Évolution du système bancaire haïtien en 1998
Évolution du système bancaire haïtien en 1998
L
es éléments nécessaires à une évaluation ex
haustive de la réalité des banques commercia-
les pour 1998 sont mis en lumière dans cette
deuxième partie du rapport. Toutes les fois quune telle
démarche se révèle utile, les données pour les quatre
exercices antérieurs sont aussi présentées. Ceci per-
met la mise en perspective de lévolution récente dun
système bancaire très dynamique et en situation de
compétition serrée.
Dans le but de réaliser les objectifs de la politique monétaire dictée par la conjoncture, la BRH a relevé
de 0,5 point de pourcentage le taux de réserves obligatoires et assujetti les passifs des filiales non
bancaires des banques à lobligation de réserves. Parallèlement, la BRH a fait un usage plus important
de linstrument de politique monétaire que constituent les bons BRH dont lencours se chiffrait à 1 629
millions de gourdes au 30 septembre 1998, contre 954 millions au 30 septembre 1997.
La concurrence amorcée en 1993 entre les banques commerciales sest poursuivie. En témoignent les
demandes douverture de treize nouvelles succursales dans la région métropolitaine de Port-au-Prince
et le lancement de nouveaux produits et services à la clientèle.
La rentabilité du système bancaire a chuté au cours de lexercice. Ceci est imputable au fait que les
dépenses dexploitation ont crû bien plus vite (+39,5%) que le produit net bancaire qui a accusé prati-
quement le même taux de croissance quen 1997 (+28,5%), et à laugmentation de 145% de la dotation
à la provision pour créances douteuses. En effet, celle-ci est passée de 38 millions de gourdes en 1997
à 93,5 millions en 1998 sous leffet de lapplication de la circulaire sur la classification et le provisionnement
du crédit.
Les revenus nets dintérêts ont crû de 29,2% en 1998, contre 45,4% en 1997. Cette performance amoindrie
sexplique par laugmentation de 49,6% des dépenses dintérêts alors que, parallèlement, les revenus
dintérêts nont crû que de 37,5%, un rythme de croissance comparable à celui de 1997 (+36,3%).
Leffet défavorable de la décélération du rythme de progression des revenus nets dintérêts sur le pro-
duit net bancaire a été toutefois compensé par la croissance de 26,9% des autres revenus après leur
stagnation en 1997 (+0,1%).
La productivité du système bancaire sest détériorée puisquil a dépensé en moyenne 81,9 centimes par
gourde de revenu, comparativement à 75,5 centimes en 1997. Cette évolution sexplique par lintensi-
fication de la concurrence et son impact sur les frais dexploitation.
La perte de productivité sest soldée par une baisse de 59,8% du rendement de lactif (ROA). Le
rendement de lavoir des actionnaires (ROE) a suivi le même cours, passant de 28,1% en 1997 à 10,1%
en 1998.
Lannée 1998 a vu se dégrader les principaux ratios de la qualité de lactif. Cette situation nest pas due
à la détérioration du portefeuille au cours de cette année mais plutôt au renforcement de la classification
et du provisionnement du crédit consécutif à lentrée en application effective de la circulaire no. 87 en
mars 1998. Cette circulaire revêt toute son importance du fait quelle porte les établissements bancai-
res à présenter une image fidèle de leur situation financière et à éviter ainsi une érosion de leurs fonds
propres due à la distribution de dividendes basée sur des bénéfices fictifs.
Au plan de la structure financière, les fonds propres du système ont augmenté cette année encore plus
vite que lactif (22,5% et 16,6% de croissance, respectivement). Cette évolution reflète les anticipations
des actionnaires relatives à la norme prudentielle sur la suffisance des fonds propres qui entrera en
application au cours du prochain exercice.
31
Tableau 3 Indicateurs financiers clés
(au 30 septembre ou pour lexercice terminé le 30 septembre)
Rapport (en millions de gourdes)
Annuel
1998 1998 1997 1996 1995 1994
Bilan
Actif 18 210,9 15 617,1 13 100,4 12 047,8 8 877,0
Bons BRH (1) 1 629,0 954,0 - - -
Prêts nets 7 963,4 6 936,7 5 010,9 4 127,4 2 999,1
Dépôts 15 348,4 13 036,2 10 652,7 9 310,5 6 507,3
Avoir des actionnaires 1 039,4 848,3 598,9 530,9 434,4
Résultats
Revenus nets dintérêts 1 021,3 790,8 543,9 354,6 265,6
Autres revenus 413,2 325,7 325,4 244,2 195,3
Dotation à la provision pour créances douteuses 93,5 38,1 35,8 17,2 27,5
Frais dexploitation 1 175,5 842,9 652,2 395,4 301,7
Bénéfice net (perte nette) 95,6 203,4 146,4 152,0 82,3
En pourcentage
Structure financière
Avoir des actionnaires en % de lactif 5,71% 5,43% 4,57% 4,41% 4,89%
Dépôts en % de lactif 84,28% 83,47% 81,32% 77,28% 73,31%
Qualité de l'actif
Prêts improductifs bruts en % des prêts bruts (2) 8,59% 4,87% 4,74% 5,10% 3,93%
Provisions pour créances douteuses en % des
prêts improductifs bruts (2) 56,23% 79,50% 95,84% 93,30% 160,51%
Prêts improductifs nets en % de lavoir des actionnaires (2) 30,26% 8,49% 1,73% 2,77% -17,50%
Rentabilité
Rendement de lactif (ROA) 0,57% 1,42% 1,16% 1,45% 0,99%
Rendement de lavoir des actionnaires (ROE) 10,13% 28,11% 25,91% 31,49% 21,19%
Revenus nets dintérêts en % des revenus dintérêt 55,75% 59,34% 55,62% 63,69% 61,92%
Rendement moyen des prêts 19,31% 19,49% 20,64% 12,08% 15,19%
Rémunération moyenne des dépôts 5,71% 4,57% 4,35% 2,07% 2,25%
Dépenses dexploitation en % du produit net bancaire 81,95% 75,49% 75,02% 66,04% 65,45%
Produit net bancaire par employé (en milliers de gourdes) 594,61 634,35 427,82 752,29 681,32
Nombre demployés 2 591 2 234 2 032 1 663 1 424
1): La BRH a commencé à procéder à des opérations dadjudication de bons BRH en novembre 1996.
2): A partir du mois de mars 1998, les prêts improductifs désignent les prêts dont le principal et/ou les intérêts sont dus et impayés depuis 90 jours ou
plus. Avant cette date, les prêts échus de 15 jours et plus étaient considérés comme tels.
Établissements
Le nombre détablissements bancaires na pas changé depuis lexercice dernier. Le système bancaire
haïtien comprend quatorze banques, dont deux banques commerciales15 dÉtat, huit banques commer-
ciales à capitaux privés haïtiens, deux succursales de banques étrangères et deux banques dépargne
et de logement16 à capitaux privés haïtiens. Le Tableau 4 présente une classification des banques fonc-
tionnant en Haïti, selon lorigine des capitaux et le type dactivités.
15
Le décret du 14 novembre 1980 réglementant le fonctionnement des banques et des activités bancaires sur le territoire de la République dHaïti
définit les banques commerciales comme des établissements dont les activités principales consistent à recevoir du public des dépôts à vue ou à
terme et à effectuer des opérations de crédit à court, à moyen ou à long terme selon les prescriptions de la BRH.
