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Organisation et Compétence Judiciaire OCJ

Le document présente un cours sur l'organisation et la compétence judiciaire, abordant la définition de l'OCJ, ses sources, et les principes fondamentaux de la justice. Il décrit également l'évolution historique de la justice, les différents types de lois, ainsi que les structures et organes judiciaires en République Démocratique du Congo. Enfin, il souligne l'importance de l'indépendance du pouvoir judiciaire et les droits des citoyens devant la loi.

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Organisation et Compétence Judiciaire OCJ

Le document présente un cours sur l'organisation et la compétence judiciaire, abordant la définition de l'OCJ, ses sources, et les principes fondamentaux de la justice. Il décrit également l'évolution historique de la justice, les différents types de lois, ainsi que les structures et organes judiciaires en République Démocratique du Congo. Enfin, il souligne l'importance de l'indépendance du pouvoir judiciaire et les droits des citoyens devant la loi.

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COURS D’ORGANISATION ET

COMPETENCE JUDICIAIRE
« O.C.J »
Professeur LUZOLO BAMBI

INTRODUCTION

Définition

Origine historique de la justice de l’Etat


Subdivision : O.C.J est subdivisé en deux procédures :

Procédure pénale et Procédure civile

Sources du Droit Judiciaire

Les traites et les accords


La constitution
La loi et les actes ayant force de la loi Le pouvoir règlementaire : Le Président de la
République
Le 1er Ministre
Le Ministre de la justice
la jurisprudence
La coutume
Les usages
les principes généraux du Droit l’équité
la doctrine

V. L’interprétation des lois de la procédure (OCJ)

A. L’interprétation stricte

Ubi lex non distinguit non distinguere debemus Ubi lex voluit dixit
Ubi lex noluit, tacuit

B. L’interprétation large

[Date] 1
LEAGUE POUR LA REUSSITE
L’application des lois de l’OCJ

Dans le temps = immédiate


Dans l’espace = territoire = RDC/Extraction

IIième partie

I. Organisation : les structures matérielles (Oranges) et humains (magistrat, Avocat, etc.)


II. Compétence : voir tous les organes

• • La société religieuse :
• • La société de civile

Sources de Droit judiciaires

Caractérise par la justice divine

Les traités et accords internationaux

La Constitution
Les lois
Les actes ayant force des lois

Les actes règlementaires

Par définition l’OCJ : est l’ensemble des règles qui déterminent tous les organes de la
justice, leur organisation, leur compétence ainsi que toutes les règles à suivre pour trancher un
litige en justice.

La justice : l’ensemble des règles mise en place par le Léviathan pour recouvrir un droit ou
retrouver un droit perdu.

LA NAISSANCE DE LA JUSTICE

La justice est née à travers le contrat social et initie par Thomas HOBS.

Origine : C’est l’histoire de la justice c-à-d la création d’un Etat de Droit. La justice est né à la
création de l’Etat donc sans justice il n’y aura pas d’Etat. Au paravent il existait une société
primitive (sauvage) c’est alors que la loi de Talion est apparu ayant pour but de libéré et de
transforme la société en ayant un accord avec elle, et parmi ces accords il est établi la loi de
Léviathan qui dit que la justice de l’ordre dans la population. Ils ont passé un accord avec la
population de façon que la personne ne se fasse pas justice de soi-même. En bref la justice a
pour origine la création des Etats de droit qui pour règle cardinal la soumission de la loi.

Le Léviathan = Etat ; l’Etat est compose du territoire, population et Institution. L’institution


est compose du président, l’exécutif, parlement et les cours et tribunaux.

Objectif : de comprendre l’organisation, le fonctionnement et la compétence de cours et


tribunaux.

[Date] 2
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La justice est née à travers le contrat social et initie par Thomas HOBS.

La justice : l’ensemble des règles mise en place pour recouvrir un droit ou retrouver u droit
perdu.

Subdivision : nous distinguons trois sortes de société


• La société primitive : caractérise par la loi de talion (la loi du plus fort)

Les Traites et accords internationaux : selon l’article 215 de la constitution par exemple le
traité de l’OHADA ayant pour objectif d’harmonise le système commerciale en Afrique.

La constitution elle-même réf. dans l’article 149 ; dans l’article 217 parle sur la
préjonction d’innocence (c’est la grande source de l’OCJ.

La loi : c’est l’ensemble des règles juridiques qui organise la vie en société.

La loi en matière pénale : c’est lorsque le législateur veut réprime un comportement en


infraction selon article 79 du code pénal.

La loi en matière civile : elle règlementé la vie en société tout en équilibrant le droit des uns et
des autres selon 8 du code des obligations.

Et on distingue deux sortes de loi à savoir :

• • Les lois organiques : c’est une loi d’organisation et de fonctionnement d’un service
public ou d’une institution, elle complète la constitution c-à-d selon la loi du 11 Avril
portant sur l’organisation et compétence juridique.
• • Lois ordinaires : les lois ordinaires, elles votent au niveau de la majorité simple,
elle organise une institution et elles tirent leurs sources de la constitution donc elle est
inférieure.

Q/ Faites différence entre les lois organiques et les lois ordinaires ?

R/ Tout d’abord la grande différence se trouve au niveau du parlement ; les lois


organiques sont envoyés à la cour constitutionnelle pour vérifier sa constitutionnalité,
elle est voté par la majorité absolue parce qu’elle est supérieure donc elle complète la
constitution tandis que les lois ordinaires, elles votent au niveau de la majorité simple,
elle organise une institution et elles tirent leurs sources de la constitution donc elle est
inférieure.

Les actes ayant force des lois par la loi


Ces sont des décisions prisent par l’autorité de l’exécutif dans le domaine de la loi par
exemple le Président (l’ordonnance) et le 1er ministre (degré loi).

Le ministre de la justice à l’injonction du pouvoir c-à-d il peut ordonner un ordre au


magistrat d’ouvrir une enquête mais il ne dispose le Droit de veto c-à-d il ne peut pas
ordonner la suspension d’une enquête.

Q/ Faites la différence entre les actes ayant force des lois (ordonne loi) et les actes
réglementaires (ordonnance) ?

[Date] 3
LEAGUE POUR LA REUSSITE
R/ les actes réglementaires sont des décisions prisent par l’exécutif et judiciaire dans
l’exercice de leur fonction tandis que les actes ayant force des lois ces sont des
décisions prisent dans le domaine de loi ou législatif.

La mercuriale est une source de l’OCJ

La coutume : c’est l’ensemble des usages qui forme les sources de Droit essentiel des
pratiques ou ensemble des adages qui peuvent servir au droit juridique ou se sont des
pratiques qui se répètent au sein de la société et qui s’impose aux habitant de cette
société selon l’article 118 de l’OCJ.

Q/ Quel est la différence entre coutume et la loi ?

R/ La coutume sont des pratiques qui ne sont pas écrits mais répète, qui acquiert un
caractère constant tandis que la loi sont des règles écrites respect par la société

Les usages : ces sont des pratiques habituelles observées dans la société.

Les principes généraux du Droit : ces sont les adages maxime observés dans le domaine qui
finit par avoir un caractère obligatoire.

L’équité : c’est le bon sens de savoir distingue le bien et mal, ce qui est juste ou mauvaise ou
le bon sens du juge.

La doctrine : l’ensemble des pensées d’un ou des acteurs juridiques dans un domaine bien
détermine comme un livre ou le patriarche LUZOLO BAMBI.

La jurisprudence : l’ensemble des décisions rendus par de cours et tribunaux par une
juridiction supérieure de manière constante et répétée tandis que pour que un jugement
devienne une jurisprudence il doit être constant, il doit être répète et prononce par une
juridiction supérieure qui est la cour de cassation ; et la cour de cassation a pour mission
d’orienter la jurisprudence.

L’INTERPRETATION DES LOIS DE PROCEDURE (OCJ)

Il existe deux sortes interprétation en Droit

• ¬ Interprétation stricte : elle permet à celui qui interprète telle qu’elle est.
Ubi lex non distinguit non distinguere debemus c-à-d là où la loi ne fait de fait pas
distinction, on ne le distingue pas.
Ubi lex voluit dexit c-à-d là où la loi veut régler une situation elle est dite.
Ubi lex noluit tacuit c-à-d là où la loi ne veut pas régler une situation, elle se tait
• ¬ Interprétation large : elle permet à celui qui interprète d’avoir une interprétation
large c-à-d qu’on procède à une interprétation analogique.

Q/ Dans quel matière fait-on l’interprétation stricte qu’on admet en procédure pénale
large ?

R/ C’est lorsque l’interprétation stricte est permise d’être admise la procédure pénale
de l’interprétation large.

[Date] 4
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le Droit pénale est définit comme une manière de détaille une infraction ce qui fait
que l’on applique l’interprétation large.

Procédure pénale : on applique l’interprétation large que la loi qu’elle protège.

APPLICATIONS DES LOIS OCJ

On l’applique les lois de l’OCJ : dans le temps c-à-d l’immédiat c-à-d elle s’applique
au moment ou elle est prise, elle ne peut rétroagir c-à-d lorsqu’une loi est élu, elle est
prise en compte dès son élection.

Dans l’espace : la loi est appliquée d’une manière territoriale c-à-d les lois ne
s’appliquent que dans son territoire national dans le cas d’exception il peut y arrive
qu’une personne commettait une infraction et arrive à quitter le pays pur un pays
étrange, c’est alors le pays auquel l’infraction est commise elle demande une
extraction dans les principes territoriales de la personne qui commis l’infraction.

CHAPITRE II : LIMINAIRE

Les 11 principes régissant de l’organisation judiciaire

1. LE PRINCIPE DE LA REPARATION DES FONCTIONS

La justice fonctionne avec plusieurs organes regroupe en 4 parties :

Cours et tribunaux : elles sont constituées des juges et il a pour rôle du juge est dire le Droit
(la loi).

Parquet et la police judiciaire : elle pour rôle de recherche des infractions et établir les auteurs
devant le magistrat mais aussi elle pour rôle devant le tribunal d’accuse une personne ; « qui
vole un œuf, vole un bœuf » toute sorte de vole son considère comme infraction selon livre

2 de l’article 79 et 80 du code pénal.

Le juge a pour tranche les litiges tandis qu’un magistrat a pour mission de rechercher et de
poursuivre leurs auteurs devant les cours et tribunaux.

Greffe et l’huissariat : le greffe est secrétariat administratif du tribunal ou du parquet et son


rôle de prendre note de tout ce qui sera dit, le greffer à plusieurs missions entre autres :

• • De retenir le Droit proportionnel


• • Tenir le plumitif d’audience c-à-d un PV d’audience Huissariat : il y a deux lois :

en 2016, il avait une nouvelle loi qui fait que l’huisserie devient une profession
libérale mais dans la pratique actuelle, les huissiers continuent ou signifier et notifier
les actes de justice.

Barreau et les défenseurs judiciaires : il constitue des avocats et des défenseurs


judiciaires et il désigne le regroupement de tous les avocats et le rôle de l’avocat est de

[Date] 5
LEAGUE POUR LA REUSSITE
défendre son client qui est l’accusé. Le barreau a pour mission d’assister, de
représenter, de postuler et de conclure les parties devant les cours et tribunaux.

Pour être avocat il faut au minimum avec une licence en Droit et pour être défenseur
judiciaire il faut minimum avoir un diplôme de Graduat en Droit.

Structure du tribunal

Juge Parquet Greffe Barreau

2. LE PRINCIPE DE L’INDEPENDANCE DU POUVOIR JUDICIAIRE

• - Parlement (pouvoir législatif)


• - Gouvernement (pouvoir exécutif)

Le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ne peut ordonne au judiciaire (magistrat)


d’exécute un ordre, seul le ministre de la justice à cette autorité de faire appeler au
judiciaire et d’ordonne l’ouverture d’une enquête mais elle intervient seulement au
niveau du parquet et non aux cours et tribunaux. Pour la justice doit être indépendante
et magistrat doit se dire qu’il y a impartialité. Si le législatif ou l’exécutif joint la
judiciaire on dira qu’il y a trafic d’influence.

3. LE PRINCIPE DU MONOPOLE DES ORGANES JUDICAIRES

La justice dans notre pays est étatique. Seul l’Etat règle et seul l’Etat a le droit d’organise la
justice en d’autres termes il a le plein pouvoir d’exercer.

4. LE PRINCIPE DE L’EGALITE DE TOUS DEVANT LA LOI

Elle traite chaque personne selon ce qu’il est ; chacun doit comparaitre devant son juge
naturel mais l’exception du privilège juridiction dans le cas des certains autorités comme le
Président ou le 1er ministre sont jugés par un juge spécial et non par un juge naturel et elle va
de pair avec le principe de juge naturel.

Ce principe souffre ou subir deux exceptions à savoir :

• Le privilège de juridiction : c’est une dérogation accordée à certaines personnalités au


regard de leur qualités et fonctions d’être juge devant une juridiction différente des autres.

N.B : Le privilège de juridiction ne s’applique qu’en matière pénal.

• Le Chef de l’Etat et le 1er ministre sont justiciables devant la Cour constitutionnel ;


• Les sénateurs et les députés nationaux sont justiciables devant à la Cour de cassation
• Les députés provinciaux sont justiciables devant la cour d’appel ;
• Les juges sont justiciables devant la Cour d’appel.

• Les immunités : ces sont des droits accordent à certaines personnalités. Il existe deux sortes
d’immunité à savoir :

[Date] 6
LEAGUE POUR LA REUSSITE
a) L’immunité de fond : l’irresponsabilité pénale
b) L’immunité de forme : l’inviolabilité dans l’article 107 alinéa 1 de la constitution qui

parle de l’enlever des immunités d’un parlementaire.


L’immunité judiciaire : c’est l’immunité que détiennent les avocats.
L’immunité parlementaire : c’est l’immunité que détiennent les sénateurs et les députes.

5. LE PRINCIPE DU JUGE NATUREL

Le juge naturel, c’est le juge qui vit avec tout le monde et c’est juge compètent par la gravité
de l’infraction de jugé en vertu de l’égalité de tous devant la loi. En matière civile c’est le
montant du litige qui détermine la compétence du tribunal tandis que matière pénale, trois
juges sont naturellement compétents à savoir :

• • Le juge du lieu de la commission de l’infraction


• • Le juge du lieu de l’incarcération ou de l’arrestation
• • Le juge de la résidence de l’infracteur

6. LE PRINCIPE DE LA GRATUITE DE LA JUSTICE

Le principe signifie que ce n’est sont pas les citoyens qui paye les juges mais plutôt l’Etat ; la
justice est gratuite mais aussi onéreuse. Le caractère pondéreux (c’est l’exception),
l’assistance gratuite d’un avocat ou d’un défenseur judiciaire pour les personnes en marque
d’argent (Avocat Pro Deo). Il revient au procureur ou l’officier du ministère public d’écrire au
président de juridiction sollicitant un (Avocat Pro Deo) pour la défense des droits d’un
indilegent. La dispense des frais de justice peut solliciter l’enrôlement gratuit de la justice. La
délivrance des pièces en débet : dépense du payement du Droit proportionnel parce qu’on est
considère comme indilegent.

7. LE PRINCIPE DE L’IMPARTIALITE DU MAGISTRAT

Le magistrat qui n’est pas corrompu et il ne cède pas lorsqu’il s’agit de l’argent et il est
impartiale.

8. LE PRINCIPE DE COLLEGIALITE

C’est lorsque les juges sièges au nombre de 3 ou 5 juges (le chiffre est toujours impair).

9. LE PRINCIPE DE L’ITINERANCE

C’est le déplacement du tribunal pour vers le lieu du crime.

10. LE PRINCIPE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION

C’est un droit dans affaire lorsqu’elle est examinée au 1er degré et si on n’est pas d’accord
avec les décisions prises on a le droit de saisir une juridiction supérieure (l’avantage du 1er
degré est qu’il peut revenir au 2ème degré).

11. LE PRINCIPE DE CASSATION

[Date] 7
LEAGUE POUR LA REUSSITE
C’est un droit accorde aux justiciables, victime d’une décision telle que rendu au second
degré en violation de la loi et de la coutume devant la cour de cassation. C’est principe veut
dire que toutes décisions rendus en violation de la coutume ou la loi peut donner lieu à la
cassation. Nous retenons que le pouvoir en cassation ne traite pas que la forme et non le font.

CHAPITRE I : LA HIERARCHIE ET COMPOSITION DES COURS ET


TRIBUNAUX

Après la Constitution de 2006

On distingue 3 ordres de juridictions à savoir :

L’ordre judiciaire (cours de cassation)

Dès 1960 à 2006, il y avait qu’un seul ordre de juridiction (une institution mise en place par le
Léviathan pour tranché les litiges) et depuis 2006 à nos jours.

Un ordre de juridiction est l’ensemble des juridictions juxtapose mais coiffe par une
juridiction suprême appelé́ Cour de cassation. Notre juridiction est structurée sous forme
pyramidale.

Cour de cassation Cour d’appel Tribunal de grand intense Tribunal de paix

L’ordre administratif

L’ordre d’administrative est l’ensemble des juridictions qui traite les matières administratif
juxtapose mais coiffe par une juridiction suprême appelé conseil d’Etat.

Conseil d’Etat

Cour administrative d’appel Tribunal administratif

La Cour constitutionnel

La Cour constitutionnel est un ordre juridiction sui generis c-à-d à son genre parce que la
constitution est la dite fondamentale.

Avant la Constitution de 2006

Avant la constitution de 2006, un seul ordre judicaire chapoté par la cour suprême de justice
dans loi du 31 mars 1982 portant code d’OCJ.

La cour suprême de justice était organisée en 3 sections à savoir :


La section judiciaire : elle s’occupe des matières judiciaires (matière pénale et matière civile).

[Date] 8
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La section administrative : elle s’occupe des matières administratives. La section législative :
elle s’occupe de matières constitutionnelles. La Cour d’Appel
Elle est constituée de 3 chambres à savoir :

• La chambre judiciaire ;
• La chambre administrative ;
• La chambre économique et de prévoyances sociales commerciales.

Les Tribunaux de grandes instances

Elles sont constituées de 3 chambres à savoir :

• • La chambre judiciaire ;
• • La chambre administrative ;
• • La chambre économique et de prévoyances sociales commerciales.

Le tribunal de paix

Elle est constituée de 2 chambres à savoir :

• • La chambre judiciaire ;
• • La chambre pour enfant.

1.1 Les particularités de l’OCJ


L’ordre de judiciaire
On distingue deux catégories d’ordre judiciaire :

• • L’ordre judicaire ordinaire


• • L’ordre judiciaire spécialisé

A) La juridiction ordinaire de l’ordre judicaire

• • La cour de cassation ;
• • La cour d’appel ;
• • Le tribunal de grandes instances ;
• • Le tribunal de paix.

B) La juridiction spécialisée de l’ordre judiciaire

a) La juridiction militaire

• • Les cours et tribunaux militaires (la haute cour militaire) ;


• • La cour militaire ;
• • Le tribunal militaire de garnison (la cour militaire de police) ;
• • Le tribunal militaire de police.

[Date] 9
LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • Le tribunal de travail ;
• • Le tribunal pour enfant ;
• • Le tribunal de commerce.

A. L’ORDRE JUDICIAIRE 1. La juridiction ordinaire a) LeTribunaldepaix

Elle régit par dans les articles 7 -13 loi organique du 13/011-B du 11 avril 2013, il a ressort de
couvrir la circonscription administrative d’une ville, un territoire ou d’une commune (art.7).

Elle est composée d’un président du tribunal et des juges (art.9), en cas d'absence ou
d'empêchement, le président est remplacé par le juge. Le plus ancien d'après la date et l'ordre
des nominations. Elle siège avec 3 juges lorsqu’on est en matière pénale et lorsqu’on se
trouve en matière civile, le juge siège seul.

En cas d’exception, c’est lorsqu’il faut faire application de la coutume locale, le tripaix fait
siégé 3 juges vu que le juge devrait siéger seul, les 2 autres juges sont des notables, on estime
qu’ils connaissent la coutume locale voilà pourquoi on fait recourt à leurs expertisent et ces
notables ainsi assumés prête, devant le président, le serment suivant : « Je jure de respecter la
Constitution et les lois de la République Démocratique du Congo et de remplir loyalement et
fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui me sont confiées ». Le président du
tribunal de paix qui choisit les notables ; le Président ou celui qui le remplace est chargé de la
répartition du service. Le président est assisté par un greffier et il y a dans chaque Tribunal de
paix un greffier qui peut être assisté d'un ou de plusieurs adjoints ; le Tribunal de paix siège
avec l'assistance d'un greffier et le concours du Ministère public et le siège ordinaire et le
ressort des tribunaux de paix sont fixés par décret du Premier ministre.

b) Le Tribunal des grandes instances

Il existe un ou plusieurs tribunaux des instances dans chaque ville, toutefois pour être installé
qu’un seul tribunal des grandes instances pour deux ou plusieurs territoires. Le siège ordinaire
et le ressort de ces tribunaux sont fixés par décret du Premier ministre (Art.14)

Le Tribunal de grande instance est composé d'un président et des juges. En cas d'absence ou
d'empêchement, le président est remplacé par le juge le plus ancien, d'après la date et l'ordre
de nominations (Art.15)

Le Tribunal de grande instance siège au nombre de trois juges. Dans le cas où l'effectif des
juges du tribunal de grande instance présents au lieu où le Tribunal tient une audience ne
permet pas de composer le siège, le Président du Tribunal peut assumer, au titre de juge, sur
réquisition motivée du Procureur de la République, un magistrat du Parquet près le tribunal de
grande instance, un avocat ou un défenseur judiciaire résidant en ce lieu ou un magistrat
militaire du tribunal militaire de garnison ou du parquet militaire près cette juridiction.
(Art.16)

L'avocat ou le défenseur judiciaire assumé prête entre les mains du président, le serment
prévu à l'Article 10 de la présente loi organique. (Art. 17)

Les dispositions des Art. 11 à 13 de la présente loi organique s'appliquent mutatis mutandis
aux tribunaux de grande instance.

[Date] 10
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le siège ordinaire et le ressort des tribunaux de paix sont fixés par décret du Premier ministre
et il a pour ressort la ville. Dans la ville Kinshasa nous pouvons en cinq à savoir :

• • Le Tribunal de grandes instances de la Gombe ;


• • Le Tribunal de grandes instances de Matete ;
• • Le Tribunal de grandes instances de Kalamu ;
• • Le Tribunal de grandes instances de l’UPN ;
• • Le Tribunal de grandes instances de Ndjili.

c) La Cour d’appel

Il existe une ou plusieurs Cour d'appel dans chaque province et dans la Ville de Kinshasa, il y
a la Cour d’appel de Matete et la Cour d’appel de la Gombe. Le siège ordinaire et le ressort de
la Cour d'appel sont fixés par décret du Premier ministre.

