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Charge d'un ion polyatomique expliquée

Le document traite du modèle quantique de l'atome, en se concentrant sur des concepts tels que les fonctions d'onde, les nombres quantiques et la configuration électronique. Il décrit également l'évolution historique de la compréhension de l'atome, depuis le modèle planétaire de Rutherford jusqu'à l'équation de Schrödinger. Enfin, il aborde la composition de l'atome, incluant le noyau et les électrons, ainsi que des notions liées à la classification périodique des éléments.

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Charge d'un ion polyatomique expliquée

Le document traite du modèle quantique de l'atome, en se concentrant sur des concepts tels que les fonctions d'onde, les nombres quantiques et la configuration électronique. Il décrit également l'évolution historique de la compréhension de l'atome, depuis le modèle planétaire de Rutherford jusqu'à l'équation de Schrödinger. Enfin, il aborde la composition de l'atome, incluant le noyau et les électrons, ainsi que des notions liées à la classification périodique des éléments.

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Chapitre Q1

M ODÈLE QUANTIQUE DE L’ ATOME

Programme officiel
Notions et contenus Capacités exigibles
Fonctions d’onde électroniques Ψ de l’atome d’hydro- Interpréter |Ψ|2 comme la densité de probabilité de pré-
gène. sence d’un électron en un point et la relier à la densité de
charge.
Nombres quantiques n , ℓ, mℓ , m s . Prévoir qualitativement, pour l’atome d’hydrogène et les
Énergie et rayon associés à une fonction d’onde. ions hydrogénoïdes, l’évolution du rayon et de l’énergie
associés à une fonction d’onde en fonction du nombre
quantique principal.
Orbitales des atomes polyélectroniques, représentation Dessiner l’allure des orbitales atomiques s et p .
schématique.
Configuration électronique d’un atome et d’un ion mono- Établir la configuration électronique d’un atome ou d’un
atomique. ion à l’état fondamental.
Électrons de cœur et de valence. Déterminer le nombre d’électrons non appariés d’un
atome dans son état fondamental.
Notion qualitative de charge effective. Relier qualitativement le rayon associé à une orbitale ato-
Électronégativité. mique à la charge effective.
Rayon d’une orbitale atomique, polarisabilité. Relier qualitativement l’énergie associée à une orbitale
atomique à l’électronégativité de l’atome.
Relier qualitativement le rayon associé aux orbitales de
valence d’un atome à sa polarisabilité.
Architecture du tableau périodique des éléments. Relier la position d’un élément dans le tableau périodique
Organisation par blocs. à la configuration électronique de l’atome associé dans
son état fondamental.
Situer dans le tableau les familles suivantes : métaux al-
calins et alcalino-terreux, halogènes et gaz nobles.

 Pré-requis :

 Classification périodique (PCSI).

Aux concours ces dernières années :


À l’écrit : extrêmement souvent.

∗ 2024 : CCINP et e3a. ∗ 2022 : Mines-Ponts, X-ENS A et e3a.


∗ 2023 : CCINP, Centrale et X-ENS A.

À l’oral : souvent.

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 1/28 2024 / 2025


Apparu durant l’Antiquité, le concept d’atome (du grec átomos, « insécable ») comme plus petite
unité de la matière, a été décrié jusqu’au XIXème siècle, avant de s’imposer au début du XXème.
En 1911, le physicien RUTHERFORD découvre que l’atome est principa-
lement constitué de vide, avec en son centre un noyau, et propose un mo-
dèle dit « planétaire » : les électrons graviteraient autour du noyau comme
les planètes autour du Soleil. Une adaptation de ce modèle par B OHR, re-
streignant les électrons à des orbites bien précises, permet d’expliquer le
spectre d’émission de l’atome d’hydrogène, mais pas des atomes polyélec-
troniques. Il faudra attendre la naissance de la mécanique quantique (avec
notamment l’équation de S CHRÖDINGER en 1925) pour obtenir une des-
cription de l’atome qui permette d’expliquer tous ces phénomènes, c’est le Erwin S CHRÖDINGER
modèle quantique de l’atome. (1887-1961)

Plan du cours
I. Rappels sur l’atome 4
I.1 Composition de l’atome . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Atome et élément . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3 Interaction lumière-matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3.a Absorption et émission de rayons lumineux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3.b Spectre d’émission de l’hydrogène et diagramme d’énergie . . . . . . . . . . . . . 7

II. L’atome d’hydrogène et les hydrogénoïdes 9


II.1 Équation de S CHRÖDINGER et fonction d’onde électronique . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
II.2 Nombres quantiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
II.3 Spin de l’électron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
II.4 Bilan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

III. Atomes polyélectroniques 14


III.1 Approximation orbitalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
III.2 Configuration électronique à l’état fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
III.2.a Établir la configuration électronique à l’état fondamental . . . . . . . . . . . . . . 15
III.2.b Électrons de cœur, électrons de valence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
III.2.c États excités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.3 Utilisation de la classification périodique des éléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

IV. Évolution de quelques propriétés 23


IV.1 Évolution de n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
IV.2 Évolution de la charge effective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
IV.3 Taille des atomes et des ions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
IV.4 Électronégativité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