16
La Loi du 28 août 1984 portant création et fonctionnement des banques dépargne et de logement (BEL) définit ces dernières comme des
établissements dont les activités principales consistent à mobiliser lépargne privée et publique, nationale ou étrangère, en vue de loctroi de prêts
hypothécaires à moyen et long terme devant servir à lacquisition, à la construction ou à la restauration dimmeubles à usage résidentiel, commercial,
32 industriel ou à caractère social.
Tableau 4 Établissements bancaires fonctionnant en Haïti
(au 30 septembre 1998)
Rapport
Banque Nationale de Crédit (BNC) Annuel
Banques commerciales
dÉtat 1998
Banque Populaire Haïtienne (BPH)
Environnement concurrentiel
La concurrence amorcée depuis 1993 au niveau du système bancaire haïtien sest poursuivie en 1998.
En effet, au cours de lexercice, la BRH a autorisé louverture de seize succursales et agences, dont
treize dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. De manière générale, les activités bancaires
sont concentrées dans cette ville, où lon retrouve soixante onze succursales et agences contre vingt
quatre seulement pour toutes les villes de province.
1998 1997
Etablissements Nombre de succursales Nombre de succursales Variation
et agences autorisées et agences autorisées
TOTAL 71 24 58 21 +13 +3
33
La majorité des banques ont gardé la même stratégie dexpansion quen 1997, axée sur la différencia-
tion. Celle-ci sest manifestée tant au niveau du choix des marchés à développer quà celui du lance-
Rapport
Annuel ment de nouveaux produits et services. À titre dexemple, certaines banques ont étendu leur réseau de
1998 succursales aux villes de province alors que dautres ont cherché à exploiter de manière plus intense le
créneau micro-finance. À linstar de lexercice précédent, certains établissements bancaires ont encore
utilisé comme outils de marketing les primes, les loteries et concours, pour attirer de nouveaux clients.
Dune manière générale, le système bancaire présente un profil moins dispersé par rapport à lexercice
antérieur. Cest lobservation qui ressort lorsquon lanalyse à la lumière des éléments suivants:
Il convient de noter que de nombreux efforts sont entrepris par la BRH en vue de porter les établisse-
ments bancaires à diversifier leurs risques de crédit. Dans cette perspective, elle a mis en application,
en juin 1997, la circulaire no. 83 dont lobjectif est de limiter la concentration des risques de crédit à
légard des emprunteurs importants et des secteurs dactivité.
Au 30 septembre 1998, lactif total était inégalement réparti entre les différentes banques du système.
En effet, les trois premiers établissements contrôlaient 46,3% de lactif total du système. Cette concen-
tration était aussi observée au niveau du Portefeuille de prêts (41%), des Dépôts totaux (48%) mais
était encore plus marquée au niveau des ressources en devises (57,8%).
Variation 1998/1997
Les trois premiers établissements 3,4% 0,9% 4,9% - 0,1%
Les cinq premiers établissements 1,7% - 3,1% 2,3% - 1,3%
Les huit premiers établissements 0,7% - 0,3% 1,0% 0,2%
34
Poids des différentes catégories détablissements bancaires
Les banques commerciales à capitaux privés haïtiens, qui représentent 57% du nombre détablisse- Rapport
Annuel
ments bancaires du système, ont augmenté de 2,5 points de pourcentage leurs parts de marché au 1998
niveau de lactif total et des dépôts totaux. Par contre, leurs parts au niveau des prêts et des dépôts en
dollars ÉU ont connu une légère baisse par rapport à 1997.
Par rapport à lexercice précédent, les BEL ont enregistré une amélioration de leurs parts de marché à
tous les niveaux. Lexpansion la plus faible est survenue au niveau des dépôts totaux (+0,4 point de
pourcentage par rapport à 1997), et la plus importante au niveau des dépôts en devises (+1,1).
Depuis 1996, le poids relatif des banques dÉtat na cessé de reculer à tous les niveaux bien que le
paysage bancaire nait pas évolué en termes de nombre détablissements opérant dans le système. Ce
déclin, qui découle du dynamisme plus marqué des banques privées sur les différents marchés consi-
dérés, sest caractérisé par une réduction denviron 2 points de pourcentage dans chacun des critères
retenus au Tableau 7. Toutefois, la contraction au niveau des dépôts en dollars ÉU na été que de 0,3
point de pourcentage en 1998 par rapport à 1997.
35
Les succursales de banques étrangères ont enregistré une très légère baisse de parts de marché au
niveau de lactif total et des dépôts totaux (-0,6 et -0,4 point de pourcentage, respectivement, par rap-
Rapport port à lexercice antérieur). Cependant, elles ont renforcé leur position au niveau du portefeuille des
Annuel
1998
prêts et des dépôts libellés en dollars ÉU (+1,5 et +0,7, respectivement).
1997
1 082,4 1 012,2 1 119,0 1 594,0
1996
1 172,0 1 021,5 1 169,5 1 650,9
1995
1 224,0 1 146,4 1 129,3 1 670,4
1994
1 345,1 1 163,3 1 332,0 n/d
La concentration des prêts se trouvant dans la tranche de 5 millions de gourdes et plus sest accentuée
de 3 points de pourcentage. Ces prêts, qui représentaient plus de 61% de lensemble des prêts ayant
un encours de 75 000 gourdes ou plus au 30 septembre 1998, avaient été octroyés à 334 grands
emprunteurs, soit 6% de lensemble des débiteurs du système bancaire à cette date.
Laugmentation de la concentration du crédit octroyé aux grands emprunteurs sest effectuée au détri-
ment des prêts compris entre 1 million et 2,49 millions de gourdes et de ceux compris entre 2,5 et 4,99
millions de gourdes, qui ont reculé respectivement de 1 et 2 points de pourcentage dans la composition
de lencours global des prêts par rapport à 1997. Néanmoins, lencours des prêts des autres catégories
en pourcentage des prêts totaux na pas varié.
17
HHI = Indicateur de concentration Herfindhal. Cet indicateur est donné par la somme du carré des différentes parts de marché des banques. Ses
variations reflètent, selon le cas, un accroissement ou une diminution du degré de concentration. Une diminution de HHI traduit une plus faible
36 concentration.