La Cour d'appel est composée d'un Premier président, d'un ou de plusieurs Présidents et de
Conseillers. En cas d'absence ou d'empêchement, le Premier Président est remplacé d'après
l'ordre des nominations par le Président le plus ancien et ce dernier par le Conseiller le plus
ancien.

Le Premier Président est chargé de la répartition du service. Le service d'ordre intérieur des
Cours et Tribunaux est réglé par ordonnance du Premier président de la Cour d'appel.

La Cour d'appel siège au nombre de trois membres. Toutefois, elle siège au nombre de cinq
membres pour les infractions prévues au Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale
(CPI), les infractions sont les suivants :

• • Le crime humanitaire
• • Le crime d’agression
• • Le crime de guerre
• • Le génocide

Les dispositions des Art. 12 et 13 de la présente loi organique s'appliquent mutatis


mutandis à la Cour d'appel. ; La Cour d’appel siège avec l'assistance d'un greffier et le
concours du Ministère public.

d) La Cour de cassation

Il existe une Cour de cassation dont le siège ordinaire est établi dans la capitale de la
République Démocratique du Congo.

Le ressort de la Cour de cassation s'étend sur l'ensemble du territoire national. Les Cours et
Tribunaux civils et militaires de l'ordre judiciaire sont placés sous son contrôle.

La Cour de cassation comprend un Premier président, des Présidents et des Conseillers. Le


Premier président de la Cour de cassation est chargé de l'administration de la Cour.

Il fixe par ordonnance son règlement intérieur. Les dispositions de l'Art. 20 alinéa 2 de la
présente loi organique sont applicables mutatis mutandis à la Cour de cassation.

[Date] 11
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Certains magistrats du siège et du Parquet choisis sur les mérites de leurs publications par le
Conseil supérieur de la magistrature, peuvent être affectés à la Cour de cassation en qualité de
conseillers référendaires. Ceux-ci assistent les magistrats de la Cour et du parquet général
dans l'accomplissement de leur mission. Ils sont affectés conformément au statut des
magistrats.

Le premier président de la Cour de cassation est assisté d'un cabinet dont le personnel est
choisi par lui. Le greffe est dirigé par un Greffier en chef. Celui-ci a le grade de Secrétaire
général de l'Administration publique. Il est assisté d'un ou de plusieurs greffiers.

La Cour de cassation comprend trois formations :

• • Les chambres ;
• • Les chambres restreintes ;
• • Les chambres réunies.

La Cour de cassation comprend quatre chambres :

• • la chambre des pourvois en cassation en matière civile ;


• • la chambre des pourvois en cassation en matière commerciale
• • la chambre des pourvois en cassation en matière sociale ainsi que des procédures

spéciales devant la Cour de cassation ;

• • la chambre des pourvois en cassation en matière pénale et des appels des arrêts
rendus

au premier degré par la Cour d'appel en matière répressive.

Chaque chambre siège au nombre de cinq membres. Elle est présidée par son
Président. Celui- ci est remplacé par le plus ancien des conseillers en cas d'absence ou
d'empêchement. Le Premier président peut présider toute chambre de la Cour.
Chacune des chambres comprend une formation restreinte composée des trois
membres désignés par le Premier président de la Cour.

La Chambre restreinte statue sur les pourvois manifestement irrecevables ou lorsque la


cause ne relève pas, de façon évidente, de la compétence de la Cour de cassation.

À la demande de la composition, le pourvoi soumis à la formation restreinte peut être


renvoyé à la composition normale de la chambre. La Cour de cassation, chambres
réunies, comprend tous les Présidents des chambres ainsi que les Conseillers les plus
anciens de chaque chambre. Le Premier Président convoque et préside les chambres
réunies de la Cour de Cassation.

En cas d'absence ou d'empêchement du Premier président, les chambres réunies sont


convoquées et présidées conformément aux dispositions des Art. 20 alinéas 2 et 27 de
la présente loi organique.

[Date] 12
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Dans ce cas, un autre Conseiller de sa chambre est désigné dans la composition. Les
chambres réunies siègent au nombre de sept membres au moins. Dans tous les cas,
elles siègent en nombre impair.

Les chambres réunies connaissent :

• • des pourvois qui soulèvent des questions de principe ;


• • des pourvois portant sur des matières complexes susceptibles de recevoir des
solutions divergentes ;
• • des pourvois soumis à la Cour de cassation lorsque le juge de renvoi ne s'est pas
conformé au point de droit jugé par elle ;
• • des pourvois introduits après cassation contre le jugement ou l'arrêt rendu par la

juridiction de renvoi ;

• • des pourvois du Procureur général introduits sur injonction du Ministre de la Justice


;
• • des pourvois du Procureur général introduits dans le seul intérêt de la loi ;
• • de tout pourvoi lorsque le Procureur général ou un Président de chambre le sollicite
;
• • des pourvois introduits pour la deuxième fois après cassation et concernant la même
cause et les mêmes parties ;
• • des renvois ordonnés après cassation en matière d'infractions intentionnelles
flagrantes ou réputées telles ;
• • des cas de revirement de jurisprudence de la Cour ;
• • au fond en premier et dernier ressort des infractions commises par les personnes
visées à l'Art. 93 de la présente loi organique.

En toutes affaires, la Cour de cassation siège avec le concours du Ministère public et


l'assistance du greffier. (Art. 36)

2. La juridiction spécialisée

La loi n°23/2002 du 18 Novembre 2002 portant code judicaire militaire modifié et complété
par la loi organique n°17/003 du 10 Mars 2017 ; La loi n°24/2002 du 18 Novembre 2002
portant code pénal militaire modifié par la loi n°15/023 du 31 Décembre 2015 dans l’article
149 alinéa 5 de la constitution.

L’organisation de l’ordre judicaire de la juridiction spécialisé

La loi du 18 Novembre 2002, au niveau du ressort de la Haute Cour Militaire correspond à la


Cour de cassation parce qu’il a pour ressort l’étendue du territoire nationale.

a) Le Tribunal pour enfant

Au regard de la loi n°09/001 du janvier 2009 portant protection de l’enfant, la personne âgée
de moins de 18 ans dans l’article 2 alinéa 1er portant protection de l’enfant. La législative a
mis en place des juridictions spécialisé pour qu’il soit jugé.

[Date] 13
LEAGUE POUR LA REUSSITE
L’enfant de 14 ans à 17 ans : lorsqu’il pose un acte infractionnel, la loi dit qu’il est
irresponsable devant la loi en d’autres termes on suppose que l’enfant a la maturité donc s’il
commet un acte infractionnel on dira qu’il est irresponsable.

L’enfant de 13 ans à 17 ans : lorsqu’il pose un acte infractionnel la loi dit qu’il est en conflit
avec la loi.

L’enfant de 5 ans à 13 ans : lorsqu’il pose un acte infractionnel la loi dit que l’enfant n’a pas
encore atteint la maturité.

Le législateur a créé le tribunal pour enfant d’où il est créé un ou plusieurs juridictions pour
qu’il soit dirigé par un président, secondé par des juges. Lorsqu’on parle du président, il est le
président de la chambre d’audience et non de cette juridiction ; ce président est toujours situe
au centre du tribunal mais s’ils sont au nombre impair, celui qui est au centre est le président.
Le tribunal pour enfant est composé de deux chambres à savoir :

• • La chambre de la 1ère instance (1er degré)


• • La chambre d’appel (2ème degré)

Dans cette juridiction on n’a besoin d’y sortir pour faire appel parce qu’on fera appelle
à la seconde chambre (2ème degré).

Il siège avec qu’un seul juge avec un greffier et le concours du ministère public
accompagne du service d’assistance sociale.

En matière pénale : une juridiction est saisie par une citation directe. Lorsqu’une
affaire ne passe pas par le parquet, c’est la citation imprévue.

En matière civile : une juridiction est saisie par une assignation ou par une requête.

L’ordre de juridiction : c’est l’ensemble des cours et tribunaux hiérarchisées, se


retrouvant dans un domaine bien détermine chapote par une juridique supérieure.

Une juridiction : est une institution mise en place par le Léviathan pour tranche les
litiges.

Quels sont les points de ressemblances et de dissemblance entre l’ordre judiciaire et l’ordre
administratif : ils ont des éléments de ressemblances à savoir : deux sortes de juridiction qui
sont ordinaire et spécialisé par contre comme point dissemblance dans l’ordre constitutionnel
nous avons que la Cour constitutionnel.

b) Le Tribunal de commerce

C’est une juridiction spécialise mise en place par le Léviathan pour trancher les litiges entre
commerçants ; entre les commerçants et non commerçant relative à l’exécution de leur
activité commerciale.

Q/ Quel est la différence entre une juridiction spécialisée et une juridiction ordinaire ?

[Date] 14
LEAGUE POUR LA REUSSITE
R/ Dans la juridiction spécialisée les litiges sont connus tandis que dans la juridiction
ordinaire les litiges ne sont pas connus. En cas d’exception, lorsque deux commerçants se
disputent, la juridiction compétente à saisir est la juridiction ordinaire.

Le Tribunal de commerce est composé de deux chambres à savoir :

• • La chambre de la 1ère instance (qui s’occupe de matière civile)


• • La 2ème chambre (qui s’occupe de matière pénale, des infractions commises dans la

législation commerciale)

Le Tribunal de commerce est siégé avec trois juges dont un juge de carrière et deux
juges assesseurs. Le degré d’appel du tribunal du commerce se passe toujours à la
Cour d’appel.

c) Le Tribunal de travail

Il existe un ou plusieurs tribunaux du travail dans le ressort au tribunal des grandes instances.
Il est compose d’un président et des juges ainsi des juges assesseurs. Le degré d’appel du
tribunal de travail se passe devant la Cour d’appel c-à-d si la personne juge ne pas satisfait de
son verdict rendu à cette juridiction d’où il fera part du double degré de juridiction qui se fera
à la cour d’appel (Art. 115 de la loi organique de l’organisation des compétences judiciaires),
lorsqu’il y a coup et blessure entre employé et travailleur la juridiction compétente, est la
juridiction ordinaire mais s’il y a escroquerie des biens la juridiction compétente est le
Tribunal de commerce.

Le Tribunal de travail tranche ou gère les litiges du travail seulement si elle a trait au travail
par exemple le manque de payement de salaire et le tribunal de travail ne gère pas les
infractions pénales en matière pénale car on suppose qu’au début il y avait un contrat entre
employé et le travailleur tandis que le Tribunal de travail trait des infractions en matière
civile, la relation contractuelle entre employé et employeur d’où il gère les litiges des
rémunération.

d) Les cours et tribunaux militaires

Il existe une ou plusieurs hautes cours militaires pour l’ensemble de la RDC dont le siège se
situe dans la capital Kinshasa et Il est compose d’un 1er président, des conseilles et des
conseilles référendaires. Il siège au nombre de 5 juges tous officiers supérieurs.

Q/ Quel est la différence entre un conseille et un juge ?

R/ un conseille est juge de juridiction supérieure (devant la cour) tandis qu’un juge est un juge
d’une juridiction inferieure (devant le tribunal)

Au 1er degré : il siège avec 2 juges de carrière et 3 conseilles référendaires tous officiers
généraux.

Au second degré : il siège avec 3 juges de carrière et 2 conseilles référendaires.

[Date] 15
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Au niveau de la cassation, il siège avec 5 juges de la carrière et il siège avec le concours de
greffier et l’auditorat militaire.

e) Les cours militaires

Il est créé une cour ou plusieurs cour militaire dans chaque province, dirige par un 1er
président, des présidents, des conseilles et des conseilles référendaires. Il siège au nombre de
5 juges tous officiers supérieurs.

Les règlements militaires

• • Un militaire n’est jugé que par un militaire haut gradé ;


• • Un juge militaire n’est jugé que par un plus haut gradé que celui qui est jugé ou en
cas

d’exception si les deux juges ont le mêmes alors le principe d’ancienneté interviendra
d’où qu’un juge puis être jugé, le juge qui donnera le verdict doit avoir ou bénéficie de
plus expérience ou d’ancienneté pour rend son jugement.

Cette juridiction est saisi que lorsqu’il y a un auteur de l’infraction est un militaire et
lorsque l’infraction a été commise par un civile mais avec des instruments militaires
ou encore lorsque l’infraction est commise entre militaire en complexité avec un
civile.

f) Le Tribunal militaire de garnison

Il existe un ou plusieurs tribunaux militaires de garnison dans le ressort de la cour militaire. Il


est composé d’un président et des juges qui siègent au nombre de 3 : d’un juge de carrière et
de deux conseilles référendaires, tous officiers supérieurs, il siège avec le concours du greffier
et du 1er substitut de l’auditeur près la cour militaire.

g) Le Tribunal militaire de police

Il existe un ou plusieurs tribunaux militaires de police dans le ressort du tribunal militaire de


garnison. Il est composé d’un président, des juges qui siègent au nombre de 3 juges dont un
magistrat ou juge de carrière et deux juges référendaires, ils siègent avec le concours d’un
greffier et d’un 1er substitut de l’auditeur près le Tribunal militaire de garnison.

Q/ Qu’entendez-vous par le jugement par défaut ?

R/ C’est lorsqu’un jugement est mal prononcé, la cassation ne traite pas l’examen de litige
quand un juge de cassation casse le jugement il renvoi le jugement en d’autre terme le double
degré de juridiction était au Tribunal de paix mais à deux chambre.

Q/ Qu’entendez-vous par un procès-verbal de conciliation ?

R/ C’est lorsque l’inspecteur générale de travail établit un procès-verbal de conciliation pour


certifie un accord entre l’employé et l’employeur mais en cas de non contentement,
l’inspecteur générale travail doit établir un procès-verbal de non-conciliation ou de
conciliation partielle.

[Date] 16
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Q/ Quel texte qui règlemente les matières commerciaux en général en RDC ? R/ C’est le traité
OHADA
Q/ Qu’entendez-vous par le traité OHADA ?

R/ C’est un traité qui favorisé l’harmonie en Afrique de Droit des affaires. La RDC a adhéré à
ce traité en 2012 et dans ce traité autrement appelé par acte uniforme et on distingue deux
types d’acte uniforme à savoir :

• • L’acte uniforme portant droit commercial général


• • L’acte uniforme relatif à la société commerciale et au groupement d’intérêt
économique.

B. L’ORDREADMINISTRATIF

La loi organique n°16/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, compétence et


fonctionnement de l’ordre administratif.

Dans l’article 154 de la Constitution dispose « qu’il est institué un ordre de juridictions
administratives composé du Conseil d’Etat et des Cours et Tribunaux administratifs ».
L’ordre administratif est composé deux ordres de juridiction à savoir :

• L’ordre de juridiction ordinaire a) LeConseild’Etat

Elle est la haute juridiction de l’ordre administratif, à ce titre la Cour administratif d’appel, le
tribunal administratif et la juridiction spécialisée de l’ordre administratif sont sous le contrôle
du conseil d’Etat. Le siège du Conseil d’État est situé dans la capitale de la République
démocratique du Congo. Toutefois, en cas de nécessité, le Conseil d’État peut siéger en tout
autre lieu du territoire national. Le ressort du Conseil d’État s’étend sur l’ensemble du
territoire national. (Art. 43)

Elle est composée d’un premier président, des présidents et des conseillers. Tout magistrat du
parquet et du siège ayant au moins le rang égal à celui de conseiller à la Cour administrative
d’appel et tout juriste non magistrat, choisi sur le mérite de ses publications ou sur base de son
expérience en matière juridique, judiciaire, administrative, financière, fiscale et douanière par
le Conseil supérieur de la magistrature, peut être affecté au Conseil d’État en qualité de
conseiller référendaire pour une durée de trois ans renouvelable une fois. Les conseillers
référendaires ont pour tâche d’assister les magistrats du Conseil d’État dans
l’accomplissement de leur mission. Le statut du conseiller référendaire près le Conseil d’État
est fixé par décret du Premier ministre délibéré en Conseil des ministres. (Art. 44)

Le Conseil d’État est composé d’une section consultative et d’une section du contentieux.
Chaque section comprend une ou plusieurs chambres. (Art. 45)

Chaque section comprend un président de section, des présidents de chambres et des


conseillers. (Art. 46)

Le président de la section répartit les affaires lui confiées par le premier président entre les
chambres, après avoir accompli, s’il y a lieu, les actes d’instruction nécessaires à la mise en
état de la cause. Les affaires urgentes sont directement confiées aux chambres par le premier
président, lesquelles en assurent l’instruction et la mise en état. (Art. 47)

[Date] 17
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La section du contentieux comprend six chambres d’instruction et de jugement des affaires ci-
après énumérées:

1. La chambre de l’administration, chargée du contentieux de la légalité et de la


réparation du dommage exceptionnel ;
2. La chambre des finances publiques et de la fiscalité, chargée du contentieux fiscal,
parafiscal et douanier ainsi que du contentieux des finances publiques, des marchés et
des travaux publics du pouvoir central ;
3. La chambre des affaires sociales, chargée des conflits de carrière des agents et
fonctionnaires de l’État, en ce compris les litiges liés aux retraites, aux pensions, aux
rémunérations et aux avantages sociaux ;
4. La chambre des élections, des formations politiques et des organismes professionnels,
chargée du contentieux des élections autres que les élections présidentielle et

législatives ainsi que du contentieux lié à l’organisation, au fonctionnement et au

financement des partis et regroupements politiques ou des organismes professionnels;

5. La chambre des matières économiques, chargée du règlement des conflits à caractère

économique ou technique et de ceux liés à la concurrence ;

6. La chambre des affaires générales, chargée du règlement de toutes les matières non

expressément attribuées à d’autres chambres par la présente loi organique. (Art. 48)

Chaque chambre comprend un président et des conseillers. Elle délibère avec les membres
ayant pris part à l’instruction de la cause. Si le siège d’une chambre ne peut se composer
valablement, il est complété en faisant appel à d’autres conseillers. (Art. 49)

Le recours en annulation des actes, règlements ou décisions des autorités administratives


centrales est communiqué par le premier président à la section du contentieux ou, en cas
d’urgence, directement au président de la chambre compétente. Le premier président en
informe l’autorité dont l’acte, le règlement ou la décision est attaquée. (Art. 50)

Les affaires soumises au Conseil d’État peuvent être renvoyées à la plénière de la section pour
examen, à la demande soit du premier président du Conseil d’État, soit du président de la
section concernée, soit du président de la chambre compétente ou des chambres réunies, soit
encore à la demande du Ministère public. Les affaires dont l’instruction a été confiée à la
section du contentieux conformément à la présente loi organique sont examinées par
l’assemblée plénière du Conseil d’État, à la requête soit du premier président du Conseil
d’État, soit du président de la section ou de la chambre concernée, soit du Ministère public
(Art. 51)

La section consultative est constituée d’un président de section, des présidents de chambre et
des conseillers. Elle comprend les trois chambres ci-après énumérées:

1. La chambre des avis;


2. La chambre d’interprétation des textes juridiques;
3. La chambre d’études et d’inspection permanente. (Art. 52)

[Date] 18
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le Conseil d’État est doté d’une assemblée plénière comprenant tous les magistrats du
Conseil d’État. L’assemblée plénière est dirigée par le premier président du Conseil. Elle
délibère sur toutes les questions intéressant l’ensemble du Conseil d’État ou, en cas de
nécessité, sur toutes les questions relevant d’une section ou d’une chambre. L’assemblée
plénière siège, de plein droit, en cas de revirement de jurisprudence, de déclinatoire de
juridiction ou lorsqu’il y a lieu de se prononcer, par arrêt, sur une question de principe. (Art.
53)

Le premier président est chargé de l’administration et de la police au sein du Conseil d’État.


À ce titre:

• • Il élabore le projet de règlement intérieur du Conseil d’État;


• • Il repartit les matières entre les deux sections ou entre les chambres;
• • Il gère le personnel de greffe mis à la disposition du Conseil;
• • Il gère le budget de fonctionnement alloué aux juridictions de l’ordre administratif.
Il

en est l’ordonnateur délégué. (Art. 54)

Il existe au sein du Conseil d’État un greffe comprenant un greffier en chef, des


greffiers principaux, des greffiers divisionnaires, des greffiers et des huissiers. (Art.
55)

Le Conseil d’État siège avec le concours du Ministère public et l’assistance d’un


greffier. (Art. 56)

En cas d’absence ou d’empêchement, selon le cas, le premier président du Conseil d’État est
remplacé par le président de section ou celui de chambre le plus ancien. Ces derniers sont
remplacés respectivement, et dans l’ordre, par le conseiller le plus ancien. (Art. 57)

Il est institué un bureau du Conseil d’État composé du premier président, du procureur


général, des présidents et des premiers avocats généraux. Le bureau du Conseil d’État est un
organe de réflexion et de décision mis à la disposition du premier président et du procureur
général pour la gestion efficiente et harmonieuse du Conseil d’État ainsi que pour celle des
autres juridictions administratives. Le bureau du Conseil d’État n’a pas de compétence
juridictionnelle; il ne peut se substituer ni à une chambre, ni à une section, encore moins à
l’assemblée plénière du Conseil d’État. (Art. 58)

Le bureau approuve le règlement intérieur du Conseil d’État. Il établit, à la fin de chaque


année, un rapport complet du Conseil d’État, des Cours administratives d’appel, des
Tribunaux administratifs et des parquets qui y sont rattachés à l’attention du président du
Conseil supérieur de la magistrature qui en transmet une copie au ministre ayant la justice
dans ses attributions. Le rapport du bureau du Conseil d’État porte sur l’activité des
juridictions administratives, la marche des procédures et leurs délais d’exécution. À
l’occasion du dépôt de son rapport, le bureau du Conseil d’État fait part au Conseil supérieur
de la magistrature des difficultés d’interprétation des textes juridiques rencontrées et lui en
propose des améliorations. (Art. 59)

b) Le Cour administrative d’appel

[Date] 19
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Il est créé une ou plusieurs Cours administratives d’appel dans le ressort de chaque province
ainsi que dans la ville de Kinshasa, capitale de la République. Le ressort et le siège ordinaire
de la Cour administrative d’appel sont fixés par décret du Premier ministre délibéré en
Conseil des ministres. (Art. 60)

Elle est composée d’un premier président, d’un ou de plusieurs présidents et des conseillers.
(Art. 61)

En cas d’absence ou d’empêchement, le premier président est remplacé par le président le


plus ancien et le président par le conseiller le plus ancien. L’ancienneté dans le grade est
réglée par la date et l’ordre de nomination. (Art. 62)

Le premier président ou celui qui le remplace est chargé de la répartition du service. (Art. 63)

La Cour administrative d’appel comprend une section consultative et une section


contentieuse. Chaque section est subdivisée en chambres. (Art. 64)

Au sein de la section du contentieux, les affaires sont jugées, en nombre impair des juges, soit
par une chambre, soit par des chambres réunies. La Cour administrative d’appel peut, à titre
exceptionnel, siéger en section ou en sections réunies pour les affaires délicates ou
complexes, ou lorsque la nécessité l’exige. Dans ce cas, elle est présidée par le premier
président. (Art. 65)

La chambre et la section siègent respectivement avec trois et cinq membres au moins; les
chambres réunies et les sections réunies le sont respectivement à cinq et sept membres au
moins. (Art. 66)

L’assemblée plénière de la Cour administrative d’appel comprend tous les magistrats de cette
Cour. Elle est présidée par le premier président. Elle délibère sur toutes les questions d’ordre
général intéressant l’ensemble de la Cour ou, lorsque la nécessité l’exige. L’assemblée
plénière siège, de plein droit, en cas de revirement de jurisprudence, de déclinatoire de
juridiction ou lorsqu’il y a lieu de se prononcer, par arrêt, sur une question de principe. (Art.
67)

Il y a dans chaque Cour administrative d’appel un greffier principal, assisté d’un ou de


plusieurs greffiers divisionnaires, d’un ou de plusieurs greffiers ainsi que des huissiers. La
Cour administrative d’appel siège avec le concours du Ministère public et l’assistance d’un
greffier. (Art. 68)

c) Les tribunaux administratifs

Il est créé un ou plusieurs Tribunaux administratifs dans la ville de Kinshasa, dans chaque
ville et dans chaque territoire. Toutefois, il peut être créé un seul Tribunal administratif pour
deux ou plusieurs territoires. Le ressort et le siège ordinaire des Tribunaux administratifs sont
fixés par décret du Premier ministre délibéré en Conseil des ministres. (Art. 69)

Le Tribunal administratif comprend une section consultative et une section du contentieux.


