0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues20 pages

Protocole CSMA/CD et Time Slot Ethernet

La couche de liaison est essentielle dans les réseaux, divisée en sous-couches MAC et LLC, gérant les trames et l'accès à la communication. Le protocole CSMA/CD est utilisé pour éviter les collisions sur les réseaux de type bus, tandis que le protocole à jeton permet une gestion déterministe des transmissions. Des outils comme le pourcentage d'occupation et l'efficacité du codage sont cruciaux pour évaluer la performance des réseaux.

Transféré par

hiruzenmonzaimon
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues20 pages

Protocole CSMA/CD et Time Slot Ethernet

La couche de liaison est essentielle dans les réseaux, divisée en sous-couches MAC et LLC, gérant les trames et l'accès à la communication. Le protocole CSMA/CD est utilisé pour éviter les collisions sur les réseaux de type bus, tandis que le protocole à jeton permet une gestion déterministe des transmissions. Des outils comme le pourcentage d'occupation et l'efficacité du codage sont cruciaux pour évaluer la performance des réseaux.

Transféré par

hiruzenmonzaimon
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La couche liaison Chapitre 7

7.1 Introduction :
La couche de liaison est l'une des couches les plus importantes des réseaux, puisque
c'est elle qui définit les trames à transmettre et qu'elle gère l'accès à la ligne de
communication. Ces 2 éléments étant extrêmement différents et extrêmement
importants, on a scindé, en 2 la couche de liaison, pour former la sous-couche
d'accès au médium (MAC pour MEDIUM ACCES CONTROL), et la sous-couche de
contrôle logique de la liaison (LLC pour LOGICAL LINK CONTROL).

Figure 7.1 Décomposition en sous couche de la couche 2

7.2 La sous-couche MAC

Les différentes topologies des réseaux sous-entendent des modes d'utilisation. Ainsi,
les anneaux et les bus ne peuvent pas être employés de la même façon et on définit
alors deux façons de dialoguer distinctes pour l'un et l'autre.
Si 2 machines (dans une structure de type bus), tentent de parler (pas forcément
entre elles) sur un bus, on aura à un instant donné, 2 sources, sur une même voie, ce
que l'on nomme une collision. On doit alors développer une stratégie qui permet à
ces 2 machines de transmettre leurs données. C'est le protocole CSMA/CD.
Dans un anneau, il est hors de question de laisser faire une chose pareille, les
collisions y sont généralement prohibées. On utilise donc d'autres méthodes qui
permettent de donner tour à tour, la parole à chacune des machines. On utilise
généralement un jeton que les machines se transmettent de l'une à l'autre. Mais la
méthode du jeton n'est pas la seule.

7.2.1 Les protocoles pour topologie de type bus

1. Le protocole CSMA/CD

CSMA/CD veut dire CARRIER SENSE MULTIPLE ACCES/COLLISION DETECTION ou


encore accès multiple par détection de porteuse avec détection de collision. Son
principe de fonctionnement est relativement simple, lorsqu'il y a une collision, on
arrête tout et on recommence.
On utilise généralement l'algorithme suivant :

48 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

La machine qui souhaite parler scrute la ligne, lorsque celle-ci est "à son avis" libre,
elle prend la parole et émet son message. Se faisant, elle continue de scruter l'état
de la ligne.
Si à un moment quelconque de la transmission, elle se rend compte qu'une autre
machine tente de dialoguer sur cette même ligne, elle se déconnecte pendant un
laps de temps aléatoire puis tente de reprendre la parole en suivant la séquence
précédemment décrite.

Figure 7.2 Exemple de collision

Comment se fait il que 2 machines puissent parler en même temps sur une même
ligne alors qu'elles ont testé l'état de cette ligne quelques micros secondes avant ?
En fait, c'est le phénomène de propagation qui est en train de s'appliquer (il faut un
certain temps pour que l'onde atteigne sa cible et pendant ce laps de temps, le bus
peut sembler libre). Le double du temps mis par l'onde pour occuper entièrement la
ligne est appelé TIME SLOT (ts) ou distance temporelle ou ROUND TRIP DELAY.

