Chapitre 1 : Les éléments de base de la téléinformatique
1. Définition
2. Eléments constitutifs d’une liaison de donné
3. Notions de Données et Informations
4. Le Codage de l’information
5. Notion de signal
CHAPITRE 2 : Transmission de l’information
1. Les différents types de signaux.
2. Mode d’échange dans la transmission (simplex, half duplex, ful-duplex)
3. Mode de transmission (parallèle et série)
4. Synchronisation
5. Modulation du signal
Modulation de fréquence, d’amplitude, de phase
6. Les techniques de multiplexage
Fréquentiel
Temporel
Temporel statistique
CHAPITRE 3: Introduction aux réseaux informatiques
1. Le modèle de référence OSI et TCP/IP
2. Les supports de transmission
3. La topologie réseau
4. Les équipements d’interconnexion
CHAPITRE 1 : Les éléments de base de la téléinformatique
I. Définition :
La téléinformatique peut être définie comme :
L'ensemble des techniques permettant la transmission des données entre une source de
données et un collecteur de données.
L'art de réaliser une transmission de données qui soit la plus parfaite possible, avec des
supports qui eux, ne le sont pas.
Un ensemble de techniques mettant en œuvre des aspects de télécommunication au service de
l’informatique.
La téléinformatique est l’exploitation à distance de système informatique grâce à l’utilisation
de dispositif de télécommunication.
II. Elément constitutifs d’une liaison de donné
Le schéma de base d’une chaine de transmission peut être représente par les figures ci-dessous.
Schéma 1
La source produit le message à transmettre.
L’émetteur produit un signal adapté au canal de transmission.
Le canal de transmission constitue le lien entre émetteur et récepteur.
Le récepteur capte le signal et recrée le message.
Le destinataire traite le message reçu.
Schéma 2
Transducteur Emetteur Canal de Récepteur Transducteur
émission Transmission réception
Transducteur à l’émission
Le transducteur à l’émission permet de convertir le signal original (voix, image,…) en un signal
électrique utile pour l’émetteur. Certains utilisent le terme « encodeur » (codec dans le jargon
informatique), cela peut induire une confusion avec le convertisseur utilisé dans le canal de
transmission qui réalise la conversion de la nature du signal (pour la voix : de pression en tension avec
un microphone).
Transducteur Signal original
Microphone Voix humaine
Clavier Touche pressée
Capteur CCD Mouvement objet
Thermocouple Mesure de température
L’émetteur
L’émetteur a pour fonction d’adapter le signal issu du transducteur en vue de le transmettre au
canal de transmission. Il peut simultanément remplir plusieurs fonctions :
Coder le signal issu du transducteur (tension) en nombres, dans le cas d’une conversion
analogique numérique ou/et de chiffrage ;
Moduler ;
Amplifier.
Cet émetteur peut être un émetteur analogique (exemple : émetteur radio FM) ou encore un mode
m ADSL utilisé pour Internet dans le cadre d’une information numérique.
Le canal de transmission
Le canal de transmission permet au récepteur de recevoir l’information émise par l’émetteur. De
nombreux supports sont utilisés :
Les supports avec guide physique (câbles, fibres, ...) ;
Les supports sans guide physique (ondes radio, ondes lumineuses).
Ces différents supports sont choisis en prenant en compte :
le débit d’information à transmettre ;
Les caractéristiques du signal (bande passante, codage…) ;
La distance entre l’émetteur et le récepteur ;
Les possibilités de mise en œuvre.
Pour donner une idée de la qualité des supports, disons que :
Les câbles électriques à paires torsadées sont les moins fiables, suivis par les câbles coaxiaux ;
Les fibres optiques offrent actuellement le meilleur compromis fiabilité/performance.