(Art. 70)

[Date] 20
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Chaque section est subdivisée en chambres. Le Tribunal administratif est composé d’un
président, des présidents de section, des présidents de chambre et des juges. En matière
contentieuse, le Tribunal administratif siège au nombre de trois juges au moins. À titre
exceptionnel, il peut siéger au nombre de cinq juges pour examiner les affaires délicates,
complexes ou lorsque la nécessité l’exige; dans ce cas, le Tribunal administratif est présidé
par le chef de la juridiction. En matière consultative, le Tribunal administratif siège en
formation plénière mixte, composée des magistrats de la section et du parquet, sous la
direction du président de la section. (Art. 71)

En cas d’absence ou d’empêchement, le président est remplacé par le juge le plus ancien.
Dans le cas où l’effectif des juges du Tribunal administratif présent au lieu où le tribunal tient
une audience ne permet pas de composer le siège, le président du tribunal peut assumer au
titre de juge assesseur, sur réquisition motivée du procureur de la République, un magistrat du
parquet près le Tribunal administratif, un avocat ayant au moins cinq ans d’ancienneté ou tout
autre titulaire du grade de licencié justifiant d’une expérience en matière administrative. Le
juge assesseur autre que le Ministère public prête entre les mains du président le serment
suivant: « Je jure de respecter la Constitution et les lois de la République démocratique du
Congo et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui me
sont confiées ». Le juge assesseur est choisi en fonction de son impartialité, notamment par
l’exclusion de tout conflit d’intérêt résultant d’une connaissance préalable du dossier à titre
professionnel. Le président ou celui qui le remplace est chargé de la répartition du service.
(Art. 72)

Il y a dans chaque Tribunal administratif un greffier divisionnaire, assisté d’un ou de plusieurs


greffiers ainsi que des huissiers. (Art. 73)

Le Tribunal administratif siège avec le concours du Ministère public et l’assistance d’un


greffier. (Art.74)

• L’ordre de juridiction spécialisé a) La cour des comptes

La loi organique n°18/024 du 13 Novembre 2018 portant composition, organisation et


fonctionnement de la Cour des comptes de RDC.

b) Les juridictions disciplinaires des administrations publiques

ORDONNANCE 82-031 du 19 mars 1982 portant règlement d'administration relatif au


régime disciplinaire et aux voies de recours du personnel de carrière des services publics de
l'État.

c) Les juridictions disciplinaires des ordres professionnels

La loi n°16/015 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre des infirmiers en


RDC ;

La loi 026-92 du 20 Août 1992 portant organisation de la profession d’avocat ;

Ordonnance-Loi 79-028 du 28 septembre 1979 portant organisation du barreau, du corps des


défenseurs judiciaires et du corps des mandataires de l’État ;

[Date] 21
LEAGUE POUR LA REUSSITE
C. L’ORDRE CONSTITUTIONNELLE

Dans l’article 157 de la constitution dispose qu’il est institué une Cour constitutionnelle et
dans l’article 169 de la constitution dispose que l’organisation et fonctionnement de la Cour
constitutionnelle sont fixées par la loi organique. La loi organique n°13/026 du 15 octobre
2013 portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle.

L’organisation de la Cour constitutionnelle

La Cour Constitutionnelle, ci-après la Cour, comprend neuf membres nommés par le


Président de la République, dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement
réuni en Congrès et trois autres par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Il ne peut y avoir
ni deux membres parents ou alliés jusqu’au troisième degré inclusivement ni plus d’un
membre issus d’une même Province. Les procès-verbaux constatant la désignation des
membres de la Cour autres que ceux désignés par le Président de la République sont transmis
à ce dernier dans les quarante-huit heures aux fins de leur nomination. (Art. 2)

Nul ne peut être nommé membre de la Cour :

1. s’il n’est Congolais ;


2. s’il ne justifie d’une expérience éprouvée de quinze ans dans le domaine juridique ou
politique. (Art. 3)

Est nulle de plein droit toute nomination intervenue en violation des articles 2 et 3 de la
présente Loi organique. (Art. 4)

Six des neuf membres de la Cour doivent être des juristes issus de la magistrature, du barreau
ou de l’enseignement universitaire. Dans le but d’assurer le respect des proportions fixées à
l’alinéa précédent, deux membres désignés par le Président de la République et un membre
désigné par le Parlement doivent être issus du barreau ou de l’enseignement universitaire. Les
trois membres désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature sont exclusivement
choisis parmi les magistrats en activité. (Art. 5)

Le mandat des membres de la Cour est de neuf ans. Il n’est pas renouvelable. La Cour est
renouvelée par le tiers tous les trois ans. Lors des deux premiers renouvellements, il est
procédé au tirage au sort du membre sortant par groupe pour les membres initialement
nommés. (Art. 6)

Il est pourvu au remplacement de tous membres de la Cour un mois au plus tôt ou une
semaine au plus tard avant l’expiration du mandat dans les conditions prévues aux articles 2 à
6 de la présente Loi organique. (Art. 7)

Le membre de la Cour nommé en remplacement de celui dont les fonctions ont pris fin avant
terme achève le mandat de ce dernier. Il peut être nommé pour un autre mandat s’il a exercé
les fonctions de remplacement pendant moins de trois ans. (Art. 8)

Le Président de la Cour est élu par ses pairs pour une durée de trois ans renouvelables une
seule fois, dans les conditions déterminées dans le Règlement Intérieur. Il est investi par
Ordonnance du Président de la République. (Art. 9)

[Date] 22
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour sont présentés à la Nation, devant le
Président de la République, l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Supérieur de la
Magistrature représenté par son Bureau. Ils prêtent devant le Président de la République le
serment suivant : « Moi, ..., Je jure solennellement de remplir loyalement et fidèlement les
fonctions de membre de la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo,
de les exercer en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, de garder le secret des
délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune
consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence de la Cour
Constitutionnelle et de n’entreprendre aucune activité mettant en cause l’indépendance,
l’impartialité et la dignité de la Cour ». Le Président de la République leur en donne acte.
(Art. 10)

Les membres de la Cour sont régis par un statut particulier. (Art. 11)

Q/ Quelles sont les conditions pour être membre à la Cour constitutionnelle ?

R/ la nomination est soumise au respect de certaines conditions expressément consacrées par


le constituant à savoir : être de nationalité congolaise ; justifie d’une expérience éprouvée de
quinze ans dans le domaine juridique ou politique.

LES REGLES DE FONCTIONNEMENTS DES COURS ET TRIBUNAUX

La récusation et le déport (art. 49 à 62 de la loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013). Une


partie au procès peut estimer d’un des juges appelés à statuer sur son affaire doit être écarté
ou remplace. La loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013 dans l’article 49 à 62 prévoit
environ 8 causes qui peuvent justifier la récusation à savoir :

• • Si le juge ou son conjoint à un intérêt personnel dans l’affaire ;


• • Si le juge ou son conjoint est parent ou allié soit en ligne directe, soit en ligne
collatérale

jusqu’au troisième degré inclusivement de l’une des parties, de son avocat ou de son
mandataire ;

• • S’il existe des liens de dépendance étroite à titre de domestique, de serviteur ou

d’employé entre lui et l’une des parties ;

• • S’il existe une amitié entre le juge et l’une des parties ;


• • S’il a déjà donné son avis dans l’affaire ;
• • S’il est déjà intervenu dans l’affaire en qualité de juge, de témoin, d’interprète,
d’expert, d’agent de l’administration, d’avocat ou de défenseur judiciaire ;
• • S’il est déjà intervenu dans l’affaire en qualité d’officier de police judiciaire ou
d’officier du ministère public.

N.B : La cause de la récusation est prévue en tout dernier lieu et ne s’applique pas aux
juges des Tribunaux de paix

Celui qui veut récuser le fait sous peine d'irrecevabilité dès qu'il a connaissance de la
cause de récusation et au plus tard avant la clôture des débats, par une déclaration

[Date] 23
LEAGUE POUR LA REUSSITE
motivée et actée au greffe de la juridiction dont le juge mis en cause fait partie. Le
greffier de la juridiction notifie la déclaration de récusation au président de la
juridiction ainsi qu'au juge mis en cause.

Ce dernier fait une déclaration écrite ou verbale, actée par le greffier dans les deux
jours de la notification de l'acte de récusation. (Art. 50)

La juridiction à laquelle appartient le juge mis en cause statue sur la récusation toutes affaires
cessantes et dans la forme ordinaire, la partie récusant entendue. Le juge mis en cause ne peut
faire partie du siège appelé à statuer sur la récusation. (Art. 51)

Si le tribunal statuant en premier ressort rejette la récusation, il peut ordonner, pour cause
d'urgence, que le siège comprenant le juge ayant fait l'objet de la récusation rejetée poursuive
l'instruction de la cause, nonobstant appel. (Art. 51)

Si le jugement rejetant la récusation est maintenu par la juridiction d'appel, celle-ci peut, après
avoir appelé le récusant, le condamner à une amende de cinq cent mille francs congolais, sans
préjudice des dommages et intérêts envers le juge mis en cause. Les décisions sur la
récusation intervenues au premier degré devant la Cour d'appel sont susceptibles d'appel
devant la Cour de cassation. Lorsque la récusation est dirigée contre un magistrat siégeant à la
Cour de cassation, cette juridiction peut, en cas de rejet de la récusation, prononcer les
condamnations prévues à l'alinéa premier. (Art. 53)

En cas d'infirmation du jugement rejetant la récusation, le juge d'appel annule toute la


procédure du premier degré qui en est la suite et renvoie les parties devant le même Tribunal
pour y être jugées par un autre juge ou devant un tribunal voisin du même degré, sans
préjudice de l'action disciplinaire. Les dispositions relatives à la récusation sont applicables à
l'officier du Ministère Public lorsqu'il intervient par voie d'avis. (Art. 54)

Le juge se trouvant dans une des hypothèses prévues à l'Art. 49 de la présente loi organique
est tenu de se déporter, sous peine de poursuites disciplinaires. (Art. 56)

Le juge qui désire se déporter informe le -Président de la juridiction à laquelle il appartient en


vue de pourvoir à son remplacement. (Art. 57)

Les dispositions relatives au déport sont applicables à l'officier du Ministère Public lorsqu'il
intervient par voie d'avis. (Art. 58)

L'inculpé qui estime que l'officier du Ministère Public appelé à instruire son affaire se trouve
dans l'une des hypothèses prévues à l'Art. 50 de la présente loi organique, adresse au chef
hiérarchique, une requête motivée tendant à voir ce magistrat être déchargé de l'instruction de
la cause. Il est répondu à cette requête par une ordonnance motivée, non susceptible de
recours, qui doit être rendue dans les délais de quarante-huit heures, le magistrat mis en cause
entendu. (Art. 59)

Le Tribunal de grande instance peut, pour cause de sûreté publique ou de suspicion légitime,
renvoyer la connaissance d'une affaire, d'un Tribunal de paix de son ressort à un autre
Tribunal de paix du même ressort. (Art. 60)

[Date] 24
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La Cour d'appel peut, pour les mêmes causes, renvoyer la connaissance d'une affaire d'un
tribunal de grande instance de son ressort à un autre Tribunal de grande instance du même
ressort. La Cour de cassation peut, pour les mêmes causes, renvoyer la connaissance d'une
affaire d'une Cour d'appel à une autre ou d'une juridiction du ressort d'une Cour d'appel à une
juridiction de même rang du ressort d'une autre Cour d'appel. La requête aux fins de renvoi
pour cause de sûreté publique ou de suspicion légitime peut être présentée, soit par le
Procureur général près la Cour de cassation, soit par l'officier du Ministère Public près la
juridiction saisie. Pour cause de suspicion, la requête peut également être présentée par les
parties. Elle est introduite par écrit. La juridiction saisie de la demande de renvoi donne acte
du dépôt de la requête. Sur production d'une expédition de cet acte par le Ministère Public ou
par la partie la plus diligente, la juridiction saisie quant au fond sursoit à statuer. La date
d'audience est notifiée à toutes les parties en cause dans les formes et délais ordinaires. Les
débats se déroulent de la manière suivante :

1. Le requérant expose ses moyens ;


2. La partie adverse présente ses observations ;
3. Le Ministère Public donne son avis s'il y a échec ;
4. Le tribunal clôt les débats et prend l'affaire en délibéré.

Une expédition du jugement ou de l'arrêt de renvoi sera transmise, tant au greffe de la


juridiction saisie qu'au greffe de la juridiction à laquelle la connaissance de l'affaire a été
renvoyée. La décision sur la requête est rendue dans la huitaine de la prise en délibéré de
l'affaire. Elle n'est susceptible ni d'opposition ni d'appel. (Art. 61)

Si la requête aux fins de renvoi pour cause de suspicion légitime est déclarée non fondée, la
juridiction saisie peut, après avoir appelé le requérant, le condamner à l'amende prévue à l'Art.
53 de la présente loi organique sans préjudice des dommages- intérêts envers les juges
composant la juridiction mise en cause. (Art. 62)

Q/ Quelle est la différence entre la récusation et le déport ?

R/ La récusation c’est lorsqu’on une partie d’adverse au cours du procès demande à ce que le
juger puisse quitter ou s’écarte du procès pour cause de son impartialité tandis que le déport
c’est lorsque le juge en âme et conscience de quitter ou de s’écarte du procès pour cause de
son impartialité.

Q/ Dans le cas d’espèce le Tribunal des Grandes Instances de Kinshasa/Gombe, les partis s’y
présentent et se rendent compte que tout le siège doit être récuse devant la juridiction et ils
demandent un renvoi de juridiction pour cause de suspicion légitime par rapport à la
composition des sièges. Auprès de quelle juridiction seront-ils renvoyés ?

R/ Tout en nous réfèrent à la loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013 portant organisation,
fonctionnement et compétences de l’ordre judiciaire dans son article 60 qui dispose que Le
Tribunal de grande instance peut, pour cause de sûreté publique ou de suspicion légitime,
renvoyer la connaissance d'une affaire, d'un Tribunal de paix de son ressort à un autre
Tribunal de paix du même ressort. L’affaire sera pris au Tribunal des Grandes Instances de
Kalamu vu son ressort.

La police d’audience

[Date] 25
LEAGUE POUR LA REUSSITE
On distingue deux sortes de police d’audience à savoir :

a) La police d’audience des juridictions civiles

C’est le juge qui préside l’audience qui en assure la police et la direction des débats. Le
pouvoir de police d’audience permet de maintenir l’ordre dans la salle, et aux abords de la
salle d’audience pour éviter ou prévenir les attroupements et tumultes. En vertu de ce pouvoir,
il peut faire expulser, évacuer les perturbateurs, tout ou partie du public, en faisant appel en
cas de nécessité aux forces de l’ordre. C’est sur base de ce pouvoir qu’il peut interdire l’accès
de la salle d’audience aux mineurs ; le pouvoir de direction des débats l’autorise à décider
l’ordre de production des preuves et à rejeter des débats tout ce qui peut tendre à
compromettre la dignité de la justice ou allonger inutilement les débats.

b) La police d’audience des juridictions militaires

Le Président à la police d’audience. Il peut faire expulser de la salle d’audience et reconduire


en prison ou garder par la force publique à la disposition du tribunal, jusqu’à la fin des débats,
le prévenu, qui par ses clameurs ou par tout autre moyen propre de cause tumulte fait obstacle
à la Cour normal de l’audience.

La composition régulière du siège des juridictions civiles et militaires

Une décision judicaire doit être prise par les juges qui depuis le début ont pris part à tous les
débats. En effet, il s’impose pour la garantie de la vérité judiciaire et dans l’intérêt d’une
bonne administration de la justice, qu’une affaire soit jugée uniquement par les juges qui ont
eu une bonne connaissance du dossier. Il peut arriver qu’un nouveau juge entre dans le siège
pour remplacer un autre juge absent ou empêché, en ce cas il est exigé qu’il ait réouverture
des débats, le président de l’audience doit faire à l’intention de ce nouveau juge , un compte
rendu valable, un résume des débats antérieurs et cela, en présence de toutes les parties qui
doivent avoir été appelées pour cela ; le respect de ces conditions va rendre régulière la
composition du siège comprenant le nouveau juge.

Le renvoi pour causer de sureté

On distingue deux sortes de renvoi pour causer de sureté à savoir :

a) Le renvoi pour causer de sureté publique ou de suspicion légitime des juridictions civiles

En nous réfèrent à la loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013 portant organisation,


fonctionnement et compétences de l’ordre judiciaire dans ses articles 60 à 62. Le juge naturel
peut être refusé par une partie au procès ou par le ministère public et ce pour deux raisons à
savoir :

• • Soit parce que, le climat social ou politique du lieu où siège le juge naturel est
détérioré au point qu’il ne soit plus possible de rendre une justice sereine. Dans ce cas,
la cause qui est pendante devant ce Tribunal, doit être renvoyée devant un autre
tribunal. C’est le renvoi pour causer de sureté publique. Mais il n’y a que le ministère
public qui peut introduire une requête aux fins de renvoi pour causer de sureté
publique. Ce qui est compréhensible puisqu’en sa qualité de gardien de l’ordre public,

[Date] 26
LEAGUE POUR LA REUSSITE
il est mieux placé pour apprécier si oui ou non, le climat politique ou social du lieu où
siège le Tribunal est perturbé.
• • Soit parce que, tous les juges du Tribunal ayant été récusés, il ne soit plus possible
de constituer un siège ; mais il peut arriver aussi que l’on soupçonne tous les juges
d’un tribunal d’avoir subi des pressions au point de ne plus jouir de l’indépendance ou
de l’impartialité requise pour juger une cause de manière équitable. C’est le renvoi
pour causer de suspicion légitime. Les parties au procès peuvent introduire une
demande de renvoi pour cause de suspicion légitime.

b) Le renvoi pour causer de sureté suspicion légitime des juridictions militaires

L’auditeur général des forces des armes peut, pour cause de sureté ou de suspicion légitime,
renvoyer la connaissance d’une affaire d’un conseil de guerre supérieur, opérationnel ou de
garnison, à un autre conseil de guerre de même rang.

Les règles du délibère

On distingue deux sortes règles du délibéré à savoir : a) Les règles du délibéré des juridictions
civiles

Le fait de délibérer, c’est réfléchir à plusieurs, confronter les opinions pour aboutir une
décision commune ; de son extension, on parle de délibère d’un juge unique parce qu’il fait
une comparaison mentale entre les conclusions des parties et les diverses opinions possibles
pour prendre une décision dont le plus jeune magistrat en expérience donne son opinion en
premier.

Caractéristique du délibéré

Le délibéré obéit aux réglés suivantes :

• • Le délibéré est secret ;


• • Dans le délibéré, le juge le moins ancien du rang le moins élevé donne son avis le

premier, le président donne son avis le dernier. Cette règle a été prévue pour éviter que
le juge le moins expérimenté n’adopte par référence pour son ainé, l’opinion que
celui- ci donne ;

• • Des décisions sont prises à la majorité des voix. Toutefois, en matière pénale s’il se
forme plus de deux opinions dans le délibéré, le juge qui a émis l’opinion la moins
favorable au prévenu est tenu de se rallier à l’une des deux autres opinions. En matière
de Droit privé, s’il se forme plus de deux opinions dans le délibéré, le juge le moins
ancien du rang le moins élevé est tenu de se rallier à l’une de deux autres opinions.

b) Les réglés du délibéré des juridictions militaires

La juridiction délibère, puis vote par scrutins secrets distincts et successifs au moyen de
bulletins écrits sur le fait principal d’abord et s’il y a lieu sur chacune des circonstances
aggravantes, sur les questions subsidiaires et sur les faits d’excuse légale.

La surveillance et l’inspection des cours et tribunal des juridictions civiles et militaires

[Date] 27
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La Cour Suprême de Justice et dans leur ressort, les cours et tribunaux, ont droit de
surveillance et d’inspection sur les juridictions inférieures. La surveillance est exercée par le
chef de la juridiction ou par son remplaçant. Le droit de surveillance qui consiste à veiller à ce
que les dossiers qui sont portés devant les cours et tribunaux soient rapidement et
régulièrement traités. Il s’agit d’une surveillance purement administrative qui ne peut en
aucune manière chercher à violer l’indépendance garantie aux Cours et Tribunaux par la
constitution. Les magistrats qui vont inspecter les Cours et Tribunaux ne peuvent pas dicter
aux juges les décisions judiciaires prendre ou chercher à remettre en question les décisions
judiciaires déjà prononcées.

