Montag de physique 33 Gey Lucas, Rossetti Sylvio
MP33 : Régimes transitoires
Niveau
Commentaires du jury
— 2013-2017 :Il existe des régimes transitoires dans plusieurs domaines de la physique et pas uniquement en
électricité ; de même, l’établissement de régimes forcés peut conduire à une physique bien plus variée que le
retour à une situation d’équilibre. Par ailleurs, bien que le régime transitoire des systèmes linéaires, évoluant
en régime de réponse indicielle, puisse parfois se ramener à l’étude d’un circuit RC, la simple mesure du
temps de réponse d’un tel circuit ne caractérise pas l’ensemble des propriétés des régimes transitoires. Enfin,
varier les échelles de temps dans la présentation serait appréciable.
Bibliographie
—
pré-requis
Expériences
— Circuit électrique
— Diffusion du glycérol
— temps de réponse d’une photodiode/photorésistance ?
— Vase de Ruchardt ?
— Etablissement des oscillations de l’oscillateur à pont de Wien ?
Table des matières
1 Régime transitoire diffusif 2
1.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Expérience . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Régime transitoire électrique :vers un état d’équilibre 3
2.1 Premières observations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Régime transitoire vers l’équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Régime transitoire vers un régime forcé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.4 Utilisation des régimes transitoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3 Régime transitoire électrique : vers un état instable 5
3.1 Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Naissance des oscilations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Caractérisation : Détecteur de crète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4 Alternative : utilisation des régimes transitoires 7
1
Introduction
Un régime transitoire est un régime d’évolution d’un système qui n’a pas atteint un régime stable ou un régime
établi (stable ou forcé).
On caractérise le régime transitoire par 2 grandeurs : le facteur de qualité et le temps de relaxation. Ces 2 valeurs
permettent de remonter à toutes les caractéristiques du système (période, pseudo-période, dépassement, coefficient
d’amortissement,...).
1 Régime transitoire diffusif
1.1 Principe
Le principe de cette expérience est d’étudier le temps caractéristique de diffusion du glycérol et de l’eau. On va
le caractériser en remontant au coefficient de diffusion.
Pour repérer la diffusion on utilise le fait que les indices optiques dépend de la concentration en glycérol dans l’eau :
nMélange = (1 − c)neau + cnglycérol
On part d’une situation initiale avec un mélange 50/50 de glycérol et d’eau en bas et de l’eau en eau. L’indice
optique dépend alors de la hauteur. Un rayon incident est alors dévié vers les zone de fort n. Aussi en envoyant une
nape laser à 45◦ , seul les zones où il y a diffusion sont déviés et les rayon sont d’autant plus déviés que le gradient
d’indice est fort.
Figure 1 – BUP 819
Figure 2 – Observation (schéma des Cléments)
Pour mettre le problème en équation on utilise la de Fick : Une inhomogénéité de concentration en glycérol
entraîne :
~j = −D∇c
2
L’équation de conservation des marticules en l’absence de vitesse d’ensemble est :
∂c ∂2 c
=D 2
∂t ∂t
Dans la limite où l’épaisseur de la cuve e est petite on a : θ = e ∂n . Ceci couplé avec le temps de réponse de la
∂z
diffusion donne :
z2
1
θ = −e(neau − nglycérol ) √ exp −
4πDt 4Dt
Ainsi ce qu’on observe à l’écran ressemble à une gaussienne qui s’étale au cours du temps. On peut alors repérer
bas du pic (dans l’approximation où tan(θ) = θ) :
neau − nmélange
h = eL √
4πDt
1.2 Expérience
Diffusion de glycérol :
— Faire une nappe laser à 45◦ avec une lentille sphérique ou une fente.
— Introduire de l’eau à mis hauteur dans une cuve (cuve de spectro marche)
— Introduire à l’aide d’une seringue ultra fine (type p104.44) le glycérol au fond de la cuve. Faire
l’opération la plus délicatement possible. Quand on enlève la seringue faire attention a ne pas faire
tomber de goutes
— Réaliser un trait pour repérer la pente de la nappe laser. on repère ensuite les distances verticalement
par rapport à cette pente. Ne pas hésiter a éloigner l’écran pour avoir une meilleur précision.
