Points d'accumulation et suites numériques
Points d'accumulation et suites numériques
39 Soit A ⇢ R, a 2 R est un point d’accumulation de A si pour tout " > 0, (| a ", a + "[\a}) \ A 6= ;.
1. Montrer que c’est équivalent à affirmer l’existence de u 2 An2N injective de limite a.
n o
2. Déterminer les points d’accumulation de A = p1 + 1q , (p, q) 2 (N⇤ )2 .
39
1. Si on a un point d’accumulation a de A, on construit une suite (an ) par récurrence avec pour
invariant de construction
1
an 2 A \ {ak , 0 k n 1} et 0 < |an a|
2n
Réciproquement, si (an ) existe (et on peut supposer an 6= a car la suite est injective) alors il y
a des éléments de A \ {a} arbtrairement proches de a.
2. On montre que l’ensemble des points d’accumulation est
1
B = { , n 2 N⇤ n} [ {0}
n
1 1 1
Pour n 2 N⇤ , la suite de terme général ak = k + n est injective de limite n et 0 est limite de
la suite injective ( k2 ).
Si a 6= 0 est point d’accumulation, on lui associe une suite injective (an ). Pour tout n, il existe
des entiers pn , qn tels que an = p1n + q1n . Comme (an ) est injective, (pn ) ou (qn ) est non bornée.
Par exemple, si c’est (qn ), il existe une extractrice ' telle que q'(n) ! +1.
Pour tout " > 0, on trouve alors n0 tel que si n n0 , a " p 1 + q 1 a + " et on en
'(n) '(n)
déduit aisément que p 1 ! a. La suite (p' (n)) est composée d’entiers et converge. Elle est
'(n)
stationnaire. Ainsi a est l’inverse d’un entier.
Si un ! `, on trouve directement vn ! `. P
Si vn ! `, on utilise le théorème de convergence barycentrique ( ni=01 2i = 2n 1 ⇠ 2n ) pour obtenir
un ! `.
41 Par hypothèse
1
9m0 , 8n m0 , |un un 1|
4
3k
Pour tout k, um0 +3k um0 + 4 qui est plus petit que k pour k assez grand. Ainsi
9m m0 , um < m
L’ensemble Hm = {`, 8n ` : un m} est non vide et possède un minimum n0 tel que n0 > m m0 .
Comme |un0 un0 1 | 14 et un0 1 < m un0 , on a |un0 m| 14 .
21
On définit ' sur [[0, m]] par '(m) = n0 et 8k 2 [[0, m 1]], '(k) = k.
Pour k > m, l’ensemble Hk = {`, 8n ` : un k} est non vide et on pose '(k) = min Hk .
8n n1 , u'(n) n u'(n) 1
Par ailleurs
1 1
|vp v n↵ | = ↵
Sn Sp
n p
✓ ◆ p
X
1 1 1
= Sn ↵ uk
n↵ p p
k=n↵ +1
p
X
p n↵ 1
|vn↵ | + |uk |
p p
k=n↵ +1
p n↵ p n↵
M0 + M
p p
22
p n↵ (n+1)↵ n↵
Comme n n2 , p n↵ ".
et cette réunion p
est évidemment disjointe.
p
Si i 2 Ek , on a b ic = k et comme ui = i k 2 [a, b], (k + a)2 i (k + b) p
2.
On en déduit que
n
X1 n
X1
(2(b a)k + b2 a2 + 1) cn2 1 (2(b a)k + b2 a2 + 3)
k=1 k=1
c n2 1 ⇠ (b a)n2
Soit p 2 N⇤ . Il existe un unique np entier tel que n2p 1 p < (np + 1)2 1 et on a cn2p 1 cp
p
c(np +1)2 1 . Comme np ⇠ p, on a cp ⇠ (b a)p.
⇥1 ⇥
45 Soient (xn )n2N une suite à valeurs dans 2 , 1 et y 2 Rn2N définie par y0 = x0 et
yn + xn+1
yn+1 =
1 + xn+1 yn
46 On suppose que (un ) est une suite réelle convergente de limite `. Quand peut-on dire que (bun c)
converge ?
