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Histoire des Médias et Communication

Ce document présente un cours d'Histoire de la Communication et des Médias, soulignant l'évolution des médias depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'à l'ère numérique. Il explore les définitions des médias et de la communication, ainsi que les différentes catégories de médias, notamment les médias autonomes, de diffusion et de communication. Enfin, il aborde l'historique de la presse écrite, en mettant l'accent sur son développement en Afrique francophone, en particulier au Burkina Faso.

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Histoire des Médias et Communication

Ce document présente un cours d'Histoire de la Communication et des Médias, soulignant l'évolution des médias depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'à l'ère numérique. Il explore les définitions des médias et de la communication, ainsi que les différentes catégories de médias, notamment les médias autonomes, de diffusion et de communication. Enfin, il aborde l'historique de la presse écrite, en mettant l'accent sur son développement en Afrique francophone, en particulier au Burkina Faso.

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Support du cours d’Histoire de la Communication et

des Médias
Licence 1 Communication/ Université Aube Nouvelle

Préparé et dispensé par : Doumi Mohamed ZAN-KARAMBIRI


Doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication/ Université
Joseph KI-ZERBO
Année académique 2024-2025

Introduction générale
1
De Gutenberg à nos jours, depuis l'invention de l'imprimerie, au XV siècle, jusqu'à
l'essor récent des disques multimédias, l'histoire des médias se confond avec la double
aventure de l'industrie et de la liberté.

Nés au milieu du XIX siècle, les journaux quotidiens, enfants légitimes des rotatives et
de la liberté d'expression, inaugurent une ère nouvelle pour l'information et la
démocratie : pour la première fois dans l'histoire, des nouvelles d'actualité,
considérables ou dérisoires, ordinaires ou spectaculaires, sont divulguées ou propagées
selon une technique industrielle.

Après la seconde guerre mondiale, dans le sillage de la radio, la télévision bouleverse


l'ordre social institué par la presse imprimée et ses journalistes : l'audiovisuel, partout,
gagne du terrain sur l'imprimerie. A la veille de l'an 2000, la technique, inopinément,
offre sa revanche à l'écrit.

Le monde change de direction, en même temps, très souvent, que les médias : à la
Renaissance, avec les premières applications de l'imprimerie ; au lendemain des
Révolutions du XVIII siècle, avec la naissance des journaux quotidiens, diffusés à des
millions d'exemplaires ; avec les premiers réseaux planétaires, pour la télévision et
pour la télématique, tandis que le XX siècle s'achève, avec quelques années d'avance

Ainsi, les médias sont l'un des lieux privilégiés d’où la société s'interroge sur elle-
même. Objet d'études, les médias sont également un moyen d'observer et de
comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Ces outils de communication, quels sont-ils, aujourd'hui ? A quelles règles obéissent-


ils ? Quels sont enfin leurs pouvoirs, réels ou attendus, sur chacun d'entre nous, et sur
la société dans son ensemble ?

Ce cours a pour objectif principal de retracer, ainsi que de replacer les principales
techniques de communication dans leurs contextes d’innovation/invention et
d’appropriation de la vie sociale.

I. DEFINITIONS CONCEPTUELLES

2
I.1. De la notion de médias

Selon l'étymologie, un média est un « moyen », un intermédiaire permettant de


communiquer. Partant de ce sens premier, l'usage a fini par imposer une définition
passablement extensive du monde des médias. Le terme désigne à la fois :

 des techniques : la presse imprimée, la télévision, le télétexte, le téléphone, etc.


 des institutions sociales : le journal régional Ouest-France, la station de radio «
nationale » Europe n° 1, France 24, les Editions LE PAYS, etc.
 des formes d'expression ou des genres : la chronique d'actualité, la rubrique de
renseignements, le film de fiction, le documentaire...
On pourrait donc définir un média comme un équipement technique permettant aux
Hommes de communiquer l'expression de leur pensée, quelles que soient la forme et la
finalité de cette expression.

Cette expression emprunte aujourd'hui les formes les plus diverses : texte, son,
graphiques, images, fixes ou animées et sonorisées. Elle revêt les significations les
plus variées : information, formation, divertissement, activité culturelle ou artistique.
Quant à l'équipement technique, il permet la restitution de toutes sortes de messages,
immédiatement ou en différé, grâce à l'enregistrement de signaux qui sont porteurs de
ces messages.

I.2. De la notion de communication

La notion de Communication recouvre une multiplicité de sens. Situés au carrefour de


plusieurs disciplines, les processus de communication ont suscité l’intérêt de sciences
aussi diverses que la philosophie, l’histoire, la géographie, la psychologie, la
sociologie, l’ethnologie, l’économie, les sciences politiques, la biologie, la
cybernétique ou les sciences cognitives.

Etymologiquement, le terme Communication vient du latin « Communicare », qui


veut dire mettre en commun, mettre en relation. C’est un processus de transmission
d’informations entre deux (02) ou plusieurs personnes. C’est l’action de promouvoir
ses activités auprès du public, d’entretenir son image par tout procédé médiatique.

3
Comme le note Yves WINKIN, le terme issu du latin est longtemps resté associé à
l’idée de « participer à », de « communier » (y compris physiquement). L’idée de
partage s’est peu à peu effacée au profit de celle de transmission et de moyens de
partage avec la multiplication des moyens de transmission et des techniques des
relations interindividuelles ou collectives (téléphone, presse).

La notion de Communication recouvre une multiplicité de sens. S’il en est ainsi depuis
longtemps, la prolifération des technologies et la professionnalisation des pratiques
n’ont fait qu’ajouter de nouvelles voix à cette polyphonie en une époque qui fait de la
communication une figure emblématique des sociétés du troisième millénaire. Situés
au carrefour de plusieurs disciplines, les processus de communication ont suscité
l’intérêt de sciences aussi diverses que la philosophie, l’histoire, la géographie, la
psychologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie, les sciences politiques, la
biologie, la cybernétique ou les sciences cognitives. Au cours de sa construction, ce
champ particulier des sciences sociales a, par ailleurs été constamment hanté par la
question de sa légitimité scientifique. Cela l’a conduit à rechercher des modèles de
scientificité, en adoptant des schémas appartenant aux sciences de la nature adaptés à
travers des analogies.1

Lucien SFEZ posa la question suivante : « Comment reconnaître la communication


dans le labyrinthe des définitions, des théories, des disciplines et de leurs objets inter
reliés ? ». Il écrivait : « On ne parle jamais autant de communication que dans une
société qui ne sait plus communiquer 2». En effet, le concept est tellement usité,
embrassant des champs disciplinaires différents, qu’il est souvent difficile voire ardu
de le situer avec précision et d’en circonscrire les limites et les frontières.

II. LES TROIS GRANDES FAMILLES DE MEDIAS

1
Cf. A et M. MATTELART, Ibidem, p. 4
2
L. SFEZ, 1991, La Communication, Paris : PUF, collection « Que sais-je ? ». p. 4

4
II.1. Les médias autonomes
Ils comprennent tous les supports sur lesquels sont inscrits les messages et qui ne
requièrent pas le raccordement à un réseau particulier : ce sont essentiellement les
livres, les journaux, les audiogrammes, les vidéogrammes, les logiciels, etc.
Comme les livres ou les journaux, leur contenu n'est pas séparable de leur contenant,
les signaux sont inscrits sur les supports. Des équipements peuvent être nécessaires
pour en permettre la « lecture », et éventuellement l'enregistrement : magnétophone,
magnétoscope, ordinateur par exemple.

II.2. Les médias de diffusion

Dans leur cas, les programmes ou les services sont accessibles aux usagers grâce à des
équipements (antenne, décodeur), assurant la connexion des appareils de lecture ou de
réception avec des réseaux de diffusion dont l'aire de couverture est plus ou moins
étendue : il s'agit des réseaux hertziens terrestres, de la télédistribution par câble et par
satellite de diffusion directe.

Ces différents médias permettent d'acheminer chez l'usager divers programmes et


services : radiotélévision conventionnelle, cryptée ou à péage, vidéotransmission, etc.

II.3. Les médias de communication

Cette catégorie comprend tous les moyens de télécommunication permettant


d'instaurer, à distance et à double sens, soit un dialogue entre personnes ou entre
groupes, soit une relation entre l’Homme et la machine. Le téléphone est l'ancêtre de
ces techniques interactives, qui se sont enrichies de dispositifs nouveaux grâce
auxquels on peut obtenir, à la demande, les programmes ou services de son choix :
vidéographie interactive (vidéotex), télématique, et bientôt vidéocommunication.

5
III. DE L’HISTORIQUE DE LA PRESSE ECRITE
L’avènement des techniques d'impression représente une étape importante de l'histoire
de l'humanité. L'imprimerie a constitué un bouleversement sans précédent pour la
diffusion du savoir. Une fois que les sociétés se sont emparées de cette technique de
reproduction des textes, ses usages ont connu une extension considérable avec des
applications nombreuses et variées. Le monde du livre et celui de la presse en sont
issus. Dans l'histoire des grands médias, la communication de l'écrit apparaît.

Etymologiquement, le vocable « Presse » dérive du latin « pressus », pressé,


comprimé, serré, enfoncé. La presse ou presse écrite désigne l'ensemble des journaux.

La presse écrite est d'abord apparue sous différentes formes : les nouvelles qui étaient
manuscrites, les occasionnels dès le XVe siècle, les libelles, les placards, les
almanachs. Souvent, il s'agissait de simples feuilles volantes. Cette presse plus ou
moins clandestine était vendue en librairie et par colportage.