Dans notre exemple, on se rend compte facilement de ce que


représente le time-slot. Pour cela, il faut imaginer le pire des cas (comme dans notre
exemple), ainsi, si la machine A émet sur une ligne totalement libre, il faut un certain
temps (t4) pour que la machine B détecte que A a parlé. Si quelques picosecondes
avant, B s’est mis à parler, B détecte presque instantanément la collision, mais il

49 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

faudra pour que A détecte la collision attendre encore le temps t4pour que le signal
émis par B lui arrive. Le time-slot c’est donc le temps mis pour qu’un message
envoyé d’une des extrémités la ligne face un aller et retour.

Si l’on connaît la longueur de la ligne (L) et la vitesse de propagation du


signal (v), on peut en déduire le time-slot :
= 2.

Donc si l’on connaît le time-slot, il faut maintenant que l’on ait une conformité entre
la durée du message et le time-slot, en effet, il faut que A puisse comparer ce qu’il
émet et ce qu’il reçoit, donc le message expédié doit être plus long que le time-slot
d’où une autre règle importante :

Où Mmin est la longueur minimale en bit du message et D le débit du Réseau.

L’utilisation de protocoles à collision impose le respect du time-slot, ceci dit, il existe


plusieurs topologies pour les réseaux à collision, le bus (cas que nous venons
d’étudier) et l’étoile. Dans ce dernier cas, le calcul du time-slot est pratiquement
identique à celui du bus, on calcule la valeur du time-slot sur la base de la distance
entre les machines au bout des branches les plus éloignées.

En cas de collision, les machines concernées cessent de transmettre


des données, mais continuent à émettre un signal de brouillage (ne contenant pas de
données mais assez différent du bruit des lignes) appelé JAM, permettant ainsi
d'éliminer toutes les stations qui pourraient encore tenter de parler sur la ligne.

Une fois la collision détectée et le signal de brouillage émis, les


machines qui sont entrées en collision ne doivent pas rééditer immédiatement (elles
collisionneraient à nouveau), elles doivent passer par une phase d’attente
"aléatoire". Cette phase d'attente est réalisée grâce à un facteur de collision (N) et
par un compteur de collision (k). Le temps d'attente après une collision est donc :

= . .

On distingue donc 2 phases, d'un coté la phase de transmission de


données (phase productive), dont on peut donner la durée

=
où D est le débit du réseau et M, la taille des trames) et la phase de conflit (phase de
contention ou de Back-Off), dont on vient de donner la formule.

On définit aussi 2 autres formes d’erreurs, les erreurs d'alignement (RUNT)


caractérisée par une trame de taille non divisible par 8, et les erreurs de longueur

50 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

(JABBER) où la trame est trop longue, ceci étant souvent causé par une collision non
détectée.

On peut aussi présenter le synoptique d'une réception avec le protocole


CSMA/CD.

51 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

On peut donc présenter le synoptique d'une émission avec le protocole CSMA/CD.

52 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

Et juger de l'efficacité du protocole grâce à la formule :



=
∑ +∑

Où TI est le temps de transmission et TC le temps de contention.

Relevé de l'efficacité du protocole CSMA/CD.

Débit Longueur Facteur N Efficacité


trame

bus de 100m avec un ts de 0,5µs

10Mbit/s 5000 bits 2 99,6%


10Mbit/s 500 bits 2 96,2%

10Mbit/s 5000 bits 10 98%


10Mbit/s 500 bits 10 83,3%

100Mbit/s 5000 bits 2 96,2%


100Mbit/s 500 bits 2 71,4%

100Mbit/s 5000 bits 10 83,3%


100Mbit/s 500 bits 10 33,3%

bus de 10Km avec un ts de 50µs

10Mbit/s 5000 bits 2 71,4%


10Mbit/s 500 bits 2 20%

10Mbit/s 5000 bits 10 33,3%


10Mbit/s 500 bits 10 4,8%

100Mbit/s 5000 bits 2 20%


100Mbit/s 500 bits 2 2,4%

100Mbit/s 5000 bits 10 4,8%


100Mbit/s 500 bits 10 0,5%

53 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

2. Le protocole à jeton de bus

Le protocole du bus à jeton présente l'avantage d'être déterministe et


permet un fonctionnement temps réel d'un réseau de type bus. Son principe repose
sur une numérotation des machines (en général par l'adressage) et sur l'utilisation
d'un jeton que chaque machines recevra à tour de rôle et qu'elles devront gérer
pour transmettre ses données.

La circulation du jeton s'effectue en allant dans le sens décroissant des


adresses des machines qui constituent le bus. La machine dont l'adresse est la plus
faible, étant chargée de transmettre le jeton à celle d'adresse la plus élevée et ainsi
boucler la boucle.