23
46 La fonction partie entière étant continue en tout point entier, si un ! ` 2 Z alors bun c ! ` et on
a même une suite constante à partir d’un certain rang.
1 1
/ Z, alors il est possible que (bun c) converge (par exemple si un =
Si un ! ` 2 2 +2n+2
, un ! 1/2 et
1)n
bun c ! 0). Il est aussi possible que (bun c) ne converge pas, prendre l’exemple de un = (n+1 .
p
47 Soit d0 = 0 et 8n 2 N, dn+1 = dn + 2. Montrer l’existence d’une limite puis trouver la limite de
(dn )
47
48 Soit xn la solution de x + ln(x) = n. Montrer que la suite est bien definie et lui trouver un
equivalent.
48 Une étude simple montre que f : x 7! x + ln(x) réalise une bijection strictement croissante de R+⇤
dans R et il existe un unique xn tel que f (xn ) = n. On a xn = f 1 (n) ! +1 quand n ! +1.
Ainsi n = xn + ln(xn ) ⇠ xn puis xn n = ln(xn ) = ln(n + o(n)) = ln(n) + ln(1 + o(1)) ⇠ ln(n) :
xn = n ln(n) + o(ln(n))
On pose alors yn = xn n + ln(n). On sait à ce niveau que yn = o(ln(n)). La relation f (xn ) = n donne
ce qui s’écrit ✓ ◆
ln(n) ln(n)
yn = ln 1 + o( )
n n
ln(n)
et donne yn ⇠ n . Ainsi
ln(n) ln(n)
xn = n ln(n) + + o( )
n n
49 Montrer que pour tout n 1, il existe un unique xn 0 tel que xnn + xn + 1 = 0. Etudier la
convergence de (xn ) puis trouver un développement à deux termes (puis éventuellement trois) de xn .
49
50 50
51 Soit a > 0.
Pn 1
1. Pour n 2 N, montrer que l’équation k=0 x k = a admet une unique solution xn dans l’inter-
valle ]n, +1 [
2. Etudier la monotonie puis la limite de (xn n).
3. Donner un équivalent simple de xn .
51
P
1. On note fn : x 7! nk=0 x 1 k . fn est continue sur ]n, +1, dérivable à dérivée < 0 et donc stric-
tement décroissante. Elle réalise une bijection de ]n, +1[ dans son image R+⇤ . Ainsi, l’équation
fn (x) = a admet une unique solution xn (et on a même xn = fn 1 (a)).
1
2. On a fn (xn+1 ) = fn+1 (xn+1 ) xn+1 n 1 < a = fn (xn ) et par décroissance stricte de
24
3. Posons yn = xn n ainsi que
n
X 1
gn : x > 0 7! fn (y + n) =
y+j
j=0
gn est strictement décroissante sur R+⇤ et réalise une bijection de R+⇤ dans lui même. yn est
l’unique solution dans R+⇤ de gn (y) = a. On a
1
gn (yn+1 ) = gn+1 (yn+1 ) gn+1 (yn+1 ) = a = gn (yn )
yn+1 + n + 1
Par théorème de limite monotone, (yn ) admet une limite ` 2 R+⇤ [ {+1} (` x0 > 0).
Supposons, par l’absurde, que ` < +1. On a alors (par croissance) yn ` et ainsi
n
X n
X
1 1
a= ! +1
yn + j `+j n!+1
j=0 j=0
lim (xn n) = +1
n!+1
4. Soit b > 0. On a
n
X n Z ✓ ◆
1 1X 1 1
dt 1
gn (nb) = = j
! = ln 1 +
nb + j n b+ n 0 b+t b
j=0 j=0
Soit " > 0 tel que " < a (cette contrainte ne gêne pas car dans la définition, on veut des " > 0
arbitrairement proches de 0).
On a c " < c = ea1 1 et donc ln(1 + c 1 " ) > a et pour n assez grand n(c ").
De même, pour n asez grand, yn n(c + ").
On a donc, pour n assez grand
yn
c " c+"
n
On a ainsi yn ⇠ nc i.e. yn = nc + o(n) puis xn = n + yn = (c + 1)n + o(n) et comme c + 1 6= 0,
1
xn ⇠ (c + 1)n avec c =
ea 1
52 Donner un équivalent de la suite de terme général
n p !