Méthodes 27

Synthèse 28

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 2/28 2024 / 2025


GROUPE
1 TABLEAU PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS 18
1 1.0079 2 4.0026

1 H He
HYDROGÈNE GROUPE HÉLIUM
2 13 14 15 16 17
3 6.941 4 9.0122 13 5 10.811 6 12.011 7 14.007 8 15.999 9 18.998 10 20.180
NOMBRE ATOMIQUE 5 10.811 MASSE ATOMIQUE RELATIVE
2 Li Be B C N O F Ne
LITHIUM BÉRYLLIUM SYMBOLE BORE CARBONE AZOTE OXYGÈNE FLUOR NÉON
B
11 22.990 12 24.305 BORE NOM DE L'ÉLÉMENT 13 26.982 14 28.086 15 30.974 16 32.065 17 35.453 18 39.948

3 Na Mg P
Al Si S Cl Ar
SODIUM MAGNÉSIUM 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ALUMINIUM SILICIUM PHOSPHORE SOUFRE CHLORE ARGON

19 39.098 20 40.078 21 44.956 22 47.867 23 50.942 24 51.996 25 54.938 26 55.845 27 58.933 28 58.693 29 63.546 30 65.39 31 69.723 32 72.64 33 74.922 34 78.96 35 79.904 36 83.80

4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
POTASSIUM CALCIUM SCANDIUM TITANE VANADIUM CHROME MANGANÈSE FER COBALT NICKEL CUIVRE ZINC GALLIUM GERMANIUM ARSENIC SÉLÉNIUM BROME KRYPTON

37 85.468 38 87.62 39 88.906 40 91.224 41 92.906 42 95.94 43 (98) 44 101.07 45 102.91 46 106.42 47 107.87 48 112.41 49 114.82 50 118.71 51 121.76 52 127.60 53 126.90 54 131.29

5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
Tc
RUBIDIUM STRONTIUM YTTRIUM ZIRCONIUM NIOBIUM MOLYBDÈNE TECHNÉTIUM RUTHÉNIUM RHODIUM PALLADIUM ARGENT CADMIUM INDIUM ETAIN ANTIMOINE TELLURE IODE XÉNON

55 132.91 56 137.33 57-71 72 178.49 73 180.95 74 183.84 75 186.21 76 190.23 77 192.22 78 195.08 79 196.97 80 200.59 81 204.38 82 207.2 83 208.98 84 (209) 85 (210) 86 (222)

6 Cs Ba La-Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
CÉSIUM BARYUM
Lanthanides HAFNIUM TANTALE TUNGSTÈNE RHÉNIUM OSMIUM IRIDIUM PLATINE OR MERCURE THALLIUM PLOMB BISMUTH POLONIUM ASTATE RADON

87 (223) 88 (226) 89-103


7 Fr Ra Ac-Lr
FRANCIUM RADIUM
Actinides

Lanthanides
57 138.91 58 140.12 59 140.91 60 144.24 61 (145) 62 150.36 63 151.96 64 157.25 65 158.93 66 162.50 67 164.93 68 167.26 69 168.93 70 173.04 71 174.97

6 La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
LANTHANE CÉRIUM PRASÉODYME NÉODYME PROMÉTHIUM SAMARIUM EUROPIUM GADOLINIUM TERBIUM DYSPROSIUM HOLMIUM ERBIUM THULIUM YTTERBIUM LUTÉTIUM

Actinides
89 (227) 90 232.04 91 231.04 92 238.03 93 (237) 94 (244) 95 (243) 96 (247)

7 Ac Th Pa U Np Pu Am Cm
ACTINIUM THORIUM PROTACTINIUM URANIUM NEPTUNIUM PLUTONIUM AMÉRICIUM CURIUM
I. Rappels sur l’atome
I.1 Composition de l’atome
Un atome est composé de deux sous-ensembles aux propriétés radicalement différentes :

• le noyau ; • le cortège d’électrons.

Définition : noyau

Le noyau d’un atome contient un nombre A de nucléons :

• Z protons chargés positivement

• N neutrons neutres.

Un noyau est noté ZA X. A est le nombre de masse, Z le nombre de charges et ils sont reliés
par la relation :
A = Z +N

A
7 Remarque : la notation ZX peut être prolongée aux neutrons (10 n ), protons (11 n ) et
électrons (−10 e).

L Application 1

b Préciser la composition de l’atome d’uranium 235


92 U.

......................................................................................................

......................................................................................................
La majeure partie (> 99 %) de la masse d’un atome est concentrée dans son noyau.

particule masse / kg charge / C


−27
neutron 1, 67 · 10 0
proton 1, 67 · 10−27 e = 1, 6 · 10−19
électron 9, 1 · 10−31 −e = −1, 6 · 10−19

L’extension spatiale de l’atome est radicalement différente de celle de son noyau.

taille caractéristique d’un atome taille caractéristique d’un noyau


−10
10 m 10−15 m

7 Remarque : si le noyau était un grain de sable au milieu d’un terrain de football, l’atome
correspondant aurait la dimension du terrain en entier...