III.1. Les journaux avant et après les rotatives


Le plus ancien des médias de masse est la presse moderne, née avec les grands
quotidiens, au milieu du XIX siècle. C'est elle qui inaugure l'ère des médias de masse :
l'histoire de son développement et la place qu'elle prend dans la société sont
représentatifs du rôle que jouent les médias pour l'information du public et la
circulation des idées, et témoignent de l'enjeu qu'ils représentent pour le pouvoir.

Si le développement de la presse est évidemment lié à celui de l'imprimerie, il y a eu


pourtant des journaux avant l'invention de Gutenberg. Et ce n'est qu’en 1631, plus de
deux siècles après l'apparition du premier livre imprimé en Europe, que naît, avec La
Gazette de Renaudot, le prototype des journaux de l'époque moderne.

Leurs ancêtres étaient des « nouvelles à la main », correspondances manuscrites


organisées dès le XIIIe siècle en Allemagne et en Italie, où on les appelle des avvisi.
Narguant les censeurs officiels qui les traquent, ils colportent toutes sortes de rumeurs
et d'indiscrétions. Plus tard, la Renaissance voit naître les gazetiers, qui réalisent des

6
cahiers imprimés de quatre, huit ou seize pages, vendus en librairie ou par colportage
dans les grandes villes.

Dès l’origine de La Gazette, Théophraste Renaudot a organisé un portage cohérent


et efficace par des colporteurs (même si elle est aussi vendue au numéro à la criée dans
les rues) : ils s’assuraient ainsi d’écouler régulièrement les feuilles.

Le portage de La Gazette s’installe dans le quotidien des individus : le terme de


‘gazetier’, employé au départ pour désigner celui qui rédige une gazette, l’est aussi
pour Du XVIIIe siècle à 1914, la presse devient un média de masse (public très large).
Son contenu se métamorphose ainsi que ses conditions de diffusion.

Au milieu du XIXe siècle, l’on assiste à des mutations profondes : il s’agit de


l’expansion d’une presse diversifiée et politisée (favorisée par le siècle des Lumières,
la révolution française) et l’avènement d’une opinion publique. La presse devient ainsi
un instrument essentiel de la communication politique.

De 1880-1900, la presse quotidienne régionale se développe en France. Elle offre une


information de proximité grâce à une multiplication des éditions locales et des réseaux
de correspondants étoffés.

III.2. L’âge d’or des quotidiens et le refus de la concurrence (1890-1960)

Dès les années 1860-1870 la presse s’émancipe de La Poste dont le monopole est
aboli en 1878.

La diffusion de masse se traduit par la vente au numéro (mise en place de différents


systèmes de messageries : kiosques, gares, criée) : les gros titres attirent le passant.

Parallèlement se développe un nouveau journalisme qui privilégie l’information


factuelle et le récit de faits divers (abandon de l’analyse et du commentaire)

De 1880-1900, la presse quotidienne régionale se développe en France. Elle offre une


information de proximité grâce à une multiplication des éditions locales et des réseaux
de correspondants étoffés

7
Malgré arrivée de la radio dans les années 1920, les quotidiens conservent leur
prestige, leur suprématie et le quasi-monopole sur l’information. A côté, prennent
place les magazines illustrés : popular science, le bon vivant

Dans les années 1960 : disparition des magazines illustrés, monopole des quotidiens
sur l’information est entamé et la presse doit se réinventer. L’on assiste à une
« démassification » de la presse française car la croissance continue et élevée de la
presse à centre d’intérêt particulier (photographie, voyage, arts, cuisine, santé,
retraite…) : La France devient le pays européen le plus gros consommateur de presse
magazine.

III.3. De l’historique de la presse écrite en Afrique francophone : Cas du Burkina


Faso

III.3.1. De la période coloniale

La période coloniale a été dominée par la pratique d’un journalisme ronéotypé,


militant, affaire d’hommes politiques et de syndicalistes qui s’en servaient pour des
luttes de positionnement idéologique et de revendications sociales.

À la fin des années 1960, la Haute-Volta voit timidement émerger une presse privée,
qui se veut indépendante et professionnelle même si les journalistes qui la composent,
à l’instar des pionniers de la presse voltaïque, ne reçoivent aucune formation
professionnelle, apprenant sur le tas ou au travers de stages de courte durée en Europe.

Reconstitué le 4 septembre 1947 lors du redécoupage de l’ensemble des colonies


d’Afrique Occidentale Française (AOF). Cette instabilité territoriale et politique a
constitué un obstacle au développement de la presse coloniale voltaïque, déjà très
réglementée et contrôlée par la loi française du 29 juillet 1881 sur la liberté de la
presse, rendue applicable aux colonies

D’après un catalogue des publications parues de 1858 à 1962 et conservées à l’Institut


Français d’Afrique Noire (IFAN), la Haute-Volta comptait seulement quatre

8
publications officielles et dix non officielles contre 32 publications officielles et 144
non officielles au Sénégal.

A titre illustratif, on peut énumérer La Volta (juin 1949) devenu La Volta de demain
(1950) qui a une obédience Politique, la Voix des enseignants (1957) d’obédience
Syndicale, l’Avant-garde voltaïque (juin 1958) d’obédience Politique, Carrefour
Africain (1959) d’obédience politique.

De plus, le démantèlement de la colonie et sa répartition entre la Côte d’Ivoire, le


Soudan Français (actuel Mali) et le Niger avait eu pour conséquence la migration et
l’établissement d’une partie de l’élite voltaïque dans les territoires coloniaux voisins.
Les publications éditées au Soudan français et en Côte d’Ivoire étaient donc les
principales diffusées sur le territoire voltaïque.

Lorsque la Haute-Volta devient une République autonome, en 1958 sous la direction


de Maurice YAMÉOGO et de l’Union Démocratique Voltaïque (UDV-RDA), il
n’existe, sur son territoire, aucun journal d’envergure malgré quelques titres
essentiellement liés aux partis politiques, aux syndicats et à l’Église, comme c’est le
cas dans les autres colonies françaises.

À la veille des indépendances, en 1959, est créé Carrefour Africain, organe de l’UDV-
RDA, qui devient de fait l’organe officiel du gouvernement voltaïque.

C’est la seule publication d’envergure nationale bien qu’elle ne connaisse que des
parutions irrégulières et ne soit pas en mesure de générer des recettes permettant
d’assurer le paiement des salaires de journalistes.

La grande majorité de l’équipe éditoriale n’avait d’ailleurs reçu aucune formation


professionnelle.

Fidèle à la religion catholique par héritage familial, Joseph KI-ZERBO anime


également d’autres publications depuis l’étranger. On peut citer « Le Petit Écho », une
revue de l’Association des étudiants de Haute-Volta en France dont il est le premier
président. Il est aussi celui de « Tam Tam », périodique de l’Association des étudiants
catholiques africains, antillais et malgaches.

9
Enfin, il participe à Présence Africaine, la revue fondée en 1947 simultanément à Paris
et à Dakar et dont l’objectif affiché était de « définir l’originalité africaine et hâter son
insertion dans le monde moderne ».

III.3.2. Au lendemain des indépendances

La presse, sous la Première République (1960-1966) donne une « impression de vide »


à l’exception de Carrefour Africain, journal pro-gouvernemental. Les partis
d’opposition, notamment le MLN de Joseph KI-ZERBO, sont contraints à la
clandestinité et avec eux leurs journaux.

Les journalistes étaient alors appelés par l’autorité politique à assumer pleinement
cette responsabilité unificatrice et éducative, comme le souligne l’interpellation du
Général Sangoulé Lamizana, président de la Haute-Volta entre 1966 et 1980 : « Votre
responsabilité est énorme […]. La presse dans une nation est le moteur même de la
nation, vous êtes des éducateurs ».

À partir de 1970, l’avènement de la Deuxième République marque le retour des partis


d’opposition dans la vie politique voltaïque, ouvrant la voie à des élections législatives
en décembre de la même année. Cette ouverture démocratique entraîne l’apparition de
journaux d’opposition, créés et animés par l’élite politique. Par exemple, le MLN de
Joseph KI-ZERBO, jusqu’alors dans la clandestinité, reprend du service et lance, le 30
mars 1970, L’Éclair (bimensuel) pour diffuser ses idées et conquérir un électorat.

D’autres journaux édités par des partis ou des formations politiques voient aussi le
jour. Cette presse partisane, animée par les leaders politiques de l’opposition, pratique
aussi, à sa manière, un « journalisme tableau d’affichage ».

En 1977, le MLN se mue en Union Progressiste Voltaïque (UPV) à l’issue d’un


congrès tenu les 5 et 6 novembre de la même année. Le nouveau parti, qui reconduit
Joseph KI-ZERBO dans les fonctions de secrétaire général, regroupe d’anciens du
RDA, du PRA et du MLN. Le changement de nom du parti affecte aussi le journal
« L’Éclair ».

10
Comme pour signifier qu’à un nouveau parti doit correspondre un nouveau titre, celui-
ci devient « La voix du peuple », un mensuel qui prépare à un rayonnement plus large
en vue des prochaines échéances électorales.

Aux côtés des journaux partisans animés par les hommes politiques émerge le premier
quotidien privé illustré et imprimé du pays et de l’Afrique de l’Ouest francophone :
L’Observateur. Le journal est fondé par Martial Ouédraogo (1933-2010), l’un des
pionniers de l’industrie nationale voltaïque.

