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Points d'accumulation et suites numériques

Le document traite des suites numériques et de leurs propriétés, en particulier des points d'accumulation et de la convergence. Il aborde des démonstrations concernant des suites spécifiques, des équivalences et des limites, ainsi que des applications de théorèmes de convergence. Enfin, il présente des exemples concrets et des résultats sur les suites réelles et leur comportement asymptotique.

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Points d'accumulation et suites numériques

Le document traite des suites numériques et de leurs propriétés, en particulier des points d'accumulation et de la convergence. Il aborde des démonstrations concernant des suites spécifiques, des équivalences et des limites, ainsi que des applications de théorèmes de convergence. Enfin, il présente des exemples concrets et des résultats sur les suites réelles et leur comportement asymptotique.

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2 Suites numériques

39 Soit A ⇢ R, a 2 R est un point d’accumulation de A si pour tout " > 0, (| a ", a + "[\a}) \ A 6= ;.
1. Montrer que c’est équivalent à affirmer l’existence de u 2 An2N injective de limite a.
n o
2. Déterminer les points d’accumulation de A = p1 + 1q , (p, q) 2 (N⇤ )2 .

39
1. Si on a un point d’accumulation a de A, on construit une suite (an ) par récurrence avec pour
invariant de construction
1
an 2 A \ {ak , 0  k  n 1} et 0 < |an a| 
2n
Réciproquement, si (an ) existe (et on peut supposer an 6= a car la suite est injective) alors il y
a des éléments de A \ {a} arbtrairement proches de a.
2. On montre que l’ensemble des points d’accumulation est
1
B = { , n 2 N⇤ n} [ {0}
n
1 1 1
Pour n 2 N⇤ , la suite de terme général ak = k + n est injective de limite n et 0 est limite de
la suite injective ( k2 ).

Si a 6= 0 est point d’accumulation, on lui associe une suite injective (an ). Pour tout n, il existe
des entiers pn , qn tels que an = p1n + q1n . Comme (an ) est injective, (pn ) ou (qn ) est non bornée.
Par exemple, si c’est (qn ), il existe une extractrice ' telle que q'(n) ! +1.
Pour tout " > 0, on trouve alors n0 tel que si n n0 , a "  p 1 + q 1  a + " et on en
'(n) '(n)
déduit aisément que p 1 ! a. La suite (p' (n)) est composée d’entiers et converge. Elle est
'(n)
stationnaire. Ainsi a est l’inverse d’un entier.

40 Soit u 2 RN . Montrer que u converge ssi (2un+1 un )n2 N converge.


40 On pose vn = 2un+1 un et on constate que 2n vn = 2n+1
n+1 2n un . En sommant, on trouve que
n 1
u0 1 X i
un = + 2 vi
2n 2n
i=0

Si un ! `, on trouve directement vn ! `. P
Si vn ! `, on utilise le théorème de convergence barycentrique ( ni=01 2i = 2n 1 ⇠ 2n ) pour obtenir
un ! `.

41 Soit u 2 RN vérifiant un+1 un ! 0 et un ! +1. Montrer qu’il existe ' : N ! N stricte-


n!+1 n!+1
ment croissante telle que u'(n) n ! 0.
n!+1

41 Par hypothèse
1
9m0 , 8n m0 , |un un 1| 
4
3k
Pour tout k, um0 +3k  um0 + 4 qui est plus petit que k pour k assez grand. Ainsi

9m m0 , um < m

L’ensemble Hm = {`, 8n ` : un m} est non vide et possède un minimum n0 tel que n0 > m m0 .
Comme |un0 un0 1 |  14 et un0 1 < m  un0 , on a |un0 m|  14 .

21
On définit ' sur [[0, m]] par '(m) = n0 et 8k 2 [[0, m 1]], '(k) = k.
Pour k > m, l’ensemble Hk = {`, 8n ` : un k} est non vide et on pose '(k) = min Hk .

Montrons par récurrence la propriété Pn :

8k 2 [[0, n 1]], '(k) < '(k + 1) et 8k 2 [[0, n]], '(k) k

- Le résultat est vraie au rang m.


- Supposons la vraie jusqu’à un rang n m. Comme Hn+1 ⇢ Hn , '(n + 1) 2 Hn et donc
'(n + 1) '(n) (qui est le minimum de Hn ).
Si, par l’absurde, '(n + 1) = '(n), on. u'(n) 1 < n et u'(n) n + 1 et donc u'(n) u'(n) 1 1
alors que cette di↵érence est plus petite que 1/4 (car '(n) n m m0 ).
Ainsi '(n + 1) > '(n) n et '(n + 1) n + 1, ce qui conclut Pn+1 .
Soit " > 0. Il existe un rang n1 tel que si n n1 , |un 1 un |  ". On a

8n n1 , u'(n) n u'(n) 1

et donc |u'(n) n|  " pour n n1 : u'(n) n ! 0.

42 Soit ↵ 2 R⇤ . Montrer que la suite de terme général un = ni↵ est divergente.


42 La suite (un ) est composée de termes non nuls (de module 1).
On a uu2n
n
= ei↵ ln(2) et uu3n
n
= ei↵ ln(3) .
Si (un ) converge (par l’absurde), alors ei↵ ln(3) = ei↵ ln(2) = 1 et il existe des entiers naturel non nuls
(car ↵ 6= 0) p et q tels que ↵ ln(3) = 2⇡p et ↵ ln(2) = 2⇡q. On a alors 3q = 2p ce qui est impossible
⇤ P
43 Soient u 2 RN bornée et v définie par vn = n1 nk=1 uk pour n 2 N⇤ . Montrer que si (vna )n2N⇤
converge pour un ↵ 2 N⇤ , alors v converge également.
43 La suite u est bornée et on notera M un majorant de |un |.
On choisit de noter Sn = u1 + · · · + un et ainsi vn = n1 Sn .
On suppose que (vn↵ ) admet une limite `. (vn↵ ) est donc bornée et on note M 0 un majorant de son
module.

On va revenir à la définition des limites pour montrer que vn ! `.