Le récepteur
Son rôle est à la fois de recevoir le signal émis ainsi que de le rendre compatible avec le transducteur
(exemple : haut-parleur) servant à la réception. Les actions réalisées par le récepteur sont alors les
suivantes :
Filtrer le signal reçu (éliminer la partie inutile du signal reçu pour ne garder que l’information)
;
Décoder :
o soit en réalisant une conversion numérique analogique ;
o soit un déchiffrage ;
Démoduler ;
Amplifier le signal pour le rendre utilisable par le transducteur de sortie.
Ce récepteur est par exemple un poste de radiophonie pour un signal analogique ou un modem ADSL
pour les informations numériques.
Transducteur à la réception
Son rôle est de fournir une information exploitable par le destinataire sous la forme d’un signal.
Transducteur Information
Haut-parleur Son
Ecran Image
Signal de commande Commande actionneur (vanne, pompe)
Il ne faut pas confondre le terme transducteur avec celui de décodeur qui a pour but de déchiffrer un
signal crypté en une information « claire ».
III. Notion de Données et Information
1.1. Données et Information
a. Donnée : c’est la représentation de faits, de concept ou d’instruction, effectuée d’une manière
formalisée, convenable pour la communication, pour l’interprétation ou le traitement par des moyens
automatiques ou autres.
b. Information : c’est l’ensemble des faits et connaissances déduits des données. Un ordinateur
manipule et génère des données, la signification déduite des données est l'information.
Les données sont les éléments constituants les messages, elles représentent aussi bien ce que les
correspondants veulent dire (au sens courant du terme), que ce qu’il faut que le système sache pour
pouvoir les transporter (sens téléinformatique). Elles peuvent être aussi élémentaires que le symbole
binaire 1 et 0 ou aussi complexe que les caractères d’un clavier. En téléinformatique, on distingue
deux types de données :
c. Les données analogiques : elles correspondent à des signaux qui varient continûment dans le
temps et qui peuvent prendre une infinité de valeurs distinctes. La parole, la musique, les images
animées de la télévision sont des informations de nature analogique.
d. Les données numériques : D’une façon générale, ils sont considérés comme des signaux qui
varient de manière discrète dans le temps et qui prennent un ensemble fini de valeurs distinctes. Par
exemple, un texte est une suite de caractères appartenant à un alphabet d’un nombre fini de symboles :
c’est une information de nature numérique.
IV. Codage des informations
1. Définition :
Le codage consiste à attribuer une valeur à des unités, en fonction d’une convention établie entre
les périphériques communicantes. Coder l’information consiste donc à faire correspondre à chaque
symbole d’un alphabet (élément à coder) une représentation binaire (mot code). Un code
alphanumérique peut contenir :
Des chiffres de la numérotation usuelle [0…..9] ;
Des lettres de l’alphabet [a….z, A….Z] ;
Des symboles nationaux [é, è, à.....] ;
Des symboles de ponctuation [, ; : . ? ! .....]
Des symboles semi-graphiques [ ]; « ; _.....
Des commandes nécessaires au système [Saut de ligne, Saut de page, etc.].
2. Codage binaire
Les ordinateur et terminaux manipulent les informations en tant que signaux binaire, il est donc
nécessaire que le système code ainsi les nombres, textes, images, vidéo, sons que l’on veut représenter
et transmettre. Le codage binaire n’utilise que deux symbole : 0 et 1.
3. Les différents types de code
Le codage a pour but de représenter un alphabet au moyen d’une séquence de chiffres binaire. Les
codes les plus connu sont :
a) Le code de Baudot :
Le code de Baudot, encore appelé code télégraphique à moment, est un code à 5 bits qui ne
permet que 25 combinaison soit 32 symbole. Il à été conçu pour le réseau télégraphique mais est
aussi mis en œuvre dans certaines versions du radiotélétype(est un système de
télécommunications dans lequel deux téléscripteur)
b) Le code DCB
Le décimal codé binaire (DCB) aussi appelé la base 10est un système de numération utilisé en
électronique et en informatique pour coder des nombres (de 0 à 9). Chacun des chiffres d’un nombre
est codé sur quatre bits. Pour retrouver un chiffre décimal à partir de son mot-code en BCD il suffit
d’effectuer une conversion binaire - décimal pour chacune des tétrades composant du code BCD.