Tableau 9 Distribution de lencours des prêts par tranche (prêts de 75 000 gourdes ou plus)
(au 30 septembre)
Rapport
Nombre Nombre Encours Encours des Annuel
Tranches de prêts d'emprunteurs demprunteurs, des prêts, prêts, 1998
en % en millions de en %
gourdes
1998
75 000 à 249 999 2 448 46 % 346,6 5%
250 000 à 499 999 1 017 19 % 357,3 5%
500 000 à 999 999 736 14 % 523,6 7%
1 000 000 à 2 499 999 564 10 % 882,7 11 %
2 500 000 à 4 999 999 244 5% 850,4 11 %
5 000 000 ou plus 334 6% 4 645,2 61 %
5 343 100 % 7 605,8 100 %
1997
75 000 à 249 999 2 031 48 % 294,4 5%
250 000 à 499 999 812 19 % 287,7 5%
500 000 à 999 999 528 12 % 370,9 7%
1 000 000 à 2 499 999 409 10 % 632,1 12 %
2 500 000 à 4 999 999 209 5% 710,4 13 %
5 000 000 ou plus 242 6% 3 224,8 58 %
4 231 100 % 5 520,3 100 %
1996
75 000 à 249 999 1 254 49 % 179,0 4%
250 000 à 499 999 527 20 % 185,3 5%
500 000 à 999 999 321 12 % 226,0 5%
1 000 000 à 2 499 999 257 10 % 402,6 10 %
2 500 000 à 4 999 999 100 4% 355,1 9%
5 000 000 ou plus 137 5% 2 724,0 67 %
2 596 100 % 4 072,0 100 %
1995
75 000 à 249 999 1 154 51 % 163,0 5%
250 000 à 499 999 436 19 % 152,6 5%
500 000 à 999 999 267 12 % 188,7 5%
1 000 000 à 2 499 999 192 9% 294,9 9%
2 500 000 à 4 999 999 86 4% 302,5 8%
5 000 000 ou plus 125 5% 2 290,4 68 %
2 260 100 % 3 392,1 100 %
1994
75 000 à 249 999 1 061 55 % 148,8 6%
250 000 à 499 999 361 19 % 125,4 5%
500 000 à 999 999 196 10 % 138,5 5%
1 000 000 à 2 499 999 154 8% 233,9 9%
2 500 000 à 4 999 999 67 4% 226,0 9%
5 000 000 ou plus 81 4% 1 737,3 66 %
1 920 100 % 2 609,9 100 %
37
Tableau 10 Distribution de lencours des prêts par secteur dactivité (prêts de 75 000 gourdes ou plus)
(au 30 septembre)
Rapport (en millions de gourdes)
Annuel
1998
1998 1997 1996 1995
Secteurs dactivité 75 000 (%) 75 000 (%) 75 000 (%) 75 000 (%)
ou plus ou plus ou plus ou plus
Commerce, gros et détail 3 470,5 45,6% 2 180,0 39,5% 1 341,2 33,0% 1 102,2 32,5%
Prêts aux particuliers 1 804,2 23,7% 1 483,2 26,8% 1 023,1 25,1% 750,4 22,1%
Industries manufacturières 1 573,5 20,7% 1 347,8 24,4% 1 176,7 28,9% 1 035,1 30,5%
Electricité, gaz, eau 156,3 2,1% 161,0 2,9% 149,8 3,7% 149,1 4,4%
Bâtiments et travaux publics 204,1 2,7% 129,3 2,3% 72,3 1,8% 62,9 1,9%
Assurances et affaires immobilières 266,8 3,5% 87,8 1,6% 73,0 1,8% 106,8 3,1%
Transport, entrepôt et communications 35,4 0,5% 42,4 0,7% 54,7 1,3% 62,0 1,8%
Agriculture, sylviculture et pêche 27,9 0,4% 30,4 0,6% 48,9 1,2% 18,7 0,6%
Services et autres 67,1 0,9% 58,4 1,2% 132,3 3,2% 105,0 3,1%
Total 7 605,8 100% 5 520,3 100% 4 072,0 100% 3 392,2 100%
Le poids des prêts octroyés aux services dutilité publique tels que lélectricité, le gaz et le traitement et
la distribution de leau a poursuivi sa baisse, sétablissant à 2,1% en 1998 contre 2,9% lannée précé-
dente, et 3,7% et 4,4% en 1996 et 1995, respectivement.
En 1998, le secteur agriculture, sylviculture et pêche de même que le secteur services et autres ont
poursuivi leur évolution à la baisse.
Graphique 9 Répartition de lencours des prêts selon léchéance (prêts de 75 000 gourdes ou plus)
(au 30 septembre)
1998 1997
Long terme Long terme
19,3% 24,6%
Moyen terme
Moyen terme
17,0%
13,1%
38
V.3 Parts de marché individuelles
Rapport
Au niveau du classement selon lactif, presque tous les établissements bancaires ont conservé leur Annuel
1998
rang, à lexception de la Socabank qui a augmenté sensiblement ses parts de marché, améliorant ainsi
sa position au détriment de la BIDC. La Sogebank, la Unibank et la BNC demeurent encore les ban-
ques les plus importantes du système en termes dactifs.
Nonobstant lévolution à la baisse de ses parts de marché depuis 1996, la Sogebank a conservé la
tranche la plus importante de lassiette des prêts bruts, suivie de près par la Unibank. Quant à la BNC,
elle a reculé de deux rangs au profit de la Socabank et de la Promobank qui occupaient respectivement
les troisième et quatrième positions au 30 septembre 1998.
Tableau 11 Parts de marché et rang selon lactif total et le portefeuille de prêts bruts
(au 30 septembre)
1: Données non disponibles au 30 septembre 1997; les données de 1996 sont relatives à la Métrobanque.
Au niveau des dépôts totaux, les banques occupant les quatre dernières positions dans le classement
au 30 septembre 1998 (Capitalbank, Sogebel, BMH et BICH) ont pratiquement gardé la même position.
La Socabank, par contre, a renforcé sa position en se hissant du septième rang quelle occupait un an
plutôt au cinquième. La Scotiabank et la BIDC ont continué de perdre des parts de marché. Cepen-
dant, seule cette dernière a reculé au classement selon les dépôts totaux, la Scotiabank ayant conservé
le même rang. Les banques occupant les quatre premières positions dans le classement (Sogebank,
Unibank, BUH et BNC) se partageaient environ 48% des dépôts totaux au 30 septembre 1998, contre
55,7% à la même date lannée précédente.
Au niveau des dépôts en dollars ÉU, la Unibank occupait la première place à la fin de lexercice et la
Sogebank, la deuxième. La Socabank et la Citibank occupaient les troisième et quatrième places au
détriment de la Promobank qui occupait le troisième rang en 1997. La BUH et la BIDC se disputent
depuis ces trois dernières années les sixième et septième positions. La Scotiabank et la Capitalbank se
disputent à leur tour les huitième et neuvième positions.
39
Tableau 12 Parts de marché et rang selon les dépôts totaux et les dépôts en dollars ÉU
(au 30 septembre)
Rapport
Dépôts totaux Dépôts en dollars ÉU
Annuel
Établissements 1998 1997 1996 1998 1997 1996
1998 % Rang % Rang % Rang % Rang % Rang % Rang
Sogebank 21,21 1 19,90 1 21,25 1 19,89 2 18,84 2 21,76 2
Unibank 16,46 2 15,25 2 13,60 2 25,21 1 27,52 1 27,76 1
BUH 10,29 3 9,97 4 10,38 4 8,93 6 6,63 7 5,95 6
BNC 8,90 4 10,59 3 12,83 3 0,85 12 0,84 12 0,52 12
Socabank 8,72 5 6,84 7 4,61 9 12,73 3 11,12 4 10,70 4
Promobank 7,28 6 8,20 6 8,84 5 9,18 5 11,54 3 11,99 3
BIDC 6,86 7 8,35 5 8,36 6 5,11 7 7,04 6 5,92 7
CBNA 5,70 8 5,49 8 5,07 8 9,52 4 8,49 5 8,35 5
Scotiabank 4,59 9 5,22 9 6,40 7 1,91 9 2,23 9 2,58 8
BPH 4,08 10 4,83 10 3,61 10 1,11 11 1,46 10 1,61 10
Capitalbank 3.37 11 3,00 11 2,27 12 3,91 8 3,16 8 1,99 9
Sogebel 2,31 12 2,33 12 2,35 11 1,49 10 1,13 11 - 13
1
BMH 0,20 13 - - 0,40 13 0,17 13 - - 0,82 11
BICH 0,03 14 0,03 13 0,04 14 - 14 - 13 - 13
100% 100% 100% 100% 100% 100%
1: Données non disponibles au 30 septembre 1997; les données de 1996 sont relatives à la Métrobanque.