On se donne donc " > 0. Il existe tout d’abord un rang n1 tel que si n n1 , on a |vn↵ `|  ".
↵ ↵
On remarque aussi que (n+1)n↵ n ⇠ ↵n ! 0 quand n ! +1 et il existe un rang n2 tel que si
↵ ↵
n n2 , (n+1)n↵ n  ".
Soit p max(n↵1 , n↵2 ) = N . Il existe un unique n tel que n↵  p < (n + 1)↵ (car n↵ est strictement
croissante de limite infinie) et n max(n1 , n2 ). On a (puisque n n1 )

|vp `|  |vp vn↵ | + |vn↵ `|  |vp v n↵ | + "

Par ailleurs
1 1
|vp v n↵ | = ↵
Sn Sp
n p
✓ ◆ p
X
1 1 1
= Sn ↵ uk
n↵ p p
k=n↵ +1
p
X
p n↵ 1
 |vn↵ | + |uk |
p p
k=n↵ +1
p n↵ p n↵
 M0 + M
p p

22
p n↵ (n+1)↵ n↵
Comme n n2 , p  n↵  ".

On a donc montré que


8" > 0, 9N, 8p N, |vp `|  "(M + M 0 )
ce qui donne le résultat voulu.
p p
44 Soit (a, b) 2 [0, 1[2 , a < b. Pour tout n 2 N ⇤ , on pose un = n [ n] et cn = Card {k 2 [1, n], uk 2 [a, b]}.
Donner un équivalent de cn quand n tend vers l’infini.

44 Pour tout n, un 2 [0, 1[ et un = 0 si et seulement si n est un carré.


On a
n[1
2
k 2 [1, n 1], uk 2 [a, b] = En,k avec Ek = i 2 [k 2 , (k + 1)2 [, ui 2 [a, b]
k=1

et cette réunion p
est évidemment disjointe.
p
Si i 2 Ek , on a b ic = k et comme ui = i k 2 [a, b], (k + a)2  i  (k + b) p
2.

Réciproquement, si (k + a)2  i  (k + b)2 , on a k 2  i < (k + 1)2 et donc b ic = k puis ui 2 [a, b].


Il y a donc autant d’éléments de Ek que d’entiers entre (k + a)2 et (k + b)2 . Ainsi,

b(k + b)2 e d(k + a)2 c + 1  |Ek |  d(k + b)2 e b(k + a)2 c + 1

et ainsi (puisque x  dxe  x + 1 et x 1  bx  x)

2(b a)k + b2 a2  |Ek |  2(b a)k + b2 a2 + 3

On en déduit que
n
X1 n
X1
(2(b a)k + b2 a2 + 1)  cn2 1  (2(b a)k + b2 a2 + 3)
k=1 k=1

Majorant et minorant sont tous deux équivalents à (b a)n2 et donc

c n2 1 ⇠ (b a)n2

Soit p 2 N⇤ . Il existe un unique np entier tel que n2p 1  p < (np + 1)2 1 et on a cn2p 1  cp 
p
c(np +1)2 1 . Comme np ⇠ p, on a cp ⇠ (b a)p.
⇥1 ⇥
45 Soient (xn )n2N une suite à valeurs dans 2 , 1 et y 2 Rn2N définie par y0 = x0 et

yn + xn+1
yn+1 =
1 + xn+1 yn

pour tout n 2 N. Montrer que y converge vers 1 .


2
45 Une récurrence simple montre que 8n, yn 2 [0, 1]. On montre ensuite que yn+1 yn = 1+y1 n xynn+1 xn+1
0.
La suite (yn ) est croissante majorée et converge vers ` 2 [0, 1].
(xn ) est bornée et admet une extractrice (x'(n) ) qui admet une limite a 2 [1/2, 1]. On a alors (avec la
`+a
relation) y'(n) ! 1+`a mais on a aussi y'(n) ! `. Ainsi `a2 = a et comme a 6= 0 et ` 0, ` = 1.

46 On suppose que (un ) est une suite réelle convergente de limite `. Quand peut-on dire que (bun c)
converge ?

23
46 La fonction partie entière étant continue en tout point entier, si un ! ` 2 Z alors bun c ! ` et on
a même une suite constante à partir d’un certain rang.

1 1
/ Z, alors il est possible que (bun c) converge (par exemple si un =
Si un ! ` 2 2 +2n+2
, un ! 1/2 et
1)n
bun c ! 0). Il est aussi possible que (bun c) ne converge pas, prendre l’exemple de un = (n+1 .
p
47 Soit d0 = 0 et 8n 2 N, dn+1 = dn + 2. Montrer l’existence d’une limite puis trouver la limite de
(dn )

47

48 Soit xn la solution de x + ln(x) = n. Montrer que la suite est bien definie et lui trouver un
equivalent.

48 Une étude simple montre que f : x 7! x + ln(x) réalise une bijection strictement croissante de R+⇤
dans R et il existe un unique xn tel que f (xn ) = n. On a xn = f 1 (n) ! +1 quand n ! +1.
Ainsi n = xn + ln(xn ) ⇠ xn puis xn n = ln(xn ) = ln(n + o(n)) = ln(n) + ln(1 + o(1)) ⇠ ln(n) :

xn = n ln(n) + o(ln(n))

On pose alors yn = xn n + ln(n). On sait à ce niveau que yn = o(ln(n)). La relation f (xn ) = n donne

ln(n ln(n) + yn ) + yn ln(n) = 0

ce qui s’écrit ✓ ◆
ln(n) ln(n)
yn = ln 1 + o( )
n n
ln(n)
et donne yn ⇠ n . Ainsi
ln(n) ln(n)
xn = n ln(n) + + o( )
n n
49 Montrer que pour tout n 1, il existe un unique xn 0 tel que xnn + xn + 1 = 0. Etudier la
convergence de (xn ) puis trouver un développement à deux termes (puis éventuellement trois) de xn .

49

50 50

51 Soit a > 0.
Pn 1
1. Pour n 2 N, montrer que l’équation k=0 x k = a admet une unique solution xn dans l’inter-
valle ]n, +1 [
2. Etudier la monotonie puis la limite de (xn n).
3. Donner un équivalent simple de xn .

51
P
1. On note fn : x 7! nk=0 x 1 k . fn est continue sur ]n, +1, dérivable à dérivée < 0 et donc stric-
tement décroissante. Elle réalise une bijection de ]n, +1[ dans son image R+⇤ . Ainsi, l’équation
fn (x) = a admet une unique solution xn (et on a même xn = fn 1 (a)).
1
2. On a fn (xn+1 ) = fn+1 (xn+1 ) xn+1 n 1 < a = fn (xn ) et par décroissance stricte de

24
3. Posons yn = xn n ainsi que
n
X 1
gn : x > 0 7! fn (y + n) =
y+j
j=0

gn est strictement décroissante sur R+⇤ et réalise une bijection de R+⇤ dans lui même. yn est
l’unique solution dans R+⇤ de gn (y) = a. On a
1
gn (yn+1 ) = gn+1 (yn+1 )  gn+1 (yn+1 ) = a = gn (yn )
yn+1 + n + 1

Par stricte décroissance de gn , on en déduit que (yn ) est croissante.