c) Le code EBCDIC
Le code EBCDIC (Extended Binary Coded Decimal Interchange code) est un code à 8 bits
d’information sans élément binaire de parité créé par IBM. Il permet 28 combinaison ou 256 caractères
codable, il est aussi utilisé en téléinformatique.
d) Le code ASCII
Le code ASCII est une norme informatique de codage de caractères sur 7 bits à la base. Il définit
128 caractères numérotés de 0 à 127 et codés en binaire de 0000000 à 1111111comprenant 95
caractères imprimables : les chiffres de 0 à 9, les lettres minuscules et majuscules de A à Z, les
symboles mathématiques et de ponctuation.
Toutefois, les ordinateurs travaillant presque tous sur un multiple de huit bits (un octet) depuis les
années 1970, chaque caractère d'un texte en ASCII est souvent stocké dans un octet.8
e) Le Code ANSI
ANSI est un jeu de caractères utilisant 8 bits, ce qui permet donc de faire référence à 256 caractères
différent soit28. (À ne pas confondre avec l'ANSI - American National Standards Institute - bien que
ce code tire son nom de cet organisme). C'est une extension Microsoft au code ASCII qui n'utilise que
7 bits par caractère. Dans l'environnement graphique de Windows, les caractères sont codés en
utilisant le code ANSI. Dans la table Ansi, l'octet valant 65 (ou 0100 0001) correspond à la lettre A,
l'octet 66 (ou 0100 0010) à la lettre B, l'octet 97 (0110 0001) à la lettre a et l'octet 233 (ou 1110 1001)
à la lettre é.
f) Unicode
Unicode est un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à
un niveau mondial .Il permet de représenter tous les caractères spécifiques aux différentes langues
reconnu. De nouveaux codes sont régulièrement attribués pour de nouveaux caractères: caractères
latins (accentués ou non), grecs, cyrillics, arméniens, hébreux, thaï, hiragana, katakana... L'alphabet
Chinois Kanji comporte à lui seul 6879 caractères.
V. Notion de signal
Le signal est la forme physique sous laquelle les données sont transmises. Le phénomène physique
que représente le signal est de nature électromagnétique. Quel que soit le type de média utilisé, les
communications modernes font tous appels à l’utilisation de signaux inclus dans le spectre
électromagnétique (signaux électriques, radio ou lumineux).
La propagation et le traitement des signaux permettent la transmission des données, donc la
communication d’information, ce qui est l’objectif de tout système de téléinformatique.
Représentation du signal vocal
1. Signal analogique et signal numérique
Les signaux, comme les données peuvent être analogiques ou numériques. Le signal analogique est
continu et le signal numérique est discontinu.
Le signal analogique se caractérise par l’absence de transformation logique sur la forme du signal
physique véhiculant le message. On parle de signal analogique quand les données émises par une
source d’énergie nous parviennent sous la forme d’une onde dont les variations sont continuées dans le
temps et reproduisent la forme du signal original émis. La représentation temporelle d’un tel signal
utilise une fonction continue, prenant des valeurs uniques à chaque instant, il n’admet donc ni
coupures ni discontinuités.
Le signal numérique se caractérise par un traitement physique du signal et une transformation du
même signal en une suite de symboles binaire. Les variations du signal numérique est discontinues
dans le temps ce qui lui donne une forme d’onde carrée.
Les signaux numériques présentent plusieurs avantages par rapport aux signaux analogiques. Ils
peuvent être transmis sur un équipement moins couteux, entre autres parce qu’ils occupent moins
sujets aux erreurs. Dans un signal analogique, des déviations d’amplitude ou de fréquence peuvent
facilement survenir et sont, par exemple, fonction de la distance que le signal doit parcourir. De telles
déviations, même minimes, ont pour effet de modifier la forme du signal et donc d’influer sur la
transmission du message.