— Prévoir que la déviation est très grande au début, donc mettre l’interface assez haute et ne pas hésiter
à prévoir des cales en bois en dessous de la cuve pour la surelever (si le suport boy est trop long).
— Penser à noter la distance à l’écran et l’épaisseur interne de la cuve.
— Prendre des h pour différents temps (beaucoup au début et moins à la fin).
On trace 2
eL(neau − nmélange )
√ = f (t)
h 4π
On attends une droite de pente D
nglycérol = 1.4730, neau = 1.33298. Attention il nous faut prendre nmlange . Piur cela on peut se réferer au
Jolidon page 410. Normalement pour un mélange MASSIQUE 50/50, on a nmlange = 1.398. Attention, il faut
se placer sur la partie linéaire de l’évolution de n avec x, sans quoi on ne peux pas relier simplement h à l’indice
optique. Dans ces conditions le jolidon estime ∆n = 0.065 ± 0.004. On attends D = 1.06 × 10−5 cm2 s−1 à
25◦ . Attention même si on ne trouve pas la même valeur c’est peut être pas grave. En effet cela correspond
à priori à la diffusion du glycérol dans l’eau mais nous on a la diffusion du mélange eau glycérol dans l’eau.
Le Jolidon trouve D = (5.3 ± 0.5) × 10−10 m2 /s.
Aller chercher le Jolidons pour voires toutes les sources d’incertitudes
2 Régime transitoire électrique :vers un état d’équilibre
On s’intéresse à un circuit RLC, d’ordre 2, soumis à un échelon de tension. On prend la sortie sur C ?
2.1 Premières observations
Observations qualitatives :
— La valeur de sortie du filtre est toujours égale à la valeur de commande.
— Selon la valeur de la résistance, l’arrivée à la valeur finale se fait différement.
Attention : ne pas oublier la résistance interne du GBF ! Si on veut s’en passer, il faut mettre un suiveur
avant le rlc.
Valeurs des composants utilisables :
3
— C = 10 nF
— L = 46 mH
— R variable
— RL = 8.6 Ω
Avec ces valeurs, on attend pour résistance critique (celle qui donne Q = 1/2) à 4200 Ω ?
2.2 Régime transitoire vers l’équilibre
Etude du régime apériodique :
Mesure du temps de montée en fonction de R. On mesure le temps de montée à 63 % τ , et on trace τ en
fonction de R, la pente doit être 2C.
Etude du régime pseudo-périodique
Mesure de Q et ω0 par la méthode du décrément logarithmique :
Mesurer le décrément logarithmique δ = ln(D1 /D2 ) avec D1 et D2 les amplitudes q par rapport à la valeur
2
final et la pseudo période pour plusieurs valeurs de résistance. On peut tracer Q = 2 1 + 2π
1
δ en fonction
p 1
p
de 1/R, la pente doit être L/C car Q = R L/C. On mesure également la pseudo-période Ω. On remonte
q q
1 1
à la fréquence de résonnance en traçant Ω en fonction de 1 − 4Q 2 car Ω = ω0 = 1 − 4Q 2 . (On a aussi
2Q 4πQΩ
ω = 0 τ= δ en fonction de R, qui doit être constante.)
2.3 Régime transitoire vers un régime forcé
On propose d’étudier l’établissement du régime sinusoïdal forcé.
On peut observer différent cas :
— Le cas apériodique : le système rejoint les oscillations forcées, plus ou moins rapidement selon la valeur
de la résistance.
— Le cas pseudo-périodique : le système rejoint les oscillations forcées en oscillant à sa fréquence propre :
si le facteur de qualité est assez grand, et ω proche de ω0 , on observe des battements ! Pour observer
les batemment on excite par exemple à la fréquence 6500Hz sous forme de burst pour une fréquence
de résonnance de 7418Hz. On observe des batement autour de 1090Hz
4
2.4 Utilisation des régimes transitoires
Tracé du diagramme de Bode par la méthode de la réponse indicielle :
Tout est dans le titre.