Il créé l’Observateur en 1973 pour son frère cadet Édouard Ouédraogo, alors
professeur de français des lycées et collèges publics, un Quotidien voltaïque
d’information.

L’Observateur est alors le seul journal à avoir le statut d’entreprise de presse


commerciale sans être lié à une formation politique ou syndicale. Son avènement
marque ainsi une rupture avec le journalisme pratiqué jusqu’alors. L’orientation du
nouveau journal est décrite dans le premier éditorial : « C’est en toute indépendance
de toutes tendances, politique, idéologique et autres qu’il entend exister ».

Exemples : L’Eclair (1970) du Pr Joseph KI-ZERBO qui devient la Voix du Peuple


(1977), L’observateur (1973) par Martial OUEDRAOGO pour son frère Edouard
OUEDRAOGO.

III.3.3. Sous le régime du CNR

La création du quotidien d’Etat Sidwaya date du 05 Avril 1984 pour porter les idéaux
révolutionnaires du Conseil National de Révolution (CNR) du capitaine Thomas
SANKARA. L’Observateur, créé par Martial OUEDRAOGO a été incendié en
Juin1984 pour ses prises de position jugées « réfractaires aux idéaux
révolutionnaires »

Mais, il a fallu attendre tout de même l’année 1990 pour accorder une autorisation de
réapparaître à L’Observateur. Preuve s’il en est que la liberté de presse est à nouveau
reconnue dans notre pays. Et le retour de « L’Observateur Paalga » dans les kiosques
en 1992 après moult péripéties va sonner l’heure du renouveau médiatique.

11
III.3.4. Le printemps de la presse

C’est avec le retour à la démocratie en 1991 que l’on va assister à une évolution
notable du cadre juridique de la presse, processus que le Sommet de la Baule viendra
renforcer. Au Burkina Faso, le pluralisme de la presse est désormais une réalité. Cela
se traduit par la multiplication des titres de presse.

Depuis cette période, l’on a assisté au développement du cadre juridique de la presse =


Multiplication des titres avec une subvention qui est accordée aux organes de presse=
pour un meilleur accomplissement de sa mission de service public.

L’histoire des médias a aussi été marquée par un second printemps qui s’est manifesté
aux lendemains de l’assassinat le 13 décembre 1998 du journaliste et directeur de
publication de l’ hebdomadaire L’indépendant. Son assassinat est intervenu alors qu’il
enquêtait sur la disparition du chauffeur du frère cadet du chef de l’Etat d’alors, le
Président Blaise COMPAORE. Il s’en est suivi un impressionnant mouvement de
contestation sociale qui a permis la renaissance de certains titres qui avaient disparu
tels Bendré et la création de bien d’autres tels San finna, L’hebdomadaire du
Burkina. Seuls quelques uns de ces nombreux titres ont survécu à l’élan de
contestation qui leur a permis de voir le jour ou de renaître.

Le destin du quotidien d’ Etat Carrefour africain était intimement lié aux régimes
politiques qui se sont succédé à la tête de l’Etat . En 1984, avec l’avènement de la
Révolution Démocratique et Populaire naît le nouveau quotidien d’Etat au titre célèbre
Sidwaya qui signifie en langue nationale mooré « la vérité est arrivée ».

Organe de propagande révolutionnaire, il vécut une situation de monopole jusqu’en


1991. A la faveur de la concurrence que lui livrent les titres privés et de la désaffection

du public, le quotidien gouvernemental puis d’Etat se métamorphose cherchant à


devenir un journal de service public. La modification de sa ligne éditoriale lui a permis

de regagner la confiance du lectorat.

12
« Le paysage actuel de la presse écrite se compose donc de journaux d’information
généralistes (quot idiens) et de journaux spécialisés (généralement périodiques) :
presse satirique, sportive, confessionnelle, culturelle, scientifique, institutionnelle,
politique, économique ou d’opinion. En outre, les titres en langues nationales existent
dont certains ne se veulent pas exclusivement tournés vers l’information de
développement rural ». La plupart de ces titres sont édités dans la capitale à cause de
l’accès aux moyens de production même dans le cas où leur lectorat ne s’y trouve pas.

L’entreprise de presse au Burkina, quand elle n’est pas étatique, est fortement
personnalisée puisque dépendant économiquement et juridiquement du fondateur et
directeur de publication du titre. C’est le cas de la plupart des deux (02) grands
quotidiens (L’Observateur paalga , Le pays ), des hebdomadaires ( Journal du Jeudi
L’indépendant) et de bien d’autre s périodiques. Ce sont des entreprises individuelles.

Toutefois, on note l’existence de « sociétés à responsabilité limitée » (SARL) qui sont


propriétaires de certains titres : c’était le cas du journal du soir (un quotidien paraissant
le soir) qui a cessé de paraître en 2001 ; c’est toujours le cas de l’hebdomadaire
l’Opinion, de L’hebdo du Burkina, du bimensuel L’évènement, etc.

Sidwaya a connu, depuis sa création jusqu’ en 2001, un statut qui n’a jamais cessé de
changer. Il a commencé comme un démembrement du ministère de l’information pour
évoluer depuis 2001 vers un statut qui lui accorde plus d’autonomie administrative et
financière : il a aussi connu le statut juridique et institutionnel d’un office, puis d’un
établissement public à caractère administratif (EPA). C’est à ce jour un établissement
public à caractère scientifique et technique (EPST). Même si de récentes études le
placent en tête des préférences de lecture des burkinabé avant les organes de presse
privés, il a été pendant longtemps victime de son histoire et de sa ligne éditoriale
inféodée au gouvernement en place. Ses efforts d’ouverture et de pluralisme d’opinion
sont sans doute en train de produire les résultats attendus.

A côté des entreprises de presse personnelles, des sociétés à responsabilité limitée ou


qui appartiennent à l’Etat, évoluent des journaux liés à des associations. Il existe par
exemple, une multitude de journaux qui sont des organes de propagande ou de liaison

13
des syndicats, des projets ou associations de développement, etc. La plupart des titres

en langues nationales sont liés à des projets.

L’existence même de la presse en Afrique est fortement handicapée par l’important


taux d’analphabétisme, de la prégnance de la culture orale et de la précarité
économique qui engendre des inégalités face à l’information. En effet, le taux élevé
d’analphabétisme des adultes empêche le développement de la presse.

La transmission de l’histoire, des nouvelles et des traditions se fait de bouche à oreille.

par l’entremise des adultes et des griots. Dans ces conditions, la rumeur est plus
prégnante que l’information de presse que l’on a soi-même entendue ou lue. La
faiblesse des revenus des ménages et des individus fait que l’achat d’un journal ne
figure généralement pas parmi leurs priorités. Toutefois, on note un important taux de
circulation d’un exemplaire de journal.

14
IV. DE L’HISTORIQUE DU CINEMA : D’HIER A AUJOURD’HUI

L’histoire du cinéma ne peut être étudiée sans en comprendre l’évolution


technologique. Les deux allants de pairs depuis sa création.

Au début du XVIII siècle, la lanterne magique fait son apparition. Par un procédé de
projection lumineuse sur plaque de verre peinte, une image animée par successions de
plaques est projetée devant un public. Bien que rudimentaire, le mouvement de
l’image commence à faire son petit bonhomme de chemin.

La caméra est sans doute l’outil le plus représentatif de l’industrie du cinéma et elle a
connu bien des évolutions. La première était le kinétographe, inventé en 1891 par
Thomas Edison et William Dickson à partir des travaux d’Étienne-Jules Marey, qui
avait élaboré un instrument pour étudier le vol des oiseaux. Le kinétographe
fonctionne avec une pellicule Celluloïd de 35 millimètres perforée sur deux rangs
également inventée par Edison et l’image en mouvement doit être observée dans une
boîte en bois à travers un œilleton appelé kinétoscope.

La caméra doit pouvoir enregistrer sur un support : c’est la pellicule, l’autre grand
symbole du cinéma. Elle est inventée en 1888 par John Carbutt, puis commercialisée
l’année suivante par Georges Eastman. Il est à l’origine de ces pellicules en nitrate de
cellulose et composées d’une émulsion gélatineuse aux cristaux d’halogénure d’argent
dont la sensibilité à la lumière permet la fixation de l’image. D’abord de 35
millimètres, la pellicule passe ensuite à 16 puis 8 millimètres rendant possibles les
films amateurs.

IV.1. L’émotion de la première séance de cinéma

C’est en 1895 qu’a lieu la première projection payante, dans le salon indien du Grand
Café à Paris. Elle a été organisée par les frères Lumière, lancés sur la piste du cinéma
par leur père qui a assisté en 1894 aux merveilles permises par le kinétographe. Il est
difficile de parler au public d’aujourd’hui de film : la projection n’a pas de scénario ni
de recherche artistique. Cependant, l’arrivée en gare d’un train impressionne les gens
de la bonne société venus assister à la séance.
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Le succès du cinéma se fait rapidement sentir en France et les premiers studios sont
construits à Montreuil, au lieu-dit Le Bout-de-la-Ville, par Georges Méliès. Ce génie
de l’illusion, propriétaire et directeur du théâtre Robert-Houdin, a assisté à la
projection des frères Lumière en 1895. Fasciné, il se lance derrière la caméra et met au
point ses trucages. En 1897, il transforme la propriété familiale de Montreuil en studio
de cinéma pour mieux gérer les problèmes de luminosité et d’intempéries.

