Charge d'un ion polyatomique expliquée
Charge d'un ion polyatomique expliquée
Programme officiel
Notions et contenus Capacités exigibles
Fonctions d’onde électroniques Ψ de l’atome d’hydro- Interpréter |Ψ|2 comme la densité de probabilité de pré-
gène. sence d’un électron en un point et la relier à la densité de
charge.
Nombres quantiques n , ℓ, mℓ , m s . Prévoir qualitativement, pour l’atome d’hydrogène et les
Énergie et rayon associés à une fonction d’onde. ions hydrogénoïdes, l’évolution du rayon et de l’énergie
associés à une fonction d’onde en fonction du nombre
quantique principal.
Orbitales des atomes polyélectroniques, représentation Dessiner l’allure des orbitales atomiques s et p .
schématique.
Configuration électronique d’un atome et d’un ion mono- Établir la configuration électronique d’un atome ou d’un
atomique. ion à l’état fondamental.
Électrons de cœur et de valence. Déterminer le nombre d’électrons non appariés d’un
atome dans son état fondamental.
Notion qualitative de charge effective. Relier qualitativement le rayon associé à une orbitale ato-
Électronégativité. mique à la charge effective.
Rayon d’une orbitale atomique, polarisabilité. Relier qualitativement l’énergie associée à une orbitale
atomique à l’électronégativité de l’atome.
Relier qualitativement le rayon associé aux orbitales de
valence d’un atome à sa polarisabilité.
Architecture du tableau périodique des éléments. Relier la position d’un élément dans le tableau périodique
Organisation par blocs. à la configuration électronique de l’atome associé dans
son état fondamental.
Situer dans le tableau les familles suivantes : métaux al-
calins et alcalino-terreux, halogènes et gaz nobles.
Pré-requis :
À l’oral : souvent.
Plan du cours
I. Rappels sur l’atome 4
I.1 Composition de l’atome . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Atome et élément . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3 Interaction lumière-matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3.a Absorption et émission de rayons lumineux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3.b Spectre d’émission de l’hydrogène et diagramme d’énergie . . . . . . . . . . . . . 7
Méthodes 27
Synthèse 28
1 H He
HYDROGÈNE GROUPE HÉLIUM
2 13 14 15 16 17
3 6.941 4 9.0122 13 5 10.811 6 12.011 7 14.007 8 15.999 9 18.998 10 20.180
NOMBRE ATOMIQUE 5 10.811 MASSE ATOMIQUE RELATIVE
2 Li Be B C N O F Ne
LITHIUM BÉRYLLIUM SYMBOLE BORE CARBONE AZOTE OXYGÈNE FLUOR NÉON
B
11 22.990 12 24.305 BORE NOM DE L'ÉLÉMENT 13 26.982 14 28.086 15 30.974 16 32.065 17 35.453 18 39.948
3 Na Mg P
Al Si S Cl Ar
SODIUM MAGNÉSIUM 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ALUMINIUM SILICIUM PHOSPHORE SOUFRE CHLORE ARGON
19 39.098 20 40.078 21 44.956 22 47.867 23 50.942 24 51.996 25 54.938 26 55.845 27 58.933 28 58.693 29 63.546 30 65.39 31 69.723 32 72.64 33 74.922 34 78.96 35 79.904 36 83.80
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
POTASSIUM CALCIUM SCANDIUM TITANE VANADIUM CHROME MANGANÈSE FER COBALT NICKEL CUIVRE ZINC GALLIUM GERMANIUM ARSENIC SÉLÉNIUM BROME KRYPTON
37 85.468 38 87.62 39 88.906 40 91.224 41 92.906 42 95.94 43 (98) 44 101.07 45 102.91 46 106.42 47 107.87 48 112.41 49 114.82 50 118.71 51 121.76 52 127.60 53 126.90 54 131.29
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
Tc
RUBIDIUM STRONTIUM YTTRIUM ZIRCONIUM NIOBIUM MOLYBDÈNE TECHNÉTIUM RUTHÉNIUM RHODIUM PALLADIUM ARGENT CADMIUM INDIUM ETAIN ANTIMOINE TELLURE IODE XÉNON
55 132.91 56 137.33 57-71 72 178.49 73 180.95 74 183.84 75 186.21 76 190.23 77 192.22 78 195.08 79 196.97 80 200.59 81 204.38 82 207.2 83 208.98 84 (209) 85 (210) 86 (222)
6 Cs Ba La-Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
CÉSIUM BARYUM
Lanthanides HAFNIUM TANTALE TUNGSTÈNE RHÉNIUM OSMIUM IRIDIUM PLATINE OR MERCURE THALLIUM PLOMB BISMUTH POLONIUM ASTATE RADON
Lanthanides
57 138.91 58 140.12 59 140.91 60 144.24 61 (145) 62 150.36 63 151.96 64 157.25 65 158.93 66 162.50 67 164.93 68 167.26 69 168.93 70 173.04 71 174.97
6 La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
LANTHANE CÉRIUM PRASÉODYME NÉODYME PROMÉTHIUM SAMARIUM EUROPIUM GADOLINIUM TERBIUM DYSPROSIUM HOLMIUM ERBIUM THULIUM YTTERBIUM LUTÉTIUM
Actinides
89 (227) 90 232.04 91 231.04 92 238.03 93 (237) 94 (244) 95 (243) 96 (247)
7 Ac Th Pa U Np Pu Am Cm
ACTINIUM THORIUM PROTACTINIUM URANIUM NEPTUNIUM PLUTONIUM AMÉRICIUM CURIUM
I. Rappels sur l’atome
I.1 Composition de l’atome
Un atome est composé de deux sous-ensembles aux propriétés radicalement différentes :
Définition : noyau
• N neutrons neutres.