A la réception du jeton, la machine active place dans la trame du jeton,


une valeur qui est le temps dont elle dispose pour ses transmissions. Cette valeur est
décomptée de façon indépendante du reste des opérations. Si la machine doit
émettre, elle vérifie que le temps qui lui reste est positif, et si c'est le cas, elle émet
sa trame de données. Si le temps qui lui reste est négatif ou nul, elle doit alors passer
le jeton.
Une machine qui a fini de transmettre (ou qui ne souhaite pas le faire),
transmet alors, quel que soit le temps qui lui reste, le jeton à la suivante.

La circulation du jeton est réalisée à l'aide de 3 registres, un registre


désignant la machine active (TS ou THIS STATION), les deux autres désignant
respectivement les machines précédentes (PS ou PREVIOUS STATION) et suivante
(NS ou NEXT STATION).

Comme on le voit certaines machines n'entrent pas dans la boucle du jeton, elles
sont, tout de même, présentes sur le bus et peuvent donc recevoir des données.
Toutefois, elles n'ont pas droit à la parole.

Il existe un processus de priorité qui permet de fixer un ordre prioritaire dans le


transfert des données. Les trames de niveau prioritaire sont émises en premier et

54 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

sans restriction. Pour les niveaux inférieurs, on utilise alors 2 registres internes aux
machines qui sont TREJ (Temps de Rotation Effectif du Jeton) et OTR (Objectif de
Temps de Rotation du jeton). Le registre OTR n'a pas de valeur unique et chaque
niveau de priorité dispose d'une valeur spécifique.

Une fois que les machines prioritaires ont transmis leurs données, le
niveau de priorité directement inférieur prend la parole, la machine disposant du
jeton vérifie que TREJ<OTR, si tel est le cas, le niveau de priorité a le droit au
dialogue. Lorsqu'il aura terminé son tour, la même opération se répétera pour les
niveaux inférieurs. Lorsque TREJ devient supérieur à OTR, on rend à nouveau la main
au niveau le plus prioritaire.

 Commençons par l'initialisation de la boucle. La machine qui souhaite créer un


jeton émet une trame spéciale CLAIM TOKEN (demande de jeton) et écoute la
ligne, si au bout d'un certain temps, elle ne repère aucune activité sur la ligne,
elle est alors dépositaire du jeton.
 Dans le cas où une nouvelle machine souhaiterait s'insérer dans la boucle,
périodiquement, les machines déjà connectées lancent des trames spéciales :
SOLLICIT SUCCESSOR (sollicite successeur). Cette trame fixe les numéros
autorisés du ou des successeurs en précisant entre quelles adresses ils doivent
se trouver grâce à NS et TS (seule les machines entre NS et TS ont le doit de
répondre). Il y a alors 3 cas :
 Pas de réponse, alors le trafic reprend son cours normal.
 Une seule réponse sous forme d'une trame spéciale SET SUCCESSOR
(déclaration de succession), dans ce cas, la machine qui a émis la trame de
sollicitation modifie son NS pour se connecter à la nouvelle machine. Puis le
jeton change de main.
 Plusieurs réponses d'où collision, alors la machine qui a émis la trame
spéciale émet une nouvelle trame spéciale RESOLVE CONTENTION (résolution
de conflit) qui permet à 4 machines de répondre grâce à un découpage
temporel de la trame en 5 parties, l'une d'en-tête et 4 autres vides
permettant à 4 machines de s'exprimer. Si cela ne suffit pas, un système
permet par des itérations de décomposer pour avoir au maximum 4
réponses.

 Si après avoir proposé à la machine suivante, le passage du jeton, la machine


émettrice ne reçoit pas de réponse valable, elle juge alors qu'il y a eu une erreur
de transmission et elle recommence sa proposition. Si après plusieurs essais, elle
n'a toujours pas de réponse valable, elle considère son successeur comme en
panne. Elle envoie alors la trame spéciale WHO FOLLOWS (qui suit ?) en précisant
la valeur de NS. La machine qui constate que le NS présenté correspond à son PS
répond en envoyant la trame spéciale SET SUCCESSOR (déclaration de
succession). Si aucune réponse ne revient, la machine considère que la boucle
logique est rompue et passe en mode insertion de station dans la boucle pour
redéfinir le bouclage. Si alors, il n'y a aucune réponse, la machine se considère
comme déconnectée et passe en écoute passive. Charge alors à la couche
d'application de résoudre les éventuels problèmes.

