Infrastructure routière à Maroantsetra
Infrastructure routière à Maroantsetra
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
*********************
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FACULTÉ UNIVERSITÉ
DES LETTRESDE
ETTOAMASINA
SCIENCES HUMAINE,
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MENTION GÉOGRAPHIE
Année 2018
1
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURE ET
-----------
DE ----------
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
*********************
UNIVERSITÉ DE TOAMASINA
FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINE,
---------- ----------
MENTION GÉOGRAPHIE
Année 2018
SOMMAIRE
SOMMAIRE ............................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. II
GLOSSAIRE ...........................................................................................................................VII
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
CONCLUSION ........................................................................................................................ 70
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 72
ANNEXES ............................................................................................................................... 73
I
REMERCIEMENTS
Avant d’entamer le vif du sujet, nous tenons à préciser que nous sommes
reconnaissants à tous ceux qui ont contribués de près ou de loin à l’élaboration de ce travail.
Le présent mémoire n’aurait pu aboutir à sa forme actuelle, sans l’aide et contribution des
nombreuses personnes que nous citons ci-après :
Nos premiers remerciements sont adressés à Monsieur Sylvestre TSIRAHAMBA,
Maitre des conférences à L’Université de Toamasina, notre Encadreur qui nous à orientées, à
travers des commanditions et des remarques judicieuses.
Plus particulièrement, notre gratitude va à l’endroit de Monsieur Vérone FORINGA,
chef des travaux publics de Maroantsetra.
Nous adressons également nos remerciements au corps enseignants de la faculté des
lettres et sciences humaines et plus particulièrement à ceux du département de Géographie qui
nous ont permis d’acquérir nos connaissances actuelles.
Une éternelle reconnaissance à tous mes parents et à toute la famille, pour leur soutien
morale, financier et matériel durant toutes nos études.
Enfin, dans l’impossibilité de citer ici tous ceux qui ont contribué à la réalisation du
présent mémoire, nous leur prions de bien vouloir trouver ici l’expression de nos
considérations et de nos profondes gratitudes.
II
LISTE DES TABLEAUX
Tableau n°III : la Répartition de la population par âge et par sexe en 2010. .......................... 11
LISTE DE FIGURE
III
LISTE DES PHOTOS
Photo n° 9 : photo du filet et le bateau utilisé pour la pêche dans le District de Maroantsetra 29
IV
Photo n° 29 la réhabilitions de la route goudronnée axe bureau du District vers école saint
Josèphe ..................................................................................................................................... 69
Photo n° 26 : en traversant les radeaux les voitures parfois dans l’eau ................................... 53
V
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET DES ACRONYME
Ar : Ariary
€ : Euro
APMF : Agence Portuaire Maritime et Fluviale
BAD : Banque Africaine pour le Développement
CISCO : Circonscription Scolaire
CR : Commune rurale
CSB I : Centre de Santé de Base niveau I
CSB II : Centre de Santé de Base Niveau II
CU : Commune urbaine
FER : Fond d’Entretint Routier
FIDA : Fond International pour le Développement Agricole
FTM : Foibe Tao Sary Malagasy
IDH : Indicateur de Développement Humain
Km : kilomètre
MAEP : Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche malgache
MTP : Ministère de Travaux Public
ODD : Objectif de Développement Durable
ONG : Organisme Non Gouvernementale
OTIV : OmbonaTahiry Hifampisamborana vola
PIB : Produit Intérieur Brute
PMV : Plateforme National de la Vanille
PK : Point Kilométrique
PNB : Produit National Brute
PNEOA : Programme National d’Entretient d’œuvre des Ouvrages d’Art
PNER : Programme National d’Entretien Routier
PNUD : Programme des Nations Unies pour le développement
RN5 : Route Nationale numéro cinq
T : tonne
TP : Travaux Publiques
WCS : Wild life Conservation Society
VI
GLOSSAIRE
Daba lava : Personne payé pour transporter les bagages par dos d’homme.
Kapoka : gobelet
Lakana:pirogue
VII
RÉSUME
En géographie, le champ de réflexion touche différents domaines, y compris
l’infrastructure routière.
La politique de la mise en valeur de l’infrastructure routière est bien placée dans les
pays riches et les pays émergeants. Cette politique n’est pas réellement appliquée dans les
pays du Sud, notamment les pays en développements. Madagascar en fait partie, où la mise en
valeur de cette politique ne donne pas un bon résultat pour le développement socio-
économique. Face à cette situation, le District et l’Etat jouent le rôle colossal. Le District de
Maroantsetra est choisi comme exemple.
L’Etat malgache, investir faible dans le domaine de l’infrastructure routière c’est la
raison pour laquelle 10% seulement de route à Madagascar est en bonne état. Puisque la
majorité de la population malgache occupe le secteur agricole, la réhabilitation de cette
infrastructure est importante pour l’acheminement des produits agricoles.
L’économie du District de Maroantsetra est basée par l’agriculture, notamment les
cultures des rentes. Le transport maritime est le seul moyen pour évacuer les produits, alors
ce genre de transport est très limité par la raison climatique. La réhabilitation de la route au
sein du District et surtout la RN5est une clé pour le développement socio-économique de ce
District.
VIII
INTRODUCTION
La géographie humaine se consacre pour analyser les cas dans des divers domaines et
apporter des solutions convenables pour améliorer la situation socio-économique de la
population.
La première infrastructure routière de Madagascar a été le fait de l’administration
française. Avant 1895, Madagascar n’a de route que de simple sentier serpentant, ne
répondant à aucune règle. Les techniciens des travaux publics, décrivant ces premières routes
malgache dans la revue de Madagascar parlent de voies de communication à Madagascar et
parlent des sentiers pour piétons. En 1896, le corps expéditionnaire débarque à l’ouest et
voulant rejoindre Antananarivo, à poser les premières jalons de la route reliant Antananarivo
et Mahajanga à cette ville. Faute de main d’œuvre cependant les soldats ont dû prendre la
pelle.
Pour Madagascar, la politique de la mise en valeur de l’infrastructure routière n’est pas
encore bien appliquée. L’économie malgache est basée par l’agriculture dont 80% de la
population pratique cette activité. Il est important de résoudre les problèmes de cette
infrastructure dans tous les Districts de Madagascar, y compris Maroantsetra.
Le District de Maroantsetra se trouve dans la province de Toamasina, Région
Analanjirofo. Ce District est situé à 112km au sud de Mananara-nord et à 116kmau nord-est
d’Antalaha. Le climat chaud et humide permet à vocation agricole, mais son développement
économique est freiné par la situation déplorable de l’infrastructure routière. Cette situation
nous a poussées à choisir le thème : « L’infrastructure routière face au développement
économique. Cas du District de Maroantsetra, dans la Région Analanjirofo ».
La problématique de ce travail est intitulée : dans quelle mesure peut-on résoudre les
problèmes de l’infrastructure routière pour contribuer au développement économique du
District de Maroantsetra ? Cette question nous à conduire d’analyser le cadre géographique de
la zone d’étude, les activités économiques de la population qui sont des facteurs de
développement du District de Maroantsetra et Les freins au développement économique, suivi
par la proposition des solutions et les perspectives d’avenir du District de Maroantsetra.
Le choix du District de Maroantsetraà été fait pour des raisons : à notre sensibilité face
aux problèmes socio-économiques causés par l’enclavement de notre District natal et notre
volonté d’apporter des solutions face à ces problèmes pour lutter contre la pauvreté.
1
Méthode de travail
Pour réaliser cette étude, nous avons consultées des centres de documentations, puis nous
avons faire des descentes sur terrain, des enquêtes auprès des marchandises, des opérateurs
économiques, aux fokontany et organisées des interviews.
Au niveau de collecte des données, cette tâche nous a conduit à nous informer auprès des
différents institutions et organisme privé et publique, tel que :
2
exacte concernant les taxes et les impôts. Ainsi, manque de données statistiques fiable et à
jours, la difficulté d’accès aux données de certain niveau d’information en raison de
l’enclavement.
Après les travaux sur terrain, nous débouchons à l’étape de dépouillement et la
rédaction. Cette dernière étape nous a amené à diviser notre recherche en deux parties : dans
la première partie, l’analyse se concentre sur le cadre physique, humain et les activités
économiques dans le District de Maroantsetra. Dans la deuxième partie l’étude est axée sur les
problèmes de l’infrastructure routière et la proposition des solutions relative au
développement socio-économique du District de Maroantsetra.
3
Carte n°1 : localisation de la zone d’étude
49°00’ 49°30’ 50°10’
N
14°45’
14°45’
Maroantsetra
557
Manambolo
Ambinanitelo 512
413 Antakotako
671
466
Anjahana
Antsirabe Sahatany Anjanazana Mahalevona
Andranofotsy
Ankofa Maroantsetra
Mahalevona
Antenambalana
14°30’
754
14°30’
Ankofabe 424
AmbodimangaRantabe
Voloina Ambanizana
1100 150 OCÉAN INDIEN
Rantabe
Androndrona
Rantabe
726 Morafeno
Anandrivola
Légende :
Fananehana
15°60
15°60
RN5
Altitude
0 10 km
Fleuve
Vers Mananara-Nord Commune Rurale
Chef-lieu de District
4
PREMIÈRE PARTIE :
LE CADRE GÉOGRAPHIQUE DE LA ZONE
D’ÉTUDE CARACTÉRISTIQUES
5
CHAPITRE I : PRÉSENTATION GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE
Dans ce premier chapitre, nous allons parler de la présentation de notre zone d’étude et
nous permet de comprendre géographiquement le lieu où nous avons fait ce travail.
I-1 : La localisation
Administrativement, le District de Maroantsetra est formé par 18 communes, dont 17
rurales et une Commune urbaine. C’est cette dernière qui est le Chef-lieu du District.
Maroantsetra fait partie des 06 Districts qui forment la région Analanjirofo, figurant
dans l’ex-Province de Toamasina. Sur le long de la RN5, elle se situe au Nord du District de
Fénérive-Est (Chef-lieu de la région Analanjirofo) et 460 km au Nord de Toamasina. C’est un
District enclavé car les routes qui relient ce District avec les autres sont précoces. Il est
délimité:
- au Nord -Est, distant de 116 km, par le District d’Antalaha, Région SAVA,
Le District de Maroantsetra est le plus vaste parmi les autres Districts de la Région
Analanjirofo. Il s’étend sur une superficie de 16 876 km². Il compte actuellement 161
Fokontany groupés en 18 communes et 07 arrondissements administratifs. Nous avons autour
de la CU de Maroantsetra, les Communes rurales :
- Anjanazana, Antakotako et Manambolo : au Nord,
- Andranofotsy, Anjahana, Mahalevona et Ambanizana : au Nord–Est,
- Ambinanitelo : au Nord-Ouest,
- Ankofabe, Voloina, Rantabe et Anandrivola : au Sud ;
- Ambodimanga, Morafeno et Androndrona : au Sud–Ouest,
- Ankofa, Antsirabe-Sahatany : à l’Ouest.