— on envoie un signal créneau de faible fréquence (il faut que du point de vu du signal ce soit un échelon)
— On fait une acquisition sur Latis pro. Le pas d’échantillonnage fait l’objet d’un compromis : en effet
plus on prends un pas d’échantillonnage petit et plus on observera de fréquence dans le diagramme
de bode à la fin. Cependant on va passer par une étape de dérivation qui est très sensible au bruit
numérique. Aussi il ne faut pas prendre un pas d’échantillonage trop petit pour que le signal ne soit
pas trop bruité une fois dérivé a . Cependant on peut prendre beaucoup de points si on le souhaite
(donc faire une acquisition longue en tirant profit du maximum de la taille du créneaux car cela va
augmenter la résolution de la transformé de fourier.
— On lisse fortement (toujours pour couper du bruit pour la dérivé)
— On dérive
— On fait la transformé de fourier de la dérivé
Ajuster ensuite avec l’expression de la fonction de transfert pour remonter à Q et f0 ? Par exemple prendre
15000 points sur 30 ms pour R = 20 Ω.
a. Pour comprendre pourquoi un il faut prendre peu de point quand on dérive, on considère un signal bruité très faiblement
croissant. Si on prend plein de points, on ne va pas pas voir la pente en dérivant car le bruit va faire que la dérivé va être tanto
positive, tanto négative, cependant si on prends des points très espacées alors, on pourra remonter à la pente car le bruit jouera
moins. Il faut donc comparer en fonction de l’amplitude des dérivées étudié et du bruit numérique
La fonction de transfert du systeme (Systeme Linéaire Invariant dans le Temps) est la TF de la réponse du
système à un Dirac (aussi appelée "fonction de Green" par les personnes qui s’y connaissent). On regarde la réponse
à un créneau, qu’on dérive ensuite pour retomber sur nos pattes (voir TP page 9 pour avoir le détail des calculs).
On s’est intéresser jusqu’à présent à un régime transitoire jusqu’à l’équilibre. On s’intéresse maintenant à une
régime transitoire caractérisant la naissance d’une instabilité.
3 Régime transitoire électrique : vers un état instable
On s’intéresse à l’oscillateur de Wien :
3.1 Présentation
Figure 3 – Oscilateur de Wien
Le montage de l’oscillateur de Wien se décompose en deux partie, l’amplificateur que l’on peut modéliser par la
fonction de transfert :
R2
A(jω) = 1 +
R1
Et un filtre de fonction de transfert :
jRCω 1 1 1
B(jω) = 2 = Avec ω0 = et Q =
1 + 3jωRC + (jRCω) 1
+j ω
− ω0 RC 3
Q ω0 ω
5
Quand le système est bouclé. On considère un signal donné. Il est amplifié par A et il passe ensuite dans le filtre.
Ensuite en fonction de sa fréquence il est plus ou moins atténué par le filtre. Si il est a une fréquence qui est trop
atténuée par le filtre alors en revenant dans l’amplificateur opérationnel il est plus petit et finit donc par disparaître.
Cependant si le passage dans le filtre est à la fréquence de résonance du filtre alors le signal en sorti est plus grand
que celui d’entrée, et le signal est amplifié.
L’oscillateur de Wien est donc un oscillateur quasi sinusoïdale.
Présente l’oscilateur et montrer les oscillations qui sont à une fréquence donné. On peut mentionner que cela
n’est possible que pour certaines valeurs de résistance de R2 > 2R1 .
3.2 Naissance des oscilations
On s’intérresse à la naissance des oscillations. En effet, les oscillation naissent d’une instabilité dans le bouclage.
On veux remonter au temps caractéristique de divergence.
On court circuite R2 puis on lance une aquisition avec un pre trig. On débranche le court circuit et sur
Latis pro, on trace dv
dt en fonction de vs . On observe une spirale croissante vers un cycle limite. C’est la
s
dynamique de cette spiral qui nous interesse.