Par théorème de limite monotone, (yn ) admet une limite ` 2 R+⇤ [ {+1} (` x0 > 0).
Supposons, par l’absurde, que ` < +1. On a alors (par croissance) yn  ` et ainsi
n
X n
X
1 1
a= ! +1
yn + j `+j n!+1
j=0 j=0

ce qui est contradictoire. On a ainsi

lim (xn n) = +1
n!+1

4. Soit b > 0. On a
n
X n Z ✓ ◆
1 1X 1 1
dt 1
gn (nb) = = j
! = ln 1 +
nb + j n b+ n 0 b+t b
j=0 j=0

Si ln 1 + 1b > a alors pour n assez grand, gn (nb) > a et donc nb  yn .


Si ln 1 + 1b < a alors pour n assez grand, gn (nb) < a et donc nb yn .
On note c = ea1 1 (on a donc ln(1 + 1/c) = a) et on va montrer que yn ⇠ cn, c’est à dire que
yn
n ! c. On revient pour cela à la définition des limites.

Soit " > 0 tel que " < a (cette contrainte ne gêne pas car dans la définition, on veut des " > 0
arbitrairement proches de 0).
On a c " < c = ea1 1 et donc ln(1 + c 1 " ) > a et pour n assez grand n(c ").
De même, pour n asez grand, yn  n(c + ").
On a donc, pour n assez grand
yn
c " c+"
n
On a ainsi yn ⇠ nc i.e. yn = nc + o(n) puis xn = n + yn = (c + 1)n + o(n) et comme c + 1 6= 0,
1
xn ⇠ (c + 1)n avec c =
ea 1
52 Donner un équivalent de la suite de terme général
n p !
X k
un = sin
n
k=1

52 On pose p
n
X k
vn =
n
k=1

25
Pn p
Une comparaison série intégrale donne k=1 k ⇠ 23 n3/2 et donc

2p
vn ⇠ n
3
Par inégalité de Taylor-Lagrange, on a

|x|3
8x, | sin(x) x| 
6
et ainsi
n
1 X k 3/2 n5/2
|un vn |   !0
6 n3 6n3
k=1

Ainsi un = vn + o(1) et comme vn ! +1, un ⇠ vn .

53 Soit (xn )n2N une suite réelle, et (yn ) définie par 8n 2 N⇤ , yn = 2xn + xn 1.
1. Montrer que si (yn ) converge vers 0, (xn ) converge.
2. Montrer que (xn ) converge si et seulement si (yn ) converge.

53
1. Soit " > 0. Comme yn ! 0, il existe un rang n0 tel que 8n n0 , |yn |  ". Pour n n0 , on a
alors (2xn = yn xn 1 et inégalité triangulaire)

2|xn |  |xn 1| + |yn |  |xn 1| +"

ce que l’on peut écrire


2n |xn |  2n 1
|xn | + 2n 1
"
En sommant, les termes se simplifient (télescopage) et ainsi

2n 2n 0 1
8n n0 , 2n |xn |  2n0 1
|xn0 | + "
2 1
et ainsi
1 n0 1
8n n0 , |xn | 
2 |xn0 | + "
2n
Le premier terme du membre de droite est de limite nulle et donc plus petit que " pour n assez
grand, disons n n1 n0 . On a montré que

8" > 0, 9n1 , 8n n1 , |xn |  2"

ce qui signifie que (xn ) est de limite nulle.


2. Il est immédiat que si xn ! `, alors yn ! 3`.

Réciproquement, on suppose que yn ! `0 et on pose ` = `0 /3. On a alors

yn `0 = 2(xn `) + (xn 1 `)

D’après la première question, et comme yn `0 ! 0, on a xn ` ! 0.

54 Soit f : R+ ! R continue strictement croissante telle que 8x > 0, f (x) < x et f (x) ⇠ x. Soient
0
a, b 2 R⇤+ et (an ) , (bn ) deux suites vérifiant a0 = a, b0 = b et 8n 2 N, an+1 = f (an ) et bn+1 = f (bn ).
Montrer que an ⇠ bn

26
54 Avec les hypothèses, f réalise une bijection de R+ dans son image I = [f (0), lim+1 f [= [0, lim+1 f [.
Les suites a et b sont donc bien définies et à valeurs dans R+⇤ .
L’hypothèse f (x) < x pour x > 0 montre que (an ) et (bn ) sont strictement décroissantes.
Elles convergent et leurs limites vérifient f (x) = x et sont donc nulles.

Par symétrie des rôles, on peut supposer que a  b et on a alors 8n, an  bn .


Comme bn ! 0, il existe n0 tel que bn0  a0 . En composant par f n , on a

8n 2 N, an+n0  bn+n0  an

Comme f (x) ⇠0 x, bn+1 ⇠ bn et (en itérant n0 fois) bn+n0 ⇠ bn . De même an+n0 ⇠ an . L’encadrement
précédent donne alors an ⇠ bn .

55 Soit M une partie de R+ à plus de deux éléments, stable par moyenne géométrique. Montrer que
l’ensemble des irrationnels de M est dense dans ] inf M, sup M [.

55 On va procéder en deux étapes : montrer que M est dense dans ] inf M, sup M [ puis se focaliser
sur les irrationnels.
1. Je suppose par l’absurde que M n’est pas dense dans ] inf M, sup M [. Il existe donc des réels
a, b 2] inf M, sup M [ tels que a < b et ]a, b[\M = ;.
L’ensemble {c > a, ]a, c[\M = ;} est non vide (il contient b). Il est majoré car il existe un
élément de M dans [b, sup M [. Il possède une borne supérieure 2 R et ]a, [\M = ;.
L’ensemble {c < , ]c, [\M = ;} est non vide (il contient a). Il est minoré par 0. Il possède
une borne inférieure ↵. On a ↵ > 0 car il existe un élément de M dans [inf(M ), a[ et cet élément
est non nul (M ⇢ R+⇤ ).
]↵, [⇢ R+⇤ est ainsi un intervalle maximal qui ne rencontre pas M .
On peut construire une suite (xn ) d’éléments de M qui converge vers ↵ et une auutre (yn ) qui
converge vers . p
p
xn yn est dans M et converge vers ↵ 2]↵, [ ce qui est une contradiction.
2. On raisonne encore par l’absurde et on suppose donc qu’il existe un intervalle ouvert I ⇢
] inf M, sup M [ qui ne contient aucun irrationnel de M . I contient deux éléments x < y de M
(avec le premier point). Une récurrence aisée indique que
1 1
8n 2 N, x1 2n y 2n 2 I \ M
1 1
et comme I \ M ne contient pas d’irrationnel, x1 2n y 2n 2 Q. Puisque x 2 Q (car x 2 I \ M ),
on a donc ⇣ y ⌘ 1n
2
8n, qn = 2Q
x
A partir de la décomposition unique en produit de facteurs premiers d’un entier, on montre
que tout rationnel se décompose de façon unique sous la forme pm 1 mr où les p sont des
1 . . . pr i
nombres premiers distincts et les mi des éléments de Z . ⇤