Le salon indien du Grand Café où a été projeté le film des frères Lumière peut être
considéré comme la première salle de cinéma. Cependant, les frères Lumière
empruntaient là une salle existante qui était loin d’avoir été créée dans ce but. Les
premières constructions dédiées à la projection cinématographique ouvrent au tout
début du XXe siècle : Le Petit Journal en 1904, le Cinéma-Théâtre en 1906... Le
réseau Pathé, qui se distingue par ses salles confortables, naît également en 1906.

Jusqu’à présent, tous les films sont muets. Un musicien ou un appareil joue de la
musique en même temps pour accompagner l’image. Mais en 1927 sort le premier film
sonore, Le Chanteur de jazz, produit par les frères Warner. Certes, il ne comporte que
354 mots, mais c’est une révolution dans l’histoire du cinéma et le premier film sonore
crée une vraie rupture entre un avant et un après.

IV.2 De la naissance du cinéma muet : à la recherche du langage


Le premier film à succès, Le Voyage dans la lune, a été créé par Georges Méliès en
1902. Le langage cinématographique se construit comme un art narratif. Le truquage,
le montage, l’histoire et les acteurs font leurs apparitions. Puisque le son n’est pas
encore d’actualité, Méliès met en place un système de cartons pour narrer son histoire.

Le premier genre cinématographique, le burlesque, a été développé en 1908, lorsque le


cinéma a été reconnu comme une forme d’art, grâce à des acteurs tels qu’André Deed
et Max Linder. Le langage du cinéma se construit peu à peu notamment grâce à D.W.
Griffith entre 1908 et 1913. Toutefois, si le cinéma se développe en copiant la
narration du théâtre aux USA et en France, il connaîtra une autre utilisation côté
soviétique.

16
A partir de 1917, après la révolution d’octobre, en raison de la nouvelle grammaire
cinématographique élaborée par les cinéastes soviétiques, dont Dziga Vertov et Sergei
Eisenstein, l’objectif des cinéastes soviétiques est d’utiliser cet art encore avant-
gardiste au service de la propagande communiste. Il faut diffuser au plus grand nombre
la magnificence du régime soviétique. Le langage cinématographique devient
expérimental et le montage vecteur d’une énergie nouvelle.

IV.3. Impressionnisme et expressionnisme sur grand écran

Simultanément, deux autres orientations d’avant-garde prenaient forme :


L’impressionnisme en France et l’expressionnisme en Allemagne. La première a
débuté en 1916, mais a pris de l’ampleur en 1921 et s’est poursuivie jusqu’à la fin des
années 1920.

Le second mouvement prend son envol en 1919 avec Le Cabinet du Dr Caligari de


Robert Weine. Charlie Chaplin, figure emblématique du burlesque américain,
émerge également durant cette décennie en tant qu’acteur comique dans de nombreux
films. L’expressionnisme allemand met en avant le mal-être germain par une
utilisation originale des décors et un ton fantastique témoin du malaise de l’époque.

L’histoire a surtout retenu Charles Chaplin comme réalisateur, et surtout acteur


comique de légende. Mais, il a été précédé par un autre monument du cinéma muet,
l’acteur américain Buster Keaton. Celui-ci joue des rôles qui l’ont rendu immortel
pour le public américain. On pense spontanément à son premier rôle dans Le Mecano
de la General, un film où il joue ce héros que l’on n’attend pas, frêle conducteur de
train qui va faire basculer la guerre grâce à ses ruses (et aussi grâce au hasard. Buster
Keaton, c’est presque une centaine de films au total. Ce fut une des premières légendes
Holywoodiennes, une star du cinéma muet.

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IV.4. Hollywood : la naissance des studios mythiques du cinéma américain

Les premiers grands studios d’Hollywood, comme laet (qui deviendra Columbia
Pictures) ouvrent leurs portes en 1918. L’année suivante, la Columbia prend en charge
la production de films, ce qui donne naissance à la grande industrie cinématographique
américaine telle que nous la connaissons aujourd’hui avec ses beaux décors clinquants
et ses films extravagants. Un autre studio, Universal Pictures, est lancé en 1912 par
Carl Laemmle. Il créa un style proche de celui du burlesque avec des effets
spectaculaires et des figures mythiques comme Frankenstein et Dracula, qu’il utilisait
dans ses films. Il réussit ainsi à créer un nouveau genre d’horreur dans une tradition
américaine qui avait déjà vu les œuvres d’Edgar Poe adaptées sur grand écran.

Dans le même temps, le réseau de distribution américain continue de se développer,


pour finalement devenir et rester une partie de l’industrie cinématographique
mondiale. Ainsi, tout ce qui est produit à Hollywood parvient inévitablement en
Europe dès les années 1930. Le public français connaît aussi bien les stars
américaines que les acteurs français. Les Etats-Unis ont compris le poids économique
que pouvait représenter l’industrie du cinéma, en même temps que l’atout culturel
(soft power) que cet art pouvait représenter pour diffuser leur art de vivre et leur mode
de pensée.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, l’Italie s’est fait une place dans l’univers
encore très fermé des pays producteurs de cinéma, grâce au dictateur Mussolini qui a
fait construire les studios de Cinecitta sous son régime. Néanmoins, il n’a pas pu
totalement maîtriser et contrôler cet art naissant. En effet, la censure de Mussolini a été
défiée par plusieurs réalisateurs, et le néo-réalisme italien est né avec Ossessione de
Luchino Visconti en 1942. D’autres réalisateurs, tels que Vittorio de Sica et Roberto
Rossellini, contribuent à l’essor du cinéma italien durant cette période.

IV.5. Le cinéma mondial connaît un boom post-seconde guerre mondiale

Après la seconde guerre mondiale, le cinéma connaît un nouvel élan. Le nombre de


salles continue de croître, et la télévision n’est pas encore apparue. De nouveaux

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mouvements émergent, notamment en France. Quant à Hollywood, le symbole de la
culture américaine continue de se développer, avec moins de films mais davantage de
productions.

La fin de la Seconde Guerre mondiale voit la réouverture des salles de cinéma et


des sociétés de production qui avaient été fermées pendant la guerre. Un nouveau type
de cinéma émerge après les bouleversements provoqués par les changements sociaux
tels que la décolonisation, la déchristianisation… Ce nouveau type de cinéma s’appelle
le “cinéma vérité“. Il s’agit de montrer sur pellicule la vie quotidienne des gens.

La Nouvelle Vague est un mouvement du cinéma français qui a débuté au début des
années 1950 et a duré jusqu’à la fin des années 1960. Les 400 coups (1959) de
François Truffaud et À bout de souffle (1960) de Jean-Luc Godard sont deux films
qui illustrent parfaitement ce mouvement. Ces deux films sont devenus le point de
départ de nombreux réalisateurs français et ont démontré que le cinéma de studio
classique n’était pas l’unique voie à suivre. La Nouvelle Vague est souvent
accompagnée d’un certain climat : les manifestations étudiantes, les événements de
mai 1968 et la guerre du Viêt Nam sont autant d’ingrédients qui ont contribué à ce
nouveau mouvement cinématographique.

IV.6. Nouvel âge d’or pour Hollywood

Dans les années 70, le cinéma américain entre dans une nouvelle phase. Les grands
studios commencent à sortir moins de films qu’auparavant et leur production
augmente considérablement. Quant à Hollywood, ce n’est plus son âge d’or, mais il
fait toujours rêver. Il s’est déplacé vers les banlieues où l’on a construit “les usines à
rêves”. Puis, progressivement, au cours des années 1980, les productions
indépendantes ont pris le relais pour des raisons économiques et politiques, et le
cinéma populaire est devenu un cinéma grand public : des films comme Terminator
(James Cameron), Retour vers le futur (Robert Zemeckis) ou Indiana Jones (Steven
Spielberg) représentaient ce nouveau type de cinéma.

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Cette évolution s’accompagne également d’une explosion de la cinématographie
américaine en dehors de l’Amérique : en Europe mais aussi en France. Avec
l’effondrement de l’URSS et donc avec un énorme marché à conquérir (et à se
réapproprier), Hollywood n’allait pas laisser passer cette opportunité.

Cette évolution s’accompagne également d’une explosion de la cinématographie


américaine en dehors de l’Amérique : en Europe mais aussi en France. Avec
l’effondrement de l’URSS, et donc avec un énorme marché à conquérir (et à se
réapproprier), Hollywood n’allait pas laisser passer cette opportunité.

Le cinéma est un art d’émissaires” : Marc Fumaroli a cité cette phrase d’André
Malraux, auteur célèbre et ancien ministre de la culture français, dans sa conférence
sur le cinéma américain à la Sorbonne avant de la lancer sur le sujet : “Un film est
comme un ambassadeur. Mais à la différence, par exemple, de la culture ou de la
musique, le film est descendu de son piédestal parce que nous l’avons mis dans les
multiples formes qui nous entourent maintenant…”

IV.7. La 3D dans le cinéma : nouvel âge d’or ou phénomène éphémère ?

L’arrivée de la 3D au cinéma s’est accompagnée de nombreuses promesses :


émerveillement, magie, authenticité… Mais, de plus en plus, cette technologie semble
synonyme de confusion, nausée et ennui. Aujourd’hui, on ne parle plus de ces
questions, sauf pour s’en moquer. Car si les films en 3D se font encore (Gravity par
exemple), ils sont souvent poussés dans la marginalité ou déviés de leur but initial. Par
exemple, le gros blockbuster de cet été, Jurassic World, a dévié de la trajectoire de ses
deux (02) prédécesseurs, tous deux tournés en 2D.