2. Périodicité des signaux :
On peut classer les signaux selon leur périodicité :
Un signal est dit périodique si les variations de son amplitude se reproduisent régulièrement, au bout
d'une période T constante. Un signal apériodique est un signal dont la forme ne se répète pas.
Les signaux périodiques correspondent à des signaux fondés sur une unité de temps, et qui
entretiennent par rapport à celle-ci certains types de régularité.
Les signaux apériodiques correspondent, à aucun principe de régularité par rapport à une unité
de temps.
3. Les caractéristiques d’un signal
Dans le contexte de la téléinformatique, un signal est caractérisé par trois attributs fondamentaux :
- La fréquence
- L’amplitude
- La phase
a. La fréquence :
Les signaux électromagnétiques qui véhiculent les données sont des oscillations de type
ondulatoire ; ils peuvent être décrits en fonction de la longueur d’onde (distance entre les crêtes de
chaque ondulation ou vague) ou en fonction de la fréquence (nombre de vagues par seconde).
Comme définition, la fréquence d’un signal représente le nombre de répétitions ou d’apparitions de
ce signal dans un intervalle de temps donnée. Elle s’exprime en cycles par seconde (cps) ou en hertz
1
(Hz). f= [Hz]
T
• Kilohertz, 1 kHz = 1000 Hz
• mégahertz, 1 MHz = 1000 000 Hz
• gigahertz, 1 GHz = 1000 000 000 Hz
b. Longueuzazzer d’onde λ:
Elle est définie comme étant la distance parcourue par le front d’onde dans une période T. Nous
avons la relation
C
λ=c .T = =vT [m] avec c = 300.000 km /s ou 3 . 108 m/s
f
c. La vitesse de propagation
Elle définit la vitesse à laquelle l’onde se déplace d’un point à un autre et est donnée par la relation
v=λ ・f [m /s] ou
d. La période d’oscillation :
Elle indique la période à laquelle une oscillation à une fréquence donné se produise.
T =1/ f
distance parcouru[m]
T=
c
• milliseconde, 1ms = 0,001 sec
• microseconde, 1µs = 0,000 001 sec
• nanoseconde, 1ns = 0,000 000 001 sec
On peut aussi associer les unités suivantes :
- ms et kHz
- µs et MHz
- ns et GHz
e. Le cycle d’un signal :
Les signaux électromagnétiques sont des oscillations dont la représentation la plus courante est une
sinusoïde. Le cycle correspond à une période, équivalant à 360°, effectuée en une unité de temps.
f. Les bandes de fréquence et longueurs d’onde associées.
g. La bande passante :
On appelle bande passante d’un signal, l’intervalle de fréquences transmises par ce signal. Comme
exemple, la bande passante du réseau téléphonique est dans l’intervalle 300 à 3400 Hz.
La notion de largeur de bande aussi appelé spectre des fréquences est utilisé pour décrire la bande
passante. La largeur de bande correspond à une gamme de fréquences équivalentes à la différence, en
valeur absolue, entre les deux fréquences extrêmes. Dans le cas du réseau téléphonique, cette largeur
de bande est de 3100Hz.
Le signal est d’autant plus facile à comprendre que la largeur de bande est élevée. Toutefois, le
gain de qualité qui résulte de l’augmentation de ce paramètre est, en général, assorti de couts
importants qui entravent en quelque sorte la rentabilité économique du système de communication.
C’est pourquoi le choix de la largeur de bande est le résultat d’un compromis entre la qualité de la
transmission désirée et les considérations économiques qui y sont associées.
Amplitude :
L’amplitude d’un signal est la valeur instantanée de la tension ou voltage de ce signal durant un
cycle (axe vertical). La valeur maximale de l’amplitude correspond à la hauteur maximale de la courbe
sinusoïdale et est désignée par A.
La Phase
Elle représente la portion de cycle parcourue par un signal à un instant donnée, c’est-à-dire la
portion de la courbe sinusoïdale qui est parcourue à cet instant. La phase représente le décalage de
l’onde par rapport à l’origine.