6
I-2 : Cadre physique
I-2-1 Le climat
Le climat de Maroantsetra s’agit d’un type tropical chaud et humide et exposé par des
cyclones. Les précipitations à Maroantsetra sont importantes et même lors des mois les plus
secs, les averses persistent encore. En 2013 la chute totale de pluies atteint 2046,7mm. En
termes de précipitations, Maroantsetra est la seule région le plus arrosée de Madagascar dont
le mois de janvier au mois d’avril est le plus enregistré. La pluviométrie annuelle moyenne est
de168, 8 mm, avec le mois le plus humide en Avril (327,6 mm), et le mois le plus sec en
Septembre (57,9 mm).
La température annuelle moyenne est de 25,6°C, et le mois le plus chaud en Février
(31,0°C) et le mois le plus frais en Juillet (19,8°C).
Mois Janv Fév Mars Av Mai Juin Juill Aoû Sept oct Nov Dec Totale
Moyenne
pluie 229,4 204,4 170,5 327,6 262,1 129,7 212,3 88,9 57,9 150,2 61,0 130,7 2046,7
Nb jrs 16 15 18 21 20 23 21 18 14 16 9 16 207
T°max 30,9 31,0 29,9 28,3 27,3 25,9 24,5 25,3 26,3 27,7 29,5 30,5 28,09
T° min 25,6 26,2 25,3 24,1 22,9 21,2 19,8 20,1 21,3 22,2 23,8 24,9 23,11
D’après le tableau n°1, nous constatons que le mois de décembre au mois de février la
température le plus élevé de l’année ce qui atteint de 30,5°C au 31°C,alors que le moisde
Juillet et le mois d’août, la température est de 19,8°C et 20°C. L’amplitude thermique est de
11,2. Pour la quantité totalede pluviométrie de 2024,7 mm, la moyenne de cette région est
de168, 7 mm. Le nombre de jours dans lequel il pleut varie entre 9 à 23 jours.
I-2-2 La végétation
Maroantsetra est parmi les Districts qui ont la plus vaste forêt dense humide et
savoka de Madagascar. Cela nous montre que la localité est très riche en végétation. Vue
cette richesse, elle attire beaucoup d’associations Nationale et Internationale. L’ONG et des
Projets participent à la conservation de la biodiversité de Maroantsetra. C’est pour cette raison
qu’il y a apparition de réserves spéciales à Maroantsetra.
7
Le Parc Nationale Masoala, s’étend sur une superficie de 270 000 ha dont b la
végétation, est incluse à une forêt tropicale humide. Il est le plus grand Parc Nationale de
Madagascar. Nous trouvons aussi la réserve spéciale Nosy- Mangabe, dont sa superficie est de
520 ha. Il y a également le Projet Makira, dont la superficie est de 500 000ha, et celle de
l’Atongil conservation est de 21 000ha.
I-2-3 Le relief
A Maroantsetra fait partie de la région Côte-Est Malgache qui est constitué par le socle
dont elle est formée par le granite d’Atongil. Du point de vue tectonique, la région d’étude est
caractérisée par deux direction principale notamment direction Côte-Est et direction
Bongolava (Dave Pristel IANTILA), 2018. En effet, le relief est très varié. Il est constitué par
des différents paysages collinaires (la basse colline, la moyenne colline et la haute colline).
Les différences d’altitude du relief contribuent à la diversité biologique de presqu’île. Le sol
est de type ferralitique qui est favorable à l’agriculture. Le podzol est observé un peu partout
dans la région. En contrebas de quelques sommets et long de fleuve se forment des sols hydro
morphes en raison des dépôts alluvionnaires
Le District est surtout à vocation agricole. La large plaine alluvionnaire des trois
grands fleuves (Antenambalana, Manambolo et Andranofotsy) constitue dans le haut Rantabe
production peu importante. Partout la fertilité du sol s’apprête aux cultures de rentes ; café,
girofle, vanille. Une végétation luxuriante offre aux yeux des visiteurs de beaux paysages
dans des sites admirables. Le district possède encor des massifs forestiers les plus importants
de l’ile et aussi les mieux conservés.
8
I-2-4 L’hydrographie
La plupart des cours d’eau qui descendent directement vers la mer, cesont des fleuves.
Les fleuves de Maroantsetra le plus remarquable sont : au Sud Fananehana, au centre Rantabe
et Antenambalana et Andranofotsy, Manambolo et Mahalevona. Elle est aussi remarquée par
des autres cours d’eau essentiel qui traversent la région de Maroantsetra mais le cours d’eau
le plus vaste étendue c’est l’Antenambalana. Ce dernier qui se jette directement dans la mer.
Par conséquent, les éléments physiques de Maroantsetra jouent un rôle primordial pour
les activités économiques, car ces éléments physiques déterminent l’activité favorable
d’endroit ou l’autre. Ce type de climat non seulement permet d’avantage l’alimentation de ces
cours d’eaux dans arrosement des champs de rizières mais elle assure le développement des
autres agricultures notamment cultures de rentes.
9
Tableau n°II : La répartition de la population globale par commune
COMMUNES Effectifs Pourcentage(%) Superficie(Km2)
Ambanizana 8015 3,61 324
Ambinanitelo 26135 11,72 694
Ambodimanga 4526 2,04 200
Anandrivola 4028 1,81 300
Andranofotsy 11450 5,16 249
Androndrona 5210 2,35 1103
Anjahana 18332 8,26 1307
Anjanazana 13606 6,13 296
Ankofa 9915 4,46 347
Ankofabe 9249 4,16 240
Antakotako 19010 8,56 301
Antsirabesahatay 6179 2,78 400
Mahalevona 19905 8,96 428
Manambolo 16588 7,47 306
Morafeno 2133 0,96 18
Rantabe 4800 2,16 1201
Voloina 11673 5,26 650
Maroantsetra 31316 14,0 22
TOTAL 222070 100,00 8386
En 2009, Maroantsetra comptait 222 070 habitants, dont 74 022sont des hommes contre
148048 des femmes. La taille moyenne des familles est de 8 personnes par ménage. Cette
statistique nous donne une proportion de : 33,33% de la population sont de sexe masculin
contre 66,67% de la population sont de sexe féminin. Toutefois, les tâches attribuées aux
hommes sont largement supérieures à celles de femmes.
10
Tableau n°III : la Répartition de la population par âge et par sexe en 2010.
Sexe 0-5ans 6-15ans 16-20ans 21-60ans +60ans total
Masculin 13 136 19 264 19 500 23 619 1 003 76522
Féminin 26 274 38 028 31 285 43 960 11 001 150548
Total 39 410 57 292 50 785 67 579 12 004 227070
Ce tableau n°3, nous montre que les femmes sont les plus dominants que les hommes
de la population du District de Maroantsetra. En 2010, l’effectif des femmes s’élevait à
150548 contre 76522 pour les hommes. L’effectif des femmes est supérieur à celle des
hommes. Cette Situation peut s’expliquer par le fait que le taux de natalité des filles est plus
élevé que pour les garçons. Cette prédominance de femmes est valable pour toutes les
tranches d’âges.
D’après le tableau n°4, nous avons remarqué que l’économie de Maroantsetra est basée
sur l’agriculture ce qui donne un pourcentage de 83,49% ; de la population locale pratique
11
cette activité. Par contre, le pratique des produits locaux est encore très faible à un
pourcentage de 0,02 % de la population est concernée.
I-3-3 L’éducation
L’éducation constitue un facteur de la croissance économique et du dynamisme de
développement. Selon l’approche de l’économie américaine [Link], l’éducation permet
d’accroître la productivité individuelle. Elle exerce un effet sur l’activité économique et
améliore les comportements des individus. L’éducation permet à chaque individu de gérer au
mieux les ressources disponibles dans sa région.
Maroantsetra possède un enseignement général et enseignement technique qui
constitue des écoles privées et publiques. Actuellement, le CISCO de Maroantsetra compte
423 établissement scolaires, dont 362 pour niveau I, 55 pour niveau II, et 06 niveau III, dont
11 entre eux sont des établissements privés. En 2011, ces écoles contiennent 73 735 élèves de
niveau I, 12 106 élèves niveau II et le niveau III contient 1301 élèves. Les taux de réussite des
élèves aux examens sont les suivants : 62,99% pour le CEPE ; 24,23% pour le BEPC et
37,09% pour Bac.
I-3-4 L’assistance médicale
Le service « santé » regroupe tous les dispositifs sanitaires y compris les
infrastructures et le personnel de soins (médecins et paramédicaux). Ils sont nécessaires pour
l’amélioration de l’état de santé des individus.
2008 - - 01 - 14 09
2009 - - 01 - 16 07
12
permettent d’améliore la capacité des niveaux intellectuelle de la population pour pouvoir
lutter contre la pauvreté car la faible capacité du niveau intellectuelle est un facteur principal
de la pauvreté. Ainsi, infrastructure sanitaire assure la santé publique, ce qui est important
pour la production car seulement personne en bonne santé capable de travailler.
13
CHAPITRE II: LES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DU DISTRICT DE
MAROANTSETRA
14
Photo n° 1 : plaine d’Andranofotsy
La photo n°1 nous montre l’importance de la plaine par la riziculture irriguée. Nous
remarquons ici les paysans utilises les bœufs pour piétiner la rizière avant le repiquage.
Maroantsetra dispose 48 795 ha de la plaine pour la superficie cultivées, soit les 62,02% de la
superficie totale, couvertes par toutes les spéculations. Cependant, malgré le volume non
négligeable de la production, la riziculture rencontre beaucoup de problèmes, à savoir, le
manque d’encadrement et des moyens matériels et financiers pouvant améliorer les techniques
culturales.
15
- Le Saonjo: Le village Ampagno et Anjiabe étaient les principaux producteurs de saonjo.
Cependant, depuis le passage du cyclone Huddah et les inondations en Avril 2000, le saonjo
fut attaqué par un virus. La superficie occupée par cette culture, ainsi que la production
obtenue sont actuellement très faibles.
Les paysans ne se contentent pas seulement des cultures vivrières, mais s’occupent
aussi d’autres activités culturales, en sus de celles qui ont été énoncées ci-dessus.