En dépit de cet environnement mouvant, lannée 1998 sest soldée par une expansion du volume des
activités pour la majorité des banques, comme en témoigne la croissance du bilan, lévolution favorable
du produit net bancaire et le renforcement de lassise financière du système bancaire. Ces facteurs
positifs contrastent, principalement, avec la progression des frais dexploitation, réduisant ainsi les indi-
ces de rentabilité.
Évolution du bilan
Lactif total a connu une croissance de 16,6% en 1998, contre 19,2% en 1997. Deux facteurs permet-
tent dexpliquer ce fléchissement du taux de croissance de lactif. Dune part, la diminution du taux de
croissance des prêts nets (14,8% contre 38,4% en 1997) résultant de la croissance plus rapide des
provisions pour créances douteuses (44,7%) par rapport aux prêts bruts qui ont accusé le taux de
croissance le plus faible sur les cinq dernières années, soit 16%. Dautre part, et dans une moindre
mesure, lappréciation de la gourde par rapport au dollar américain (16,8475 gourdes/dollar ÉU au 30
septembre 1998 contre 16,9496 au 30 septembre 1997) qui a exercé un effet de contraction sur léva-
luation en gourdes des actifs en dollars ÉU.
Depuis 1994, les dépôts croissent plus vite que lactif total. Cette tendance sest maintenue en 1998. Le
taux de croissance annuel des dépôts à la fin de lexercice sest établi à 17,7% contre 16,6% pour lactif
total.
Lassise financière des banques sest renforcée au cours de lannée 1998. En effet, lavoir des actionnai-
res a crû plus vite que lactif total, soit 22,5% contre 16,6%. Ainsi, la part des fonds propres dans la
structure du passif total a augmenté, passant de 5,4% en 1997 à 5,7% en 1998.
41
Tableau 15 Composition des postes du bilan du système bancaire
(au 30 septembre)
Rapport
Annuel 1998 1997 1996 1995 1994
1998 Disponibilités 31,9% 32,4% 48,5% 52,5% 57,2%
Bons BRH 9,0% 6,1% - - -
Autres placements 5,9% 6,8% 3,9% 4,0% 1,0%
Prêts nets 43,7% 44,4% 38,2% 34,3% 33,8%
Immobilisations nettes 5,6% 5,3% 4,9% 3,4% 3,2%
Autres actifs 4,0% 5,0% 4,5% 5,8% 4,8%
Actif total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Dépôts 84,3% 83,5% 81,3% 77,3% 73,3%
Obligations à vue 6,9% 7,0% 11,1% 12,8% 16,7%
Obligations à terme 1,6% 2,2% 1,9% 3,3% 3,6%
Autres passifs 1,5% 1,9% 1,1% 2,2% 1,4%
Passif total 94,3% 94,6% 95,4% 95,6% 95,1%
Avoir des actionnaires 5,7% 5,4% 4,6% 4,4% 4,9%
Passif et avoir des actionnaires 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Liquidités
Les liquidités sont constituées des disponibilités et des bons BRH. Par liquidités, on entend les fonds
facilement convertibles en espèces dont dispose une banque pour faire face à tous ses engagements
de sortie de fonds lorsquils deviennent exigibles. Le niveau de liquidité des banques est tributaire de la
politique monétaire menée par la BRH, notamment en ce qui a trait aux coefficients de réserves obliga-
toires et aux émissions de bons BRH.
À lexception de lannée 1997, au cours de laquelle elles ont connu une baisse inhabituelle, les liquidités
du système bancaire ont maintenu leur tendance à la hausse en 1998 (23,8% de croissance).
-5,4% 23,8%
24,5% 0,6%
Au 30 septembre 1998, 78,12% des liquidités étaient constituées par les disponibilités, contre 84,1% à la
même date lannée précédente. Ce changement de composition sest effectué à lavantage des bons BRH
qui sont passés de 15,9% des liquidités en 1997 à 21,9% en 1998.
Le ratio liquidités sur actif total mesure le pourcentage de lactif liquide ou facilement convertible en
espèces dont peut se servir une banque pour honorer ses obligations à court terme. Ce ratio a subi une
légère augmentation en 1998, passant dun niveau de 38,5% lan dernier à 40,9%. Cet affermissement
provient de la croissance plus rapide des liquidités (23,8%) par rapport à lactif total (16,6%).
42
Tableau 16 Composition des liquidités du système bancaire
(au 30 septembre)
(en millions de gourdes et en pourcentage) Rapport
Annuel
1998 1997 1996 1995 1994 1998
Encaisse 961,2 12,9% 882,5 14,7% 1 045,0 16,4% 768,5 12,2% 462,4 9,1%
Avoirs à la BRH 3 289,3 44,2% 2 619,1 43,6% 3 346,3 52,7% 3 468,8 54,9% 3 109,0 61,2%
Avoirs à létranger 904,6 12,2% 872,2 14,5% 1 315,4 20,7% 1 393,9 22,1% 1 156,6 22,8%
Avoirs banques locales 230,3 3,1% 267,3 4,4% 399,3 6,3% 310,1 4,8% 239,0 4,7%
Autres 425,2 5,7% 413,9 6,9% 248,7 3,9% 378,6 6,0% 110,9 2,2%
Disponibilités 5 810,6 78,1% 5 054,9 84,1% 6 354,7 100% 6 319,9 100% 5 077,9 100%
Bons BRH 1 629,0 21,9% 954,0 15,9% - - - - - -
Liquidités 7 439,6 100% 6 008,9 100% 6 354,7 100% 6 319,9 100% 5 077,9 100%
Opérations interbancaires
Lactivité interbancaire, très intense au début de lannée, a subi un ralentissement en cours de période
puisque à la fin de lexercice lencours des prêts aux établissements bancaires se chiffrait à 46 MG, en
baisse de 74,7% sur 1997, tandis que celui des emprunts était de 72 MG, en recul de 65,9% sur 1997. Les
prêts et les emprunts interbancaires représentaient respectivement 0,3% et 0,4% de lactif total du sys-
tème bancaire au 30 septembre 1998. La position nette interbancaire créditrice à la fin de lexercice
sexplique par le recours dun établissement bancaire au financement de la Banque Centrale.
Lencours mensuel moyen des opérations interbancaires a évolué différemment. En effet, les prêts moyens,
sinscrivant en hausse de 74,3% par rapport à 1997, se sont établis à 134,7 MG alors que les emprunts
moyens ont progressé au rythme de 20,4% pour atteindre 162,5 MG.
Ressources
Les dépôts sélevaient à 15 348 MG au 30 septembre 1998, contre 13 062 MG un an plus tôt, soit une
croissance de 17,7%.
43
Graphique 11 Croissance des dépôts du système bancaire
(au 30 septembre)
Rapport (en millions de gourdes)
Annuel
1998 15 348,4
13 036,2
10 652,7
9 310,5
6 507,3
Bien que les dépôts dépargne représentent la composante la plus importante des dépôts totaux, leur part
relative dans la structure de ces derniers na pas cessé de chuter, passant de 46% au 30 septembre 1997
à 42% au 30 septembre 1998. Il en est de même des dépôts à vue dont la part relative est passée de 26%
à 25% sur la même période. Parallèlement, les dépôts à terme ont marqué une nette progression et ce, au
détriment des dépôts à vue et des dépôts dépargne.