La sanction en cas d’action téméraire et vexatoire portée devant une juridiction

La loi sanctionne le comportement d’un demandeur ou d’un plaignant qui accuse injustement
une autre personne en justice, soit devant une juridiction pénale, soit devant une juridiction
civile. La personne ainsi accusé, comparaitra devant les juges pour se défendre, elle ne va
cependant pas se limiter défendre pour prouver son innocence. Dans sa défense, elle va exiger
que la personne qui l’accusé injustement soit condamné mais à lui payer dommages et intérêts
mais pour l’obtenir, il faudra démontrer que l’action judiciaire introduite par son accusateur o
un caractère vexatoire et téméraire c-à-d que l’accusateur a agi avec une intention de nuire
alors qu’il savait qu’il a commis aucune infraction, ni quelconque violation de la loi.

Les vacances judiciaires

C’est la période pendant laquelle les Cours et Tribunaux fonctionnent au ralenti, les audiences
judiciaires se limitent au cas d’urgence. Les juges mettent à profit les vacances judiciaires
pour liquider les dossiers pris en délibéré et qui connaissent du retard. La période des
vacances judiciaires va normalement du mois d’Aout jusqu’au mois d’Octobre de chaque
année. La fin des vacances judiciaires se caractérise par la rentrée judiciaire qui se manifeste
par la tenue d’une audience solennelle et publique, au cours de laquelle un discours du 1er
Président de la Cour Suprême de Justice en voie de disparaitre et une mercuriale du Procureur
Général de la République sont prononcés. Dans la pratique, les Cours d’appel organisent des
audiences solennelles de rentrée judiciaire, marquée par le discours du 1er Président et les
mercuriales des Procureurs généraux pour une bonne administration de la justice.

La règle de double degré de juridiction (des juridictions militaires)

Excepté les arrêts rendus par la Cour Militaire opérationnelles c-à-d temps de guerre, les
arrêts et jugements rendus par les cours et Tribunaux militaires sont susceptibles d’opposition
et d’appel (Art. 276 du code de justice militaire).

CHAPITRE II : LE MINISTRE PUBLIC I. Notion et origine

a) La notion du ministère public

Le ministère public est un corps des magistrats chargé de secondé le Tribunal poursuivant
devant l’accusé et en donnant des avis au Tribunal. Le ministère public a comme rôle de
défendre la société.

[Date] 28
LEAGUE POUR LA REUSSITE
b) L’origine du Ministère Public

Dans notre système romano-germanique le mot ministère vient du mot latin « mittère » c-à-d
envoyer ou le représentant de l’Etat autrement appeler magistrat du Parquet. Le ministère
renvoi à une mission parce que celui qui exerce un ministère quelconque remplit donc une
mission. Le ministère public au sens judiciaire, il a pour mission publique de confier aux
magistrats du parquet de veiller au respect de la loi, au maintien de l’ordre public et de
poursuivre en justice ceux qui commettent des infractions ainsi que de trouble cet ordre.

Le terme « Parquet » remonte en France, à l’époque du moyen-âge ou le Roi et les seigneurs


avaient confié à des collecteurs d’impôts appelés « Procureurs », avaient pour mission de
récolter les impôts, et de traduire en justice avec l’aide des avocats, ceux sujets qui refusaient
de payer ces impôts. Au moment où les gens du Roi (procureur et avocats) comparaissent à
l’audience du tribunal, ils se tenaient sur le parquet de la salle d’audience et non sur l’estrade
réservée aux juges. Dans son évolution historique, les gens du roi étaient devenus les seuls
représentants officiels de l’accusation d’où l’appellation « Procureur du Roi » c-à-d la
procuration d’agir pour le Roi après la révolution française il aura comme appellation «
Procureur de la République » c-à-d la procuration d’agir pour la république.

L’expression « magistrat du Parquet » est maintenue dans le langage moderne et les


magistrats du parquet siègent à l’audience sur l’estrade ou se trouvent les juges. Le magistrat
du parquet est appelé organe de la loi et il renvoi aux principes régissant le ministère public.
Le terme parquet désigne aussi de nos jours l’office ou bureau qui abrite les services le
ministère public.

II. Les principes régissant le Ministère Public

Le Ministère Public est un corps hiérarchisé. Il reprend dans un corps decrescendo sa


composition. En tant que corps, le ministère public est régi par certains principes à savoir :

1er principe de l’unicité et de l’indivisibilité du Ministère Public

Dans l’exercice de sa mission, de gardien de la loi et de l’ordre public, le ministère public est
un et indivisible. Celui-ci entraine notamment comme conséquence qu’au cours d’un procès
d’un seul corps pénal ou civil, un ou des officiers du Ministère Public peuvent être
interchangeables.

Q/ Est-ce que les magistrats du siège sont interchangeables ?

R/ Oui, parce qu’il est admis certes mais la procédure demande des préalables tel que la
réouverture de débat.

2ème principe de non-récusation ou irréfutabilité du Ministère Public

Le magistrat du parquet (Officier du Ministère public) ne peut être récusé qu’à l’occurrence
d’un juge. Il tient à noter que l’on peut déplace un magistrat du parquet (Officier du ministère
public).

3ème principe de l’irresponsabilité du Ministère Public

[Date] 29
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le Ministère Public, gardien de la loi et de l’ordre public n’est pas responsable des actes qu’il
pose dans le cadre des faits dont il est saisi, car il est censé agir pour l’intérêt public.
Toutefois, l’officier du Ministère Public peut engager sa responsabilité personnelle lorsqu’il a
agi par sentiment et contre la loi. Dans le cas de l’hypothèse, il peut s’exposer à des sanctions
disciplinaires et à des poursuites pénales.

4ème principe de la subordination hiérarchique du Ministère Public

En tant que corps hiérarchisé, c’est un très important au sein de la magistrature débout ainsi
qu’assise. Dans ce corps, il y a deux échelons au terme hiérarchique d’un cote au niveau
inférieur qi reçoivent des injonctions de ceux supérieur à qu’ils doivent une subordination
hiérarchique c-à-d par exemple un procureur général, officier du Ministère Public du parquet
général près la Cour d’Appel, peut ordonner au procureur de la République, officier du
Ministère Public près le tribunal des Grandes instances la transmission d’un dossier
réquisition ;

le Parquet tel que la juridiction du Tribunal de paix (article 65 de l’OCJ) Cependant, si le


ministère public doit à son supérieur hiérarchique une soumission, il jouit tout de même d’une
entière liberté d’expression et d’une totale indépendance d’esprit à l’audience en vertu de
l’adage : « la plume est serve mais la parole est libre » c-à-d les instructions des autorités
hiérarchiques lui rendez esclaves mais la parole est libre parce que ses autorités lui
introduisent des instructions mais le ministère public a le droit de le contredire car la parole
lui est libre.

Q/ la différence entre instruire à charge et instruire à décharge ?

R/ instruire à charge c’est le fait d’accuser la personne tandis que instruire à décharge c’est le
fait que l’accusation tombe.

III. La mission du ministère public

Dans l’article 66 de la loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013 portant organisation,


fonctionnement et compétences de l’ordre judiciaire ; le ministère public a pour mission :

Le Ministère public surveille l'exécution des actes législatifs, des actes réglementaires et des
décisions de justice. Il poursuit d'office cette exécution dans les dispositions qui intéressent
l'ordre public. Il a la surveillance de tous les officiers de police judiciaire, des officiers publics
et des officiers ministériels, sauf des agents du greffe et de l'office des huissiers. Il veille au
maintien de l'ordre dans les Cours et tribunaux sans préjudice des pouvoirs du Juge qui a la
police de l'audience. II assiste à toutes les audiences de la Cour de cassation, des Cours
d'appel, des tribunaux de grande instance, des tribunaux de commerce, des tribunaux de
travail et des tribunaux de paix. Il ne prend pas part au délibéré.

Dans la mission classique du parquet : on distingue deux rôles :

En matière pénale : il recherche les infractions et les interpelles les auteurs puis le traduire en
justice.

En matière civile : il assiste les audiences.

[Date] 30
LEAGUE POUR LA REUSSITE
IV. La hiérarchie de la composition des parquets

Nous retenons que chaque juridiction se trouve rattache à un certain nombre des magistrats du
parquet qui y exercent les fonctions de Ministère Public, respectivement selon les ordres des
juridictions.

A.1. L’ordre judiciaire de la juridiction ordinaire

La Cour de cassation : Le parquet près la Cour de cassation La composition du parquet près la


Cour de cassation à savoir :

• • Un procureur Général près la Cour de cassation


• • 1ères avocats généraux
• • Un ou plusieurs avocats Généraux

La Cour d’appel : Le parquet près la Cour d’appel


La composition du parquet près la Cour d’appel instances à savoir :

• • Un procureur général près la Cour d’appel


• • Un ou plusieurs avocats généraux
• • Un ou plusieurs substituts du procureur Général

Le parquet près le Tribunal des grandes instances

La composition du parquet près le Tribunal des grandes instances à savoir :

• Un procureur de la République près le TGI

Dans la hiérarchisation de l’ordre judiciaire de la juridiction ordinaire est rattaché un parquet


(Réf. Article 65 de la loi organique du 13/011-B du 11 Avril 2013 portant organisation,
fonctionnement et compétences de juridictions de l’ordre judiciaire). Il est institué un Parquet
près chaque juridiction.

• • 1er substitut du procureur de la République


• • Un ou plusieurs substituts du procureur de la République

Le Tribunal de paix : Le parquet près le Tribunal de paix

La composition du parquet près le Tribunal de paix à savoir :

• • 1er substitut du procureur de la République


• • Un ou plusieurs substituts du procureur de la République A.2. L’ordre judiciaire de
la juridiction spécialisée

La Haute Cour militaire : auditorat près La Haute Cour militaire

La composition de l’auditorat (parquet) près La Haute Cour militaire à savoir :

[Date] 31
LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • L’auditeur général des forces des armées
• • 1ers avocats généraux près la Haute la Cour militaire
• • Les avocats généraux

La Cour militaire : auditorat près la Cour militaire

La composition de l’auditorat (parquet) près la Cour militaire à savoir :

• • L’Auditeur militaire supérieur


• • Les avocats généraux militaires
• • Les substituts de l’auditeur militaire supérieur

Le Tribunal militaire G. : auditorat près la Tribunal militaire de Garnison

La composition de l’auditorat (parquet) près la Tribunal militaire de Garnison à savoir


:

• • L’Auditeur militaire
• • 1ers substituts de l’auditeur militaire de Garnison
• • Substituts de l’auditeur militaire de Garnison

Le Tribunal militaire de police : auditorat près le Tribunal militaire police

La composition de l’auditorat (parquet) près le Tribunal militaire de police : c’est le


1er substitut ou le substitut de l’auditeur de Garnison représente le ministère public
devant le tribunal militaire de police.

N.B : Le Tribunal de commerce, le Tribunal de travail et le Tribunal pour enfant n’ont


pas de parquet rattaché mais plutôt un ministère public affecté. Pour les Tribunaux de
commerce et de travail, ils sont sous le contrôle du parquet de la République c-à-d
c’est Procureur de la République qui affecte un ministère public lors d’une audience il
envoi le ministère public pour siéger et pour le Tribunal pour enfant, il est contrôlé par
le parquet près le tribunal de paix, c’est le 1er substitut du procureur de la République
qui affecte un magistrat pour siéger dans les audiences.

Dans la hiérarchisation de l’ordre judiciaire de la juridiction spécialisé est rattaché un parquet


(Réf. Article 48 à 52 de la loi organique n°023/2002 du 18 Novembre 2002 portant
Judiciaire militaire). Il est institué́ un Parquet près chaque juridiction. Le parquet est ainsi
constitué :

A. 1 L’ordre administratif de la juridiction administrative ordinaire

Le Conseil d’Etat : le parquet près le Conseil d’Etat

La composition du parquet général près le Conseil d’Etat à savoir :

• • Un procureur général près le conseil d’Etat


• • 1ers avocats généraux

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • Un ou plusieurs avocats généraux

La Cour administratif d’appel : le parquet près la C.A.A

La composition du parquet général près le Cour Administratif d’appel à savoir :

• • Un procureur général près la Cour Administratif d’Appel


• • Un ou plusieurs avocats généraux
• • Un ou plusieurs substituts du procureur général près la C.A.A

Le Tribunal administratif : le parquet près le Tribunal administratif

La composition du parquet général près le Tribunal administratif à savoir :

• • Un procureur de la République
• • Un ou plusieurs 1ers substituts du procureur de la République
• • Un ou plusieurs substituts du procureur de la République

B.2. L’ordre administratif de la juridiction administrative spécialisée

La Cour des comptes : le parquet général près la Cour des comptes

Dans la hiérarchisation de l’ordre administratif de la juridiction spécialisé est rattaché


un parquet (Réf. Article 8 de la Loi organique n° 18/024 du 13 novembre 2018 portant
composition, organisation et fonctionnement de la cour des comptes).

La composition du parquet général près la Cour des comptes à savoir :

• • Un procureur général près la Cour des comptes


• • Un ou plusieurs 1ers avocats généraux
• • Un ou plusieurs avocats généraux

Les juridictions disciplinaires des administrations publiques

Il n’y a pas de parquet

Les juridictions disciplinaires de l’ordre professionnel

Dans la hiérarchisation de l’ordre judiciaire de la juridiction spécialisé est rattaché un parquet


(Réf. Article 36 à 39 de la loi organique n°16-027 du 18 Octobre 2016 portant organisation,
fonctionnement et compétences de juridictions de l’ordre administratif). Il est institué un
Parquet près chaque juridiction. Le parquet est ainsi constitué : Il n’y a pas de parquet.

B. L’ordre constitutionnel

Dans la hiérarchisation de l’ordre constitutionnel est rattaché un parquet (Réf. Article 13 de la


loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation, fonctionnement et

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
compétences de juridictions de l’ordre constitutionnel). Il est institué un Parquet près chaque
juridiction. Le parquet est ainsi constitué : La composition du parquet général près la Cour
constitutionnel à savoir :

• • Un procureur général près la Cour constitutionnel


• • Un ou plusieurs 1èrs avocats du procureur général
• • Un ou plusieurs 1ers avocats généraux

Q/ Pourquoi le parquet près la Cour de cassation ne pareil que la cour de cassation ?

R/ parce que la cour de cassation est une juridiction qui dit le Droit tandis que le
parquet près la Cour de cassation tranche les litiges.

Q/ Quel est le rôle du parquet général près la Cour constitutionnel en matière pénale ?
R/ il a pour rôle de recherche les infractions commises par le président ou par le 1er
ministre.

Q/ au cas où le 1er ministre commet une infraction en collaborateur avec des complices
devant quel juridiction seront-ils justiciables ?

R/ le 1er ministre poursuit par la Cour constitutionnel et ses complices seront


poursuivies par le parquet général près la Cour constitutionnel.

Q/ Quel organe qui produit les magistrats ?


R/ C’est le conseil supérieur de la magistrature.

CHAP. LA POLICE JUDICIAIRE


A. DEFINITION ET NOTION DE LA POLICE JUDICIAIRE

Par sa définition la plus courante, la police judiciaire est l’activité qui consiste, pour
les corps d’agent de l’Etat appelés Officiers de police judiciaire qui ont pour mission
de constater les infractions à la loi pénale, de rassembles des preuves de la
commission de ces infractions et d’en rechercher les auteurs présumés en d’autre
terme c’est un corps des agents de l’Etat dont la mission est de seconder le parquet
dans la rechercher et la poursuite des infractions. Il tient à noter de sa la mission de
ministère public est de rechercher les infractions aux lois et règlements ne pouvant pas
tout apercevoir les officiers de la police judiciaire jouent le rôle des yeux et des
oreilles du parquet d’où la mission est de constater les infractions. Il doit être entendu
que la police judiciaire a pour fonction d’éclairer par ses enquêtes, de constater, de
perquisition, de saisir le ministère public afin qu’il soit en mesure d’apprécier
l’opportunité de poursuite c-à-d de se prononcer sur la suite à donner à l’affaire de la
classer sans suite ou en exercer de l’action publique.

B. CATEGORIES D’OFFICIER DE LA POLICE JUDICIAIRE (OPJ)

L’Inspecteur de Police Judiciaire (IPJ) : l’inspecteur de la police judiciaire a pour mission de


rechercher les infractions dans toute l’étendue de la RDC ; Les Agents de la Police Judiciaire
(APJ) : les agents de la police nationale sont des hommes par lequel le ministre de la justice
leurs nommes et leurs remplissent d’autorité dans la compétence générale en qualité

[Date] 34
LEAGUE POUR LA REUSSITE
d’officiers de la police judiciaire. Ils ont pour mission administrative, celle de dépôt de
convocation.

L’Officier de la Police Judiciaire (OPJ) : l’officier de la police judiciaire dans plusieurs


institutions dont nous trouvons l’OPJ comme SNCC. On distingue plusieurs sortes d’OPJ à
savoir :

a) Forces des Armes de République Démocratique du Congo (FARDC)

Tout officier supérieur est un Officier de la Police Judiciaire (OPJ) par la volonté du
législateur ; lorsqu’il y a commission d’une infraction, on établit un procès-verbal. Dans cette
institution il y a des Officiers de la Police Judiciaire par formation dont la formation va de 3 à
6 mois.

b) La Police Nationale Congolaise (PNC)

Tout officier supérieur est un Officier de la Police Judiciaire (OPJ) par la volonté du
législateur au niveau de la Police Nationale Congolaise. Dans cette institution il y a des
Officiers de la Police Judiciaire par formation. Il assume une double mission d’une part est
administrative dont il cherche à prévenir les infractions c-à-d il s’agit d’empêcher que l’ordre
public ne soit troublé et de rétablit l’ordre public et de l’autre part la mission judiciaire après
que l’ordre public a été trouble et que les infractions ont été commises, il pour mission de
recherche les auteurs de ces infractions.

c) Autres institutions

D.G.M : il joue le rôle d’Officier de la Police Judiciaire dont la mission est de contrôle les
fraudes des documents.

O.C.C : il joue le rôle d’Officier de la Police Judiciaire dont la mission est de contrôle les
fraudes des produits alimentaires et autres.

D.G.I : il joue le rôle d’Officier de la Police Judiciaire dont la mission est de contrôle les
fraudes des impôts.

C. LES COMPETENCES

La compétence matérielle des Officiers de la police judiciaire

La compétence matérielle pour un Officier de la Police Judiciaire vise le nombre et la nature


des infractions que la loi lui permet de constater. A cet égard, l’on distingue la compétence
matérielle générale et la matérielle limitée. Un Officier de la Police Judiciaire a la compétence
matérielle lorsqu’il peut constater toutes sortes d’infractions ; il a la compétence matérielle
restreinte lorsqu’il ne peut constater qu’un genre d’infraction.

La compétence territoriale des Officiers de la police judiciaire

La compétence matérielle pour un Officier de la Police Judiciaire vise l’étendue du ressort


territorial dans lequel un Officier de la Police Judiciaire. Cette compétence territoriale est dite
générale lorsqu’un Officier de la Police Judiciaire peut constater les infractions sur toute

[Date] 35
LEAGUE POUR LA REUSSITE
l’étendue du territoire national ; elle est dite restreinte lorsqu’un Officier de la police
judiciaire ne peut opérer que dans un espace territorial bien déterminé.

L’Inspecteur de la Police Judiciaire (IPJ) : ils ont une compétence matérielle ainsi qu’une
compétence territoriale générale c-à-d il peut poursuivre les infractions dans l’étendue
nationale.

Les Agents de la Police Judiciaire (APJ) : en leurs qualités qui sont de soutenir le parquet
dans la recherche des infractions. Au niveau matériel, ils seront accompagné des militaires
pour un mandat d’amené.

L’Officier de la Police Judiciaire (OPJ)

Au niveau de la FARDC pour les infractions commises par les militaires du point de vue
matériel et sur le plan territorial, ils ont une compétence générale mais pour la FARDC ils ont
une compétence restreinte.

La Police Nationale Congolaise (PNC)

Au niveau de la police nationale congolais, ils ont une compétence générale sur le plan
matériel et territorial.

Autres institutions

Au niveau des autres institutions, ils ont une compétence partielle et matérielle.

D. LE CONTROLE DES ACTIVITES DES OFFICIERS DE LA POLICE JUDICIAIRE

La loi du 1973 portant fonctionnement de la police judiciaire, les Officiers de la Police


Judiciaire étaient soumis sur le plan administratif et sur le plan judiciaire sus le contrôle du
parquet.

La loi de 2011 portant fonctionnement de la police judiciaire, les Officiers de la Police


Judiciaire dépend de la police nationale générale congolaise et la mise en plan d’un inspecteur
de la police générale.

CHAP. L’AVOCATURE

a) Définition

Les avocats sont des professionnels du Droit et de la justice qui exercent à titre exclusif, la
mission de représenter, d’assister et de défendre les parties peut importer leur statut légal,
devant les juridictions dont les parquets y rattachés, la police judiciaire et les services de
sécurité en d’autre terme Les avocats sont des auxiliaires de justice chargés d’assister ou
représenter les parties, postuler, conclure et plaider devant les juridictions. Ils peuvent
consulter, conseiller, concilier, rédiger des actes sous seing privé, assister ou représenter les
parties en dehors des juridictions. (Art. 1)

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
Ordonnance-Loi 79-028 du 28 septembre 1979 portant organisation du barreau, du corps des
défenseurs judiciaires et du corps des mandataires de l’État.

Les avocats sont investis d’une compétence exclusive en matière de rédaction des statuts des
actes modificatifs et de toute procédure de dissolution des sociétés commerciales.

Q/ Quelle est la différence entre un conseiller juridique et un avocat conseil ?

R/ Un conseiller juridique est un emploi conseil au sein d’une entreprise dont il a signé un
contrat d’emploi, de sa compétence il ne peut représenter l’entreprise juste la conseille tandis

qu’un avocat conseil est un représentant d’une entreprise dont il a signé un contrat de
collaboration.