On peut considérer un nombre premier p qui apparaı̂t dans la décomposition de q0 = xy sous


n
la forme pm avec m 2 Z⇤ . p apparaissant dans qn2 = q0 sous la forme pm , il apparaı̂t dans qn
m
sous la forme p 2n . On doit ainsi avoir 2mn entier non nul ce qui est impossible pour n grand.

56 Soit, pour tout n 2 N⇤ , fn : x 7! x3n 3nx + 1.


1. Montrer que, pour tout n, fn admet une unique racine dans ]1, 2[. On note xn cette racine.
2. Trouver a tel que xn = 1 + a lnnn + o ln n
n .
3. Trouver b tel que xn = 1 + a lnnn + b n1 + o 1
n .

27
56 fn est strictement croissante sur ]1, 2[ et continue. Par théorème de la bijection, elle réalise une
bijection de ]1, 2[ dans ]f (1), f (2)[.
On a f (1) = 2 3n < 0 et fn (2) = 8n 6n + 1 > 0 (par exemple car un+1 un > 0 et u1 0). Ainsi,
0 admet un unique antécédent xn .

On a ✓ ◆3n ✓ ◆ ✓ ◆
1 p 3 1 p 3
1+ p = exp 3 n + o( ) ⇠ exp 3 n
n 2 n 2
p
et on montre alors que fn (1 + p1 ) ⇠ exp 3 n 3
! +1. Pour n assez grand, on a donc
n 2
1  xn  1 + p1 et xn ! 1.
n

Posons yn = xn 1. On a alors yn = o(1) et (1 + yn )3n = 3n(1 + yn ) 1 = 3n + o(n). On passe au


logarithme :
3n ln(1 + yn ) = ln(3n + o(n)) = ln(n) + ln(3) + o(1) ⇠ ln(n)
Mais yn ! 0 donne ln(1 + yn ) ⇠ yn et donc yn ⇠ ln(n) 3n .
⇣ ⌘
Posons zn = xn 1 ln(n)
3n . On a z n = o ln(n)
n et
✓ ◆ ✓ ✓ ◆ ◆
ln(n) ln(n)
3n ln 1 + + zn = ln 3n 1 + + zn 1
3n 3n
ln(n) ln(n)
= ln(n) + ln(3) + + o( )
3n n
Et par ailleurs ✓ ◆ ✓ ◆
ln(n) ln(n) ln(n)2
ln 1 + + zn = + zn + O
3n 3n n2
On en déduit que
✓ ◆
ln(n)2 ln(n) ln(n)
ln(n) + 3nzn + O = ln(n) + ln(3) +
+ o( )
n 3n n
⇣ ⌘
ln(n)2
C’est le terme de gauche qui dicte la précision (o( ln(n)
n ) = O n ) et ainsi
✓ ◆
ln(3) ln(n)2
zn = +O
3n n2
ce qui est mieux que le résultat escompté (la précision est meilleure).
x
57 Soit n 2 N⇤ . On pose fn (x) = 1+nx2
. On définit la suite (un ) par u1 2 R⇤+ et, pour n 2 N⇤ , un+1 =
fn (un ).
1. Montrer que 8n > 2 un 6 n1 . En déduire la limite de (un ).
2. Montrer que la suite (nun ) est croissante et trouver un équivalent de (un ).

57
1. Il est immédiat que 8n un > 0. On montre par récurrence que 8n 2, un  n1 .
u1 1
- On a u21 + 1 2u1 et donc u2 = 1+u 2 2.
1
- Supposons le résultat vrai jusqu’à un rang n. On a
1
nu2n (n + 1)un + 1 = n(un 1)(un ) 0
n
un 1
et ainsi un+1 = 1+nu2n
 n+1 .

28
Par théorème d’encadrement, on peut en conclure que

lim un = 0
n!+1

2. Posons vn = nun . On a 0 < vn  1 et


vn+1 n+1 1
= 1
vn n 1 + nu2n

ce qui montre que (vn ) est croissante. L’identité précédente s’écrit aussi
✓ ◆
vn+1 1 1
= 1+
vn n 1 + vn2
n

Le passage au logarithme donne (puisque vn = O(1))


✓ ◆ ✓ ◆
1 v2 1 vn2 1
ln(vn+1 ) ln(vn ) = ln 1 + ln 1 + n = + O( 2 )
n n n n

Pn ) est convergente (croissante et majorée) de 2limite ` 2 [v1 , 1] ⇢]0, 1]. Ainsi ln(vn ) ! ln(`) et
(v
(ln(vn+1 ) ln(vn )) converge. Comme O(1/n ) est le terme général d’une série absolument
P 2
convergente, ( 1 nvn ) converge et donc ` = 1. Ainsi un ⇠ n1 .
Pn 1 1
58 En utilisant les suites de terme général un = k=0 k! et vn = un + n⇥n! , montrer que e est
irrationnel.

58
⇤ ⇡ ⇡

59 Pour tout n 2 N, on note In = n⇡ 2 ; n⇡ + 2 .
1. Montrer que, pour tout n 2 N, il existe un unique xn 2 In tel que tan (xn ) = xn .
2. Déterminer un équivalent de (xn ).
3. On pose yn = xn n⇡.
(a) Exprimer yn en fonction de xn et de la fonction Arctan.
(b) Déterminer la limite de (yn ).
(c) Donner un développement asymptotique de xn à trois termes.

