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Comprendre l'inflammation : phases et mécanismes

L'inflammation est une réponse immunologique à une agression, caractérisée par quatre signes : rougeur, douleur, chaleur et œdème. Elle se déroule en plusieurs phases, incluant la phase vasculo-sanguine, cellulaire, de détersion et de cicatrisation, et peut être aiguë ou chronique. Les médiateurs de l'inflammation, comme l'histamine et les cytokines, jouent un rôle crucial dans la régulation et l'amplification de cette réponse.

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Comprendre l'inflammation : phases et mécanismes

L'inflammation est une réponse immunologique à une agression, caractérisée par quatre signes : rougeur, douleur, chaleur et œdème. Elle se déroule en plusieurs phases, incluant la phase vasculo-sanguine, cellulaire, de détersion et de cicatrisation, et peut être aiguë ou chronique. Les médiateurs de l'inflammation, comme l'histamine et les cytokines, jouent un rôle crucial dans la régulation et l'amplification de cette réponse.

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Inflammation

Introduction
1- Définition
(avec signes cardinaux de l’inflammation)
2- Systèmes sollicités au cours de l’inflammation
3- Les différentes phases de l’inflammation
3-1- Phase vasculo-sanguine
a- Congestion active
b- Oedème inflammatoire
c- Diapédèse leucocytaire
3-2- Phase cellulaire
3-3- Phase de détersion
3-4- Phase de cicatrisation
(faire la différence entre réparation et régénération)
4- Particularités de l’inflammation chronique

Introduction
La réaction inflammatoire est la réponse à une agression d'origine exogène (cause infectieuse,
traumatique) ou endogène (cause immunologique, par exemple une réaction d'hypersensibilité
ou une autre cause, par exemple le syndrome d'ischémie - reperfusion)
La réaction inflammatoire est une composante de la réponse immune. Elle est impliquée dans
l'immunité naturelle en réponse à un signal de danger. Elle favorise ainsi l'induction de la
réponse immune spécifique. C'est, par exemple, le rôle des adjuvants dans les vaccins qui, en
créant une réaction inflammatoire, favorisent les réponses spécifiques.
Elle se déroule de façon préférentielle dans un tissu conjonctif vascularisé et sert à éliminer
l’agent pathogène et à induire une série d’événements qui tend à éliminer et réparer les effets
de l’agression. Ces phénomènes aboutissent :
- Soit à une restitution « ad integrum » du tissu lésé, quand ce dernier est capable de régénérer
- Soit au remplacement de la zone touchée par une cicatrice fibreuse, quand la lésion est
étendue ou que le tissu atteint ne peut se régénérer.
Elle se définie par 4 symptômes : rougeur, douleur, chaleur et œdème.

La réaction inflammatoire peut être


- aiguë, voire suraiguë (quelques minutes à quelques jours).
- chronique (semaines, années).
-locale (vasodilatation locale, exsudation plasmatique et afflux local de cellules
inflammatoires au niveau cutané à la suite d'une plaie ou au niveau de la muqueuse
bronchique dans l'asthme allergique par exemple) ou générale (signes généraux comme la
fièvre, production hépatique des protéines de la phase aiguë ; exemple du syndrome
inflammatoire aigu systémique).

1-DEFINITION
Le processus inflammatoire est l'ensemble des phénomènes réactionnels déclenchés, dans un
organisme vivant, par l'agression d'un agent pathogène.
Ce processus normal comprend des phénomènes qui mettent en œuvre des processus de
défense immunologique :

1
- phénomènes locaux dont rend compte l'étude d'un fragment tissulaire
- phénomènes généraux, exprimés cliniquement par la fièvre et éventuellement l’altération de
l’état général et biologiquement par le syndrome inflammatoire

C'est un phénomène omnitissulaire qui normalement tend à limiter et à réparer les effets de
l'agression. Il prend fin avec la réparation de la lésion. Il ne peut se dérouler que dans un tissu
vascularisé (donc, pas dans certains tissus normalement avasculaires, comme le cartilage, la
cornée).

La réponse inflammatoire est à l'origine de la sécrétion de médiateurs, qui peuvent être pro ou
anti-inflammatoires. Ces médiateurs peuvent modifier ou entretenir la réponse inflammatoire.