La culture d’ananas se situe principalement dans les zones littorales formées par des
sols sablonneux. Les variétés cultivées sont le Zanzibar et la Victoria. C’est un produit de type
saisonnier, dont la campagne commence du mois de Novembre au mois de Mars. Mais le
problème réside au niveau des débouchés et de la conservation. Une faible partie de la
production est vendue sur le marché urbain, destinée à la fabrication de jus (d’ananas).
La culture de litchi dans le district de Maroantsetra produit 1 840 tonnes de litchis par
an, concerne 8 800 litchi figure aussi dans la liste des spéculations les plus répandues. Les
produits arrivent à maturité au mois de Novembre et Décembre. Faute de moyens de transport
et d’inexistence de sociétés d’exportation, la majorité des produits pourrissent sur place. En
effet, l’implantation d’une société d’exportation est très souhaitée par la population. La filière
litchis est une activité génératrice de revenus. Les effets attendus sont l’évacuation des
produits et l’amélioration du niveau d’emplois au moment de la campagne. Dans la région
Analanjirofo, le litchi pourrait être une activité génératrice de revenu fiable et durable dans
quelques District à part de Mananara- Nord et Maroantsetra alors que ces deux Districts sont
des grands producteurs. Maroantsetra dispose une potentialité énorme sur la filière litchi mais
le problème reste au niveau de débouchés. La filière est délaissée à cause de l’enclavement de
la zone. L’implantation de l’industrie de fabrication de confiture, existence des sociétés
d’exportation et la réhabilitation de l’infrastructure routière sont des moyens efficaces pour le
développement de la filière litchi dans le District de Maroantsetra.
16
II-1-1-3 Culture industrielle
Au niveau de la canne à sucre, la production commence avoir un développement dans
le District de Maroantsetra. Avant la plupart de la production est destinée pour la
consommation familiale, mais à l’heur actuel cette culture est une source de revenue aux
agriculteurs. Cet essor est dû à la multiplication des demandes car la canne à sucre est la
matière première pour la fabrication de betsabetsa et la population Betsimisaraka est un grand
consommateur de ce jus de canne à sucre.
La photo n°2 nous montre que notre région cultive la culture industrielle comme la
canne à sucre. Cette canne sucre peut transformer en alcool ou utilisé pour la sucré le café
surtout au niveau de CR. C’est pour cette raison que cette culture est une culture très
développé dans le District de Maroantsetra. Avant cette culture est réservée pour la
consommation familiale, mais à l’heure actuelle elle représente une source de revenue pour
les agriculteurs. L’offre n’arrive plus à répondre à la demande, car elle est une matière
première pour la fabrication de betsabetsa.
17
Tableau n° VI : Récapitulation de la situation agricole à Maroantsetra
Cultures Culture vivrière Culture intensive
Nombre Surface Production Nombre Surface Nombre Production
de cultivée annuelle en exploitant cultivée personnel annuelle
famille en (Ha) (T) en (Ha)
Riz de saison 23 500 18 460 58 771 2075 415 2365
Ce tableau n°6 nous montre la situation des cultures vivrières, le riz contre saison est
le plus rentable, avec une production de 67 920 T, contre 58771 riz de saison. Alors pour les
cultures de rente le girofle est le plus dominant.
18
Les cultures vivrières dans le District de Maroantsetra représentent deux avantages
importants dans le développement socio-économique de la population. Le premier est
d’assurer la sécurité alimentaire et le second s’agit la source de revenu paysanne.
19
Photo n° 4 : clou de girofle en plein de maturité dans la CR d’Ambinanitelo
La photo n°4, nous montre le giroflier qui est en pleine saison de récolte dans la CR
d’Ambinanitelo. Cette période incluse entre le mois d’octobre au décembre.
Le tableau suivant, nous montre le nombre des opérateurs du girofle s’évolue de 2009
jusqu’en 2014. Le tableau ci-après enregistre le nombre des producteurs girofliers à
Maroantsetra année 2015.
20
Tableau n° VII : Recensement des producteurs girofliers à Maroantsetra en 2015
COMMUNES Nombre planteurs ou producteurs
Ambanizana 215
Ambinanitelo 422
Ambodimanga 174
Anandrivola 120
Andranofotsy 110
Androndrona 45
Anjahana 98
Anjanazana 76
Ankofa 203
Ankofabe 174
Antakotako 98
Antsirabe Sahatany 112
Mahalevona 123
Manambolo 96
Morafeno 76
Rantabe 178
Voloina 200
Total 2520
21
Tableau n°VIII : la quantité du girofle de Maroantsetra année 2014 et 2015 en T
COMMUNES QUANTITE
Année 2014 Année 2015
Ambanizana 103 82
Ambinanitelo 112 90
Ambodimanga 50 25
Anandrivola 70 32
Adranofotsy 147 85
Androndrona 11 9
Anjahana 20 42
Ankofa 40 51
Ankofabe 90 40
Antakotako 74 36
Antsirabe Saahatany 63 50
Mahalevona 50 65
Manambolo 50 42
Morafeno 27 36
Rantabe 100 58
Voloina 98 70
Totale 1144 838
D’après ce tableau n°8 : la production de girofle se fluctue d’une année à l’autre. Ici,
on remarque une baisse de 306 tonnes en 2015 par rapport à l’année précèdent. Cette situation
peut être liée à des différents paramètres.
22
Figure 1: la quantité du girofle de Maroantsetra année 2014 et 2015 en tonnes
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
23
Photo n° 5 : culture de vanille dans la CR de Rantabe
La pollinisation des fleurs s’étale du mois d’octobre à novembre. Elle doit se faire
dans la matinée, car la forte température, dans la journée, risque de faner les fleurs. La récolte
peut s’effectuer dès le mois de Juin, suivant le degré de maturité des gousses.
La fleur est tenue délicatement d'une main, un doigt servant de point d'appui sous la
colonne (la partie centrale de la fleur). Avec un instrument pointu, mais non tranchant, une
épine par exemple, on déchire le capuchon qui protège les organes sexuels mâles.
24
Photo n° 6 : la pollinisation de fleur de vanille
Cette photo n°6 nous montre, la pollinisation de fleur de vanille dans le District de
Maroantsetra se fait par l’homme et dans la prudence car elle est très fragile et dans la
matinée.
Quant au commerce, comme la vanille est un produit d'exportation, elle joue de rôle
important dans le commerce aussi bien national qu'international. Il se fait en deux manières
soit la vanille verte départ aux agriculteurs vers les collecteurs. La deuxième manière, la
vanille sèche pour les exportateurs.
25
Photo n° 7 : la vanille verte
26
II-1-2 L’exploitation forestière
Maroantsetra figure parmi les régions les plus boisées de Madagascar. Sa couverture
forestière est formée par le bois d’ébène, le bois de rose et le palissandre. Ces produits sont
très appréciés dans le commerce régional, servant de matière première pour les travaux de
menuiserie ainsi que dans le marché mondial. Par ailleurs, l’exportation de bois d’ébène a
créé une polémique dans la Grande Île. La technique d’exploitation reste à l’état de
bûcheronnage et demeure irrationnelle.
II-1-3 L’élevage
En matière d’élevage, les bovidés tiennent la première place devant les porcins et les
volailles. Le District de Maroantsetra constitue la zone la plus riche en zébus dans la région
Nord de l’ex-province de Toamasina.
Dans la vie sociale des Antimaroa, le zébu tient une place importante. Les bœufs
constituent un élément de prestige et une richesse thésaurisée. Ils sont nécessaires aux travaux
des rizières, notamment pour piétiner. L’élevage bovin demeure une activité secondaire et
sous-exploitée, en raison du caractère traditionnel de sa pratique.
L’effectif du cheptel est très régressif, suivant les statistiques disponibles au service de
l’élevage de Maroantsetra. Le nombre de zébus est largement inférieur à l’effectif de la
population locale.
Quant à l’élevage porcin, il est une activité peu soignée. La nourriture principale est le
foin, reste de décorticage. Il procure de l’argent à partir de sa viande. Jusqu’à présent, la race
n’a fait l’objet d’aucune d’amélioration. L’élevage de volailles, pour sa part, reste familial et
marginal.
27
Tableau n° IX: la situation de l’élevage
Élevage Année Nombre total d’éleveur Nombre totale de tête
Bovin-porcin-volaille 2007 32930 94230
Bovin-porcin-volaille 2008 29035 48685
Bovin-porcin-volaille 2009 105712 3212869
Ce tableau nous montre que le nombre des éleveurs et les animaux élevés ne cessent
pas de développer d’une année à l’autre dans le District de Maroantsetra, dont la production
en 2008 est de 48685 contre 3212869 en 2009.
II-1-4 La pêche
Pour combler l’insuffisance des terrains cultivables, les gens du littoral tirent
l’essentiel de leurs revenus de la pêche. La pêche touche les 3% de la population active et
nourrit bon nombre de ménages. Les techniques de pêche restent généralement au stade
artisanal, ils utilisent des lignes à main et des filets, avec des pirogues à pagaie. La production
n’est pas encore énorme, mais leurs captures répondent à la demande locale. La pêche
maritime est une activité quasi-exclusivement masculine. Quant à la pêche continentale
(fluviale), elle est l’œuvre des paysans riverains de cours d’eau. Elle est pratiquée pendant les
jours fady. La production est faible, si on la compare avec celle de la précédente. Une faible
production est réservée à la consommation familiale, le reste est vendu soit sur place, soit sur
le marché urbain.
28
Photo n° 9 : photo du filet et le bateau utilisé pour la pêche dans le District de
Maroantsetra
Cette photo n° 9 nous montre : que les matériels utilisés par les pêchers dans le District
de Maroantsetra restent encore traditionnels, à savoir : le filet et le type de bateau, c’est la
raison pour laquelle qui explique la faible production.
29
II-1-5 L’Artisanat
Même s’il ne représente que 1% des activités de la population, l’artisanat permet à des
centaines des ménages de gagner leur vie. C’est un talent traditionnel très développé dans le
District. L’art de la vannerie et la menuiserie sont des activités caractéristiques de la région.
D’un côté, le tiers des femmes pratiquent la vannerie et la confection des nattes, paniers et
chapeaux dont la production s’élève jusqu’à 1 600 unités par an. Les matières premières sont
principalement le penja, l’afo-potsy, le magnarana et le raphia. Les débouchés sont incertains
et ne stimulent pas la production. Le regroupement de ces producteurs pourra conduire à une
meilleure organisation de la production et du commerce.
D’autre côté, les hommes essaient de maîtriser la filière bois. Les charpentiers et
menuisier tentent de satisfaire et de répondre à la demande locale. Dans chaque Fokontany de
la CR de Maroantsetra, s’implantent de petits ateliers de menuiserie qui se spécialisent dans la
fabrication de tables, de lits et de chaises à l’usage des ménages. Les charpentiers de marine,
six à Ambatomasina, construisent des bateaux en bois. La richesse du District en ressources
forestières explique l’évolution de cette activité.