55 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

 La détection d'une duplication du jeton ne peut se réaliser que lorsque suite à


l'envoi de WHO FOLLOWS ou SOLLICIT SUCCESSOR, la réponse n'est pas la trame
SET SUCCESSOR. La machine considère alors son jeton comme non valable et
attend le suivant.

Outils indispensables :

Dans le cadre de l'utilisation d'un réseau, il convient de définir des


outils qui permettent de définir comment se comporte notre réseau. On a déjà vu la
notion d'efficacité pour le protocole CSMA/CD, envisageons maintenant des outils
plus généraux.

Pourcentage d'occupation.
Le pourcentage d'occupation, c'est le nombre de bits transmis durant
un certain laps de temps divisé par le nombre théorique maximum de bit transmis
durant ce même laps de temps. Par exemple, si en 10 minutes je transmets 8Mbits
sur un Réseau Ethernet standard, alors que j'aurais pu en transmettre 6Gbits, j'ai
donc utilisé 8Mbits / 6Gbits = 0,133% de la bande passante du Réseau.

Efficacité du codage.
C'est le rapport entre le nombre de bits informatifs et la taille de la
trame. Ainsi pour le protocole RS232, avec 1 bit de start, 1 bits de parité, 8 bits de
données, et 2 bits de stop, l'efficacité du code est 8bits / 12bits = 66,6%

Débit informatif maximum.


Le débit informatif maximum c'est le débit du réseau multiplié par
l'efficacité du codage et par l'efficacité du Réseau. Par exemple, un Réseau Ethernet
avec une efficacité de 66,6% et une du réseau de 85% a un débit réel de
10Mbit/s * 0,666 * 0,85 = 5,61Mbit/s.

Débit informatif réel.


Le débit informatif réel, c'est le débit résultant de l'occupation du
Réseau et du débit informatif maximum. En reprenant les exemples précédents, on a
un débit informatif réel de 5,61Mbit/s * 0,133% = 7,4Kbits/s.

7.2.2 Les protocoles pour topologie de type anneau

1. Les anneaux à jeton


La technique de l’anneau à jeton est un principe déterministe qui permet à chaque
machine de parler quand son tour est arrivé (pas de mise en concurrence des
machines sur le réseau).
La grande différence entre les bus à jeton et les anneaux à jeton vient
essentiellement de la non-distribution des fonctions entre les machines puisque la
machine génératrice du jeton est aussi la machine chargée du contrôle de l'anneau, il
y a donc une machine prépondérante, on l'appelle le moniteur. Ce dernier est élu et
est chargé de détecter les pannes d'autres machines (ou leur déconnexion) en

56 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

contrôlant le nombre de fois où il va voir passer une même trame devant lui, au
moyen d'un FLAG nommé M pour moniteur.

 Etape 1 : présentation de l'anneau. Les machines A et D veulent parler à B.


 Etape 2 : le jeton est disponible.
 Etape 3 : le jeton est disponible.
 Etape 4 : D a pris le jeton et placé ses données dans la trame, le jeton est
indisponible.
 Etape 5 : le jeton est indisponible.
 Etape 6 : B a copié les données dans son registre, le jeton est indisponible.
 Etape 7 : le jeton est indisponible.
 Etape 8 : D a rendu le jeton et vidé la trame, le jeton est disponible.
 Etape 9 : A a pris le jeton et placé ses données dans la trame, le jeton est
indisponible.

57 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

 Etape 10 : B a copié les données dans son registre, le jeton est indisponible.
 etc.

Gestion des priorités

On dispose aussi d'un processus permettant de définir un niveau de


priorité, comme pour les bus à jeton. Toutefois, on trouve ici une différence
importante entre ces 2 protocoles, puisqu'il n'y a pas d'objectif temporel, mais une
simple réservation.

On relève 2 types de priorités, d'une part la priorité du jeton (PJ), d'autre


part, la priorité de la trame (PT) émise par une machine. On peut effectuer une
réservation grâce au registre PR (priorité requise).

Lorsqu'une machine souhaite émettre, elle attend le passage du jeton :

 Si le jeton est libre, elle regarde PJ


 Si PJ > PT, elle regarde PR
– Si PR ≥ PT, elle le laisse passer.
– Si PR < PT, elle copie la valeur de PT dans PR.
 Si PJ ≤ PT, elle prend possession du jeton et place ses données.
 Si le jeton est occupé, elle regarde PR
 Si PR ≥ PT, elle le laisse passer.
 Si PR < PT, elle copie la valeur de PT dans PR.