3.3 Caractérisation : Détecteur de crète
On utilise un détecteur de crète pour détermier l’amplitude des oscillations en fonction du temps. Le principe
Figure 4 – Détecteur de crête avec diode sans seuil
du détecteur de crête est de mettre à profit le régime transitoire d’un circuit RC. En effet, le temps typique de
1
décroissance d’un circuit RC est τcrete = RC . Aussi quand la diode est passante la tension de sorti suit exactement la
tension d’entrée mais quand la diode est bloquante la tension décroît exponentiellement avec le temps caractéristique
τcrete . Il est en générale nécessaire de faire un compromis entre temps de décroissance et fréquence du signal. En
effet il faut que le temps de décroissance soit grand (devant la période du signal) pour ne prendre que les crête du
signal mais suffisamment petit pour qu’il puisse quand même détecter les décroissances du signale d’intérêt. Ici, on
ne considère qu’un signal croissant donc pas de problème, on peut prendre un temps de décroissance très lent.
Naissance des oscillations :
On place le montage de la diode sans seuil en paralèle de vs .
Tracer ln(vcrete ) = f (t). Le temps de croissance des oscillation et l’inverse du coefficient directeur.
On attend :
R1 C
τ = R2
2R1 − 1
1
Tracer τ = f (R2 ). On trouve une droite que l’on relie à R1 et C
Materiel :
6
— 2 résistance pour Wien 1 kΩ par exemple
— 2 condensateur 1 µF
— 2 AO
— Une résitance variable pourR2
— R1 = 1 kΩ
— Un diode
— Cc = 1µF , Rc = 1M Ω
4 Alternative : utilisation des régimes transitoires
A l’aide de l’étude du régime transitoire, on peut remonter à des caractéristiques du système.
Sur un pendule grand angle muni d’une sortie en tension proportionnelle à l’angle, faire une acquisition
très longue. On peut détecter l’enveloppe. Si les frottements solides sont négligeables, on peut ajuster avec
une exponentielle décroissante. S’ils sont prédominants, on peut ajuster avec une droite. On doit réaliser
l’étalonnage du pendule avant la mesure.
L’étude des oscillations de relaxation du pendule permettent de remonter à une caractéristique du système.
Ici, il n’est pas possible de comparer les valeurs de coefficients d’amortissement obtenues : on connaît la force
de Stokes pour un écoulement perpendiculaire à un cylindre, mais ici la vitesse n’est pas constante à l’échelle du
pendule.
En revanche, on remarque que les pertes visqueuses, proportionnelles à la vitesse, dominent dans le cas des
grandes oscillations, où la vitesse est importante. Les pertes par frottement solide dominent à basse vitesse.
Conclusion
Ici, nous avons mis en évidence différents type de régimes transitoires, d’abord diffusif qui contrôle (en parti) le
transport de particule mais aussi de chaleur. Nous avons ensuite, grâce à des modèles électriques, appris à caracté-
riser des régimes transitoir et identifier ce qui leurs ait propre. Nous avons ensuite utiliser nos aquis sur les régimes
transitoires pour caractériser un autre type de régime transitoire : la divergence d’oscillations vers un cycle limite.
Nous pouvons noter que les régimes transtoire nous informe sur le systèmes, mais ils ne sont pas toujours à
notre avantage. En effet ils imposent un temps caractérisitque que l’on ne peut dépasser. Par exemple si on utilise
un photo-récepteur tel qu’une photorésistance. Le temps de réponse du capteur nous empèhe de caractériser des
évènement plus rapide que la reconbinaison electron trou. Cependant, L’étude de se temps de réponse nous renseigne
justement sur des caractérisitques des supraconducteurs.
Manip tampon : mesure du temps de réponse d’une photorésistance (voir montage sur les semi conducteur)
C’est une manip en un point qui peut aller assez vite ... Mais le reste est déjà long. (mais si quelque chose
de marche pas, on peut toujours se rabattre dessus)