X k
un = sin
n
k=1
52 On pose p
n
X k
vn =
n
k=1
25
Pn p
Une comparaison série intégrale donne k=1 k ⇠ 23 n3/2 et donc
2p
vn ⇠ n
3
Par inégalité de Taylor-Lagrange, on a
|x|3
8x, | sin(x) x|
6
et ainsi
n
1 X k 3/2 n5/2
|un vn | !0
6 n3 6n3
k=1
53 Soit (xn )n2N une suite réelle, et (yn ) définie par 8n 2 N⇤ , yn = 2xn + xn 1.
1. Montrer que si (yn ) converge vers 0, (xn ) converge.
2. Montrer que (xn ) converge si et seulement si (yn ) converge.
53
1. Soit " > 0. Comme yn ! 0, il existe un rang n0 tel que 8n n0 , |yn | ". Pour n n0 , on a
alors (2xn = yn xn 1 et inégalité triangulaire)
2n 2n 0 1
8n n0 , 2n |xn | 2n0 1
|xn0 | + "
2 1
et ainsi
1 n0 1
8n n0 , |xn |
2 |xn0 | + "
2n
Le premier terme du membre de droite est de limite nulle et donc plus petit que " pour n assez
grand, disons n n1 n0 . On a montré que
yn `0 = 2(xn `) + (xn 1 `)
54 Soit f : R+ ! R continue strictement croissante telle que 8x > 0, f (x) < x et f (x) ⇠ x. Soient
0
a, b 2 R⇤+ et (an ) , (bn ) deux suites vérifiant a0 = a, b0 = b et 8n 2 N, an+1 = f (an ) et bn+1 = f (bn ).
Montrer que an ⇠ bn
26
54 Avec les hypothèses, f réalise une bijection de R+ dans son image I = [f (0), lim+1 f [= [0, lim+1 f [.
Les suites a et b sont donc bien définies et à valeurs dans R+⇤ .
L’hypothèse f (x) < x pour x > 0 montre que (an ) et (bn ) sont strictement décroissantes.
Elles convergent et leurs limites vérifient f (x) = x et sont donc nulles.
8n 2 N, an+n0 bn+n0 an
Comme f (x) ⇠0 x, bn+1 ⇠ bn et (en itérant n0 fois) bn+n0 ⇠ bn . De même an+n0 ⇠ an . L’encadrement
précédent donne alors an ⇠ bn .
⇤
55 Soit M une partie de R+ à plus de deux éléments, stable par moyenne géométrique. Montrer que
l’ensemble des irrationnels de M est dense dans ] inf M, sup M [.
55 On va procéder en deux étapes : montrer que M est dense dans ] inf M, sup M [ puis se focaliser
sur les irrationnels.
1. Je suppose par l’absurde que M n’est pas dense dans ] inf M, sup M [. Il existe donc des réels
a, b 2] inf M, sup M [ tels que a < b et ]a, b[\M = ;.
L’ensemble {c > a, ]a, c[\M = ;} est non vide (il contient b). Il est majoré car il existe un
élément de M dans [b, sup M [. Il possède une borne supérieure 2 R et ]a, [\M = ;.
L’ensemble {c < , ]c, [\M = ;} est non vide (il contient a). Il est minoré par 0. Il possède
une borne inférieure ↵. On a ↵ > 0 car il existe un élément de M dans [inf(M ), a[ et cet élément
est non nul (M ⇢ R+⇤ ).
]↵, [⇢ R+⇤ est ainsi un intervalle maximal qui ne rencontre pas M .
On peut construire une suite (xn ) d’éléments de M qui converge vers ↵ et une auutre (yn ) qui
converge vers . p
p
xn yn est dans M et converge vers ↵ 2]↵, [ ce qui est une contradiction.