2. b) Caractéristique de la profession
3. c) Le monopole
4. d) Les conditions générales d’accès à la profession

La profession d’avocat est une profession libérale et indépendante. Les avocats exercent
librement leur ministère sous réserve de leur soumission aux lois et règlements et du respect
des règles propres à la déontologie de leur profession. (Art. 2)

Les avocats et les défenseurs judiciaires ont le monopole en matière de représentation et


d’assistance des parties en justice, sauf les exceptions établies par la loi. Il est à rappeler que
ce monopole est consacré́ par l’Art. 19 alinéa 3 de la constitution du 18 Février 2006 dispose
que
toute personne a le droit de ses défendre elle-même ou de se faire assister d’un défenseur ou
avocat de son choix et ce, à tous les niveaux de la procédure pénale, y compris l’enquête
policière et l’instruction pré-juridictionnelle. Elle peut se faire assister également devant les
services de sécurité.

(Art. 7) Nul ne peut accéder à la profession d’avocat ni en exercer les prérogatives s’il ne
remplit les conditions suivantes:

1. Être congolais. Toutefois, l’étranger pourrait accéder à la profession sous la condition


de réciprocité ou en vertu des conventions internationales;
2. Être titulaire d’une licence ou d’un doctorat en droit délivré par l’Université nationale
du Congo ou par l’ancienne École nationale de droit et d’administration ou d’un
diplôme équivalent délivré par une université étrangère en justifiant en ce cas de sa
connaissance du Droit congolais;
3. N’avoir pas été condamné pour des agissements contraires à l’honneur, à la probité et
aux bonnes mœurs, à moins d’en avoir été amnistié ou réhabilité;

[Date] 37
LEAGUE POUR LA REUSSITE
4. N’avoir pas été auteur de faits de même nature que ceux prévus ci-dessus et ayant
donné lieu à une sanction disciplinaire ou à une décision administrative de destitution,
radiation ou révocation, sauf autorisation expresse du président du Conseil judiciaire,
procureur général de la République;
5. Justifier d’une bonne conduite par la production d’un certificat de bonnes vie et
mœurs délivré par l’autorité administrative du lieu de résidence durant les cinq
dernières années.

e) Conditions spécifiques à la profession

• • Présenter un test, un concourt organisé par les barreaux ;


• • Prestation de serment comme avocat stagiaire au cabinet d’un parrain ;
• • Présenter un second concourt pour voir si la matière sur la profession d’avocat est
bien

assimilée selon les règles déontologies ;

• • Prestation de serment pour être inscrit au tableau des avocats (il y a deux listes des

avocats, l’un des avocats stagiaires et l’autre côté pour les avocats inscrits au tableau.

f) L’organisation de la profession

L’avocature est organisé́ en barreau. Le barreau est une institution composée des avocats dont
la mission est d’organiser et représenter la profession. Les barreaux sont rattachés à une Cour
d’appel. L’etendue du territoire de la RDC dispose à lui seul 27 Cours d’appel (chaque
province dispose d’une Cour d’appel à l’exception de la ville de Kinshasa qui dispose à lui
seul deux Cours d’appel).
La composition du barreau
Le barreau est composé en 3 organes à savoir :

• Le bâtonnier

Le bâtonnier est élu par l’assemblée générale au scrutin secret et à la majorité absolue des
suffrages. En cas de ballottage au premier tour, un deuxième tour porte sur les deux
candidatures ayant réuni le plus grand nombre de voix au premier tour. En cas d’égalité des
voix, c’est le candidat le plus ancien au tableau qui l’emporte. (Art. 46)
L’élection du bâtonnier précède l’élection des membres du conseil de l’Ordre. Les modalités
de l’élection sont fixées par règlement intérieur. (Art. 47)

Le bâtonnier est élu pour trois ans. Sauf circonstances exceptionnelles rendant impossible le
respect de cette disposition, seuls les anciens membres du conseil de l’Ordre inscrits au
tableau depuis plus de cinq ans peuvent être élus bâtonniers. (Art. 48)

Le bâtonnier représente le barreau, il veille à la discipline de tous les avocats, concilie les
différends et assure le bon fonctionnement du conseil de l’Ordre. Toute communication faite
au barreau ou au conseil de l’Ordre lui est adressée. (Art. 49)

[Date] 38
LEAGUE POUR LA REUSSITE
En cas d’absence ou d’empêchement temporaire du bâtonnier ou bien s’il s’agit d’une
question qui intéresse le bâtonnier, celui-ci est remplacé dans ses fonctions par le membre du
conseil de l’Ordre le plus ancien au tableau. (Art. 50)

• Le conseil de l’ordre

Il est composé de trois membres dans les barreaux où le nombre des avocats est de huit à
quinze ; de six membres dans les barreaux où le nombré des avocats est de seize à vingt-cinq;
de neuf membres dans les barreaux où le nombre des avocats est de vingt-six à cent; de
quinze membres dans les barreaux où le nombre des avocats est supérieur à cent. Dans le cas
où le nombre des avocats est inférieur à huit, les fonctions de conseil de l’Ordre sont remplies
par la Cour d’appel. (Art. 42)

Le conseil de l’Ordre a pour attributions de traiter toutes questions intéressant l’exercice de la


profession. Il veille à la stricte observation des règles de la profession et des devoirs des
avocats ainsi qu’à la protection de leurs droits. Il arrête et modifie le règlement intérieur,
assure le maintien des principes de probité, de désintéressement, de modération et de
confraternité, veille
à ce que les avocats soient exacts aux audiences et se comportent en loyaux auxiliaires de la
justice; il traite toute question intéressant la défense des droits des avocats et l’observation de
leurs devoirs il veille tout particulièrement à la formation des stagiaires; il organise un bureau
de consultations gratuites en faveur des indigents et détermine les conditions de son
fonctionnement, il gère les biens appartenant au barreau, prépare le budget, fixe le montant
des cotisations, répartit les charges entre ses membres et en assure le recouvrement; il
organise les services généraux de recherche, de documentation et d’assistance mutuelle; il
vérifie la tenue de la comptabilité des avocats; il autorise le bâtonnier à ester en justice pour
le compte du barreau et à effectuer tous actes intéressant ce dernier. (Art. 43)

Les membres du conseil de l’Ordre sont élus pour trois ans au scrutin secret par l’assemblée
générale. L’élection a lieu à la majorité absolue des suffrages aux trois premiers tours et à la

• L’assemblée générale

majorité relative au tour suivant. Sauf circonstances exceptionnelles rendant impossible le


respect de cette disposition, seuls les avocats inscrits au tableau depuis cinq ans au moins
peuvent être élus membres du conseil de l’Ordre. Le conseil de l’Ordre est renouvelable par le
tiers chaque année. Lors des deux premiers renouvellements annuels, il sera procédé par
tirage au sort des membres sortants. Les membres du conseil de l’Ordre ne sont pas
immédiatement rééligibles à l’expiration de leur mandat. Le règlement intérieur fixe les
modalités d’organisation des élections. (Art. 44)

Le conseil de l’Ordre se réunit au moins une fois par mois, sur convocation du bâtonnier. Il ne
siège valablement que si plus de la moitié de ses membres sont présents. Il statue à la majorité
des voix. (Art. 45)

L’assemblée générale comprend tous les avocats inscrits au tableau. Elle se réunit sur
convocation du bâtonnier soit d’office, soit à la demande du conseil de l’Ordre ou de la
majorité des avocats inscrits au tableau. Elle est tenue de se réunir au moins une fois par an, le
deuxième mardi du mois d’octobre à l’heure fixée par le bâtonnier. Elle procède aux élections

[Date] 39
LEAGUE POUR LA REUSSITE
du bâtonnier et des membres du conseil de l’Ordre. Elle peut porter à son ordre du jour toute
question intéressant l’exercice de la profession et le bon fonctionnement de la justice. (Art.
40)

Sauf disposition contraire de la présente ordonnance-loi, les décisions de l’assemblée générale


sont prises à la majorité des voix. Les avocats stagiaires peuvent assister aux travaux de
l’assemblée générale, mais ne participent pas aux votes. (Art. 41)

Il tient à noter qu’il existe un barreau national sur le plan national dont l’on retrouve :

• Le bâtonnier national
Il est élu 27 autres bâtonniers des barreaux provinciaux.

• • Le conseil national
• • L’assemblée générale

i) L’exercice de la profession d’avocat

L’incompatibilité

La profession d’avocat est incompatible avec l’exercice de toute activité de nature à porter
atteinte à l’indépendance et au caractère libéral de la profession et notamment:

1. avec toute fonction permanente de l’ordre judiciaire ou administratif qui ne serait pas
gratuite;

2. avec tout emploi à gages créant un lien de subordination;


3. avec toute espèce de négoce, qu’il soit exercé directement ou par personne interposée.

Toutefois, la profession d’avocat n’est pas incompatible avec l’enseignement du droit dans
une université ou dans une école supérieure. (Art. 58)

Tout avocat qui, hors les cas prévus à l’alinéa 2 de l’article précédent, se propose d’exercer
une activité extérieure à celle de sa fonction est tenu d’en aviser le conseil de l’Ordre dont il
relève, avant tout exercice de cette activité. Il joint à sa déclaration tout document et toute
information utile quant à la nature de l’activité et les conditions dans lesquelles il se propose
de l’exercer. (Art. 59)

Le conseil de l’Ordre, après instruction éventuelle, se prononce sur le caractère compatible ou


incompatible de cette activité avec la dignité et la délicatesse imposées aux avocats. Il peut, à
tout moment, inviter l’intéressé à cesser l’exercice de cette activité immédiatement. Il avise
aussitôt de sa décision le procureur général. (Art. 60)

[Date] 40
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La décision du conseil de l’Ordre peut être déférée au conseil national de l’Ordre par l’avocat
intéressé ou le procureur général. (Art. 60)

Les avocats peuvent être chargés par l’État de missions temporaires même rétribuées, à la
condition de ne faire pendant la durée de leur mission aucun acte de leur profession ni
directement ni indirectement. L’avocat qui accepte la mission en avise le conseil de l’Ordre
qui se prononce sur le point de savoir si l’intéressé peut être maintenu au tableau. Dans la
négative, il est donné à l’avocat un délai de quinze jours pour opter. S’il opte pour l’exercice
de la mission ou s’il garde le silence, il est omis du tableau, sauf recours devant le conseil
national de l’Ordre.
(Art. 62)

L’avocat investi d’un mandat de commissaire politique ou de commissaire du peuple ne peut


ni directement ni par l’intermédiaire d’un associé ou collaborateur, accomplir aucun acte de
sa profession, plaider ou consulter contre l’État, les sociétés paraétatiques, les collectivités ou
établissements publics. Il en est de même de celui qui est investi d’un mandat au sein d’une
collectivité publique en ce qui concerne les actions dirigées contre cette collectivité. (Art. 63)

Les modes d’exercices de la profession d’avocat

L’avocat peut exercer la profession soit à titre individuel, soit en groupe dans le cadre d’une
association, soit encore en qualité de collaborateur d’un autre avocat, ou groupe d’avocats.
(Art. 64)

L’exercice de la profession d’avocat s’exerce individuellement : c’est lorsqu’un avocat


accepte de donner une partie de son temps ou la totalité de son temps à un Cabinet
moyennant une rémunération par pourcentage ou par salaire le mois (Art. 65 alinéa 1)

L’exercice de la profession d’avocat s’exerce en groupe : c’est lorsque 2 ou 3 Cabinets se


retrouvent des provinces ou pays différents acceptant de collabore au nom de
l’internationalité de leurs Cabinets.

L’exercice de la profession d’avocat s’exerce en association : c’est le contrat par lequel deux
ou plusieurs avocats décident d’exercer en commun la profession soit au sein d’un même
cabinet, soit dans des cabinets différents, de mettre en commun et de partager les bénéfices et
les pertes. (Art. 65 alinéa 2)

L’exercice de la profession d’avocat s’exerce en collaboration : c’est lorsque quelques


avocats
se mettent ensemble, louent des locaux et se partagent les dépenses en tout égalité.

Les droits et des devoirs des avocats

Les avocats portent à l’audience la robe noire avec chausse garnie de fourrure de léopard et le
rabat blanc; ils ne peuvent y porter aucun insigne ni bijou marquant leur appartenance à un
Ordre national ou étranger ou à une institution de droit public ou privé. Ils sont appelés
«Maîtres». Ils plaident debout et découverts. (Art. 71)

[Date] 41
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les avocats peuvent correspondre avec leurs clients détenus et les voir sans témoins au lieu
où ils sont incarcérés; ils peuvent prendre connaissance au greffe, sans déplacement, de tous
les dossiers des affaires dans lesquelles ils représentent ou défendent une partie. (Art. 72)

Hors le cas où la loi exige un mandat spécial, les avocats sont présumés représenter les parties
lorsqu’ils sont porteurs des pièces de la procédure. Ils ont le droit d’assister au huis clos. (Art.
73)

Il est interdit aux avocats:

• • de se rendre cessionnaire de droits successoraux ou litigieux;


• • de faire avec les parties, en vue d’une rétribution, des conventions aléatoires,

subordonnées à l’issue du procès ;

• • de se livrer à des injures envers les parties ou à des personnalités envers leurs

défenseurs;

• • d’avancer aucun fait grave contre l’honneur ou la réputation des parties, à moins
que les

nécessités de la cause ne l’exigent;


• • de refuser ou de négliger la défense des prévenus et l’assistance aux parties dans le
cas où ils sont désignés;
• • de racoler la clientèle ou de rémunérer un intermédiaire dans ce but ;
• • d’user de tous moyens publicitaires, sauf ce qui est strictement nécessaire pour

l’information du public ;

• • d’accepter d’un intermédiaire la cause d’un tiers sans se mettre en rapport direct
avec

celui-ci ;

• • d’accepter de défendre tour à tour des intérêts opposés dans une même cause ;
• • de révéler les secrets qui leur sont confiés en raison de leur profession ou d’en tirer
eux-

mêmes un parti quelconque;

• • de faire état à l’audience d’une pièce non communiquée à l’adversaire ;


• • de faire toute démarche, d’avoir toute conduite susceptible de compromettre leur

indépendance ou leur moralité. (Art. 74)

[Date] 42
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les avocats doivent conduire jusqu’à leur terme les affaires dont ils s’occupent, sauf si le
client les en décharge. Ils ne peuvent abandonner une affaire qu’après avoir prévenu le client
en temps utile pour pourvoir à la défense de ses intérêts. (Art. 75)

L’avocat doit conduire chaque affaire avec célérité et compétence. Il engage sa responsabilité
personnelle au cas où les intérêts du client viendraient à être compromis à la suite d’une
négligence dans l’accomplissement des formalités de procédure. Les actions en
responsabilité, dirigées contre les avocats, sont exercées conformément au droit commun.
(Art. 76)

L’avocat est tenu de restituer, sans délai, les pièces ou sommes dont il est dépositaire, dès
qu’elles ne lui sont plus nécessaires pour la défense de la cause. Il peut, toutefois, exercer son
droit de rétention sur les pièces dues à ses diligences, jusqu’à ce qu’il en ait été honoré. (Art.
77)

L’avocat appelé à plaider devant une juridiction extérieure au ressort de son barreau est tenu
de se présenter au président de l’audience, à l’officier du Ministère public, au bâtonnier et au
confrère chargé des intérêts de la partie adverse. (Art. 78)

L’avocat donne sa consultation dans son cabinet ou dans le cabinet d’un confrère. Il ne peut
se rendre au domicile de ses clients qu’exceptionnellement, en cas d’urgence ou de nécessité.
(Art. 79)

L’avocat empêché d’exercer ses fonctions est provisoirement remplacé pour ce qui concerne
les actes de procédure, par un confrère du même barreau choisi par lui ou par le bâtonnier.

Lorsque l’empêchement est de nature telle qu’il ne peut assurer la plaidoirie, il en avise
aussitôt le client pour qu’il puisse pourvoir à son remplacement définitif. (Art. 80)

CHAP. LA MAGISTRATURE

Loi organique n° 06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats

a) Définition

b) Les conditions d’accès à la profession

Nul ne peut être nommé magistrat s’il ne réunit les conditions énumérées ci-après :

1. posséder la nationalité congolaise ;


2. être âgé d’au moins vingt et un ans accomplis et n’avoir pas dépassé l’âge de quarante
ans ;
3. jouir de la plénitude de ses droits civiques ;
4. jouir d’une parfaite moralité attestée par un certificat délivré par une autorité

administrative et par un extrait de casier judiciaire ;

5. posséder les aptitudes physiques et mentales attestées par un certificat médical daté de
moins de trois mois au dépôt du dossier au Secrétariat permanent du Conseil supérieur
de la magistrature ;

[Date] 43
LEAGUE POUR LA REUSSITE
6. être titulaire d’un diplôme de docteur ou de licencié en droit délivré par une université
nationale publique ou privée légalement agréée ou d’un diplôme délivré par une
université étrangère déclaré équivalent conformément à la législation congolaise sur
l’équivalence des diplômes ;
7. s’il s’agit d’une personne mariée, produire un extrait d’acte de mariage. (Art. 1)

c) Les conditions spécifiques à la profession

Le recrutement s’effectue sur concours. Il peut se faire sur titre lorsque le nombre de
candidats ne dépasse pas celui de postes à pourvoir. Tout recrutement est effectué à
l’initiative du Conseil supérieur de la magistrature et requiert une publicité préalable par voie
d’avis officiel dans tous les chefs-lieux des provinces, fixant un délai utile pour l’introduction
des candidatures.

Le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature organise la constitution et le


dépôt des dossiers ainsi que le déroulement des concours dans tous les chefs-lieux des
provinces. Ne sont retenus, à l’issue du concours, que les candidats ayant obtenu les points
au- dessus de la moyenne requise et classés en ordre utile eu égard au nombre de postes à
pourvoir. Les candidats non retenus mais ayant obtenu le minimum des points requis sont
portés sur une liste de réserve permettant leur nomination, par ordre de classement, au fur et à
mesure des vacances de postes, endéans trois ans. Aucun nouveau concours ne peut être
organisé avant l’épuisement de cette liste (Art. 2)

Sont dispensés du concours, les candidats ayant exercé comme Avocat durant au moins cinq
ans. (Art. 3)

Les candidats retenus sur base des articles 1, 2 et 3 ci-dessus sont, sur proposition du Conseil
supérieur de la magistrature, nommés Substituts du Procureur de la République, par le
Président de la République. Ils sont admis à l’école supérieure de la magistrature et soumis à
un stage de douze mois dont l’organisation est fixée par le Conseil supérieur de la
magistrature. A l’issue c’est un auteur de la justice dont la mission est de recherche les
infractions, de poursuivre les auteurs ainsi que de dire le Droit. de ce stage, un rapport ad hoc
est obligatoirement dressé par le Procureur de la République. (Art. 4)

Le magistrat n’entre en fonction qu’après avoir prêté verbalement ou par écrit, devant la
juridiction à laquelle il est affecté, le serment : « je jure de respecter la Constitution et les lois
de la République Démocratique du Congo et de remplir loyalement et fidèlement, avec
honneur et dignité, les fonctions qui me sont confiées ». (Art. 5)

Chaque magistrat est inscrit sous un numéro d’immatriculation personnel constitutif de


référence d’identification professionnelle dans un registre tenu au Secrétariat permanent du
Conseil supérieur de la magistrature. (Art. 6)

CHAP. LES GREFFIERS ET LES HUISSIERS a) Définition

Un greffier est conservateur des archives des Cours et Tribunaux et un huissier est celui qui
est chargé du service intérieur des Cours et Tribunaux et de la signification de tous les
exploits.

b) La mission

[Date] 44
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le greffier assiste le juge dans les actes et procès- verbaux de son ministère. Il les signe avec
lui. Si un acte, un arrêt ou un jugement ne peut être signé par .le greffier qui y a concouru, le
juge constate l'impossibilité Sur l'acte à signer et le signe seul. (Art. 37)

Le greffier garde les minutes, registres et tous les actes afférents à la juridiction près laquelle
il est établi. Il délivre les grosses, expéditions et extraits des arrêts ou jugements et
ordonnances, écrit ce qui est prononcé ou dicté par le juge et dresse acte de diverses
formalités dont l'accomplissement doit être constaté. (Art. 38)

En cas d'absence ou d'empêchement, le greffier est remplacé par un de ses adjoints ou, à
défaut, par toute personne majeure assumée par le juge. (Art. 39)

Les huissiers sont chargés du service intérieur des Cours et Tribunaux et de la signification de
tous les exploits. Le président de la juridiction désigne les huissiers parmi les agents de l'ordre
judiciaire mis à sa disposition. Les présidents des Tribunaux des Grandes instances et les
présidents des Tribunaux de paix peuvent désigner des huissiers suppléants parmi les agents
administratifs des services publics de leur ressort. Ces huissiers suppléants ne peuvent être
chargés du service intérieur des tribunaux. (Art. 40)

Qu’entendez-vous par les termes suivants :

La minute : c’est l’originale du jugement assorti des signatures des juges y compris de celle
du greffier audiencier. Il tient à noter que la minute est conservée par le greffier d’où elle ne
peut sortir du tribunal.

La grosse : c’est la photocopie certifie conforme à la minute. Elle répond à 3 exigences qui
sont les parties du jugement à savoir :

• • Le préambule : il est composé des noms des parties, de nombre de remise ainsi que
les raisons qui lui ont occasionné.
• • Le motif : c’est la partie ou le tribunal confronte les arguments des parties avant
d’annoncer sa décision.
• • Le dispositif : c’est la partie ou se trouve la décision finale du Tribunal.

Il tient à noter que la minute n’a pas de préambule tout simplement parce que c’est le greffier
qui ajoute le préambule et non le juge d’où elle sera compose que par du motif ainsi que du
dispositif tandis que dans la grosse elle répond au 3 parties du jugement dont la photocopie
certifie conforme à la minute.

L’exception c’est la photocopie certifie conforme à la grosse assorti de la formule exécutoire.

Le Droit proportionnel qui calcule en matière civile 6% et en matière commerciale 8%, c’est
un impôt en surplus accorde par le Tribunal

2ème PARTIE : LA COMPETENCE JUDICAIRE I. DEFINITION

Par définition la compétence judiciaire est le pouvoir où la capacité d’une autorité judiciaire
ou une institution judiciaire à poser un acte de poursuite ou un acte d’instruction (injonction).
On distingue deux types d’instruction à savoir :

[Date] 45
LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • L’instruction du Tribunal c’est le jugement ;
• • L’instruction du Parquet c’est enquête.

Le postulat est une action mais aussi c’est un principe régissant la compétence
judiciaire.