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 4/28 2024 / 2025


I.2 Atome et élément

Un atome est défini par son nombre de protons (Z ) et son nombre de neutrons (N = A − Z ).
Cependant, l’expérience montre que seul le nombre de protons influe significativement sur les pro-
priétés chimiques des atomes, d’où la définition d’un élément.

Définition : élément

Un élément est l’ensemble des atomes qui possèdent le même nombre de protons (même
Z ), le nombre de neutrons pouvant varier. C’est donc la donnée de Z.

Définition : isotope

Des isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre de protons (même Z ) mais
des nombres de neutrons différents (A différents).

L Application 2

b Donner la composition des atomes d’uranium 238 235


92 U et 92 U.

......................................................................................................

......................................................................................................

7 Remarque : deux isotopes ont approximativement la même réactivité chimique.

I.3 Interaction lumière-matière

I.3.a Absorption et émission de rayons lumineux

La vision ondulatoire de la lumière ne permet pas de comprendre certains résultats (effet photo-
électrique par exemple). En 1905, Albert E INSTEIN propose de considérer la lumière comme un en-
semble de « paquets d’énergie » appelés photons. Ce photon, de masse nulle, transporte de l’énergie.
Grâce à son transport, il peut permettre le phénomène d’absorption lumineuse.

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Définition : absorption lumineuse

Un atome peut passer de son état de plus basse énergie (appelé état fondamental) à un
état de plus haute énergie (appelé état excité) en recevant un photon. C’est le phénomène
d’absorption lumineuse.

E E

énergie
E2 E2
∆E = E2 − E1
E1 E1

état fondamental état excité

Définition : émission lumineuse

Un atome peut passer d’un état de haute énergie (appelé état excité) à son état de plus
basse énergie (appelé état fondamental) en émettant un photon. C’est le phénomène
d’émission lumineuse

E E

E2 E2
∆E = E2 − E1
E1 E1
énergie

état excité état fondamental

Propriété : relation de Planck-Einstein (rappel)

La dualité onde-corpuscule se traduit par hc


∆E = hν =
la relation de P LANCK -E INSTEIN : λ

• ∆E l’écart énergétique entre les deux niveaux de la transition (en J) ;

• h = 6, 63 · 10−34 J · s la constante de P LANCK ;

• ν la fréquence de l’onde électromagnétique absorbée ou émise (en Hz ou s−1 ) ;

• c = 3, 0 · 108 m · s−1 la célérité de la lumière dans le vide ;

• λ la longueur d’onde de l’onde électromagnétique absorbée ou émise (en m).

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I.3.b Spectre d’émission de l’hydrogène et diagramme d’énergie

Expérience : du dihydrogène gazeux est enfermé dans un tube soumis à une décharge électrique.
Les radiations lumineuses émises par le tube sont enregistrées et on trace le spectre d’émission de
l’hydrogène. On observe que le spectre d’émission de l’hydrogène n’est pas continu, c’est un spectre
de raies.

Seuls certains niveaux d’énergie sont accessibles aux électrons de l’atome. On parle de niveaux
d’énergie quantifiés.

Les longueurs d’onde associées aux raies d’émission ou d’absorption de l’hydrogène peuvent se
retrouver par la relation de RYDBERG :

µ ¶
1 1 1
= RH 2 − 2 avec p > n > 0
λ n p

R H = 1, 097 · 107 m−1 la constante de RYDBERG.

Au sein du spectre de l’hydrogène, on définit différentes séries de raies spectrales, en fonction


du niveau d’arrivée n de l’émission.

• p > 1 → n = 1 : série de LYMAN

• p > 2 → n = 2 : série de B ALMER

• p > 3 → n = 3 : série de PASCHEN

• p > 4 → n = 4 : série de B RACKETT

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Il est possible de représenter de façon plus simple le diagramme d’énergie de l’atome d’hydro-
gène :

Conséquence : quantification de l’énergie

L’énergie de l’électron dans l’atome d’hydrogène est quantifiée. Elle ne peut prendre que
certaines valeurs qui sont données par la relation suivantes :

13, 6
En = − en eV
n2

avec n ∈ N le niveau d’énergie considéré.

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L Application 3 : transitions pour l’atome d’hydrogène

1. Calculer la longueur d’onde λ du rayonnement émis lors de la désexcitation d’un


atome d’hydrogène du niveau n = 7 vers le niveau n = 2. À quel domaine du spectre
électromagnétique ce rayonnement appartient-il ? Quelle est la fréquence du pho-
ton correspondant ?

2. Calculer l’énergie minimale à fournir à un atome d’hydrogène à l’état fondamental


pour s’ioniser.

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

II. L’atome d’hydrogène et les hydrogénoïdes


La mécanique quantique s’applique aux particules de masses très faibles. À l’échelle submicro-
scopique, il existe des grandeurs dont la détermination simultanée n’est pas possible, par exemple
la vitesse et la position.

II.1 Équation de Schrödinger et fonction d’onde électronique

La fonction d’onde, notée Ψ(x, y, z) est une fonction qui décrit le comportement d’un électron
situé au point M (x, y, z). Elle n’a pas de sens physique (elle n’est pas observable). En revanche, son
carré est une grandeur observable et représente la probabilité de présence d’une particule en un
point donné de l’espace.