Dans un premier temps, les films en 3D avaient d’abord semblé signer un nouvel âge
d’or du cinéma. Avatar avait fait sensation quand James Cameron l’avait dévoilé au
grand public. Ce film avait même signé des records d’audience au box-office.
Néanmoins, déjà à ce moment, les critiques fusaient à propos du manque de scénario.
En effet, les images et leur côté époustouflant grâce à la technologie 3D avait tendance

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à éclipser le fond. C’est d’ailleurs ce que l’on reproche en général au cinéma en trois
dimensions.

Au-delà de la promesse du spectaculaire, les films en 3D n’ont pas attiré un grand


public depuis leur apogée en fin 2011. Les obstacles technologiques sont nombreux, ce
qui explique les limites de cette innovation. D’abord, il faut des lunettes pour visionner
ce genre de films au cinéma, et le prix de l’entrée est de plus élevé par rapport aux
films traditionnels. Ensuite, il est presque impossible de revoir ce film après sa sortie
en salle car les télévisions 3D ont fait un vrai flop auprès du grand public.

L’avenir du cinéma se dessine plutôt loin des salles avec le petit écran, non pas la
télévision mais l’ordinateur. En effet, des géants sont en train de conquérir de
nouvelles parts de marché dans les plateformes de streaming : Amazon Prime Vidéo,
Netflix, Apple, ou encore Disney+.

IV.8. L’Historique du cinéma africain

Avec plus de 30 millions de km², le continent africain a toujours été une terre de
fascination et de curiosité. Dès l’invention du cinématographe par les frères lumières
en 1895, l’exploration du monde à la conquête de nouvelles images va s’accélérer et
l’Afrique ne sera pas du reste, elle fera l’objet de nombreuses expériences
cinématographiques jusqu’aux premières indépendances des pays africains dans les
années 1960.

On peut donc dire que le cinéma en Afrique est marqué par deux grandes périodes, la
période coloniale et la période postcoloniale.

IV.8.1. De la période précoloniale

Durant toute la période avant les deux guerres mondiales, tous les pays africains
depuis l’Afrique du Nord jusqu’à l’Afrique du Sud sont des territoires colonisés par les
européens et servent donc principalement de décors de tournage aux cinéastes en
recherche d’œuvres exotiques, mais aussi des territoires de diffusion d’un cinéma de

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propagande. Les films diffusés ou tournés en Afrique durant toute cette période sont
donc exclusivement réalisés par des européens, les africains n’ayant pas l’autorisation,
ni la formation requise pour filmer et diffuser leurs propres images.

On peut citer en exemple, les courts métrages de Georges Méliès tourné en Algérie :
« Le Musulman rigolo » (1896), Ali Barboyou et Ali bouffe à l’huile (1907) ou encore
Le Voyage au Congo de Marc Allégret (1927, sur le voyage de Gide), La Croisière
noire de Léon Poirier (1926), La Grande Caravane de Jean d’Esme (1936) ou les
films réalisés dans l’ex-Congo belge par André Cauvin (Équateur aux mille visages,
1949).

D’après les archives historiques et certains témoignages. Ces séances n’ont cependant
pas lieu dans des endroits spécifiques, dédiés à l’activité cinématographique mais dans
des bâtiments officiels, des hôtels et autres lieux de sociabilité qui commençaient à
émailler les villes coloniales. En Égypte par exemple les premières projections ont eu
lieu en 1896 dans le hammam Schneider avant que le lieu ne soit finalement
transformé en salle de cinéma.
L’Égypte est pionnière dans l’exploitation et même dans la production
cinématographique sur le continent africain, la première salle de cinéma y est
construite au Caire dès 1906 puis six autres salles cinq ans plus tard avant d’atteindre
ensuite 80 salles de cinémas dans le tout le pays en 1917.

Au Sénégal,« Un cinéma a été ouvert à la Mairie de St Louis le 1er janvier 1898 au


prix de 3 f la chaise, 2 f le banc et 1 f la place debout. (…) Le ‘Théâtre Diorama
lumineux de St Louis’ annonce, en janvier 1894, une tournée ‘sous peu’ par la ligne
de chemin de fer jusqu’au 2e arrondissement (Dakar et Gorée)».

Selon Jean Rouch, des cinémas ambulants « projetaient les premières bandes animées
à Dakar et dans les environs » dès 1905. Autre témoignage vivant, Amadou Hampâté
Bâ (écrivain, historien, anthropologue et philosophe malien, 1901-1991) se souvient de
sa première expérience lorsque « En 1908, un Européen vint à Bandiagara [Mali] pour
y projeter un film. » (« Le dit du cinéma africain » 1967). Pour les années 1920, le
docteur Gabriel Sultan (1917-2018) décrit l’arrivée par le train d’un projectionniste à

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Mamou, petite ville de Guinée, avec sa « machine», ses bandes, son groupe
électrogène et ses chaises pliantes (entretien, Conakry 2005).

IV.8.2. De la période coloniale

Il faut attendre toutefois les années 1930, et surtout l’après-guerre, pour que
s’organisent de réels circuits cinématographiques, à but lucratif, supposant
autorisations et contrôles administratifs, trajets répétés et projections de films de
fiction, mêlés à de la publicité ou de la propagande coloniale. Parallèlement les
autorités et les missionnaires (au Congo belge) assurent des tournées à but
essentiellement politique ou éducatif. Raymond Borremans (1906-1988), basé en Côte
d’Ivoire, fut un de ces entrepreneurs précurseurs ; mais, à part un bref témoignage
recueilli en 1985, il n’a pas laissé de souvenirs du métier qu’il pratique pourtant de
1937 à 1974. Jean-Paul Sivadier (1929) a, au contraire, laissé un récit précis sur ses
quatre années d’activité à la fin des années 1950. Celui-ci, illustré, permet d’assister à
l’arrivée du Circuit Cinéma Africain (CCA) dans les villages, au montage de la « salle
de cinéma » et aux projections nocturnes, avant de le voir repartir sur les pistes de
Haute-Volta (Burkina Faso), du Soudan (Mali) ou du Sénégal.

IV.8.3. De la période Post-coloniale

Il faudra donc attendre indépendances des pays africains pour voir les premiers films
africains faits par les africains. Parmi les précurseurs on peut citer ; Paulin Soumanou
Vieyra (Premier africain diplômé de l’Institut des Hautes Études Cinématographiques
(IDHEC), aujourd’hui dénommé FEMIS) avec son film L’Afrique sur seine (1955)
Benin, Sembene Ousmane avec son premier film La noire de… (1966), Omar Khlifi
L’Aube (1966) Tunisie, Med Hondo Soleil Ô (1966) Mauritanie, Mohamed Ousfour Le
fils maudit (1958) Maroc, Philippe Mory Les tamtams se sont tus (1971) Gabon,
Raymond Rajaonarivelo Tabataba (1972) Madagascar, Dikongue Pipa Muna Moto
(1975) Cameroun.

23
IV.8.4. De la Période Post-coloniale à nos jours

La première action culturelle du gouvernement mozambicain juste après


l’indépendance du pays en 1975, fut la création de l’Institut national du cinéma (INC).
Le nouveau président, Samora Machel, avait pleinement pris conscience du pouvoir
de l’image et de la façon dont on pouvait l’utiliser pour bâtir une nouvelle nation
socialiste. Les unités mobiles de cinéma montreraient au pays tout entier la production
la plus populaire de l’INC, le journal cinématographique Kuxa Kanema (veut dire
naissance du cinéma) dont l’objectif était de filmer l’image du peuple et de la donner
au peuple.

Les années 70 et 80 ont constitué la belle épopée des cinémas africains et en particulier
en ce qui concerne le secteur de l’exploitation, une grande poussée des salles de
cinéma partout sur le continent et l’on pouvait compter une moyenne de 60 salles de
cinéma par pays avant leur fermeture progressive au cours des années 90 à 2000, due
à l’avènement de la vidéo (magnétoscope) dans les salons. Même les pays occidentaux
ont dû se réinventer face au changement de mode de consommation du cinéma pour
redonner un nouvel engouement au public de reprendre le chemin des salles obscures.

En Afrique, l’arrivée des « vidéoclub ou cinéclub » pour reprendre l’expression


populaire en Afrique subsaharienne, a joué un rôle très important, à la fois pour la
démocratisation de l’accès à la culture cinématographique en raison de ses tarifs
d’entrée très faibles, mais aussi ils ont permis de maintenir une communauté de
cinéphile d’où sont nés aujourd’hui la grande moitié des cinéastes de la troisième
génération.

IV.8.5. Les grands événements du cinéma africain

1955 : Tournage à Paris d'Afrique sur Seine, court-métrage réalisé par des étudiants
africains de l'IDHEC, sous la direction de Paulin Soumanou Vieyra ;

1956 : Premier Congrès des écrivains et artistes noirs à Paris ;


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1959 : Deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs à Rome

1962 : Première réalisation de Moustapha Alassane, Niger : Aouré

1963 : Borom Sarret, premier court-métrage de Sembène Ousmane (Sénégal)

1966 : Tahar Cheriaa crée les Journées cinématographiques de Carthage (Tunisie):


Grand Prix, Tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage
La Noire de..., premier long-métrage africain de fiction de Sembène Ousmane
(Sénégal).