Elle se définie par 4 symptômes : rougeur, douleur, chaleur et œdème :

- Douleur : Certains médiateurs, comme la bradykinine, libérés à la phase d'initiation de la


réponse inflammatoire stimulent les voies nociceptives. La douleur elle-même peut entretenir
un processus inflammatoire. Des neuropeptides comme la substance P peuvent stimuler des
cellules inflammatoires et entraîner la libération de médiateurs vasoactifs ou chimiotactiques.
- Rougeur-OEdème-Chaleur : A la suite d'une agression tissulaire, une réaction vasculaire
se développe rapidement. Elle se traduit par une étape très brève de vasoconstriction
artériolaire, suivie par une vasodilatation des petits vaisseaux. Celle-ci entraîne une rougeur
locale, un gonflement, une augmentation de la chaleur locale. C'est la libération de médiateurs
vasoactifs (sérotonine, bradykinine, cytokines d'origine plaquettaire comme le VEGF) qui
entraînent une vasodilatation mais aussi une augmentation de la perméabilité vasculaire.
Celle-ci entraîne une exsudation plasmatique avec oedème du tissu interstitiel.
Cette phase vasculaire s'accompagne d'une augmentation locale de la viscosité sanguine, d'une
activation locale des cellules endothéliales (expression de molécules d'adhérence, production
de cytokines), des plaquettes (adhésion, agrégation, dégranulation avec libération d'amines
vasoactives, de cytokines) qui vont contrôler l'hémostase mais aussi initier la réponse
inflammatoire.
L'augmentation de la perméabilité vasculaire, l'action de facteurs chimiotactiques (amines et
cytokines chimiotactiques), l'expression de molécules d'adhérence vont favoriser la phase
cellulaire avec l'afflux local de leucocytes (margination, migration trans-endothéliale). Ces
leucocytes préactivés par les facteurs chimiotactiques puis activés localement dans le foyer
inflammatoire libèrent leurs médiateurs pro-inflammatoires (médiateurs lipidiques, cytokines,
chémokines) et des médiateurs toxiques (protéines cationiques, radicaux libres…).
La libération de ces médiateurs est un facteur d'entretien et d'amplification de la réaction. Des
systèmes de contrôle vont se mettre en place pour limiter le processus.

2- Les systèmes sollicités au cours du processus inflammatoire?


 Système cellulaire:

- Les phagocytes: cellules de la moelle osseuse capables d’ingérer des corps figurés par
phagocytose.

- Les polynucléaires neutrophiles: contenant des lysosymes.

- Les cellules NK: définies par leurs propriétés de lyse des ces cellules cancéreuses et des
cellules infectées.

2
 Médiateurs de l’inflammation:

- L’histamine: principal médiateur de l’inflammation, élaboré par les mastocytes et les


polynucléaires basophiles, entraîne la vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité
vasculaire.

- La sérotonine: vasodilatation marquée des capillaires.

- Facteur d’activation plaquettaire: mille fois plus actif que l’histamine, entraîne
l’agglutination plaquettaire, vasoconstriction et augmentation de la perméabilité vasculaire.

- Les prostaglandines et les leucotriènes: idem PAF

- Les cytokines: produites par les lymphocytes et les monocytes activés → attraction des
PNN, adhérence à l’endothélium, synthèse de prostacycline.

- Le système kinine: clivaje par le facteur XII de coagulation du prékallicreine en Kallicréine


qui entraîne à son tour la formation de bradykinine → augmentation de la perméabilité
vasculaire, activation du complément.

- Certains facteurs du complément: augmentation de la perméabilité vasculaire par libération


d’histamine à partir des mastocytes et des plaquettes (C3a, C5a).

- Plasmine: lyse la fibrine en produits de dégradation et active le complément et le facteur XII


de coagulation.

- L’oxyde nitrique: produit par les macrophages, entraîne la vasodilatation et l’augmentation


de la perméabilité vasculaire et facilite la destruction des cellules et des bactéries.

3- Les différentes étapes de l’inflammation:


Le processus inflammatoire est une séquence d'évènements. L'agression due à l'agent
pathogène déclenche la réaction inflammatoire. Ces phénomènes aboutissent à une phase de
réparation et à la cicatrisation.

Les différentes phases de l’inflammation:

Cette étape est sous-tendue par la sécrétion de médiateurs (chimiokines, cytokines) par les
différentes cellules participant à la réponse inflammatoire (cellules épithéliales, cellules
polynucléées, cellules mononucléées, cellules endothéliales). Ces médiateurs exercent leurs
effets par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques (récepteurs de chimiokines, de cytokines)
permettant l’attraction (chimiotactisme) et l’activation (prolifération, différenciation) des
cellules inflammatoires avec des phénomènes de régulation soit pour amplifier soit pour
arrêter la réponse inflammatoire.