Les dépôts à terme, qui sont passés de 3 655 MG au 30 septembre 1997 à 5 080 MG au 30 septembre
1998, ont constitué 33% de lensemble des dépôts en 1998, par rapport à 28% en 1997 et 22% en 1996.
La montée des dépôts à terme sexplique par la hausse des taux dintérêt offerts sur ce type de dépôts
résultant de la compétition entre les banques pour les capter. Ainsi, laugmentation du coût dopportunité
lié à la détention des dépôts à vue ou des dépôts dépargne a incité les épargnants à conserver une part
grandissante de leurs ressources sous forme de dépôts à terme.
Dépôts à vue 3 791,2 25% 3 373,1 26% 3 021,4 28% 2 971,3 32% 1 640,5 25%
Dépôts dépargne 6 477,2 42% 6 008,0 46% 5 265,3 50% 4 692,1 51% 3 839,3 59%
Dépôts à terme 5 080,0 33% 3 655,1 28% 2 366,0 22% 1 647,2 17% 1 027,5 16%
15 348,4 100% 13 036,2 100% 10 652,7 100% 9 310,6 100% 6 507 3 100%
Les dépôts en dollars ÉU ont crû de 57,6 millions en 1998, soit une hausse de 27,4% par rapport à
lexercice précédent. Convertis en gourdes au taux du 30 septembre 1998, les dépôts en devises ont
accusé une hausse de 948,4 MG, soit une croissance légèrement moins forte (26,6%) du fait de lappré-
ciation de la gourde par rapport au dollar ÉU.
44
Tableau 21 Progression des dépôts en dollars ÉU du système bancaire
(au 30 septembre)
(dépôts convertis en millions de gourdes) Rapport
Annuel
1998 1997 1998
Dépôts Dépôts Dépôts dépôts Dépôts Dépôts Dépôts % dépôts
dollars ÉU dollars ÉU totaux dollars dollars ÉU dollars ÉU totaux dollars
1 1
convertis convertis/ convertis convertis/
dépôts totaux dépôts totaux
1
Les taux de conversion étaient de 16,8475 et 16,9496 au 30 septembre 1998 et au 30 septembre 1997, respectivement.
La tendance à la dollarisation, mesurée ici par le rapport entre les dépôts en devises convertis et les
dépôts totaux, sest renforcée en 1998. En effet, le recul observé au niveau des dépôts à terme convertis
dans la composition des dépôts à terme totaux a été plus que compensé par la progression des dépôts
dépargne et des dépôts à vue convertis puisque, de manière globale, lencours total des dépôts convertis
est passé de 27,4% à 29,4% des dépôts totaux entre 1997 et 1998.
Les prêts bruts se chiffraient à 8 368 MG au 30 septembre 1998 par rapport à 7 216 MG au 30 septembre
1997, soit une augmentation de 16%. Ce rythme de croissance est le plus faible enregistré sur les cinq
dernières années. Lenvironnement des affaires difficile et la morosité de lactivité économique globale
ont, entre autres, contribué à alimenter cette tendance.
5 249,3
4 323,8
3 190,9
Bons BRH
Au 30 septembre 1998, lencours des bons BRH détenus par les établissements bancaires sélevait à
1 629 MG, soit une progression de près de 71% par rapport à lexercice précédent.
45
Autres placements
Rapport Les placements des banques sont composés principalement dinstruments du marché monétaire amé-
Annuel ricain, de valeurs mobilières ou de titres de participation. Ils sont passés de 1 060 MG au 30 septembre
1998 1997 à 1 067 MG au 30 septembre 1998, soit une légère hausse de 0,6%.
Opérations de change
Comme au cours de lexercice précédent, les établissements bancaires sont intervenus sur le marché des
changes, tant pour satisfaire les besoins de leur clientèle que pour leur propre compte.
Graphique 13 Volume des achats et des ventes de dollars ÉU effectués par le système bancaire.
(en millions de dollars ÉU)
oct. nov. déc. jan. fév. mars avril mai juin juil. août s ept.
97 97 97 98 98 98 98 98 98 98 98 98
Ventes Achats
Graphique 14 Position nette en devises du système bancaire, en pourcentage des fonds propres.
(au 30 septembre)
60%
52,2% Limite selon la
50%
norme prudentielle
40%
30% 30,7%
20%
10,0%
10% 13,5%
46 0%
1995 1996 1997 1998
VI.2 Structure financière et Qualité de lactif
Rapport
Annuel
Assise financière et Fonds propres 1998
Lassise financière des banques sest encore renforcée au cours de cet exercice. En effet, pour la troi-
sième année consécutive, la croissance des fonds propres, qui regroupent principalement le capital libéré,
les bénéfices non répartis et les réserves, est supérieure à celle de lactif total (22,5% contre 16,6%).
Ainsi, la part de lavoir des actionnaires dans la structure financière des banques sest légèrement accrue
pour sétablir à 5,7% en 1998 versus 5,4% en 1997, abaissant ainsi le niveau de leffet de levier financier.
848,3
598,9
530,9
434,4
Dans le cadre de son programme de réglementation prudentielle, la BRH mettra en application, au début
du prochain exercice, la norme sur la suffisance des fonds propres. Dans ses grandes lignes, cette
norme, qui devra être appliquée à chacun des établissements bancaires sur une base consolidée, établit
que les fonds propres réglementaires seront composés des fonds propres de base et des fonds propres
complémentaires, constitués déléments de quasi-capital. De plus, elle prévoit que tout établissement
bancaire devra respecter un rapport maximum de 20 entre lactif et les fonds propres réglementaires dune
part et, de lautre, un rapport maximum de 12% entre les fonds propres réglementaires et lensemble des
éléments de lactif, bilan et hors bilan, pondérés en fonction du risque.
Qualité de lactif
Le montant des prêts improductifs18 a crû de 367,4 millions de gourdes en 1998 par rapport à 1997,
affichant ainsi un taux de croissance annuel de 104,6%, contre 41,2% en 1997. La croissance rapide des
prêts improductifs ne signifie pas forcément une dégradation de la qualité du portefeuille de prêts au cours
de lexercice 1998 mais découle plutôt defforts plus réalistes de classification de lactif consentis par les
établissements bancaires dans le but de se conformer aux dispositions de la norme sur la classification et
le provisionnement du crédit.
351,2
220,0 248,8
196,1
Pour des raisons de prudence, les banques constituent des provisions pour créances douteuses en vue
de faire face à des pertes pouvant découler de la dégradation potentielle de la qualité du portefeuille de
prêts. Le taux de couverture représente le pourcentage des prêts improductifs qui sont provisionnés. Ce
taux a subi un net recul en 1998 et se situe à son plus faible niveau sur les cinq dernières années. En effet,
il est passé de 97,7% en 1994 à 56,2% en 1998. Le déclin du taux de couverture fait suite à la mise en
oeuvre de la norme sur la classification et le provisionnement du crédit qui, tout en exigeant des établisse-
ments bancaires une classification plus fidèle de leur portefeuille de crédit, prévoit une période transitoire
au cours de laquelle ces établissements sont autorisés à réduire de moitié les nouveaux taux de
provisionnement minimal applicables sur certaines catégories de prêts.