Lorsque la machine qui disposait du jeton, finit sa tâche, elle place alors la valeur de
PR dans PJ puis libère le jeton. La machine qui a placé la valeur de PR pourra alors
récupérer le jeton.

Pour le moniteur lorsqu'une trame passe devant lui, il place M à 1, s'il


voit repasser le jeton avec M à 1, il le libère. Donc les machines lorsqu'elles rendent le
jeton, éliminent aussi M.

Exemple :

Sur un anneau de 3 machines : M1, PT=1 ; M2, PT=3 ; M3, moniteur, PT=4.
Toutes les machines veulent parler. M3 crée le jeton, sans l'utiliser.

Contrôle d'accès de la trame : [Link] (T=0 : jeton libre, T=1 : jeton occupé)
avant M1 avant M2 avant M3
[Link] [Link] [Link]
[Link] [Link] [Link]
[Link] [Link] [Link]
[Link] [Link] [Link]
[Link] [Link] [Link]

58 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

Il faut aussi chercher à analyser comment le Réseau gère la déconnexion


des machines ou des problèmes de circulation. Sur détection d'une erreur de
transmission, le moniteur envoie une trame spéciale RING PURGE (purge de l'anneau)
pour réinitialiser l'interface Réseau de toutes les machines de l'anneau. Si l'erreur
persiste, on effectue une nouvelle élection du moniteur, et si l'erreur persiste encore,
la trame BEACON est émise commandant à toutes les machines de se placer en auto
test.

Après l'auto test, les machines n'ayant pas détecté d'anomalie se reconnectent et
élisent un nouveau moniteur.

Efficacité des protocoles d'anneau à jeton.

Un anneau est un ensemble de câbles et de machines, chaque machine


lit un bit puis, une période d'horloge plus tard, le recopie sur la ligne (il y a une ligne
en entrée et une ligne en sortie). On peut donc définir le nombre de bits contenus
.
dans l'anneau, c'est la taille de la ligne exprimée en bit ( = , où L est la longueur
de la ligne, v la vitesse de propagation et D le débit), plus le nombre de station de
l'anneau. On nomme cette valeur RING LATENCY, elle permet de définir l'efficacité du
Réseau.

Il faut se rendre compte que généralement les anneaux sont constitués


d'une centaine de machines, et font quelques Km de long. Donc leur capacité est de
l'ordre de 300 bits, or, on verra plus loin pourquoi, la taille de la trame est en général
de 1 000 à 10 000 bits. On comprend que si d'un coté, l'anneau ne peut contenir que
300 bits et que de l'autre, on souhaite émettre 10 000 bits, il convient qu'une machine
effectue le stockage des 10 000-300 bits à émettre. Cette machine est tout
simplement l'émettrice du message.

Il faut impérativement que quel que soit l'anneau, le jeton tienne


entièrement dans l'anneau. Le jeton contenant 24 bits, et comme on ne peut
présupposer de la taille de l'anneau, le moniteur dispose d'une mémoire de 24 bits,
cette fonction s'appelle la mémoire de correction de contenance ou LATENCY BUFFER.
L'autre notion à prendre en compte est le temps d'attente avant
l'émission. Statistiquement, quand aucune machine ne souhaite parler, il est égal à la
moitié de la contenance de l'anneau divisée par le débit.

On définit donc l'efficacité de la façon suivante :


=
∑ + é
où ∑ représente le temps de transport des informations et délai le temps d'attente
du jeton :
3
é = ( + )
2.

59 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

D'où le tableau suivant :

Débit Longueur de nombre de Efficacité


la trame machines
anneau de 10Km
4Mbit/s 10 000 bits 50 96,04%
4Mbit/s 10 000 bits 100 95,36%
4Mbit/s 1000 bits 50 70,82%
4Mbit/s 1000 bits 100 67,29%

Exemple de calcul d'efficacité.

Anneau de 10 000m avec un débit de 4Mbit/s et une vitesse de


propagation de 200 000Km/s, avec 50 machines.

Occupation du Réseau : 104 * 4.106 / 200.106 =4.1010 / 2.108 = 200 bits


50 machines⟹50 bits + 24 de LATENCY BUFFER.
D'où au total 274 bits soit 274 / 4.106=68,5µs
D'où un délai de 3*68,5/2=103µs.