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 9/28 2024 / 2025


Définition : fonction d’onde

La fonction d’onde Ψ(r, θ, ϕ) est une fonction complexe des coordonnées de l’espace telle
que :
dP = Ψ2 dV

où dV est le volume élémentaire, dP la probabilité de trouver l’électron dans le volume


dV .
Ψ2 est donc la densité de probabilité de présence de l’électron (en m−3 ).

La probabilité de trouver l’électron dans un volume fini V est donnée par l’intégrale de la proba-
bilité de présence élémentaire :

......................................................................................................
On en déduit une condition dite « de normalisation » qui traduit la certitude de trouver l’électron
quelque part dans tout l’espace.

Conséquence : condition de normalisation

La fonction d’onde respecte la condition de normalisation :

Ñ
Ψ2 dV = 1
espace

L Application 4 : normalisation d’une fonction d’onde

− ar
Soit la fonction d’onde Ψ = N e 0 (a 0 est une constante et N un coefficient de normalisa-
tion) décrivant un électron dans un système mono-électronique.
b Calculer
Z N. ∞ 2
Donnée : x 2 exp (−ax)dx =
0 a3

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 10/28 2024 / 2025


......................................................................................................

......................................................................................................
Les couples (Ψi (r, θ, ϕ), Ei ) que présente un système donnée vérifient l’équation de S CHRÖDINGER.
Cette équation sera vue en détail dans le cours de physique de PC. Cette équation permet d’accéder
à l’énergie qui est associée à une fonction d’onde. Sa résolution pose des problèmes souvent inso-
lubles...
Équation de S CHRÖDINGER simplifiée :

......................................................................................................
Avec H l’opérateur hamiltonien, il décrit la somme des énergies cinétiques et potentielles du
système.
La résolution analytique de cette équation est possible dans le cas de l’atome d’hydrogène ainsi
que des ions hydrogénoïdes (ions ne possédant qu’un seul électron). Ses solutions sont appelés or-
bitales atomiques (OA). Ces orbitales atomiques décrivent les régions de l’espace où l’électron a la
plus forte probabilité de se trouver. Chacune d’elle est décrite par :

• une couche (K, L, M, ...) ;

• une sous-couche (s, p, d , f , ...).

Définition : représentation des orbitales atomiques

Les orbitales atomiques s et p ont respectivement la forme d’une sphère et d’un double
lobe.

OA de type s : OA de type p :

7 Remarque : les oa de type p présentent un plan sur lequel la valeur de la fonction d’onde
est nulle. Ce plan est appelé plan nodal (cf. chapitre Q2).

Les orbitales de type d ont les formes suivantes :

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 11/28 2024 / 2025


II.2 Nombres quantiques

En fonction de l’orbitale atomique qui le décrit, l’électron est décrit par un quadruplet de nombres
quantiques.

Définition : nombre quantique principal

Le nombre quantique principal, noté n ∈ N, définit la couche électronique dans laquelle


se trouve l’électron.

n 1 2 3 4 ...
couche K L M N ...

Plus le nombre quantique principal n est grand, plus l’électron a une forte probabilité de se
trouver loin du noyau. La couche est dite d’autant plus diffuse.

Définition : nombre quantique secondaire

Le nombre quantique secondaire, noté ℓ et tel que 0 ≤ ℓ ≤ n − 1, définit la sous-couche


électronique dans laquelle se trouve l’électron.

ℓ 0 1 2 3 ...
sous-couche s p d f ...

Pour la sous-couche électronique (n, ℓ), il existe donc 2ℓ + 1 orbitales atomiques d’orientations
différentes, de même énergie. On dit qu’il y a dégénérescence du niveau électronique (n, ℓ).

Définition : nombre quantique magnétique

Le nombre quantique magnétique, noté m ℓ et tel que −ℓ ≤ m ℓ ≤ ℓ, précise l’orbitale ato-


mique dans laquelle se trouve l’électron.

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II.3 Spin de l’électron

En 1922, S TERN et G ERLACH réalisent une expé-


rience 1 dans laquelle des atomes d’argent sont projetés
sur une plaque tout en étant soumis à un champ magné-
tique. Selon la théorie quantique, tous les atomes d’ar-
gent devraient avoir le même comportement mais l’ex-
périence met en évidence deux groupes d’atomes, cer-
tains déviés vers le haut et d’autres vers le bas.
Otto S TERN (1888-1969, à gauche) et
Walter G ERLACH (1889-1979, à droite)

Ainsi, les trois nombre quantiques n, ℓ et m ℓ ne sont pas suffisants pour avoir une descrip-
tion complète de l’électron. Il faut donc introduire une nouvelle grandeur physique, appelée spin et
ajouter un quatrième nombre quantique appelé nombre magnétique de spin de l’électron.

Définition : nombre quantique magnétique de spin

Le nombre quantique magnétique de spin, noté ms, est lié au spin S de la particule étu-
diée. Pour l’électron, S = + 21 et m s = ± 12 .

