temporalité moyenne selon différentes estimations :
Probable : notée « M » en référence au terme anglais « Most Likely » (le plus
probable).
Optimiste : abrégée en « O » dans la formule de calcul.
Pessimiste : la lettre « P » dans la formule.
La formule est donc la suivante : Durée Estimée = (O + (4 X M) + P) / 6
En faisant ce calcul pour chaque tâche, vous obtenez un tableau à deux colonnes. Une avec les
tâches et une autre avec l’estimation de la durée de chacune d’entre elles.
Dans ce graphe, les tâches entre les étapes 1, 2, 4,8 et 10 doivent être complétées au sein d’une
même séquence. Elles sont dépendantes. A contrario, les tâches entre les étapes 1 et 2 et les
étapes 1 et 3 ne sont pas dépendantes et peuvent être réalisées en parallèles.
Les tâches qui doivent être réalisées à l’intérieur d’une même séquence mais qui ne nécessitent
pas l’utilisation de ressources sont appelées des tâches fictives et sont représentées par une
flèche en pointillés. C’est le cas de la tâche entre les étapes 6 et 11 qui indique que
l’environnement de production doit être déployé avant de livrer le nouveau logiciel.
2
Ce type de conditions provient directement des impératifs du projet que l’on traitre.
13
Exemple pédagogique : Préparer un repas
Les tâches : Durée Antécédent Successeur
A : préparer le menu (30 min) A 30 - B
B : acheter les ingrédients (90 min) B 90 A C, F
C : préparer l'apéritif (30 min) C 30 B H
D : nettoyer la table (10 min) D 10 - E
E 10 D H
E : mettre la table (10 min)
F 30 B G
F : préparer les ingrédients (30 min) G 60 F H
G : cuisiner les plats (60 min) H 10 C , D, F -
H : servir le repas (10 min)
Les contraintes :
B doit être après A
C et F doivent être après B
E doit être après D
G doit être après F
H doit être après C, G et F
1 B90 2 F30 6
30 120 125
120 150 G60
A30 30
C30
Débu
t 7 H10 8
3 C°
0 150 210 220
D10 210 210 220
4
10 E10 E°
200 5
20
210
Pour la date au :
Plus tôt : entre deux valeurs, on choisit la plus grande (Max)
Plus tard : entre deux valeurs, on choisit la plus petite (Min)
Le chemin critique est représenté par les tâches sont les dates (début/fin) égales. (A B F G H)
Diagramme de Gantt :
14
1.4. Synthèse et recommandations
L'action Planifier termine l'étape de mise en place du projet. Elle aboutit à la définition d'un
référentiel projet élaboré par le chef de projet (ou sous sa responsabilité). Ce référentiel est
constitué de l'ensemble des résultats des actions de l'étape mise en place du projet. Ces
éléments de gestion sont regroupés en général dans un document unique appelé « plan de
développement » qui comprend :
- l'organigramme technique (voir Action « DECOMPOSER »),
- la description des rôles des différentes structures et acteurs (voir Action
«ORGANISER »),
- les fiches descriptives des tâches, avec en particulier la charge associée à chaque tâche,
- le planning (sous forme de diagramme de GANTT et du réseau PERT si le GANTT n'est
pas fléché),
- le plan de charge du projet.
Le plan de développement décrit également la manière dont sera effectué et géré le suivi
d'avancement du projet. Il complète et précise les informations de gestion de projet décrites
dans le plan qualité du projet logiciel, en particulier concernant la fiche de suivi et le tableau
de bord.
Recommandations concernant le planning :
respecter l'organigramme technique,
indiquer les jalons (évènements significatifs dont les réceptions, les livraisons et
les revues),
la durée d'une tâche élémentaire,
une tâche élémentaire ne doit être confiée qu'à une seule personne,
à chaque tâche élémentaire doit correspondre un résultat contrôlable,
effectuer des simulations avec des hypothèses différentes, en particulier jouer sur
l'effectif et envisager la sous-traitance,
prévoir le contrôle et la gestion de l'avancement,
15
d’estimation des charges aident les responsables métiers à apprécier non seulement la charge,
mais aussi la quantité de temps nécessaire à la réalisation, la taille de l’équipe, etc.
Par ailleurs, les techniques de gestion de projet nous apprennent à planifier l'ensemble des
travaux nécessaires à la production d'un ouvrage et à la conduite du projet. Pour cela, on suit
une démarche rationnelle qui repose sur un enchaînement chronologique des questions (quoi,
comment, avec qui et quoi, combien, quand) qu'il faut se poser pour définir complètement et
précisément un projet.
Combien
Contraintes
16
Figure. 28. Le principe du "Jour*Homme"
3) Construire le calendrier du planning.
4) Estimer le coût du projet en monnaie locale.
17
détaillées incluent le nombre d’écrans, de dialogues, de fichiers, de tables, de rapports
édités, de messages etc.
18
Un calcul plus précis de coût de la charge résulte de l’utilisation d’un taux pour chaque catégorie
de personnel (technicien, qualiticien, encadrement, documentation, support, etc.).
19
l'avancement du projet vers son achèvement, peuvent être fixées dans le plan de management
des coûts.
− Écart de coût (EC). L'écart de coût (EC) est égal à la valeur acquise (VA) moins le
coût réel (CR). À la fin du projet, l'écart de coût correspond à la différence entre le
budget à l'achèvement et le montant réellement dépensé.
Formule : EC = VA – CR
− Écart de délais (ED). L'écart de délais (ED) est égal à la valeur acquise (VA) moins la
valeur planifiée (VP). Lorsque le projet sera achevé, l'écart de délais sera finalement
égal à zéro car toutes les valeurs prévues auront été acquises.
Formule : ED = VA – VP
Ces deux valeurs EC et ED peuvent être converties en indicateurs d'efficacité afin de
refléter les performances des coûts et de l'échéancier de n'importe quel projet.
− Indice de performance des coûts (IPC). Une valeur IPC inférieure à 1 indique un
dépassement du coût par rapport aux estimations. Une valeur IPC supérieure à 1 indique
que les coûts ont été inférieurs aux estimations. Cet indice est égal au quotient Valeur
acquise (VA) sur Coût réel (CR). IPC est l'indicateur d'efficacité des coûts le plus
couramment utilisé.
Formule : IPC = VA / CR
C
− IPC Cumulé (IPC ). L'indice IPC cumulé est largement utilisé pour prévoir le coût du
C
projet à son achèvement. IPC est égal à la somme des valeurs acquises périodiques
C C C C
(VA ) divisée par la somme des coûts réels individuels (CR ). Formule : IPC = VA
C
/ CR
− Indice de performance des délais (IPD). L'indice IPD est utilisé.
Pour prévoir la date d'achèvement du projet ; il est aussi quelquefois utilisé conjointement à
IPC pour prévoir les estimations d'achèvement du projet. Cet indice est égal au quotient Valeur
acquise (VA) / Valeur planifiée (VP).
Formule : IPD = VA / VP
20