59
1. x 7! x tan(x) réalise une bijection de In dans R et on a existence et unicité de xn .
2. Comme n ⇡/2 et n + ⇡/2 sont tous deux équivalents à n, il en est de même de xn .
3. Par ⇡-périodicité de tan, xn = tan(xn ) = tan(yn ) et donc Arctan(xn ) = Arctan(tan(yn )). Mais
yn 2] ⇡/2, ⇡/2[ et Arctan(tan(yn )) est donc égal à yn . Ainsi

yn = Arctan(xn ) ! ⇡/2
1
On pose zn = xn n⇡ ⇡/2 et on sait déjà que zn = o(1). On a alors tan(zn ) = tan(xn ) =
1 1
xn ⇠ n⇡ . Comme zn ! 0, zn ⇠ tan(zn ) et ainsi

⇡ 1 1
xn = n⇡ + + o( )
2 n⇡ n
Qn 1
60 On note Pn (t) = k=0 (t k).
1. Montrer que Pn0 admet une seule racine dans ]0; 1[, qu’on note xn .

29
2. Montrer que limn!+1 xn = 0
3. Trouver un équivalent de (xn ).

60
1. Par théorème de Rolle, Pn0 admet une racine sur ]k, k + 1[ pour k = 0, . . . , n 2. Ceci donne
n 1 racines pour Pn0 qui est de degré n 1 et on a donc toutes les racines. En particulier, Pn0
a une unique racine sur ]0, 1[.
2. Comme Pn (xn ) 6= 0, on a
n 1
Pn0 (xn ) X 1
0= =
Pn (xn ) xn k
k=0
et ainsi
X 1n 1 n
X1
1 1
= ⇠ ln(n)
xn k xn k
k=1 k=1
et en particulier xn ! 0.
3. Avec l’égalité précédente
n
!
1 X1 1 X
n 1
xn 1
n
X1 1
0 =  xn +
xn k k(k xn ) 1 xn k(k 1)
k=1 k=1 k=2
P
Le majorant est borné ( 1/(k(k 1)) converge) et est même de limite nulle. Ainsi
n
X1 1
xn = + o(1) = ln(n) + + o(1)
k
k=1

ce qui est mieux que ce que l’on demande.

61 Soit E = `1 l’espace vectoriel des suites réelles bornées. Soit T l’application linéaire définie de
1 Pn
E dans E tel que T (x) = y où yn = n+1 k=0 uk . On note C le sous-espace vectoriel des suites
convergentes, C1 = {x 2 E, T (x) 2 C}, C2 = {x 2 E, T (x) 2 C1 }.
Etudier les inclusions et égalités entre ces 3 espaces.
61 Une solution d’Antoine Marchesini (Janson 24-25)
On commence par montrer les inclusions : C ⇢ C1 ⇢ C2 . On se donne une suite x = (xn )n2N 2 C. Le
théorème de Césaro nous assure la convergence de T (x). Donc, x 2 C1 , puis C ⇢ C1 .
On considère maintenant une suite x = (xn )n2N de C1 . Par définition on a : T (x) 2 C , puis : T 2 (x) 2 C
d’après le théorème de Césaro, d’où ; x 2 C2 et C ⇢ C1 ⇢ C2 .

Montrons que C1 6= C.
En considérant la suite : (xn )n2N = (( 1)n )n2N , on a directement que (xn )n2N 2
/ C.
Or :
n
1 X 1 + ( 1)n
8n 2 N : ( 1)k = !0
n+1 2n + 2 n!+1
k=0
Ainsi, (xn )n2N 2 C1 et C ( C1 .

Enfin, montrons que C1 = C2 .

Soient : (xn )n2N 2 C2 , (µ)n2N = T ((xn )n2N ), et (!n )n2N = T 2 ((xn )n2N ). Par hypothèse on sait que
(!n )n2N est convergente vers une limite l 2 R. Il s’agit de montrer que (µn )n2N converge.
Pour commencer il vient directement que :
xn µn 1
8n 2 N⇤ , µn µn 1 =
n+1

30
Or, (xn )n2N est bornée, de même que (µn )n2N , donc :
✓ ◆
1
µn+1 µn = O
n
On pose :
bnxc
1 1 X
8x > 1, 8n 2 N, n > , n (x) = µk
x 1 bn(x 1) + 1c
k=n
Il vient (puisque bny + 1c ⇠ ny pour y 6= 0)
1 bnx + 1c!bnxc n!n 1
8x > 1, 8n 2 N, n > , n (x) = !l
x 1 bn(x 1) + 1c n!+1

Ainsi : 8x > 1, n (x) !l


n!+1

1
Ensuite, on a : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,

bnxc bnxc
1 X 1 X
|µn n (x)| = (µk µn )  |µk µn |
bn(x 1) + 1c bn(x 1) + 1c
k=n+1 k=n+1

Or, on sait que :



9↵ > 0, 8k 2 N⇤ , |µk+1 µk | 
k
et ainsi
k 1
X k 1
X k 1
X 1
|µk µn | = (µi+1 µi )  |µi+1 µi |  ↵
i
i=n i=n i=n
1
Comme x 7! x décroı̂t sur R+⇤ ,
k 1
X Z k 1 ✓ ◆
1 1 dt k 1
 +  ln +
i n n t n n
i=n

et ainsi ✓ ✓ ◆ ◆
k 1
|µk µn |  ↵ ln +
n n
1
Ainsi le logarithme étant croissant : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,
bnxc ✓ ✓ ◆ ◆
↵ X k 1
|µn n (x)|  ln +
bn(x 1) + 1c n n
k=n+1

bnxc ✓ ◆
↵ X 1 ↵
 ln(x) +  ↵ ln(x) +
bn(x 1) + 1c n n
k=n+1
1
Finalement : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,

|µn l|  |µn n (x)| +| +|
n (x) l|  ↵ ln(x) + n (x) l|
n
Si " > 0, on peut choisir x > 1 tel que ↵ ln(x)  ". Ce x étant fixé, ↵n + | n (x) l| ! 0 et cette
n!+1
quantité est plus petite que " pour n assez grand. On a montré que
8" > 0, 9n0 , 8n n0 , |µn l|  2"
On en conclut que (µn ) est convergente de limite l et que C1 = C2 .
En conclusion
C ( C1 = C2

31
62 Soient (an ) et (bn ) des suites réelles croissantes, non majorées, telles que an+1 an ! 0. On note :
E = {an bm | m, n 2 N}
1. Montrer que E est dense dans R.
2. Montrer que {cos(ln(n)) | n 2 N} est dense dans [ 1; 1].