30
II-1-6 Le Tourisme
Photo n° 10 : îlotNosyMangabe
La photo n°10 évoque l’îlot de NosyMangabe. Il est une réserve naturelle riche en
biodiversité endémique se situé à 5km de Maroantsetra et il s’agit de parc National. Il attire
beaucoup des visiteurs, des chercheurs nationaux et internationaux. Ainsi, Maroantsetra riche
en biodiversité endémique.
31
Photo n° 11 : grenouille tomate
32
II-1-7 Le transport
Les distances vers les zones d’influence migratoire permanente du District ne reflètent
pas la durée du trajet. Ce dernier est fonction des moyens disponibles. Du point de vue
infrastructure routière, Maroantsetra est un endroit très enclavé.
33
Photo n° 13 : bateau de transport relie Maroantsetra-Tamatave MS SAVANNAH V
Construire ces routes est indispensable puisqu’à l’heure actuelle, bon nombre de
productions sont perdues entre les lieux de production et de consommation, en raison du
mauvais état de ces routes.
34
Vu la hausse du frais de transport, la régularité et la sécurité de la voie aérienne se
joignent principalement avec les produits éco-touristiques de la région pour satisfaire l’entrée
des touristes. Les clients locaux utilisent rarement la ligne, sauf les opérateurs économiques et
les fonctionnaires. Pourtant, la réduction du nombre de vol limite le mouvement des
passagers.
II-1-8 Le commerce
35
II-2-1 Régression de la culture sur brûlis ou le Tavy
Lorsque le prix de la vanille ou du girofle était en hausse, la majorité des paysans ont
consacré une partie de leurs surfaces cultivées à la viniculture ou à la culture giroflier. Par
contre à cause de la baisse du prix des produits en question, la majorité des paysans sont
démotivés pour pratiquer ces cultures. Du point de vue économique, la vanille et girofle
occupent une place importante et enregistrant alors 65% à 78%1 du taux des revenus des
ménages. D’après une enquête menée au niveau des planteurs, la baisse du prix a beaucoup
diminué les revenus. Ces planteurs affirment qu’il faut consacrer une partie ou la totalité des
surfaces, au profit des autres cultures pour permettre de générer des revenus.
Comme la vanille et le girofle sont des produits générateurs de revenus des paysans,
Ils représentent alors une part très importante dans le fonctionnement des activités
économiques. Le nombre d’achat des biens décroît à la même allure que le prix de vanille.
L’épargne est une partie des revenus destinés à la consommation future. Elle peut être
oisive ou active. La baisse du niveau de revenu consacrée à la consommation risque de
perturber le niveau d’épargne.
36
décident d’encaisser la part de leurs revenus. Le tableau ci-dessous enregistre le nombre des
nouveaux membres de l’OTIVTsimanavaka II, Ambinanitelo en 2015.
Quant à l’Investissement L’épargne active ou créatrice est une partie de l’épargne pour
effectuer l’investissement1. C’est à partir de cette partie de l’épargne que certains ménages
investissent ou effectuent des transactions dans d’autres secteurs d’activités. La chute du
niveau des revenus oblige certains ménages à toucher le niveau de l’épargne pour
l’investissement, dans le but de l’allouer à la consommation finale
Les ristournes sont des procédures de suivi des transactions imposées par les autorités
locales. C’est une sorte de taxe imposée par les autorités locales sur la quantité des produits
achetés. L’arrêté ministériel n°9425/2003 a fixé le taux de ristourne de la vanille comme ci-
après : pour la vanille verte, le ristourne est fixé à 500Ar le kilo, contre 2500Ar le kilo pour la
vanille vrac (noire) et exportée. Les ristournes sont les ressources financières de la commune
rurale, commune urbaine, région, chambre de commerce, de plateforme régionale.
Il est important de dire que la baisse du taux de ristourne est due à la baisse du niveau
du prix de la vanille. Cela va ralentir les activités économiques, parce que les autorités avaient
pris l’initiative de réduire le taux de ristourne, pour que les acteurs dans la filière vanille
puissent les payer. Tout cela contribue à la baisse des recettes financières de la commune, du
District et de la Région.
Dans le domaine des finances publiques, la vanille et le girofle contribuent pour une
part très importante dans l’amélioration des recettes publiques dans le but de financer les
dépenses publiques.
Ces produits génèrent non seulement les revenus aux ménages mais aussi du revenu
national du pays. Comme elle crée de l’emploi, alors elle crée de l’impôt à payer c'est-à-dire
l’impôt sur les revenus des salariés par exemple. Ce type d’impôt participe directement aux
recettes fiscales pour soutenir le revenu national.
La vanille et le girofle font partie des produits exportés par Madagascar. Chaque
année, le prix pratiqué à l’exportation est le FOB. Elle accroît la recette fiscale qui renforce le
37
pouvoir de la monnaie nationale. Ces produits participent ainsi à l’amélioration de la balance
commerciale. Le tableau ci-dessous montre l’évolution de la valeur et de la quantité de vanille
exportée par Madagascar.
Les ministères gagnent des avantages fiscaux provenant des cultures des rentes.
La filière vanille contribue aux recettes financières de l’État, c’est la raison pour laquelle il y a
des ministères de tutelle tels que :
38
DEUXIÈME PARTIE :
LES PROBLEMES DE L’INFRASTRUCTURE
ROUTIERE DANS LE DÉVELOPPEMENT
SOCIO- ÉCONOMIQUE DU DISTRICT DE
MAROANTSETRA ET LES SOLUTIONS
PROPOSÉES
39
CHAPITRE III : LES PROBLÈMES DE L’INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE FACE
AU DÉVELOPPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE DANS LE DISTRICT DE
MAROANTSETRA
De nombreux facteurs qui freinent le développement du District de Maroantsetra dont
le plus remarquable, il s’agit de problème d’enclavement. Ces problèmes sont causés par la
raison climatique, le problème de financement et d’ordre politique de l’Etat Malgache. Le
problème d’enclavement persiste dans tous les domaines activités économiques existants
dans ce District. Pour analyser le cas, nous avons d’abord évoqué la situation des communes
rurales, qui sont les zones productives mais l’évacuation des produits vers la CU la zone de
marché. La CU de Maroantsetra est aussi le point de départ de tous les produits avant
l’exportation. Puis nous avons analysé le cas de la CU de Maroantsetra. Enfin nous avons
étudié la RN5 qui relie Maroantsetra-Tamatave le dangereuse route à Madagascar. Le District
de Maroantsetra est composé par des 18 Communes à savoir :
- CU de Maroantsetra, la CR DE :
- Anjanazana, Antakotako, et Manambolo au Nord,
- Andranofotsy, Anjahana, Mahalevona et Ambanizana au Nord-est,
- Ambinanitelo au Nord-ouest,
- Ankofabe, Voloina, Rantabe, Anandrivola au Sud,
- Ambodimanga, Morafeno, Andrndrona au Sud-est,
- Ankofa et Antsirabe-Sahatany à l’Ouest.
Chacune de ces communes à sa spécificité économique dont le produit le plus dominant est le
produit agricole mais aucune route entre eux n’est en bonne état. Le monde rural constitue le
poumon de l’économie du District de Maroantsetra. Le réseau routier qui relie les zones
rurales vers la CR de Maroantsetra est tout dans le mauvais état. Les zones rurales sont des
zones productives, il est important que les routes soient en bonnes état. Puisque les routes
rurales jouent un rôle de désenclavement des zones de production à l’accès aux marchés.
Faute de l’efficacité du transport routier, la population a une habitude de pratiquer le transport
maritime ou fluviale. C’est la raison pour laquelle un proverbe Betsimisaraka disait
« Antimaroa tsy mandeha tsy andakana ». Ce qui signifie les Betsimisaka ne voyagent qu’en
bateau. Alors que ces genres de transports sont très limités par le climat.
40
Par contre, l’infrastructure routière dans la CR Andranofotsy est dans un état déplorable. Au
niveau des fokontany la majorité des routes est réservée pour les piétons. Il y a deux manières
pour rejoindre cette CR en question dont le plus praticable est par la voie fluviale
d’Anjahamarina jusqu’Andranofotsy pour le transport en ca naute pendant 1h de temps coûte
3000Ar par personne et il y a aussi le transport en lakana. D’autre manière est par la voie
terrestre 3 fois traversés par des fleuves dont l’antenambalana Anjahamarina est le plus vaste
puis Matsotarihina et le fleuve d’Andranofotsy. Faute de l’absence des ponts, qui relient ces
fleuves est l’un des plus grand problèmes de cette commune car durant les mauvais temps et
surtout au passage des cyclones le tenambalana est inaccessible car le courant d’eau est très
fort, donc dans ce cas la communication est complètement coupée. Ainsi, pour relier la CR
Andranofotsy vers les autres fokontany qu’elle compose sont tous dans le mauvais état à
savoir : Ambodivasiha la route est boueuse surtout en période de pluies n’accessible qu’en
pied. Puis Ambodikotry vers Navana, il y a un pont détruit, entre Andranofotsy et
Ambodivoangy la route est étroite boueuse et il y à un pont permanent en mauvaise état.
Enfin, Antaiambe vers Ambodibaro et Andranofotsy vers Ampampana, la route est très en
mauvaise état et il y un pont en bambou. Tous les réseaux routiers qui relient la CR
Andranofotsy vers les voisins et même les autres CR comme Navana, et Anjanazana,
Antakotako sont des mauvaise routes. Par conséquent le seul moyen de transport pour évacuer
les produits s’agit le transport fluvial alors qu’il est limité par le climat.
41
PLANCHE 1
III-2 La CR de Rantabe
42
et la seule commune autorisée à exporter les pierres précieuses et tous les produits
d’exportations dans le District de Maroantsetra. La route pour y rejoindre est très mauvaise
car pour faire le trajet de 400 km se fait pendant 3h de temps en voiture. Cette route est
traversée par des montagnes. Entre fokontany Manambia la CR Voloina il y a une partie
difficile et le point noir de cette route est situé à Andeglizy be entre Rantohely et Nandrasana.
A Nandrasana il y a un pont très mauvais état parfois inaccessible en voiture, en effet la
voiture est traversée directement par le fleuve alors que il est un peu profond. Puis il y a un
mauvais pont à Ambodisira et à Mahasoa Rantae il y a un bac métallique.
Le moyen de transport commun il s’agit du 4WD, inaccessible en camion par
conséquent seul le transport maritime est le plus efficace pour l’évacuation des produits alors
il dépend du climat.