Tableau 23 Couverture des prêts improductifs bruts par les provisions pour créances douteuses
(au 30 septembre)
(en millions de gourdes)
1998 1997 1996 1995 1994
Provisions pour
créances douteuses 404,1 279,2 238,4 196,4 191,7
Prêts improductifs bruts 718,6 351,2 248,8 220,0 196,2
Taux de couverture 56,2% 79,5% 95,8% 89,3% 97,7%
Lévolution de la couverture des prêts improductifs nets par les fonds propres indique limpact potentiel
quaurait sur ces derniers la perte de chaque gourde de prêts improductifs pour lesquels aucune provision
pour créances douteuses na été constituée. À cause de la baisse du taux de couverture observée en
1998, le ratio des prêts improductifs nets sur les fonds propres sest inscrit en hausse, atteignant un
niveau de 30,2%. Cependant, la BRH anticipe une baisse de ce ratio au cours des prochains exercices en
raison notamment de lapplication intégrale des taux de provisionnement requis et de lentrée en applica-
tion prochaine de la norme sur la suffisance des fonds propres qui doit, à terme, aboutir à un renforcement
de la capitalisation du système bancaire.
Au 30 septembre 1998, les fonds propres du système bancaire sont en mesure dabsorber toute perte sur
les prêts improductifs non couverts par des provisions.
Tableau 24 Prêts improductifs, déduction faite des provisions pour créances douteuses, en pourcentage des
fonds propres
(au 30 septembre)
(en millions de gourdes)
1998 1997 1996 1995 1994
Prêts improductifs bruts 718,6 351,2 248,8 220,0 196,2
moins : Provisions pour
créances douteuses 404,1 279,2 238,4 196,4 191,7
Prêts improductifs nets 314,5 72,0 10,4 23,6 4,5
Fonds Propres 1 039,4 848,3 598,9 530,9 434,4
Proportion des prêts
improductifs nets, par
48 rapport aux fonds propres 30,2% 8,5% 1,7% 4,4% 1,0%
VI.3 Résultats
Rapport
Rentabilité Annuel
1998
Le bénéfice net du secteur bancaire a accusé une baisse de 53% par rapport à 1997. Sans la présence
de la Banque Nationale de Crédit (BNC), qui à elle seule affiche une perte atypique de 71,2 MG, le
bénéfice net du système serait de 166,8 MG, soit une diminution de 17,9% par rapport à lannée précé-
dente. Le bénéfice net a évolué en dents de scie sur les cinq dernières années pour atteindre son point
culminant en 1997 (203,4 MG), son niveau le plus bas étant celui de 1994 (82,3 MG).
203,4
152,0 146,4
95,6
82,3
En dépit dune croissance de 28,5% du produit net bancaire, les principaux indices de rentabilité ont
accusé un déclin causé essentiellement par laugmentation de 39,5% des dépenses dexploitation. Le
ROA (rendement net de lactif) du système a chuté de 59,9% par rapport à lannée précédente du fait de
la baisse drastique de la marge nette de profit qui est passée de 18,2% en 1997 à 6,7% en 1998. Lannée
1998 a vu le ROA atteindre son plus faible niveau (0,6%) sur les cinq dernières années, se positionnant
ainsi à un niveau nettement inférieur à la norme internationale de 1%.
0,99
Le ROE (rendement de lavoir des actionnaires) a suivi la même tendance à la baisse. Cette évolution du
ROE reflète la chute du ROA et, dans une moindre mesure, lutilisation moins intense du levier financier
qui est passé dun multiple de 18,4 en 1997 à 17,5 en 1998.
49
Graphique 19 Rendement de lavoir des actionnaires (ROE)
(au 30 septembre)
Rapport
Annuel 31,49
1998
25,91 28,11
21,19
Dépnses dexploitation
Salaires et avantages sociaux 516,0 410,5 320,2 202,9 158,7
Frais de locaux 51,6 50,5 37,9 25,4 19,4
Amortissement 129,6 94,8 66,5 34,2 23,8
Autres dépenses dexploitation 478,3 287,0 227,6 132,9 99,8
50
Tableau 26 Variation des postes de létat des revenus et dépenses du système bancaire
(pour lexercice terminé le 30 septembre)
Rapport
Variation Variation Variation Variation Annuel
98/97 97/96 96/95 95/94 1998
Dépenses dexploitation
Salaires et avantages sociaux 25,7% 28,2% 57,8% 27,9%
Frais de locaux 2,1% 33,4% 49,3% 31,3%
Amortissement 36,7% 42,6% 94,2% 43,9%
Autres dépenses dexploitation 66,6% 26,1% 71,2% 33,1%
Revenus nets dintérêts 1 021,3 71,2% 790,8 70,8% 544,0 62,6% 354,6 58,0% 265,6 58,0%
Autres revenus 413,2 28,8% 325,6 29,2% 325,4 37,4% 244,2 42,0% 195,3 42,0%
Produit net bancaire 1 434,5 100% 1 116,4 100% 869,4 100% 598,8 100% 460,9 100%
Autres revenus
Au 30 septembre 1998, les autres revenus, en hausse de 26,9%, ont atteint 413,1 MG. À en juger par leur
évolution sur les cinq dernières années, ils ont tendance à occuper une part de moins en moins importante
dans la structure du PNB.
Les gains de change ont poursuivi leur tendance à la baisse, suite à une réduction de la volatilité du taux
de change de la gourde par rapport à la devise américaine et, dans une moindre mesure, à la norme
prudentielle sur la gestion du risque de change qui a eu pour effet de limiter les positions nettes de change
des banques. La baisse de 11,3% des gains de change a été compensée par la hausse des autres
revenus provenant de la prestation de services, notamment les commissions19. Ces dernières ont pro-
gressé de 5,7%, passant de 154,5 MG en 1997 à 163,2 MG en 1998.
4 1 3 ,2
3 2 5 ,4 3 2 5 ,7
144,4
2 4 4 ,1 50,1 52,2
1 9 5 ,3 61,4 143,3 154,5 163,2
42,0
91,8 114,1
132,0 119,0 105,6
61,5 68,6
Dépenses dexploitation
Les dépenses dexploitation ont évolué encore une fois à la hausse en 1998 (39,5% de croissance),
passant de 842,9 MG en 1997 à 1 175,5 MG en 1998. À lexception de 1996, cette croissance a été la
plus forte enregistrée sur les cinq dernières années. Lévolution à la hausse du taux de croissance des
dépenses dexploitation en 1998 sexplique par la progression accélérée des autres dépenses dexploi-
52 tation (66,6%), lesquelles incluent les frais de voyage, dentretien et de publicité, et des
amortissements (36,7%).
19
Les commissions se définissent comme lensemble des revenus provenant de la prestation de services par les établissements bancaires à leur
clientèle; elles constituent la base des autres revenus.
Graphique 21 Évolution des dépenses dexploitation du système bancaire
(pour lexercice terminé au 30 septembre)
(en millions de gourdes) Rapport
Annuel
11 75,5
1998
478,3
84 2,9
65 2,2 287,0
181,2
227,6
145,4
39 5,4 104,4
30 1,7 132,9
99,9 516,0
43,1 59,6 410,5
320,2
158,7 202,9
Les salaires et avantages sociaux ont représenté environ 44% des dépenses dexploitation en 1998; les
dépenses en salaires et avantages sociaux par employé sont passées de 183 751 gourdes en 1997 à
199 152 gourdes en 1998, soit une hausse de 8,4%.