62
1. Le but est de montrer que
8x 2 R, 8" > 0, E \ [x ", x + "] 6= ;

On se donne donc x 2 R et " > 0. Il existe un rang n0 tel que


8n n0 , |an+1 an |  "
(bn ) étant non majorée,
9m0 , bm0 an0 x
La suite (an bm0 x)n n0 est croissante et non majorée et donc de limite infinie. De plus son
premier terme est négatif. On peut ainsi considérer le dernier rang n1 n0 où elle est négative
et on a
an1 bm0 x  0 < an1 +1 bm0 x
Comme n1 n0 ,
0  (an1 +1 bm 0 x) (an1 bm 0 x)  "
On a donc
a n1 bm0  x < an1 +1 = bm0 et |(an1 +1 bm 0 ) (an1 bn0 )|  "
et donc au moins l’un des deux an1 +1 bm0 ou an1 bm0 est distant de x de moins de ".
2. La question 1 avec an = ln(n) et bn = 2n⇡ montre que {ln(n) 2m⇡} est dense dans R. En
prenant l’image par la fonction continue cos, on obtient le résultat demandé.

63 Étudier les suites définies par u1 , v1 réels et 8n 2 N⇤


✓ ◆ ✓ ◆
1 1
un+1 = un + vn Arctan et vn+1 = vn un Arctan
n2 n2
63 On sait que 8x, |Arctan(x)|  |x| (accroissements finis) et on a donc
1 1
8n, |un+1 |  |un | + 2
|vn | et |vn+1 |  |vn | + 2 |un |
n n
En notant mn = |un | + |vn |, on en déduit que
✓ ◆
1
8n, mn+1  1+ 2 mn
n
et ainsi
Y1 ✓
n
1

8n, 0  mn  m0 1+ 2
k
k=1
Le majorant converge (passer au logarithme) et est donc borné. On en déduit que u et v sont bornées
puisque
kvk1 kvk1
|un+1 un |  et |vn+1 vn | 
n2 n2
P P
ce qui montre que (un+1 un ) et (vn+1 vn ) convergent absolument et donc convergente. On a
ainsi montré que les suites u et v convergent.

32
p
64 Soit x 2 R+ . On définit la suite u par u0 = 0 et 8n, un+1 = x + un . Etudier la convergence de
(un ).

64

65
1. Montrer qu’il existe une unique suite (un ) telle que u0 = 1 et
Z un t
e
8n 0, dt = 1
un+1 t

2. Etudier la convergence de (un ).


3. Donner un équivalent de un .

65
R1 t x
1. F : x 7! x et dt est de classe C 1 sur ]0, 1] de dérivée x 7! ex qui est < 0. Ainsi, F est
strictement décroissante et réalise une bijection entre ]0, 1] et [0, lim0 F [. Or,
Z 1
dt
8x 2]0, 1], F (x) = ln(x) ! +1
x t x!0

et ainsi F est bijective de ]0, 1] dans R+ . On pose un = F 1 (n) et on vérifie par récurrence que
(un ) convient.
2. Comme F est de limite infinie en 0, F 1 est de limite nulle en +1 et

lim un = 0
n!+1

t
3. t 7! e t 1 est continue sur ]0, 1] et prolongeable par continuité en 0. Son intégrale sur [0, 1] existe
et on la note I. On a alors
Z 1 Z 1 t
dt e 1
F (x) = + dt = ln(x) + I + o(1)
x t x t

Ainsi F (un ) = n = ln(un ) + I + o(1) et par passage à l’exponentielle un ⇠ eI n .


R1
66 Les suites réelles (un )n 0 et (vn )n 0 vérifient, pour n 2 N, un+1 = 0 max (x, vn ) dx et vn+1 =
R1
0 max (x, un ) dx. Étudier la convergence de (un )n 0 et (vn )n 0 .

66 Supposons tout d’abord que u0 , v0 2 [0, 1]. Une récurrence simple montre que

8n 2 N, un 2 [0, 1] et vn 2 [0, 1]

et on en déduit (par relation de Chasles en transitant par un ou vn ) que

1 + vn2 1 + u2n
un+1 = et vn+1 =
2 2
On peut exprimer vn à l’aide de un 1 et obtenir

u4n 1 u2n 1 5
un+1 = + +
8 4 8
et de manière similaire
vn4 1 vn2 1 5
vn+1 = + +
8 4 8

33
x4 x2 5
Posons f : x 7! 8 + 4 + 8 en sorte que

u2(n+1) = f (u2n ) et u2n+1 = f (u2n 1)

g = f Id est décroissante strictement sur [0, 1] (g 0 (x) = 21 (x 1)(x2 + x + 2)) et ainsi f (x) x. Les
suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont ainsi croissante et convergente (car majorées par 1) de limite ` 2 [0, 1].
Comme 1 est l’unique point fixe de f , ` = 1. On a ainsi un ! 1 et de même (ou en utilisant la relation
entre u et v) vn ! 1.
R1 R1
Si u0 > 1, on a v1 = 0 u0 = u0 puis u2 = 0 v1 = v1 = u0 . On montre par récurrence que (u2n ) est
constante égale à u0 et
R 1ensuite que (v2n+1 ) Rest constante égale à u0 .
1
Si v0 > 1, on a u1 = 0 v0 = v0 puis v2 = 0 u1 = u1 = v0 . On montre par récurrence que (v2n ) est
constante égale à v0 et
R 1 ensuite que (u2n+1 ) est constante égale à v0 .
Si u0 < 0, on a v1 = 0 x dx = 12 et si v0 < 0, on a u1 = 12 .
Distinguons les cas.
- Si u0 > 1 et v0 > 1 alors ce qui précède montre qu’il n’y a convergence que si u0 = v0 .
- Si u0 > 1 et v0 2 [0, 1], les suite (u2n ) et (v2n+1 ) sont constantes égales à u0 mais (u2n+1 ) et
(v2n ) restent dans [0, 1]. Il n’y a pas convergence.
- Le cas u0 2 [0, 1] et v0 > 1 est similaire.
- Si u0 < 0 et v0 < 0 alors u1 = v1 = 12 et on est ramenés au premier cas. u et v sont convergentes
de limite 1.
- etc. (bof).

67 Trouver tous les triplets (a, b, c) 2 C3 tels que la suite de terme général un = an +bn +cn converge.

67 Supposons que (a, b, c) soit un triplet convenable. Les extractrices (un+k ) convergent également
pour tout k. En combinant les expressions, on a donc convergence de (P (a)an + P (b)bn + P (c)cn ) pour
tout polynôme P .
En choisissant un polynôme qui prend la valeur 1 en a et 0 en b si b 6= a et 0 si c 6= a, on obtient que
(an ) converge. De même pour (bn ) et (cn ). Ainsi a, b, c 2 {z 2 C, |z| < 1} [ {1}.