43
PLANCHE 2
Cette photo 16 nous montre le renversement d’un 4WD qui faire la ligne
Maroantsetra-Rantabe sur le daleau de Rantabe. Cet accident à fait 1 mort, un jeune homme
âgé de 35 ans et 3 blessés à cause de la mauvaise route. Selon le rapport de Mr Le maire de la
CR de Rantabe, chaque année il y a toujours de perte humaine à cause de problème de la
route. En 2015 le bac à Mahasoa Rantabe a causé septe morts et trois disparues.
Cette photo 17 nous montrons le travers d’une voiture de passage à Rantabe pendant le
marais haut. Cette situation persiste jusqu’à l’heure actuelle. En plus les autres CR sont aussi
presque même cas à savoir : Ambanizana, Ambinanietelo, Ankofa, Anjanazana, etc.
44
III-3 La CR Ambanizana
La CR Ambanizana est une CR à son potentiel économique car elle fait partie de la CR
à une vocation agricole telle que culture vivrière, les cultures de rentes, par exemple la
production de girofle de cette CR en 2014 est de 103 t et le premier producteur du produit de
pêche maritime dans le District de Maroantsetra. Ainsi, elle est faite partie du cap Masoala
riche en réserve naturel. Pour évacuer les produits de la CR d’Ambanizana vers la CU de
Maroantsetra il n’y a que le transport maritime le seul moyen d’évacuation des produits alors
ce transport est très risqué et limité par le climat. Ce trajet se fait pendant 2h de temps en
bateau 5 à 8 t et le frais de transport coûte 10 000Ar. La route qui relie cette CR avec les
autres il n’y que la piste réservée pour les piétons. Pour relier Ambanizana avec la ville de
Maroantsetra on fait une marche à pied pendant un jour car la route est dévier en passant par
Andranofotsy, Navana, Masondrano, Iharaka, Nandrahanana enfin arrivé à Ambanizana. On
remarque que ce trajet est traversé par deux grands parcs à savoir le Farinkaraina et Masoala.
D’après notre enquête la réhabilitation de cette route est très difficile n’intéresse pas du tout
l’Etat car si la route est réhabilitée ça risque des dégradations de ces parcs et la disparation des
biodiversités.
45
III-5 La CR Anjananazana et Antakotako
La CR Anjananazana et Antakotako : son des voisines presque même cas ce sont des
CR productive dont Anjanazana connue par la production de produit de pêche fluviale et les
deux CR sont aussi des producteurs des produits agricole et des cultures des rentes. La route
est juste une piste et le fleuve d’Antenambalana Anjahamarina et Ambodivoanio reste encore
un grand problème car il n’y a pas de pont. L’absence du pont à Anjahamarina est un grand
problème de cette route car c’est un plus grand fleuve qui relie la CU de Maroantsetra avec
ces deux CR en question, Ambodivoanio il n’y que du pont en bambou. En ce qui concerne la
CR Antakotako, entre Ankazomandroroko et Antsangambato il y a une très mauvaise route
boueuse et glissante, entre Antsangambat et Ankadibe et aussi Ambodiantafana accessible
seulement en pied surtout durant la période de pluie. Dans ce cas seul transport fluviale est le
moyen d’évacuation des produits existant dans ces CR.
III-7 La CU de Maroantsetra
46
Photo n° 18 : le goudron de Maroantsetra dans le fokontany de Soandrana
47
PLANCHE N°3
48
routière et plus pire, pour relier Maroantsetra avec les autres comme Maroantsetra –
Toamasina.
La RN5, est une route la plus dangereuse à Madagascar. Pour relier Maroantsetra-
Tamatave à 400km il faut faire 4à5jours pendant le période de pluie. Puisque, Toamasina est
le premier partenaire économique du District de Maroantsetra. Cette route représente un
facteur primordial pour le développement socio-économique de Maroantsetra, mais faute de
l’absence de la réhabilitation la situation de cette route est dans un état déplorable. Une
photo ci-dessous montre état de cette route.
Photo n° 21 : état de la route Ivontaka
D’après cette photo n°21, nous avons constaté que la route est très mauvaise qualité et
il n’y à que des 4WD qui peuvent la traversé. Les étrangers donnent une appellation à RN5 :
« piste de l’enfer ».
49
PLANCHE N°4
Cette photo n°22 nous montre que la RN5 est dangereux, boueuse, rocheuse et les
déformations sont un peu profond.
Entre Maroantsetra-Mananara à 109 km il y a neuf (09) grands fleuves dont six entre eux sont
traversés par des bacs normaux en moteur de 25 tonnes et trois autres en radeaux. Mananara-
Soanerana-Ivongo sur le PK 162+500.
Photo n° 23: radeau en bambou à Anandrivola sur la RN5
Cette photo nous montre la situation de transport à travers le long de l’RN5. Entre
Maroantsetra et Mananara-nord il y a 9 bacs : 6 bacs normaux métalliques de 25 et 3 radeaux
en bambou. Ces radeaux sont le plus dangereux entre eux car il est très proche de vinany
dans ce cas le courant d’eau est très fort et par fois le radeau est transporté par le courant vers
le vavavinany comme le cas en 2011.
50
PLANCHE N°5
51
A Madagascar Maroantsetra est l’un des Districts le plus cher le coût de la vie. Dans la
quotidienne Betsimisaraka le prix des PPN est cher par rapport à celle des autres. Dans le
mauvais temps la situation est devenus insupportable par la population car les prix sont
doublés et même triplés. Nous avons prendre quelques exemples :
-1 œuf coûte 1 200 Ar par pièce,
-1 kapoaka du riz coûte 1200 à 1 500 Ar,
-1kg des légumes comme : carotte, pomme de terre coûte 10 000 à 12 000 Ar,
-1 bouteille de boisson STAR 1L coûte 5 000 Ar, etc.
Le plus pire dans ce cas, est le prix des carburants car si le prix des carburants monte le coût
de transport monte aussi et risque d’inflation.
Pendant le mauvais temps à Maroantsetra souffre de l’épuisement des réserves des carburants
au niveau des deux stations TOTAL et SCHEL pendant 2 à 3 semaines parfois, en effet il n’y
a plus des carburants sauf chez les marchands illicites. En ce moment le prix est doublé et
même triplé comme :
-1L d’essence coûte 12 000 Ar
-1L de gazole coûte 8 000 Ar
-1L de pétrole coûte 6 000 Ar.
Puisque le prix des carburants monte, le prix de transport monte aussi comme :
-Maroantsetra -Rantabé à 40 km coûte 30 00 Ar en voiture et 60 000 Ar en taxi moto,
-Maroantsetra -Voloina à 20 km coûte 15 00 Ar en voiture et 30 00 Ar.
La voiture de transport ici c’est le 4WD seulement car la route est très mauvaise et la moto
pour le taxi moto et une moto peut transporter 4 personnes. Cette dernière hors loi car ce n’est
pas inscrit dans le carte grise et risque de causé l’accident.
Isolement, faute de la mauvaise route, Maroantsetra est l’un des Districts le plus isolé
de Madagascar. Pour communiquer avec les autres est très difficile pour le cas de
Maroantsetra comme : Maroantsetra-Tamatave à 400 km dure 3 jours et 5jours pendant le
période de pluie. Ce trajet est la seule accessible en voiture par l’intermédiaire de RN5 mais la
route est dans un état déplorable et les étrangers l’ont surnommée : « piste de l’enfer ».
Pour rejoindre le District d’Antalaha région SAVA, il n’existe qu’une piste pour les
piétons. D’après notre enquête au sein de la MTP, il est très difficile de faire la réhabilitation
de cette route car cette route est traversée par 2 grands parcs à savoir le parc Farinkaraina et
parc Masoala. En effet, la réhabilitation de cette route peut entrainer la dégradation
environnementale et qui contribue à la disparition des espèces animales et végétales et des
pillages. Donc la réhabilitation de cette route n’est pas encore dans le projet de l’Etat
52
Malgache. Par conséquent la communication est difficile et l’échange entre les deux Districts
est bloqué.
Pour relier Maroantsetra-Mandritsara il n’y a qu’une piste pour les piétons
pendant3jours de marche à pied, alors ces deux Districts pratiquent beaucoup des échanges
commerciaux. Par conséquent, les échanges sont très limités car le seul moyen de transport
est le dabalava.
Donc, le problème de l’isolement bloc les échanges avec les autres car la majorité é de
la population du District de Maroantsetra ne voie pas d’autre District à part de Maroantsetra.
Ainsi, limite la circulation de bien, des personnes et des marchandises qui entrainent le
ralentissement du développement socio-économique du District de Maroantsetra.
Le transport est devenu restreinte. La route est mauvaise, la majorité des fleuves est
traversé par des bacs et des radeaux pour l’RN5 en effet, les transports sont paralysés et la
circulation ralentie. Ainsi, à cause de mauvais réseau routier les voitures de transport sont
tombées en panne après chaque voyage et même durant le trajet. D’après notre enquête chez
les chauffeurs, après le voyage les voitures sont obligatoirement passées au garage pour la
réparation et la vérification. Parfois en passant les radeaux les voitures sont écoulées car les
radeaux sont détruits. La photo ci-après nous allons montrer cette situation.
53
entraine souvent des dégâts matériels et les voitures sont tombées en pane risque de
maximum de dépense et perte du temps.
Bas prix des produits agricoles et les produits de pêche. Le problème d’enclavement
est un facteur primordial de la dégradation des prix de produits. Maroantsetra est un District à
vocation agricole et produit de pêche, mais le problème de l’infrastructure routière est un
grand fléau qui freine le développement de ces activités. A cause du problème de réseau
routier la marchandise des produits connus le problème de débouché. Prenons comme le cas
de litchis à Maroantsetra : ce District est parmi l’un des plus grands producteurs de litchi à
Madagascar. Dans quelques District dans la région Analanjirofo comme, Fenerive-est et
Vavatenina la filière litchis représente une valeur impotente pour la source de revenu des
agriculteurs et tous les acteurs touchés par cette filière. Par contre à Maroantsetra, le litchi ce
n’est un fruit réservé pour la consommation familiale, la vente est réservée pour le marché
locale et à bas prix et la majorité des produits est pourris dan la place. Le problème de réseau
routier rend difficile l’évacuation des produits qui dé encouragé les opérateurs économiques
ou les exportateurs à installer leur sociétés d’exportation à Maroantsetra. Ainsi, pour les
cultures de rentes le problème d’enclavement est un grand facteur de la dégradation des prix
et repousse les grands opérateurs car le transport des produits comme : la vanille et le girofle
est dans l’insécurité alors ces produits sont très fragile. Même cas pour les produits de pêche.