Un noyau est noté ZA X. A est le nombre de masse, Z le nombre de charges et ils sont reliés
par la relation :
A = Z +N
A
7 Remarque : la notation ZX peut être prolongée aux neutrons (10 n ), protons (11 n ) et
électrons (−10 e).
L Application 1
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La majeure partie (> 99 %) de la masse d’un atome est concentrée dans son noyau.
7 Remarque : si le noyau était un grain de sable au milieu d’un terrain de football, l’atome
correspondant aurait la dimension du terrain en entier...
Un atome est défini par son nombre de protons (Z ) et son nombre de neutrons (N = A − Z ).
Cependant, l’expérience montre que seul le nombre de protons influe significativement sur les pro-
priétés chimiques des atomes, d’où la définition d’un élément.
Définition : élément
Un élément est l’ensemble des atomes qui possèdent le même nombre de protons (même
Z ), le nombre de neutrons pouvant varier. C’est donc la donnée de Z.
Définition : isotope
Des isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre de protons (même Z ) mais
des nombres de neutrons différents (A différents).
L Application 2
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La vision ondulatoire de la lumière ne permet pas de comprendre certains résultats (effet photo-
électrique par exemple). En 1905, Albert E INSTEIN propose de considérer la lumière comme un en-
semble de « paquets d’énergie » appelés photons. Ce photon, de masse nulle, transporte de l’énergie.
Grâce à son transport, il peut permettre le phénomène d’absorption lumineuse.
Un atome peut passer de son état de plus basse énergie (appelé état fondamental) à un
état de plus haute énergie (appelé état excité) en recevant un photon. C’est le phénomène
d’absorption lumineuse.
E E
énergie
E2 E2
∆E = E2 − E1
E1 E1
Un atome peut passer d’un état de haute énergie (appelé état excité) à son état de plus
basse énergie (appelé état fondamental) en émettant un photon. C’est le phénomène
d’émission lumineuse
E E
E2 E2
∆E = E2 − E1
E1 E1
énergie
Expérience : du dihydrogène gazeux est enfermé dans un tube soumis à une décharge électrique.
Les radiations lumineuses émises par le tube sont enregistrées et on trace le spectre d’émission de
l’hydrogène. On observe que le spectre d’émission de l’hydrogène n’est pas continu, c’est un spectre
de raies.
Seuls certains niveaux d’énergie sont accessibles aux électrons de l’atome. On parle de niveaux
d’énergie quantifiés.
Les longueurs d’onde associées aux raies d’émission ou d’absorption de l’hydrogène peuvent se
retrouver par la relation de RYDBERG :
µ ¶
1 1 1
= RH 2 − 2 avec p > n > 0
λ n p
L’énergie de l’électron dans l’atome d’hydrogène est quantifiée. Elle ne peut prendre que
certaines valeurs qui sont données par la relation suivantes :
13, 6
En = − en eV
n2
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La fonction d’onde, notée Ψ(x, y, z) est une fonction qui décrit le comportement d’un électron
situé au point M (x, y, z). Elle n’a pas de sens physique (elle n’est pas observable). En revanche, son
carré est une grandeur observable et représente la probabilité de présence d’une particule en un
point donné de l’espace.