CHAPITRE 2 : Transmission de l’information
Aujourd’hui, les entreprises possèdent un ou plusieurs systèmes de télécommunication qui
véhiculent différentes informations. Ces systèmes sont organisés en réseaux, ce dernier est un
ensemble d’équipements et de liaisons de télécommunication autorisant le transport d’une information
d’un point à un autre ou qu’elle soit. Nous sommes dans l’ère ou la communication, le volume et la
diversité de ces informations se font de plus en plus grands. Dans les années 80, cette diversité
conduisait à l’adoption de solutions de communication distinctes et différentes suivant la nature des
informations à transmettre : les réseaux téléphoniques pour la transmission de la voix, les réseaux
informatiques nés du besoin de relier les ordinateurs, Les réseaux de diffusions acheminant les
programmes audiovisuels. Les progrès de l’informatique rendent aujourd’hui possible le traitement de
l’information de natures différentes sur un même périphérique, c’est le domaine du multimédia. De
plus, les progrès des techniques de transmission permettent le transfert de ces informations variées sur
un même support (une fibre optique par exemple). Les frontières entre les différents réseaux tendent à
s’estomper.
1. Les différents types de signaux.
Il existe deux types de transmission basés sur des façons différentes de représenter l’information sur le
support de transmission : la transmission analogique et la transmission numérique.
La transmission est dite analogique lorsque l’information à transmettre est représentée, sur le
support, par des variations continues d’un seul et même paramètre physique ; ainsi, lorsque le support
de transmission est une ligne électrique, la représentation de l’information à transmettre s’obtient par
des variations continues de la tension mesurée par rapport à un niveau de référence.
Par contre, la transmission numérique est caractérisée par la discontinuité des variations du
paramètre physique utilisé sur la ligne ; l’information à transmettre existe alors en nombre fini et elle
se conforme à un certain alphabet. Ainsi, lorsque le support de transmission est une ligne électrique, la
représentation de l’information à transmettre s’obtient par des variations discontinues de la tension
correspondant à un code.
2. Mode d’échange dans la transmission (simplex, half duplex, ful-duplex)
Le transfert de l’information peut s’opérer de trois manières différentes : en mode simplex, en mode
semi-duplex (half duplex) ou en mode duplex intégal (ful-duplex).
a. Liaison en mode simplex :
Dans le mode de transmission simplex, les informations ne circulent que dans un sens et les
équipements terminaux n’ont qu’un seul rôle à jouer, soit celui d’émetteur, soit celui de récepteur, sans
possibilité de changement entre ces rôles. On dit alors que l’exploitation est en mode unidirectionnel
ou simplex.
b. Liaison en mode semi-duplex
Dans ce type de liaison, les informations circulent alternativement de A vers B, puis de B vers A.
L’exploitation est dite alors en mode bidirectionnel à l’alternat ou semi-duplex
c. Liaison en mode duplex intégral
Dans ce dernier mode de liaison, les informations circulent simultanément dans les deux sens, soit de
A vers B et de B vers A. On dit que l’exploitation est en mode bidirectionnel simultané ou duplex
intégral.
3. Mode de transmission (parallèle et série)
La transmission du signal peut s’effectuer sur un seul support ou un ensemble de support analogique.
a. Transmission parallèle :
Elle est caractérisée par un transfert simultané de tous les bits d’un même caractère ou mot sur des fils
métalliques distincts pour arriver ensemble à la destination. Elle nécessite autant de conducteurs (fils)
qu’il y a de bits à transmettre, il peut y avoir 8, 16, 32 ou 64 fils parallèles, voire davantage dans des
cas spécifiques. Elle est très performante en termes de débit (lorsque la vitesse de transport est
primordiale) avec une distance réduite, mais est cependant plus couteux et pose des problèmes de
synchronisation sur une longue distance.