1er avril 1966 : Premier Festival des arts nègres à Dakar : adoption des résolutions du
groupe africain de cinéma pour le développement du cinéma africain

1968 : « Le Mandat » de Sembène Ousmane, Prix spécial du jury au festival de Venise

1969 : La Haute-Volta nationalise ses salles de cinéma et subit le boycott des


compagnies françaises qui monopolisent la distribution cinématographique dans la
région- COMACICO et SECMA

1er-15 février 1969 : Première Semaine du cinéma africain à Ouagadougou

26 Février 1969 : Première édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la


Télévision de Ouagadougou. Jusqu’à nos jours, le Burkina Faso a obtenu deux
Etalons de Yennenga. Gaston KABORE en 1991 avec son film Buud yaam et Feu
Idrissa OUEDRAOGO en 1997 avec son film Tilaï.

1972 : Institutionnalisation du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de


Ouagadougou

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V. DE L’HISTORIQUE DE LA TELEVISION

Le mot ‘télévision’ fait son apparition en 1900 lors d’une exposition universelle à
Paris. Mais c’est en 1911 seulement que se développe la transformation courant-
lumière.

Les premières expériences de la Télévision renvoient à la transmission d’images


animées et sonorisées, nées suite à 4 découvertes : la photoélectricité, l’analyse ligne
à ligne et point à point, la transmission hertzienne, le balayage de l’écran
cathodique.

Dès 1925, les premiers systèmes complets sont présentés. Le Premier programme
d’une heure/semaine Paris-Télévision est diffusé à partir de 1932 (en 180 lignes)
depuis la Tour Eiffel (elle sert d’antenne d’émission). En 1936 : 455 lignes
(d’invention la TV est désormais innovation)

Avec la TV le téléspectateur doit lire l’image et non la voir, l’intégrer à un processus


global d’information. D’où l’importance des repères d’identifications visuelles des
chaînes

L’année 1950 est la période d’expansion de la TV : extension du réseau, premiers


téléviseurs dans les classes moyennes, découverte de l’expression ‘télévisuelle’,
augmentation du nombre d’émissions et durée des programmes, l’Engouement suite à
plusieurs opérations marquantes : retransmission du couronnement d’Élisabeth II
(1952 : 5000 récepteurs vendus à Paris en une semaine)

En 1974, l’on assiste à la structuration de sept sociétés :- Télévision Française 1


(TF1),- Antenne 2 (A2), France-Régions 3 (FR3), Radio France, Télédiffusion de
France 5 (TDF), Société française de production (SFP), Institut national de
l’audiovisuel (INA).

1982 est l’année de la structuration de cinq sociétés supplémentaires : Radio-télévision


des Dom-Tom, Radio France Internationale, diverses sociétés : commerciale,
informatique, gestion du patrimoine avec la création en 1988du Conseil Supérieur

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de l’Audiovisuel (CSA). De 1970 à 2000 est la période de Naissance de nouveaux
acteurs dans l’univers télévisuel : L’ère du numérique

Les signaux analogiques transformés en signaux numériques sous forme binaire : la


transmission sans dégradation des données et la Reconstitution fidèle du signal de
départ.

Aujourd’hui la TV numérique envahit tous les réseaux : le réseau hertzien terrestre


(TNT), le réseau téléphonique (TV à la demande par ADSL), le téléphone mobile (IP
TV).

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VI. DE L’HISTORIQUE DE LA RADIO

En 1900, le Canadien Fesseden, ancien collaborateur de Thomas EDISON, a


développé la transmission par Modulation d’Amplitude de son et de voix. Il améliore
la technique pour transmettre la première voix sans fil par radiodiffusion le 25
décembre 1906.

Comme pour beaucoup d’invention, la transmission sans fil par radiodiffusion est issue
d’une succession d’avancées technologiques. Et puisqu'il faut bien commencer
quelque part, retournons en 1841 avec l’invention du télégraphe par Samuel Morse.
Celui-ci a offert la possibilité de transmettre des messages par les fils électriques à
travers un système de communication simple et pratique.

Mais avant d’en arriver à la diffusion sans fil, il a fallu passer par de nombreuses
étapes à commencer par la mise en évidence des ondes radio en 1886 par l’ingénieur
allemand Heinrich Rudolf Hertz. Grâce à l’expérience de Hertz, il démontra
l’existence d’ondes électromagnétiques non visibles capables de se déplacer à la
vitesse de la lumière. Si on reste encore loin de la diffusion de musiques et de paroles,
cette découverte majeure sera à l’origine des travaux qui ont suivi donnant naissance à
la radiodiffusion

Guglielmo Marconi sera le premier à expérimenter concrètement la transmission radio


sur de grandes distances avec la première transmission hertzienne en 1899.

VI.1. De l’invention de la TSF

Le brevet de la télégraphie sans fil (TSF) est déposé par Marconi en 1896 en
Angleterre. Suprématie de l’information ‘chaude’ (nouvelle manière de recevoir
l’information).

Après 1940, l’on assiste à une succession d’inventions puis à l’avènement de la micro-
électronique (années 1970). L’arrivée des semi-conducteurs ouvre voie aux
transistors : miniaturisation rend radio plus mobile et moins onéreuse.

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La technique étant maitrisée, il ne manque plus qu'un peu de temps pour que le monde
entier se l’approprie... Chaque pays développe à son rythme sa propre industrie de
construction de récepteurs émetteurs, ses stations TSF ainsi que des programmes
capables d’attirer les auditeurs.

En 1914, sous l’essor du Roi Albert Ier, la Belgique sera la première à diffuser
tous les samedis une émission radio régulière auprès du grand public. Les
installations seront dynamitées la même année pour qu’elles ne tombent pas entre les
mains des allemands et l'armée reprendra la radio à son compte comme arme de
propagande et d’espionnage de l’ennemi mettant entre parenthèse l’utilisation grand
public.

VI.2. Les débuts de la Radio

Il faudra attendre les années 1920 et 1930 pour voir les premières stations de radio
grand public émerger à travers le monde, avec notamment la naissance de Radio Tour
Eiffel en 1921. Les récepteurs radio grand public commencent également à voir le
jour, les premiers postes se présentant comme des boîtes rectangulaires en bois plus ou
moins précieux ornées de marqueterie diverses.

En 1938, Orson Welles diffusera une émission intitulée « La Guerre des Mondes »,
du nom de son roman. Elle était tellement réaliste qu’elle causa un vent de panique aux
Etats-Unis. La radio deviendra également une source d’information et
malheureusement un outil de propagande pour les politiciens et les dictateurs en
devenir qui se sont largement servis de cet instrument pour convaincre les foules avec
en point d’orgue : la seconde guerre mondiale…

La guerre fera chavirer de nombreuses stations françaises tombées sous le joug de


l’occupant, mais les émetteurs et récepteurs radios accompliront de grands progrès en
devenant de plus en plus mobiles grâce la résolution des problèmes d’alimentation
sur 12 V et 24 V pour qu’ils puissent équiper les chars et avions. Après la guerre ce
sont des milliers de récepteurs et émetteurs surplus militaires qui tombent entre les

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mains du grand public, propulsant l’avènement de l’âge d’or de la radio à partir des
années 1950.

La radio se miniaturise, la forme horizontale légèrement allongée devient de plus en


plus prisée par les designers qui rivalisent d’imagination pour offrir des produits plus
ou moins haut de gamme à base de bois ou de plastique. Le fameux "Œil Magique"
permettant de visualiser la qualité de réception des stations fait également son
apparition sur la plupart des radios grand public, accompagné de son cadran de
fréquences. D’autres postes intègrent des platines vinyles pour suivre l’explosion des
disques microsillons au même moment... La musique est en pleine ébullition dans tous
les foyers et la FM commence à se vulgariser pour offrir une meilleure réception et
un son de plus grande qualité. L’arrivée des transistors en 1954 individualise
l’utilisation de la radio que l’on peut désormais écouter sur la plage ou dans la rue.
Adieu les tubes, place aux circuits intégrés ! La radio moderne vient de naître...

VI.3. L’ère du transistor

Le transistor a été inventé en 1947 par les américains John Bardeen, William
Shockley et Walter Brattain, tous chercheurs de la compagnie Bell. Il remplacera très
rapidement le tube électronique. Plus petit, plus robuste, plus léger, moins gourmand
en énergie, pouvant fonctionner sur des piles et plus réactif, le transistor est une
véritable révolution dans le monde de l’électronique.

Le poste radio va même porter le nom de transistor pendant toute une époque,
provoquant un raz de marée sur l’industrie de la radio. Plus facile à produire, le
transistor devient un produit de grande consommation accessible à tous, marquant un
nouveau tournant dans l’histoire de la radio.

Entre temps, la radio devient stéréophonique dès les années 60 tandis qu'en parallèle
la FM se libéralise. De nombreuses stations pirates voient ainsi le jour en opposition
aux radios d’Etat qui contrôlaient jusqu’alors la majorité de la bande. Ces radios
proposaient des programmes plus proches des attentes des jeunes à base de Rock
survolté sur fond de libéralisation des mœurs et les sociétés sont en pleine mutation.

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En France pour faire face à cette mouvance, le statut "radio libre" est créé en
1981. RFM sera un précurseur du genre, la station émettant plus ou moins légalement
du Rock à qui veut bien l’entendre en Ile-de-France. Skyrock rejoindra un peu plus
tard cette mouvance avant de se tourner dès 1996 vers les musiques urbaines Rap et le
RNB que la station contribua grandement à populariser auprès des jeunes.

Les programmes radiophoniques relevaient d’emblée, du domaine militaire depuis


1907. Ces programmes ont par la suite été rendue aux civils en 1921 avec les
premières expériences à destination du grand public depuis la tour Eiffel.