La fonction d’onde Ψ(r, θ, ϕ) est une fonction complexe des coordonnées de l’espace telle
que :
dP = Ψ2 dV
La probabilité de trouver l’électron dans un volume fini V est donnée par l’intégrale de la proba-
bilité de présence élémentaire :
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On en déduit une condition dite « de normalisation » qui traduit la certitude de trouver l’électron
quelque part dans tout l’espace.
Ñ
Ψ2 dV = 1
espace
− ar
Soit la fonction d’onde Ψ = N e 0 (a 0 est une constante et N un coefficient de normalisa-
tion) décrivant un électron dans un système mono-électronique.
b Calculer
Z N. ∞ 2
Donnée : x 2 exp (−ax)dx =
0 a3
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Les couples (Ψi (r, θ, ϕ), Ei ) que présente un système donnée vérifient l’équation de S CHRÖDINGER.
Cette équation sera vue en détail dans le cours de physique de PC. Cette équation permet d’accéder
à l’énergie qui est associée à une fonction d’onde. Sa résolution pose des problèmes souvent inso-
lubles...
Équation de S CHRÖDINGER simplifiée :
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Avec H l’opérateur hamiltonien, il décrit la somme des énergies cinétiques et potentielles du
système.
La résolution analytique de cette équation est possible dans le cas de l’atome d’hydrogène ainsi
que des ions hydrogénoïdes (ions ne possédant qu’un seul électron). Ses solutions sont appelés or-
bitales atomiques (OA). Ces orbitales atomiques décrivent les régions de l’espace où l’électron a la
plus forte probabilité de se trouver. Chacune d’elle est décrite par :
Les orbitales atomiques s et p ont respectivement la forme d’une sphère et d’un double
lobe.
OA de type s : OA de type p :
7 Remarque : les oa de type p présentent un plan sur lequel la valeur de la fonction d’onde
est nulle. Ce plan est appelé plan nodal (cf. chapitre Q2).
En fonction de l’orbitale atomique qui le décrit, l’électron est décrit par un quadruplet de nombres
quantiques.
n 1 2 3 4 ...
couche K L M N ...
Plus le nombre quantique principal n est grand, plus l’électron a une forte probabilité de se
trouver loin du noyau. La couche est dite d’autant plus diffuse.
ℓ 0 1 2 3 ...
sous-couche s p d f ...
Pour la sous-couche électronique (n, ℓ), il existe donc 2ℓ + 1 orbitales atomiques d’orientations
différentes, de même énergie. On dit qu’il y a dégénérescence du niveau électronique (n, ℓ).
Ainsi, les trois nombre quantiques n, ℓ et m ℓ ne sont pas suffisants pour avoir une descrip-
tion complète de l’électron. Il faut donc introduire une nouvelle grandeur physique, appelée spin et
ajouter un quatrième nombre quantique appelé nombre magnétique de spin de l’électron.
Le nombre quantique magnétique de spin, noté ms, est lié au spin S de la particule étu-
diée. Pour l’électron, S = + 21 et m s = ± 12 .
1. [Link]
nombre
quan- nom valeurs possibles interprétation
tique
désigne la couche
nombre quantique
n n ∈ N, n = {1, 2, 3, ...} électronique
principal
nombre quantique désigne la sous-couche
ℓ secondaire (ou n ≤ ℓ ≤ n −1 électronique de l’OA .
azimutal)
caractérise l’orientation de
nombre quantique
mℓ −ℓ ≤ m ℓ ≤ +ℓ l’OA
magnétique
caractérise le spin de l’électron
nombre quantique
ms m s = ± 12 dans l’OA
magnétique de spin
Dans le cas d’un atome polyélectronique, il est possible de considérer que les électrons
ne ressentent pas la charge des autres électrons, mais seulement la charge du noyau Z
diminuée par un effet d’écran de la part des autres électrons. C’est l’approximation mo-
noélectronique.
La charge réellement ressentie par les électrons est appelée la charge effective.
La charge effective est la charge positive du noyau ressentie par l’électron. Elle correspond
à la charge positive du noyau diminuée par la charge négative due à l’écrantage des autres
électrons.
Zi∗ = Z − σi
où σi est l’écrantage (ou constante d’écran) de tous les autres électrons sur la charge vue par l’élec-
tron i . Cet écrantage dépend beaucoup de la position relative des autres électrons par rapport à
l’électron i et des formes des orbitales atomiques qui les décrivent. Ainsi, Zi∗ dépend nécessaire-
ment de n et de ℓ.
• les électrons dans des sous-couches plus internes que i écrantent beaucoup ;
• les électrons dans des sous-couches plus externes que i n’écrantent quasiment pas.