2. On raisonne encore par l’absurde et on suppose donc qu’il existe un intervalle ouvert I ⇢
] inf M, sup M [ qui ne contient aucun irrationnel de M . I contient deux éléments x < y de M
(avec le premier point). Une récurrence aisée indique que
1 1
8n 2 N, x1 2n y 2n 2 I \ M
1 1
et comme I \ M ne contient pas d’irrationnel, x1 2n y 2n 2 Q. Puisque x 2 Q (car x 2 I \ M ),
on a donc ⇣ y ⌘ 1n
2
8n, qn = 2Q
x
A partir de la décomposition unique en produit de facteurs premiers d’un entier, on montre
que tout rationnel se décompose de façon unique sous la forme pm 1 mr où les p sont des
1 . . . pr i
nombres premiers distincts et les mi des éléments de Z . ⇤
27
56 fn est strictement croissante sur ]1, 2[ et continue. Par théorème de la bijection, elle réalise une
bijection de ]1, 2[ dans ]f (1), f (2)[.
On a f (1) = 2 3n < 0 et fn (2) = 8n 6n + 1 > 0 (par exemple car un+1 un > 0 et u1 0). Ainsi,
0 admet un unique antécédent xn .
On a ✓ ◆3n ✓ ◆ ✓ ◆
1 p 3 1 p 3
1+ p = exp 3 n + o( ) ⇠ exp 3 n
n 2 n 2
p
et on montre alors que fn (1 + p1 ) ⇠ exp 3 n 3
! +1. Pour n assez grand, on a donc
n 2
1 xn 1 + p1 et xn ! 1.
n
57
1. Il est immédiat que 8n un > 0. On montre par récurrence que 8n 2, un n1 .
u1 1
- On a u21 + 1 2u1 et donc u2 = 1+u 2 2.
1
- Supposons le résultat vrai jusqu’à un rang n. On a
1
nu2n (n + 1)un + 1 = n(un 1)(un ) 0
n
un 1
et ainsi un+1 = 1+nu2n
n+1 .
28
Par théorème d’encadrement, on peut en conclure que
lim un = 0
n!+1
ce qui montre que (vn ) est croissante. L’identité précédente s’écrit aussi
✓ ◆
vn+1 1 1
= 1+
vn n 1 + vn2
n
Pn ) est convergente (croissante et majorée) de 2limite ` 2 [v1 , 1] ⇢]0, 1]. Ainsi ln(vn ) ! ln(`) et
(v
(ln(vn+1 ) ln(vn )) converge. Comme O(1/n ) est le terme général d’une série absolument
P 2
convergente, ( 1 nvn ) converge et donc ` = 1. Ainsi un ⇠ n1 .
Pn 1 1
58 En utilisant les suites de terme général un = k=0 k! et vn = un + n⇥n! , montrer que e est
irrationnel.
58
⇤ ⇡ ⇡
⇥
59 Pour tout n 2 N, on note In = n⇡ 2 ; n⇡ + 2 .
1. Montrer que, pour tout n 2 N, il existe un unique xn 2 In tel que tan (xn ) = xn .
2. Déterminer un équivalent de (xn ).
3. On pose yn = xn n⇡.
(a) Exprimer yn en fonction de xn et de la fonction Arctan.
(b) Déterminer la limite de (yn ).
(c) Donner un développement asymptotique de xn à trois termes.
59
1. x 7! x tan(x) réalise une bijection de In dans R et on a existence et unicité de xn .
2. Comme n ⇡/2 et n + ⇡/2 sont tous deux équivalents à n, il en est de même de xn .
3. Par ⇡-périodicité de tan, xn = tan(xn ) = tan(yn ) et donc Arctan(xn ) = Arctan(tan(yn )). Mais
yn 2] ⇡/2, ⇡/2[ et Arctan(tan(yn )) est donc égal à yn . Ainsi
yn = Arctan(xn ) ! ⇡/2
1
On pose zn = xn n⇡ ⇡/2 et on sait déjà que zn = o(1). On a alors tan(zn ) = tan(xn ) =
1 1
xn ⇠ n⇡ . Comme zn ! 0, zn ⇠ tan(zn ) et ainsi
⇡ 1 1
xn = n⇡ + + o( )
2 n⇡ n
Qn 1
60 On note Pn (t) = k=0 (t k).
1. Montrer que Pn0 admet une seule racine dans ]0; 1[, qu’on note xn .
29
2. Montrer que limn!+1 xn = 0
3. Trouver un équivalent de (xn ).
60
1. Par théorème de Rolle, Pn0 admet une racine sur ]k, k + 1[ pour k = 0, . . . , n 2. Ceci donne
n 1 racines pour Pn0 qui est de degré n 1 et on a donc toutes les racines. En particulier, Pn0
a une unique racine sur ]0, 1[.