La réciproque est immédiate.

68 Pour n 2 N, on note cn le nombre de racines réelles distinctes du polynôme


n
X ( 1)k X 2k+1
Pn =
(2k + 1)!
k=0

1. Montrer que cn ! +1.


2. Montrer que cn = O(n).
4n
3. Montrer que cn ⇠ e⇡ .

68 Pn est la partie régulière du DL à l’ordre 2n + 1 et on s’attend à ce que les zéros de Pn soient plus
ou moins liés à ceux de la fonction sin.
1. On remarque que par inégalité de Taylor-Lagrange

|x|2n+2
8x 2 R, |Pn (x) sin(x)|  ! 0
(2n + 2)! n!+1

our k 2 N, je pose Ik = [0, (k + 1)⇡]. On a

((k + 1)⇡)2n+2
8x 2 Ik , |Pn (x) sin(x)|  ! 0
(2n + 2)! n!+1

34
Le majorant est indépendant de x 2 Ik et ainsi

9n0 , 8n n0 , 8x 2 Ik , |Pn (x) sin(x)| < 1

Soit n n0 . Pour p 2 [[1, k]], sin(p⇡ + ⇡/2) et sin(p⇡ ⇡/2) sont opposés de module 1. On en
déduit avec notre inégalité que Pn (p⇡ + ⇡/2) et Pn (p⇡ ⇡/2) ont des signes opposés. Ainsi, Pn
s’annule sur ]p⇡ ⇡/2, p⇡ + ⇡/2[ pour tout p 2 [[1, k]] et ainsi

8k 2 N, 9n0 , 8n n0 , c n k

ce qui montre que cn ! +1.


2. Pn est de degré 2n + 1 et possède au plus 2n + 1 racines. Ainsi 0  cn  2n + 1 et cn = O(n).
3. A suivre bientôt.

69 On pose (i étant le complexe de carré 1)


n ✓
Y ◆
i
zn = 1+
k
k=1

1. Montrer que (|zn |) converge.


2. Déterminer les valeurs d’adhérence de (zn ).

69
1. On a ✓ ◆
n
1X 1
ln(|zn |) = ln 1 + 2
2 k
k=1
1 1
ln 1 + ⇠
k2
est le terme général d’une série positive convergente et ainsi (ln(|zn |)) converge.
k2
Par continuité de exp, (|zn |) converge.
2. On a r
i 1 i✓k 1 1 1
8k 1, 1 + = 1+ e avec ✓k = Arctan( ) = + O( 3 )
k k2 k k k
P 1
(✓k k) est ainsi absolument convergente et en notant a sa somme
n
X n
X 1
arg(zn ) = ✓k = + a + o(1) = ln(n) + a + + o(1) = ln(n) + b + o(1)
k
k=1 k=1

et on a donc
zn = |zn |ei(b+o(1)) ei ln(n)
On montre que {ln(n) + m⇡, n 2 N⇤ et m 2 Z} est dense dans R et on en déduit que
{ |zznn | , n 2 N⇤ } est dense dans U. Les valeurs d’adhérence de (zn ) sont donc les éléments de RU
où R est la limite de (|zn |).

70 Soit f : R+ ! R+ une fonction continue et décroissante. Soit (rn )n 0 une suite de réels positifs
strictement décroissante et de limite 1 . On pose fn = rn · f pour tout n 0.
1. Montrer que f et les fn admettent chacune un unique point fixe. On les note respectivement x
et xn .
2. Que dire de la suite (xn ) ?

70

35
1. Existence : On pose g : x ! f (x) x
On peut dire que g(0) 0 (f : R+ ! R+ donc f (0) 0, et 0 0)
f est décroissante donc majorée (par f (0) par exemple). Donc limx!1 g(x) = 1. Par
théorème de retour de limite, il existe t 2 R+ tel que g(t)  0.
Donc g(t)g(0)  0. g est continue donc d’après le TVI, il existe x 2 [0, t] tel que g(x) = 0. Donc
f (x) = x
f admet donc au moins un point fixe.

Unicité : 8y < x, f (y) f (x) = x > y. Donc f n’admet pas de point fixe sur [0, x[. De même,
on montre que f n’admet pas de point fixe sur ]x, +1[.

Soit n 2 N. fn est décroissante et continue. On pose gn : t 7! fn (t) t. Par un raisonnement


identique à celui e↵ectué pour f , on montre alors que fn admet également un unique point fixe.
Donc 8n 2 N, fn admet un unique point fixe.

2. Etudions dans un premier temps la monotonie de (xn ) :


Soit n 2 N. fn+1 (xn ) = rn+1 f (xn ). (rn ) est décroissante donc rn+1 f (xn )  rn f (xn ). Or
rn f (xn ) = fn (xn ) = xn , par définition donc fn+1 (xn )  xn .
On pose gn+1 : x 7! fn+1 (x) x. On a donc montré que gn+1 (xn )  0, ie gn+1 (xn )  gn+1 (xn+1 ).
Or gn+1 est décroissante donc xn xn+1 . Il en résulte que (xn ) est décroissante.
(xn ) décroissante et minorée, donc par théorème de limite monotone, (xn ) converge et on note
l sa limite. On a alors l 2 R+
On passe à la limite dans l’expression : 8n 2 N, xn = rn f (xn ), ce qui est possible car f est
continue, et l est bien dans l’ensemble de définition de f . On obtient alors : l = f (l). Or f
admet un unique point fixe x, donc l = x. Donc xn ! x
71 Soit (un ) une suite à valeurs dans R vérifiant pour tout n 0,
1
0 < un+1  2
un
Étudier la convergence de un .
71 Posons f : x > 0 7! 2 x1 x. f est de classe C 1 et f 0 (x) = x12 1. f est croissante sur [0, 1] puis
décroissante sur [1, +1[, maximale en 1 où elle est nulle. On en déduit que
8n, 0 < un+1  f (un ) + un  un
La suite (un ) est donc décroissante et, étant minorée par 0, converge vers ` 2 R+ .
Si, par l’absurde, ` = 0 alors 2 u1n ! 1 ce qui contredit un+1 > 0. Ainsi ` > 0 et `  2 1
`. L’étude
de f indique que ` = 1.
72 Déterminer les applications f : R⇤+ ! R⇤+ vérifiant pour tout x > 0, f (f (x)) = 6x f (x).
72 Supposons f convenable. Soit x > 0 et u la suite définie par u0 = x et 8n, un+1 = f (un ). On a
8n 2 N, un+2 = f (f (un )) = 6un f (un ) = 6un un+1
u est récurrente linéaire d’ordre 2. L’équation caractéristique est r2 + r 6 = 0 de racines 2 et 3.
Ainsi
9 , µ 2 R, 8n 2 N, un = ( 3)n + µ2n
Comme un reste > 0 (f à valeurs dans R+⇤ ), on a = 0 et donc
f (x) = u1 = 2µ = 2u0 = 2x
Réciproquement, on vérifie que f : x 7! 2x convient.