2-1- Les réactions vasculo-sanguines : phase exsudative


Les réactions vasculo-sanguines comportent :
- la congestion active
- l'œdème inflammatoire

3
- la diapédèse leucocytaire.

a- La congestion active:
Elle est due à une vasodilatation survenant après une brève phase de vaso-constriction qui
favorise l'hémostase. Elle est artériolaire puis capillaire, d'où une augmentation du débit
sanguin local mais un ralentissement circulatoire. A l'examen microscopique, il existe une
distension des capillaires qui apparaissent gorgés de sang, bordés par un endothélium
turgescent. Cette congestion active est déterminée par:
- un mécanisme nerveux (nerfs vasomoteurs)
- un mécanisme chimique.
Parmi les substances à action vasodilatatrice, on peut citer:
- l'histamine, d'origine mastocytaire
- la sérotonine, mastocytaire et plaquettaire
- les kinines
- les prostaglandines.
L'action de l'histamine mastocytaire n'explique que les réactions vasculaires précoces. Elle est
relayée notamment par les kinines.

b- L'œdème inflammatoire :
C’est un phénomène actif dû au passage, à partir des vaisseaux congestifs, vers le milieu
interstitiel, d'un liquide proche du plasma. Ce passage est lié à l'augmentation de la pression
hydrostatique et surtout à l'augmentation de la perméabilité de la paroi vasculaire des
capillaires et des veinules.
L'œdème a pour conséquence :
- de diluer le foyer inflammatoire
- de limiter ce foyer par une barrière fibrineuse (fibrinogène)
- de concentrer sur place les moyens de défense humoraux (immunoglobulines, complément,
lysozyme) et d'apporter les médiateurs chimiques
- de ralentir le courant circulatoire par hémoconcentration, ce qui favorise le phénomène
suivant, la diapédèse leucocytaire.

L’œdème inflammatoire dans une cavité s'appelle un exsudat, riche en protéines, ce qui
l'oppose au transsudat, pauvre en fibrine, d'origine mécanique.

c- La diapédèse :
La diapédèse leucocytaire est la traversée active des parois vasculaires par les leucocytes. Elle
a surtout été étudiée sur les polynucléaires mais intéresse aussi les lymphocytes et les
monocytes circulants. Elle est favorisée par le ralentissement circulatoire, la turgescence
endothéliale, l'afflux leucocytaire. Elle débute par la margination des leucocytes qui
adhèrent à la paroi endothéliale. Les polynucléaires émettent ensuite des pseudopodes,
s'infiltrent entre les cellules endothéliales, puis traversent la membrane basale modifiée par
une dépolymérisation.
Des médiateurs chimiques, en particulier les cytokines "pro-inflammatoires" (comme l'IL1) et
le TNFa, activent les cellules endothéliales. L'augmentation de l'expression à leur surface de
certaines molécules d'adhésion (sélectine, ICAM1, V-CAM) permet l'adhérence des
leucocytes. Les leucocytes migrent ainsi de façon spécifique vers le site inflammatoire, car
seules les cellules endothéliales activées expriment les molécules d'adhésion responsables du
ralentissement des leucocytes puis de leur adhésion.

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Morphologiquement, la diapédèse leucocytaire entraîne la formation de manchons de
polynucléaires autour des vaisseaux dilatés. Elle permet la phagocytose.

L'érythrodiapédèse est un phénomène pathologique traduit par le passage d'hématies


hors des vaisseaux, ce qui détermine des hémorragies interstitielles. Elle implique des lésions
des parois capillaires. Elle est importante dans certaines inflammations.

d- La phagocytose ¿ dans quelle étape?