1
Les autres revenus dintérêts non compris.
53
Tableau 30 Rémunération moyenne des dépôts
(pour lexercice terminé au 30 septembre)
Rapport (en millions de gourdes et en pourcentage)
Annuel
1998 Dépôts Dépenses Taux moyen
moyens 1 dintérêts de rémunération
1
Les dépôts à vue non compris.
VI.4 Productivité
En outre, les revenus nets dintérêts assuraient une couverture de 94% des dépenses dexploitation en
1997. À cause de la baisse de la productivité enregistrée en 1998, ce ratio a décliné pour sétablir à
86,9%. Lévolution à la baisse du ratio de couverture des dépenses dexploitation a été le résultat de
stratégies adoptées par les établissements bancaires favorisant la croissance des parts de marché au
détriment de la rentabilité.
54
Graphique 22 Croissance du nombre demployés
(au 30 septembre)
Rapport
2 591 Annuel
2 234 1998
2 032
1 663
1 424
La BRH a pour mission de contrôler les activités des banques afin de préserver la confiance du public à
lendroit du système bancaire. La protection des fonds des déposants est la raison dêtre de cette
mission, et aussi celle des travaux dinspection, de surveillance et de normalisation prudentielle qui en
découlent.
Selon larticle 19 de la Loi du 17 août 1979 créant la Banque de la République dHaïti, la Direction de la
Supervision des Banques et Institutions Financières (DSBIF) est chargée principalement de veiller à
lapplication des lois et règlements sur les institutions financières. Ses fonctions sont de contrôler
lapplication de toutes les décisions du Conseil dadministration de la BRH concernant la politique de
change, la monnaie et le crédit, et dinspecter régulièrement les établissements bancaires.
Les maisons de transfert sont également contrôlées par la BRH, en vertu de leur loi organique. De plus,
la BRH est autorisée à vérifier les opérations des agents de change en vertu du mandat des ministères
de tutelle, le Ministère du Commerce et de lIndustrie et le Ministère de lÉconomie et des Finances.
La BRH accorde beaucoup dimportance à la solvabilité des banques dans le but de fournir une protec-
tion optimale aux déposants. Son rôle consiste à sassurer quelles gèrent de façon saine et prudente
les risques encourus et quelles respectent les législations et réglementations en vigueur.
La BRH effectue un contrôle permanent des banques et de lensemble du système bancaire. Elle pro-
cède à des inspections régulières de ces établissements et émet des circulaires dont certaines portent
sur les normes prudentielles. Dans cette optique, la BRH entretient des rapports étroits avec les ban-
ques, vu que lefficacité de la mission de supervision requiert une bonne connaissance de leurs activités
et des contacts soutenus avec leurs dirigeants.
Le Cadre de surveillance élaboré au cours de lexercice précédent a été mis en vigueur. Ce cadre, qui
sinspire des principes fondamentaux (core principles) pour une supervision bancaire effective énoncés
par le Comité de Bâle20, expose lesprit et les principes de travail privilégiés par la Direction de la Super-
vision dans lexercice de sa mission.
55
20
Comité créé en décembre 1974 par les pays du Groupe des dix (G10) et qui a pour mission principale de définir les modalités dune coopération
internationale propre à renforcer le contrôle prudentiel et à développer la qualité de la surveillance bancaire.
En résumé, le Cadre de surveillance prévoit :
Rapport a) laccomplissement dactivités de surveillance sur pièces et dinspection sur place;
Annuel
1998
b) lobtention dinformations financières périodiques fiables de même que le traitement rapide et lana-
lyse adéquate de celles-ci;
c) des inspections générales sur place, trimestrielles et ponctuelles, fondées sur lévaluation des ris-
ques propres à chaque établissement bancaire;
d) des inspections générales sur place effectuées suivant lapproche CAMEL21;
e) la révision et lutilisation des travaux de vérificateurs indépendants dans le but déviter la duplication
des efforts;
f) un cycle de surveillance en fonction de la taille de chaque établissement et du niveau de risque quil
encourt;
g) une structure organisationnelle adaptée aux activités de surveillance sur pièces et dinspection sur
place;
h) des équipes dinspection et des analystes responsables dun portefeuille bien précis détablisse-
ments.
Les principes fondamentaux pour une supervision bancaire effective élaborés par le Comité de Bâle
sont au nombre de vingt cinq et doivent être présents dans tout système de supervision qui se veut
efficace. Ils représentent un minimum et, dans de nombreux cas, doivent être complétés par dautres
mesures visant à contrôler des risques particuliers rencontrés au niveau du système financier de cha-
que pays. Le tableau suivant présente les vingt cinq principes fondamentaux et létat de leur application
par le système bancaire haïtien.
21
Méthodologie dinspection fondée sur la révision des éléments suivants : les fonds propres (Capital), les actifs (Assets), la gestion (Management),
56 les bénéfices (Earnings) et la liquidité (Liquidity).
Tableau 32 État d'application par le système bancaire des principes fondamentaux du comité de Bâle
Principes Appliqué Non appliqué Rapport
Principe #1 Assignation de responsabilités et objectifs clairs à chaque instance Annuel
1998
participant à la surveillance des organisations bancaires. x
Principe #2 Définition claire des activités bancaires. x
Principe #3 Fixation des critères d'agrément par les autorités de contrôle. x
Principe #4 Pouvoir des autorités de contrôle d'examiner ou de rejeter des
transferts de parts importantes de propriété ou de participation à des tiers. x
Principe #5 Établissement par les autorités de contrôle des critères d'examen
des grandes opérations d'acquisition ou d'investissement. x
Principe #6 Fixation d'exigences de fonds propres minimales par les autorités de
contrôle. x
Principe #7 Évaluation des politiques, pratiques et procédures des banques en
matière d'octroi de prêts et d'investissements. x
Principe #8 Normes garantissant l'établissement par les banques de politiques
et procédures adéquates pour évaluer la qualité de leurs actifs et établir des
provisions pour pertes sur prêts. x
Principe #9 Normes garantissant l'établissement de systèmes d'information par
les banques leur permettant d'identifier des concentrations au sein de leurs
portefeuilles. x
Principe #10 Normes permettant aux autorités de contrôle de suivre et de
réduire les risques liés aux prêts octroyés aux apparentés. x
Principe #11 Normes garantissant l'établissement par les banques de politiques
et procédures leur permettant d'identifier et de contrôler le risque-pays et de
constituer des réserves appropriées en regard de ces risques. x
Principe #12 Normes garantissant l'établissement par les banques de systèmes
permettant un contrôle des risques de marché, l'imposition de limites et la
constitution de fonds propres spécifiques aux risques. x
Principe #13 Normes garantissant l'établissement par les banques d'un
processus global de gestion des risques et de constitution d'une couverture de
1
fonds propres spécifiques aux risques . x
Principe #14 Normes garantissant l'établissement de contrôles internes par les
banques. x
Principe #15 Normes garantissant l'établissement de critères de connaissance
de la clientèle par les banques pour éviter qu'elles ne soient utilisées par des
éléments criminels. x
Principe #16 Mise en oeuvre d'un contrôle bancaire efficace, c'est-à-dire
exécuté sur place et sur pièces. x
Principe #17 Établissement de contacts réguliers entre les autorités de contrôle
et les directions des banques afin de permettre une meilleure connaissance de
celles-ci par les premières. x
Principe #18 Analyse par les autorités de contrôle des rapports prudentiels et
études statistiques fournis par les banques sur une base individuelle et
consolidée. x
Principe #19 Recours par les autorités de contrôle à des auditeurs externes pour
vérifier certaines informations prudentielles. x
Principe #20 Surveillance des groupes bancaires sur une base consolidée. x
Principe #21 Les autorités de contrôle doivent s'assurer que les banques
publient des états financiers reflétant fidèlement leur situation financière. x
Principe #22 Mise en oeuvre d'instruments destinés à porter les banques à
appliquer les réglementations et, dans les cas extrêmes de non conformité, à
aboutir à la révocation de l'agrément. x
Principe #23 Contrôle global consolidé à l'échelle mondiale. x
Principe #24 Échanges d'informations avec les autorités du pays d'accueil dans
le cadre du contrôle consolidé global. x 57
Principe #25 Obéissance des mêmes normes par les banques étrangères et les
1
banques domestiques . x
1
La norme touchant à ce principe sera mise en vigueur en décembre 1998.
