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Plan stratégique de riposte au Mpox

Le Mpox, maladie virale zoonotique causée par le virus Monkeypox, a été identifié chez l'homme pour la première fois en 1970. L'OMS a lancé un Plan stratégique mondial pour prévenir et contrôler les flambées de Mpox, nécessitant un financement de 135 millions USD pour une période de six mois. Les mesures de prévention incluent la vaccination, l'hygiène rigoureuse et l'isolement des personnes infectées, tandis que les traitements se concentrent sur les soins de soutien et l'utilisation d'antiviraux dans les cas graves.

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Plan stratégique de riposte au Mpox

Le Mpox, maladie virale zoonotique causée par le virus Monkeypox, a été identifié chez l'homme pour la première fois en 1970. L'OMS a lancé un Plan stratégique mondial pour prévenir et contrôler les flambées de Mpox, nécessitant un financement de 135 millions USD pour une période de six mois. Les mesures de prévention incluent la vaccination, l'hygiène rigoureuse et l'isolement des personnes infectées, tandis que les traitements se concentrent sur les soins de soutien et l'utilisation d'antiviraux dans les cas graves.

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1

INTRODUCTION

Le Mpox (anciennement connu sous le nom de variole du


singe) est une maladie virale qui a été décrite pour la première fois en
1958 chez des singes, mais les premiers cas humains ont été identifiés
en 1970. Elle est causée par le virus Monkeypox, un virus appartenant
à la famille des Poxviridae et du genre Orthopoxvirus, qui inclut
également le virus de la variole. Le Mpox est une maladie zoonotique,
ce qui signifie qu’elle peut être transmise des animaux aux humains,
mais peut aussi se propager d’une personne à une autre.
2

LE PLAN DE MITIGATION DE MPOX

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en place


des stratégies de gestion et de prévention du Mpox en raison de son
potentiel de propagation dans les populations humaines. Bien que
cette maladie soit généralement considérée comme moins grave que
la variole, elle peut entraîner des complications sévères, notamment
chez les personnes immunodéprimées. Les récentes épidémies ont
mis en évidence l'importance de stratégies de prévention efficaces et
d'une réponse rapide à la propagation de la maladie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé


aujourd’hui un Plan stratégique mondial de préparation et de
riposte (en anglais) qui vise à enrayer les flambées de transmission
interhumaine de Mpox au moyen d’efforts coordonnés à l’échelle
mondiale, régionale et nationale. Cela fait suite à la déclaration d’une
urgence de santé publique de portée internationale, faite le 14 août par
le Directeur général de l’OMS.

Le plan actuel a été présenté ce vendredi 23 août aux États


Membres, qui pourront y apporter des contributions.

Il couvre la période de six mois allant de septembre 2024 à


février 2025 et prévoit des besoins de financement de 135 millions
USD pour l’action de l’OMS, des États Membres et des partenaires,
notamment les Centres africains de prévention et de contrôle des
maladies (CDC-Afrique), les communautés, les chercheurs et d’autres
acteurs.

Un appel sera lancé prochainement afin de collecter les fonds


dont l’OMS a besoin pour atteindre les résultats prévus dans le plan.
3

Ce plan, qui s’appuie sur les


recommandations temporaires et permanentes formulées par le
Directeur général de l’OMS, met l’accent sur la mise en œuvre de
stratégies globales de surveillance, de prévention, de préparation et
de riposte ; la promotion de la recherche et l’accès équitable aux
contre-mesures médicales telles que les tests de diagnostic et les
vaccins ; la réduction de la transmission de l’animal à l’homme ; et
l’autonomisation des communautés afin qu’elles puissent contribuer
activement à prévenir et à combattre les épidémies.

Les efforts stratégiques de vaccination porteront d’abord sur


les personnes les plus à risque, y compris les contacts proches des
cas récents et les agents de santé, le but étant d’interrompre les
chaînes de transmission.

Au niveau mondial, l’accent est mis sur le leadership


stratégique, la communication en temps opportun d’orientations
fondées sur des données probantes et l’accès aux contre-mesures
médicales pour les groupes les plus à risque dans les pays touchés.

L’OMS travaille avec un large éventail de partenaires et de


réseaux internationaux, régionaux, nationaux et locaux pour améliorer
la coordination dans les domaines clés que sont la capacité de
réaction, la préparation et de la riposte. Ces aspects recouvrent la
collaboration avec les chefs de file de l’Accélérateur ACT ; la
Commission permanente de prévention, de préparation et de riposte
en cas d’urgence sanitaire ; le schéma directeur en matière de R-D
pour la prévention des épidémies ; et le Réseau intérimaire de contre-
mesures médicales (i-MCM Net).
4

Les responsables du schéma directeur de l’OMS en matière


de R-D, en collaboration avec les CDC-Afrique, la Coalition pour les
innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et le
National Institute of Allergy and Infectious Diseases, organiseront une
conférence scientifique en ligne les 29 et 30 août 2024 afin d’aligner la
recherche sur la Mpox avec les objectifs de lutte contre les épidémies.