2. Comme Pn (xn ) 6= 0, on a
n 1
Pn0 (xn ) X 1
0= =
Pn (xn ) xn k
k=0
et ainsi
X 1n 1 n
X1
1 1
= ⇠ ln(n)
xn k xn k
k=1 k=1
et en particulier xn ! 0.
3. Avec l’égalité précédente
n
!
1 X1 1 X
n 1
xn 1
n
X1 1
0 = xn +
xn k k(k xn ) 1 xn k(k 1)
k=1 k=1 k=2
P
Le majorant est borné ( 1/(k(k 1)) converge) et est même de limite nulle. Ainsi
n
X1 1
xn = + o(1) = ln(n) + + o(1)
k
k=1
61 Soit E = `1 l’espace vectoriel des suites réelles bornées. Soit T l’application linéaire définie de
1 Pn
E dans E tel que T (x) = y où yn = n+1 k=0 uk . On note C le sous-espace vectoriel des suites
convergentes, C1 = {x 2 E, T (x) 2 C}, C2 = {x 2 E, T (x) 2 C1 }.
Etudier les inclusions et égalités entre ces 3 espaces.
61 Une solution d’Antoine Marchesini (Janson 24-25)
On commence par montrer les inclusions : C ⇢ C1 ⇢ C2 . On se donne une suite x = (xn )n2N 2 C. Le
théorème de Césaro nous assure la convergence de T (x). Donc, x 2 C1 , puis C ⇢ C1 .
On considère maintenant une suite x = (xn )n2N de C1 . Par définition on a : T (x) 2 C , puis : T 2 (x) 2 C
d’après le théorème de Césaro, d’où ; x 2 C2 et C ⇢ C1 ⇢ C2 .
Montrons que C1 6= C.
En considérant la suite : (xn )n2N = (( 1)n )n2N , on a directement que (xn )n2N 2
/ C.
Or :
n
1 X 1 + ( 1)n
8n 2 N : ( 1)k = !0
n+1 2n + 2 n!+1
k=0
Ainsi, (xn )n2N 2 C1 et C ( C1 .
Soient : (xn )n2N 2 C2 , (µ)n2N = T ((xn )n2N ), et (!n )n2N = T 2 ((xn )n2N ). Par hypothèse on sait que
(!n )n2N est convergente vers une limite l 2 R. Il s’agit de montrer que (µn )n2N converge.
Pour commencer il vient directement que :
xn µn 1
8n 2 N⇤ , µn µn 1 =
n+1
30
Or, (xn )n2N est bornée, de même que (µn )n2N , donc :
✓ ◆
1
µn+1 µn = O
n
On pose :
bnxc
1 1 X
8x > 1, 8n 2 N, n > , n (x) = µk
x 1 bn(x 1) + 1c
k=n
Il vient (puisque bny + 1c ⇠ ny pour y 6= 0)
1 bnx + 1c!bnxc n!n 1
8x > 1, 8n 2 N, n > , n (x) = !l
x 1 bn(x 1) + 1c n!+1
1
Ensuite, on a : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,
bnxc bnxc
1 X 1 X
|µn n (x)| = (µk µn ) |µk µn |
bn(x 1) + 1c bn(x 1) + 1c
k=n+1 k=n+1
et ainsi ✓ ✓ ◆ ◆
k 1
|µk µn | ↵ ln +
n n
1
Ainsi le logarithme étant croissant : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,
bnxc ✓ ✓ ◆ ◆
↵ X k 1
|µn n (x)| ln +
bn(x 1) + 1c n n
k=n+1
bnxc ✓ ◆
↵ X 1 ↵
ln(x) + ↵ ln(x) +
bn(x 1) + 1c n n
k=n+1
1
Finalement : 8x > 1, 8n 2 N, n > x 1,
↵
|µn l| |µn n (x)| +| +|
n (x) l| ↵ ln(x) + n (x) l|
n
Si " > 0, on peut choisir x > 1 tel que ↵ ln(x) ". Ce x étant fixé, ↵n + | n (x) l| ! 0 et cette
n!+1
quantité est plus petite que " pour n assez grand. On a montré que
8" > 0, 9n0 , 8n n0 , |µn l| 2"
On en conclut que (µn ) est convergente de limite l et que C1 = C2 .