1. [Link]

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 13/28 2024 / 2025


II.4 Bilan

nombre
quan- nom valeurs possibles interprétation
tique
désigne la couche
nombre quantique
n n ∈ N, n = {1, 2, 3, ...} électronique
principal
nombre quantique désigne la sous-couche
ℓ secondaire (ou n ≤ ℓ ≤ n −1 électronique de l’OA .
azimutal)
caractérise l’orientation de
nombre quantique
mℓ −ℓ ≤ m ℓ ≤ +ℓ l’OA
magnétique
caractérise le spin de l’électron
nombre quantique
ms m s = ± 12 dans l’OA
magnétique de spin

III. Atomes polyélectroniques


Les atomes ou ions possédant plusieurs électrons sont dits polyélectroniques. Dans un tel sys-
tème, composé d’un noyau autour duquel gravitent plusieurs électrons, l’équation de S CHRÖDINGER
ne possède pas de solution exacte. Il est donc nécessaire de faire plusieurs approximations pour
pouvoir la résoudre. Dans le cadre du programme, nous étudions l’approximation orbitalaire (ou
approximation monoélectronique).

III.1 Approximation orbitalaire


Propriété : approximation monoélectronique

Dans le cas d’un atome polyélectronique, il est possible de considérer que les électrons
ne ressentent pas la charge des autres électrons, mais seulement la charge du noyau Z
diminuée par un effet d’écran de la part des autres électrons. C’est l’approximation mo-
noélectronique.

La charge réellement ressentie par les électrons est appelée la charge effective.

Définition : charge effective

La charge effective est la charge positive du noyau ressentie par l’électron. Elle correspond
à la charge positive du noyau diminuée par la charge négative due à l’écrantage des autres
électrons.

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 14/28 2024 / 2025


Pour chaque électron i , l’expression de la charge effective ressentie Zi∗ est donnée par :

Zi∗ = Z − σi

où σi est l’écrantage (ou constante d’écran) de tous les autres électrons sur la charge vue par l’élec-
tron i . Cet écrantage dépend beaucoup de la position relative des autres électrons par rapport à
l’électron i et des formes des orbitales atomiques qui les décrivent. Ainsi, Zi∗ dépend nécessaire-
ment de n et de ℓ.

• les électrons dans des sous-couches plus internes que i écrantent beaucoup ;

• les électrons dans des mêmes sous-couches que i écrantent peu ;

• les électrons dans des sous-couches plus externes que i n’écrantent quasiment pas.

Suite à cette approximation, les différents électrons sont décrits par les mêmes fonctions d’ondes
que celles de l’atome d’hydrogène qui sont donc les orbitales atomiques.

III.2 Configuration électronique à l’état fondamental

La configuration électronique d’un atome ou d’un ion monoatomique correspond à la réparti-


tion des électrons au sein des différentes orbitales atomiques. Elle indique pour chaque électron, la
zone de l’espace où il y a une forte probabilité de se trouver et l’énergie qu’il possède.

III.2.a Établir la configuration électronique à l’état fondamental

La détermination de la configuration électronique fondamentale (la plus basse en énergie) est


basée sur trois règles de remplissage (ou règle de l’AUFBAU).

Propriété : principe d’exclusion de Pauli

Deux électrons d’un même atome ne peuvent pas avoir les quatre mêmes nombres quan-
tiques n, ℓ, m ℓ , m s .

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Conséquence

Si deux électrons sont décrits par la même orbitale atomique (mêmes n, ℓ et m ℓ ), ils ont
nécessairement leurs nombres magnétiques de spin différents : l’un est spin up, l’autre
spin down.

Important

Il ne peut pas y avoir plus de deux électrons décrits par une même orbitale atomique.

type de sous-couche s p d f
nombre d’OA par sous-couche 1 3 5 7
nombre maximum d’e− par sous-couche 2 6 10 14

La configuration électronique fondamentale d’un atome est sa configuration électronique de


plus basse énergie. Elle est obtenue en suivant la règle de K LECHKOWSKI.

Propriété : règle de Klechkowski

Les sous-couches sont remplies par valeur de n +ℓ croissantes. Pour deux valeurs de n +ℓ
identiques, on commence par remplir les sous-couches de n le plus petit.

L’ordre de remplissage est donc le suivant :

(1s)(2s)(2p)(3s)(3p)(4s)(3d )(4p)(5s)(4d )(5p)(6s)(4 f )...

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Pour se souvenir de cet ordre et éviter de l’apprendre par cœur au risque de se tromper, il est
possible de retenir plutôt cette méthode :

L Application 5 : configurations électroniques

b Donner la configuration électronique à l’état fondamental des atomes suivants :

1. B (Z = 5) 3. O (Z = 8) 5. Ti (Z = 22)
2. C (Z = 6) 4. Al (Z = 13) 6. Fe (Z = 26)

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......................................................................................................

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Il existe quelques exceptions à la règle de K LECHKOWSKI. L’ordre de remplissage des dernières


sous-couches peut parfois être perturbé, notamment lorsqu’une autre configuration, très proche,
permet de remplir à moitié des sous-couches s, p, d ou f . Cela procure une stabilité supplémen-
taire à l’édifice.
Cette propriété est rappelée dans l’énoncé si elle doit être appliquée : OUF !