« Les flambées de Mpox en République démocratique du


Congo et dans les pays voisins peuvent être maîtrisées – et
interrompues », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus,
Directeur général de l’OMS. « Pour y parvenir, il faut un plan d’action
global coordonné associant les organismes internationaux et les
partenaires nationaux et locaux, la société civile, les chercheurs et les
fabricants, ainsi que nos États Membres. C’est ce qu’offre le Plan
stratégique de préparation et de riposte, fondé sur les principes
d’équité, de solidarité mondiale, d’autonomisation des communautés,
de droits humains et de coordination intersectorielle. »

Le Siège et les bureaux régionaux de l’OMS ont mis en place


des équipes d’appui à la gestion de l’incident chargées de piloter les
activités visant à améliorer la capacité de réaction, la préparation et la
riposte, et renforcent fortement leur personnel dans les pays touchés.

Dans la Région africaine – là où les besoins sont les plus


criants –, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et les CDC-Afrique
coordonneront ensemble les efforts de riposte à la Mpox. Ils sont ainsi
convenus d’un plan et d’un budget unifiés dans le cadre du Plan
stratégique de préparation et de riposte contre la Mpox pour le
continent africain, en cours de préparation.
5

Au niveau national et local, enfin, les autorités sanitaires


adapteront leurs stratégies aux tendances épidémiologiques actuelles.

 Quelles sont les principales mesures de prévention


recommandées par l’OMS pour Mpox ?

A l’heure actuelle, l’OMS recommande l’utilisation des


vaccins MVA-BN ou CL16 pour les personnes à risque en cas de
flambée de Mpox le vaccin ACAM2000 peut également être utilisé
chez certaines personnes après une évaluation individuelle lorsque
d’autres vaccins ne sont pas disponibles.

 Comment prévenir le Mpox ?

La prévention du Mpox repose sur plusieurs mesures :

1. Vaccination : Le vaccin contre la variole est efficace pour


prévenir l'infection par le virus Mpox. L’OMS recommande la
vaccination des personnes à haut risque, telles que les
travailleurs de la santé et les personnes vivant dans des zones
où des cas sont signalés.
2. Éviter les contacts avec les animaux infectés : Étant une
maladie zoonotique, le Mpox peut être transmis par des
animaux, notamment des rongeurs et des primates. L'OMS
recommande de minimiser les contacts avec les animaux
sauvages et de respecter des mesures de biosécurité pour éviter
les transmissions zoonotiques.
3. Hygiène et mesures de prévention standard : L'hygiène
rigoureuse des mains, le port de masques, ainsi que la
désinfection des surfaces et des objets partagés peuvent
contribuer à réduire les risques de transmission, en particulier
dans les environnements de soins de santé.
6

4. Isolement des personnes infectées : Les personnes infectées


doivent être isolées pour prévenir la propagation du virus à
d'autres personnes. Des installations médicales adaptées
doivent être utilisées pour le traitement des patients.

 Comment contracter le Mpox ?

Le Mpox peut être contracté de plusieurs manières :

1. Transmission animale-humain : Les humains peuvent


contracter le virus à partir d'animaux infectés, principalement par
la consommation de viande d'animaux contaminés ou par des
morsures, griffures ou contacts avec des fluides corporels
d'animaux malades.
2. Transmission humaine-humaine : Bien que moins fréquente,
la transmission entre humains peut se produire par contact direct
avec les lésions cutanées ou les fluides corporels d’une
personne infectée, ainsi que par l'inhalation de gouttelettes
respiratoires provenant de la toux ou des éternuements.
3. Transmission par objets contaminés : Le Mpox peut
également se transmettre par le biais d'objets ou de surfaces
contaminés par des fluides corporels infectés.

 Comment se transmet le Mpox ?

La transmission du Mpox se produit principalement par


contact direct avec des lésions de la peau ou des muqueuses d'une
personne infectée, ou par exposition à des fluides corporels. Le virus
peut aussi se propager par voie respiratoire dans des environnements
fermés, notamment dans des espaces mal ventilés. Il est donc crucial
de mettre en place des mesures de prévention rigoureuses dans les
hôpitaux et autres espaces de soins pour limiter la transmission.
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 Comment traiter le Mpox ?

Actuellement, il n'existe pas de traitement spécifique pour le


Mpox. Les options de traitement se concentrent sur la gestion des
symptômes et la prévention des complications :

1. Soins de soutien : Les patients reçoivent des soins de soutien,


y compris des traitements pour la fièvre, la douleur, et la
prévention des infections secondaires.
2. Antiviraux : Certains médicaments antiviraux, comme le
tecovirimat (TPOXX), ont montré une certaine efficacité contre
les virus de la famille des Poxviridae, y compris le Mpox, et
peuvent être utilisés dans des cas graves ou pour les personnes
à haut risque.
3. Prise en charge des complications : Les personnes atteintes
de formes sévères de la maladie peuvent nécessiter une
hospitalisation, une surveillance clinique et un traitement pour
prévenir les complications graves comme les infections
secondaires.
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CONCLUSION

Le Mpox est une maladie infectieuse zoonotique qui, bien


qu'elle soit généralement moins grave que la variole, peut entraîner
des complications sérieuses, notamment dans les populations
vulnérables. La prévention repose sur la vaccination, l'hygiène
rigoureuse, et la réduction des contacts avec les animaux
potentiellement infectés. En cas de transmission humaine, l'isolement
des patients et la mise en place de mesures de prévention standard
sont essentielles pour éviter la propagation du virus. Bien qu’il n’existe
pas de traitement spécifique, des soins de soutien et des antiviraux
peuvent aider à gérer la maladie et prévenir les complications. Les
efforts mondiaux de l'OMS visent à contrôler et à éliminer cette
menace en surveillant les épidémies et en renforçant les capacités des
systèmes de santé.

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