Au lieu de transféré 8 bits l’un derrière l’autre, on va envoyer le tout en même temps l’un à côté de
l’autre et leur faisant emprunté 8 voix différente. On transmet ainsi 1 octet = 8 bits
b. Transmission série :
Dans la transmission en série, les bits d’un même caractère ou mot sont envoyés les uns derrière les
autres, sur le même support de transmission. Cela permet de réduire le nombre de fils du support de
transmission et de rendre les données moins vulnérables à l’environnement. Par contre, les vitesses
sont très réduites puisque la transmission s’effectue bit par bit, plutôt qu’octet par octet. En règle
générales, ce mode de transmission est utilisé pour travailler à distance.
4. Synchronisation
a. Mode asynchrone
Dans une transmission asynchrone, les caractères sont émis de façon irrégulière à des instants
quelconques et ne dispose pas de relation préétablie entre l’émetteur et le récepteur. Les bits d’un
même caractère ou mot sont délimité par un bit de start et un ou plusieurs bits de stop.
b. Mode synchrone
Dans le mode synchrone, l’émetteur et le récepteur se mettent d’accord sur un intervalle constant, qui
se répète sans arrêt dans le temps. Les bits d’un caractère sont envoyés les uns derrière les autres et
sont cordonné avec le début des intervalles de temps. Dans ce type de transmission, les caractères sont
émis en séquence, sans aucune séparation. Ce mode est utilisé pour les très forts débits.
5. Modulation du signal
La transmission par transposition de fréquence
Avant de transmettre l’information sur un support de transmission, on doit la coder de façon
adéquate. Les réseaux doivent permettre de très hauts débits sur des distances plus ou moins longues.
Dans ce contexte, trois approches sont possibles pour le codage des éléments binaires provenant des
applications :
• L’information est véhiculée directement en bande de base, ce qui permet d’obtenir des débits se
comptant en gigabits par seconde. Les distances sans régénération sont plutôt courtes et dépendent de
la vitesse. On peut atteindre quelques kilomètres.
• L’information est modulée suivant les principes indiqués précédemment dans ce chapitre. Les
vitesses atteintes sont beaucoup plus petites, mais les distances bien plus grandes. Pour augmenter la
vitesse, il faut être capable de transporter un grand nombre d’éléments binaires par intervalle de
temps.
• Les signaux numériques sont modulés sur une porteuse, et chaque type d’information se voit allouer
une bande passante en fonction de ses besoins. C’est l’approche dite large bande.
La transmission en bande de base est la plus simple, puisque aucune modulation n’est
nécessaire. La suite binaire représentant l’information est directement transmise sur le support par
des changements introduits dans les signaux représentant l’information sous forme de transitions de
tension, ou d’impulsions lumineuses si l’on utilise la fibre optique.
Les signaux en bande de base sont sujets à une atténuation, dont l’importance dépend du support
employé. Ils doivent donc être régénérés périodiquement sur une longue distance. Cette régénération
s’effectue à l’aide de répéteurs, qui reçoivent les signaux et les mémorisent une fraction de seconde
avant de les retransmettre sur la ligne sortante.
La transposition de fréquence consiste à transposer un signal dont le spectre est centré sur une
fréquence initial vers une autre fréquence sans en altérer le contenu.
Cette technique est utilisée lorsque la Bande Passante du support ne permet pas de transmettre
directement le signal d'origine ou signal utile. Plusieurs codages sont possibles avec cette technique :
la modulation d'amplitude, de fréquence, de phase ou d'une combinaison de ces paramètres.
a. La modulation d'amplitude :
L’amplitude d’un signal est la valeur instantanée de ce signal durant un cycle. Cette amplitude est
assimilable à l’intensité de la tension ou du voltage.
En modulation d’amplitude, le signal à transmettre appelé signal modulant de basse fréquence est
modulé à un signal haute fréquence sinusoïdal. Ce signal sinusoïdal d’amplitude, de fréquence et de
phase constantes est appelé porteuse. La porteuse évolue en fonction de l’amplitude du signal à
transmettre.
b. La modulation de fréquence :
La fréquence d’oscillation d’un signal est le nombre de fois qu'un phénomène d’oscillation périodique
se reproduit par unité de mesure du temps.