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L Application 6 : exceptions à la règle de Klechkowski

b Dans les deux cas suivants, écrire la configuration attendue par la règle de
K LECHKOWSKI à l’état fondamental, puis la configuration réelle qui transgresse la règle
mais permet d’obtenir une stabilité supplémentaire.

1. Cr (Z = 24) 2. Rh (Z = 45)

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................

......................................................................................................
La règle de KLECHKOWSKI permet également de déterminer la configuration électronique des
ions.

Propriété : configuration électronique des ions

La configuration électronique d’un ion monoatomique est obtenu en :

• ôtant le nombre adéquat d’électrons des sous-couches de n le plus grand puis ℓ


le plus grand au sein de la configuration électronique de l’atome dans le cas des
cations ;

• ajoutant le nombre adéquat d’électrons dans les sous-couches suivantes selon la


règle de K LECHKOWSKI dans le cas des anions.

L Application 7 : configuration électronique des ions

b Établir la configuration électronique à l’état fondamental des ions suivants en s’aidant


de l’application 5.

1. O2 – 2. Al3+ 3. Fe2+ 4. Fe3+

1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Propriété : règle de Hund

Au sein d’une même sous-couche, la configuration fondamentale est obtenue en maxi-


misant le nombre d’électrons de même nombre magnétique de spin m s , les spins étant
parallèles.

7 Remarques :
• On se moque du sens des spins. Ce qui importe est qu’ils soient de même sens.
• Quand deux électrons ne sont pas dans la même orbitale atomique, on dit qu’ils sont désap-
pariés ou célibataires. Sinon, ils sont dits appariés.

III.2.b Électrons de cœur, électrons de valence

Tous les électrons ne sont pas mis en jeu dans la réactivité chimique d’un atome. Seuls sont
impliqués les électrons les plus loins du noyau c’est-à-dire ceux qui sont les moins retenus par le
noyau (car loin de la charge positive) et donc les plus hauts en énergie. Ils sont appelés électrons de
valence.

Définition : électrons de valence et de cœur

Les électrons de valence sont les électrons de nombre quantique n le plus élevé et les
électrons qui appartiennent à des sous-couches incomplètes de n inférieur.
Tous les autres électrons sont appelés électrons de cœur.

L Application 8 : électrons de valence

b Reprendre la configuration électronique du carbone et du fer (application 5) et indiquer


quels sont les électrons de cœur et les électrons de valence.

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III.2.c États excités

Un apport d’énergie (thermique, électrique, lumineuse, ...) peut faire passer l’atome de son état
fondamental vers un état excité. Le retour à l’état fondamental pouvant ensuite se faire principale-
ment par désexcitation radiative ou non-radiative (transfert thermique à l’environnement).
Les configurations électroniques des états excités (donc de plus haute énergie) sont obtenus en
transgressant la règle de H UND ou celle de K LECHKOWSKI (ou les deux !). En revanche, le principe
de PAULI ne peut être transgressé.

règle de H UND non respectée règle de K LECHKOWSKI non respectée


en promouvant un électron d’une OA basse
en appariant deux électrons
en énergie vers une OA plus haute en énergie
E E E E

4s 4s 4s 4s
énergie énergie

3p 3p 3p 3p

état fondamental état excité état fondamental état excité

La réorganisation des électrons des OA lors du passage de l’état fondamental à un état excité est
appelé transition électronique.

III.3 Utilisation de la classification périodique des éléments

La classification périodique des éléments classe les éléments chimiques par Z croissant en met-
tant les uns au dessus des autres, les éléments qui ont la même configuration électronique de va-
lence donc des propriétés chimiques proches (éléments isoélectroniques de valence).

colonnes (ou « familles ») lignes (ou « périodes »)


Regroupent des éléments qui ont la même
configuration électronique de valence Tous les éléments de la ligne n ont (au
(même nombre d’électrons et même type de moins) la couche numéro n peuplée par des
sous-couches remplies) et donc la même électrons de valence.
réactivité chimique.

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2024 / 2025 21/28 PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes
n=7
n=6
n=5
n=4
n=3
n=2
n=1