C’est l'incorporation, par une cellule, de substances étrangères qui sont soumises à une
digestion par les enzymes cellulaires. Il existe 2 types de phagocytose, la microphagocytose
assurée par les polynucléaires neutrophiles et la macrophagocytose assurée par les histiocytes-
macrophages. La microphagocytose intervient plus précocément bien que les 2 phénomènes
puissent être associés.
Les polynucléaires phagocytent en règle les débris de petite taille et les germes microbiens
dont ils s'approchent grâce à leurs mouvements amœboïdes et à leur chimiotactisme positif
induit par les produits de la lyse cellulaire et tissulaire, les fractions du complément, les
facteurs bactériens solubles, les facteurs de coagulation. Au cours de ce phénomène actif de
microphagocytose, ils s'accolent à la substance à phagocyter, puis l'englobent dans une
vacuole cytoplasmique. Il se forme ainsi un phagosome dans lequel sont déversées les
enzymes lysosomiales (phagolysosome) qui digèrent la substance étrangère. La
microphagocytose est une arme à double tranchant, elle peut avoir :
- une action bénéfique due à la digestion de l'agent pathogène
- une action nocive par libération, dans le milieu environnant, du contenu enzymatique
cytotoxique:
→par lyse de la cellule phagocytaire et formation d'un amas de tissus nécrosés et de cellules
altérées ou tuées.
→par dissémination de corps bactériens non lysés par les polynucléaires.
Dans les inflammations graves, la production excessive de cytokines (comme IL1, TNF a,
IL6) peut être responsable de manifestations systémiques.

2-2- Les réactions cellulaires:

a- Généralités :

Qu'elles succèdent au stade précédent ou qu'elles semblent survenir d'emblée, les réactions
cellulaires ont pour conséquence d'amener sur place:

- des éléments essentiels aux processus de défense immunologique (lymphocytes,


plasmocytes)

- des cellules douées d'activité phagocytaire vis-à-vis de substances ou de débris qui n'ont pu
être absorbés par les polynucléaires. Ces cellules macrophagiques sont d'origine histiocytaire.
Cette macrophagocytose s'associe à la microphagocytose déjà décrite pour réaliser l'ensemble
des phénomènes de phagocytose.

- des cellules de soutien, les fibroblastes.

Les possibilités d'adaptation des cellules se traduisent par 3 phénomènes :

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- la différenciation est une modification morphologique et/ou fonctionnelle d'une cellule qui
aboutit à un comportement physiologique différent. C'est un mécanisme très répandu qui peut
être physiologique ou pathologique. Ces cellules deviennent des cellules effectrices sous la
dépendance de cytokines.

- le chimiotactisme est la faculté, pour certaines cellules, de se déplacer sous la dépendance


de chimiokines et de molécules d’adhérence; elle va de pair avec la différenciation
(mobilisation des histiocytes fixes du tissu conjonctif).

- la prolifération est l'augmentation des divisions cellulaires. Elle peut se faire sur
place ou à distance (moelle osseuse ou ganglions). Elle est surtout due à l'apparition dans le
foyer inflammatoire de substances qui activent la division cellulaire sous la dépendance de
facteurs de croissance.

Les réactions cellulaires sont associées à une néogénèse vasculaire, faite de vaisseaux à
endothélium turgescent qui se dirigent vers le foyer inflammatoire.

b- Infiltrat avec des cellules inflammatoires à prédominance macrophagique et


lymphocytaire :

Les macrophages activés vont produire des cytokines (comme IL12). Celles-ci jouent un rôle
essentiel dans la mise en place d'une réponse immunitaire de type cellulaire avec
accumulation des lymphocytes T et production de cytokines de type "Th1" comme l'Interféron
gamma. Les cytokines sécrétées par les lymphocytes activent souvent en retour les
macrophages et augmentent la production d'IL1, de TNF a et d'IL12. L'infiltrat inflammatoire
peut de plus contenir de nombreux polynucléaires éosinophiles. Dans cette réponse les
cellules effectrices sont majoritairement des lymphocytes T CD8 cytotoxiques (CTL).

c- Infiltrat avec des cellules inflammatoires à prédominance lymphocytaire et


plasmocytaire:

Cette voie comporte le recrutement de lymphocytes particuliers sécrétant des cytokines de


type "Th2" (notamment IL4) et induisant une réponse immunitaire de type humoral avec
sécrétion d'immunoglobulines par les plasmocytes qui correspondent aux cellules effectrices.

2-3- Phase de détersion: (cours cicatrisation)

La détersion est l'élimination des débris tissulaires nécrosés. Elle se fait :

- par les macrophages, si la nécrose est peu abondante

- par traitement chirurgical (débridement d’une plaie, incision d’abcès) ou médical


(pansements)

- par évacuation spontanée, fistulisation à la peau ou dans un conduit naturel.

Elle doit être complète et s’accompagner d’une désinfection: rôle néfaste d’un drainage
défectueux et d’un traitement antibiotique inadapté.

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Son moment est capital. L'incision d'un abcès doit être faite au stade de fluctuation, lorsque
l'abcès est collecté. Si l'incision est pratiquée trop tôt, la cicatrisation se fait mal. Si l'incision
est pratiquée trop tard, il existe déjà une coque fibreuse qui va également perturber la
cicatrisation.