Suite à cette approximation, les différents électrons sont décrits par les mêmes fonctions d’ondes
que celles de l’atome d’hydrogène qui sont donc les orbitales atomiques.
Deux électrons d’un même atome ne peuvent pas avoir les quatre mêmes nombres quan-
tiques n, ℓ, m ℓ , m s .
Si deux électrons sont décrits par la même orbitale atomique (mêmes n, ℓ et m ℓ ), ils ont
nécessairement leurs nombres magnétiques de spin différents : l’un est spin up, l’autre
spin down.
Important
Il ne peut pas y avoir plus de deux électrons décrits par une même orbitale atomique.
type de sous-couche s p d f
nombre d’OA par sous-couche 1 3 5 7
nombre maximum d’e− par sous-couche 2 6 10 14
Les sous-couches sont remplies par valeur de n +ℓ croissantes. Pour deux valeurs de n +ℓ
identiques, on commence par remplir les sous-couches de n le plus petit.
1. B (Z = 5) 3. O (Z = 8) 5. Ti (Z = 22)
2. C (Z = 6) 4. Al (Z = 13) 6. Fe (Z = 26)
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b Dans les deux cas suivants, écrire la configuration attendue par la règle de
K LECHKOWSKI à l’état fondamental, puis la configuration réelle qui transgresse la règle
mais permet d’obtenir une stabilité supplémentaire.
1. Cr (Z = 24) 2. Rh (Z = 45)
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La règle de KLECHKOWSKI permet également de déterminer la configuration électronique des
ions.
1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
7 Remarques :
• On se moque du sens des spins. Ce qui importe est qu’ils soient de même sens.
• Quand deux électrons ne sont pas dans la même orbitale atomique, on dit qu’ils sont désap-
pariés ou célibataires. Sinon, ils sont dits appariés.
Tous les électrons ne sont pas mis en jeu dans la réactivité chimique d’un atome. Seuls sont
impliqués les électrons les plus loins du noyau c’est-à-dire ceux qui sont les moins retenus par le
noyau (car loin de la charge positive) et donc les plus hauts en énergie. Ils sont appelés électrons de
valence.
Les électrons de valence sont les électrons de nombre quantique n le plus élevé et les
électrons qui appartiennent à des sous-couches incomplètes de n inférieur.
Tous les autres électrons sont appelés électrons de cœur.
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Un apport d’énergie (thermique, électrique, lumineuse, ...) peut faire passer l’atome de son état
fondamental vers un état excité. Le retour à l’état fondamental pouvant ensuite se faire principale-
ment par désexcitation radiative ou non-radiative (transfert thermique à l’environnement).
Les configurations électroniques des états excités (donc de plus haute énergie) sont obtenus en
transgressant la règle de H UND ou celle de K LECHKOWSKI (ou les deux !). En revanche, le principe
de PAULI ne peut être transgressé.
4s 4s 4s 4s
énergie énergie
3p 3p 3p 3p
La réorganisation des électrons des OA lors du passage de l’état fondamental à un état excité est
appelé transition électronique.
La classification périodique des éléments classe les éléments chimiques par Z croissant en met-
tant les uns au dessus des autres, les éléments qui ont la même configuration électronique de va-
lence donc des propriétés chimiques proches (éléments isoélectroniques de valence).
actinides
1 e- valence
K
H
Li
Cs
Fr
Rb
Na
lanthanides *
**
2 e- valence
Sr
Be
Ba
Ra
Ca
Mg
3 e- valence
Y
Y
* Lr
3 e- valence
Sc
* Lu
La
Ac
4 e- valence
Ti
Zr
Zr
4 e- valence
Hf
Rf
Th
Ce
5 e- valence
V
Pr
5 e- valence
Ta
Nb
Nb
Db
6 e- valence
U
W
6 e- valence
Cr
Pa Mo
Mo
Nd
Sg
7 e- valence
Tc
Tc
7 e- valence
Np
Bh
Re
Mn
8 e- valence 8 e- valence
Fe
Hs
Pu
Ru
Os
Ru
Pm Sm
Ir
9 e- valence 9 e- valence
Rh
Rh
Rh
Mt
Eu
Co
Pt
10 e- valence
Ni
Ds
10 e- valence
Pd
Pd
Pd
Gd
Am Cm
11 e- valence
Bk
Tb
11 e- valence
Ag
Ag
Ag
Au
Cu
Rg
12 e- valence
Cf
Zn
12 e- valence
Dy
Cd
Cd
Hg
Cd
Cn
3 e- valence
B
In
In
Tl
In
Al
Es
13 e- valence
Nh
Ho
Ga
4 e- valence
C
Fl
Er
Si
Sn
Sn
Pb
14 e- valence Ge
Fm
P 5 e- valence
Bi
N
15 e- valence
Sb
Sb
Sb
Mc
As
Sn Md
Tm
6 e- valence
S
16
2 e- valence
Lv
O
Te
Te
Te
Se
Yb
Po
No
I
7 e- valence
Br
Cl
At
Ts
8 e- valence
Ar
Kr
He
Rn
Ne
Og
Xe
L Application 9 : position dans la CPE
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Le bloc dans lequel se trouve un élément indique quelle est la sous-couche en cours de remplis-
sage (la plus haute en énergie donc).