II. SORTES DES VARIABLES

La compétence est toujours d’attribution c-à-d on doit se réfère aux textes pour sanctionné.
On distingue 9 facteurs qui déterminent la compétence d’une juridiction et ces facteurs sont
autrement appelés variables à savoir :

1. La nature du litige

On fait voit à la nature de l’affaire tout comme en matière civile, en matière pénale ou en
matière administrative. En matière pénale la nature du litige est une infraction, c’est un conflit
qui oppose l’Etat représente par le Ministère public pour défenseur les intérêts de les Etats
contre un indilegent tandis qu’en matière civile c’est une affaire prive ou problèmes, c’est
conflit entre deux individus mais en matière administrative c’est un acte administratif qui peut
être prise du point de vue du contexte.

2. Le taux de la peine

Cette variation permet de déterminer la gravité de l’infraction.

3. La gravité de l’infraction

Cette variation permet de déterminer le taux de la peine.

4. Le montant de l’infraction

Cette variation permet de déterminer quelle juridiction saisir.

5. La situation de l’immeuble

Cette variation permet de déterminer l’endroit où se trouve le conflit.

6. La résidence du défendeur

Cette variation permet de déterminer l’endroit où résider le défendeur. En matière civile celui
qui saisit le juge c’est le demandeur et celui qui se défend devant le juge c’est le défendeur
tandis qu’en matière pénale celui qui saisit le juge c’est l’accuser et celui qui se défend devant
le juge c’est l’accusé.

7. Le lieu de commission de l’infraction

Cette variation permet de déterminer l’endroit où se dérouler ’infraction.

8. La résidence ou domicile du présumé auteur de l’infraction

[Date] 46
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Cette variation permet de déterminer où résider le présume auteur de l’infraction.

9. Le lieu de l’arrestation du présumé auteur de l’infraction

Cette variation permet de déterminer le lieu où se déroule l’arrestation le présume auteur de


l’infraction.

III. CATEGORIES DE COMPETENCE

On distingue trois sortes de compétence à savoir :

• • La compétence matérielle ou d’attribution (ratione materiae)


• • La compétence territoriale (ratione loci)
• • Compétence personnelle (ratione personnae)

Q/ Qu’entendez-vous par le litige de répression ?


R/ C’est une infraction que l’on retrouve en matière pénale.

LA COMPETENCE MATERIELLE DE LA JURIDICTION REPRESSIVE

1. En matière pénal

La gravité de l’infraction ; Le taux de la peine.

2. En matière civile

Le montant du litige
La succession libéralité : les personnes ; les biens et les obligations

3. En matière administrative

Au niveau de l’autorité de la décision contestée.

4. En matière constitutionnel

Voir l’article 160 de la constitution

a) Compétenceterritoriale(rationeloci)

En matière pénale

Le lieu de la commission de l’infraction ou de l’arrestation de l’infraction.

En matière civile

Le domicile du défendeur ou la situation de l’immeuble

En matière administrative

Le siège de l’autorité attaqué

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
En matière constitutionnel

Voir la constitution de la RDC

b) Compétencepersonnelle(rationepersonnae)

En matière pénale

L’accusé bénéficie du privilège de juridiction ; le militaire bénéfice du privilège juridiction vu


son grade.

En matière civile

Elle n’existe pas.

A.1. L’ordre judiciaire des juridictions ordinaires

N.B : Le taux de la peine détermine la compétence ou l’on tient compte de la gravité de


l’infraction ; l’amende est la plus faible peine tandis que la peine de mort est la plus grande
peine mais il tient à noter que entre la peine d’une amende et la peine de mort nous avons la
peine à temps et la peine à perpétuité.

a) LE TRIBUNAL DE PAIX

La compétence matérielle du Tribunal de paix

Les Tribunaux de paix connaissent des infractions punissables au maximum de cinq ans de
servitude pénale principale et d'une peine d'amende, quel que soit son taux, ou de l’un décès
peines seulement. (Art. 85)

La compétence territoriale des Tribunaux de paix

L’aptitude légale accordée à une institution de poser dans actes dans un domaine bien
détermine. Sont compétentes :

• • Le juge du lieu de la commission de l’infraction ;


• • La résidence ou le domicile du prévenu ;
• • Le lieu de l’arrestation du prévenu.

Lorsqu'un Tribunal de paix se déclare incompétent en raison du taux de la peine à appliquer,


le jugement n'est susceptible d'aucun recours. (Art. 86)

Les Tribunaux de paix peuvent prendre des mesures d'internement de tout individu tombant
sous l'application de la législation sur le vagabondage et la mendicité. (Art. 87)

Sans préjudice des dispositions de l'Art. 86 de la présente loi organique, les jugements rendus
par les Tribunaux de paix sont susceptibles d'opposition et d'appel. (Art. 88)

b) LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
La compétence matérielle du Tribunal des Grandes Instances

Les tribunaux de grande instance connaissent des infractions punissables de la peine de mort
et de celles punissables d'une peine excédant cinq ans de servitude pénale principale. (Art. 89
alinéa 1)

La compétence personnelle

Ils connaissent en premier ressort des infractions commises par les Conseillers urbains, les
Bourgmestres, les Chefs de secteur, les Chefs de chefferie et leurs adjoints ainsi que par les
Conseillers communaux, les Conseillers de secteur et les Conseillers de chefferie. (Art. 89
alinéa 2)

Sans préjudice des dispositions de l'Art. 86 de la présente loi organique, ils connaissent
également de l'appel des jugements rendus par les tribunaux de paix. (Art. 89 alinéa 3)

Les jugements rendus en premier ressort par les tribunaux de grande instance sont
susceptibles d'opposition et d'appel. (Art. 90)

La compétence territoriale du Tribunal des Grandes Instances

L’aptitude légale accordée à une institution de poser dans actes dans un domaine bien
détermine. Sont compétentes :

• • Le juge du lieu de la commission de l’infraction ;


• • La résidence ou le domicile du prévenu ;
• • Le lieu de l’arrestation du prévenu.

c) LA COUR D’APPEL

La compétence matérielle de la Cour d’Appel

Les Cours d'appel connaissent de l'appel des jugements rendus en premier ressort par les
tribunaux de grande instance et les tribunaux de commerce. (Art. 91)

Elles connaissent également, au premier degré :

1. du crime de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis par les
personnes relevant de leur compétence et de celle des tribunaux des grandes 'instances ;

La compétence personnelle de la Cour d’Appel

2. des infractions commises par les membres de l'Assemblée provinciale, les magistrats, les
Maires, les Maires adjoints, les Présidents des Conseils urbains et les fonctionnaires des
services publics de l'État et les dirigeants des établissements ou entreprise publique revêtus au
moins du grade de directeur ou du grade équivalent.

Lorsque le magistrat inculpé est un membre d'une Cour d'appel ou d'un Parquet général près
cette Cour, les infractions sont poursuivies devant la Cour dont le siège est le plus proche de
celui de la Cour au sein de laquelle ou près laquelle il exerce ses fonctions.

[Date] 49
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les arrêts rendus au premier degré par les Cours d'appel sont susceptibles d'opposition et
d'appel. (Art. 92)

La compétence territoriale de la Cour d’Appel

L’aptitude légale accordée à une institution de poser dans actes dans un domaine bien
détermine. Sont compétentes :

• • Le juge du lieu de la commission de l’infraction ;


• • La résidence ou le domicile du prévenu ;
• • Le lieu de l’arrestation du prévenu.

d) LA COUR DE CASSATION

La compétence personnelle de la Cour de cassation


La Cour de cassation connaît en premier et dernier ressort des infractions commises par :

1. les membres de l'Assemblée Nationale et du Sénat ;


2. les membres du Gouvernement autres que le Premier Ministre ;
3. les membres de la Cour constitutionnelle et ceux du Parquet près cette Cour ;
4. les membres de la Cour de Cassation et ceux du Parquet près cette Cour ;
5. les membres du Conseil d'État et ceux du Parquet près ce Conseil ;
6. les membres de la Cour des Comptes et ceux du Parquet près cette Cour ;
7. les Premiers Présidents des Cours d'appel et des Cours administratives d'appel ainsi
que

les Procureurs Généraux près ces Cours ;

8. les Gouverneurs, les Vice Gouverneurs de province et les Ministres provinciaux ainsi

que les Présidents des Assemblées provinciales. (Art. 93)

La Cour de cassation cannait aussi de l'appel des arrêts rendus au premier degré par les Cours
d'appel. (Art. 94)

La Cour de cassation connaît des pourvois pour violation des, traités internationaux dûment
ratifiés, de la loi ou de la coutume formés contre les arrêts et jugements rendus en dernier
ressort par les Cours et tribunaux civils et militaires de l'ordre judiciaire. (Art. 95)

La violation de la loi ou de la coutume comprend notamment :

1. l'incompétence ;
2. l'excès de pouvoirs des Cours et Tribunaux ;
3. la fausse application ou la fausse interprétation ;
4. la non-conformité aux lois ou à l'ordre public de la coutume dont il a été fait
application ;
5. la violation des formes substantielles ou prescrites à peine de nullité. (Art. 96)

[Date] 50
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Le pourvoi régulièrement formé contre le jugement définitif rendu sur le fond d'une
contestation s'étend à tous les jugements rendus dans les mêmes instances entre les mêmes
parties.

L'acquiescement d'une partie à un jugement la rend non recevable à se pourvoir en cassation


contre ce même jugement, sauf si l'ordre public est intéressé. (Art. 97)

La Cour de cassation connaît, en outre, des prises à partie, des demandes en révision, des
règlements de juges, des demandes en renvoi d'une Cour d'appel à une autre Cour d'appel ou
d'une juridiction du ressort d'une Cour d'appel à une juridiction du même rang du ressort d'une
autre Cour d'appel, des renvois ordonnés après une deuxième cassation par la Cour de
cassation et du' renvoi ordonné après cassation sur injonction du Ministre ayant la Justice
dans ses attributions. (Art. 98)

A.1. L’ordre judiciaire des juridictions spécialisées COURS ET TRIBUNAUX MILITAIRES

A. LA COMPETENCE MATERIELLE

Les juridictions militaires connaissent, sur le territoire de la République, des infractions


d’ordre militaire punies en application des dispositions du Code Pénal Militaire. Elles
connaissent également des infractions de toute nature commises par des militaires et punies
conformément aux dispositions du Code Pénal ordinaire. Elles sont compétentes pour
interpréter les actes administratifs, réglementaires ou individuels et pour en apprécier la
légalité lorsque, de cet examen, dépend la solution du procès pénal qui leur est soumis. Elles
sont incompétentes pour statuer sur la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de
loi. Les exceptions soulevées à cet effet sont portées devant la Cour Suprême de Justice qui
statue, toutes affaires cessantes, en tant que Cour Constitutionnelle. Les recours pour violation
des dispositions constitutionnelles par les juridictions militaires sont portés devant la Cour
Suprême de Justice agissants comme Cour Constitutionnelle. (Art. 76)

L’action pour la réparation du dommage causé par une infraction relevant de la compétence
de la juridiction militaire peut être poursuivie par la partie lésée en se constituant partie civile
en même temps et devant le même juge que l’action publique. Il en est de même des
demandes en dommages-intérêts formées par le prévenu contre la partie civile ou contre les
co-prévenus. Les restitutions des objets s’opèrent suivant le droit commun. (Art. 77)

Les Cours et Tribunaux Militaires ne connaissent pas de l’action disciplinaire. Les fautes
disciplinaires sont laissées à la répression de l’autorité militaire, conformément aux textes
légaux prévus à cet effet. (Art. 78)

Lorsque le Code Pénal Militaire définit ou réprime des infractions imputables à des
justiciables étrangers à l’armée, les juridictions militaires sont compétentes à l’égard de
l’auteur, du co- auteur ou du complice, sauf dérogation particulière. (Art. 79)

Les juridictions militaires sont compétentes pour connaître des infractions commises, depuis
l’ouverture des hostilités, par les nationaux ou par les agents au service de l’administration ou
des intérêts ennemis, sur le territoire de la République ou dans toute zone d’opération de
guerre:

• • soit à l’encontre d’un national ou d’un protégé congolais ;

[Date] 51
LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • soit au préjudice des biens de toutes les personnes visées ci-dessus et de toutes les

personnes morales congolaises lorsque ces infractions, même accomplies à l’occasion


ou sous le prétexte du temps de guerre, ne sont pas justifiées par les lois et coutumes
de guerre. (Art. 80)

Lorsqu’un subordonné est poursuivi comme auteur principal de l’une des infractions
prévues à l’article 80 et que ses supérieurs hiérarchiques ne peuvent être poursuivis
comme coauteurs, ils

sont considérés comme complices dans la mesure où ils ont organisé ou toléré les agissements
criminels de leur subordonné. (Art. 81)

a) LA HAUTE COUR MILITAIRE

La Haute Cour Militaire connaît, en premier et dernier ressort, des infractions de toute nature
commises par les personnes énumérées à l’article 120 du présent Code. (Art. 82)

La Haute Cour Militaire connaît également de l’appel des arrêts rendus au premier degré par
les Cours Militaires. Les arrêts de la Haute Cour Militaire ne sont susceptibles que
d’opposition, conformément à la procédure du droit commun. Toutefois, les recours pour
violation des dispositions constitutionnelles par la Haute Cour Militaire sont portés devant la
Cour Suprême de Justice siégeant comme Cour Constitutionnelle. La Haute Cour Militaire
peut, à la requête de l’Auditeur Général des Forces Armées ou des parties, rectifier les erreurs
matérielles de ses arrêts ou en donner interprétation, les parties entendues. (Art. 83)

b) LESCOURSMILITAIRES

Les Cours Militaires connaissent, au premier degré, des infractions commises par les
personnes énumérées à l’article 121 ci-dessous. Elles connaissent également de l’appel des
jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux Militaires de Garnison. (Art. 84)

Les arrêts rendus par les Cours Militaires au premier degré sont susceptibles d’opposition et
d’appel. (Art. 85)

c) LES COURS MILITAIRES OPERATIONNELLES

Les Cours Militaires Opérationnelles connaissent des infractions de toute nature commises
par des justiciables des juridictions militaires. (Art. 86)

Les arrêts rendus par les Cours Militaires Opérationnelles ne sont susceptibles d’aucun
recours. (Art. 87)

d) LES TRIBUNAUX MILITAIRES DE GARNISON

Les Tribunaux Militaires de Garnison connaissent des infractions punissables de la peine de


mort et de celles punissables d’une peine supérieure à un an commises par des personnes
déterminées à l’article 122 alinéa 1er ci-dessous. Ils connaissent en outre de l’appel des
jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux Militaires de Police. (Art. 88)

[Date] 52
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux Militaires de Garnison sont
susceptibles d’opposition et d’appel. (Art. 89)

e) LES TRIBUNAUX MILITAIRES DE POLICE

Les Tribunaux Militaires de Police connaissent des infractions punissables de un an de


servitude pénale, au maximum, commises par des personnes déterminées à l’article 122 alinéa
2 ci- dessous. Ils sont également compétents à l’égard d’autres infractions lorsque, à raison
des circonstances, l’auditeur militaire estime que la peine à prononcer ne doit pas dépasser un
an de servitude pénale, une amende et la privation de grade. (Art. 90)

Les jugements rendus par les Tribunaux Militaires de Police sont susceptibles d’opposition et
d’appel. (Art. 91)

B. LA COMPETENCE TERRITORIALE

Pour l’application de la loi pénale congolaise dans l’espace, le territoire de la République


inclut les espaces maritime et aérien qui lui sont liés. (Art. 96)

Est réputée commise sur le territoire de la République, toute infraction dont un acte
caractérisant l’un des éléments constitutifs a été accompli en République Démocratique du
Congo. (Art. 97)

Sont compétentes la juridiction militaire du lieu où l’une des infractions a été commise et
celle du lieu où le prévenu aura été trouvé. Le prévenu qui est poursuivi du chef d’infractions
commises en deux ou plusieurs lieux différents est renvoyé devant une seule juridiction. Si
l’une d’elles est saisie, l’autre ne peut plus juger cette affaire. Lorsque deux ou plusieurs
juridictions de même rang, compétentes territorialement, se trouvent saisies des mêmes faits,
celle saisie la première est préférée aux autres. (Art. 98)

La loi pénale congolaise est applicable aux infractions commises à bord des navires battant
pavillon congolais, ou à l’encontre de tels navires, en quelque lieu qu’ils se trouvent. Elle est
également applicable aux infractions commises à bord des aéronefs immatriculés en
République Démocratique du Congo, ou à l’encontre de tels aéronefs en quelque lieu qu’ils se
trouvent. (Art. 99)

Les juridictions militaires sont compétentes à l’égard de quiconque s’est rendu auteur, co-
auteur ou complice des faits de leur compétence commis à l’étranger. (Art. 100)

Lorsqu’un officier justiciable de la Haute Cour Militaire est poursuivi en même temps qu’un
justiciable d’une juridiction inférieure pour des infractions connexes commises en des lieux
différents, ils sont tous jugés par la Haute Cour Militaire. (Art. 101)

La Haute Cour Militaire peut, pour cause de sûreté ou de suspicion légitime, renvoyer la
connaissance d’une affaire d’une Cour Militaire à une autre. La Cour Militaire peut, pour les
mêmes raisons, renvoyer la connaissance d’une affaire d’un Tribunal Militaire de Garnison à
un autre de son ressort. (Art. 102)

Le Tribunal Militaire de Garnison peut, pour les mêmes raisons, renvoyer la connaissance
d’une affaire d’un Tribunal Militaire de Police à un autre de son ressort. (Art. 103)

[Date] 53
LEAGUE POUR LA REUSSITE
C. LA COMPETENCE PERSONNELLE

La compétence personnelle des juridictions militaires est déterminée par la qualité et le grade
que porte le justiciable au moment de la commission des faits incriminés ou au moment de sa
comparution. (Art. 104)

Lorsqu’il y a pluralité de grades ou de rangs différents, il est tenu compte du grade et du rang
les plus élevés. (Art. 105)

Sont justiciables des juridictions militaires, les militaires des Forces Armées Congolaises et
assimilés. Par assimilés, il faut entendre les membres de la Police Nationale et les bâtisseurs
de la Nation pour les faits commis pendant la formation ou à l’occasion de l’exercice de leurs
fonctions au sein du Service National. (Art. 106)

Sont considérés comme militaires, au sens du présent Code, tous ceux qui font partie des
Forces Armées :

1. les officiers, sous-officiers et hommes du rang ;


2. ceux qui sont incorporés en vertu d’obligations légales ou d’engagements volontaires
et

qui sont au service actif, sans qu’il soit, en outre, établi qu’ils ont reçu lecture des lois

militaires. Il en est de même quand, avant d’être incorporés, ils sont placés à titre militaire
dans un hôpital, un établissement pénitentiaire ou sous la garde de la force publique, ou sont
mis en subsistance dans une unité ;

3. les réformés, les disponibles et les réservistes même assimilés, appelés ou rappelés au
service, depuis leur réunion en détachement pour rejoindre, ou s’ils rejoignent
isolément, depuis leur arrivée, jusqu’au jour inclus où ils sont renvoyés dans leurs
foyers;
4. les militaires en congé illimité sont réputés en service actif. (Art. 107)

Les personnes non revêtues de la qualité de militaire, employées dans un établissement ou


dans un service de l’armée ou dépendant du Ministère de la Défense sont justiciables des
juridictions militaires pour des infractions commises au sein de l’armée ou dans l’exercice ou
à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. Il en est de même des personnes employées dans
un établissement ou dans un service dépendant de la Police Nationale ou du Service National.
(Art. 108)

Les militaires en congé illimité sont soumis aux lois pénales militaires pour les infractions de
:

• • La trahison ;
• • L’espionnage ;
• • La participation à une révolte prévue par le Code Pénal Militaire ;
• • Les violences et outrages envers un supérieur qu’ils ont connu dans l’armée ;
• • Les violences et outrages envers une sentinelle qu’ils ont connue dans l’armée;
• • Le détournement ou soustraction frauduleuse d’objets quelconques affectés au
service

[Date] 54
LEAGUE POUR LA REUSSITE
de l’armée ou appartenant soit à l’Etat, soit à des militaires et assimilés;

• • Le pillage.

Les militaires en congé illimité sont soumis aux dispositions des lois militaires
concernant la destitution et la dégradation militaire. (Art. 109)

Est justiciable des juridictions militaires, celui qui, dans les cinq années qui suivent la
date à laquelle les lois militaires ont cessé de lui être applicables, commet contre l’un
de ses anciens supérieurs ou contre tout autre supérieur hiérarchique, en raison des
relations de service qu’ils ont eues, l’une des infractions de voies de fait et d’outrage
envers un supérieur prévues et punies par le Code Pénal Militaire, de violences ou
meurtre contre ce supérieur ainsi que les infractions prévues par les articles 67 à 70 et
74 à 78 du Code Pénal ordinaire. (Art. 110)

Les juridictions militaires sont compétentes à l’égard de tous ceux qui, ayant
appartenu aux anciennes armées, fractions rebelles, bandes insurrectionnelles ou
milices armées, se rendent coupables des infractions de :

• • trahison ;
• • espionnage ;
• • participation à une révolte prévue par le Code Pénal Militaire
• • violences et outrages envers un supérieur qu’ils ont connu dans l’armée ou envers
une sentinelle ;
• • participation à une désertion avec complot commise par des militaires ;
• • détournement ou soustraction frauduleuse d’objets quelconques affectés au service
de l’armée ou appartenant soit à l’Etat, soit à des militaires ;
• • pillage.