2-4- Phase de cicatrisation


Plusieurs évolutions sont posibles:
- Liquéfaction purulente et collection sous forme d’abcès.
- Restitution “ad integrum” en cas de lésion peu étendue, d’éradication de l’agent causal et de
capacité de tissu atteint à régénérer = La régénération tissulaire est le processus qui aboutit à
la reconstitution plus ou moins parfaite d'un tissu après une destruction.
(Condition rarement réalisée, qui est observée après une inflammation minime).
- Chronicité en cas de persisatance de l’agent causal.

Résultats de la cicatrisation :

 cicatrisation normale :

Le bourgeon charnu ou blastème de régénération est un tissu conjonctif jeune, qui réalise
l'organisation du foyer inflammatoire.

Il est initialement constitué par les éléments du granulome: polynucléaires, histiocytes,


plasmocytes. A partir du 7ème jour, apparaissent des fibroblastes qui vont élaborer du
collagène, puis des cellules endothéliales qui vont former des capillaires. Ces néovaisseaux
sont nombreux et forment un éventail perpendiculaire à la surface. Au cours de l'évolution, les
éléments cellulaires se raréfient et le collagène se densifie. Dans un bourgeon charnu cutané
ou muqueux, les étapes de cette évolution sont visibles de la profondeur vers la surface.
Le bourgeon charnu est un tissu conjonctif jeune banal. Il peut évoluer en un tissu fibreux
cicatriciel, mais il est doué d'une grande plasticité, pouvant servir de matrice pour la
réparation de tissus conjonctifs spécialisés : cicatrisation parfaite du tissu musculaire lisse
utérin après césarienne ; reconstruction osseuse après cal fracturaire.

A partir du bourgeon charnu ou blastème de régénération se fera la cicatrisation.

 Cicatrisation pathologique, fibrose ou sclérose (scleros = dur)

Elle se définit comme l'augmentation de la trame conjonctive d'un tissu.

Elle peut être :

- jeune : ferme, peu dense, très cellulaire, riche en éléments inflammatoires.

- ancienne : dure, très peu cellulaire, surtout constituée de fibres collagènes. Au


maximum est constituée la sclérose hyaline (hyalin: aspect vitreux et homogène, de
coloration éosinophile).

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- atrophique : remplaçant un tissu spécialisé en le rétractant (cicatrices de pyélonéphrite,
d'infarctus du myocarde). Cette sclérose quand elle est très étendue peut être désastreuse sur
le plan structural et fonctionnel.

- hypertrophique : chéloïde

- mutilante : cirrhose, sclérose d'enkystement d'un abcès

- systématisée : fibrose portale hépatique.

Une fibrose constituée peut :

- rester stable

- s’aggraver sous l’action répétée des agressions

- régresser, rarement, si sa cause disparaît.

3-4-1- Conditions de cicatrisation :

* Deux conditions sont nécessaires : détersion et coaptation :

-La détersion est l'élimination des débris tissulaires nécrosés.

-La coaptation est l'accolement des bords de la perte de substance après détersion. Elle peut
être spontanée dans les tissus riches en fibres élastiques: peau, poumon. Elle peut être réalisée
chirurgicalement: suture après élimination de la nécrose.

* D'autres facteurs influent sur la cicatrisation :

- durée de l'inflammation: cicatrisation rapide des inflammations courtes, difficile des


inflammations torpides.
- répétition des phénomènes nécrotiques, entravant le déroulement normal du processus
inflammatoire.
- localisation : cicatrisation très rapide des plaies du cuir chevelu, très lente des plaies de la
peau pré-tibiale.
- conditions de vascularisation et d'innervation : cicatrisation difficile et évolution torpide des
plaies chez les artéritiques, les paraplégiques.
- facteurs généraux : âge, carences vitaminiques, facteurs hormonaux, traitement corticoïde
- régénération excessive aboutissant à un bourgeon charnu exubérant, botriomycome
ou pseudo-tumeur inflammatoire nécessitant un nitratage voire une exérèse
- perte de substance cutanée très étendue imposant une greffe.
- de la gravité de l'inflammation, de l'importance de l'infiltrat inflammatoire
- de la nature de l'agent pathogène causal

4- Particularités de l’inflammation chronique:

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Conclusion:
L’intensité de la réaction inflammatoire dépend de l’agent agresseur.

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