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Introduction à Arch Linux

Arch Linux est un système d'exploitation basé sur Linux, optimisé pour la légèreté et la flexibilité, mais qui sacrifie la facilité d'utilisation, ce qui le rend inadapté aux débutants. Son installation est complexe et nécessite de suivre attentivement la documentation, tandis que son gestionnaire de paquets, pacman, permet une mise à jour continue sans versions fixes. Bien qu'il soit particulièrement adapté aux environnements limités, il est recommandé de se familiariser avec les mises à jour et les dépôts supplémentaires pour une expérience optimale.

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Introduction à Arch Linux

Arch Linux est un système d'exploitation basé sur Linux, optimisé pour la légèreté et la flexibilité, mais qui sacrifie la facilité d'utilisation, ce qui le rend inadapté aux débutants. Son installation est complexe et nécessite de suivre attentivement la documentation, tandis que son gestionnaire de paquets, pacman, permet une mise à jour continue sans versions fixes. Bien qu'il soit particulièrement adapté aux environnements limités, il est recommandé de se familiariser avec les mises à jour et les dépôts supplémentaires pour une expérience optimale.

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Un peu d’Arch Linux

Stéphane Bortzmeyer
<stephane+blog@[Link]>

Première rédaction de cet article le 10 février 2013

[Link]

—————————-

Il existe des dizaines (des centaines ?) de systèmes d’exploitation autour du noyau Linux et des lo-
giciels GNU (notez que je n’aime pas le terme de distribution Linux <[Link]
org/[Link]>, souvent employé). Il y a les très connus (comme Ubuntu ou Fe-
dora), les marginales et, entre les deux, des systèmes comme Arch Linux, qui a une petite communauté
d’utilisateurs fidèles.

Certains petits cerveaux ricanent de ce nombre élevé de systèmes différents, comme les dictateurs
ricanent du nombre élevé de partis politiques dans une démocratie. Mais le grand nombre de systèmes
d’exploitation utilisant Linux n’est pas seulement une conséquence de la liberté et du succès. C’est aussi
parce que ces systèmes sont différents, optimisant tel ou tel aspect au détriment des autres. Pour ne pas
être déçu d’un système qu’on a essayé, il faut donc se renseigner avant, sur le système qu’on va installer,
pour être sûr qu’il corresponde à ce que l’on veut. Donc, Arch Linux est optimisé pour 1) la légéreté en
nombre et taille des logiciels 2) la souplesse (on peut facilement faire les choses différemment). Le tout,
vous vous en doutez, est atteint en sacrifiant la facilité d’utilisation. Comme le dit la documentation,
”Simple design and implementation shall always trump simple user interface”. Arch Linux n’est pas pour les
gens effrayés ou simplement débutants en Unix. Ce n’est pas à tort qu’on dit souvent qu’Arch Linux est
la nouvelle Slackware.

Ses caractéristiques le rendent particulièrement adapté pour les environnements limités (vieux PC
sur lesquels Ubuntu rame épouvantablement, engins à faibles ressources), pour les bricoleurs et pour
les étudiants en informatique.

L’installation étant particulièrement... peu conforme aux standards d’aujourd’hui (même Debian et
NetBSD sont mille fois plus simples à installer), je vais commencer par une machine déjà installée.
Pour avoir une telle machine, on peut prendre un engin pour lequel il existe déjà des images toutes
faites d’Arch Linux (c’est le cas du Raspberry Pi <[Link]
html>, une plate-forme pour lequel Arch Linux est bien adapté) ou bien louer un VPS chez un fournis-
seur qui a des images Arch Linux (c’est le cas de l’excellent Linode). Une telle solution permet de débuter
avec Arch Linux sans se confronter à l’installation (qui est ardue). (À partir d’ici, je vais mettre des liens
vers les excellentes documentations du site officiel <[Link] Je commence
1
2

par le texte décrivant les principes d’Arch Linux <[Link]


The_Arch_Way> puis par le bon guide du débutant <[Link]
Beginners’_Guide> qui, une fois l’installation faite, explique les étapes suivantes.)