Elles sont en outre compétentes à l’endroit de ceux qui, sans être militaires, commettent des
infractions au moyen d’armes de guerre. (Art. 111)

Sont également justiciables des juridictions militaires :

1. Ceux qui sont portés présents, à quelque titre que ce soit, sur le rôle d’équipage d’un
navire ou embarcation de la force navale, de la Police, du Service National ou le
manifeste d’un aéronef militaire, de la Police ou du Service National ;
2. Ceux qui, sans être liés légalement ou contractuellement aux Forces Armées, sont
portés sur les rôles et accomplissent du service ;
3. Les exclus de l’armée, ou de la Police, pour les infractions prévues à l’article 111 ;
4. Les élèves des écoles militaires ;
5. Les prisonniers de guerre ;
6. les membres des bandes insurrectionnelles ;
7. ceux qui, même étrangers à l’armée, provoquent, engagent ou assistent un ou plusieurs
militaires, ou assimilés, à commettre une infraction à la loi ou au règlement militaires.
Il en est de même de tous ceux qui commettent des infractions dirigées contre l’armée,
la Police Nationale, le Service National, leur matériel, leurs établissements ou au sein
de l’armée, de la Police Nationale ou du Service National;

[Date] 55
LEAGUE POUR LA REUSSITE
8. Les personnes à la suite de l’armée ou de la Police Nationale Par « personne à la suite
de l’armée ou de la Police National », il faut entendre tout individu qui est autorisé à
accompagner une unité de l’armée ou de la Police Nationale. (Art. 112)

Sont assimilés aux établissements militaires toutes installations, définitives ou temporaires,


utilisées par les Forces Armées, les navires ou embarcations de la force navale et les aéronefs
militaires, en quelque lieu qu’ils se trouvent. Il en est de même des installations, embarcations
et autres aéronefs de la Police Nationale et du Service National. (Art. 113)

Les juridictions militaires sont incompétentes à l’égard des personnes âgées de moins de dix-
huit ans. (Art. 114)

Les juridictions de droit commun sont compétentes dès lors que l’un des coauteurs ou
complices n’est pas justiciable des juridictions militaires, sauf pendant la guerre ou dans la
zone opérationnelle, sous l’état de siège ou d’urgence, ou lorsque le justiciable civil concerné
est poursuivi comme coauteur ou complice d’infraction militaire. (Art. 115)

Si le magistrat instructeur militaire estime qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la personne
justiciable de la juridiction ordinaire, mais décide qu’il y a lieu de poursuivre la personne
justiciable de la juridiction militaire, il renvoie celle-ci devant la juridiction militaire. (Art.
116)

Lorsque la juridiction ordinaire est appelée à juger une personne justiciable de la juridiction
militaire, elle lui applique le Code Pénal Militaire. Le président de la juridiction civile
compétente peut requérir les services d’un juge militaire, magistrat de carrière, pour faire
partie du siège. De même, lorsque les Cours et Tribunaux Militaires sont appelés à juger des
personnes qui ne sont pas justiciables des juridictions militaires, conformément au présent
Code, le président de la juridiction militaire compétente peut requérir les services d’un juge
civil pour faire partie du siège. (Art. 117)

La juridiction ordinaire peut juger sans désemparer, et dans les limites du droit commun,
après l’avoir toutefois pourvue d’un défenseur d’office, lorsqu’elle n’en aura pas choisi, la
personne justiciable de la juridiction militaire ayant commis une infraction aux lois ordinaires
à l’audience de la juridiction civile, ou la renvoyer devant l’Auditeur Militaire compétent.
(Art.118)

En cas d’infraction continue s’étendant d’une part sur une période où le justiciable relevait de
la juridiction de droit commun et, d’autre part, sur une période pendant laquelle il relève de la
juridiction militaire ou vice-versa, la juridiction militaire est compétente. (Art. 119)

LE TRIBUNAL DE TRAVAIL

LA COMPETENCE DES TRIBUNAUX DE TRAVAIL

Les Tribunaux du Travail connaissent des litiges individuels survenus entre le travailleur et
son employeur dans ou à l’occasion du contrat de travail, des conventions collectives ou de la
législation et de la réglementation du travail et de la prévoyance sociale. (Art. 15)

Les Tribunaux du Travail connaissent aussi des conflits collectifs de travail, à savoir, les
conflits survenus entre un ou plusieurs employeurs d’une part et un certain nombre de

[Date] 56
LEAGUE POUR LA REUSSITE
membres de leur personnel d’autre part, au sujet des conditions de travail lorsqu’ils sont de
nature à compromettre la bonne marche de l’Entreprise ou la paix sociale. (Art. 16)

Le Tribunal du lieu du travail est le seul compétent sauf dérogation intervenue à la suite
d’accords internationaux. Néanmoins, lorsque par force majeure ou par le fait de l’employeur,
le travailleur se retrouve au lieu d’engagement ou au siège de l’entreprise, le Tribunal du
Travail de ce lieu devient compétent. (Art. 17)

Lorsqu’un conflit collectif de travail affecte un ou plusieurs établissements situés dans


plusieurs Districts d’une même province, le Tribunal du Travail compétent est celui du Chef-
lieu de la province. Lorsqu’un conflit collectif de travail affecte plusieurs établissements
d’une même entreprise ou plusieurs entreprises situés dans plusieurs provinces, le Tribunal de
Travail compétent est celui de Kinshasa/Gombe. (Art. 18)

En toute cause, les Juges-assesseurs doivent être étrangers à l’entreprise ou aux entreprises
affectées par le litige individuel ou par le conflit collectif de travail. (Art.19)

Les jugements rendus par les Tribunaux du Travail sont susceptibles d’opposition et d’appel
dans les mêmes conditions qu’en matière civile. L‘opposition est faite devant la juridiction
qui a rendu le jugement par défaut. L’appel est relevé devant la Cour d’Appel. Toutefois, en
cas de force majeure dûment justifiée, l’appel peut être formé au greffe de la juridiction qui a
rendu le jugement. Le Greffier en avise immédiatement le Greffier de la juridiction d’appel.
(Art. 20)

Les Tribunaux du Travail connaissent de l’exécution de toutes les décisions rendues en


matière du travail. (Art. 21)

Les contestations élevées sur l’exécution des jugements en matière du travail sont portées
devant le Tribunal du Travail du lieu où l’exécution se poursuit. (Art. 22)

Les Tribunaux du Travail connaissent de l’interprétation et de rectification de toutes décisions


rendues par eux. (Art. 23)

Les décisions des juridictions étrangères prises en matière du travail sont rendues exécutoires
en République Démocratique du Congo par les Tribunaux du Travail si elles réunissent les
conditions prévues à l’article 117 du code de l’organisation et de la compétence judiciaires.
(Art. 24)

LE TRIBUNAL DE COMMERCE
LA COMPETENCE DES TRIBUNAUX DE COMMERCE Le Tribunal de Commerce
connaît en matière de droit privé:

1. des contestations relatives aux engagements et transactions entre commerçants ;


2. des contestations entre associés, pour raisons de société de commerce;
3. des contestations entre toutes personnes relatives aux actes de commerce, en ce
compris les actes relatifs aux sociétés commerciales, aux fonds de commerce, à la
concurrence commerciale et aux opérations de bourse ;
4. des actes mixtes si le défendeur est commerçant;
5. des litiges complexes comprenant plusieurs défendeurs dont l'un est soit caution, soit
signataire d'un chèque bancaire, d'une lettre de change ou d'un billet à ordre ;

[Date] 57
LEAGUE POUR LA REUSSITE
6. des litiges relatifs au contrat de société ;
7. des faillites et concordats judiciaires.

Il connaît, en matière de droit pénal, des infractions à la législation économique et


commerciale, quel que soit le taux de la peine ou la hauteur de l'amende. (Art. 17)

Sont réputées non écrites les clauses des contrats conclus entre commerçants, entre non
commerçants, entre commerçants et non commerçants attribuant la compétence à un tribunal
de commerce en dehors des matières énumérées ci-dessus. (Art. 18)

LE TRIBUNAL POUR ENFANTS

LA COMPETENCE DES TRIBUNAUX POUR ENFANTS

Le tribunal pour enfants n'est compétent qu'à l'égard des personnes âgées de moins de 18 ans.
(Art. 94)

L'enfant âgé de moins de 14 ans bénéficie, en matière pénale, d'une présomption irréfragable
d'irresponsabilité. (Art. 95)

Lorsque l'enfant déféré devant le juge a moins de 14 ans, celui-ci le relaxe comme ayant agi
sans discernement et ce, sans préjudice de la réparation du dommage causé à la victime. Dans
ce cas, le juge confie l'enfant à un assistant social et/ou un psychologue qui prend des mesures
d'accompagnement visant la sauvegarde de l'ordre public et la sécurité de l'enfant et tenant
compte de la réparation du préjudice causé. Ces mesures consistent notamment dans
l'accompagnement psychosocial et le placement dans une famille d'accueil ou une institution
privée agréée à caractère social autre que celle accueillant des enfants en situation difficile.
(Art. 96)

Un enfant de moins de 14 ans ne peut être placé dans un établissement de garde provisoire, ni
dans un établissement de garde, d'éducation ou de rééducation de l'Etat. (Art. 97)

Est pris en considération, l'âge au moment de la commission des faits. (Art. 98)

Le tribunal pour enfants est seul compétent pour connaître des matières dans lesquelles se
trouve impliquer l'enfant en conflit avec la loi. Il connaît également des matières se rapportant
à l'identité, la capacité, la filiation, l'adoption et la parenté telles que prévues par la 101. (Art.
99)

Dans les matières prévues à l'alinéa 2 de l'article 99 de la présente loi, les décisions sont prises
conformément aux règles de la procédure civile. (Art. 100)

Est territorialement compétent, le tribunal de la résidence habituelle de l'enfant, de ses parents


ou tuteur, du lieu des faits, du lieu où l'enfant aura été trouvé, ou du lieu où il a été placé, à
titre provisoire ou définitif. (Art. 101)

A.1. L’ordre administratif des juridictions ordinaire

Réf. à la loi organique n°16-027 portant organisation, fonctionnement et compétence de


l’ordre administratif.

[Date] 58
LEAGUE POUR LA REUSSITE
A.2. L’ordre administratif des juridictions spécialisées

La cour des comptes

Voir la loi organique n°18/024 du 13 Novembre 2013 portant composition, organisation et


fonctionnement de la cour des comptes.

Les juridictions disciplinaires des administrations publiques

Il existe différente loi pour les juridictions dis linaires de l’ordre professionnel en voici une, l’

Les juridictions disciplinaires de l’ordre professionnel

Il existe différente loi pour les juridictions dis linaires de l’ordre professionnel en voici
quelqu’un

• • La loi n°16/015 portant création, organisation et fonctionnement de l’ordre des


infirmiers en RDC ;
• • La loi 026-92 du 20 Août 1992 portant organisation de la profession d’avocat ;
• • Ordonnance-Loi 79-028 du 28 septembre 1979 portant organisation du barreau, du
corps des défenseurs judiciaires et du corps des mandataires de l’État.

A. L’ordre constitutionnel

LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Les compétences de la Cour résultent des dispositions des articles 74, 76, 99, 128,
139, 145, 160, 161, 162, 163, 164, 167 alinéa 1er et 216 de la Constitution. (Art. 42 de
la loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement
de la Cour Constitutionnelle)

La compétence matérielle de la Cour Constitutionnelle

La compétence de la Cour constitutionnelle en matière pénale est exceptionnelle. A


titre, elle est compétente pour juger le chef de l’Etat et le 1er ministre (Art 164 de la
constitution) pour les infractions politique suivants :

• Haute trahison (Art. 165 de la constitution)

La haute trahison consiste dans le fait pour le Président de la République de violer


intentionnellement la constitution ou lorsque lui ou le 1er ministre sont reconnus auteurs, co-
auteurs ou complices de violation grave et caractérisées des ajouter de l’homme, de cession
d’une partie du territoire nationale. Ainsi s’ajoute les définitions particulières de cette
infraction contenue dans les articles 7 et 63 de la constitution. L’article 7 concerne
l’institution d’un par ordonnance 82-031 du 19 mars 1982 portant règlement d'administration
relatif au régime disciplinaire et aux voies de recours du personnel de carrière des services
publics de l'État. Unique et l’article 63 parle sur la sauvegarde de l’unité de la République et
l’intégrité de son territoire.

[Date] 59
LEAGUE POUR LA REUSSITE
• Outrage au parlement (Art. 166 de la constitution)

L’outrage au parlement est établit lorsque sur les questions posées par l’une ou l’autre
chambre du parlement sur l’activité gouvernementale, le premier ministre ne fournit aucune
réponse dans un délai de 30 jours.

• Atteinte à l’honneur ou la probité (Art. 167 de la constitution)

L’atteinte à l’honneur ou la probité est établie lorsque le comportement personnel, le


Président de la République ou le premier ministre est reconnu auteur, co-auteur ou complice
de malversation, de corruption ou d’enrichissement illicite.

• Le délit d’initié (Art. 168 de la constitution) et pour les autres infractions de Droit commun
commises dans l’exercice de leurs fonctions. (Art. 169)

La compétence personnelle de la Cour constitutionnelle

Le délit d’initié se conçoit lorsque le Président de la République ou le Premier ministre


effectue des opérations sur base des valeurs immobilières ou sur des marchandises à l’égard
desquelles il possède des informations privilégies et dont il tire profit avant que ces
informations soient connues du public. Cette infraction englobe l’achat ou la vente d’actions
fondées sur les resongent qui ne seraient jamais divulgue aux actionnaires.

La compétence territoriale de la Cour constitutionnelle Sont compétents :

• • Le juge du lieu de la commission de l’infraction ;


• • La résidence ou le domicile du prévenu ;
• • Le lieu de l’arrestation du prévenu.

Q/ donnez la différence entre l’arrêt et le jugement ?

R/ L’arrêt est une décision judiciaire donné par une juridiction supérieure notamment
la Cour tandis que le jugement est une décision judiciaire donné par une juridiction
inferieure notamment le Tribunal.

Q/ Dans quel cas une juridiction ayant la compétence matérielle ainsi que la
compétence territoriale tel dans le cas sur le vol ?

R/ Cela concerne la compétence matérielle du Tribunal de paix et sur sa compétence


territoriale c’est au Tribunal de paix qui déterminera.

Q/ Lorsqu’une personne habite Gombe commet une infraction à Ngaliema et a pour


domicile Bandal quel Tribunal sera-t-il saisi ?

R/ A l’issue de question l’Art. 105 de la loi organique n°13/011 du 11 Avril 2013


portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre
judicaire. Et s’il s’avère qu’on n’a eu à saisir deux tribunaux le même jour alors on
tiendra compte du temps (heure, minute, seconde).

[Date] 60
LEAGUE POUR LA REUSSITE
LA COMPETENCE CIVILE DES COURS ET TRIBUNAUX A.1 L’ordre judiciaire des
juridictions ordinaires
LA COMPETENCE MATERIELLE

a) LE TRIBUNAUX DE PAIX

Les Tribunaux de paix connaissent de toute contestation portant sur le droit de la famille, les
successions, les libéralités et les conflits fonciers collectifs ou individuels régis par la
coutume. Ils connaissent de toutes les autres contestations susceptibles d'évaluation pour
autant que leur valeur ne dépasse pas deux millions cinq cent mille francs congolais. Ils
connaissent également de l'exécution des actes authentiques. (Art. 110)

Quelle que soit la valeur du litige, les Présidents des tribunaux de paix, ou, à défaut, les
Présidents .des tribunaux de grande instance, là où les tribunaux de paix ne sont pas installés,
peuvent autoriser la saisie-arrêt et les saisies conservatoires en matière civile ou commerciale.
(Art. 111)

b) LES TRIBUNAUX DE GRANDE INSTANCE

Les tribunaux de grande instance connaissent de toutes les contestations qui ne sont pas de la
compétence des tribunaux de paix. Toutefois, saisi d'une action de la compétence des
tribunaux de paix, le Tribunal de grande instance statue au fond et en dernier ressort si le
défendeur fait acter son accord exprès par le greffier. (Art. 112)

Les tribunaux de grande instance connaissent de l'exécution de toutes décisions de justice, à


l'exception de celle des jugements des tribunaux de paix qui relève de la compétence de ces
derniers. Ils connaissent de l'exécution des autres actes authentiques (Art. 113)

Les tribunaux de grande instance connaissent de l'appel des jugements rendus en premier
ressort par les tribunaux de paix. (Art. 114)

c) LA COUR D'APPEL

Les Cours d'appel connaissent de l'appel des jugements rendus en premier ressort par les
tribunaux de grande instance, les tribunaux de commerce et les tribunaux du travail. (Art.
115)

d) LA COUR DE CASSATION

La Cour de cassation connaît des pourvois en cassation pour violation des traités
internationaux dûment ratifiés, des lois et de la coutume contre les arrêts et jugements rendus
en dernier ressort par les juridictions de l'ordre judiciaire en matières civile, commerciale et
sociale. Les dispositions de l'Art. 96 de la présente loi organique s'appliquent mutatis
mutandis en matière civile. (Art. 116)

A.2 L’ordre judiciaire des juridictions spécialisées


LA COMPETENCE DES JURIDICTIONS MILITAIRES La compétence matérielle

Les juridictions Militaires connaissent sur le territoire de la république, des infractions d’ordre
militaire punies en application des dispositions du code pénal militaire ainsi que des

[Date] 61
LEAGUE POUR LA REUSSITE
infractions de toute natures commis par les militaires et punies conformément aux
dispositions du code pénal ordinaire. Elles interprètent les actes administratifs, règlementaires
ou individuels pour apprécier la légalité lorsque, de cet examen, dépend de la solution pénale
qui leur est soumis. Les juridictions militaires connaissent des actions en réparation du
dommage causé par une infraction et en même temps que l’action publique devant le même
juge.

a) LA HAUTE COUR MILITAIRE

La haute cour militaire connait des demandes en révision, des prises à partie et des règlements
de juges. En plus de ses compétences matérielles et personnelles, la haute cour militaire
connait de l’appel des arrêts rendus au premier degré par les Cours Militaires.

La loi organique n°13/011-B du 11 Avril 2013 portant organisation, fonctionnement et


compétence de juridictions de l’ordre judiciaire a abrogé les articles 123, 125, 127, 280 à 301
du code judiciaire militaire aux travers desquels la Haute Cour Militaire exerçait les
compétences spéciales liées aux recours en annulation pour violation de la loi formés contre
les arrêts et jugements rendus en dernier ressort par les Cours et Tribunaux Militaires,
lesquelles compétences sont exercées, désormais par la Cour de cassation.

b) LESCOURSMILITAIRES

Les Cours militaires en plus de leur compétence personnelle connaissent également des appels
des jugements rendus en premier ressort par les Tribunaux Militaires de Garnison.

c) LES TRIBUNAUX MILITAIRES DE GARNISON

Les Tribunaux Militaires de Garnison connaissent des infractions punissables de la peine


supérieure à un an jusqu’à la peine de mort. Ils connaissent en outre de l’appel des jugements
rendus en premier ressort par les tribunaux militaires de police.

d) LES TRIBUNAUX MILITAIRES DE POLICE

Les Tribunaux Militaires de Police sont compétents pour connaitre des infractions commises
par les militaires des Forces des Armées Congolaises, ou assimiles d’un grade inférieur à
celui du Major, que la loi punit d’une peine de servitude d’un an au maximum.

II. En matière communes des cours et tribunaux militaires

Les arrêts et jugements rendus par la haute cour militaire, par les cours militaires, par les
tribunaux militaires de garnison et de police sont susceptibles d’opposition. Cependant, les
arrêts rendus par les cours militaires opérationnelles ne sont susceptibles d’aucun recours.

La compétence territoriale

Généralité

Les juridictions militaires sont compétentes pour les infractions dont un acte caractérisant l’un
des éléments constitutifs a été accompli sur le territoire de la République Démocratique du
Congo et dans les espaces maritimes et aériens qui sont liés.

[Date] 62
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La compétence territoriale de chaque juridiction Militaire est détermines suivant le lieu où
l’une des infractions a été commise et celle du lieu où le prévenu aura été trouvé. Les
infractions commises à bord des navires battant pavillon congolais ou aéronefs immatricules
en République Démocratique du Congo sont soumises aux lois pénales congolaises. Il en est
de même des infractions commises à l’encontre de ces navires ou aéronefs. Les juridictions
militaires sont

compétentes à l’égard de quiconque s’est rendu auteur, coauteur ou complice des faits de leur
compétence commis à l’étranger.

La Haute Cour Militaire, les Cours Militaires, les Tribunaux militaires de Garnison et des
Tribunaux Militaires de Police

La compétence territoriale de la Haute Cour Militaire constitue tout le territoire de la


République. La compétence territoriale des Cours Militaires s’étend sur le ressort de chaque
province et dans la ville de Kinshasa. La compétence territoriale des Tribunaux Militaires de
garnison s’étend dans le ressort d’un district, d’une Garnison ou d’une base militaire. Le
Tribunal Militaire de Police a pour compétence territoriale le ressort du Tribunal Militaire de
Garnison.

Les Cours Militaires Opérationnels

Les Cours Militaires Opérationnels n’ont pas de limite de compétence territoriale, toutefois, la
zone opérationnelle correspond au ressort territorial d’une Cour Militaire Opérationnelle.