actinides

1 e- valence
K
H

Li

Cs

Fr
Rb
Na

lanthanides *

**
2 e- valence
Sr
Be

Ba

Ra
Ca
Mg

3 e- valence
Y
Y

* Lr

3 e- valence
Sc

* Lu

La

Ac

4 e- valence
Ti

Zr
Zr

4 e- valence
Hf

Rf

Th
Ce

5 e- valence
V

Pr

5 e- valence
Ta

Nb
Nb

Db

6 e- valence
U
W

6 e- valence
Cr

Pa Mo
Mo

Nd
Sg

7 e- valence
Tc
Tc

7 e- valence
Np
Bh
Re
Mn

8 e- valence 8 e- valence
Fe

Hs

Pu
Ru
Os
Ru

Pm Sm
Ir

9 e- valence 9 e- valence
Rh
Rh

Rh
Mt

Eu
Co

Pt

10 e- valence
Ni

Ds

10 e- valence

Pd
Pd

Pd
Gd

Am Cm
11 e- valence

Bk
Tb
11 e- valence

Ag
Ag

Ag
Au
Cu

Rg
12 e- valence

Cf
Zn

12 e- valence

Dy

Cd
Cd
Hg
Cd

Cn
3 e- valence
B

In
In
Tl
In
Al

Es
13 e- valence

Nh

Ho
Ga
4 e- valence
C

Fl

Er
Si

Sn
Sn

Pb
14 e- valence Ge

Fm
P 5 e- valence

Bi
N

15 e- valence

Sb
Sb
Sb

Mc
As

Sn Md
Tm
6 e- valence

S
16
2 e- valence

Lv
O

Te
Te
Te
Se

Yb
Po

No
I
7 e- valence

Br
Cl

At

Ts
8 e- valence

Ar

Kr
He

Rn
Ne

Og
Xe
L Application 9 : position dans la CPE

b Reprendre la configuration électronique du carbone et celle du fer (application 5). Indi-


quer en justifiant précisément où les éléments carbone et fer sont placé dans la classifica-
tion périodique des éléments.

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Le bloc dans lequel se trouve un élément indique quelle est la sous-couche en cours de remplis-
sage (la plus haute en énergie donc).

bloc s
bloc p
nsx
bloc d npx
(n-1)dx

bloc f
(n-2)fx

Certaines familles du tableau périodique ont des propriétés très caractéristiques et ont histori-
quement été nommées suivant ces propriétés :

colonne I colonne II colonne XVII colonne XVIII


alcalins alcalino-terreux halogènes gaz rares/nobles
[GR]ns 2 (n − 2) f 14 (n −
[GR]ns 1 [GR]ns 2 [GR]
1)d 10 np 5

tendance à perdre un tendance à perdre tendance à gagner un


électron pour donner deux électrons pour électron pour donner toutes les
le mono-cation qui a donner le di-cation le mono-anion qui a sous-couches de
la structure du GR qui qui a la structure du la structure du GR qui valence remplies
précède GR qui précède suit

métaux très X et X2 oxydants pas ou peu de


métaux réducteurs
réducteurs puissants réactivité chimique

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IV. Évolution de quelques propriétés
La connaissance de la position d’un élément dans la CPE permet d’estimer certaines de ses pro-
priétés physico-chimiques (taille, électronégativité...).
Ces propriétés sont liées aux électrons de valence caractérisés par :

• la couche qu’ils occupent (et donc la valeur de leur nombre quantique principal n) ;

• la charge effective positive qu’ils ressentent.

IV.1 Évolution de n
Propriété

Le nombre quantique principal n est :

• d’autant plus grand que l’extension spatiale des orbitales les plus externes est im-
portante ;

• constant dans une ligne et augmente en descendant dans une colonne.

IV.2 Évolution de la charge effective


Propriété : évolution de la charge effective dans la CPE

La charge effective augmente de gauche à droite dans une période et augmente faible-
ment de haut en bas dans une colonne.

IV.3 Taille des atomes et des ions


Définition

Le rayon atomique est la distance la plus probable entre les électrons de valence de
l’atome et son noyau. Il est d’autant plus grand que la couche de valence est diffuse (ie.
que n est grand).

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Une formule approximative du rayon d’une orbitale est obtenue à partir de celle du rayon d’une
fonction d’onde en remplaçant Z par Z ∗ .

Propriété : rayon d’une orbitale atomique

Le rayon d’une orbitale atomique est donné par la relation suivante :

n2
ρ n,ℓ = a 0
Z∗

avec a 0 = 53 pm, appelé le rayon de B OHR.

On voit alors bien que les OA de valence sont nettement plus diffuses que les OA de cœur.

De gauche à droite dans une période : Z ∗ augmente et n est constant. Les électrons sont de plus
en plus attirés par le noyau, le nuage électronique se contracte : le rayon atomique diminue.
De haut en bas dans une famille, Z ∗ augmente certes, mais pas autant que n : le rayon atomique
augmente.
Propriété : évolution du rayon atomique dans la CPE

Le rayon atomique augmente de droite à gauche dans une période et augmente faible-
ment de haut en bas dans une colonne.

Un cation possède un ou plusieurs électrons de moins que l’atome. L’écrantage est diminué,
∗ ∗
Zcation > Zatome . Le rayon d’un cation est donc plus petit que celui de l’atome.
Un anion possède un ou plusieurs électrons de plus que l’atome. L’écrantage est augmenté,
∗ ∗
Zanion < Zatome . Le rayon d’un anion est donc plus important que celui de l’atome.

cation anion

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Définition : polarisabilité

La polarisabilité d’un atome est la capacité du nuage électronique de cet atome à se dé-


former sous l’effet d’un champ électrique extérieur E ext .

Plus le nuage électronique est diffus, plus il se déforme facilement, et donc plus l’atome est po-
larisable. La polarisabilité augmente donc avec le rayon atomique.

Propriété : évolution de la polarisabilité dans la CPE

La polarisabilité augmente de droite à gauche dans une période et de haut en bas dans
une colonne.

IV.4 Électronégativité
Définition : électronégativité

L’électronégativité est la capacité d’un atome à attirer à lui les électrons d’un doublet qui
le lie à un autre atome.