En conclusion
C ( C1 = C2
31
62 Soient (an ) et (bn ) des suites réelles croissantes, non majorées, telles que an+1 an ! 0. On note :
E = {an bm | m, n 2 N}
1. Montrer que E est dense dans R.
2. Montrer que {cos(ln(n)) | n 2 N} est dense dans [ 1; 1].
62
1. Le but est de montrer que
8x 2 R, 8" > 0, E \ [x ", x + "] 6= ;
32
p
64 Soit x 2 R+ . On définit la suite u par u0 = 0 et 8n, un+1 = x + un . Etudier la convergence de
(un ).
64
65
1. Montrer qu’il existe une unique suite (un ) telle que u0 = 1 et
Z un t
e
8n 0, dt = 1
un+1 t
65
R1 t x
1. F : x 7! x et dt est de classe C 1 sur ]0, 1] de dérivée x 7! ex qui est < 0. Ainsi, F est
strictement décroissante et réalise une bijection entre ]0, 1] et [0, lim0 F [. Or,
Z 1
dt
8x 2]0, 1], F (x) = ln(x) ! +1
x t x!0
et ainsi F est bijective de ]0, 1] dans R+ . On pose un = F 1 (n) et on vérifie par récurrence que
(un ) convient.
2. Comme F est de limite infinie en 0, F 1 est de limite nulle en +1 et
lim un = 0
n!+1
t
3. t 7! e t 1 est continue sur ]0, 1] et prolongeable par continuité en 0. Son intégrale sur [0, 1] existe
et on la note I. On a alors
Z 1 Z 1 t
dt e 1
F (x) = + dt = ln(x) + I + o(1)
x t x t
66 Supposons tout d’abord que u0 , v0 2 [0, 1]. Une récurrence simple montre que
8n 2 N, un 2 [0, 1] et vn 2 [0, 1]
1 + vn2 1 + u2n
un+1 = et vn+1 =
2 2
On peut exprimer vn à l’aide de un 1 et obtenir
u4n 1 u2n 1 5
un+1 = + +
8 4 8
et de manière similaire
vn4 1 vn2 1 5
vn+1 = + +
8 4 8
33
x4 x2 5
Posons f : x 7! 8 + 4 + 8 en sorte que
g = f Id est décroissante strictement sur [0, 1] (g 0 (x) = 21 (x 1)(x2 + x + 2)) et ainsi f (x) x. Les
suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont ainsi croissante et convergente (car majorées par 1) de limite ` 2 [0, 1].
Comme 1 est l’unique point fixe de f , ` = 1. On a ainsi un ! 1 et de même (ou en utilisant la relation
entre u et v) vn ! 1.
R1 R1
Si u0 > 1, on a v1 = 0 u0 = u0 puis u2 = 0 v1 = v1 = u0 . On montre par récurrence que (u2n ) est
constante égale à u0 et
R 1ensuite que (v2n+1 ) Rest constante égale à u0 .
1
Si v0 > 1, on a u1 = 0 v0 = v0 puis v2 = 0 u1 = u1 = v0 . On montre par récurrence que (v2n ) est
constante égale à v0 et
R 1 ensuite que (u2n+1 ) est constante égale à v0 .
Si u0 < 0, on a v1 = 0 x dx = 12 et si v0 < 0, on a u1 = 12 .
Distinguons les cas.
- Si u0 > 1 et v0 > 1 alors ce qui précède montre qu’il n’y a convergence que si u0 = v0 .
- Si u0 > 1 et v0 2 [0, 1], les suite (u2n ) et (v2n+1 ) sont constantes égales à u0 mais (u2n+1 ) et
(v2n ) restent dans [0, 1]. Il n’y a pas convergence.