La Loi de finances de mars 1928 interdit la création de nouvelles stations mais


autorise les 13 stations privées à continuer d’émettre.

C’est en 1933 que l’on assiste à l’instauration de la redevance sur la Radio pour
financer le secteur public.

VI.4. La radio à l’ère du numérique ou du web

L’évolution de la radio se poursuit dans les années 1980 et 1990 avec des avancées
comme la mémorisation des stations, l’affichage digital des stations, la
recherche RDS... Elles sont complétées par la radio numérique ou par satellite, pour en
arriver aujourd'hui aux podcasts et aux radios internet. Ce sont désormais des milliers
de radios web aux programmations diverses et variées qui sont disponibles en ligne.
Elles composent désormais le paysage radiophonique, aux côtés des radios pionnières
qui utilisent encore et toujours les bandes AM/FM. Les appareils ont suivi cette
évolution, les vieux transistors laissant la place à des postes de radio arborant des
designs ultra modernes ou vintage selon les marques, et des fonctionnalités toujours
plus poussées pour coller aux nouvelles méthodes de diffusion (Bluetooth, Wi-Fi...).

Ce qui nous parait évident aujourd’hui, ne l’était pas il y a encore 100 ans. Et on ne
peut qu’être époustouflé par ce média qui s’est perfectionné au fil du temps tout en
contribuant à influencer l’histoire de nos sociétés. Ce petit objet est un outil puissant
capable d’éduquer et d’informer, de populariser des styles musicaux mais aussi de
servir d'instrument de propagande auprès des masses.
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32
VII. DE L’HISTORIQUE DE L’AFFICHAGE

L’affichage s’est développé à partir de 1539, date de l’ordonnance de François Ier.

D’une façon générale jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les affiches sont apposées « aux
coins des rues, aux portes des particuliers, ou aux églises ».

Mais il semble qu’en pratique, comme le souligne Jean-Sébastien Mercier dans ses
Tableaux de Paris en 1783 « L’impôt du timbre (...) n’empêche point que pas une
colonne, pas un angle de porte, pas la moindre surface ne soit couverte d’un placard
grand ou petit, étroit ou large... ».

Les travaux entrepris par Haussmann ont indirectement favorisé le développement de


l’affiche. Des quartiers entiers se sont couverts de palissades, offrant à l’affiche en
plein essor des surfaces très importantes. Immédiatement, elles sont investies par les
sociétés d’affichage qui y installent des cadres de bois pour l’affichage réservé.

La moindre muraille est recouverte d’affiches en pose libre. Elles se superposent, se


chevauchent, se bousculent, composant une mosaïque colorée, vivante que tous les
observateurs attentifs de leur temps ont souligné. Très vite l’affichage s’est diversifiée
et spécialisée. Le type de pose en cadre réservé permettant le choix des emplacements
et de la durée avec garantie d’entretien pendant cette période.

En plus de l’affichage fixe, l’affichage mobile et l’homme-sandwich apparaissent,


sillonnant la ville.

Des supports spécifiques se développent. On peut énumérer le mur pignon pour


l’affichage en hauteur, en général d’une durée assez longue, la colonne Morris
réservée à l’affichage théâtrale, le mobilier urbain : kiosques à journaux lumineux, à
partir de 1900, le métro (quai, tunnel, couloir, contremarche d’escalier) constitue des
supports pour l’affichage.

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VII.1. L’Affichage au XXe Siècle

Au XXe siècle, l’affichage poursuit son essor urbain et les innovations ainsi que les
changements sociaux de ce siècle sont perceptibles à travers l’évolution et la
diversification de ses supports, ses matières, ses styles, ses esthétiques…

Au tournant du siècle d’importants débats agitent le monde de l’art notamment autour


de la question de l’art social. Se pose alors la question de la démocratisation de l’art et
de l’embellissement des rues, au centre de laquelle l’affiche est perçue comme l’art
décoratif qui permettrait de pallier ces deux insuffisances.

Parallèlement à cela, des mouvements contestataires commencent à faire entendre leur


voix dans le but de protester contre l’affichage « sauvage » accusé de défigurer les
monuments historiques, les sites pittoresques et les paysages français. Le début d’un
affrontement entre partisans et opposants de l’affiche naissait alors.

Ainsi, depuis Jules Chéret, la publicité par affichage est omniprésente sur les murs de
la cité, pourtant elle a fait l’objet de nombreuses règlementations régulièrement revues
pour être sans cesse plus restrictives.

VII.2. De la règlementation de l’affichage en France

En France, il existe une réglementation à l’échelle nationale qui autorise, restreint ou


interdit la publicité selon les sites, sous-tendue principalement par des préoccupations
liées à la sécurité routière (décret de 1976) ou à la protection de l’environnement et du
cadre de vie (loi de 1979).

Désormais les municipalités ont, elles aussi, la possibilité de réglementer la publicité à


l’intérieur de leur territoire, au-delà du règlement national existant. Elles établissent
alors un « Règlement de la publicité et des enseignes », le plus souvent accompagné
d’un « Plan de zonage » qui définit les zones de publicité restreintes, interdites ou
élargies sur le territoire de la ville.

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Des différents types de supports sont entre autres, Les panneaux 4x3 (4m sur, Les mâts
d’affichage, Les abribus, Les colonnes Morris, Les panneaux sucettes et les panneaux
sur pieds.

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VIII. L’AVENEMENT DU WEB ET SON EVOLUTION
Il y a 30 ans, le 12 mars 1989, Tim Berners-Lee, chercheur britannique au
Cern (laboratoire européen pour la recherche nucléaire) décidait d’ouvrir au plus grand
nombre, l'échange d'informations jusque-là réservé aux scientifiques, militaires et
autres universitaires. C'est ainsi qu'est né le World Wide Web.

C'est le 12 mars 1989, il y a 30 ans, jour pour jour, que Tim Berners-Lee, un
scientifique britannique du Cern, a soumis un texte intitulé « Gestion de
l'information : une proposition ». Internet occupait déjà une place de plus en plus
importante pour les échanges d'informations, notamment dans les milieux
universitaires. Certaines des technologies, associées à tort aujourd'hui au Web,
existaient déjà à l'époque. L'e-mail date de 1965, tandis que les newsgroups, les
premiers systèmes de forums électroniques, ont été inventés dès 1979.

VIII.1. Le passage du web dans le domaine public

Le 30 avril 1993 marque un tournant important pour le Web. Le Cern a placé les
programmes du Web, soit le navigateur, le serveur et une bibliothèque de code, sous
licence libre. Dès lors, n'importe qui pouvait l'installer et créer son propre serveur afin
d'héberger son site Web. Le Web était composé d'une cinquantaine de serveurs au
début de l'année 1993, et de plus de 500 à la fin de l'année. Le nombre de sites Web a
explosé, passant de 10 sites en 1992, à 130 en milieu d'année 1993, puis 2.738 en
1994. La barre d'un million de sites web est alors dépassée en 1997.

Jusqu'au passage dans le domaine public de ces nouvelles technologies, la toile était
avant tout réservée aux chercheurs des principales académies et laboratoires. Le Web a
alors commencé son développement auprès du grand public. L'absence d'entité
centrale du Web a permis à toute personne disposant du matériel nécessaire et d'une
connexion à Internet de publier n'importe quoi, sans craindre la censure. On découvre
alors des mots comme modem, navigateur, fournisseur d'accès à Internet, puis plus
tard ADSL et fibre.

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À l'époque de Windows 95, on découvre Internet grâce à Netscape, la référence des
navigateurs.

VIII.2. La naissance des moteurs de recherche

À ses débuts, le Web était tout petit. Tout le monde savait trouver les sites avec
Netscape comme navigateur, ou Internet Explorer plus tard. Au fur et à mesure de sa
croissance, les annuaires du Web ont commencé à se développer. D'abord simples
listes tenues à la main, ils sont devenus de plus en plus complets et il suffisait d'y
inscrire son site pour être inclus. Un des premiers annuaires, encore accessible, date de
fin 1992. L'un des plus connus, qui existe encore, est Yahoo ! apparu en 1994.

Les moteurs de recherche ont commencé leur développement dès 1993, avec
JumpStation, lequel avait l'inconvénient de lister les sites dans l'ordre où il les avait
trouvés. Il s'agit du premier à combiner aussi bien un robot pour découvrir de
nouveaux sites et de nouvelles pages avec un système d'indexation pour faciliter la
recherche. Des grands noms ont vu le jour par la suite, comme Lycos en 1994, ou
Altavista en 1995.

Google arrive plus tard, mais il écrase toute la concurrence par la pertinence de ses
réponses, sa simplicité mais aussi son immense indexation. Là où Yahoo ! apparaît
comme un annuaire avec des catégories bien distinctes pour chercher des sites, Google
se distingue par son exhaustivité. Sur Google, on cherche une réponse, une page, et
non un site. Dès lors, le Web a changé. La navigation se faisait auparavant en allant
sur quelques sites de référence pour voir leur nouveau contenu. Désormais, on
découvre le Web en cherchant des sujets précis, et en entrant par des pages précises, et
non par la fameuse homepage (« page d'accueil »).

