Dynamique du point matériel en MPSI
Dynamique du point matériel en MPSI
Mécanique
Dynamique du point matériel
Dam ce chapitre nous abordons le lien entre les causes du mouvement et ses effets sur ce dernier. Les systèmes
étudiés seront des points matériels ou des réunions de points matériels.
Nous modéliserons les actions mécaniques et énoncerons les lois les reliant aux grandeurs cinématiques.
Ces lois sont des postulats de la mécanique classique, en bon accord avec les expériences pour des vitesses v ! c et des
distances grandes par rapport l’échelle de l’atome.
I Lois de la dynamique
I.1 Actions mécaniques
I.1.1 Action mécanique et force
REMARQUES
On classe souvent les actions mécaniques en plusieurs catégories :
• action de contact : frottement, force de traction...
• action à distance : gravitation, électrostatique...
En mécanique du solide (SI), on doit prendre en compte les moments (ou couple) dans les actions mécaniques mais cela
n’est pas nécessaire en mécanique du point.
Mécanique 1
Physique MPSI
Quantité de mouvement
On définit la quantité de mouvement Ñ
Ý
p d’un point matériel comme le produit de sa masse par sa vitesse.
Ñ
Ý
p pM q “ mÑ
Ý
v pM q
Pour un système constitué de la réunion de points matériels, la quantité de mouvement du système est la somme des
quantités de mouvement de chaque point : ÿ
Ñ
Ý
p pSq “ mi Ñ
Ývi
i
Rappel
ÝÝÑ ř GÝÝ
On définit le centre de masse (ou d’inertie) d’un système constitué de points matériels de masse
Ñ ř miÝÝ situés aux
Ñ Ñ
Ý
points Mi par la relation : OG “ ř 1mi i mi OM i . Cette définition se ramène alors à la relation i mi GM i “ 0 .
i
Mécanique 2
Physique MPSI
Principe d’inertie
On postule l’existence d’un référentiel galiléen dans lequel le principe d’inertie est vérifié, c’est-à-dire que tout
système isolé ou pseudo-isolé voit la vitesse de son centre de masse conservé au cours du temps.
REMARQUES
Un référentiel sera galiléen s’il est en translation rectiligne uniforme par rapport à un autre référentiel galiléen de
référence.
En pratique :
• il n’existe pas de référentiel absolu parfaitement galiléen. On ne peut trouver que des référentiels dont le caractère
galiléen est approché.
• le caractère galiléen d’un référentiel s’évalue expérimentalement en vérifiant que le principe d’inertie y est bien
vérifié.
• on se ramène en général à une comparaison de temps. Pour des expériences longues (pendule de Foucault, fusée...)
ou extrêmement précises, il est nécessaire de tenir compte de la rotation de la Terre sur elle-même, donc on passe
du référentiel terrestre au référentiel géocentrique.
Mécanique 3
Physique MPSI
REMARQUES
řÑ
Ý Ñ
Ý ÝÝÑ
• On retrouve le principe d’inertie : si F ext “ 0 alors Ñ
Ý
v pM q “ cste.
la loi ne renseigne alors que sur le mouvement du centre d’inertie, c’est-à-dire le mouvement d’ensemble du
système et ce dernier ne peut être modifier que par des actions mécaniques extérieures au système (les
actions intérieures se compensent en vertu du principe des actions réciproques).
4. Faire un schéma faisant apparaitre le point M , les vecteurs de la base choisi, l’origine. (choisir une représentation
à un instant quelconque et pas un cas particulier).
5. Faire un bilan des forces :
• nommer les forces
• donner leur expression vectorielle
• les représenter sur le schéma
6. Appliquer la deuxième loi de Newton dans le référentiel supposé galiléen
7. Projeter la relation vectorielle sur la base choisie
8. si on doit intégrer cette relation, ne pas oublier de prendre en compte les conditions initiales
À éviter
• ne pas faire de schémas trop petits
• ne pas choisir d’angles négatifs si possible
• ne pas choisir d’angles proches de π{4
• ne JAMAIS remplacer les grandeurs par leur valeurs numériques avant l’application numérique
Mécanique 4
Physique MPSI
Interaction gravitationnelle
Il existe entre tout corps massif une interaction appelée interaction gravitationnelle.
On considère un point matériel M1 de masse m1 et un autre M2 de masse m2 . L’interaction gravitationnelle
entre ces des points se traduit par l’existence des forces :
Ñ
Ý Gm1 m2 Ý ÝÝÝÑ
• F 1Ñ2 “ ´ Ý ÝÝÝÑ 3 M1 M2
||M1 M2 ||
Ñ
Ý Gm1 m2 Ý ÝÝÝÑ
• F 2Ñ1 “ ´ Ý ÝÝÝÑ M2 M1
||M1 M2 ||3
(m1 ) →
−
F 21
→
−
F 12 (m2 )
REMARQUES
Pour un point M de masse m se déplaçant à la surface de la Terre, la force qu’exerce la Terre sur le point M s’écrit
alors :
Ñ
Ý GmMT Ñ Ý
F T ÑM “ ´ ur
RT2
On identifie le poids d’un objet proche de la surface de la Terre à cette force d’attraction gravitationnelle.