Efficacité pour 1000 bits/trame :


1000/4.106=250µs
Eff = 250 / (250 + 103) = 71%

60 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

7.3 La sous-couche LLC

La sous couche LLC est une entité de la couche de liaison, dédiée au


service. Elle permet un ensemble de fonctions de services entre la sous couche MAC
et les couches supérieures. Dans la suite, nous "étudierons" la couche LLC du Réseau
ETHERNET.

Les SAP (ou LLC SAP ou LSAP)

On définit dans cette entité des fonctions permettant de créer des accès
vis à vis des couches supérieures, en particulier de la couche Réseau, ou dans les
Réseaux locaux, de la couche d'application. Ces points d'entrée sont nommés SAP
pour SERVICE ACCES POINT ou point d'accès pour le service.

Chaque SAP est repéré par une adresse codée sur 8 bits. Les 7 bits de
poids faible repèrent l'adresse individuelle, tandis que le 8ème bit définit le groupe
dont fait partie le SAP pour des accès groupés.

Exemple de sous-couche LLC.

Mais les SAP ne sont que des points d'accès, le corps du service LLC est
défini par 2 types de fonctions normalisées. Le type 1 ou service minimal, et le type 2
où la sous-couche LLC prend en charge une grande partie des fonctions indispensables
au maintien des connexions

Type de fonctionnement de la sous-couche LLC

Fonctionnement type 1

Le fonctionnement de type 1 ou service minimal, est le mode le plus


simple de fonctionnement. Ce mode permet l'émission et la réception des paquets
sans assurer ni le contrôle du flux, ni établissement de connexion logique avec le
récepteur, ni même la vérification de la bonne réception des données.

61 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

Il n'existe alors qu'une seule primitive dédoublée pour créer 2


commandes l'une pour l'émission, l'autre pour la réception des données : [Link].
Cette primitive utilisée avec le suffixe REQUEST sert à émettre et avec INDICATION
sert à la réception. On doit alors et quelque soit la direction fournir les paramètres
suivants :

Adresse locale Adresse distante Données Niveau de priorité (facultatif)

Dans le cas d'un fonctionnement de type 1, les couches supérieures sont


chargées des éléments non-traités par la sous-couche LLC. Ce format est donc adapté
à des Réseaux utilisant les couches OSI supérieures. Dans le cas des Réseaux locaux de
type SENSOR BUS, on a tendance à préférer à ce mode de fonctionnement des types 2
(ou 3), ou alors pas de fonction LLC du tout.

Fonctionnement type 2

Le fonctionnement de type contient un nombre beaucoup plus important de


fonctions, la sous-couche LLC prenant en charge quelques fonctions des couches
supérieures, il y a cette fois ci une liaison logique entre sous-couches LLC d'émission et
de réception.

Dans ce mode de fonctionnement, les sous-couches gèrent non


seulement les possibles erreurs de transmission, mais aussi l'établissement des
connexions et le contrôle du "débit" des paquets émis. Par débit, il faut comprendre
ce terme comme le fruit d'une communication asynchrone, c'est à dire l'envoi d'un
message quand le récepteur est capable de le recevoir (gestion des mémoires
tampons). On appelle en général cette fonction le contrôle du flux.

Bien entendu, le nombre de commandes croit en conséquence, on ne


trouve plus uniquement [Link]. L'ensemble de ces commandes de contrôle est
résumés dans le tableau de la page suivante.

Attention, il faut comprendre que le mot REQUEST permet aux couches


supérieures de signaler leurs volontés d'émission, cette dernière est alors transmise
au SAP récepteur qui sous forme d'INDICATION prévient ses couches supérieures. La
fonction CONFIRM permet à l'émetteur de signaler aux couches supérieures comment
le SAP récepteur s'est comporté vis à vis de la commande (et pas quand ni comment
les couches supérieures du récepteur ont reçu l'information).

62 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

PRIMITIVE SUFFIXE FONCTION


REQUEST Demande de connexion.
[Link] INDICATION Indication d'une demande de connexion.
CONFIRM Acquittement d'une demande de connexion.
REQUEST Emission d'un paquet.
[Link] INDICATION Indication de réception d'un paquet.
CONFIRM Acquittement de réception d'un paquet.
REQUEST Demande réinitialisation de la connexion.
[Link] INDICATION Indication de réinitialisation.
CONFIRM Acquittement de la réinitialisation
REQUEST Demande de fin de connexion.
[Link] INDICATION Indication de fin de connexion.
CONFIRM Acquittement de fin de connexion.
[Link]- REQUEST Demande de définition du format du LSAP.
[Link] INDICATION Indication de définition du format du LSAP.