36
u2n
73 Soit u une suite réelle bornée telle que un + 2 converge. Montrer que u converge
u2n
73 On notera ` la limte de la suite de terme général un + 2 .

u étant bornée, elle converge ssi elle admet au plus une valeur d’adhérence. On se donne donc une
u
telle valeur d’adhérence a. Il lui est associé une extractrice ' et on a u'(n) + 2'(n)
2 ! ` et donc
u2'(n) ! 2(` a).
Comme 2' est aussi une extractrice, 2(` a) est une valeur d’adhérence de u. On considère la suite
définie par
a0 = a et 8n 2 N, an+1 = 2(` an )
Ce qu précède montre que an est pour tout n une valeur d’adhérénce de u et c’est donc le terme
général d’une suite bornée (car u l’est). Or (suite arithmético-géométrique), (an ) est bornée ssi a = 2`
3.
2`
Ainsi 3 est la seule valeur d’adghérence possible pour u. Avec la remarque initiale, u est convergente
de limite 2`3.

74 Soit f : R+ ! R+⇤ une fonction de classe C 1 vérifiant

f 0 (x)
lim = 1
x!+1 f (x)
P
Montrer que la série f (n) converge et donner un équivalent, lorsque n ! +1, de
+1
X
Rn = f (k)
k=n

74 Posons g = ln f . L’hypothèse faite est que g est de limite 1 en +1. Ainsi

9x0 , 8x x0 , g 0 (x)  1

On se donne un entier n0 x0 et on intère la relation précédente entre n et n + p pour n n0 et


p 0: ✓ ◆
f (n + p)
ln  p
f (n)
et ainsi
p
8p 0, 0  f (n0 + p)  f (n0 )e
P
Par comparaison
P (f (n0 + p))p 0 converge et donc (même série avec un nombre fini de termes en
plus) (f (n)) converge.

Montrons maintenant en revenant à la définition que Rn+1 = o(f (n)). On se donne donc " > 0. Il
existe M tel que e M  ". Comme ci-dessus,
✓ ◆
f (n + p)
9n1 , 8n n1 , 8p 2 N, ln  Mp
f (n)
ou encore
Mp
8n n1 , 8p 0, f (n + p)  f (n)e  f (n)"p
En sommant, on trouve
p
X p
X
k "
8n n1 , 0  Rn+1 = f (n + k)  f (n) "  f (n)  "f (n)
1 "
k=1 k=1

On a donc Rn+1 = o(f (n)) et ainsi Rn = f (n) + R(n + 1) ⇠ f (n).

37
P 2 P
75 Soit (xn ) une suitePréelle telle que, pour toute suite réelle (yn ), si yn converge, alors x n yn
converge. Montrer que 2
xn converge.
P
75 On contrapose et on suppose que (x2n ) diverge. Pn La2 série étant positive, la suite de ses sommes
partielles est de limite +1. On pose Sn = 1 + k=0 xk et on a donc Sn ! +1. On pose en suite
yn = Sxnn .
On a Z Sn Z Sn
2 Sn s n 1 dt dt
yn = 2
= 2

Sn Sn 1 S n Sn 1 t

la dernière inégalité étant vraie par croissance de (Sn ). En sommant, on trouve


n
X Z Sn
dt 1
yk2  2

S0 t S0
k=1
P
La série positive (yn2 ) est donc
P convergente (sommes partielles majorées).
Il nous reste à montrer que (xn yn ) diverge. On remarque que
q
X q
X x2k
x k yk =
Sk
k=p+1 k=p+1
Xq
Sk Sk 1
=
Sk
k=p+1
Xq
Sk Sk 1 Sq Sp
=
Sq Sq
k=p+1
P
Si, par l’absurde, (xk yk ) convergeait, on pourrait passer à la limite q ! +1 et obtenir
1
X
x k yk 1
k=p+1
P
ce qui aménerait une contraidction quand p ! +1. Ainsi (xk yk ) diverge et l’exercice est terminé.

76 Soient, (un ) 2 (R⇤ )N décroissante de limite nulle et (wn ) 2 RN périodique de période ` tel que
` 1
X
wk = 0
k=0

Montrer
1
X
wn un converge.
n=0

76 On note Wn = w0 + · · · + wn .
Soit n 2 N et n = q` + r sa division euclidienne par `. On a alors
q`
X1 n
X n
X
Wn = wk + wk = wk
k=0 k=q` k=q`

puisque la première somme se découpe en paquets tous nuls. On en déduit que

8n, |Wn |  M = sup{|Wk |, 0  k  ` 1}

38
On écrit que wk uk = (Wk Wk 1 )uk (en posant W 1 = 0). Une transformation d’Abel donne
n
X n
X1
VN = w k uk = Wk (uk uk+1 ) + Wn un
k=0 k=0

|Wk (uk uk+1 )|  M (ukP uk+1 ) est le terme général d’une série convergente et |Wn un |  M un ! 0.
Ainsi, (Vn ) converge i.e. (wk uk ) converge.

77 On pose : v
u n ✓ ◆
uX ( 1)k n
8n 2 N⇤, un = t
n
2n k
k+1 k
k=0

Montrer que (un )n2N⇤ est bien définie et déterminer un développement à deux termes de un .

77 On note Vn la somme dans le terme “définissant” un . On a (formule du capitaine)


n
X ✓ ◆
( 1)k n k n+1
Vn = 2
n+1 k+1
k=0

et ainsi (on reconnaı̂t presque le binôme)

2n+1 1
Vn = >0
n+1 n+1
ce qui justifie la définition de un . De plus
✓ ◆
1 ln(2n+1 1) ln(n + 1) n+1 1 1 ln(n + 1)
ln(un ) = ln(Vn ) = = ln(2) + ln 1
n n n n n 2n+1 n

Ainsi,
ln(n) ln(n)
ln(un ) = ln(2) + o( )
n n

ln(n) ln(n)
un = 2 exp( + o( )
✓ n n ◆
ln(n) ln(n)
= 2 1 + o( )
n n

39

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