- Le cas u0 2 [0, 1] et v0 > 1 est similaire.
- Si u0 < 0 et v0 < 0 alors u1 = v1 = 12 et on est ramenés au premier cas. u et v sont convergentes
de limite 1.
- etc. (bof).
67 Trouver tous les triplets (a, b, c) 2 C3 tels que la suite de terme général un = an +bn +cn converge.
67 Supposons que (a, b, c) soit un triplet convenable. Les extractrices (un+k ) convergent également
pour tout k. En combinant les expressions, on a donc convergence de (P (a)an + P (b)bn + P (c)cn ) pour
tout polynôme P .
En choisissant un polynôme qui prend la valeur 1 en a et 0 en b si b 6= a et 0 si c 6= a, on obtient que
(an ) converge. De même pour (bn ) et (cn ). Ainsi a, b, c 2 {z 2 C, |z| < 1} [ {1}.
68 Pn est la partie régulière du DL à l’ordre 2n + 1 et on s’attend à ce que les zéros de Pn soient plus
ou moins liés à ceux de la fonction sin.
1. On remarque que par inégalité de Taylor-Lagrange
|x|2n+2
8x 2 R, |Pn (x) sin(x)| ! 0
(2n + 2)! n!+1
((k + 1)⇡)2n+2
8x 2 Ik , |Pn (x) sin(x)| ! 0
(2n + 2)! n!+1
34
Le majorant est indépendant de x 2 Ik et ainsi
Soit n n0 . Pour p 2 [[1, k]], sin(p⇡ + ⇡/2) et sin(p⇡ ⇡/2) sont opposés de module 1. On en
déduit avec notre inégalité que Pn (p⇡ + ⇡/2) et Pn (p⇡ ⇡/2) ont des signes opposés. Ainsi, Pn
s’annule sur ]p⇡ ⇡/2, p⇡ + ⇡/2[ pour tout p 2 [[1, k]] et ainsi
8k 2 N, 9n0 , 8n n0 , c n k
69
1. On a ✓ ◆
n
1X 1
ln(|zn |) = ln 1 + 2
2 k
k=1
1 1
ln 1 + ⇠
k2
est le terme général d’une série positive convergente et ainsi (ln(|zn |)) converge.
k2
Par continuité de exp, (|zn |) converge.
2. On a r
i 1 i✓k 1 1 1
8k 1, 1 + = 1+ e avec ✓k = Arctan( ) = + O( 3 )
k k2 k k k
P 1
(✓k k) est ainsi absolument convergente et en notant a sa somme
n
X n
X 1
arg(zn ) = ✓k = + a + o(1) = ln(n) + a + + o(1) = ln(n) + b + o(1)
k
k=1 k=1
et on a donc
zn = |zn |ei(b+o(1)) ei ln(n)
On montre que {ln(n) + m⇡, n 2 N⇤ et m 2 Z} est dense dans R et on en déduit que
{ |zznn | , n 2 N⇤ } est dense dans U. Les valeurs d’adhérence de (zn ) sont donc les éléments de RU
où R est la limite de (|zn |).
70 Soit f : R+ ! R+ une fonction continue et décroissante. Soit (rn )n 0 une suite de réels positifs
strictement décroissante et de limite 1 . On pose fn = rn · f pour tout n 0.
1. Montrer que f et les fn admettent chacune un unique point fixe. On les note respectivement x
et xn .
2. Que dire de la suite (xn ) ?
70
35
1. Existence : On pose g : x ! f (x) x
On peut dire que g(0) 0 (f : R+ ! R+ donc f (0) 0, et 0 0)
f est décroissante donc majorée (par f (0) par exemple). Donc limx!1 g(x) = 1. Par
théorème de retour de limite, il existe t 2 R+ tel que g(t) 0.
Donc g(t)g(0) 0. g est continue donc d’après le TVI, il existe x 2 [0, t] tel que g(x) = 0. Donc
f (x) = x
f admet donc au moins un point fixe.
Unicité : 8y < x, f (y) f (x) = x > y. Donc f n’admet pas de point fixe sur [0, x[. De même,
on montre que f n’admet pas de point fixe sur ]x, +1[.