bloc s
bloc p
nsx
bloc d npx
(n-1)dx
bloc f
(n-2)fx
Certaines familles du tableau périodique ont des propriétés très caractéristiques et ont histori-
quement été nommées suivant ces propriétés :
• la couche qu’ils occupent (et donc la valeur de leur nombre quantique principal n) ;
IV.1 Évolution de n
Propriété
• d’autant plus grand que l’extension spatiale des orbitales les plus externes est im-
portante ;
La charge effective augmente de gauche à droite dans une période et augmente faible-
ment de haut en bas dans une colonne.
Le rayon atomique est la distance la plus probable entre les électrons de valence de
l’atome et son noyau. Il est d’autant plus grand que la couche de valence est diffuse (ie.
que n est grand).
n2
ρ n,ℓ = a 0
Z∗
On voit alors bien que les OA de valence sont nettement plus diffuses que les OA de cœur.
De gauche à droite dans une période : Z ∗ augmente et n est constant. Les électrons sont de plus
en plus attirés par le noyau, le nuage électronique se contracte : le rayon atomique diminue.
De haut en bas dans une famille, Z ∗ augmente certes, mais pas autant que n : le rayon atomique
augmente.
Propriété : évolution du rayon atomique dans la CPE
Le rayon atomique augmente de droite à gauche dans une période et augmente faible-
ment de haut en bas dans une colonne.
Un cation possède un ou plusieurs électrons de moins que l’atome. L’écrantage est diminué,
∗ ∗
Zcation > Zatome . Le rayon d’un cation est donc plus petit que celui de l’atome.
Un anion possède un ou plusieurs électrons de plus que l’atome. L’écrantage est augmenté,
∗ ∗
Zanion < Zatome . Le rayon d’un anion est donc plus important que celui de l’atome.
cation anion
La polarisabilité d’un atome est la capacité du nuage électronique de cet atome à se dé-
→
−
former sous l’effet d’un champ électrique extérieur E ext .
Plus le nuage électronique est diffus, plus il se déforme facilement, et donc plus l’atome est po-
larisable. La polarisabilité augmente donc avec le rayon atomique.
La polarisabilité augmente de droite à gauche dans une période et de haut en bas dans
une colonne.
IV.4 Électronégativité
Définition : électronégativité
L’électronégativité est la capacité d’un atome à attirer à lui les électrons d’un doublet qui
le lie à un autre atome.
Il existe plusieurs échelle d’électronégativité. La plus utilisée est l’échelle de PAULING. Elle fixe la
valeur de 4 à l’atome le plus électronégatif, le fluor.
Plus le nuage électronique est diffus, moins l’atome peut attirer à lui les électrons d’un doublet
qui le lie à un autre atome : l’électronégativité varie donc à l’inverse du rayon atomique.
L’électronégativité augmente de gauche à droite dans une période et de bas en haut dans
une colonne.
élément Li Be B C N O F
E2s / eV −5, 4 −9, 4 −14, 7 −19, 4 −25, 6 −32, 4 −40, 1
E2p / eV −3, 7 −6, 0 −5, 7 −10, 7 −12, 9 15, 9 −18, 6
χ 1,0 1,5 2,0 2,5 3,1 3,5 4,0
Plus un atome est électronégatif, plus l’énergie de ses orbitales atomiques est basse.
Cette tendance est tout à fait logique car un atome dont les OA sont de basse énergie a peu ten-
dance à céder des électrons. En effet, céder un électron nécessite de fournir approximativement
une énergie égale à l’opposée de l’énergie de l’OA la plus haute. Dans le cas du fluor, il faut fournir
environ 18,6 eV alors que dans le cas du lithium environ 3,7 suffisent.
4. " Pour les cations, commencer par établir la configuration électronique de l’atome,
puis retirer les q électrons des sous-couches de n le plus grand, puis ℓ le plus
grand.
−→ exercice Q1.3
Les « savoir-faire »