Ex.
:
1.Réda a les yeux bleus alors que son frère a les yeux verts…..Opposition
2. Adem a étudié très dur. Néanmoins, il n’a pas réussi son bac….. Concession
1) Quels termes sont utilisé dans ces deux phrases pour relier entre les 2
propositions? Qu'expriment-t-ils?
- "Alors que- Néamoins" . Ils expriment l'opposition- la concession ,
2) Comment appelle-t-on ce type de mot ? Connaissez-vous d'autres mots ou
expressions exprimant le même rapport?
- ce sont des articulateurs logiques
** D'autres articulateurs d'opposition- concession: mais – cependant - par contre
- au contraire – toutefois – en revanche - bien que - malgré (que) - en dépit de -
…..
----Dans cette phrase, on oppose « les yeux bleus de Réda» aux « yeux verts de son
frère » grâce au connecteur logique « alors que ». Ce sont deux faits contraires, mais
indépendants l’un de l’autre. Le fait que Réda a les yeux bleus n’empêche pas son
frère d’avoir des yeux verts.
---Cependant, le mot de concession indique que la première action n’a finalement
pas empêché la deuxième de se dérouler. La relation entre les deux situations est
donc inattendue ou surprenante. Il y a quelque chose d’illogique par rapport à la
situation.
Ex. : Il y a une contradiction entre « Adem a étudié très dur » et « il n’a pas réussi
son bac ».
Normalement, si un élève passe beaucoup de temps à étudier, on s’attend à ce qu’il
réussisse ses examens. C’est le résultat attendu. On utilise le mot « néanmoins »
pour indiquer le paradoxe entre ces deux propositions.
Retenons:
La concession est le fait de relier deux idées ou actions contradictoires
dont l’une devrait empêcher l’autre. Résultats inattendus.
L'opposition représente deux faits qui s'opposent sans pour autant être
incompatibles .
On peut utiliser les connecteurs suivants: mais, en revanche, au contraire, à
l’inverse, par contre ; et aussi : au contraire de , à l’inverse de - pourtant,
cependant, néanmoins, toutefois, or ; et aussi : malgré, en dépit de, mis à part,
excepté.
Remarque : En conjugaison, on emploi :
-Le mode indicatif pour les adverbes et conjonctions de coordination (mais,
pourtant ...), ainsi que "alors que, tandis que"
-Le mode subjonctif pour les conjonctions de subordination (bien que, malgré
que…)
-Un groupe nominal avec les prépositions (malgré, en dépit de)
-Un infinitif avec l'expression "avoir beau".
Activité: Complétez les phrases suivantes par l’articulateur qui convient :
sans que - bien que - Pourtant – malgré - même si - tandis que.
1- Je l’ai rencontré plusieurs fois, pourtant je ne me souviens pas son visage.
2- C’est un bon écrivain, même s’il n’a pas reçu le prix littéraire.
3- Bien que Nadia soit timide, elle a accepté d’être chef de classe.
4- Malgré son intelligence, il refuse de continuer ses études.
5- Elle est calme et sérieuse, tandis que son frère agité et bavard.
6- Ils sont venus, sans que je les aie invités.
Activité - Complétez les phrases suivantes en exprimant l’opposition. Variez les connecteurs
et les constructions de phrases.
1. Mon voisin avait toujours de bonnes notes…
2. La mer était mauvaise ce matin-là…
3. … je dois l’avoir lu pour la fin du mois.
4. Le juge a pris la défense de cet homme
« La concession dans l’argumentation »
Voici un passage pris dans le texte de Michel Fecamp :
« Il est vrai que bien des choses restent à faire pour remettre à l’endroit ce qui
est sens dessus dessous. Mais il n’en reste pas moins vrai que c’est un peu facile
de tout mettre sur le dos de la société. »
1- Quelle est la stratégie argumentative employée par l’auteur dans ce passage :
la concession ou la réfutation ?
- La stratégie argumentative employée par l’auteur dans ce passage est la
concession.
2- Quelles expressions l’auteur emploie-t-il dans ce passage pour :
a) reconnaître un fait.
b) s’opposer à ce fait.
- L’expression que l’auteur emploie dans ce passage pour :
a) reconnaître un fait est : « Il est vrai que »
b) s’opposer à ce fait est : « Mais il n’en reste pas moins vrai que »
A retenir :
La concession est une stratégie argumentative dans laquelle on reconnaît la
justesse (pertinence, vérité) d'une partie des propos tenus (thèse ou argument
précédemment avancé) mais les contredits ensuite.
Autrement dit :
Dans la concession, on distingue deux parties :
a) une partie où on admet un fait, un point, un argument ou une thèse donnée.
b) une deuxième partie qui s’oppose à la première.
Exercice :
a) Dans ces énoncés, exprime-t-on une réfutation catégorique ou une concession
? Répondez à cette question en complétant le tableau ci-dessous.
b) Soulignez les termes et formules montrant la concession ou la réfutation
1) Certes, l’école est importante pour le développement de l’individu. Mais
l’école de la vie, l’expérience, c’est aussi primordial et essentiel.
2) Soutenir l’idée que la guerre, n’importe laquelle, est indispensable pour
aboutir à la paix est une chose absurde.
3) Il y a une opinion erronée qu’il faut dénoncer ici : c’est que les enfants
apprennent la violence en la voyant à la télévision.
4) Les automobilistes sont, incontestablement, les premiers responsables des
accidents de la route. Il ne faut pas, néanmoins, épargner les piétons, du moins
une partie d’entre eux.
5) De toute évidence, le progrès a largement facilité la vie des humains. Sont-ils
plus heureux pour autant ? J’en doute.
6) Plusieurs fumeurs se disent victimes des lois leur interdisant de fumer dans
les lieux publics. Je ne peux être qu’irrité et outré en écoutant ces propos. Je
les condamne formellement.
7) Bien sûr, le développement économique est important. Cependant, la justice
sociale et le partage équitable des richesses devraient être au coeur des
préoccupations de nos gouvernements.
Tableau des différents termes et expressions employés dans la concession (à
recopier) : La concession
Opposition à ces faits Reconnaissance des faits
- mais - il se peut que
- cependant - il n’est pas du tout impossible que
- néanmoins - il est incontestable (indiscutable) que
- en revanche - il est exact (vrai) que
- toutefois - sans doute
- il n’en reste pas moins vrai que - C’est sûr (certain, admis), certes
- pourtant - assurément, évidemment,
- pour autant (formule accompagnée - indubitablement, incontestablement
d’une négation) - de toute évidence
- il ne fait pas de doute que
- on peut parfaitement admettre
- je reconnais que, j’admets que,
j’avoue que
- effectivement