Poids
Tout système mécanique massif de masse m évoluant à proximité de la surface de la Terre sera soumise à une
Ñ
Ý
force P “ mÑÝg appelée poids avec Ñ
Ý
g le vecteur champ de pesanteur dont les propriétés sont les suivantes :
• le poids s’applique au centre de gravité de l’objet (confondu avec le centre d’inertie pour un champ de
pesanteur uniforme)
•G
→
−
g
→
−
P ' m→ −
g
Sol terrestre
REMARQUES
Ñ
Ý
• en réalité Ñ
Ý
g et donc P prennent également en compte les effets de la rotation de la Terre.
• On considère g » 9.8 m ¨ s´2 jusqu’à plusieurs kilomètres d’altitude
• g n’est en réalité pas uniforme à la surface de la Terre et il augmente avec la latitude (effet de la rotation).
Mécanique 5
Physique MPSI
ligne d’écoulement
− −−−→
v→
∞ Ffrott
Mécanique 6
Physique MPSI
On remarque que l’on peut simplifier cette expression dans la limite où le temps caractéristique de l’expérience T est
très petit devant le temps τ . Alors le terme C1 v ! m dv
dt , c’est-à-dire que l’effet des frottements est négligeable et le
mouvement se produit comme une chute libre.
En revanche si le temps de l’expérience est comparable à τ , alors les frottements ne sont plus négligeable et au bout de
quelques τ , on atteint un régime permanent avec :
Ñ
Ý
v “Ñ
Ý
v lim “ ´gτ Ñ
Ý
uy
On peut même pousser un peu plus loin en évaluant le temps caractéristique T d’établissement du transitoire. Pour
cela on étudie seulement l’équation homogène et on évalue l’ordre de grandeur de chaque terme :
dv vlim
»
dt T
´ C2 ||v||2 » ´C2 vlim
2
d’où : c
m
T “
C2 g
Mécanique 7
Physique MPSI
→
−
fro
v
tte
fro
qua
→
−
me
M
tte
g
nt
drat
me
→
−
v0
inl
nt
ique
éa
n
θ
ire
ul
x
REMARQUES
• pour un fluide homogène on évalue souvent la masse à l’aide de la masse volumique et du volume m “ ρV
• on interprète cette force comme la résultante des forces de pression qui s’appliquent de manière non-uniforme
sur la surface du système considéré.
• en pratique, on ne tient compte de cette force que si elle n’est pas négligeable devant le poids du système,
ce qui revient, dans un fluide homogène revient à comparer les masses volumiques du système et du fluide
dans lequel il est plongé.
Ñ
Ý
Π
forces de pression
Mécanique 8
Physique MPSI
Ñ
Ý
• la réaction normale N
Ñ
Ý
• la réaction tangentielle T aussi appelée force de frottement solide.
→
−
N
→
−
g
→
−
T
REMARQUES
Ces action sont bien modélisées la plupart du temps par la loi de Coulomb qui énonce :
Ñ
Ý Ñ
Ý
• si M glisse sur le support, alors || T || “ f || N || avec f le coefficient de frottement dynamique (sans dimension)
Ñ
Ý Ñ
Ý
• si M est immobile par rapport au support, alors || T || ď f0 || N || avec f0 ą f le coefficient de frottement
statique
Ñ
Ý
T
θ Ñ
Ý
uθ
M
Ñ
Ý
ur
Ñ
Ý
P
Mécanique 9
Physique MPSI
On applique le principe fondamental de la dynamique au système dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen :
Ñ
Ý ÑÝ
mÑ
Ý
a “P `T
On projette la relation vectorielle sur les vecteurs de la base polaire ce qui donne le système d’équations :
"
r ´ rθ92 q “ ´T ` mg cos θ
mp:
mprθ: ` 2r9 θ92 q “ ´mg sin θ
Comme le mouvement est circulaire r: “ 0 et r: “ 0 et r “ l ce qui permet de simplifier le système d’équations précédent
:
"
´mrθ92 “ ´T ` mg cos θ
mrθ: “ ´mg sin θ
L’équation sur Ñ
Ý
u θ nous donne l’équation du mouvement et celle sur Ñ
Ý
u r permet de déterminer l’expression de T .
On obtient donc comme équation du mouvement :
θ: ` ω02 sin θ “ 0
Cette équation est non-linéaire et d’ordre 2 ce qui nous empêche d’en donner une solution analytique simple.
θ: ` ω02 θ “ 0
ag
On retrouve l’équation d’un oscillateur harmonique de pulsation propre ω0 “ l.
REMARQUES
b
2π l
la période des oscillations T “ ω0 “ 2π g est indépendante des conditions initiales. On parle alors d’isochronisme
des petites oscillations.
Mécanique 10