Il existe plusieurs échelle d’électronégativité. La plus utilisée est l’échelle de PAULING. Elle fixe la
valeur de 4 à l’atome le plus électronégatif, le fluor.
Plus le nuage électronique est diffus, moins l’atome peut attirer à lui les électrons d’un doublet
qui le lie à un autre atome : l’électronégativité varie donc à l’inverse du rayon atomique.

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Propriété : évolution de l’électronégativité dans la CPE

L’électronégativité augmente de gauche à droite dans une période et de bas en haut dans
une colonne.

Les halogènes sont très électronégatifs donc plutôt oxydants.


Les métaux sont peu électronégatifs, donc plutôt réducteurs.
Les éléments les moins électronégatifs sont les alcalins (extrêmement réducteurs).

Il existe une corrélation entre l’électronégativité et l’énergie des orbitales atomiques :

élément Li Be B C N O F
E2s / eV −5, 4 −9, 4 −14, 7 −19, 4 −25, 6 −32, 4 −40, 1
E2p / eV −3, 7 −6, 0 −5, 7 −10, 7 −12, 9 15, 9 −18, 6
χ 1,0 1,5 2,0 2,5 3,1 3,5 4,0

Conséquence : lien entre χ et l’énergie des OA

Plus un atome est électronégatif, plus l’énergie de ses orbitales atomiques est basse.

Cette tendance est tout à fait logique car un atome dont les OA sont de basse énergie a peu ten-
dance à céder des électrons. En effet, céder un électron nécessite de fournir approximativement
une énergie égale à l’opposée de l’énergie de l’OA la plus haute. Dans le cas du fluor, il faut fournir
environ 18,6 eV alors que dans le cas du lithium environ 3,7 suffisent.

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M ÉTHODES
Méthode 1 : établir la configuration électronique d’un atome ou d’un ion

1. Déterminer le nombre d’électrons à placer dans les sous-couches :


• Z électrons pour un atome (car il est neutre) ;
• Z +q pour un anion de charge −qe ;
• Z −q pour un cation de charge +qe.

2. Établir l’ordre de remplissage des sous-couches à l’aide de la règle de


Klechkowski (triangle à connaître par cœur pour plus de rapidité).
3. Remplir les sous couches :
• 2 électrons par sous-couche s ;
• 6 électrons par sous-couche p ;
• 10 électrons par sous-couche d ;
• 14 électrons par sous-couche f ;

4. " Pour les cations, commencer par établir la configuration électronique de l’atome,
puis retirer les q électrons des sous-couches de n le plus grand, puis ℓ le plus
grand.

−→ exercices Q1.2, Q1.3

Méthode 2 : déterminer la position d’un élément dans le tableau périodique

1. Établir la configuration électronique de l’atome à l’état fondamental (cf. mé-


thode 1) ;
2. Repérer nmax , le nombre quantique principal le plus élevé de la configuration. Il
correspond à la ligne (période) de l’élément.
3. La dernière sous-couche de la configuration électronique permet de déterminer
dans quel bloc se situe l’atome étudié.
4. Le nombre d’électrons que contient cette dernière sous-couche correspond à
la colonne du bloc dans lequel se situe d’atome.
5. En connaissant par cœur le nombre de colonne contenue dans chaque bloc, on
remonte à la position exacte de l’élément dans le tableau périodique.

−→ exercice Q1.3

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 27/28 2024 / 2025


S YNTHÈSE
Les « savoirs »

Z Indiquer la composition du noyau, relation entre A, Z et N .


Z Préciser la différence entre un élément et un atome.
Z Définir le nombre quantique principal. Comment évolue-t-il dans la CPE ?
Z Définir le nombre quantique secondaire.
Z Définir le nombre quantique magnétique.
Z Définir le nombre quantique magnétique de spin.
Z Définir l’effet d’écran des électrons.
Z Définir la charge effective. Comment évolue-t-elle dans la CPE ?
Z Énoncer le principe d’exclusion de PAULI ainsi que sa conséquence sur deux électrons
décrits par la même orbitale atomique.

Z Énoncer (avec des mots !) la règle de K LECHKOWSKI.


Z Énoncer la règle de H UND.
Z Définir un électron de valence et un électron de cœur.
Z Définir le rayon atomique d’un atome ou d’un ion. Comment évolue-t-il dans la CPE ?
Z Définir la polarisabilité. Comment évolue-t-elle dans la CPE ?
Z Définir l’électronégativité. Comment évolue-t-elle la CPE ?
Z Soient deux atomes A et B. Si χA < χB , que dire de la position relative des OA de A et
B?

Les « savoir-faire »

b Description complète de la composition d’un atome. Notion d’élément, d’atome,


d’isotope.

b Nombres quantiques, quantification de l’énergie, dégénérescence des niveaux d’éner-


gie.

b Configuration électroniques des atomes et ions : règles de remplissage, exemples.


b Tableau périodique : construction, description, lien avec les configurations électro-
niques.

b Évolution de quelques propriétés atomiques dans la CPE : rayon atomique, électro-


négativité, énergie.

PC – Lycée Baimbridge – Les Abymes 28/28 2024 / 2025

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