VIII.3. L’émergence des réseaux sociaux

Au début, le Web était donc simplement un ensemble de sites statiques, chaque


propriétaire de site publiant ses propres informations. Ensuite, le Web a commencé à

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devenir participatif. Les messageries instantanées, bien que se faisant via des logiciels
séparés du Web, ont créé les premiers vrais réseaux d'utilisateurs, avec notamment
ICQ en 1996, et AOL Instant Messenger, en 1997. Mais le premier réseau social est
apparu en 1997 et s'appelait [Link]. Il permettait aux utilisateurs de créer des
profils, des groupes et d'inviter des amis. Il n'a tenu que 4 ans, mais il avait tout de
même réuni 3,5 millions d'usagers.

De nombreux utilisateurs communiquaient aussi grâce aux blogs pour partager leur
opinion, raconter un voyage ou une expérience culinaire, mais les réseaux sociaux ont
rapidement offert une alternative plus pratique. Plus besoin d'inviter les gens à venir
lire son blog : en postant sur les réseaux sociaux, la publication atteignait directement
tous ses contacts. C'est ainsi que sont apparus Friendster, puis son clone MySpace. Des
réseaux sociaux plus connus sont arrivés peu après, comme LinkedIn en 2003, ou un
certain Facebook en 2004.

À chaque fois, s'intègrent de nouvelles fonctions, de plus en plus de membres, mais


aussi de nouveaux usages comme le partage de vidéo personnelles sur YouTube, de
sons sur Sound Cloud, ou carrément de fichiers illégaux sur des plateformes de
téléchargement. Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont au cœur du Web, à la fois parce
qu'ils permettent à l'internaute lambda de suivre, voire de converser, avec les plus
grandes personnalités du showbizz, du sport ou de la politique, mais aussi parce que
c'est devenu un véritable outil de communication, voire de propagande. Facebook est
même devenu le premier « pays » du monde avec plus de deux milliards de membres.

VIII.4. L’arrivée du Web mobile

Le dernier grand phénomène bouleversant le Web a été l'apparition des smartphones.


L'accès à la toile via un mobile a commencé dès 1996, avec notamment le Nokia 9000.
Cependant, l'équipement étant primitif et à un tarif prohibitif pour le grand public, il
faudra attendre l’année 2005 environ et l'apparition de smartphones 3G grand public
pour commencer à le voir se développer sérieusement. Les sites Web ont dû s'adapter,

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en proposant des versions de sites simplifiés fonctionnant sur des appareils peu
puissants, avec un navigateur limité, tout en réduisant la quantité de données envoyées.

La mise sur le marché du premier iPhone en 2007 a eu pour effet de faire exploser le
nombre d'utilisateurs mobile, et d'offrir un navigateur Web mobile complet. Pour
s'adapter à ces écrans, les créateurs de sites détectaient simplement s'il s'agissait d'un
mobile, et offraient une version simplifiée. Mais avec un Web toujours présent dans la
poche, le smartphone est devenu un enjeu majeur. Désormais le « mobile-first »
s'impose. Les sites doivent être conçus d'abord pour le mobile. Même Google a lancé
en 2017 son indexation mobile-first, qui référence le contenu mobile avant tout. Cette
dernière phase est encore en cours. Et elle risque d'apporter encore bien des
bouleversements puisque l'ordinateur, au cœur de la naissance d'Internet et de son
fonctionnement, est désormais dépassé par les smartphones capables de prendre des
photos et des vidéos, mais aussi d'enregistrer du son pour les partager sur la toile ou
même de regarder la télévision et des séries TV.

Ordinateur, tablette ou smartphone, le Web se décline sous toutes les formes avec des
textes et des images qui s'adaptent automatiquement à la taille de l'écran.

L'idée d'un réseau mondial d'échange d'informations est née en 1989.

En 2019, les pages Web se comptent par milliards et l'Internet est devenu l'outil
numéro 1 de communication.

La révolution mobile a séparé l'Internet de l'ordinateur pour un usage en temps réel,


n'importe où et n'importe quand.

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IX. DE L’HISTORIQUE DE LA COMMUNICATION

L’histoire de la communication est aussi ancienne que l'histoire de l'humanité. Depuis


les origines, l'Homme a eu besoin de communiquer. A ce titre, Paul WATZLAWICH
soutient avec force de taille qu’ « on ne peut pas ne pas communiquer. Même le
schizophrène, recroquevillé dans un silence est un message »

Pour cela, les Hommes ont mis au point des codes, des alphabets et des langages.
Parole, gestes de la main, signaux de fumée, tam-tam, document écrit… tout était bon
pour véhiculer le message.

IX.1. Rappel des grands événements historiques en matière communicationnelle

En 1904 : Le tube électronique d'Edison ; Edisson met au point les tubes à vide
(lampes). Les télécommunications passent à l'ère électronique. Les lampes d'Edisson
permettront la naissance de la radiophonie ;

En 1930 : la British Broadcasting Corporation (BBC) commence à télédiffuser des


émissions régulières ;

En 1943, le premier calculateur électronique fut construit. C'est le début de l'ère du


traitement électronique de l'information : l'Informatique ;

En 1948 : la découverte du transistor par William Shockley, Walter Brattain et John


Bardeen donne naissance à l'électronique moderne ;

L’expression “le téléphone arabe” viendrait de l’époque des colonies, au moment où


les colonisateurs français et anglais s’étaient emparés de l’Afrique du Nord. Ils
auraient remarqué que les informations circulaient bien plus vite qu’en Europe, grâce à

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un bouche-à-oreille efficace. On en a rapidement induit que le bouche-à-oreille
constituait le moyen de communication le plus efficace du monde arabe.

En 1959 : Invention de la « puce », circuit intégré au silicium ;

En 1962 : La télévision franchit l'Atlantique


Dans la nuit du 10 au 11 juillet 1962, le satellite Telstar achemine, depuis les Etats-
Unis, la première retransmission en Mondovision vers l'antenne de Pleumeur-Bodou,
en Bretagne ;

En 1968 : Les premiers ordinateurs utilisant des circuits intégrés ;

En 1969 : Le 21 juillet : Armstrong pose, en direct, le premier pied humain sur la


Lune… ;

En 1970 : La lumière support d'information ; pour conduire la lumière, la fibre optique


remplace le fil électrique. Une seule fibre achemine beaucoup plus d'informations
qu'un câble ;

En 1974 : La télécopie, la transmission d'un document papier de fait par scannage de


celui-ci puis est réimprimé à l'arrivée ;

En 1975 : L'armée invente Internet ; les militaires du Pentagone, secrétariat à la


défense américain, relient leurs ordinateurs par un réseau en étoile. Aucune pièce n'est
maîtresse, et les informations peuvent emprunter plusieurs trajets pour arriver à
destination. Le réseau mondial Internet est né ;

En 1975 : Altair, premier ordinateur personnel ;

En 1977 : Apple lance l'Apple Ⅱ premier ordinateur personnel de bureau ;

En 1980 : La mise au point de l’ordinateur personnel IBM ;

En1980 : La numérisation du son donne naissance au CD audio ;

En 1983 : Le système de téléphone cellulaire aux Etats-Unis (Motorola) ;


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En 1984 : La mise au point du CD-ROM.

En 1990 : Le lancement du Word Wilde Web sur Internet ;

En 1993 : La première commercialisation du microprocesseur Pentium par Intel.

42
Conclusion générale
Les médias ont une histoire. Cette histoire se ressource dans les innovations techniques
et également dans le corps social.

Leur constitution relève de longs processus d’évolution, complexes et multiples,


jamais figés.

L’histoire des médias est indissociable de l’environnement social, économique,


historique, culturel et politique des différentes époques dans lesquelles les dispositifs
médiatiques se déploient.

Phénomène technique, phénomène de société, la communication est aujourd’hui


omniprésente. Pourtant, le concept reste assez flou, et la réalité qu’il recouvre est à la
fois vaste et diverse.

La place des médias dans les sociétés industrielles devient centrale. Leur importance
dans la vie quotidienne est la mesure de la valeur que nous leur accordons et de la
fonction qu’ils occupent dans l’économie des relations entre les membres de la société.

Il semble que le développement des sociétés et la complexité croissante de


l’organisation du monde requièrent en contrepartie, une circulation de plus en plus
abondante et complexe de l’information et une certaine incommunicabilité. D’où
l’affirmation de Dominique WOLTON « l’information va plus vite, mais la
communication plus lentement ».

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Bibliographie indicative
André AKOUN, Sociologie des communications de masse, Editions Hachette, Paris,

1997

André-Jean TUDESQ, L’Afrique noire et ses télévisions, Paris, Antropos-Economica,

1992

Armand et Michèle MATTELART, Histoire des théories de la communication,

2018, Paris, La Découverte,

Daniel BOUGNOUX, Introduction aux sciences de la communication, La

Découverte, Paris, 1998

Dominique WOLTON, Penser la communication, Flammarion, Paris, 1994

Jean LOHISSE, La communication : De la transmission à la relation, 2009, Paris,

De Boeck, p. 10

Jean-Pierre MEUNIER, Daniel PERAYA, Introduction aux théories de la

communication, 2010, Paris, Editions De Boeck

Francis BALLE, Médias et Sociétés, 7e édition, Monchrestien, Paris, 1994

Francis BALLE, Médias et Société, 11e édition, Monchrestien, Paris, 2003

Philippes BRETON et Serge PROULX, l’Exposition de la communication à l’aube

du XXIe S, Editions la Découverte, Paris, 2002

44
Serge Théophile BALIMA et Marie-Soleil FRERE, Médias et communication

Sociale au Burkina Faso, Approche Socio-économique de la circulation de

l’Information, l’Harmattan, Paris, 2003

45

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