Les PDU (ou LLC PDU ou LPDU)

L'autre point très important de la sous-couche LLC est le PDU ou


PROTOCOL DATA UNIT (unité de donnée des protocoles). Cette unité représente la
façon dont la sous-couche LLC présente ses données à la couche MAC. On peut donc
considérer que les PDU sont les petits frères des SAP, l'un reçoit des données des
couches supérieures, l'autre se charge de les envoyer pour transmission.

Les PDU utilisent les paramètres transmis aux primitives SAP pour définir
le paquet à transmettre. Le format de ce paquet est strictement défini et normé ce qui
le rend totalement compatible pour toutes les machines d'un Réseau.

Le paquet PDU est donc composé de 4 champs, le champ de destination


qui définit le SAP récepteur, le champ de source qui définit le SAP émetteur, le code
définissant le type de transmission et les données à transmettre.

Format du PDU (DSAP = destination SAP et SSAP = source SAP).

Ce PDU dispose de plus de différents modes de fonctionnement


permettant de transmettre des ordres ou des opérations. On a donc une certaine
forme de codage, aussi bien au niveau de la définition des adresses, qu'au niveau des
octets de contrôle.
Les champs d'adresses permettent de définir, par exemple, les accès groupés (1er bit
du champ DSAP) ou le type d'information en transit (1er bit du champ SSAP).

63 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

D : définition de l'adresse de destination.


S : définition de l'adresse de source.
I/G : individuel / groupé (1 si groupé, 0 si individuel)
C/R : commande / réponse (1 si réponse, 0 si commande).

Mais l'élément le plus important des PDU reste le (ou les) octet(s) de
contrôle. Ces éléments ont une signification qui permet de définir comment sont
réalisées les commandes, à qui elles s'adressent, ce qu'elles représentent. Pour
reprendre une analogie simple, on peut les considérer un peu comme le codage des
mnémoniques de l'assembleur, d'un coté, on présente un texte, de l'autre, on
récupère du "code machine".

On définit ainsi 3 types de codes, les codes de type I (pour informatif) qui
sont chargés de transmettre des données en fonctionnement de type 2, les codes de
type S (pour superviseur) qui permettent de transmettre des ordres de supervision en
fonctionnement de type 2 et enfin les codes de type U (pour Indéfini en anglais
UNNUMBERED) qui permettent de transmettre tous types d'information, dans tous les
modes de fonctionnement.

Format I

Analysons les trames présentées sur la page suivante, et commençons


par les PDU de format I. Le rôle de ce signal de contrôle est de transmettre les paquets
dans un ordre acceptable ou en tout cas déchiffrable par le récepteur. On dispose en
plus d'un indicateur permettant de définir, selon qu'il s'agisse d'un PDU de commande
ou de réponse, si l'expédition du message doit entraîner une réponse ou si c'est un
marqueur de fin.

Les valeurs de N°S et de N°R permettent de définir respectivement le


numéro du groupe à l'émission et à la réception. On peut ainsi définir un ordre pour la
circulation des paquets.

L'indicateur P/F permet de définir si l'émetteur souhaite recevoir une


réponse. Placé à 1 dans un PDU de commande, il signifie une demande de réponse,
placé à 1 dans un PDU de réponse, il signifie la fin de la transmission.

N° des bits de contrôle.


TYPE
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
I 0 N°S P/F N°R
S 1 0 SS XXXX P/F N°R
U 1 1 M M P/F M M M
Les formats des PDU

64 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

Format S

Le format de supervision permet de superviser les échanges entre


machine, il ne transfère pas de données, mais des informations de contrôle du flux,
comme les demandes de retransmission en cas d'erreur, la suspension de la
transmission pour permettre à une machine d'effectuer une tâche plus prioritaire.

Il existe 3 PDU utilisable en commande et en réponse.

RR ou REICEIVE READY (reçu et prêt à recevoir), cette fonction permet de


signaler à l'émetteur que les paquets de format I numérotés jusqu'à N°R-1 ont été
acquittés et que la machine peut à nouveau recevoir.

REJ ou REJECT (rejet), cette fonction permet de signaler à l'émetteur que


les paquets de format I reçus depuis le numéro N°R sont à retransmettre.