Toutes ces problèmes ont des impacts négatifs pour le développement du socio-
économique du District de Maroantsetra. Donc, la réhabilitation de l’infrastructure routière est
une clé de développement du District de Maroantsetra.
54
Carte n°2 : infrastructures routière dans le District de Maroantsetra
49°00’ 49°30’ 50°10’
N
14°45’
14°45’
Manambolo
Ambinanitelo
Antakotako
Anjahana
Antsirabe Sahatany Anjanazana
Andranofotsy
Ankofa Maroantsetra
Mahalevona
14°30’
14°30’
Ankofabe
AmbodimangaRantabe
Voloina Ambanizana
Océan Indien
Rantabe
Androndrona
Morafeno
Anandrivola
Légende :
15°60
15°60
Route Secondaire
0 10 km
Route tertiaire
Piste
55
La carte n° 2 nous montre l’infrastructure routière dans le District de Maroantsetra. A
Maroantsetra il existe une route goudronnée, le seul axe du pont Anjahanambo vers l’aéroport
de Soandrana dans la CU de Maroantsetra.
Dans la CU de Maroantsetra à part de seul axe d’Anjahanambo vers l’aéroport les
autres routes sont des routes secondaires. Les différents axes routiers dans la CU de
Maroantsetra sont : Varingohitra-Ankompy, Ambatomasina-Ankiakabe, Ankiakandrefana-
Anjahamarina, Ambatomasina-Marosoroka, Ankiakandrefana-Marogisa, Marogisa et
Androkaroka.
La route secondaire qui relie Maroantsetra avec les CR, il n’y a que la RN5 de
Maroantsetra à Fananehana. Les autres routes qui existent sont : des routes tertiaires et les
pistes.
Pour relier Maroantsetra avec les autres Districts ; il n’y a aucune route goudronnée,
seule route secondaire la RN5 de Maroantsetra vers Toamasina et les autres sont des pistes
comme : Maroantsetra vers Antalaha et Maroantsetra vers Mandritsara.
56
CHAPITRE IV : LES SUGGESTIONS NÉCESSAIRES SUR LES
ACTIVITÉSÉCONOMIQUES ET LES PERSPECTIVES D’AVENIRS DU DISTRICT
DE MAROANTSETRA
IV-1 les suggestions en agriculture
La géographie en tant que science : ne doit pas seulement se contenter de mentionner
des problèmes mais doit aussi proposer des suggestions pour améliorer les conditions de vie
de la population
Les objectifs de développement du District de Maroantsetra sont multiples. Ces
objectifs ne seraient pas atteints tant que divers paramètres ne soient pas réunis. Ces
paramètres sont axés sur deux principaux domaines : social et économique.
La riziculture est la culture la plus dominante du District avec une superficie totale de
42 810 ha de rizière et de rendement annuel 126 691 t. Malgré cette vaste superficie exploitée la
production du riz dans le District de Maroantsetra n’arrive pas à répondre au besoin de la
population locale. Pour combler les besoins alimentaire nous avons apporté des solutions ci-après.
Le développement du secteur agricole est basé sur l’amélioration des conditions
environnementales. En effet, la préservation de l’environnement est un élément inséparable et
indispensable à la recherche de développement durable de la riziculture. Actuellement, le
changement climatique menace la vie sur terre, à cause de la dégradation environnementale
causée par l’action anthropique. Ce changement affecte des impacts négatifs pour la
production. Pour résoudre ce problème, il faut faire :
Les reboisements et la protection des bassins de versants, pour protéger les bassins de
versants et amélioré les couvertures forestières, la reprise des opérations de reboisement une
meilleure solution. Cette action vise à protéger l’environnement, en vue de prévoir l’avenir de
la génération future. Elle a pour l’objectif d’élargir la couverture forestière. Ainsi, la lutte
contre le développement des lavaka. La dégradation des couvertures végétales aggrave
l’évolution de l’érosion lavaka. Il s’agit de la plantation d’arbustes à croissance rapide
auxalentours des lavaka.
57
Encadrement aux agriculteurs : la formation et l’appui technique sont des moyens
efficaces pour augmenter la compétence des agriculteurs afin d’avoir un bon rendement et la
vulgarisation agricole constitue un outil de facilitation pour le transfert de technologie.
Gestion de l’eau : pour bien géré l’eau, il faut construire les barrages hydraulique.
Pour résoudre le problème agricole, nous suggérons la réhabilitation des canaux d’irrigation
afin que les cultivateurs ne souffrent plus de problème d’irrigation. Il faut donc une politique
qui vise à améliorer les infrastructures présentes avant de réfléchir sur d’installer d’autres
canaux d’irrigation. Et cette politique doit aussi s’accompagner de l’entretien routier pour
l’acheminement des produits agricoles. L’essentiel n’est pas de réhabilité seulement les routes
mais de chercher des techniques permettant de renforcer les infrastructures routières. Les
revenus des cultivateurs dépendent du local et surtout du régional.
IV-1-3-1-Pour la sécurité
Les cultures des rentes sont des cultures de base de l’économie de Maroantsetra. Les
cultures de girofle et vanille constituent les cultures de rente historique de la région du
District. Les planteurs ayant réservé les vallées de leurs domaines pour la production et de la
vanille, ont planté les girofliers pour mettre en valeur les mamelons latéritiques qui jusqu'à
cette culture, étaient restés sans emploi. La productivité de ces plantations issues d’une
ressource vieillissante est encore intéressante. Au niveau régional, le giroflier constitue une
importante source de revenus pour les producteurs.
58
Madagascar a le privilège de produire des clous de girofle de bonne qualité mais celle-
ci a tendance à se dégrader lors du stockage chez les intermédiaires (ou collecteurs) de la
filière.
La vanille sèche est un produit agricole à haute valeur marchande, dans le monde
entier. En général, il est victime de vol pendant la saison ou la campagne. Selon l’étude de
qualité, le vol sur la vanille peut affaiblir la qualité de la vanille exportée, car cela va créer
une crise de confiance entre les importateurs et les consommateurs utilisateurs.
Tous les renseignements concernant chaque planteur doivent être déposés au niveau du
Fokontany, de la Commune et du District producteur. Il ne doit pas avoir l’achat, ni de
circulation de gousse verte, qu’en période de campagne officialisée par les responsables.
Chaque personne a le droit de porter plainte auprès des autorités les plus proches contre les
voleurs de vanille. En ce concerne les cartes, elles doivent être révisées, au sein d’un
organisme indépendant, avec présence obligatoire du propriétaire, tous les trois mois.
L’échange d’information joue un rôle très important. Pendant la campagne, chaque Fokontany
devrait avoir au moins quatre gendarmes pour assurer la sécurité, si un acte de banditisme se
produit mais n’empêche pas des populations interviennent à la responsabilité de la sécurité ;
lorsqu’un acte de banditisme se produit, dans un lieu. Donc, il est nécessaire d’inventer un
59
système d’alerte, pour pouvoir transmettre rapidement les informations aux autorités. Chaque
Fokontany peut mettre en place un groupe de personnes apte à surveiller, en
permanence andrimasompokonolona, le village. Les forces jouent donc ici le rôle de force
d’intervention spéciale. Du côté des producteurs, les producteurs doivent travailler en équipe,
pour surveiller la culture, c'est-à-dire chaque producteur voisin doit avoir un système de
signal, en permanence, et surtout échanger des informations pour pouvoir contrecarrer les
bandits.
Chaque Fokontany doit mettre en place une politique de contrôle des identités, pour
permettre de contrôler les entrées des étrangers dans chaque Fokontany. Il est alors nécessaire,
pour chaque Fokontany, de disposer d’un livre relevant l’identité des étrangers passant dans
chaque quartier du Fokontany. Le chef de quartier et le chef de famille doivent prendre en
charge le relevé des identités des étrangers ; ils doivent chaque jour faire un rapport au chef
Fokontany.
Concernant la vente de produit, en 2008, le District est bien marqué par la
recrudescence de vol de vanille, que ce soit au niveau de la plantation, de la préparation et de
l’exportation. Cela entraîne une instabilité morale au niveau de tous les acteurs dans la filière
vanille. Les acteurs vivent dans un état d’insécurité; la sécurisation de la vanille demande la
contribution de tous les acteurs et surtout de l’État. Chaque acteur doit disposer d’une carte
professionnelle qui lui permette d’identifier la marque de son produit. Les mesures régissant
la campagne doivent être appliquées et surtout suivies ; la vente ne peut être conclue que s’il y
a facture notifiant la vente ; on doit y trouver le nombre la quantité vendue et l’identification
des deux parties. L’exigence de cette pièce permet d’arrêter la vente bradée, la minimisation
du vol, et permet aux autorités locales de promouvoir la collecte de ristournes permettant de
financer les recettes de la commune, du District et de la région.
Dans le secteur économique, l’État joue un rôle régulateur. Il doit donc assurer la
fonction régalienne c'est-à-dire il doit assurer la sécurisation des activités économiques de sa
population. Comme la vanille contribue pour une part très importante dans l’amélioration des
devises de notre pays, il doit intervenir dans :
60
IV-1-3-2 Pour la qualification des produits
Il est interdit de vendre, au niveau local, et à l’exportation, des vanilles présentant les
caractéristiques définies ci-après :
- Des vanilles immatures ;
- Des vanilles n’atteignant pas le stade de séchage requis potsa ;
- Des vanilles avariées (moisies, mitées, créosotées) ;
- Des vanilles, dans la préparation desquelles est intervenu un produit chimique ;
- Des vanilles recuites ou préparées.
Celles-ci peuvent infecter les gousses répondant aux normes exigées. Elles vont
détruire la qualité de nos gousses sur le marché local et international. C’est pourquoi la vente
de ces différents types de vanille, ci-dessus, est interdite. Dans ce cas, les agents de contrôle
doivent intervenir, pour appuyer l’interdiction de vente des vanilles présentant les caractères
ci-dessus.
Pour lutter contre toute les tentatives de fraude des produits à exporter, car la
falsification est un des facteurs qui diminue le prix de la vanille de Madagascar, le contrôle de
cette falsification nécessite des appuis techniques. Il doit être fait à partir de la mise en place
d’un appareil permettant de détecter les métaux insérés dans les gousses, la mise en place
d’un appareil qui permet aussi de détecter les gousses qui subissent des traitements chimiques
et des retraitements.
Ce contrôle à besoin de la contribution pour chaque préparateur, exportateur et du service de
conditionnement.
Ce dernier apporte des atouts non seulement au niveau mondial mais surtout au niveau
national parce que si en cas des stocks de vanille sur le marché international. La mévente de la
vanille permet à notre État de créer un environnement non favorable à notre produit alors que
la majorité des produits d’exportation de notre pays sont des matières premières à savoir la
vanille etlegirofle.