A.1 L’ordre administratif des juridictions ordinaires LA COMPETENCE EN MATIERE


CONSULTATIVE

a) LE CONSEIL D’ÉTAT

La section consultative du Conseil d’État est compétente pour donner des avis motivés sur la
régularité juridique de tout projet ou de toute proposition d’acte législatif, règlement ou
décision dont elle est saisie par les autorités du pouvoir central ainsi que par celles des
organismes placés sous leur tutelle. Elle se prononce sur les difficultés d’interprétation des
textes juridiques. (Art. 82)

La section consultative donne des avis motivés sur la légalité ou sur la constitutionnalité des
dispositions des textes sur lesquelles elle est consultée et, s’il y a lieu, sur la pertinence des
moyens juridiques retenus pour atteindre les objectifs que les autorités administratives
centrales se sont assignés, en tenant compte des contraintes inhérentes à l’action
administrative. (Art. 83)

La section consultative répond aux questions qui soulèvent une difficulté d’interprétation des
textes juridiques devant une juridiction ou une autorité administrative centrale et attire
l’attention des pouvoirs publics sur les réformes qui paraissent souhaitables pour l’intérêt
général. Elle est chargée d’une mission permanente d’inspection à l’égard des juridictions de
l’ordre administratif qu’elle exerce, sous l’autorité du premier président du Conseil d’État, par
son président, assisté des autres membres de ladite section. (Art. 84)

b) LESCOURSADMINISTRATIVESD’APPEL

[Date] 63
LEAGUE POUR LA REUSSITE
La section consultative de la Cour administrative d’appel est compétente pour donner des avis
motivés sur les textes de tout projet ou de toute proposition d’édit, d’acte, de règlement ou de
décisions des autorités provinciales et des organismes placés sous leur tutelle. Elle se
prononce sur les difficultés d’interprétation de ces textes. (Art. 94)

La section consultative donne des avis motivés notamment sur la constitutionnalité, la légalité
et la conformité aux règlements d’exécution nationaux des édits ainsi que sur la légalité et la
conformité aux édits des règlements des autorités provinciales pour lesquelles elle est
consultée. Elle donne des avis motivés, s’il y a lieu, sur la pertinence des moyens juridiques
retenus pour atteindre les objectifs que les autorités administratives provinciales se sont
assignés, en tenant compte des contraintes inhérentes à l’action administrative. Par voie d’avis
motivé, elle répond aux questions qui soulèvent une difficulté d’interprétation des textes visés
à l’alinéa 1er du présent article devant une juridiction ou une autorité administrative
provinciale et attire l’attention des pouvoirs publics provinciaux sur les réformes qui
paraissent nécessaires pour l’intérêt général. (Art. 95)

c) LES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS

La section consultative du Tribunal administratif donne des avis motivés sur les textes de tout
projet d’acte, de règlement ou de décision des autorités administratives du territoire, de la
ville, de la commune, du secteur ou de la chefferie ainsi que des organismes publics placés
sous leur tutelle. Elle se prononce, par voie d’avis motivé, sur les difficultés d’interprétation
des textes juridiques à la requête des autorités administratives locales. (Art. 102)

La section consultative donne des avis motivés notamment sur la constitutionnalité, la


conformité au traité dûment ratifié et la légalité des dispositions des textes pour lesquelles elle
est consultée et, s’il y a lieu, sur la pertinence des moyens juridiques retenus pour atteindre les
objectifs que les autorités administratives locales se sont assignés, en tenant compte des
contraintes inhérentes à l’action administrative. Par voie d’avis motivé, elle répond aux
questions qui soulèvent une difficulté d’interprétation des textes de sa compétence devant une
juridiction ou une autorité administrative locale et attire l’attention des pouvoirs publics sur
les réformes qui paraissent nécessaires pour l’intérêt général. (Art. 103)

LA COMPETENCE EN MATIERE CONTENTIEUSE

a) LE CONSEIL D’ÉTAT

La section du contentieux du Conseil d’État est le juge de toutes les affaires qui relèvent de la
compétence contentieuse du Conseil d’État. Sans préjudice des autres compétences que lui
reconnaît la Constitution ou la présente loi organique, la section du contentieux du Conseil
d’État connaît, en premier et dernier ressort, des recours en annulation pour violation de la loi,
de l’édit ou du règlement, formés contre les actes, règlements ou décisions des autorités
administratives centrales ou contre ceux des organismes publics placés sous leur tutelle ainsi
que ceux des organes nationaux des ordres professionnels. La violation de la loi, de l’édit, du
règlement, de la coutume et des principes généraux de droit comprend notamment :

1. l’incompétence;
2. l’excès de pouvoir;
3. la fausse application ou la fausse interprétation de la loi, de l’édit ou du règlement;

[Date] 64
LEAGUE POUR LA REUSSITE
4. la non-conformité à la loi, à l’édit ou au règlement de l’acte, du règlement ou de la
décision dont il a été fait application;
5. la violation des formes substantielles ou des formes prescrites à peine de nullité des
actes;
6. la dénaturation des faits et des actes;
7. la négation de la foi due aux actes.

La section contentieuse statue souverainement, en tenant compte des circonstances de fait et


de droit sur les recours en suspension formés contre lesdits actes. (Art. 85)

La section du contentieux connaît de l’appel des arrêts ainsi que des décisions rendus au
premier ressort par des Cours administratives d’appel. (Art. 86)

La section du contentieux connaît des pourvois en cassation, pour violation de la Constitution,


du traité international dûment ratifié, de la loi, de l’édit, de la coutume, des principes
généraux des pourvois qui soulèvent des questions de principe ;
des pourvois comportant des moyens complexes relevant de la compétence de plusieurs
chambres d’une section et qui sont susceptibles de recevoir des solutions divergentes ; des
pourvois soumis au Conseil d’état lorsque le juge de renvoi ne s’est pas conformé au point de
droit jugé par le Conseil d’État;
des pourvois introduits, après cassation avec renvoi, contre les décisions rendues par la
juridiction du renvoi ;
des cas d’éventuels revirements de jurisprudence ;
du pourvoi du procureur général près le Conseil d’État;
du pourvoi du procureur général près le Conseil d’État agissant dans le seul intérêt de la loi;
De tout pourvoi, lorsque le procureur général, le premier président, le président de la section
ou celui de la chambre le sollicite;
Des pourvois introduits pour la deuxième fois après cassation et concernant la même cause et
les mêmes parties;
Des conflits de compétence entre différentes juridictions de l’ordre administratif;
Des affaires estimées complexes par le premier président ou par les présidents des sections du
Conseil d’État. (Art. 90) de droit et du règlement dirigés contre les arrêts et jugements des
juridictions administratives de droit commun ou contre les décisions des juridictions
administratives spécialisées visées à l’article 2 alinéa 3 de la présente loi organique. Le
pourvoi régulièrement formé contre un jugement définitif rendu sur le fond d’une contestation
s’étend à tous les jugements dans les mêmes instances entre les mêmes parties.
L’acquiescement d’une partie à un jugement la rend non recevable à se pourvoir en cassation
contre ce même jugement, sauf si l’ordre public est intéressé. (Art. 87)

La section du contentieux connaît également:

1. des demandes en révision ;


2. des prises à partie des magistrats de l’ordre administratif;
3. des règlements de juges ;
4. des demandes en renvoi d’une Cour administrative d’appel à une autre Cour
administrative d’appel ou d’une juridiction du ressort d’une Cour administrative
d’appel à une autre du ressort d’une autre Cour administrative d’appel;
5. des actions en responsabilité dirigées contre l’État pour durer excessive de la
procédure devant une juridiction de l’ordre administratif. (Art. 88)

[Date] 65
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Dans les cas où il n’existe pas d’autre juridiction compétente, la section du contentieux du
Conseil d’État connaît des demandes d’indemnités relatives à la réparation d’un dommage
exceptionnel, matériel ou moral, résultant d’une mesure prise ou ordonnée par les autorités du
pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées ainsi que des
organismes publics placés sous leur tutelle. Elle se prononce en équité en tenant compte de
toutes les circonstances d’intérêt public ou privé. (Art. 89)

Le Conseil d’État connaît, toutes sections réunies:

Lorsque le Conseil d’État est saisi d’une affaire relevant de sa compétence en premier et
dernier ressort, ou comme juge d’appel, il est également compétent pour connaître de
demandes connexes relevant normalement de la compétence en premier ressort d’un tribunal
administratif ou d’une Cour administrative d’appel. (Art. 91)

Lorsqu’un tribunal administratif ou une Cour administrative d’appel est saisie d’une affaire
relevant normalement de sa compétence mais connexe à des affaires portées devant le Conseil
d’État et relevant, selon le cas, du premier ou du dernier ressort de celui-ci, l’examen de
l’affaire est renvoyé au Conseil d’État par la juridiction concernée d’office ou à l’initiative de
la partie la plus diligente. (Art. 92)

Lorsqu’un tribunal administratif ou une Cour administrative d’appel est saisie de demandes
distinctes mais connexes relevant les unes de sa compétence et les autres de la compétence en
premier et dernier ressort du Conseil d’État, la juridiction concernée renvoie l’ensemble de
ces demandes au Conseil d’État. (Art. 93)

b) LESCOURSADMINISTRATIVESD’APPEL

La section du contentieux de la Cour administrative d’appel est compétente pour connaître, au


second degré, de l’appel des jugements et ordonnances rendus par les Tribunaux
administratifs ainsi que de l’appel des décisions prises par des organes disciplinaires des
provinces, des organismes publics ou des ordres professionnels provinciaux et locaux. Elle
connaît, au premier degré, des recours en annulation, pour violation de la loi, de l’édit et du
règlement, formés contre les actes, règlements ou décisions des autorités administratives
provinciales et des organismes publics placés sous leur tutelle ainsi que des organes
provinciaux des ordres professionnels. Elle se prononce soit en suspension, soit en annulation
desdits actes. Elle connaît également, au premier degré, du contentieux des élections des
députés provinciaux, des gouverneurs et vice-gouverneurs de province. Elle connaît en outre,
en premier et dernier ressort, des recours introduits, sur réclamation du contribuable, contre
les décisions prises par l’administration fiscale du pouvoir central qui ne donnent pas entière
satisfaction à l’intéressé. (Art. 96)

La Cour administrative d’appel connaît, toutes sections réunies, des matières estimées
complexes par le premier président ou les présidents des sections. (Art. 97)

La Cour administrative d’appel territorialement compétente pour connaître d’un appel formé
contre un jugement d’un Tribunal administratif est celle dans le ressort duquel ce tribunal a
son siège. (Art. 98)

[Date] 66
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les jugements rendus par un Tribunal administratif sur une demande de sursis à exécution, à
l’occasion d’un recours pour lequel la compétence d’appel est dévolue à une Cour
administrative d’appel, relèvent, en cas d’appel, de cette Cour. (Art. 99)

La Cour administrative d’appel saisie d’une demande relevant de sa compétence territoriale


est également compétente pour connaître d’une demande connexe à la précédente et
ressortissant normalement à la compétence territoriale d’une autre Cour. (Art. 100)

Lorsque deux Cours administratives d’appel sont simultanément saisies de demandes


distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective,
chacun des deux premiers présidents intéressés saisit le Conseil d’État et lui transmet, en
l’état, le dossier de la cause. L’ordonnance de renvoi est notifiée au premier président de
l’autre Cour administrative d’appel, lequel transmet également, toutes affaires cessantes, au
Conseil d’État le dossier de la demande lui soumise. La section du contentieux du Conseil
d’État se prononce sur l’existence d’un lien de connexité et, le cas échéant, détermine la
juridiction compétente qui connaîtra de ces demandes connexes. (Art. 101)

c) LES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS

La section du contentieux du Tribunal administratif est compétente pour connaître des recours
en annulation, pour violation de la Constitution, du traité dûment ratifié, de la loi, de l’édit et
du règlement, formés contre les actes, règlements ou décisions des autorités du territoire, de la
ville, de la commune, du secteur ou de la chefferie ainsi que contre ceux des organismes
publics placés sous leur tutelle. Elle se prononce soit en suspension, soit en annulation desdits
actes, règlements ou décisions. Elle connaît du contentieux relatif aux marchés et travaux
publics, à l’expropriation pour cause d’utilité publique et aux réquisitions. Elle connait du
contentieux fiscal de son ressort; à ce titre, toute contestation au sujet de la validité et de la
forme des actes de poursuites en recouvrement des impôts de son ressort relève de sa
compétence. La section du contentieux du Tribunal administratif connaît du contentieux des
élections urbaines, communales et locales. Tout autre contentieux administratif, dont la
connaissance n’aura pas été expressément attribuée à une autre juridiction administrative,
relève de la compétence de la section du contentieux du Tribunal administratif. (Art. 104)

Les actions en responsabilité, fondées sur une cause autre que la méconnaissance d’un contrat
ou d’un quasi- contrat et dirigées contre l’État, les autres personnes publiques ou les
organismes privés gérant un service public, relèvent de la section du contentieux du Tribunal
administratif du lieu du fait générateur du dommage. (Art. 105)

Les Tribunaux administratifs connaissent, en premier ressort, des litiges relatifs à la


nomination, à l’avancement, à la discipline, aux émoluments, aux rémunérations et aux
pensions ou, généralement, de tout litige d’ordre individuel concernant des agents et
fonctionnaires du territoire, de la ville, de la commune, du secteur et de la chefferie ainsi que
ceux des organismes publics placés sous leur tutelle. (Art. 106)

Le Tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a


légalement son siège l’autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, est
l’auteur de l’acte, règlement ou décision ou contrat administratif litigieux. Lorsque l’acte a été
signé par plusieurs autorités, le Tribunal administratif compétent est celui dans le ressort
duquel l’une des autorités auteur de l’acte a son siège. (Art. 107)

[Date] 67
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Les recours en interprétation et en appréciation de la légalité des actes des autorités visées à
l’article 104 alinéa 1er de la présente loi organique relèvent de la compétence du Tribunal
administratif territorialement compétent pour connaître de l’acte objet du litige. (Art. 108)

Les litiges relatifs à la reconnaissance d’une qualité ainsi qu’aux avantages attachés à celle-ci
relèvent de la compétence du Tribunal administratif dans le ressort duquel le bénéficiaire ou
le candidat au bénéfice des dispositions légales ou réglementaires invoquées a sa résidence
lors de l’introduction de la réclamation. (Art. 109)

Les litiges relatifs aux immeubles relevant du domaine public, ceux portant sur la déclaration
d’utilité publique d’un bien privé, ceux concernant l’urbanisme et l’habitat, le permis de
construire, le classement des monuments et des sites et, de manière générale, tous les litiges
résultant des décisions administratives sur les immeubles de l’État relèvent de la compétence
du Tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvent implantés ces immeubles. Il en est
de même des litiges en matière de réquisition des biens du domaine privé qui relèvent du
Tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvait le bien au moment de sa réquisition.
(Art. 110)

Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre des personnes par les
autorités administratives, dans l’exercice de leurs pouvoirs de police, relèvent de la
compétence du Tribunal administratif du lieu de la résidence des personnes faisant l’objet des
décisions attaquées. (Art. 111)

Les litiges relatifs à la désignation, soit par voie d’élection, soit par voie de nomination, des
membres des assemblées, corps ou organismes administratifs ou professionnels, des membres
des partis ou regroupements politiques relèvent de la compétence du Tribunal administratif
dans le ressort duquel se trouve le siège de l’assemblée, du corps ou de l’organisme
administratif ou professionnels ou le siège des partis ou regroupements politiques dont
l’élection ou la nomination est contestée. (Art. 112)

Les litiges relatifs aux marchés et travaux publics, concessions, contrats ou quasi-contrats
administratifs impliquant les autorités locales, relèvent de la compétence du Tribunal
administratif dans le ressort duquel ces marchés, concessions, contrats ou quasi-contrats sont
exécutés. Si leur exécution s’étend au-delà du ressort d’un seul Tribunal administratif ou si le
lieu de cette exécution n’est pas désigné dans le contrat, le Tribunal administratif compétent
est celui dans le ressort duquel l’autorité publique contractante ou la première des autorités
publiques dénommées dans le contrat a signé le contrat, sans que dans ce cas, il y ait à tenir
compte, si une approbation est nécessaire. (Art. 113)

Tous les litiges d’ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions
pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents des services publics du pouvoir central,
des provinces et des entités territoriales décentralisées, ceux employés en position
réglementaire relèvent du Tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu
d’affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne. Si cette décision
porte sur une nomination ou entraîne un changement d’affectation, la compétence est
déterminée par le lieu de la nouvelle affectation. Si cette décision porte sur une révocation,
une admission à la retraite ou toute autre mesure entraînant une cessation d’activité, ou si elle
concerne un ancien fonctionnaire ou agent des services publics de l’État, des provinces et des
entités territoriales décentralisées sans affectation à la date où a été prise la décision attaquée,
la compétence est déterminée par le lieu de résidence de ce fonctionnaire ou agent. Lorsque la

[Date] 68
LEAGUE POUR LA REUSSITE
décision a un caractère collectif, tels notamment les tableaux d’avancement, les listes
d’aptitude, les procès- verbaux des jurys d’examens ou de concours, les nominations,
promotions ou mutations présentant un lien de connexité et si elle concerne des agents
affectés ou des emplois situés dans le ressort de plusieurs Tribunaux administratifs, l’affaire
relève de la compétence du Tribunal administratif dans le ressort duquel siège l’auteur de la
décision attaquée. (Art. 114)

Les litiges relatifs aux pensions sont de la compétence du Tribunal administratif dans le
ressort duquel est situé le siège de la personne publique dont l’agent intéressé relevait au
moment de la mise à la retraite. Pour les autres pensions dont le contentieux relève de la
juridiction des Tribunaux administratifs, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel
se trouve le lieu d’assignation du paiement de la pension ou à défaut, soit qu’il n’y ait pas de
lieu d’assignation, soit que la décision attaquée comporte refus de pension, la résidence du
demandeur lors de l’introduction de sa réclamation. (Art. 115)

Sans préjudice des autres dispositions de la présente loi organique, les litiges relatifs à
l’organisation ou au fonctionnement de toute entité publique autre que l’État ou de tout
organisme public, notamment en matière de contrôle administratif, relèvent de la compétence
du Tribunal administratif dans le ressort duquel a son siège l’entité ou l’organisme auteur des
décisions attaquées. (Art. 116)

Le Tribunal administratif saisi d’une demande relevant de sa compétence territoriale est


également compétent pour connaître d’une demande, connexe à la précédente, de la
compétence territoriale d’un autre tribunal administratif. (Art. 117)

Lorsque deux Tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais
connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux
présidents intéressés saisit la Cour administrative d’appel et lui transmet, en l’état, le dossier
de la demande. L’ordonnance de renvoi est notifiée au président de l’autre Tribunal
administratif qui transmet, lui aussi, toutes affaires cessantes, à la Cour administrative
d’appel, le dossier de la demande soumis à son tribunal. La section du contentieux de la Cour
administrative d’appel se prononce sur l’existence du lien de connexité et détermine le
Tribunal administratif compétent. (Art. 118)

L’appel des décisions des Tribunaux administratifs est exercé devant les Cours
administratives d’appel. (Art. 119)

Les Tribunaux administratifs connaissent de l’exécution de toutes les décisions des Tribunaux
administratifs, des Cours administratives d’appel et du Conseil d’État. Ils connaissent de
l’exécution des autres actes authentiques pris en matière administrative. (Art. 120)

Les décisions des juridictions administratives étrangères sont rendues exécutoires en


République démocratique du Congo par les Tribunaux administratifs, si elles réunissent les
conditions ci-après:

1. Qu’elles ne contiennent rien de contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs de la


République démocratique du Congo ;
2. Que, d’après la loi du pays où les décisions ont été rendues, elles soient coulées en
force de chose jugée ;

[Date] 69
LEAGUE POUR LA REUSSITE
3. Que, d’après la même loi, les expéditions qui en sont produites réunissent les
conditions nécessaires à leur authenticité ;
4. Que les droits de la défense et les voies de recours internes aient été respectés ;
5. Que le tribunal étranger ne soit pas compétent uniquement en raison de la nationalité
du demandeur. (Art. 121)

Les actes authentiques en forme exécutoire, dressés par une autorité étrangère, sont rendus
exécutoires en République démocratique du Congo par les tribunaux administratifs aux
conditions suivantes:

1. Que les dispositions dont l’exécution est poursuivie n’aient rien de contraire à l’ordre
public ou aux bonnes mœurs de la République démocratique du Congo;
2. Que, d’après la loi du pays où ils ont été passés, ils réunissent les conditions de leur
authenticité. (Art. 122)

A.2 L’ordre administratif des juridictions spécialisées La Cour des Comptes

a) La compétence matérielle

La Cour des comptes contrôle les comptables publics et les comptables de fait. On appelle
comptable de fait, tout personne qui effectue des opérations de recettes, de dépenses, de
détention et maniement de fonds ou de valeur appartenant o l’Etat, aux entités décentralisées
et aux établissements publics.

La Cour des comptes peut condamner à une amende qui n’excède pas le double du traitement
mensuel de tout gestionnaire public, tout fonctionnaire ou agent de l’Etat, auteur d’une faute
de gestion. Les autres compétences de la cour des comptes sont notamment :

• • Vérifier que la recette dues à l’Etat sont versées régulièrement au trésor et appliquer
les périodicités égales en de retards ;
• • Vérifier la régularité des dépenses publiques ;
• • Surveiller le remboursement des sommes dues à l’Etat au titre de prêts et des
garanties d’emprunts ;
• • Apurer les comptes des comptables publics et établir des arrêts définitifs qu’ils ont
en débet ;
• • Examiner la légalité et la régularité du marché public, des travaux et des fournitures,
des biens et services de l’Etat et des établissements publics ;
• • Arrêter les sommes à couvrir à charge des ordinateurs délègues lorsqu’ils ont
engagé́ des crédits en violation de la loi elle peut leur infliger des amendes qui
n’excèdent pas la moitié de leur traitement et proposer leur suspension ou leur
destitution ;
• • Publier chaque année un rapport public sur la gestion des finances et biens publics ;

b) La compétence territoriale

La Cour des comptes assure le contrôle des comtes de l’Etat sur l’ensemble de la République,
peu importe l’endroit où se trouverai le comptable poursuivi par la cour des comptes. La
compétence territoriale de la Cour des comptes s’étend sur l’ensemble du territoire national.

Les juridictions disciplinaires des administrations publiques

[Date] 70
LEAGUE POUR LA REUSSITE
Réf. sur l’un des juridictions disciplinaires des administrations publiques

Les juridictions disciplinaires des ordres professionnels

Réf. sur l’un des juridictions disciplinaires des ordres professionnel

A. L’ordre constitutionnel

La compétence civile de la Cour constitutionnelle

En matière civile la Cour Constitutionnelle procède à une compétence contentieuse et une


compétence consultative.

La compétence contentieuse de la Cour Constitutionnelle

La compétence contentieuse de la Cour, est la capacité qu’à cette Cour de tranché un litige,
débat ou désaccord dont elle a été saisie par les parties en conflit :

Le contentieux électoral

La Cour est le juge du contentieux des élections présidentielle, législatives nationales et du


référendum. Elle connait des recours en contestation de la régularité des candidatures, des
résultats des élections présidentielles, législatives nationales ainsi que du référendum.

Le conflit de compétence ou attribution

Il y a conflit des compétences lorsque des actes ci-après : « traité et accords internationaux,
des lois, des actes ayant force de loi, des règlements intérieurs des chambres parlementaires
du congrès et des institutions d’appui à la démocratie ainsi que les actes règlementaires des
autorités administratives » est pris par l’un des pouvoirs en violation du domaine de
compétence matérielle. Les conflits peuvent éclater entre :

• • Le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif


• • L’Etat et les provinces
• • Entre les ordres des juridictions

La compétence consultative

La compétence consultative d’une Cour est la capacité qu’à cette Cour de donnée des
avis à chaque fois qu’elle est saisie d’une interprétation ou d’un contrôle de la
constitutionnalité des actes prévus à l’article 43 de la loi organique du 15 Octobre
2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

Le contrôle de la constitutionnalité

La Cour connait de la constitutionnalité des traités et accords internationaux des lois,


des actes ayant force de loi, des règlements intérieurs des chambres parlementaires du
congrès et des institutions d’appui à la démocratie ainsi que les actes réglementaires
des autorités administratives. Et le contrôle s’effectue par :

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LEAGUE POUR LA REUSSITE
• • Le contrôle par voie d’action
• • Le contrôle par voie d’exception

L’interprétation de la constitution

La cour connait des recours en interprétation de la constitution à la requête du


président de la République, du gouvernement, du président du Sénat, du président de
l’Assemblée Nationale, d’un dixième des membres de chacune des chambres
parlementaires, des gouverneurs de province et des présidents des assembles
provinciales.

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