Parmi les points qui différencient le plus les différents systèmes GNU/Linux se trouve le gestionnaire
de paquetages. Celui d’Arch Linux se nomme pacman <[Link]
php/Pacman>. Il dispose des commandes classiques d’un tel outil :
— Chercher un paquetage par son nom pacman -Ss $PACKAGE,
— Installer un paquetage pacman -S $PACKAGE,
— Avoir des informations sur un paquetage installé pacman -Qi $PACKAGE,
— Trouver quel paquetage a installé un fichier donné pacman -Qo $FILE,
— Et bien sûr mettre tout le système à jour pacman -Syu.
Sur ce dernier point, notez bien une importante caractéristique d’Arch Linux : il n’y a pas de versions
d’Arch Linux, Arch Linux utilise un principe connu sous le nom de ”rolling release” qui consiste à n’avoir
qu’une seule version, toujours en cours de changement. Lorsqu’on gère une machine Arch Linux, et
qu’on fait un pacman -Syu tous les matins, il y a quasiment toujous au moins un changement, parfois
assez disruptif (comme l’arrivée de systemd il y a quelques mois). Si on utilise des machines Arch Linux
en production, il est donc recommandé de suivre les canaux d’information soigneusement, avant toute
mise à jour.

Question mise à jour, un autre point à noter est que les dépôts ≪ officiels ≫ d’Arch Linux ne contiennent
pas tout (je n’y ai pas trouvé Icinga <[Link] et sont moins
riches que ceux de Debian, par exemple. Pour compenser cela, il existe un dépôt supplémentaire géré
directement par les utilisateurs (et donc, pas forcément bien testé, ni très sûr), l’AUR <[Link]
[Link]/[Link]/Arch_User_Repository>. L’utilisation de l’AUR n’étant pas forcément
aisée, des tas de programmes <[Link] ont
été développés pour aider. Personnellement, j’utilise pacaur <[Link]
php/Pacaur>, qui a l’avantage de reprendre les commandes de pacman et de traiter le dépôt officiel et
l’AUR ensemble. Un seul pacaur -Syu suffit donc à mettre tout à jour. Lorsqu’il rencontre un paque-
tage qui est en source dans l’AUR, il lance la compilation, autrement, il installe le binaire.

Voilà, l’administration quotidienne d’une Arch Linux n’est donc pas très compliquée, il faut juste
penser à suivre l’actualité pour ne pas faire une mise à jour désastreuse. Et si on est nostalgique de
Gentoo <[Link] et qu’on veut recompiler soi-même cer-
tains paquetages ? (Cela m’est arrivé sur une machine Linode, ou sur un Raspberry Pi, car Net-SNMP ne
fonctionne pas, se plaignant de l’absence de bus PCI - pcilib: Cannot open /proc/bus/pci, ce
qui impose l’utilisation d’un paquetage spécial <[Link]
et d’une entrée IgnorePkg = net-snmp dans /etc/[Link] pour qu’il ne soit pas écrasé lors
des mises à jour.) Ce processus de compilation est bien documenté <[Link]
org/[Link]/Arch_Build_System#Build_package>. En gros, on va dans le répertoire où se
trouve le fichier PKGBUILD, on l’édite selon ses goûts et on fait makepkg -s.

Et l’installation initiale ? Eh bien, elle est fidèle aux principes d’Arch Linux, par exemple ”A freshly
installed Arch Linux system contains only basic core components with no automatic configuration performed”.
L’installation est très bien documentée <[Link]
Arch_Linux_Install_Guide> mais il n’existe pas de logiciel qui vous guide. Il faut suivre pas à pas
le guide d’installation. Mëme si tout marche bien, vous vous retrouvez avec un Unix très sec (même
pas de mot de passe pour le compte root si vous avez sauté cette partie de la documentation d’installa-
tion) et où plein de choses devront être configurées, du fuseau horaire au clavier en passant par le client
DHCP. Le pire étant sans doute l’installation du chargeur de démarrage pour lequel le guide d’ins-
tallation vous dit juste de voir la documentation du chargeur choisi... (Lire la page concernant Grub
<[Link] est assez rude. D’autres systèmes ont des
documentations compliquées mais, si on ne le lit pas, cela marche quand même. Pas Arch Linux.)
—————————-
[Link]
3

Pire, le programme d’installation est plus intelligent pour lui-même que pour le système qu’il ins-
talle. Ainsi, en installant sur un vieux portable muni d’une carte Ethernet PCMCIA, le programme d’ins-
tallation la reconnait et lance le réseau sans problème mais, ensuite, il installe un système qui n’a pas les
modules PCMCIA et qui n’a donc pas de réseau jusqu’à ce que l’ingénieur système passe le configurer
manuellement.

Bon, heureusement, on n’installe pas sa machine tous les jours et, comme je l’ai indiqué, il existe
des images toutes faites : si vous voulez apprendre Arch Linux ainsi, une machine virtuelle Linode est
certainement une bonne solution. Et, une fois installé, Arch Linux est après tout très agréable.

—————————-
[Link]

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