RNR ou REICEIVE NOT READY (reçu et incapable de recevoir), cette


commande permet de signaler à l'émetteur que les paquets de format I envoyés avant
N°R-1 ont été acquittés et que depuis, le récepteur n'est plus capable de recevoir de
nouvelles données.

Format U

Le format U fonctionne aussi bien avec des types de fonctionnement 1


qu'avec des types 2. On doit donc séparer l'étude de ce format selon le type utilisé.

Type 1

Le format U adapté au type 1 est composé de 4 commandes dont 1 qui


est bidirectionnelle (utilisable par l'émetteur et par le récepteur). Le fonctionnement
n'est plus asynchrone, mais réalisé sous forme d'émissions de données en série. Seule
l'interrogation (régulière) du récepteur permet de définir s'il est encore capable de
recevoir.

Attention, il ne faut pas croire qu'il n'y a aucun contrôle de réalisé lors de
la circulation des données, simplement, ils ne se situent pas à ce niveau.

UI ou UNNUMBERED INFORMATION (information indéfinie), cette


commande permet d'émettre un paquet dont le numéro d'ordre et le format ne sont
pas défini à ce niveau. Cette émission n'implique pas de la part des SAP
l'établissement d'une connexion.

XID ou EXCHANGE IDENTIFICATION (échange d'identité), cette


commande permet à l'émetteur de préciser son identité et donc les modes de service
supporté.

65 | P a g e
La couche liaison Chapitre 7

ID ou IDENTIFICATION (identité), cette commande est la réponse du


récepteur à une commande XID de l'émetteur. Elle permet à ce dernier de s'identifier.

TEST (test), cette commande est bidirectionnelle, elle permet de définir


l'état du récepteur. Lorsque l'émetteur émet la commande TEST, le récepteur lui
répond s'il est capable ou incapable de recevoir.

Type 2.

Dans le cas du type 2, on se trouve en face de 2 commandes et de 3


réponses, dans ce mode de fonctionnement, on "retrouve" partiellement les
commandes du mode S et du mode I. Comme on cherche à contrôler le flux
d'information, et que l'on fonctionne en mode connecté, on établit donc un mode de
transmission asynchrone.

SABME ou SET ASYNCHRONOUS BALANCED MODE EXTENDED (activation


du mode asynchrone équilibré), cette commande permet d'établir la connexion et ses
règles de fonctionnement en respectant les indications fixées par la norme du Réseau.
Cette commande exige un acquittement du récepteur.

DISC ou DISCONNECT (déconnexion), cette commande permet de


terminer la connexion. Cette commande exige un acquittement du récepteur.

UA ou UNNUMBERED ACKNOWLEDGMENT (acquittement), cette


commande permet au récepteur de répondre à toutes les commandes de l'émetteur.
Il ne permet pas de préciser si les données ont été acquittées.
DM ou DISCONNECTED MODE (mode déconnecté), cette commande
permet au récepteur de signaler qu'il est actuellement déconnecté.

FRMR ou FRAME REJECTION (trame rejetée), cette commande permet de


signaler que la trame reçue n'est pas valable et doit être réémise. Cette commande
permet aussi de définir le type d'erreur détectée (non-respect des N° de réception ou
d'émission, erreur de transmission non corrigible, mauvaise définition de PDU).

Vers un type 3

Dans ce mode on dispose alors d'une commande et de 2 réponses qui


établissent un dialogue asynchrone sans établir de connexion.

UI ou UNNUMBERED INFORMATION (information indéfinie), cette


commande permet d'émettre des données.

UA ou UNNUMBERED ACKNOLEDGMENT (acquittement indéfini), cette


réponse signale à l'émetteur que les données envoyées précédemment ont été
acquittées.

66 | P a g e
Chapitre 7 La couche Liaison

FRMR ou FRAME REJECTION (rejet de trame), cette réponse signale une


erreur de transmission nécessitant une réémission du paquet.

Ce qu'il faut retenir de la sous-couche LLC.

Les formats des mots de contrôle ne sont pas incompatibles entre eux,
on peut par exemple expliciter par des commandes de format U, l'établissement d'une
communication, puis utiliser un format I pour transmettre des données. Il n'y a pas
d'incompatibilité à ce niveau. Il est par contre totalement interdit de changer de type
de fonctionnement pendant une transmission.

67 | P a g e

Vous aimerez peut-être aussi