VII.3 Règlementation prudentielle
Rapport
Annuel En 1998, la BRH a poursuivi les travaux entrepris en 1995 relativement à la mise en place dun pro-
1998 gramme de normes prudentielles en collaboration avec la communauté bancaire. De façon générale,
les problèmes rencontrés par un établissement bancaire sont la résultante de quatre éléments: des
erreurs dans le positionnement stratégique de létablissement, une concentration excessive des ris-
ques, un niveau de fonds propres insuffisant et des faiblesses dans les contrôles internes. Au cours de
lexercice 1998, la BRH a renforcé son action persuasive dans ces domaines et entend la poursuivre
pendant lexercice 1999.
Le Tableau 33 montre létat davancement du Programme de normes prudentielles et donne une brève
explication de lobjectif visé par chacune delles.
Tableau 33 Programme de normes prudentielles
Gestion du risque de change Mise en vigueur le 1er oct. 1996
Vise à limiter les positions de change courtes ou longues mainte-
nues par les établissements bancaires et à responsabiliser la di-
rection de ces établissements eu égard à la mise en place de
politiques et de systèmes de gestion et de contrôle appropriés.
Limites relatives à la propriété croisée du capital Mise en vigueur le 1er avril 1997
Vise à diversifier lactionnariat du système bancaire afin que
deux ou plusieurs établissements bancaires ne soient pas
contrôlés de façon importante par les mêmes actionnaires.
Limites relatives à la concentration du risque de crédit Mise en vigueur le 1er juin 1997
Vise à limiter les risques de crédit provenant des emprunteurs
importants, des emprunteurs liés à un établissement bancaire et
des secteurs dactivité.
Surveillance consolidée des opérations des banques Mise en vigueur le 1er mai 1998
Contrôle par la BRH dun établissement bancaire et des entités
que celui-ci contrôle en vue de connaître la situation financière et
les résultats densemble du groupe comme sil sagissait dune
seule entité.
Règles concernant la vérification des états financiers, la certifi- Mise en vigueur le 1er mai 1998
cation des informations statutaires soumises à la BRH et les
relations entre la BRH et les vérificateurs indépendants
Vise à assurer que les établissements bancaires préparent leurs
états financiers selon les principes comptables généralement re-
connus sur le plan international; à garantir que les formulaires de
déclaration Bilan et États des Résultats soumis à la BRH ont été
complétés en conformité avec la réglementation en la matière et
reflètent fidèlement les données financières indiquées dans les
livres et registres comptables; et à évaluer si la BRH peut sap-
puyer sur la vérification indépendante afin déviter la duplication
58 des travaux de même nature.
Règles en matière de suffisance des fonds propres En discussion à la BRH
Vise à mettre en place des normes en matière de suffisance Date prévue de mise en vigueur:
des fonds propres afin dassurer une capitalisation adéquate décembre 1998. Rapport
Annuel
des établissements bancaires et de renforcer la solidité du
1998
système bancaire.
Quatre banques ont fait lobjet dinspection générale au cours de lexercice; il sagit de la Banque Inter-
continentale de Commerce (BIDC), de la Banque de lUnion Haïtienne (BUH), de la Banque de Promo-
tion Commerciale et Industrielle S.A. (Promobank) et de la Société Caraïbéenne de Banque S.A.
(Socabank).
Par ailleurs, la BRH continuera au cours du prochain exercice les discussions entamées avec les éta-
blissements de crédit et effectuera une série de visites dinspection dans le but de sassurer de la
conformité des systèmes informatiques de ces établissements aux exigences techniques liées au pas-
sage à lan 2000.
Les autres rapports sont internes à la BRH et constituent des études analytiques des tendances obser-
vées pour le système bancaire en général, et pour chaque établissement en particulier.
Demandes dagrément
Au cours de lannée 1998, la BRH a reçu la demande dagrément de Mme. Marie-Charles Patrique
Mellon à titre de postulante à la profession dagent de change. Son dossier est actuellement à létude.
Mme Marie Marthe François, dont le dossier était à létude à la fin de lexercice précédent, a obtenu sur
avis favorable du Ministère du Commerce et de la BRH, une autorisation de fonctionner en qualité
dagent de change.
La Caribbean World Trading a sollicité une autorisation de fonctionnement en vue de louverture dune
Maison de Transfert. Son dossier est actuellement à létude.
De plus, à la fin de lexercice, la BRH a émis en faveur de la Banque Haïtienne de Développement S.A.,
société de banque dépargne et de logement en formation, un avis favorable auprès du Ministère de
lÉconomie et des Finances.
59
Ouverture de succursales ou de comptoirs
Rapport La BRH a autorisé les banques suivantes à ouvrir des succursales ou des comptoirs : BIDC (Rue du
Annuel
1998
Quai - Delmas - Lalue), BUH (Ouanaminthe, Limbé, Port-de-Paix), Capital Bank (Delmas 53), Citibank
(Pétion-Ville), Promobank (Turgeau, Delmas), Socabank (Carrefour), Sogebank (Impasse Lavaud/Lalue
- Delmas 105), Unibank (Rue Montalais - Lalue - Place Boyer, Pétion-Ville).
Pénalisation
Le montant des pénalités encourues par les établissements bancaires assujettis au contrôle de la BRH
sest élevé à 2 891 136 gourdes, contre 9 184 030 gourdes pour lexercice antérieur. Cette pénalisation
se répartit comme suit: 412 649 gourdes pour violation de la norme prudentielle sur la gestion du risque
de change, 2 315 487 gourdes pour déficit de réserves, 163 000 gourdes pour soumission de rapports
en retard à la BRH.
Intérêts payés
La BRH a versé des intérêts sélevant à 241 108 683 gourdes à treize banques à titre de rendement sur
les bons BRH, contre 156 264 189 gourdes lannée précédente, soit une hausse denviron 54%.
Rapports
La Direction de la Supervision a publié quatre rapports trimestriels intitulés Statistiques et Indicateurs
Financiers ainsi que quatre autres intitulés Indicateurs Financiers en Graphes. Les données publiées
par la BRH sur les opérations du système bancaire sinscrivent dans le cadre dune politique de trans-
parence financière visant à aider le déposant dans sa prise de décision.
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