Face à cette situation, l’État malgache doit prendre l’initiative, pour mettre en valeur le
produit, car la vanille est utilisée dans différentes industries agro-industrielles, telles que les
industries agro-alimentaires, la cosmétologie et certaines industries de parfumeries. Les
initiatives de notre État doivent converger vers la mobilisation de nos ressources agricoles,
disponibles, comme la vanille. L’État doit adopter une politique expansionniste.
61
politique dans le projet de développement à Madagascar permettra au gouvernement de
financer son projet, et surtout de créer des entreprises agro-industrielles à base de vanille
naturelle. Une fois que ce projet sera mis en place, alors la vanille deviendra des matières
pour Madagascar ; les malgaches consommeront les produits finis fournis par leurs propres
industries.
La création d’industries agro-alimentaires, de cosmétologie ou de parfumerie demande
la contribution et la participation de tous les opérateurs dans la filière vanille. Les planteurs et
préparateurs doivent maintenir la qualité du produit, jusqu’au moment de la vente.
L’habilité à mettre en place ce plan en ce qui concerne nos produits, va nous aider à
éviter le sur stockage, tous les ans. L’existence d’une industrie de transformation contribuera
à l’accroissement du PIB venant de l’emploi, et surtout l’augmentation des devises venant de
l’exportation de la vanille transformée.
62
La transformation de la vanille demande, non seulement un capital financier, matériel
et compétence mais surtout l’intervention de l’État. L’intervention de l’État consiste à
favoriser les dépenses publiques au profit de la création d’industries de transformation, car le
problème de la vanille dépend fortement des demandeurs internationaux. C’est pourquoi il est
nécessaire que l'État soit conscient de tous les problèmes touchant la vanille. La
transformation diminuera la quantité exportée, et surtout qui va permettre d’améliorer le prix
de la vanille préparée à l’exportation.
Concernant le secteur élevage, l’étude du climat doit être menée par des spécialistes en
climatologie et en collaboration avec des spécialistes en élevage. Il faut donc résoudre le
problème sanitaire du bétail qui décourager les éleveurs. Mais aussi, il faut une institution
spécialisée en élevage qui doit former des responsables locaux susceptibles de servir leur
district. Malgré l’existence des parasites responsable des maladies de bétail, le climat est très
favorable à l’élevage en ce qui concerne la nourriture et le produit (les grains de maïs, le
manioc et les patates pour l’élevage de porcin) et aussi pour les volais.
En ce qui concerne la pêche, il est temps d’aider les pêcheurs en matériaux de
navigation et de filet car la plupart des matériaux sont archaïque. Il faut donc envisager une
politique de subvention des pêcheurs pour qu’ils puissent bien exercer leur métier. Toutefois,
les matériaux doivent en conformité de pêche exercée par des pêcheurs commerciaux.
Il serait aussi judicieux de procéder au renforcement de l’installation des débarcadères
dans les villes productives comme (Andranofotsy, Ambanizana, Rantohely) pour faciliter le
suivi des activités de pêche : assistance technique, recueil de données statistique. Il faudrait
également songer à la réhabilitation de l’infrastructure routière afin d’éviter la difficulté pour
l’évacuation des produits.
L’implantation de l’unité de fabrication de glace dont l’accès est facile encouragerait
les pêcheurs, les mareyeurs, et les collecteurs à adopter le système de conservation sous glace
pour l’amélioration de la qualité des produits vu que le District possède une centrale
hydroélectrique d’où l’absence de délestage. L’intensification des actions de sensibilisation
auprès des pêcheurs, mayeurs et des collecteurs est recommandée pour les persuader de
l’intérêt de l’utilisation de la glace pour la préservation de la qualité des produits.
La réhabilitation des marchés existants est une nécessité sinon, une condition sine qua
non pour la fourniture en produits de qualité aux consommateurs. Un marché couvert et
fermé est proposé pour la vente des produits de mer et halieutique. Cette proposition tient
compte des conditions climatiques de Maroantsetra qui est la région plus haute température de
63
la Province de Toamasina. La transformation du poisson frais en poisson fumé ou en poisson
salé.
La mise en place de l’usine de transformation en sardine dans le District de
Maroantsetra. Ce District est doté d’une énergie nécessaire pour fournir de l’électricité à la
grande entreprise grâce à la centrale hydraulique de Vodiriana dans la commune rurale de
Voloina géré par le JIRAMA et la société HYDELEC SA. Les responsables devrait inciter les
opérateurs locaux et nationaux voir internationaux pour se lancer dans cette unité de
transformation de sardine. Cette initiative résoudra les problèmes de chômage local, régional
et amélioré les caisses des collectivités et permet de rentré des devises.
64
prioritaire de la population, qui désigne la nécessité de la réhabilitation des routes, envoyer au
gouvernement et à la MTP afin de résoudre le problème de l’enclavement.
Ceci n’empêche pas les autorités locales et le gouvernement cherchent des partenaires
ou des bailleurs de fond capable d’investir le fonctionnement du budget pour assurer la
réhabilitation des réseaux routiers en très bonne état afin de résoudre le problème de
l’enclavement du District de Maroantsetra. Puisque la plupart des routes dans le District de
Maroantsetra sont des pistes non pas accessible à la voiture surtout en saison de pluie. Donc il
est nécessaire d’élargir les routes en système de réhabilitation et construction. On trouve dans
la CU les routes sont en très mauvaise état car à l’intérieur de la ville, plusieurs des petit trous
sur les route, ce qui signifie de besoin de remblaye et même réhabiliter par l’intermédiaire de
goudron. Actuellement, la réhabilitation de la route dans la CU de Maroantsetra de 3,7 km,
déjà en cours réalisé par la société SCORS siégé à Tanamborizano Tamatave, financement de
44 000 000 € ou quatre milliard sept cent d’Ariary. Réalisé par le budget Présidentiel, pour
durer de 3mois.
L’Etat est le premier responsable de la réhabilitation des routes qui doit de chercher les
bailleurs de fonds pour avoir des financements venant de l’extérieur. Mais là nécessite de la
bonne gérancede budget pour éviter le détournement de fonds de la réhabilitation.
L’entreprise qu’on a choisir aussi pour assurer la réalisation de la réhabilitation doit
entreprise très solide. Si parfois certaines entreprises ne font pas sérieusement leur travail
mais juste en vue d’avoir de l’argent. Par conséquent, l’infrastructure réhabilité ne pérenne
pas. C’est ainsi, l’Etat faudra-il de choisir un entreprise bien compétant pour donner le
marché, mais nécessite toujours des suivis par le contrôle de l’Etat et la sanctionné en cas
d’erreur. La MTP doit décentraliser au niveau régional pour assurer et
contrôlerfonctionnement du projet car il est le premier responsable tous les travaux routiers.
L’Etat doit aussi investir dans la construction des daleaux, des ponts des canaux, des faussées
dont l’objectif est d’éviter la difficulté des réseaux routière si en cas des passages de cyclones
car le bac ne peut transporter les véhicules.
Au niveau de la CR construction de goudron rend moins importants car les routes
intra-communale sont majoritairement piste. Nous prénoms comme exemple, la CR
d’Ambinanitelo vers Maroantsetra. Cette zone est connu par sa productivité en produit
vivrière notamment le riz et aussi bien que en culture de rentes. Par contre la route a besoin de
réhabilitation à partir d’Ankompy jusqu’à Ambinanitelo. Cela est le facteur primordiale pour
le développement socio-économique de cette commune parce que l’acheminement des
65
produits issu de cette commune rend plus facile. Entre ces deux lieux, il y a un point noir qui
se situe dans le fokontany de Ikitrana, où les la piste très mauvaise état surtout pendant la
période de pluie.
De la CR Ambodivoanio vers Maroantsetra, le pont est le plus nécessaire parce que la
piste qui relie la CR Ambodimandrirofo à Anjahamarina un fleuve qui pose des problèmes
majeurs pour l’essor des produits de la commune vers le chef-lieu de District. Donc la
construction de pont d’Anjahamarina entraine non seulement pour le CR Ambodimandrirofo
mais aussi de Maroantsetra vers toutes la CR de partie Nord-Est du District à savoir la CR
d’Anjahana, de Fizono, Antakotako, Anjanazana.
De CU de Maroantsetra vers la CR Ambanizana où la CR le plus productrice le
produit de pêche dans le District de Maroantsetra et elle occupe encore le deuxième rang en
produit de la vanille dans le District de Maroantsetra. Par contre, CR agit des grands
problèmes des infrastructures routières car la route qui relie cette CR vers la ville est
strictement Piste. Dans ce cas, sur le long de cap Masoala, la construction routière va créer un
développement de cette CR. Il faut donc élargir les routes et les construire par le HIMO et
aussi par l’intervention de l’Etat.
Cette route a besoin de la réhabilitation car elle assiste une grande difficulté pour la
communication et l’évacuation des produits tels que la vanille Girofle et les produits des
pêches. Cela veut dire que, la réhabilitation et la construction de la route est le moteur pour le
développement des activités économique du District de Maroantsetra.
Alors que seule de l’intervention de l’Etat est une solution pour résoudre ces problème
car si le budget communale n’arrive pas à réhabiliter cette route. La route secondaire RN5
depuis Maroantsetra ville à Soanierana Ivongo est plus dangereuse même si elle est la route
nationale. La durée du voyage par terre de Toamasina à Maroantsetra atteint 4à 5jours avec
400km de distance. Voilà le grand obstacle de développement de Maroantsetra pour évacuer
les produits, pour attirer les touristes. Le gouvernement détourne le fond de d’investissement
qui est destiné à la réhabilitation de la route mais le MTP durant l’ancien ministre de TP
RATSIRAKA Roland, proclame sur la télévision que la réhabilitation RN5 de Soanierana-
Ivongo à Mananara-Nord, d’ici peu de temps car le contrat est déjà signé en année 2015.
Jusque maintenant la route RN5 reste toujours en mauvaise état donc il faut éviter la
corruption.
En un mot, la réhabilitation des réseaux routier dans le district de Maroantsetra a
besoin de la collaboration entre la population, les autorités et l’Etat pour agir ensemble afin
66
d’avoir une meilleurs infrastructure routière pour assurer le développement socio-économique
locale, régionale et national.
Pour lutter contre l’eau la construction des foncés canal d’assainissements, certains
ouvrage existants décris et débouché par les riverains donc Ouvrage des daleaux et
augmentation de nombre d’équilibre comme :
- Franchissement des ruisseaux, parcelle
- Daleaux cadre de 2m80/2m80
-Daleaux mixte de 1m80/1m80
- Civisme : Il ne faut pas jeter les ordures dans les anneaux pour éviter les débouchés.