Dans cette modulation, la fréquence de la porteuse évolue en fonction du signal à transmettre ou
signal modulant. L’amplitude et la phase de la porteuse reste constante.
c. La modulation de phase
La phase est la portion du cycle parcourue par un signal à un instant donnée c’est le décalage de l’onde
par rapport à l’origine.
La modulation de phase consiste à agir sur la phase de la porteuse, en fonction du signal à émettre. Les
valeur 0 et 1 sont représentées par des phases respectives de 0° 180° Dans cette modulation
l’amplitude et la fréquence du signal reste constante.
Résumé :
Transmission en bande de base
Un système est dit système de transmission en bande de base, lorsque la suite binaire représentant
l’information est directement transmise sur le support de transmission par des changements introduits
dans les signaux représentant l’information sous forme de transitions de tension, ou d’impulsions
lumineuses
Les signaux en bande de base sont sujets à une atténuation, dont l’importance dépend du support
employé. Ils doivent donc être régénérés périodiquement sur une longue distance. Cette régénération
s’effectue à l’aide de répéteurs, qui reçoivent les signaux et les mémorisent une fraction de seconde
avant de les retransmettre sur la ligne sortante.
a. Codage RZ ("Return to Zero") ou Unipolaire
Le signal est transmis sans le moindre changement.
b. Codage NRZ (No Return to Zéro, non-retour à zéro)
Pour cela, on représente les 1 (ou les 0) par une valeur + V et les 0 (ou les 1) par – V.
La méthode NRZ (Non Return to Zero) représente la technique la plus simple de codage. Dans cette
technique à 2 niveaux, le signal numérique est codé suivant les règles :
Bit de données à 0 -> tension négative
Bit de données à 1 -> tension positive
.
c. Codage NRZI (Non Return to Zero Invert)
Le code NRZI (No Return To Zero Inverted) présente les mêmes caractéristiques mais contrairement
au NRZ, crée une transition d’état si le bit est 1, et reste à l’état précédent si le bit est 0
d. Code Biphase ou code Manchester
Avec une transition au milieu de chaque temps bit, le codage Manchester remédie à l’absence
d’information de synchronisation. La transition est croissante pour les 0, décroissante pour les 1. Le
sens des transitions est significatif, ce qui pose des problèmes en cas d’inversion des fils de liaison.
e. Code Biphase différentiel ou code Manchester différentiel
Le codage Manchester différentiel résout le problème d’inversion des conducteurs. Chaque
transition, au milieu du temps bit, est codée par rapport à la précédente. Si le bit à coder vaut zéro la
transition est de même sens que la précédente et si le bit à coder vaut 1 on inverse le sens de la
transition par rapport à celui de la précédente. Ce codage résout la plupart des problèmes posés,
mais son spectre est relativement large. Il est utilisé dans les réseaux locaux de type Token Ring.
f. Codage Miller
Le code de Miller s'obtient à partir du codage Manchester dans lequel on supprime une transition sur
deux. En d'autres termes, les règles d'encodages prennent la forme suivante :
Si le bit de donnée vaut 1, alors on insère une transition au milieu
de l'intervalle significatif
Si le bit de donnée vaut 0, alors pas de transition au milieu de
l'intervalle significatif, mais si le bit suivant vaut 0, alors on place
une transition à la fin de l'intervalle significatif
g. Codage bipolaire
Les codes à 3 niveaux se distinguent par un spectre à bande étroite qui possède en outre la propriété de
s'annuler quand la fréquence tend vers 0.
Nous nous limiterons à la description du codage bipolaire simple
Le signal bipolaire comporte 3 niveaux :
-a
+a
La loi de codage se caractérise par les règles suivantes :
Si le bit de donnée est à 0 alors le niveau résultant est nul
Si le bit de donnée est à 1, alors le niveau est alternativement égal à -a et à +a
6. Les techniques de multiplexage
Fréquentiel
Temporel
Temporel statistique