36
u2n
73 Soit u une suite réelle bornée telle que un + 2 converge. Montrer que u converge
u2n
73 On notera ` la limte de la suite de terme général un + 2 .
u étant bornée, elle converge ssi elle admet au plus une valeur d’adhérence. On se donne donc une
u
telle valeur d’adhérence a. Il lui est associé une extractrice ' et on a u'(n) + 2'(n)
2 ! ` et donc
u2'(n) ! 2(` a).
Comme 2' est aussi une extractrice, 2(` a) est une valeur d’adhérence de u. On considère la suite
définie par
a0 = a et 8n 2 N, an+1 = 2(` an )
Ce qu précède montre que an est pour tout n une valeur d’adhérénce de u et c’est donc le terme
général d’une suite bornée (car u l’est). Or (suite arithmético-géométrique), (an ) est bornée ssi a = 2`
3.
2`
Ainsi 3 est la seule valeur d’adghérence possible pour u. Avec la remarque initiale, u est convergente
de limite 2`3.
f 0 (x)
lim = 1
x!+1 f (x)
P
Montrer que la série f (n) converge et donner un équivalent, lorsque n ! +1, de
+1
X
Rn = f (k)
k=n
9x0 , 8x x0 , g 0 (x) 1
Montrons maintenant en revenant à la définition que Rn+1 = o(f (n)). On se donne donc " > 0. Il
existe M tel que e M ". Comme ci-dessus,
✓ ◆
f (n + p)
9n1 , 8n n1 , 8p 2 N, ln Mp
f (n)
ou encore
Mp
8n n1 , 8p 0, f (n + p) f (n)e f (n)"p
En sommant, on trouve
p
X p
X
k "
8n n1 , 0 Rn+1 = f (n + k) f (n) " f (n) "f (n)
1 "
k=1 k=1
37
P 2 P
75 Soit (xn ) une suitePréelle telle que, pour toute suite réelle (yn ), si yn converge, alors x n yn
converge. Montrer que 2
xn converge.
P
75 On contrapose et on suppose que (x2n ) diverge. Pn La2 série étant positive, la suite de ses sommes
partielles est de limite +1. On pose Sn = 1 + k=0 xk et on a donc Sn ! +1. On pose en suite
yn = Sxnn .
On a Z Sn Z Sn
2 Sn s n 1 dt dt
yn = 2
= 2
Sn Sn 1 S n Sn 1 t
76 Soient, (un ) 2 (R⇤ )N décroissante de limite nulle et (wn ) 2 RN périodique de période ` tel que
` 1
X
wk = 0
k=0
Montrer
1
X
wn un converge.
n=0
76 On note Wn = w0 + · · · + wn .
Soit n 2 N et n = q` + r sa division euclidienne par `. On a alors
q`
X1 n
X n
X
Wn = wk + wk = wk
k=0 k=q` k=q`
38
On écrit que wk uk = (Wk Wk 1 )uk (en posant W 1 = 0). Une transformation d’Abel donne
n
X n
X1
VN = w k uk = Wk (uk uk+1 ) + Wn un
k=0 k=0
|Wk (uk uk+1 )| M (ukP uk+1 ) est le terme général d’une série convergente et |Wn un | M un ! 0.
Ainsi, (Vn ) converge i.e. (wk uk ) converge.
77 On pose : v
u n ✓ ◆
uX ( 1)k n
8n 2 N⇤, un = t
n
2n k
k+1 k
k=0
Montrer que (un )n2N⇤ est bien définie et déterminer un développement à deux termes de un .
2n+1 1
Vn = >0
n+1 n+1
ce qui justifie la définition de un . De plus
✓ ◆
1 ln(2n+1 1) ln(n + 1) n+1 1 1 ln(n + 1)
ln(un ) = ln(Vn ) = = ln(2) + ln 1
n n n n n 2n+1 n
Ainsi,
ln(n) ln(n)
ln(un ) = ln(2) + o( )
n n
ln(n) ln(n)
un = 2 exp( + o( )
✓ n n ◆
ln(n) ln(n)
= 2 1 + o( )
n n
39