- Renforcement du contrôle fiscal pour éviter les exportations illicites et pour pouvoir
améliorer la caisse communale, régionale, ainsi que nationale.
Réinstallation de service de douane et de conditionnement dans le District de
Maroantsetra pour assurer le renversement des taxes et des impôts. La douane est une
administration fiscale rattachée au ministère du budget, de compte publics, de la fonction
publique et de la reformation de l’Etat. Elle assure une mission de lutte contre la fraude et
grande trafique nationaux et internationaux. Elle à en charge la protection des intérêts
économique et financiers nationaux et communautaire. Lutte contre les fraudes à la politique
agricole, l’exportation, commune etc.
-Retransmission des fonctions normale du Ministère de la Travaux Publique direct.
-Embauche personnel cadre et personnel d’appuis au sein du Tavaux publique.
-Dotation de matériel adéquate de service.
Décentralisation pour les réseaux routier au sein régionale et du District.
La décentralisation consiste dans le transfert d’attributions de l’État à des collectivités ou
institutions différentes de lui et bénéficiant, sous sa surveillance, d’une certaine autonomie de
gestion.
67
La réhabilitation de la route dans la CU de Maroantsetra de 3,7 km, déjà en cours
réalisé par la société SCORS siégé à Tanamborizano Tamatave, financement de 44 000 000 €
par le budget Présidentiel, pour durer de 3mois.
Ainsi la réhabilitation de Maroantsetra, Soanerana-Ivongo est en cours pour un budget de
111 000 000 € par le FER.
Financement de 44 000 000 € destiné pour la construction de 2 ponts et 18 daleaux. La
réalisation de la réhabilitation des 2 ponts à Mananara est par le COLAS et les 18 daleaux
entre Mananara et Maroantsetra par la Société SARA.
PLANCHE N°6
Photo n° 27 : la réhabilitation de route goudronnée en cours
Cette photo n° 27 : nous montre la réhabilitation de la seule route goudronnée déjà existé dans
la CU de Maroantsetra axe pont Anjahanambo vers l’aéroport Soandrana.
68
La photo n° 28 nous montre la réhabilitation de route en goudron l’axe bureau de la CU de
Maroantsetra vers Anjahanambo etle matériel utilisé pour la réhabilitation de la route.
69
CONCLUSION
Le District de Maroantsetra dispose d’énormes potentialités économiques, telles que
naturelle et humainequi pourraient apporter un développement local, régionale ainsi que
nationale mais son développement est limité par le problème de l’enclavement. Le milieu
naturel est constitué par des éléments physiques favorables à l’agriculture qui définisse la base
économique de ce District. La structure de la population, caractérisé par sa jeunesse constitue
une forte main d’œuvre qui pourrait développer les activités paysanne. L’économie du
District de Maroantsetra se repose sur l’agriculture en particulier les cultures de rentes telles
que la vanille et le girofle. Les autres activités favorisant le développement de ce District est
constitué par les activités extra-agricoles comme l’élevage, la pêche, l’artisanat, l’exploitation
des ressources miniers, le transport, le tourisme et le commerce. Ces activités économiques
permettent d’améliorer la caisse de tous les acteurs concernés au niveau : communale,
régionale et nationale. Face à l’importance de ces activités économiques la collaboration entre
la population, les autorités, et l’État est nécessaire pour assurer le développement, afin de
sortir de la pauvreté chronique. Cependant, la situation économique de ce District reste
encore précaire. Cette précarité se manifeste a travers des divers domaines socio-
économiques, tels que l’infrastructure routière, des infrastructures de bases comme : les
établissements scolaires, les centres de santé publique, l’eau potable, l’assainissement,
l’électricité, sécurité. Ainsi l’absence des infrastructures industrielles et manque des
financements. Le problème de l’infrastructure routière qui entraine l’enclavement de ce
District est un grand obstacle pour le développement de Maroantsetra car le transport est
paralysé, Ces difficultés sont des facteurs de ralentissement au développement socio-
économique du District de Maroantsetra. La circulation est restreinte, engendré par les
problèmes d’évacuations des produits agricoles, qui contribuent au problème de déboucher et
l’isolement. Ces problèmes freinent le développement des activités économiques qui ont des
impacts négatifs sur les revenus de la population locale et au niveau de tous les acteurs
concernés. Face à ces problèmes, afin de favoriser un véritable développement socio-
économique, la collaboration entre la population locale, les autorités, les organismes privées,
publiques et l’État agirent ensemble pour lutter contre la pauvreté.
Pour résoudre les problèmes agricole dans le District de Maroantsetra nous suggérons
de la protection de l’environnement, la réhabilitation des canaux d’irrigation afin que les
cultivateurs ne souffrent plus de problème d’[Link] faut donc une politique qui vise à
améliorer les infrastructures présentes avant de réfléchir sur d’installer d’autres. Et cette
politique doit aussi s’accompagner de l’entretien routier pour l’acheminement des produits
70
agricoles. L’essentiel n’est pas de réhabilité seulement les routes mais de chercher des
techniques permettant de renforcer les infrastructures routières.
71
BIBLIOGRAPHIE
1-AHMED (S), JEAN MARIE, 2002, Lexique d’économie, édition DALLOZ, Paris
Pages467.
n° XXVI.
11- YVE (A), GERMAIN (A), 1972, Les réseaux routiers et le développement du monde
rural, Mali, pages 120.
II- Webographie
[Link]
agenda-de-relance-economique, 17 Septembre 2017, 14h 25 mn
[Link]/pnud/docs/RNDH [Link], 17 Septembre 2017, 15h 16mn,
[Link]
[Link]/sta/Download/dsrp 07 2k3/[Link], 10 Octobre 2017 10h15mn
[Link] 20 Août 2017,
[Link] avenir pour les paysans [Link]
72
ANNEXES
ANNEXES I :
- La profession ?
- Quelles sont les solutions que vous avez proposées pour résoudre les problèmes de
l’infrastructure routière dans le District de Maroantsetra afin d’apporter un développement
socio-économique ?
-Quels sont les causes des problèmes de l’infrastructure routière dans le District de
Maroantsetra ?
-Quelles sont les causes des problèmes de l’RN5 ?
-Quels sont les problèmes qui empêchent la réhabilitation de l’RN5 ?
-Selon vous quels sont les conséquences de la mauvaise route dans le District de
Maroantsetra ?
- Quelles sont les solutions efficaces pour la réhabilitation de l’RN5, afin d’apporter le
développement socio-économique dans le District de Maroantsetra ?
73
ANNEXES II :
74
Photo : mode de transport reliant la ville de Soanierana-Ivongo et Maroantsetra
75
TABLE DESMATIÈRES
SOMMAIRE ............................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. II
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ III
LISTE DE FIGURE ................................................................................................................. III
LISTE DES CARTE ................................................................................................................ III
LISTE DES PHOTOS .............................................................................................................. IV
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET DES ACRONYME.......................................................... VI
GLOSSAIRE ...........................................................................................................................VII
RÉSUME ............................................................................................................................... VIII
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
PREMIÈRE PARTIE : ............................................................................................................... 5
CHAPITRE I : PRÉSENTATION GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE......................... 6
I-1 : La localisation ............................................................................................................. 6
I-2 : Cadre physique ........................................................................................................... 7
I-2-1 Le climat ................................................................................................................ 7
I-2-2 La végétation.......................................................................................................... 7
I-2-3 Le relief .................................................................................................................. 8
I-2-4 L’hydrographie ...................................................................................................... 9
I-3 : Cadre humain .............................................................................................................. 9
I-3-1 L’historique du nom de Maroantsetra .................................................................... 9
I-3-2 La situation démographique................................................................................... 9
I-3-3 L’éducation .......................................................................................................... 12
I-3-4 L’assistance médicale .......................................................................................... 12
CHAPITRE II: LES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES DU DISTRICT DE
MAROANTSETRA ............................................................................................................. 14
II-1 Les caractéristiques des activités du District de Maroantsetra .................................. 14
II-1-1 Un développement basé sur l’agriculture ........................................................... 14
II-1-2 L’exploitation forestière ..................................................................................... 27
II-1-3 L’élevage ............................................................................................................ 27
II-1-4 La pêche.............................................................................................................. 28
II-1-5 L’Artisanat .......................................................................................................... 30
II-1-6 Le Tourisme........................................................................................................ 31
II-1-7 Le transport ......................................................................................................... 33
76
II-1-8 Le commerce ...................................................................................................... 35
II-1-9 Les réseaux téléphoniques .................................................................................. 35
II-2 Les avantages de ces activités économiques dans le développement socio-
économique du District de Maroantsetra : ........................................................................ 35
II-2-1 Régression de la culture sur brûlis ou le Tavy ................................................... 36
II-2-2 Les Impôts .......................................................................................................... 37
DEUXIÈME PARTIE : ............................................................................................................ 39
CHAPITRE III : LES PROBLÈMES DE L’INFRASTRUCTUREROUTIÈRE
FACEAUDÉVELOPPEMENTSOCIO-ÉCONOMIQUE DANS LE DISTRICT DE
MAROANTSETRA ............................................................................................................. 40
III-1 La CR Andranofotsy et son potentiel économique .................................................. 40
III-2 La CR de Rantabe .................................................................................................... 42
III-3 La CR Ambanizana .................................................................................................. 45
III-4 La CR Ambinanitelo et Ankofa ............................................................................... 45
III-5 La CR Anjananazana et Antakotako ........................................................................ 46
III-6 Les CR Ambodimanga, Morafeno et Andronrona ................................................... 46
III-7 La CU de Maroantsetra ............................................................................................ 46
CHAPITRE IV : LES SUGGESTIONS NÉCESSAIRES SUR LES
ACTIVITÉSÉCONOMIQUES ET LES PERSPECTIVES D’AVENIRS DU DISTRICT
DE MAROANTSETRA ....................................................................................................... 57
IV-1 les suggestions en agriculture .................................................................................. 57
IV-1-1 Pour les cultures vivrières ................................................................................. 57
IV-1-2 Pour les autres cultures ..................................................................................... 58
IV-1-3 Les cultures des rentes ...................................................................................... 58
IV-2 Suggestion pour l’infrastructure routière et les perspectives d’avenir du district de
Maroantsetra. .................................................................................................................... 64
IV-2-1 La part des populations locaux ......................................................................... 64
IV-2-2 La part de l’Etat ................................................................................................ 65
IV-2-3 Perspectives d’avenir ........................................................................................ 67
CONCLUSION ........................................................................................................................ 70
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 72
ANNEXES ............................................................................................................................... 73
TABLE DESMATIÈRES ........................................................................................................ 76
77
78